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BHFIC DLOC UFLAC MELLON



Le Matin
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 Material Information
Title: Le Matin
Physical Description: Newspaper
Publisher: s.n.
Place of Publication: Port-au-Prince Haiti
Creation Date: 1910
Frequency: daily
 Subjects
Subjects / Keywords: Newspapers -- Haiti   ( lcsh )
Genre: newspaper   ( marcgt )
newspaper   ( sobekcm )
Coordinates: -72.2803802891673 x 18.5142993036392
 Record Information
Source Institution: University of Florida
Holding Location: Bibliothèque Haïtienne des Frères de l'Instruction Chrétienne
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: aleph - 000358166
notis - ABZ6468
System ID: UF00081213:00967

Full Text


Qu1atrif!3me Annde, NO 984


Port-au-Prince, Haiti


Mardi, 5 3uillet 1910


ABONNEMENTS
UN MoIs .. G. 2.00
rtaurince Tnos Mos... 5 00
Darteents UN Mois ., G. 2.20
TRois Moas 6.00

Stranger, ... a ols Mois. 8.00

D6UeCTIUR

G16xnent-Magloire


'7


j


* C


J


OUOTIDIEN


LE NUMERO 15 CENTIMES

LA manuscrits insdris ou non ne seron
pas rendus
REDACTION-ADMINISTR ATION
45, RUE ROVX, 45.

A1mKISTRkTErUR
Arthur Isidoro


UNE A7POQUE


D'apr6s les souvenirs intimes
du president Boyer et d'Honor6


"I'


Fdry.


,
Boyer, il faut done le redire, ne fat entire lea services de I'Etat et coax
pas hostile a la propagation d i 'inn- ( parmi lesquels l'instruction publique)
traction ; il encouragea sons touts que initiative privde exercait, ee
sea forms et crea los premieres deoles que Boyer abiorbait en lui, c'dtait uni-
primaires officielles qui commencerent quement les premiers, la besogne pro-
a fonctionner dans le pays. pro do l'stat. Pour cela, il pensait y
Co qui, longiemps, a donnd le chan- suffire, avee un nombre restraint d'em-
ge sur ce point et a occasionn6 tant ployds et de fonctionnaires. Qaant aux
de ddelamations A ce sujet contre Bo- services sociaux, qui n'dtaient pas
yer, c'est quo la raret6 relative des eco- tombs encore dams :la sphere propre
lea officielles, a une 6poque d'ailleurs do l'Etat, Boyer respectait leur do
01 la propagation de l'instructioin 4tait maine, no les entravait pas et no leur
i sea debuts, 6tait sensiblement com- marehandait pas son haut encourage-
pens6e par le fait quo bon nombre d'6- meant.
coles remarquables, taut pour jeuues


gens que pour jeunes filles, 6taient aux
mains des families elles-mdmes, l'Etat
n'ayant pas encore, commae do nos
jours, et depuis 1843, absorb et oen-
tralis6 en lui-mame tous leos services
de notre society.
C'est precisdment ce point de vue,-
lequel a 6chapp6 jutqa'ici A l 'sprit
des derivains qai ont e A juger Bayer
et son 6poquf,.-qoi m'a fait dire, plus
avant, que le veritable progress eat
avant l843, et non apres.
Ici, s3 prdsente I'o:casioi d'dlucider
an point qui, restant obscur, pourrait
faire croiro au lecteur a uue contra-
diction de ma part. J'ai montr4,en ef-
fat, Boyer absorbant en sa personne
tons les services publics, appelant In-
ginac ales Mdmoires de celui-ci le con-
firment) et lui faisaut toucher du doigt
la limited precise de ses attributions
constitutionnellies, afin d'emp4cher qua,
comme sous P6tion, la volont6 prdsi-
dentielle fuit annihilde par cel:;e des
auxiliaires ; rognant sur les appointe-
ments de tout le monde : Grand-juge,
secretaire-general, secretaire d'Etat,
at diminuant d'autant lear besogne
don't il revendiquait pour lui-mime la
parties enlevde ; concentrant, en un
mot, dans sa personnel, le plus iouvant
la condaite, toojours a moinse le con-
tr6le direct des affairs publiques,
Un tel itat de choses,qui n'd 'ait autre
que 1'exiatence non 6quivoque d'une v6-
ritable rlpublique prdsidentielle, confor-
me d'ailleurs A la Constitution de 1816,
peut paraltre, et c'est la le point qua
]e veux Mlucider, en contradiction avee
la proposition qua je vieaas d'expiimer,
A savor qae, A l'6poque ot nous som-
mes (1820), beaueoup de nos services
sociaux, entr'autres l'instruction publi-
que, 6taient, au contraire de ce quo
omus constatons aujourd'hui, en de-
hors da l'organisation directs do l'Etat.
Comment done tant do centralisation
d'an c6t6 ot tant do relashement de
1'autre ? OC eat an just la v6rit6 ?
Elle est dans cette consid6ration-ci :
la demarcation dtant plus ou moins
nette-antant qu'elle poavait I'4tre a
un moment ofu, d'une part, l'adminis-
trtation haitienne vonait d'etre crdeo, et
o1, d'autre part, la paix g6ndrale ve-
naIt d'etre obteaue, les families pou-
vaient, a son ombre, sa'occuper un pen
do laurn affaires,-la demarcation, di-
sons-nous, 6tant plus o moins nette k


Si le lecteur no fait pas cette consi-
ddration capital, il ne pourra pas
s'expliquer comment, depuis 1843, des
secretatreries d'Etat particulibres 6tanl
crdees et la responsabilitd ministdrielle
venant, dans le texle, mitiger l'omnipo-
tence prea.dentielle, comment, en depil
de ces crations quo nous appelonw
des conqueies, la centralisation de tone
nos services sociaux eat plus complete,
aux mains da l'Etat, qua da tempa de
Boyer.
C'est que, au fur et A measure quo la
voie r6volutionnaire dans laquelle nous
nous sommes engagds a diversifi6etspd-
cialis6 las services publics,les famillas,
pregnant ces creations pour autant de
progrAs, ont abliqu6 laurs devoirs lea
plus eacr6e.
Du joar od nous avons eo une se-
cretairerie d'Etat de I'Iastruction pu-
b iqne, date en fait la ruined des ecoles
particuliAres, quo n'ont fait qa'acedid-
rer Ia creation d'une Universit6 et 'eta-
blissement do programmes d'enseigne-
meat uniformed. Sans doute, les fa-
milles,avant d'abdiquer complbtMment,
ont essay de letter ; mais i'ere rdvo-
lutioynnaire cr60e dans le pays et le
fait, aepuis longtemps consacr6, d'un
Etat central n6 ennemi des families et
de l'esprit de famille, ont pen A peu
renda la lutte indgaloe et vaincu defi-
nitivement les faibles resorts doe 'ac-
tivit6 privde.
Et I'oeavre accomplii eat tellement
en dehors des provisions et des ma-
nifestes rdvolutionoairem, que, sons
pr6taxte do faire, en 1843, une r6ac-
tion centre 1'absolutisme d'un chef
d'Etat, Dous sommes arrives, sous la
facade trompease de cent administra-
tions apparemmtt independantes et
de responsabilitds factices, A organiser
dane le pays one premiere magistra-
tare d'autant plus absolue quo, non
seulement les services publics comme
A 1'4poque do Boyer, mais, en outre,
tous ceux qui, autrefois ( tel l'instruc-
tion publique) dchappaient A l'admi-
nistration directed de I'Etat, depuis
longtemps incumbent aux Pouvoirs
publics don't le chef de l'Etat, en d6pit
des textes, rest le soul repr6sentant,
et augmentent d'autant I'absolutisme
antdriear A 1843.
Toutea co considerations sont peut-
6tre anticip6es, mais je n'ai pu rdsis-


ter A V'occasion de les exposerr et de l un mnfiann
lea offrir A I advance aa leAteur comm.e
autant d'e61mense d6terminants de U ig ll I 1 UUIUUi
son jugement.PAR

L'ordre natural des id6es nous ame- M. Fr6d6ric FEBVRE
n8 A jeter un 16ger coup-d'osil our ce --
que fat. jusqu'A l'dpoqae oua nous som- Da. s on de mes derniers articles, je par-
mes (1820) l'opinion publique en Hali. lais du foyer de la Comidie-Frangaise et
Le despotisme gouvernemental se mi- de sesaristocratiques familiers.Si,i ce point
sure principalemant par la situation de vue, tons les foyers do thtre n'ont pas
de cette opinion publique an regard la m&me bone fortune quo selai de Ia
du government : Id ou it n'y a pas Maison de Moliere, it on est, cependant,
d'oppression, it no peout y avoir de qui no sont pas indignes de fixer, par car-
despotisme. C'eat le movement des tains souvenirs, 'attention du lectear.
journaux qui nous donnera sur ce Pendant mon s6jour au thitre de la
point des indications plus ou moins Porte Saint-Martin (854-1856), alora que
exactes. cette scene 6tait dirigie par M. Marc Four-
Vn relevd, qaa jo tiens de l'obligeance nier, le foyer des artistes recevait chaque
de M. Camille Bruno et que, A cause soirla visit assidue de c6lbriths littraires,
do son utility, nou nons proposons de artistiques et politiques.
reproduire dans le Matin pour nos lec- J'y ai vu Girard,le cdlibre tueur de lions
tears, permet de saisir ce monvoment donc la devise 6tait bien simple :
de la press, de 1801 juaoq'A 1876. Pour bien tuer le lion, il ne faut eLre qu,,
Jesqu'en 1812, nous n'rAtmes dDns Ic deux, soi et le lion I *
paya quo des journaux officials, sons J'y ai vu dgaleament Abd-el Ktder, pri-
des titres divers. sent par le colonel Fieury. Je me sou-
Ce fat d'abord, en 1804. la Gazette viens m6me que, pendant sa visit, l'6mir
politique at commercial d Haiti, ayant ne cessa d'dgrener une sorte de chipelet
pour r6dacteurs Rouanez. Just, Ha- arabs.
gonin, Faraud, etc. et qui s'imprimait Nous oemes la dernitre soiree de Girard
au Cap-Haitien. Au vrai, elle existait de Nerval, qui, en nous quittant, s'en fut
ddjA, d.pain lei derniers temps de la so pendre rue de la Clef.
colonisation frar.igise, mais avait dfi Lepintre aino, un vieux combdien de
muxpendro sa oubiicition depuis l'6va- grand talent, alla se jeter dans le canal en
cuation des Frangais ; e)ll fat repria~ sortant, unsoir dece meme foyer,ce qui fit
le 15 novembre 1804 et Dassalines y dire A Colbrun : a Ah 4i I mais ils pren-
faiseit reproduirs es actes officials. ncnt done notre foyer pour l'antichambre
En jaovier 1807. part, toujours au de la Morgue? ?
CGp-H.Aitien, la Gazette offlcietle deI Et, puisque je par!e de comediens al.
I'Etai d'Haiti, don't la redaction 6tait lant an-devant la mort, je ne puais passer
aux mains da Justo Chanlalte. A par- sons silence le suicide, de Villars, artiste
tir d3 1811, aprs la proclamation de 'distingue, qui cria, au Gynanase. le r6le
Christophe commae roi, elle devint la du baron de Thoancrins, dans Le Demi-
Gazette roy',le d'Haiti ; elle disparat Monds, apras avoir kt6 assez longteoaps
naturaslemrntt avec Christophe, en1820. ipensionnaire du th6e re Michel, A Slint-
La R4publique de 1 Oenat ne se lais- PNtersbourg.
se pas distance. De, 1807. part A m
Port-au-Prince La Sentinelle de la Li-
b6rtd, officiolle ea d6pit du titre et a- Alors qu'il habitat la capital de totes
yant poor r6dacteur Desrivib.es C ao- les Russies, on itait A F'poque dao artme,
latte Ede l e change, en 1809, en l'excellent arise, qui etait doubi' d'na
Bulletin offlciel, et lors de la scission fin gourmet, avisa, chez le confiseur A la
da Sud, suspendit sow publications. mode, un splendid pat6 de saumon truffd,
L'Echo varut on 1812 sons la reddc- qui arrivait de Paris.
lion da Ph. Lidtout, et no vecut quo Apres force ceillades an d6licat comoesti-
trols mois. Ce fut la premiere tentative ble, don't le seul aspect lui faisait oublier
da l'opinion libre, et ella eout lieu 'ous le vent glacial et les tourbillons de neige,
Pdtion, ne l'oublions Pay. Villars so ddcidaa pdnatrer dans le maga-
L'annda suivante, 1813, le Tdligra- sin:
phe part, qui devait roster notre Combionce patd ? demande-t-il d'ane
journal official pendant lorgtemps en- voix anxieuse.
core. Quinze roubles Ini rdpond-on.
Ce fit on l'annse 1817 qua part P'A- Diable I fait le comaddien quinge rou-
bsille haitienne, fond6 parJ. S. Milscent blues, c'est un peu cher pour moi I Je sais
at Colombel. C'etait an petit journal- bien qu'il est vraiment appdtissant, mais
revue paraissant tous les quioza jours quioze roubles I c'est le dernier prix !
it qui faisait surtout do la litt6rature Le dernier... Votre Excellence devrrait
sons l'impulsion de Milsoent revenue so decider, car il ne tardera pas A itre en.
deaemment de France. levd I
Tel eat le tab'ean des dtats de service .- Sans ajouter on mot, Villars s'en fat
le la presae heitianne jusqu'en 1818, tristement, non sans avoir adress6 an pAt6
mnne de i'6lestion de Boyer. tentatenr un supreme et dichirant adieu.
Si, depis, moIvement de opi- t n'avait pas faith dix pas sur la Perspec-
Si, depuis, ie moovmentde d opi-tie, qulshasard Is met en presence du
union fat enrayd oa tol6rd, c'6st ca quo g6n6ral Guoddonoff, descendant do son
Lous allons voir. droshkv


AUGU&TR MAGLOIRE.

L'Administra-4ionx du HATIN in-
forme SOS aboxxn6s qlullis no doivent
rnon payer, abounomuent oil autros,
quooontre regus imprimn6s ot por-
tM e t 1.mbre du j ourrsal.
V'AuI~alttsranh- Arthur ISIDORS


Tiens,c'est vous Villars, lui dit fami-
librement I'Excellence, alors surintendant
des thi' res impiriaux, ah I mon cher I ce
que c'est que do nous ce pauvre prince
Tourousoff avec qui nous avons soup6
hier soir et qui devait nous donner I d.-
jeuner dimanche...


_~~rp~rrrrsoBllarrsIlas~ .III,,._~__ ~ r r-


_ 's-----r r -- II~ c -- ---- -~---- 31------ -- -- --








Eh bien Excellence ? rendre un compete bien exact : Bnvenuto
Eh bien I on l'a trouv6 mort dans Cellini, L'Imagier de Harlem, La Vie d'une
son lit, ce martin, A neuf heures. Faites Comedienne, Le Comte de Laverne, La Belle
done des projects. A ce soir, mon cher Gabrielle, L'Honneur de la Maison. Ce der-
Villars... Vous savez que Sa Majest6 Impd- nier ouvrage mdrite uae mention toute
riale vous honore de sa presence ? spdciale. Les deux jeunes auteurs Ldon
Je le sais. A ce soir, Excellence. Bat u e Miurice Desvigne furent couron-
Restd seul, Villars rdflichit un instant, nds par I'Acaddmie.
puis revenant brosquement sur ses pas, il La second annie de mon engagement
entire de nouveau chez le confiseur en di- touchair A sa fin. Je venais de tirer aunsort
sant d'une voix b eve : et d'amener un mauvais numiro.
Donnez-moi le pAte. It me fAllait un renaplacant, ce qui, A
ce moment, coirtait trt ch=r.
Marc Fournier orgmisa une reprdsenta-
Je reviens au foyer dn theatre de la Por tion a mon benefice, a l:quelle prirent part
te-Saint-Martin. Parmi nos visiteurs les plus presque ions les artistes des thda res du
assidus, je serais bien coupable d'ometire boulevard.
le nomr du c6lbre Choquard, du grand, du Cela permit a ma famille de me pour-
seal Choquard I voir d un home qui prit ma place sous
II avait 6-6 garde du corps de Char- le drapeau du 32e de ligne, oil j'6Lais deja
les X. incorpo- et qui tenani garrison A Sois-
C'est lui qui voyant passer sur le bon- sons.
levaid un offizier de cuirassiers, allant a lui Das le ddbut du siege de Sib;s opol,
e.t frappant du doigt sur la cuirasse, lui mon remplaqant eat ia te empo:'de par
demandait: Ce qui lui value, une paire de gifles suivies taille que moi, qa'il est probib e que dans
d'un furieux coup d'dpee. le rangg j eusse occupd s, plhc .... A cet e
Un aunte jour, au c.f6 d'O.say, enten- here, je n'aurais pas le plaisir de publier
dant un moami.ur qui rdpondait au gation ces souvenirs ; it est vrai, chers lecteurs,
lui demaodant sii aniait le ve.u : Oui, qu'en revanche cela vouai it pArgaen la
donnez-mol du ve u, j'aime assez le vetu ) peine de les patcourir.
C est trop fort s'dcria alors Cho- FRADLRIC FEBVRE.
quard, je n'en puis entendre davanitge.
On n'aime pas ie Veau, monsieur, sachez -- z ------'a
qu'on Iador: ou qu'ou le t:alne dans la
Nuuvelle g .le, nouveau coup d'dpbe,que
Choquard eucaisait d'aillsurs, avec une
touchantie sdrnitd. RENSEIGN-EMENTS
II nous contact parfois de bien cuaieuses MErI T~ ROLOGIQUES
histoices, mi. son ir omphe tait le rIcit
de ia bat:.ile des garden du corps avec les O bservatoire
cochers Je Saint-Gtoud. DU
Pour conserve a ce recit toute sa saveur, S8MINAIRE COLLIGE St-MARTIAL
je liste la parole a Choquard lui-mnie :
< Nous prenions nos repas A la T8te- LUNDI 4 JU'LLET 1910
Noire; un jour que nous achevions de dd- Barom&re midi 76 m m4
jluner avec quelques garde da corps de Sa i
Majestd, n, u- voyons pendtier dans la salle Temp6rature~minimum 22 9
qui nous taia reserve, un cocher. Nous (maximum 34 I
le prions de sortir, it sy refuse et nous Moyenne diurne de la temperature 29,6
couvre dos ures Je pare preds par l peau Ciel clair jusqu' midi et nu,geux en-
dt, furies : je le jete de nouveau par an. suite. Brise de mer de meilleure here.
na. e fun~ere Aio~s tee s es coaches mon- Or ge an Nord A 6 h. et ici pluie insi-

tent A leur tour et a mesmue qu'ils pin6- gnifi.te. B romr re constant.
tent dans li s;al e, ces uiessie.ri et moi J. SCHE"RER.
les pr6cipitons paL ies fene res, si bien que Cintmatographa
les geus qui pass'ent dans la rue disaieLt, Ce soir derniare repr6sentaiion de la
Cea end.nt i, main : iAh qa que se pas- saison. Cof 'Bostonian. chemin des Dal-
I se-t-il donce Jamais ii n ert tombd tant ies A 8 h/ures pidises du soir. Pro-
a de cucher. que cela A S inL-Cloud., gramme sensa ionnel.
J'allais oublier un mot 6 onnant de Cho-, D
qu.rd. Voyant, aux journces de juiflet cs
1830, nn emeu,ier qa', embu qu6 detrie e Ua tdeigramme recu de M tageAae cus
uut bairicade ue de Ei chelle, irait sur les announce la mort en ce.te ville de Mme
Suaises sais jamais es attetmd e : Dolne D.mbreville. La d6f ntel iise beau-
Donntz-maoi voire faii dii Ch-quaid. coup d;e eg ets, tant A MiragoAne qu ici
II vise ; un Sutsse tor:be. o' cille compia t de non b uses affec ions.
Voul come on lire, dit il. Elle 6tait la soeur du Sna'vur R-bert Da-
Puis~re.d.nt le faAi : viJ, la tante du Gnr ral M rc-Auiele De-
-Je ne continue p s, ajoute-t il parce tenoncLur, et la belle-mrrre de no le ami
que cc n'es. pas mon opinion I Charles Lapagtrie.
Pauvie Chcquaid I it mourut A Belle- ***
vi le, dans une peti.e chAmbre p us que Est mort -,ussi hier matin, le jeuae Ed-
modeste, oai nous allions le veiller A tour w.rd Boyer Age de 20 ans. Ses fundrailles
de rdle ; i, avait 61t assommo en rentrant auront leu ceo apris-midi, A 3 heures pri-
chez lui par une bande de mauvais dr6 ss I cis s, A l'Eglise Wesleyenne. Maison
-Voyez, mon cher, me disait-ii, dans mottuaire, Rue de la Rdunion.
quel 6ta. m'a mis cette canaille... Ce sont Lettie Oaverte
des laches! Ces gens-la vous baitent mais Po-u P c, 5 1910.
s se batcenP pas 1 Port-au Pmince, le 5 Jaillet 19ro.
nc so batcni pas I
Et detail touchant, sans les petits comd- Monsic tu Alexand-e Fernand
diens du boulevard du Temple, qui con- En Viile.
naissaient tous ce grand enfint, le beau Monsieur.
garde du corps n'aurait meme pas eu un e vis tat en mm propre q'a
petit coin de terre pour y dormir enfia Jo vies rant Ce e mon nom propre qu'au
dans 1 apaisement et le tepos. nor de mes frLres, Messieurs Nc l-as,
Ev, ornd et Albert Carrin vons deman .


C'6'ait un charmant theatre que celui de
la Porte S.int-Martin, un jolt cadre, ni
trop grand, ni trop petit, excellent au point
de vue de la sonority et don't la clientele
d'ait plus relevie que celle de la Galid et
de I'Ambigu.
Marc Fournier faisait admirablement rd-
p6ter ; ce n'6tait pas seulement an remar-
auable metteur en scene, mais un artiste
e g:It.
Srs tendances lituiraires lui faisaient di-
tiger son theatre plus vers la comddic dra-
m tique que vers le m6lodrame don't les
for nules commeoaient a faire sourire.
II suffit de jeter un coup d'oeil sut les
pieces montecs sous sa direction poor s'en


der ce que vous entendez dire par "Rue
Justin Carri6"en rect fiant dans Is" Nou-
velliste" de samedi dernier, rune erreur
que vous dies involontaire commise par
S. Rouzier dans ses Ephimdrides sur les
6vinements du 30 juin 1879.
Vous vous exprimez ainsi :
a Le feu cessa : pour voir moorir Au-
gste Bazelais sons la galerie et Auguste
Months dans la rue, par deux coups de
feu traitrausement tirds, I'un venant de la
galerie do la pharmacie Ewald et l'autre
ans la rue de Monsieur Justin Carrid,s
Comme il n'existe A Port-au-Prince
aucune rue s'appelant Justia Car-
rti nous rdclamons do vous les
explications les plus formelleo et les plus


prdcises consernantl'insinunation pen bien-
veillantec que vous somb'ez fo:mu'er, i l'en-
droit de no:re cher et regrett6 Pare. Cir
la verit6 historique est qu'A la prise d'ar-
mes dei libiraux 1e 30 jaian 1879 coatre
le Gouvernerneat de Ihonorable B. Ca-
nal, notre pare so troavait sur son habi-
tatioa Manigre A l'ArcahAie o il tra-
v.illait.
Ii s'empressa toutefois dans la journde
du ier juilelt 1879 de so reidre directe-
ment aupnds do B. Canal pour la difeas-
de son Gouvernemen .Et ce n'est que le
lendemain 2 Jviilet que voulnt alier em-
brasser sa fimi'le qu'il fut atteint par uns
b 1 e venant dn pore que lea libiriaui,
avaient placS A l'ang's d.s Raes des Mi-
racles et du Pouple. "
Gac au concoars de feu Cipri Stacco
il fur conduit i la pharmicie Ewald ct
c'est M.dame Ewald en pe!sonne qui eut
la bonut de lui piod'guer les premierssoias.
De lA 11 se rendit A nouveau au Palais
National.
It resort par consequent dc. cat expose
qu A la due dn 30 juin 1879, dute d laI
mort de Aoguste Bizehis et Augus:e Mon-
tJs que notre p re Justin Carrii tait &
MrAngre ( A. cahie) d6o'gna du thdAtre
sang:;nt des 6v6nements.
Dns l'a tnte de votre riponse, ?gciz
Monmi:ur mes salu-ations distirgudes.
T. S CARRIEA.
Remerciements
Mr et Mme C Avior Ro z r et leaur
euten s, M ,N-t M ne Auoi e Rot zier
rermerien bien sianchrmPnt tons les
9mis et )arti,lie enment Sr-m Excel-
lence le P,'AsidJnt d la R6publique
qii leaur o t 'do 'n, tle temnoigages
da vive syrmpthie 6 i'ocrasion de ia
doulocr-u-e pir'nl qu'ils oi)t 6pro lv6,
dans la personne do MurthA Julio Vil-
ledro'iin, lcur e ir, b lie scear et tante.


TRIBUNAL CR[M[NEL

Audience dtt 4 Juillet 19 to
H:er se jugeait an tribunal criminal un
voi comnmis dans de large proportions oar
Fern-ard Henry avec la complicity de Va-
lentine M rcehin et d'H'ibe't Ginet. Celtt'
affAire, iis'gaifit ite pir e e-mxi ne, tirait
no certain intdr&t de l'audace des volours
e d- th sinchriit da principal accuas Fer-
nand Henry.
II fat ag'nt de la Police,il conuut le g4a&-
ral Helvd qui nre voulait janmais le laisser
sortir la nuit, de peur qu'on ne lui attri-
b-At leg mcfaits qui pourraient tre corn
mis d.ns la ville. I fat sept ans un vo-
leur h.'ureux, mais un pantalon vol6 A
Vd!eneave Haig qu'il eu: la coquette-
rie de porter, le fit ar'&tr.
Au Bu'eau central de la Police on s'ap-
p stait A 1 -i infliger la bastonnade tr. di-
tionnelie : .Villeneuve Haig apparem ent
pris de piid intervint et lui p oaitt de
tout conjurer, s'il disait .la vwrit6 et d i-
gn-it les personnel A qui il avair ve idu
le f uit de ses vols. Me l2isitz vous le
pantalon que je porte ?- Oui, -- E. Ie
voleur de nommer Paul Ginor, coinme
6tant celui A qui il avait vendu 'es obje;s
derobis par lui. Chez Hub.:rt Grnoc, en
effect, on trouva enfermis dans une c issue
et.une malle, quan-i 6 d'objets don't le juge
de paix dressa inventaire. Mats Ha-ny ne
s'arr&ta pas 11 dans son effusion de sinc&ri-
td ; il aviit comnme courtier, venda des ob-
jets A la maitresse de Ganot. Chez elle un
panneau overt dicela, saivant l'expression
de Me Montas,tou:e une f&erie : des cuillers
par centaines, des pots A glace, des bijoux,
des:toiles de routes sor es et de routes les
couleurs. ( Les pieces A conviction sont 1l
sous les yrux du tribunal ].
Parmi les trmoins qui dnfilent devant la
cour d'assisses, F'un Me Bwnoit a en aussi a
souffrir de la rapacity de Fernand ; il ra-
come qu'il ne put en soupconner Gianot
d'&tre de complicity avec son voleur, il le
croyait honnute homine.
Alfred C6lestin, lui, est 'anmi de
Villeneanve, et it na tient pas A le lais-
ser oubier ; il le rappelle & tons mo-
ments, persuade que cela poent avoir
one certain importance dans le debat.
II dit le contours ddvonu6 qu'il a pret6
a Villeneuve laos cette aftire : de-
marche chez Valentine Marcelin, visite
chsz Paul Ganot, & la prison des fern-


'meo avec Villeneuve a qui voulait fair
!an coup do police o.
L9 t4moin Woolfreys no sait rifan d
tout ce qu'on reproche A Gauot ; ilt
mouvent vu Farnand chez Ganot, eail
il ne savait do quelled nature 6tait lour
intimit6. II -sait cependant quo Ganot
llait partir lorsqu'on l'a arrtgd, il avait
m4mQ vandu son salon de coiffure et
boucl6 sea mallet. VoilA ce qu'dtablit
l'instruction orale f-ite A l'audiene. '
,L is ddbits gdndraur s'o'vreant verg
7 iheurea du soir. M*e Thibault, de Par.
quet, et Jan-Louis, do la pa-tie civil
ontiennent tour a tour I'accusation.
M* Montas, evocat de l'accumd F*rnand'
obtient ensuite la parole : itl e hAteds
reconn I re la constance des fits re.
proch64 & son client, et promet de
plaider implement des eirconstancce
att6nuantei. Farnand n'a t A qu'un
instrument docile entire leI mains de
Valentine et da Ganot, et c'tst tout
nwturel : Ganol dtant d'une a intelll.
gence raffinde ) et Henry un 6tre pri.
mitif, don't le cervean eat encore oen
dormi.
Apr6s Eui, Me Mille' prJsente la dd.
fense dc sa client : Valontioe Marc@.
lin. It raconte la jeanesse difficile de
Valen ine -ss parents la Jaibsant on
bas Ago, l'dducation imparlaite quo lui
dour uu e ,ce r w prJne plus Ag
qa',-! ', conjmeaot, a dix-hut ans ii
Iombt da-i. les bra, de Ganot, et cor-
M, n, pour qai il quitta celui-ci apris
17 aud;6;i do cohabitation. Elle eat
m6re de cinq enfants, que sa condam.
natio-, l-issemrait sans toutien.
Me Millet croit qu'(.Ile sera acquit!4e.
A quci so r6duit son r6lo danr l'af.
fair ? A rien. Oa a trouvO chez ells
une parties des objets voids. Maio ce!a
ett fa:ilrement e-xplicable : c'est.ouan-
cicn ma ;i qoi,. ;oua Ii faire r4int6grer
la ma3ison ouf il ahvai-nt vdca ansambli
pend nt 17 ars, ls lai envoya. Il y a
une d.lrationa constant, d& I'acctasd
Fi nau.l qui le certifie. Nan r St clien.
Ito :~E.ra ac.4uitte, ele n'est pas con.
able, t pais elle a 5 e,ifants, C Mes.
sieus, voyez ses larmes *.
E.ifin vi-iut Me L~ger Cauvin, dWfen-
,,rc do Ganot. II commence par rej?-
t-r .ur u l.a autres accuse tout le far.
dau q iis ont 'fait retomber sar so&
client.
11 e,.r tta capendnt l'imprudence
,13 s j.ne- coofrere, qui ont cra
sau'.rP ,;(-'r ,rc.lisjat en engigeant Ia
r'sp' n abiit6 du siea. II s'mntrdira,
iui d-. Fuivr-i cotte mAthod-, i! ddfen-
dra Ganot, autant qno possible, sane
accuser Valentine ni Fernand.
It d.-nrntre d'bhod"4 qu'il a 4~6 Iron-
v) chi z G ia'o p, u d'objjts qi ne fus.
-.ti t a lti. L'hulier que Vt-leneave
H siig ,,'caine loii ozart:-nt. On no
'etr. I ni r sur la foe d I Haig, quaad
-. *a t.-dl piui d'ane aan6e par de-
e' s 1'-i un objelt qui devait servir do
pike& .A conviction. N est-ce pas d'ail-
leurs le mecna Haig qui, A !a prison
des femame', o-ssays. pir d-s promes*
se;, d'arrachar 1'avea de Valentine,
qui, (n la prison des h:.mmes, venait
sou,'ont voir Fernand, lui apportant,
pour se conciliar ss bones gtrAS,
tant6t do l'argent, tAnt65 di pain ; lt
envoyait mim, A minger chique jour?
11 y a uue marqu e, dira-t-on, A i'hai-
l.er. Mais c.-itt marqiu, assez mala*
droitemint trace, n'a-t-elle pas pa
dete faite danq l'intervalle qui spare
la livraison da cet objet par le bureat
central et le moment ofi il a 6t6 pro-
duit come piAce A conviction.
II examine maintenant la moralild
de G~not : a la Martinique, oi it e"t
originaire, son easier judiciaire ports
n6an'. lei, il a toujours 6td u, ho0"
n4te trava.lleur, content de pen. II
n'est pas possible qu'il ait 6t6 post
qaelque chise dans les vols de Fer
nand. II s. pent qu'il ait achet6 de For.
nand quelqaes objets de provenand
frauduleune mai on a-t-il connu la pro.
venancefraudulease? Rien no le proat~,
Ganot no puent 4tre responsible des 8C
tes de Valentine, dont il 6tait sepa
depuis trea longtemps lors des. wvl
e? de lear d6ecoverte. L'avocat dit 1i
cause de cet'e rapture : Valentine tra|
hit Ganot avec Dessert Ddsert.


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puis il finit en adjurant le Jury de
ronvoyer Ganot do la prevention.
L1 Jury so retire vera 1 142 heure du
matin avec 33 ques'ionp.
audience st repriie a 3 heurei :
los accused sont d6cleres couples par
i. jury Ganot avec des circonstr u-
cos att6doauates seot cordamces :
Fern;ad, aux travaox forces A petpe-
aitY, Valentine et G -not A tro s an6 (t
solidairement a 100 Gourdes de dom.
mages-intdrts-.
L'audience prepd fin A4 heaures moius
yingt.
Nous donnerous demain le plaidoyer
do M. L. Cauvin.
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Ce martin devait 6tre entendue I'affaire
du nommn Murat Agnanc.
Faute de minis ere public, elle a dti ren-
voyie lah queue de la session.
En consequence, piocis-verba' as z dre -
sd par le juge-doyea Sint-Rozue.


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tore de la correspondence, la Chamb e
pass a huis-clos sur la preposition du
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caire souscrite en fiveur de monsiear A'e-
xandre Brutus ptr madame Vve Anachrion
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pass au rapport de Me Suirad Yillard et
son collgaue, notaires en cette ville Ie dix
neuf octobre mil neuf cent trois enregis-
tre ; 2 d'un jugement rendu par Ic tri-
buntl civil de ce resort le sept mai mil
neuf cent neuf entire les par iss, d6ment
enregistr6 et signifi. tint avocat par ex-
ploit da a25 Juin 19Io, ministere de l'huis-
sier Cassdus Bern-rd qu'aux parties le
vingt sept jain 1910o, exploit do mame
huissier, iL sera procedi, en 1'6tude et par
le minist re de Me Astrel Lafores-t, no-
uire en cete ville, Is mercy edi que 1'on
compera treize juillet de cetite annie, A
trois heaues de I'aprs mridi, a la vents
sa plus off-act et dernier enchirissaur
d'an terrain siu6 en cetie vlle sur le
grand chermin de Turgeiu, actuellement
dit Avenue de Tugeaus d! la contenacce de
cinquante pieds Le facade sur neuf cent
pieds de i rofondeur. It eit borne aa no!d
par Osc.r Rtvik e ; au sud, pir i'avenue
de Tulg.au ; l'est, par one anti'e p r-
tion de la meme propri .6 et & I'ouest par
Faustin Soula, que. Tel d'ailleurs qaie te
dit terrain se pursuit, coMp "te et s'6
tend sans aacune exception, ni reserve.
La dite vente aura lieua su la mise a prix
de deux mille quatre Lent soixante gourdes
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outre les charges de I'ench're.
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BrItus, propriktaire, demeurant et domi-
cilid i Port-au-Prince ayanr pour avocats
coastituis Mes Ldonce Viard et Ldon
D6jean, au cabinet desquels en cette ville.
124 rue du centie, il fait election de do-
micile. Contre les 6poux Abel Rameau, la
dame n6e Ulcdnie Lubin, prise en st qua-
litd d hdritikre de fen sa mere Filicit6
Faustin dame veuve Anachrdon Vii Lubin
l'6poux mis en cause tant pour l'autorisa-
tion marital qna comme solidairement
tresponsable du pavement de la dite obli-
gation hypothdcaire, tous deux proprii-
taires demearant et domiciliks A Port-au-
Prince, ayant pour avocat Me Arrault jnu-
ne.
Pour plus amples renseignements, 'sa-
dresstr t Mes Lonce Viard at L on De-
Ijte, avocats poursuivants, on a Me Astrel
Laforest, notaire, d6positaire du cahier des
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ainsi que divers autres papers. En
con1dquence avis est donn6 au public
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Cazeau, le 15 Juin 1910.
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