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QuatrimOe Ann6, No 982 Port-au-Prince, Haiti Samedi, 2 Juillet 1910 A.BONNEMENTS UV Mo.s G. 200 iport&auprilnce TROIS Mois... 5.00 D pOartements UN Mois .,. G. 2.20 Dpare t TROIS MOIs. 6.00 Etranger.... R ois Mois 8.00 DIXRCTKUUR G16ment-Magloire ' J OUOTI OUOTIDIEN LE NUMI&RO 15 CENTIMES Lee manuscrits insdrAs ou non ne seron pas rendur REDACTION-ADMINISTR.ATION 45, RUE ROUX, 45. ADMINISTR&TEUR Arthur Isidore AUTOUR D'UN PROCkS. La semaine qui Anit so pr6trait on e pouat plus ni mienx, s'il se trouvait an chroniqueur en verve, A une sdrie de considerations tiles sur la consoli- dation, aussi bien la consolidation-opd- ration qua la consolidation-proe6s. Sar la consolidation-opdration, la chose datant d6ja de dix ans, il semble qoe les souvenirs sont moins pr6cis et risquent d'etre travestis. C'est ainsi que j'ai entendIa n tdmoin, A d6char- ge bien entendu, rappeler comment la chose fat an triomphe pour M. Fine, M. Hdrard Roy n'y ayant pas rdussi. Tout cola pour arriver A 6tablir quo ce triomphe ne fat pas gratuit et que c'Otait pour I'assurer quo taut de gra- tifications f ~rent distributes dans le temps, taut ea boas consolidds qu'en argent. Autant qu'on pent cependant so le rappeler, c'est le contraire qu'on nous a toujours pr6sentd pour la vdrit6 , .M. MHrard Roy ayant mend A bien les transactions do la consolidation et Wtant remercid just au moment de effec- taer. Oa n'a qu'A relire lea journaux de I'6poque pour voir comment la nomi- nation de M. Faine fat froidement ac- easillie par les banquiers eux-m6mes intdress6s anx operations qui so prd- paraient, et qui craig aient, A just litre, quae la retraite e M. Herard Roy no fit 1'indico des mauvaises dieposi- tions da gouvoernement. Car, qu'on no l'oublie pas, lea cr6an- ciers porteurs de bonds d'emprunts a consolider farent, en principle, hosti- le a toutes leas majorations qui eurent lieu par la suite, pour la bonne raison qua le montant de la d9l6gation sur droits de donane repr6sentant la ga- rantie offerte par Is government de- vaut roster le m6me, plus il devait y avoir de majorations tendaat A aug- menter le chitire total des valeurs A consolider, moins lea bonds consolidds seraient garantis. C'eat alora qu'eureat lieu tons les pourparlers, totes les n6gociations, toutes ces allies et venues, tons cos contracts coafidentiels don't sont- series bes commissions indaes et les gratifica- tions qui oat rends naeessaires i'en- qa6te, pais le proe6z. Nous eommes, en rdsumd, trbs dr6- tea. 01 rdclame do I'orde A grands Oris; chaean crie roenvi : Frappes fort, l eat leaalut I Mais personnel no veut accepted Los coups ; on crie a la prosecution,, a martyred. IsJe no is pas grand. lerc en la ma- like, mais je trouve pour sle moins bi- zarre qa'un home, qui a touted sa lacidit6, accepts de reaevoir an tire public qui le conatitue cr6ancier de lEtat a ors qa'il sait pertinomment n'etre pas porter de r6ance, et que. letitre luit tant arrach6 des mains, it rie an parti-nris... Moi, f j'6tala dances O ae, c'est bien tontre lea grands de 1900 quo je crie- rais, car eofin un preasot qui devient fuanete perd de son prix et isje n'ai ja- Mais eatenda uu Teroen se fhliolter du chtval de bols des Gres. CACOPHONIE. Ayant tonjours trait A la consolida- tion, une petite brochure a paru cette semaine qui enregistre, pour I'His- toire, les appreciations 6logieuses des journaux du temps A l'6gard de l'ad- ministration de M. Faine et du paie- meat regalier des appointements qui a suivi quelque temps les operations de la consolidation. M. Faine y est montrd grand financier, grand diplomat, grand home d'Etat et le moindre des dlogas qui lui fu- rent prodiguds A& l'poque, consistait A le montrer come ayant, d'un coup de baguette enchant6e, sauvd pour toa- jours les finances haltienneF. Main ce qui enl6ve toute leur valour & ces appreciations, et c'est malheu- reux, c'est qu'elles n'ont pas l'air d'etre confirades A l'heure prdsente.Ua denos confreres, don't la laugage et l'attitude do 1900-1901 sont ainsi rappel6s, s'est mmea fAch6 tout rouge ; it fait ses rd- serves et va jusqu'A se demander-ce que public un journal constituent so- lon lui un monopole,-si on a ainii le droit do faire uue tell collection d'ex- traits et de publier ainsi des ouvrages A pen de frais et sur le compte des autres. Qce voulez-vous ? quand on so noie, on s'acecroche a toutes les branches. Et puis je ne crois pas A l'intention dd- lictueuse chez ceux qui ont Aditd la brochure : je crois tout simplement que, dans le procis qui so pr6parait, des amis d6vouds du prdvenu ont vou- ln, come t6moigange A d6charge, in- voquer l'opinion publique de 1'6poque. Mais l'unisson manque : c'est que notre diapason a depuis change et, le la ayant beaucoup baisse, nous sommes depuis quelque temps dans la note grave. t*, LES MOTS ET LEUR SIGNIFICATION. Rien ne me ddsespAre tant comme de voir des gens intelligent ne pas compreadre ; je suis toujours tent de croire an fait exprbs et cola brouille toutes vos notions. .Oa se rappelle le grand fracas caus6 dans la press haitienne, it y a de cela aoelcrae temps. par l'irruption soudaine Tandis quo los trecroisant en saient le soleil, i conmhbattai A traits nombreux, s'en- tons sons, obseaurcis- , moi, comme Xerxes, l'nrmbhr Les mots da particularity et do cowm- munautaire, d'anglo-saxo-o et do latin, 6taient devanu- fAmiliers .a plus com- mun des lectears. C'6tait tant mieux, car c'dtait an commencement de dis- cipline dans lei iddes haltiennes ; on s'accoutumait & classer sea idea en lea vdrifiant. Cependant, comme it arrive toujours, A la longue, certaines notions percent de leur precision, et ce eontre quoi j veux mattre en garde et attirer aujour- d'hui attention, c'eat une certain d6sappropriation des terms & laquelle so laissent aller au souvenir de ces pol6miques, quelques esprits consid6- r6s cependant parmi les plus clairvo- yants. II faut que je vowu dise, sane plus tarder, quoe ce qui m'amL6ie A ceo r6- flaxions eat le passage suivant d'un ihommag A Pommayrac fait par Mr Rod. Alexandre et public dans un Nouvelliste de cette semaine : < It donnait par 1 une admirable legon d'dnergie, un 4clatant example de particularisme, et ruinait aini las doctrine qui veut que la culture latine, que le goit de la po6sie qui en est la plus no le expression, soit incompati- ble avec l'esprit d'initiative et lea ma- nifestations de l'dnergie individnelle. * Avant M. Rod. Alexandre, M. Ed- mond Laforest, dans une conference faite A J6remie, croyait auisi ruiner la doctrine do la science social en ci- taat te latin Georges Sylvain come un example de particulariste, c'est-*- dire de travailleur. 11 semblerait que la science social eft clasP6 les individs eon particularis- tes on anglo-saxons et en commu- nautaires ou latins : c'est 1A une Vue superficielle et vulgaire des chooses. La science social eat la science qui a pour objet l'dtude de l'organisation des sociltis humaines, et non l'tuade des temperaments individuals. Elle a class les socidt/s humaines en .deux grands groups : Les socidt6s communantaires, qui sont cells des pays A grands pouvoirs publics, oui touto la besogne social est presque concentree entire lee mains do l'Etat, l'initiative priv6e n'ayant gubre qu'un champ tr6s restraint d'activitd ; des id6es de la science sociale lancees Les socidtds particularistes, dans les- dans notre circulation par Auguste Ma- quelles, an contraire, I'Etat se cor- gloire et par Fdquirce, notamment. tentant de son r6le de mainteneur de E Une aussi bruyante declaration de la paix publique et de repr6sentant du guerre, dit A ce sujet le do-teur No- pays a i'6tranger, presque touts la be. mours Auguste, souleva une pol6mique sogne socials tombe A la charge do pins ardente et suivie avec plus d'atten- l'initiative privde. lion qu'on ne I'aurait cru d'n public Qau les pays A traditions latinea habited & des discussions plus creu- fassent parties du premier group, cola sea. On vit s'y int6resser des homes s'explique historiquement, puiaque lea .qa no semblaient pas d'ordinaire sen- nations dites latines, ainsi que le mot sibles an movement des iddes..... l'indique, sont cellos qui ont h6ritf de Chacun y allait, en effet, de son pe- la conception de diriger les affairs tit coup de lance, et bien que je ne sociales par le moyan d'un grand pou- fasme pas encore, A I'dpoque de ces voir central, conception caract6risti- joe1tes :g6n6ralement aussi cour oiaes que de i'6tat social des Romains de la que vives, membre de la Rddaction du ddcadence. Main, je no manquais pas, utilisant Et c'est tout ce qua'enseigne Ia scien- ilargomoent ies resources de la press ce sociale. verbal, do mener ma petite croisade Le plus 616mentaire bon seas dd- dans loe audiences des circles privds. montre, apr6s cola, quo les individus LA SEMAINE UI FINI T SOUS PRESS lasqus et Visages PAR FERNAND HIBBERT Le volume sera envoy auz clients habitnels do la Librairie dn Matin.- Prix 8 gourds. lev6e at forms dans un milieu oi l'i- nitiative priv6e a une action te69 g:ande, garden neceesairement quel- qus chose do ce moule. Le fait de pro- adire quelques examples d'individeu trbe actife qui n'appartiennent p9s a cotte formation n'a pas plus de valeur doctrinale que celui qui consisterait A avancer qu'il n'y a pas use region do la terre, appel6e la region tropicoli plus particulibrement propre A la pro- duction da palmier. parcel que, quel- que part dans l'Oe6anie, je crois, A I 'le de Tresco, on trouve quelques spe- cimens isolba de palmiers, -- ou ea- core que si on prdtendait u'il n'y a pas un endroit da la terre, la Chine, oAi il y a plus de Chinois que partout ailleurs, sona pritexte que an peu par- tout aur 1% surface du go'be so trou- vent des Chinois.... I1 n'est pas aussi facile qu'il le pa- raft an premier abord de ruiner une doctrinA scientifique, que les publicis- tea haitiens se le persuadent, TRADITIONS FONT LOI. Au nombre des questions qua e sd- natear Cauvin ee propose de poser au minis're de la Ju.tice, je relive celle- ci : a Pourquoi a-t-il laisq un s86ge vacant an Tribunal de Cassation de- puis le 14 juillet 1909 ? a Ce si6ge vacant eat gelui do M. Jdr6- mie et tout is mondeo ent que ce qua voudrait le sanateur CAnvin, ce serait de fair occuper !e si6ge judiciaire du ministry do l'intdrienr de fe~on a ce que celui-ei, en sortant du ministbre, ne pit le reprendre. Cela ne me regarded pas. Mais il eas & propose de fair remarquer que cette feaon da fair constilue une tradition, doot a b6nefici6, avant M. Jdrdmise Mr H6raux ; et avant M. H6raux, M. Dyer. En effet, M. Dyer, coll6gue ministd- riel de M. Cunvin. aujourd'hui sdna- teur, a r6erv6 son posts judiciaire qu'il alia tranquillement r6occuper aprAs sa sortie da ministbre survenue ala suite de I'affaire Luders. C'est done la meme situation qui con- tinue,avec cette neale difference qu'au- jourd'hoi lea portefeuilles de l'intdrieur et de la justice ont change de tifulai- res: aojoord'hui MM. Arteaud et J6rd- mie; hier MM. Dyer et Cauvin. Comme dirait i'autre: c'eat la mdzue cbose, si vous voulez, mais il y a une diff6rence... Espdrons que lea ddbats de mardi r6vdleront cette difference. Jan LE FURETEUR. __ -- 1. ~-----~ -" I q ~ C1 -~ II -~ I -- I -~- Cle -1. ~-~ ---Z --- I TRIBUNAL CRIMINAL Dernidre audience ( SUITE ET FIN ) L'accus6 a la parole : il a puisque ce mot,idit-il,a itt Iache- l'insolence de se presenter devant le jury. It explique le Procki de la Consolidation par la hai- ne du Gendral Nord p -u, ce cab neo d Hyp- polite qui assura 1 elec ion de Sim A l pr6sidence, par les convoitises qui entuu- raient le g6ndral Nord ; it ne 1'en rend pas responsible. II sait que le gendral Nord n'a pas tou- jours en conscience de ce qu'il faisait : il n'a etd qu'ua instrument entire les mains desobscurs ennemisdu Gonvernement de Sama, et puis il respect le tomb ,u d'un homme qui fat on vieillard. It dit avec quelle fi6vre, quelle rage ce procs de la Conso idation a &6i mend : Ies rapports perfides de la Commission d'Eaque e que Pr sidaient A. Lilavois et C. B-uno, les furears d'une press stipendide, les mo yens les plus bis employs pour avilir des hommes que ddfendait tout un pass de loyaat&, de p'obi -, il dit A quelles angois ses il etait en rroie. Ici la voix de l'ac- cus6 revet one certain majestic pendant tout le temps qu il a pass hours de son pays. Faine abord. enfin l'accust ion. I ex- pliq,'e la C mnsolidatioi ; it price le por- refeuille d-:s fi lances en un temp; o0u I'Erat d6ait sans resources er chirgd de nomnbres d'e nprun s ondreux. It n'y avait a copter sur la bonne volonti d aucun comrnerxint : la Bmique elle-mrme avait poLss Ja mauvaise foi jusqu'A refuser de p water 50 gourdes A son prnd6cesseur H. Roy. E-. les emprunts s'accumula:ent et i' n y avait d autres voices ouveries devant I Eat. It eat un soir uae idde : s'il consoli- dait la d-tce de 'Et it. It n'eut p'u 6 con- qu cetre entreprise qu''il en vit toa,es les difficulhis : les cranciters de IE at accep- teraient-ils de ne toucher que dans 50o. 60 ais c. qu'actuellement ilsava'ent ie droit d'exiger? Li pourrait arriver A con- so'ider les emprunts les plus dlo'gans, maeis les plus rdcents ? II convoqua cependint chcz lui les re- presentants dii Commerce les crdanciers d-e 1Etat et M. de-la Myre, qui se fik prier pour rtpondre A sa convocition. I trouva tous ces messieurs intrai ables. 11 employ alors i'argumnet human par excel ence, promi des rdcom;enses A de la My e et lui remn I affure ei miia. Le success ddpissa ses e p6rances Li consolidation verde pir le corps 16gis'.at f, rdassir. Les choses allaient tes bien, les employs eraieat pays rngulikremeut, r - cevitenc memre de5 avances : il suivint "4.ne une difficult. Lt c,6xnce dite des Cables fat rdclamde par la 16gation f anc'ise la menace A la b -uch ; il otfrit de rnyer en consoliJ6s. Oa refasa, mais g Ac.: a l'argument human, I'argenr. il pa-vint A vaincre le; refi s de la 16ga ion. It n'ob- tint cependmnt que de payer l creance mritid en esptces, moitid ei ti re; conso lid6s. Mais 'es litres n'ont pas une :vilear adequate A leur chiff e noinial ; it fllAt en augm.n'er le nombre, en 6m 'tre ei- fin ea assez grand nomb e pour f ire t tire tou'e rnclamatno It n'e ait pas au bout de routes les miseres ; vint l'afftire des tramw ys. 0 devait a la comp gh-ie vingt deux annees de subvention Et eie accep- tit paa-r ses 400.ooo dollars So3.ooo en ti es roses. Sichint que la com pagnie etit en p oie A des disce-ssion;, il il fi le renchiri i offrit 300.oco do'lars, en tires qui furent accepts. F in* par'e maintenant de Cindus S t- nou. C est. dat il. la vias gr nde iniquai 6 de cet iniq*e puoces d* l C gnature de mon commis Cinbus S non. I' n'ent veu pas A Cineus a qua il a toujours fait, du bien il sait que ce malheureux a 66 contr int. Da reste, Cindus l-'a avoue li-meme. L'accuse r6vele le faith que les avocats imposes A Cindus le trainerent chez au notaire, devant lequel its se firent pro- mettre les crois quarts des dommn ges-ined- :6 s qu'ils allaient' obtenir & Cindus. II abarde ensuire I'affaire A. Box. It s'a- git d'un coupon n'appartenant A personae qu'il permit A ses-employes de se part'ger. Est-ce qu'on pent lui reprocher cela ? C'eA; da reste, I'habitude dans les d6partements ministeriels d'accorder aux employs le! queues du b dget. 11 r6pond ensuite ac reproche des majorations ; il ne comprend pas ce reproche, une loi post:mieure les a tatifides. Qu'on ne dise pas que la bonne foi de la Commission parlementaire a et6 surprise, qu'elle ne I'a pas d6chargd A ban escient. Cet e Commission a examined 1 operation de la Consolidation dans tous ses derails, il le prouvera pir une piece que la Pro- vilence lui fic trouver de tons ses pa- piers dans la po-he d'une j que te qu'il portait dans le temps en allant A Ii Chambre piece, q' e lira son avoc.t, Me M chel O:es e. II ne comprend pas non plus qu'on lui reproche les Commis- sions qu'il a pu accorder ces commissions out e6t avoudes par le Corps l6gisluif Est- ce la seule fois que des Co-nmissions aient 6 accordbes en dehors d'une loi ? Li Commission d'enque.e, la Vertu~!use, s'es alloude des co-nmnisions, qu'une loi es- venue plrs tard ratifier. II signal les services qu'il a' rendus A la R4publique, e tr'aut es le ddgravemeat du catd qui permet au cultiv.,teur de gir- der dans ses poches 830o,ooo dollars. It a toujours song A am6lioter le sort dn pay- san. * Me Leger Cauvin prend ensuite la pa- role : J'admire, d&t-il, A peu pr.s, avec quelle patience, quelle attention bieaveil- lante vous avez cout6 1'accus6 dans l'ex- pos6 sincere et cornp'et qu'il vous a pr6- sent6 de ious les f i s qui lui oat dit impu 6s ; et j'y trouve de 'els dl6ments de defense que je me demand s'il est n6- cessaire que des avccus vienaent ajouter A ce qu'ii a dit lu:-mn me. Je veux rendre un public ho.namage, au m-gi? rat qui di- rg ces ddbats et aux ja d, qut ju.qu'ici cous out pi.,6 la plus grande b:enveil- lance. Puis il aborde les chefs d accusation, la consolidation, avec les majorations qui l'out accompagade, a 6id rat.fi-e par les Chimbres. II examine les f audes qu'on reproche a Faine dans l'dmission des titres. La commission pariementaire a en some prdsid6 seule a l'operation de la Consoli- dation : c'6tait el'e qui recevait) les boas A &chinger con:re des tires, les vrifiiit et c'etait suc i'etat prd&ent6 par la com- mision qui dm.ttait les i res. Qi'it y it eu des er:eucs, des irr6gulari- ids, cela ,st possible, mais elles sont im- putab'es non a Fiame qut dans cette affaire, ii'a eu en som-ne q'a s gner, mais A 1A" commniision qui deva't les ddcouvrir et les corrige'. Ptis I'avocit examine l'aflai- re (saykow.-ki e: monte que Faine n'y est. pour rien ou plu 6 n'a cu qu'A te- cevoir es litres que Cz ykowski offraieat e-i reg'e nent de drois de D-uane. Vient ensuite I' fi ire Box ; la crdance Box 6tair reprds ntd: pr des acte; corres- pond nt A une fou niture d'armes. Faine n'a p s eu v&rifier cette crdacce ; la piece qui la jus ifiait dminait d'nn autre ddpar- tement et cette cr6auce fat prdsentie di- rec ement A la consolidation' S'il y a eu fraude dans cet e -ffi'e, Faine n'en p u - etre responsible I :i 1'.vocat critique le syste.ne de l'.ccu- sa io.in On a voulu troaver des crim- A li chi ge de M F.ine, et dais l'empres e-. ment A l'accuser, on ne sait pis donncr la peine de ch.rcher des preuves. 0 i lui re- prcche d'avoir touch de lt maison Keitel un ch ilu. quireprdsenrai un- esc-oqueri-, e: Von n'appo te pas le corps du ddlit.Oa dit qu il a contefai la signa ure de Sindus Sanor, at le ban qui pou'ratt fire claier , le faux W'est pas present. Aucane preave n'd:ant appoitte par i'accusatioa, le doute qui existe s',n:erpretera en faveur de l'ac- cust. L'avoca exp'iq ie ussi la participa- tion de Faiae aut frandes que peuvent re- prdsenter les b ,ns Rolund Mich;, Vt b un Gu llaume et San, coamm: tous le; bois de la consolidadiot, its ne farent iigabs par Faine qn'apre; verific tion de la com- missticn et pirce qu'ils dialent compris dans I'6tat presented au m nistre des finances. Le r6'.e d: Faine e a;t purement mecani- que. II semble, ap e* la plaidorie de Me Cau via, que I'accusation n'existe p'us. Mats Me Rise nid vA la rein: tre sur pied, sans que les blessures que lui a faites la d6- fease en soient moins apparentes. t II rerroduit les chtfs d'accusation. s MeOreste se 16ve A son tour : il ne s croit pas, apr6s la plaidoirie de Me Ldger i Cauvin, qu'il soit n6cessaire de s'arr6ter I aux questions de detail. II aborde le point a le plus important du procs et don't la so lotion emportera celle des autres : le Corps a Ldgislatif a t-il ratifi6 les operations de la conolidat on ? II cite une loi du 26 avril 1900oo quicouvre toutes fraudes de la con- i solidition, s'il y en a eu. Mais on soutient que le corps ldgisiatif n'a pas ratifi6 Ix consolidation en connaissance de cause : il faith ressortir le contraire et veut don.er lecture d'une piece qui le prouve. Me Rosemond, du Parque se dresse : j'attendais IA la defense, s'dcria-:-il triom- phant, et de lire un ar icle du Code Penal qui ne permet pas de fdre 6iat d'une piece A conviction en dehors des d6bats particu- liers Mais il s'agit d'uae piece b.nande du corps lbgislatif et qut a et6 publi6e au Mo- niteir, dit Me O:este. N'importe it s'agic d'une p Z:e A coivic- tion. M! Lespinass3e ob lent la parole. It ne s'?git nullement d'une piece A con- viction, mais d'une pi&ce n&cessaire i la d&ftnse. Le minis',&e public n'eitend pas bien la loi qu'il cie. Une piece A convic- tion, c'est tout objet dont on se sert pour met're A que!qu'un s n crime sous les yeux : c'est la chemise da meurtrier dans un cas de meurtre ; e-i m riere de fiux c'e', la p*ece m.:ne oii git le ftux. Le tribunal vermet la lecture de la piece produite pir M! O'este : cest uue lettre par laquelle la Chambre, avant de rtifier la consolidation demandAt au ministre des finances, des renseignements p'opres A lui fire comprendre cetre op6&ation et A la justifier. It n'est done pas vrai que la decharge ob:enue par Faine l'ait 6t par surprise. La loi dU:26 avril 9)o couvre dooc la consolidation avec des majorations et les commissions. Peut-nn faire ua crime A Fai- ne d'avoir accord des commissions en de- hors d'une loi qui les vermet ? Mais ies adversa:resde Fiine ont fiit la mime chose. Y avait-il one loi qui leur oc oyAt les com- missicns qu'ils ont percoes, la loi qui au- torise cette commission n'en a t-e'le pas suivi les percep ions ? Me Midouin se I ve ap)-e Me 0 es'e : le jury doit condamner Faine afia d eff a- yer les dilapidateurs A venir, s'il veut e, re logique, afin de coni:irer les riclami ions que les condamces de 1904 tiennent d i prates contre le gouvernemenr. Me Lespinasse combat ces arguments qu'il trouve dtranges sur les 1vres d'uan commissaire du gouvernement, reprdsen- tant la soci6td. Qnaoi le P triotisome dispenserait done d'etre just. Mis les c-aintes du Ministire publicsont vaines;les ttringers condamn6s en 1904 oat ou purg6 leu-s peires ou ac- cep 6 la grace du gouvernement ; le jage- ment de r904 a, A leur egird, acquis autorit6 de chose jinge.Its ne peuvent fire ancune reclamation. Pais it reproduit les arguments mis djii en avant par la defense contre la pr6tendue illdgalit6 des commissions accorddes par Faire. II est 2 h-s ro du mant. Le ju y entire dins si chamb-e de d6libiration avec 33 questions. SI re.arair 5 heures p->ur dUcl:ter Fa;- n. couoable de tous les fius qui lui soti reproch~s. Ea co-as6quence d& ce verdi"-, le tribu- nal condamne I'accus6 A 3 ans de rkclusion et A 3000 dollars de dommig's-iatb6, s. -- I w w S LINEGE HOLLANDAISE" w (KonlnkllJke West-lndlsche Malldlenst) Le sis Prins Willem III" est attend ici demain apres-midi, partira dans la nuit pour St-Marec et New-York. Port-au-Prince 2 Juiillet 1910 AUG. AHRENDTS Agent RENSEIGNEMENTS MErEOROLOGIQUg Observastoire DU StMINAIRE COLLRIGE St-MARTIAL VENDREDI Ter JUILLET 1910 Barometre A midi t 763 Mal Temp- raturelmmn tunm 22,4 maxirnum 36.) Movennr, e diurne de la temperature 28,8 Ciel clair jusqu'* 3 h. et nuageux en. suite. Orage an Sud depuis i h. Briu de mer en retard et i peine sensible. Pous. s;&-e et b-oillard sec. B:.rometre I6gerement en baisee. J. SCHERRR. Fermeture de la mall Les d6peches pour St Marc, New-York et I'Europe par le steamer hollandais "Prian Willem III re-ont ferm6es ce soir A 8 heu. res prIcises. Por'-?u-Prince, le 2 juil!et 1910. Faire-part fun6bre Monsieur le G-adral D 1mesle, Chef de I'Etat-Mijor du Pr6sidentde la Rdpublique, sa dame & son fits. Mr & M-m Anasthse Dorancy, Mr & Mme Joseph Doucet et legir enfants ainsi que tous les au:res membres de la famille On la dou'ear de vous faire part de la perte c uelle qu'ils viennent d'6prouveren la personae de J.ugustin FRA N(OIS leur reg et'd fils. frdre, pe'it fits neveu et cousin, d&ec ce in-. ia, A i heure et de. mie. A l'age de 5 ans. Et vous prient d'%ssister A ses funoraille qat auront lieu remain, 3 courant, A 7 hsn pr6cises du martin. Le Convoi oartira de la maison mortuire, sise rue de la Revolution. No 121, pOet se rendre 1 'dglise Ste-Anne. Revue du Marchd Eri cl6ture samedi dernier nous avobl enreg;s'rd le tiux de 478 0o0 ferme. A l'onverture landi ma in, il y a t9 un movement de baisse et nous avontst- teint le taux de 450 que l'on pratique i l'ouver u-e ce martin. 11 y a cu an pen d'affaires en traiti sur France ; le course reste nominal dal les 2 x 2-3 olo prime. Les cheques sur Paris ne sont pas ds- mand6s, le course varie de 3 I14-3 112 010 prime Cheques sur New-Yoak ont dti vendai o 314 0o. Le nickel fa*t 3 olo d'escompte. Convocation La Pr6sidente des dames Z latrines di Saint Vincent de Paul convoque les mefl bres de la Sci6td pour le lundi quatti Juillet A 4 heures de l'apres-midi. La reunion aura lieu A 1 Hospice St. Vincent de Paul. Remercim-nvnt Madame Anne Henly, Mrs A f el Hitnl, Will an et Ellen Tu ner, MN- A-har 1d M witis,Mr etMme A fred de M.tx6is et t0 les aa res pa eats reme'c&en: sian6emut les amis qui leur ont donad une preOvedd sympuh.e en assistant aux fundrailles d Madame Carmilite William etileur eavo0 en ictour leur gratitude empressde. Sibiria DEPART Kingston : Dominique, Me Ch&rim Cisar, MI'e Claire Denis et enfnrt, Loau Roy et *b6bds, Consul R. G&utier efp mille, Alice Bateau, Thomas P're M Mane D. lea i un enftnr et servant. Mme D. Syl 'ain, T. Sylvain, F. Be0 F. Archin, J hn H. Hansen, Cbartl*SC borne, Alexandre Cornellius Allent'; ges Go:bomne, Dancan Golbornt, Thb phile Brown, Yohn Sleese, Joseph BOW' S rah Jane Rud, O. Taylor, Same son. A louer Dans les hautents ,de Lilae oUC avec tout le confort desirable. S'adresser an bureau da wtW'atif r ICrll C1I1111 I Ir~ Crrr---r-~llly -r I- L I -L~ bbl- ~IL I- HALTE-LA Rafle Apas le vote bljquet et s glificat f de Ia Chambre nous avons le droit de croire La plus belle an triomphe de none camp;gtne. Ce triomphe rhvle hautement que tout n est des occasions pas perdu et que ce vote solennel est un d6nentiformel A Ia propigandeet an triom.- tr proporitaire d'une des p'us jo phe pour le Gouvernemrent. lies campagnes de Bizoton Fo r A son tour, le Senat dans quelques jours cinq dollars. (Ancienne pro- vs donner sasanciion A cc document d'une pri4t6 d Espinose en face propri6td importance capital et nous ne doutons Jeanty ). Deux carreaux de terre corn- pas qu'inspir6 des sentiments de haute p'tesment en herbes, magnifique mai- clairvoyance qui ont g ii6 les membres de son haute, bassin alimentd par dix la chambre, il n'imite ce bel ev emple, ce huit cents pieds de tuyaux de 3 pou- grand 6lan de patriotism Nou; avons ces, 3 chambres de domestiques, 6cu- confiance. ries, premises, cuisine W. C., arbres D'aillears, toutes les angoisses, tons les fruitier en grande quantitW et rivibre malhears qu'a traverses notre matheu'euse au fond de la propri&t6. II y a 400 Patrie no sont-ils pas de nature A provoquer; billets qui ne sont valuables qu'avec note pitid ? Ne sont ii; p s de na ure I le visa de Monsieur R. RONEY. noes obliger de ddstrer uise entenwe fr.n- _. che, cordiale don't I'ab;ence est la cause principal de nos 'hones ? Kola Champagne Haiti, oa ;e salt, ne pent- tre rdgnirie quS par la volont6 de ses p-opres enfant.. Reconstituant Or, ftisons done qu'A 1'aurore du 2oe si6 cle, ious les peoples nous en ourent et Formule due A I'obligeance du chantent notre victoire. D ns 1 sphere se- O'r L on A udain reine oa ils discutent nos in'e6 e s, qu2 les r, X. X Srnateurs d c la R publique n: fissent pas Ancien In'erne des H6pitaux de Paris. attention aux cris des vau ou-s qu' ffait PRIX* P. 6 00 la douzaine. Il Soleil. Q.uls fassent coisciencieue ncn. DEPOSITAIRES : lear devoir en aidant fermement Ie Prbsi- Mr Simon Vieux, rue du Magasin de dent Simon A re!eve- le prestige e la di- 1'Etat, Port-au-Prince ; Mr Georges gnit6 Nationale. Blot, rue da Magasin da l'Etat, Port- L'esprit human 6tan- en march, meme au-Prince; Mr Aug. Scott (Ldogane); chez les peoples plong6s dans la b.rbirie Mile Luce Anglade ( Cayes). la plus noire et la superstition la plus B. Conba, Jbrdmie. cruelle, ce n'est point A nous A fair 1 in- N. B. Outre cette cat6gorie, la jnre i ane Assembl6e compose d'hommes Soci6t6 Gn6drale de Kola Champagne aussi competents, aussi co:isid6rables, de I livre au public une autre classes de douter de 1'a;trude qu elle doit prendre I ce merveillex produit, an prix de surtout lorsqu'it s'agic de ro-rnre avec un QUATRE GOURDES et demie la douz. pass desas'reuct e de fmae' t s-. 1 r t" Fabrique au Chemin des Dalles res des campagnes avec les 616ments nou- SocIETE Gle DE KOLA-CHAMPAGNE vIdustie t tavilisa ion moid. e. ede Port-au-Prirce, (Haiti) P. 0. Box, 31. nos maux,. voill notre planche de stint - Ceux qui font du b uit, du po in autocc HOpital Vdtdrinaire du Contrat Mc Donald out raison d'avoir RUE DU PORT, Ecur car ils savent que ce qui 6tait possi- M UE DUFORTS, ble hier ne peat 1 etre dan-. notre temps. Mr V. H. DELFOSSE, Leur effort est done impuissant en p.- D. C. V. Docteur chirurgien, vdidri- sence do tout qui les environne. La con- naire. fiance qu'on a daas le Gouvernement no Offre aux propri6taires de chevaux peut ktre dbranile et les cpiiaux n'htsi- et autres animaux domestiques les tent pas. Cutte confitice, les honorables sp6cialitds m6dicales suivantes, A son Sinateurs de la Ripublique ont pour mis- dispensaire, Rue du Port (on Pav6e) sion de la maintenir quand mame afin que No 15 : domain nous puissions avuir la gloire de Pillu'es centre les vers intestinaux, voir le people haitien assis sous les ailes Poudre pour cicatriser les blessu- de la Renomm6etraversant les Nations Eu- res ou places anciennes, ropeennes! Poudre tonique (condition Powder), Oai, Sinatenrs de la Ripublique,donnez Liniment centre les rhumatismes et Ie dernier mot, votre sacc ion A ce contract les engorgements des genoux et pa- afin quo domain il vous revionne aussi la turons, 2loire do voir vos noms figure parmi ceux Potion centre les toux rebelles oc- dos hommesqui oat d6t pendant toute leurnt casionunes par la poussi6re en cette vie les Vaillants ddfenseurs de la Libertd saison. at do Tiavail .- .... -. Ce qua le people veut A 'henure actuelle ce no sont pas des phrases, des discourse, des pdriodes cadencde,s des programmes A meensongers, cc qu'il veut, c'est la conci- liation do nos rues politiques, c'est la rd- Iconci'iatioa des coeuts haitiens, c'est la fI- Le vapeur" Altai ayant quitter 4ion de tomtes les iddes. New-York jeudi 30 Juin pourPt- Oa a beaucoup p-rld de piril qui nous ew-York, jeudi 30 Juin pour Pt- menace, mais le phiil est dans nou.m6.mes, de-Paix, Cap-Haitien, St-Marc et No le cherchons pas ailleurs. A voes done Gonaives, est attend ici samedi 9' Snateurs A le conjurer; A vois i di e aux courant et partira dans la soir6e hommes qui out assez spdculd sur l'igno- pour MirogoAne, Pt-Goave, J6r6- rance do la masse : Halte-la, vcus n 6 es p araogna Sta-Marta Kins- que des men ears sinistres, nous votons le mie, Cartagena, Sta-Marta, Kings- contrat. ton et New York, pregnant la GEORG- S LAFOREST. mall, fret et passagers. Cours de B Or Am6ricain comptant Consolid6s 6 olo Consolidds 3 0lo o10 Janvier Provisoires Emprunt ao Aott Titres bleas Titres roses Cheques sur N-Y, prime Cheques sur Paris, Traites sur France Transferts sur Paris illets de cinq gourdes Nickel escompte course La malle pour l'Etranger ( via 450o OlO J6rmie ) par le sis Sigismund " 53 (2 oo00 fermera A la,poste, samedi 9 cou- 26 olo, rant A 8 heures du soir. 5o 02 olo Port-au-Prince, 2 Juillet 1910. 23 olo F. HERRMANN & Co, Agents 23 olo 23 01o - i1j 314 Olo prime 3 14 oo prime 6tel Bellevue- 3 314 010 prime L e mieux situ6, la plumscoe. 2 olo fortabl@e.- Champ-de-Marsm.-- 3 00la Cisino rexomm4e.- Vue our It met. American Bar PLAcI GEFFRARD VIN ROUGE MEDOC Gal : G. 3.50 VIN BLANC GRAVES Gal : G 4 BIERE AT.rT-IWANDE A. LA PRESSION1 Epicerie Fromage Etmmenthal la livre G. 2.40 FRED. W. KATSCH, propridtair- CHAPELLERIE PAILLE DE PORTO-RICO ACCOUREZ CHEZ Feliberto Gonzales ET JOSE SAN MILLAN FABRIQUE DE CHAPEAUX PLACE GEFFRARD SALON DE COIFFURE DU LoUVRE Pour tous les goats et pour toutes les bourses. Francisco DESUSE Fabricant de chaussures La Manufacture a toujours en d6- p6t un grand stock,---poirla vteue en gros et en detail, --- de chaussures en tous geures pour HOMES, FEMMES, ENFANTS. Les commands des commercants de l'intdrieur pourront 6trs exdcutdes dans une semaine A peu pres. 23, Rue des Fronts-Forts, 23 Port-au-Prince (Haiti). 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