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BHFIC DLOC UFLAC MELLON



Le Matin
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Permanent Link: http://ufdc.ufl.edu/UF00081213/00965
 Material Information
Title: Le Matin
Physical Description: Newspaper
Publisher: s.n.
Place of Publication: Port-au-Prince Haiti
Creation Date: 1910
Frequency: daily
 Subjects
Subjects / Keywords: Newspapers -- Haiti   ( lcsh )
Genre: newspaper   ( marcgt )
newspaper   ( sobekcm )
Coordinates: -72.2803802891673 x 18.5142993036392
 Record Information
Source Institution: University of Florida
Holding Location: Bibliothèque Haïtienne des Frères de l'Instruction Chrétienne
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: aleph - 000358166
notis - ABZ6468
System ID: UF00081213:00965

Full Text



QuatrimOe Ann6, No 982


Port-au-Prince, Haiti


Samedi, 2 Juillet 1910


A.BONNEMENTS
UV Mo.s G. 200
iport&auprilnce TROIS Mois... 5.00
D pOartements UN Mois .,. G. 2.20
Dpare t TROIS MOIs. 6.00

Etranger.... R ois Mois 8.00

DIXRCTKUUR

G16ment-Magloire


'


J


OUOTI

OUOTIDIEN


LE NUMI&RO 15 CENTIMES

Lee manuscrits insdrAs ou non ne seron
pas rendur
REDACTION-ADMINISTR.ATION
45, RUE ROUX, 45.

ADMINISTR&TEUR
Arthur Isidore


AUTOUR D'UN PROCkS.

La semaine qui Anit so pr6trait on
e pouat plus ni mienx, s'il se trouvait
an chroniqueur en verve, A une sdrie
de considerations tiles sur la consoli-
dation, aussi bien la consolidation-opd-
ration qua la consolidation-proe6s.
Sar la consolidation-opdration, la
chose datant d6ja de dix ans, il semble
qoe les souvenirs sont moins pr6cis et
risquent d'etre travestis. C'est ainsi
que j'ai entendIa n tdmoin, A d6char-
ge bien entendu, rappeler comment la
chose fat an triomphe pour M. Fine,
M. Hdrard Roy n'y ayant pas rdussi.
Tout cola pour arriver A 6tablir quo
ce triomphe ne fat pas gratuit et que
c'Otait pour I'assurer quo taut de gra-
tifications f ~rent distributes dans le
temps, taut ea boas consolidds qu'en
argent.
Autant qu'on pent cependant so le
rappeler, c'est le contraire qu'on nous
a toujours pr6sentd pour la vdrit6 ,
.M. MHrard Roy ayant mend A bien les
transactions do la consolidation et Wtant
remercid just au moment de effec-
taer.
Oa n'a qu'A relire lea journaux de
I'6poque pour voir comment la nomi-
nation de M. Faine fat froidement ac-
easillie par les banquiers eux-m6mes
intdress6s anx operations qui so prd-
paraient, et qui craig aient, A just
litre, quae la retraite e M. Herard Roy
no fit 1'indico des mauvaises dieposi-
tions da gouvoernement.
Car, qu'on no l'oublie pas, lea cr6an-
ciers porteurs de bonds d'emprunts a
consolider farent, en principle, hosti-
le a toutes leas majorations qui eurent
lieu par la suite, pour la bonne raison
qua le montant de la d9l6gation sur
droits de donane repr6sentant la ga-
rantie offerte par Is government de-
vaut roster le m6me, plus il devait y
avoir de majorations tendaat A aug-
menter le chitire total des valeurs A
consolider, moins lea bonds consolidds
seraient garantis.
C'eat alora qu'eureat lieu tons les
pourparlers, totes les n6gociations,
toutes ces allies et venues, tons cos
contracts coafidentiels don't sont- series
bes commissions indaes et les gratifica-
tions qui oat rends naeessaires i'en-
qa6te, pais le proe6z.
Nous eommes, en rdsumd, trbs dr6-
tea. 01 rdclame do I'orde A grands
Oris; chaean crie roenvi : Frappes
fort, l eat leaalut I Mais personnel no
veut accepted Los coups ; on crie a la
prosecution,, a martyred.
IsJe no is pas grand. lerc en la ma-
like, mais je trouve pour sle moins bi-
zarre qa'un home, qui a touted sa
lacidit6, accepts de reaevoir an tire
public qui le conatitue cr6ancier de
lEtat a ors qa'il sait pertinomment
n'etre pas porter de r6ance, et que.
letitre luit tant arrach6 des mains, it
rie an parti-nris...
Moi, f j'6tala dances O ae, c'est bien
tontre lea grands de 1900 quo je crie-
rais, car eofin un preasot qui devient
fuanete perd de son prix et isje n'ai ja-
Mais eatenda uu Teroen se fhliolter du
chtval de bols des Gres.


CACOPHONIE.

Ayant tonjours trait A la consolida-
tion, une petite brochure a paru cette
semaine qui enregistre, pour I'His-
toire, les appreciations 6logieuses des
journaux du temps A l'6gard de l'ad-
ministration de M. Faine et du paie-
meat regalier des appointements qui
a suivi quelque temps les operations
de la consolidation.
M. Faine y est montrd grand financier,
grand diplomat, grand home d'Etat
et le moindre des dlogas qui lui fu-
rent prodiguds A& l'poque, consistait A
le montrer come ayant, d'un coup
de baguette enchant6e, sauvd pour toa-
jours les finances haltienneF.
Main ce qui enl6ve toute leur valour
& ces appreciations, et c'est malheu-
reux, c'est qu'elles n'ont pas l'air d'etre
confirades A l'heure prdsente.Ua denos
confreres, don't la laugage et l'attitude
do 1900-1901 sont ainsi rappel6s, s'est
mmea fAch6 tout rouge ; it fait ses rd-
serves et va jusqu'A se demander-ce
que public un journal constituent so-
lon lui un monopole,-si on a ainii le
droit do faire uue tell collection d'ex-
traits et de publier ainsi des ouvrages
A pen de frais et sur le compte des
autres.
Qce voulez-vous ? quand on so noie,
on s'acecroche a toutes les branches.
Et puis je ne crois pas A l'intention dd-
lictueuse chez ceux qui ont Aditd la
brochure : je crois tout simplement
que, dans le procis qui so pr6parait,
des amis d6vouds du prdvenu ont vou-
ln, come t6moigange A d6charge, in-
voquer l'opinion publique de 1'6poque.
Mais l'unisson manque : c'est que
notre diapason a depuis change et, le
la ayant beaucoup baisse, nous sommes
depuis quelque temps dans la note
grave.
t*,
LES MOTS ET LEUR SIGNIFICATION.
Rien ne me ddsespAre tant comme
de voir des gens intelligent ne pas
compreadre ; je suis toujours tent de
croire an fait exprbs et cola brouille
toutes vos notions.
.Oa se rappelle le grand fracas caus6
dans la press haitienne, it y a de cela
aoelcrae temps. par l'irruption soudaine


Tandis quo los
trecroisant en
saient le soleil,
i conmhbattai A


traits nombreux, s'en-
tons sons, obseaurcis-
, moi, comme Xerxes,
l'nrmbhr


Les mots da particularity et do cowm-
munautaire, d'anglo-saxo-o et do latin,
6taient devanu- fAmiliers .a plus com-
mun des lectears. C'6tait tant mieux,
car c'dtait an commencement de dis-
cipline dans lei iddes haltiennes ; on
s'accoutumait & classer sea idea en
lea vdrifiant.
Cependant, comme it arrive toujours,
A la longue, certaines notions percent
de leur precision, et ce eontre quoi j
veux mattre en garde et attirer aujour-
d'hui attention, c'eat une certain
d6sappropriation des terms & laquelle
so laissent aller au souvenir de ces
pol6miques, quelques esprits consid6-
r6s cependant parmi les plus clairvo-
yants.
II faut que je vowu dise, sane plus
tarder, quoe ce qui m'amL6ie A ceo r6-
flaxions eat le passage suivant d'un
ihommag A Pommayrac fait par Mr
Rod. Alexandre et public dans un
Nouvelliste de cette semaine :
< It donnait par 1 une admirable
legon d'dnergie, un 4clatant example de
particularisme, et ruinait aini las
doctrine qui veut que la culture latine,
que le goit de la po6sie qui en est la
plus no le expression, soit incompati-
ble avec l'esprit d'initiative et lea ma-
nifestations de l'dnergie individnelle. *
Avant M. Rod. Alexandre, M. Ed-
mond Laforest, dans une conference
faite A J6remie, croyait auisi ruiner
la doctrine do la science social en ci-
taat te latin Georges Sylvain come
un example de particulariste, c'est-*-
dire de travailleur.
11 semblerait que la science social
eft clasP6 les individs eon particularis-
tes on anglo-saxons et en commu-
nautaires ou latins : c'est 1A une Vue
superficielle et vulgaire des chooses.
La science social eat la science qui
a pour objet l'dtude de l'organisation
des sociltis humaines, et non l'tuade
des temperaments individuals. Elle a
class les socidt/s humaines en .deux
grands groups :
Les socidt6s communantaires, qui
sont cells des pays A grands pouvoirs
publics, oui touto la besogne social est
presque concentree entire lee mains do
l'Etat, l'initiative priv6e n'ayant gubre
qu'un champ tr6s restraint d'activitd ;


des id6es de la science sociale lancees Les socidtds particularistes, dans les-
dans notre circulation par Auguste Ma- quelles, an contraire, I'Etat se cor-
gloire et par Fdquirce, notamment. tentant de son r6le de mainteneur de
E Une aussi bruyante declaration de la paix publique et de repr6sentant du
guerre, dit A ce sujet le do-teur No- pays a i'6tranger, presque touts la be.
mours Auguste, souleva une pol6mique sogne socials tombe A la charge do
pins ardente et suivie avec plus d'atten- l'initiative privde.
lion qu'on ne I'aurait cru d'n public Qau les pays A traditions latinea
habited & des discussions plus creu- fassent parties du premier group, cola
sea. On vit s'y int6resser des homes s'explique historiquement, puiaque lea
.qa no semblaient pas d'ordinaire sen- nations dites latines, ainsi que le mot
sibles an movement des iddes..... l'indique, sont cellos qui ont h6ritf de
Chacun y allait, en effet, de son pe- la conception de diriger les affairs
tit coup de lance, et bien que je ne sociales par le moyan d'un grand pou-
fasme pas encore, A I'dpoque de ces voir central, conception caract6risti-
joe1tes :g6n6ralement aussi cour oiaes que de i'6tat social des Romains de la
que vives, membre de la Rddaction du ddcadence.
Main, je no manquais pas, utilisant Et c'est tout ce qua'enseigne Ia scien-
ilargomoent ies resources de la press ce sociale.
verbal, do mener ma petite croisade Le plus 616mentaire bon seas dd-
dans loe audiences des circles privds. montre, apr6s cola, quo les individus


LA SEMAINE UI FINI T


SOUS PRESS


lasqus et Visages
PAR
FERNAND HIBBERT
Le volume sera envoy auz clients
habitnels do la Librairie dn Matin.-
Prix 8 gourds.


lev6e at forms dans un milieu oi l'i-
nitiative priv6e a une action te69
g:ande, garden neceesairement quel-
qus chose do ce moule. Le fait de pro-
adire quelques examples d'individeu
trbe actife qui n'appartiennent p9s a
cotte formation n'a pas plus de valeur
doctrinale que celui qui consisterait
A avancer qu'il n'y a pas use region do
la terre, appel6e la region tropicoli
plus particulibrement propre A la pro-
duction da palmier. parcel que, quel-
que part dans l'Oe6anie, je crois, A
I 'le de Tresco, on trouve quelques spe-
cimens isolba de palmiers, -- ou ea-
core que si on prdtendait u'il n'y a
pas un endroit da la terre, la Chine,
oAi il y a plus de Chinois que partout
ailleurs, sona pritexte que an peu par-
tout aur 1% surface du go'be so trou-
vent des Chinois....
I1 n'est pas aussi facile qu'il le pa-
raft an premier abord de ruiner une
doctrinA scientifique, que les publicis-
tea haitiens se le persuadent,


TRADITIONS FONT LOI.
Au nombre des questions qua e sd-
natear Cauvin ee propose de poser au
minis're de la Ju.tice, je relive celle-
ci : a Pourquoi a-t-il laisq un s86ge
vacant an Tribunal de Cassation de-
puis le 14 juillet 1909 ? a
Ce si6ge vacant eat gelui do M. Jdr6-
mie et tout is mondeo ent que ce qua
voudrait le sanateur CAnvin, ce serait
de fair occuper !e si6ge judiciaire du
ministry do l'intdrienr de fe~on a ce
que celui-ei, en sortant du ministbre,
ne pit le reprendre.
Cela ne me regarded pas. Mais il eas
& propose de fair remarquer que cette
feaon da fair constilue une tradition,
doot a b6nefici6, avant M. Jdrdmise
Mr H6raux ; et avant M. H6raux, M.
Dyer.
En effet, M. Dyer, coll6gue ministd-
riel de M. Cunvin. aujourd'hui sdna-
teur, a r6erv6 son posts judiciaire
qu'il alia tranquillement r6occuper
aprAs sa sortie da ministbre survenue
ala suite de I'affaire Luders.
C'est done la meme situation qui con-
tinue,avec cette neale difference qu'au-
jourd'hoi lea portefeuilles de l'intdrieur
et de la justice ont change de tifulai-
res: aojoord'hui MM. Arteaud et J6rd-
mie; hier MM. Dyer et Cauvin.
Comme dirait i'autre: c'eat la mdzue
cbose, si vous voulez, mais il y a une
diff6rence... Espdrons que lea ddbats
de mardi r6vdleront cette difference.
Jan LE FURETEUR.


__ -- 1. ~-----~ -" I q ~ C1 -~ II -~ I --


I -~- Cle -1. ~-~ ---Z --- I














TRIBUNAL CRIMINAL

Dernidre audience
( SUITE ET FIN )

L'accus6 a la parole : il a puisque
ce mot,idit-il,a itt Iache- l'insolence de
se presenter devant le jury. It explique
le Procki de la Consolidation par la hai-
ne du Gendral Nord p -u, ce cab neo d Hyp-
polite qui assura 1 elec ion de Sim A l
pr6sidence, par les convoitises qui entuu-
raient le g6ndral Nord ; it ne 1'en rend
pas responsible.
II sait que le gendral Nord n'a pas tou-
jours en conscience de ce qu'il faisait : il
n'a etd qu'ua instrument entire les mains
desobscurs ennemisdu Gonvernement de
Sama, et puis il respect le tomb ,u d'un
homme qui fat on vieillard. It dit avec
quelle fi6vre, quelle rage ce procs de la
Conso idation a &6i mend : Ies rapports
perfides de la Commission d'Eaque e que
Pr sidaient A. Lilavois et C. B-uno, les
furears d'une press stipendide, les mo
yens les plus bis employs pour avilir des
hommes que ddfendait tout un pass de
loyaat&, de p'obi -, il dit A quelles angois
ses il etait en rroie. Ici la voix de l'ac-
cus6 revet one certain majestic pendant
tout le temps qu il a pass hours de son
pays.
Faine abord. enfin l'accust ion. I ex-
pliq,'e la C mnsolidatioi ; it price le por-
refeuille d-:s fi lances en un temp; o0u
I'Erat d6ait sans resources er chirgd de
nomnbres d'e nprun s ondreux. It n'y avait
a copter sur la bonne volonti d aucun
comrnerxint : la Bmique elle-mrme avait
poLss Ja mauvaise foi jusqu'A refuser de
p water 50 gourdes A son prnd6cesseur H.
Roy. E-. les emprunts s'accumula:ent et
i' n y avait d autres voices ouveries devant
I Eat.
It eat un soir uae idde : s'il consoli-
dait la d-tce de 'Et it. It n'eut p'u 6 con-
qu cetre entreprise qu''il en vit toa,es les
difficulhis : les cranciters de IE at accep-
teraient-ils de ne toucher que dans 50o.
60 ais c. qu'actuellement ilsava'ent ie
droit d'exiger? Li pourrait arriver A con-
so'ider les emprunts les plus dlo'gans,
maeis les plus rdcents ?
II convoqua cependint chcz lui les re-
presentants dii Commerce les crdanciers
d-e 1Etat et M. de-la Myre, qui se fik
prier pour rtpondre A sa convocition. I
trouva tous ces messieurs intrai ables. 11
employ alors i'argumnet human par
excel ence, promi des rdcom;enses A de
la My e et lui remn I affure ei miia.
Le success ddpissa ses e p6rances Li
consolidation verde pir le corps 16gis'.at f,
rdassir. Les choses allaient tes bien, les
employs eraieat pays rngulikremeut, r -
cevitenc memre de5 avances : il suivint
"4.ne une difficult. Lt c,6xnce dite des
Cables fat rdclamde par la 16gation f anc'ise
la menace A la b -uch ; il otfrit de rnyer
en consoliJ6s. Oa refasa, mais g Ac.: a
l'argument human, I'argenr. il pa-vint A
vaincre le; refi s de la 16ga ion. It n'ob-
tint cependmnt que de payer l creance
mritid en esptces, moitid ei ti re; conso
lid6s. Mais 'es litres n'ont pas une :vilear
adequate A leur chiff e noinial ; it fllAt
en augm.n'er le nombre, en 6m 'tre ei-
fin ea assez grand nomb e pour f ire t tire
tou'e rnclamatno It n'e ait pas au bout
de routes les miseres ; vint l'afftire des
tramw ys. 0 devait a la comp gh-ie vingt
deux annees de subvention Et eie accep-
tit paa-r ses 400.ooo dollars So3.ooo
en ti es roses. Sichint que la com
pagnie etit en p oie A des disce-ssion;, il
il fi le renchiri i offrit 300.oco do'lars,
en tires qui furent accepts.
F in* par'e maintenant de Cindus S t-
nou. C est. dat il. la vias gr nde iniquai 6
de cet iniq*e puoces d* l C que de me rep-ocher d'avoir faused la si-
gnature de mon commis Cinbus S non. I'
n'ent veu pas A Cineus a qua il a toujours
fait, du bien il sait que ce malheureux a
66 contr int. Da reste, Cindus l-'a avoue
li-meme. L'accuse r6vele le faith que les
avocats imposes A Cindus le trainerent chez
au notaire, devant lequel its se firent pro-
mettre les crois quarts des dommn ges-ined-
:6 s qu'ils allaient' obtenir & Cindus.
II abarde ensuire I'affaire A. Box. It s'a-
git d'un coupon n'appartenant A personae
qu'il permit A ses-employes de se part'ger.


Est-ce qu'on pent lui reprocher cela ? C'eA;
da reste, I'habitude dans les d6partements
ministeriels d'accorder aux employs le!
queues du b dget. 11 r6pond ensuite ac
reproche des majorations ; il ne comprend
pas ce reproche, une loi post:mieure les a
tatifides.
Qu'on ne dise pas que la bonne foi de la
Commission parlementaire a et6 surprise,
qu'elle ne I'a pas d6chargd A ban escient.
Cet e Commission a examined 1 operation
de la Consolidation dans tous ses derails,
il le prouvera pir une piece que la Pro-
vilence lui fic trouver de tons ses pa-
piers dans la po-he d'une j que te qu'il
portait dans le temps en allant A Ii
Chambre piece, q' e lira son avoc.t, Me
M chel O:es e. II ne comprend pas
non plus qu'on lui reproche les Commis-
sions qu'il a pu accorder ces commissions
out e6t avoudes par le Corps l6gisluif Est-
ce la seule fois que des Co-nmissions aient
6 accordbes en dehors d'une loi ? Li
Commission d'enque.e, la Vertu~!use, s'es
alloude des co-nmnisions, qu'une loi es-
venue plrs tard ratifier.
II signal les services qu'il a' rendus A
la R4publique, e tr'aut es le ddgravemeat
du catd qui permet au cultiv.,teur de gir-
der dans ses poches 830o,ooo dollars. It a
toujours song A am6lioter le sort dn pay-
san.
*
Me Leger Cauvin prend ensuite la pa-
role : J'admire, d&t-il, A peu pr.s, avec
quelle patience, quelle attention bieaveil-
lante vous avez cout6 1'accus6 dans l'ex-
pos6 sincere et cornp'et qu'il vous a pr6-
sent6 de ious les f i s qui lui oat dit
impu 6s ; et j'y trouve de 'els dl6ments de
defense que je me demand s'il est n6-
cessaire que des avccus vienaent ajouter
A ce qu'ii a dit lu:-mn me. Je veux rendre
un public ho.namage, au m-gi? rat qui di-
rg ces ddbats et aux ja d, qut ju.qu'ici
cous out pi.,6 la plus grande b:enveil-
lance.
Puis il aborde les chefs d accusation, la
consolidation, avec les majorations qui
l'out accompagade, a 6id rat.fi-e par les
Chimbres. II examine les f audes qu'on
reproche a Faine dans l'dmission des titres.
La commission pariementaire a en some
prdsid6 seule a l'operation de la Consoli-
dation : c'6tait el'e qui recevait) les boas
A &chinger con:re des tires, les vrifiiit
et c'etait suc i'etat prd&ent6 par la com-
mision qui dm.ttait les i res.
Qi'it y it eu des er:eucs, des irr6gulari-
ids, cela ,st possible, mais elles sont im-
putab'es non a Fiame qut dans cette affaire,
ii'a eu en som-ne q'a s gner, mais A 1A"
commniision qui deva't les ddcouvrir et
les corrige'. Ptis I'avocit examine l'aflai-
re (saykow.-ki e: monte que Faine n'y
est. pour rien ou plu 6 n'a cu qu'A te-
cevoir es litres que Cz ykowski offraieat
e-i reg'e nent de drois de D-uane.
Vient ensuite I' fi ire Box ; la crdance
Box 6tair reprds ntd: pr des acte; corres-
pond nt A une fou niture d'armes. Faine
n'a p s eu v&rifier cette crdacce ; la piece
qui la jus ifiait dminait d'nn autre ddpar-
tement et cette cr6auce fat prdsentie di-
rec ement A la consolidation' S'il y a eu
fraude dans cet e -ffi'e, Faine n'en p u -
etre responsible
I :i 1'.vocat critique le syste.ne de l'.ccu-
sa io.in On a voulu troaver des crim- A
li chi ge de M F.ine, et dais l'empres e-.
ment A l'accuser, on ne sait pis donncr la
peine de ch.rcher des preuves. 0 i lui re-
prcche d'avoir touch de lt maison Keitel
un ch ilu. quireprdsenrai un- esc-oqueri-,
e: Von n'appo te pas le corps du ddlit.Oa
dit qu il a contefai la signa ure de Sindus
Sanor, at le ban qui pou'ratt fire claier
, le faux W'est pas present. Aucane preave
n'd:ant appoitte par i'accusatioa, le doute
qui existe s',n:erpretera en faveur de l'ac-
cust. L'avoca exp'iq ie ussi la participa-
tion de Faiae aut frandes que peuvent re-
prdsenter les b ,ns Rolund Mich;, Vt b un
Gu llaume et San, coamm: tous le; bois
de la consolidadiot, its ne farent iigabs
par Faine qn'apre; verific tion de la com-
missticn et pirce qu'ils dialent compris dans
I'6tat presented au m nistre des finances.
Le r6'.e d: Faine e a;t purement mecani-
que.
II semble, ap e* la plaidorie de Me Cau
via, que I'accusation n'existe p'us. Mats
Me Rise nid vA la rein: tre sur pied,
sans que les blessures que lui a faites la d6-
fease en soient moins apparentes.


t II rerroduit les chtfs d'accusation.
s MeOreste se 16ve A son tour : il ne
s croit pas, apr6s la plaidoirie de Me Ldger
i Cauvin, qu'il soit n6cessaire de s'arr6ter
I aux questions de detail. II aborde le point
a le plus important du procs et don't la so
lotion emportera celle des autres : le Corps
a Ldgislatif a t-il ratifi6 les operations de la
conolidat on ? II cite une loi du 26 avril
1900oo quicouvre toutes fraudes de la con-
i solidition, s'il y en a eu. Mais on soutient
que le corps ldgisiatif n'a pas ratifi6 Ix
consolidation en connaissance de cause : il
faith ressortir le contraire et veut don.er
lecture d'une piece qui le prouve.
Me Rosemond, du Parque se dresse :
j'attendais IA la defense, s'dcria-:-il triom-
phant, et de lire un ar icle du Code Penal
qui ne permet pas de fdre 6iat d'une piece
A conviction en dehors des d6bats particu-
liers
Mais il s'agit d'uae piece b.nande du
corps lbgislatif et qut a et6 publi6e au Mo-
niteir, dit Me O:este.
N'importe it s'agic d'une p Z:e A coivic-
tion.
M! Lespinass3e ob lent la parole.
It ne s'?git nullement d'une piece A con-
viction, mais d'une pi&ce n&cessaire i la
d&ftnse. Le minis',&e public n'eitend pas
bien la loi qu'il cie. Une piece A convic-
tion, c'est tout objet dont on se sert pour
met're A que!qu'un s n crime sous les
yeux : c'est la chemise da meurtrier dans
un cas de meurtre ; e-i m riere de fiux
c'e', la p*ece m.:ne oii git le ftux.
Le tribunal vermet la lecture de la piece
produite pir M! O'este : cest uue lettre
par laquelle la Chambre, avant de rtifier
la consolidation demandAt au ministre des
finances, des renseignements p'opres A lui
fire comprendre cetre op6&ation et A la
justifier. It n'est done pas vrai que la
decharge ob:enue par Faine l'ait 6t par
surprise.
La loi dU:26 avril 9)o couvre dooc la
consolidation avec des majorations et les
commissions. Peut-nn faire ua crime A Fai-
ne d'avoir accord des commissions en de-
hors d'une loi qui les vermet ? Mais ies
adversa:resde Fiine ont fiit la mime chose.
Y avait-il one loi qui leur oc oyAt les com-
missicns qu'ils ont percoes, la loi qui au-
torise cette commission n'en a t-e'le pas
suivi les percep ions ?
Me Midouin se I ve ap)-e Me 0 es'e :
le jury doit condamner Faine afia d eff a-
yer les dilapidateurs A venir, s'il veut e, re
logique, afin de coni:irer les riclami ions
que les condamces de 1904 tiennent d i
prates contre le gouvernemenr.
Me Lespinasse combat ces arguments
qu'il trouve dtranges sur les 1vres d'uan
commissaire du gouvernement, reprdsen-
tant la soci6td.
Qnaoi le P triotisome dispenserait done
d'etre just. Mis les c-aintes du Ministire
publicsont vaines;les ttringers condamn6s
en 1904 oat ou purg6 leu-s peires ou ac-
cep 6 la grace du gouvernement ; le jage-
ment de r904 a, A leur egird, acquis
autorit6 de chose jinge.Its ne peuvent fire
ancune reclamation.
Pais it reproduit les arguments mis djii
en avant par la defense contre la pr6tendue
illdgalit6 des commissions accorddes par
Faire.
II est 2 h-s ro du mant. Le ju y entire
dins si chamb-e de d6libiration avec 33
questions.
SI re.arair 5 heures p->ur dUcl:ter Fa;-
n. couoable de tous les fius qui lui soti
reproch~s.
Ea co-as6quence d& ce verdi"-, le tribu-
nal condamne I'accus6 A 3 ans de rkclusion
et A 3000 dollars de dommig's-iatb6, s.
-- I w


w S LINEGE HOLLANDAISE"
w (KonlnkllJke West-lndlsche Malldlenst)


Le sis Prins Willem III" est
attend ici demain apres-midi,
partira dans la nuit pour St-Marec
et New-York.

Port-au-Prince 2 Juiillet 1910
AUG. AHRENDTS
Agent


RENSEIGNEMENTS
MErEOROLOGIQUg
Observastoire
DU
StMINAIRE COLLRIGE St-MARTIAL
VENDREDI Ter JUILLET 1910


Barometre A midi
t


763 Mal


Temp- raturelmmn tunm 22,4
maxirnum 36.)
Movennr, e diurne de la temperature 28,8
Ciel clair jusqu'* 3 h. et nuageux en.
suite. Orage an Sud depuis i h. Briu
de mer en retard et i peine sensible. Pous.
s;&-e et b-oillard sec.
B:.rometre I6gerement en baisee.
J. SCHERRR.
Fermeture de la mall
Les d6peches pour St Marc, New-York
et I'Europe par le steamer hollandais "Prian
Willem III re-ont ferm6es ce soir A 8 heu.
res prIcises.
Por'-?u-Prince, le 2 juil!et 1910.
Faire-part fun6bre
Monsieur le G-adral D 1mesle, Chef de
I'Etat-Mijor du Pr6sidentde la Rdpublique,
sa dame & son fits. Mr & M-m Anasthse
Dorancy, Mr & Mme Joseph Doucet et legir
enfants ainsi que tous les au:res membres
de la famille
On la dou'ear de vous faire part de la
perte c uelle qu'ils viennent d'6prouveren
la personae de
J.ugustin FRA N(OIS
leur reg et'd fils. frdre, pe'it fits neveu et
cousin, d&ec ce in-. ia, A i heure et de.
mie. A l'age de 5 ans.
Et vous prient d'%ssister A ses funoraille
qat auront lieu remain, 3 courant, A 7 hsn
pr6cises du martin.
Le Convoi oartira de la maison mortuire,
sise rue de la Revolution. No 121, pOet
se rendre 1 'dglise Ste-Anne.
Revue du Marchd
Eri cl6ture samedi dernier nous avobl
enreg;s'rd le tiux de 478 0o0 ferme.
A l'onverture landi ma in, il y a t9
un movement de baisse et nous avontst-
teint le taux de 450 que l'on pratique i
l'ouver u-e ce martin.
11 y a cu an pen d'affaires en traiti
sur France ; le course reste nominal dal
les 2 x 2-3 olo prime.
Les cheques sur Paris ne sont pas ds-
mand6s, le course varie de 3 I14-3 112 010
prime
Cheques sur New-Yoak ont dti vendai
o 314 0o.
Le nickel fa*t 3 olo d'escompte.
Convocation
La Pr6sidente des dames Z latrines di
Saint Vincent de Paul convoque les mefl
bres de la Sci6td pour le lundi quatti
Juillet A 4 heures de l'apres-midi.
La reunion aura lieu A 1 Hospice St.
Vincent de Paul.
Remercim-nvnt
Madame Anne Henly, Mrs A f el Hitnl,
Will an et Ellen Tu ner, MN- A-har 1d
M witis,Mr etMme A fred de M.tx6is et t0
les aa res pa eats reme'c&en: sian6emut
les amis qui leur ont donad une preOvedd
sympuh.e en assistant aux fundrailles d
Madame Carmilite William etileur eavo0
en ictour leur gratitude empressde.
Sibiria
DEPART
Kingston : Dominique, Me Ch&rim
Cisar, MI'e Claire Denis et enfnrt, Loau
Roy et *b6bds, Consul R. G&utier efp
mille, Alice Bateau, Thomas P're M
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HALTE-LA Rafle
Apas le vote bljquet et s glificat f de
Ia Chambre nous avons le droit de croire La plus belle
an triomphe de none camp;gtne. Ce
triomphe rhvle hautement que tout n est des occasions
pas perdu et que ce vote solennel est un
d6nentiformel A Ia propigandeet an triom.- tr proporitaire d'une des p'us jo
phe pour le Gouvernemrent. lies campagnes de Bizoton Fo r
A son tour, le Senat dans quelques jours cinq dollars. (Ancienne pro-
vs donner sasanciion A cc document d'une pri4t6 d Espinose en face propri6td
importance capital et nous ne doutons Jeanty ). Deux carreaux de terre corn-
pas qu'inspir6 des sentiments de haute p'tesment en herbes, magnifique mai-
clairvoyance qui ont g ii6 les membres de son haute, bassin alimentd par dix
la chambre, il n'imite ce bel ev emple, ce huit cents pieds de tuyaux de 3 pou-
grand 6lan de patriotism Nou; avons ces, 3 chambres de domestiques, 6cu-
confiance. ries, premises, cuisine W. C., arbres
D'aillears, toutes les angoisses, tons les fruitier en grande quantitW et rivibre
malhears qu'a traverses notre matheu'euse au fond de la propri&t6. II y a 400
Patrie no sont-ils pas de nature A provoquer; billets qui ne sont valuables qu'avec
note pitid ? Ne sont ii; p s de na ure I le visa de Monsieur R. RONEY.
noes obliger de ddstrer uise entenwe fr.n- _.
che, cordiale don't I'ab;ence est la cause
principal de nos 'hones ? Kola Champagne
Haiti, oa ;e salt, ne pent- tre rdgnirie
quS par la volont6 de ses p-opres enfant.. Reconstituant
Or, ftisons done qu'A 1'aurore du 2oe si6
cle, ious les peoples nous en ourent et Formule due A I'obligeance du
chantent notre victoire. D ns 1 sphere se- O'r L on A udain
reine oa ils discutent nos in'e6 e s, qu2 les r, X. X
Srnateurs d c la R publique n: fissent pas Ancien In'erne des H6pitaux de Paris.
attention aux cris des vau ou-s qu' ffait PRIX* P. 6 00 la douzaine.
Il Soleil. Q.uls fassent coisciencieue ncn. DEPOSITAIRES :
lear devoir en aidant fermement Ie Prbsi- Mr Simon Vieux, rue du Magasin de
dent Simon A re!eve- le prestige e la di- 1'Etat, Port-au-Prince ; Mr Georges
gnit6 Nationale. Blot, rue da Magasin da l'Etat, Port-
L'esprit human 6tan- en march, meme au-Prince; Mr Aug. Scott (Ldogane);
chez les peoples plong6s dans la b.rbirie Mile Luce Anglade ( Cayes).
la plus noire et la superstition la plus B. Conba, Jbrdmie.
cruelle, ce n'est point A nous A fair 1 in- N. B. Outre cette cat6gorie, la
jnre i ane Assembl6e compose d'hommes Soci6t6 Gn6drale de Kola Champagne
aussi competents, aussi co:isid6rables, de I livre au public une autre classes de
douter de 1'a;trude qu elle doit prendre I ce merveillex produit, an prix de
surtout lorsqu'it s'agic de ro-rnre avec un QUATRE GOURDES et demie la douz.
pass desas'reuct e de fmae' t s-. 1 r t" Fabrique au Chemin des Dalles
res des campagnes avec les 616ments nou- SocIETE Gle DE KOLA-CHAMPAGNE
vIdustie t tavilisa ion moid. e. ede Port-au-Prirce, (Haiti) P. 0. Box, 31.
nos maux,. voill notre planche de stint -
Ceux qui font du b uit, du po in autocc HOpital Vdtdrinaire
du Contrat Mc Donald out raison d'avoir RUE DU PORT,
Ecur car ils savent que ce qui 6tait possi- M UE DUFORTS,
ble hier ne peat 1 etre dan-. notre temps. Mr V. H. DELFOSSE,
Leur effort est done impuissant en p.- D. C. V. Docteur chirurgien, vdidri-
sence do tout qui les environne. La con- naire.
fiance qu'on a daas le Gouvernement no Offre aux propri6taires de chevaux
peut ktre dbranile et les cpiiaux n'htsi- et autres animaux domestiques les
tent pas. Cutte confitice, les honorables sp6cialitds m6dicales suivantes, A son
Sinateurs de la Ripublique ont pour mis- dispensaire, Rue du Port (on Pav6e)
sion de la maintenir quand mame afin que No 15 :
domain nous puissions avuir la gloire de Pillu'es centre les vers intestinaux,
voir le people haitien assis sous les ailes Poudre pour cicatriser les blessu-
de la Renomm6etraversant les Nations Eu- res ou places anciennes,
ropeennes! Poudre tonique (condition Powder),
Oai, Sinatenrs de la Ripublique,donnez Liniment centre les rhumatismes et
Ie dernier mot, votre sacc ion A ce contract les engorgements des genoux et pa-
afin quo domain il vous revionne aussi la turons,
2loire do voir vos noms figure parmi ceux Potion centre les toux rebelles oc-
dos hommesqui oat d6t pendant toute leurnt casionunes par la poussi6re en cette
vie les Vaillants ddfenseurs de la Libertd saison.
at do Tiavail .- .... -.
Ce qua le people veut A 'henure actuelle
ce no sont pas des phrases, des discourse,
des pdriodes cadencde,s des programmes A
meensongers, cc qu'il veut, c'est la conci-
liation do nos rues politiques, c'est la rd-
Iconci'iatioa des coeuts haitiens, c'est la fI- Le vapeur" Altai ayant quitter
4ion de tomtes les iddes. New-York jeudi 30 Juin pourPt-
Oa a beaucoup p-rld de piril qui nous ew-York, jeudi 30 Juin pour Pt-
menace, mais le phiil est dans nou.m6.mes, de-Paix, Cap-Haitien, St-Marc et
No le cherchons pas ailleurs. A voes done Gonaives, est attend ici samedi 9'
Snateurs A le conjurer; A vois i di e aux courant et partira dans la soir6e
hommes qui out assez spdculd sur l'igno- pour MirogoAne, Pt-Goave, J6r6-
rance do la masse : Halte-la, vcus n 6 es p araogna Sta-Marta Kins-
que des men ears sinistres, nous votons le mie, Cartagena, Sta-Marta, Kings-
contrat. ton et New York, pregnant la
GEORG- S LAFOREST. mall, fret et passagers.


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Or Am6ricain comptant
Consolid6s 6 olo
Consolidds 3 0lo
o10 Janvier
Provisoires
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Titres bleas
Titres roses
Cheques sur N-Y, prime
Cheques sur Paris,
Traites sur France
Transferts sur Paris
illets de cinq gourdes
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Aujourd'hui

robuste et belle
Est la fille du trisorier municipal de
Bagi (Rio Grande do Sul) ois elle est bien
connue pour sa beauty et sa vigueur.
Personne ne croirait, I la voir, qu'autre-
fois elle fut faible et maladive ; et pour-
tant, itant jeunc fille, elle souffrait
terriblement d'animie et de rachitisme.
Apres avoir essay d'innombrables re-
mades sans en obtenir une amilioration
quelconque on lui donna, sur l'ordon-
nance d'un medecn, IPEMULSION
SCOTT et en pet de temps elle devint
forte, robuste et belle. Cc phinomene se
produit toujours quand on donne cette
emulsion salutaire aux enfants rachiti-
ques et animiques.
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marque de fabrique sans
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