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BHFIC DLOC UFLAC MELLON



Le Matin
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Permanent Link: http://ufdc.ufl.edu/UF00081213/00963
 Material Information
Title: Le Matin
Physical Description: Newspaper
Publisher: s.n.
Place of Publication: Port-au-Prince Haiti
Creation Date: June 30, 1910
Frequency: daily
 Subjects
Subjects / Keywords: Newspapers -- Haiti   ( lcsh )
Genre: newspaper   ( marcgt )
newspaper   ( sobekcm )
Coordinates: -72.2803802891673 x 18.5142993036392
 Record Information
Source Institution: University of Florida
Holding Location: Bibliothèque Haïtienne des Frères de l'Instruction Chrétienne
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: aleph - 000358166
notis - ABZ6468
System ID: UF00081213:00963

Full Text



Quatrime OAnn6e, No 980


Pert-au-Prince, Haiti


Jeudi, 30 Juin 1910


ABONNEMENTS
UN Mois G. 2.00
(Port-au-Prince
TROIS MoIs... a 5 00
Dpartenments UN Mois ., G. 2.20
Dparee TROIS Mois 6.00

Etranger ... ois Mois g 8.00

DIANCToUR
1l6ment-Magloire


0


j


)


LE NUMIARO 15 CENTIMES

Lee manuscrits ins~rAs ou non ae seron
pas rendus
REDACTION-ADIMINISTRATION
45, RUE ROUX, 45.

ADMINITRkiTEUR
Arthur Isidore


OUOTIDIEN


CONTEST


L'INCI

La Saintonge, la plus jolie contr6e
des Antille, est en passe de devenir
c6lbbre. Les femmes y sont admira-
bles, et les homes d'une faussetO
fine, agrdab'e, coulante,qui fait regret,
ter quo la vertu soit si ambre. Its out
one tells f.uon de vous dire les chores,
de voas les presenter, de vons montrer
le bon c6td de lear raisonnement, en
jarant leura grands dieux, en pregnant
on t6moignage la vie de leurs enfants,
do laura femmes qu'on pourrait facile-
ment croire que la vdrit6 leur sort nue
de la bouche.
Cela ne leur coite pas beaucoup,car
ils tiennent d'un atavisme hideux et
pas lointain cotte propen.ion au vol et
la lubricit6. Et les Saintongeoi-ses,
leuars femmes s'en vengent, avec rai-
son, il eat vrai, en lea rendant lea
plus complete Mdnelas qui so puissent
rencontrer.
Depuis que la Saintonge ou plut'W-
les gens qui y habitent ont su se
crder une espece d'dlite qui pourrait
Wtre remarquee m6me dans lea milieux
civilis6s,.les Gdantos, venus do F'Ar-
ceau, trouvent uaturel, de bon ton m6-
me d'6pouser lea Saintongeoises. Calles-
ci fines, alertes, presque jolies, dld-
gantes, frott4es des mini6res du monde
ou plu',t des manieres de tons les
mondes d6ploient une adresse, une
souplesse, an enveloppement presti-
gieux A la conquate des Gdantos qui
sent houreux do s'affiner a leur contact.
Paut Otre, faut-il voir aussi en ces
unions le c6t6 faible de la nature hu-
maine, car lea Saintongeoises sont r6-
putdes lea plus ferventes amoureuaes
r6pandues sous la calotte des cieux.
Les Gdantos n'en font pas mystbre, et
quand par hasard, ils sont forces de
rester des mois durant dans leur gla-
dial pays, aux brames intense, au re-
tour, ils racontent quo lea femmes de
I'Arceau n'ont rien de common avec
lea Saintougeoises.
Mais an d6pit de tout, I'homme as
saura jamais mesarer ses forces de-
Tant I'Eve curieuse. Des constatations
que son-esprit avisd a GIites ou pojrra
taire sur le sexe. he a'empresse-t-il pas
do tout dire ? Et comme cellos qa'on
a voulu appeler b6tement nos moitids
dont loin d'etre des imb6ciles, elles s'ar-
rangent en consiquence...., et nous
ratnpons littdralement A lours pleds...'
L% CrGfantos ne font pas autrement
devaut leurs Saintongeoises, ces on-
dines do la mer des Caraibes.
La Saintonge done grandissait, pros-
p6rait. L'sgriculture, qui n'existait que
do nom et sur lea programmes offi-
ciels, bied qe'elle ne soit qu'un pays
agricole, venait d'avoir un evsor au-
quel on ne s'attendait point, grA.e &a
deo lignes de chamins de for dtablies
par an Pouvoir qui mettait tout son
honneur A rdaliser cette idde, le plus
beau doe ase xves.
' Ds plantations doe totes sorteli dmer-
gtrent come par enchantment. 'Les
eafia de la Saintonge qui ju*squ IAi
avaient obteun des prix ddrisoires sur
les march de l'Arcoan sextuplbrent.,


- -I--- I II---1 .2A: A


DU JEUDI i recte des attentions do son marl, tel- ne r6pondit. Austerling montan usij,
element la femme eat l'dtre incomprd- 1'escalier. Aline avisa daus son affole-
hensible, ondoyant que nous ne con- meut conscient Ie precieux et magnif-
nattronq jamais. qua drap de son lit, et dare-dare attach
SN D IEY1 Elle s'ennuyait sdrieusement, cela une de seas extr6mitW- a la balustrade dw
6tait visible. L'enfant qu'elle out aprbs p'tit b lcon donuant our la cour, qui
deux ans de marriage, c'dtait la pacts elle-mdme etait contigise & un large
pass avec son maria, ne la satisfi* terrain plant d'herbes, appartenant &
Sea finances so trouvaient en de si bon- point. E'le eat horreur du vide de son un loueur de voitures publiques.
nee conditions qua l'aisance etait chose coear. Etendue des heures entibres sur Bistoret se laissa glisser lentemrnt
commune chez lea Saintongeois. Des son immense divan, elle se ddlectait le long de cette corde de sauvetage im-
hommes, de i'autre c6Ol de l'Abrio,qui amoureasement sur la vanue certsine provis4e par sa mattresse, cependant
eit une mer baignant les c6tes de la de son prochain araut. MNis ella res- quo les pas s'approchaient de pl a on
Saintonge, arrives on fouled, drigeaient tait toujours belle, et sa m61lancolie en plus Aline, doucattement 4tendue
de vastes habitations,des villas de pla- ajoutait encore A cette baautd torture, sur ma chaise-lit, les yeux a demi-clos,
sance ou la vie somptueuse, voluptuen- relev6e par la fatigue de ses yeux rem- requt son maria avec une figure ,van-
se, et famili6re et attrayante coulait piis de volupt6 alanguie. gdiique, les femmes ne sont jamais
comma dans un E'dorado nouveau. Ella deviant une lisause accomplie, l-a- belles qu'en nous mentant, at lai
Ua natif de la Mandonie, 6tabh de- ne sorlit ga6ra et regat encore m)ins tendit ses ltvres pour un baiser.
puis vingt ans dans la Saintonga, s'6- ses anciennes aami.s qui da is leurs Mais an bruit monta de Is court dd-
tait mari6 a une Saintongeoise de surprises jugerent qu'il po ivait avoir serte A ce moment. C'dtait Besioret, la
premiere famille don't lea grands pa- qlielque chose dans cat esseulement 6- larron de I'honneur d'Austerlirg qui,
rents avaiant occup6 les plus hautes trange d'Alire. voulant enjamber le petit mur fermant
positions dans l'Etat sous Adrian, un Lis hammes d'affaires d, lI'Arceau la propridt, de colui-ci, roula sur l'
president A vie, r6putd A juite titre, ayaunt pass l'hiver d.ns la Sain onge talus de la court voisine don't it
comme un des meillears potentate de rdsolurent d'y acheter de vastes pro- out la figure ddchirde at lea assisses
la Rdpublique. Les petits-enfants s'6- prietds. L9 pays dtait agrdable, lea naturelles presque meurtries.
talent tir6s comma ils le pouvaient avec soirs do x et lumineux comma dans Le lendemain au C!rcle des Gbantoo,
lea autres gouvernaments qu'avait con- une fedrie. et la fortune, dans la cour- apr6s la visited de Austerling dans les
nus la Saintonge. Le pare de cette Ali- so qu'oa y fait, atteinto sans efforts. quarters sinistrda avec sa famme, oa
-ne, qui nous regarded, avait gagn6 une Austernug passa quelquas jours sur noe tarissait point sur l'4v6nement do
grosse fortune avec Balthasar, un dqs sss terrs avec sea aoavvaux armts, la veille. Lis Gdautoa a~sis autour
plus fdroces tyrans ayant rdgnd sur la les fit chevaiuchr A travers cellos des d'ane table, ingurgitaient de nombreax
Saintonga. Anberting, c'6tatt le non voisins, et dscida de rovenir A Chain- patits varre. d'unwifkiy indien, qui eat
du Mandonien, qai devint le saigaeur pisy, capital de la Sainthonge, deve- 1eur boisson favorite. L'amant de Mme
et maitre d'Aline, dbbarqu6 petit com- nue une ville gigantesque par les gros- Austerling, Bastoret, trinquait avoc les
mis d'un de ses compatriots, so fit se affairs qu'y avaient combines lea Gianto et condescendant, appronvail
pr6aenter chez lea parents d'Aline et habitats d, l'Aceau et lp maliiplea et visiblement Austsrling qai, done une
s'*prit d'elle. solids construction vlantdes IA, di- note oitrageu.ement fore6a, vantait le
Cotte enfant de 17 ans se mitamor- rait-on, par des m ,ins de Cyclopes. tempdramment at la vertu de sa fem-
phosa compl6tement d6s qa'elle se sat Mdi la- veille de son retour & Cham- me. 1 souriait ironiquement ; il son-
aim6e. Elle multiplia ses toilettes, sea pisy, upe dl pls merveilleuase mai- ralt plus narquoisement encore quand
coiffares ; au bal, dansaut avec Auber- sons situa quelques centaines de Austerhog le pria & diner chez lui.
ting, eile.s'abandonna dans ses gros- isntres de son quarter flamba snas Coest suns qu6remonie clamoitil.
ses mains, mettant en relief sa jeune q.'o6 pr t d:ablir les causes de l'in- Et au salon, po'r le cocktail, Aline
et pr6coce poitrine d'oi montait un cendie. ToA e l valle fat ea emoi, us fit des reprochns A Mr Bastoret de no
parfam de chair qui girait le rustand. ocdan de t1 6s e traisporta sur le lavoir oni vt n rencontre ancune part.
Los visits d'Ausberiing chez Aline lieux. co*nrne cst I'habitude daus la 1e rpondit un mensonge qua parta-
6taient une v6ritable f4te. La maison Sainthong loerte-, ces contemplateurs geait AusterliDg en expliqnant A Sa
parade come en un jour d'apparat, res- regardaient brdler tranqaillement une femme quo les jeanes gens de la Sam.
plendissait. Intelligence, dissimul6s, parties de la v.dle. Lqs amis da couple tong south, des ours qui creigaent le
avac toutes les roueries du moade,ellei d'Aus'erliig devisaient d'amour, do monds et les femmes.
rev6tait le salon de flaurs, de plants chiffoas, sur le theatre du fl6au, et ri- A table, qaand lea jolis pieds do
odorantes, et Austeriing, dbloai par un aient come si de rien n'dtait, devant Mme Aus erling serrbrent ceux do son
tel d6cor, so laissait aller A la plusex- la beau'6 des flame. qui rouges, ami, celui-cieut peaur que le trouble
tr4me passion, Un soir, comma it pre- plu rougas s' teadiient d6m6surd- qui so lisait jasuae dans ses yaux ne le
nait cong6, la m6re de complicity (c'est ment en a dvrant daun leur cr6pite- rendit coupable.
la pourvoyause naturelle de leurs fill) meat marstruaux, alimeatei, par la Anae. maltresse d'elle -m6m, im-
na reconduisit pas le visiteur, et Aline brise qui veaiit de so lever, las cons- perturbable de sang-froid, admirable
soule accompagaa Austerling jusqu'A truc'ioai du quarter. mme do joliesse pernicieasa disait :
la barribre. E lini don aant la mIin, Vous reprendrez. Monsieur Busto-
hardimrent elle la retint dans la siennae, Aline qai avait A catte minute dans reat de ca poison, il est'vraiment ex-
A l'dtonnemeat naif de son fatur mari sa chambre Gaorgas Baitoret, son a- qua.
qui lai dit alors son amour on lai pre- mant d&pais sixth miis, ne s'occupa pas RASTIGNAC.
nant goualment les 16vres. p'us de l acendi-i qa'an poisson d'une
Its asomari~rent quolques tomp3 13omme. Da t mps en temps qnelqaes
apr6ss jests amom entaoillasSai lueurs do a viliaa en fe,, venaient so joner A
apres, jaste au moment oi la Sainon- A4 travers sa moat-tiqa6re, ce qui por-
go ae transformait soceral emeo t p0 tai..an prxym lo-n jea pu6r.., mais"
litiqu nt. Q aol ques bauquie.s dotart aulrxysmetear eu purl, ra
I'Arceau ne purentltter do concurran- non innocent. P d iUipe ie
ce avoc les nouveaux venus qui s'ema- Brusquement an bruit de voiture se-
paraient de tout : lines de bateaux A fit entendre dans la cour- C'6tait Aus-
vapear, chemins do for, emprunts da torling qui revenait de la plane avec Les miles forces
Gouvernement,rdfection des villesetrom- see h6tes, avis6 par le T616phone da de la Ptablot
tea publiquev,aussi so retirtrent-ils des danger quo povait courier sa mason, -
afatires avoc d e Idgers b6ndfices. Aas- qui fat sauv6e par lI vent qui availt 11 y a qequcqes annies, A Boston, Uone
sterling lai, revoofs bientOt A son com- change de direction. mason avait chetd tout un lot deces vas-
merco do change et de toiltrie pour soe Bastoret trembla. Comment fire I tes parapluies qu'on install en &i an board
jeter dans des plantations de figaes- Car les domestiques alignas sons le de la mer, pour se garantir des rayons do
bananeos don't raffolaienl sea fr(res at txottoir surveillaient attentivement le soleil. Elle y fit peindre de la publicity
qui so payaient cher sar les marches pepulo avide de' piller les demeurs a pour ses amcesles,etFes donna ensuite A ceug
e 'Arcdan. des reprds mtants de 'TArceau. Auster- de ses clients qui dtaient en measure de lea
II y gagna une rich3sse colossale, ling criait : Aline, Aline, quo faites- atilIser.
couvrit do luxe, de bijoux, Aline don't vous ? Descendez voir ce coud d'ce.i, Or, encore aujourd'hui, on retrouve de
l'ennui augmentait ea proportion di- c'est effroyable et admirable I Personne ci, de 1a, de ces ombrelles g6antes, utili-


(


~ 4 d-- -- 111~' 1 II -- 9C Il I I-







sides par leurs possesseurs de la premiere
heure.
A Wonderland not.mment, ville proche
.de Boston, visitde chaque jour par des mil-
liers d excursionamstes, il y a cinq de ces
ombrelles installdes devant les masons de
lears propriedaires tt qui font triompher
I& pubhicht de I'ivgdnieux donateur.
Lu principal Bnque de Saint-Joseph a
trouve un moyen original de se faire con-
nattie. Elle donne des anneaux pour clefs
A tons ceux qui le disirent. Chaque an-
uean porte one pe ite plaque avec numiro
at le nom de la Banque, et il est tenu un
registre A la Banque, od se trouve inscrit,
en face do numero, le nom de la personnel
A qui l'anneau correspondent a et6 remis,
de sorte que, en cas de perte d'un trousse.u
de clefs, il suffit A celut qui le trouve d'al-
ler A la Banque pour connaltre le nom du
propridtaire du trousseau.
La Compagnie d'assurance The Metropo-
litan t e Company Insusance Co, de New-
York, vient do recevoir tout pros de 1o.ooo
-d&coupures de journaux traitant de la hau-
teur de la tour qui fait de son monument
l'un des plus :Cev6s du monde. Un expert
estime que ces d4coupures forment un to-
tal de p us io5.ooo pouces, soit pres d'un
million et demi de lignes. Si la Sci~
-avail A payer ces Iegaes au tarif actuel des
journaux, elle devrait d6bourser 44t.ooo
dAllars.
Oa grossirait facilement A 1 infini cette
danuanration des formes nouvelles de pu-
blicitd qu'A ddcoavertes l'inventive imag*.-
natlon anglo-saxonne.
Mais, sans al'er plus loin, it suffit de re-
gurder un mur convert d'affiches, ou les
deranires pages d'un magazine, pour voir
qu'il y a une multitude de styles d'annon-
ces : illustrations, textes, varient A l'ingni.
Les unes sont comiques, les autres srieu-
ses, les autres saisaissautes de laideur : dans
les unes c'est le texte, dans les autres l'il-
lustration qui joue le principal r6'e.
E( cependant, eous ces miles forces, la
public46 dolt toujours iendre vers le m6me
but. Par ces mdlles moyens elle se propose
hl atme action sur l'esprit do public. De
cetie diversity, il doit done y avoir moyen
de de'gager les !ois. II est possible d trou-
ver un il conducteur pour le n6gociant qui
desire fai:e de li publicity, et recule effrsyd
devant cet insaisissable Prot.e. Mais pour
sTvoir qu'elle est la bonne publiciti,il faut
d'abord eiudier lenmcanisme de son action.
J. ARREN.


TRIBUNAL CRIMINAL

( SUITE )
Le t6moia Lesravinas
Me Lespinasse damtnde au t6moin s'il a
assisted a des lanes entire les intdressls et le
minoistre des finances ( p-opos de la Con-
solidation ). Le ,emoin n'en sait rion. Me
Rosemond, du parq.ie, vent parler, Me
Orest l'interrompt : Le Parquet a dit qu'il
n'avait plus bosoin du tmota ; voudrait-
11 revenir sur sa parole? -Non, dit le Subs-
thut Rosemond.,mais i vent say ir quelle
sort* de lihbralites entendait tout il'heure
le ministre, it vent eatendre quelq ie cho-
se de precis Me Oreste : Si le Parquet
a'a aucan profit A tirer de cette question
il a'est pas necessaire d'y insisted. Lq..
Doyen intervient, il vent savoir si ces libe-
raliies fites aux employes sont A la charge
de I'E at on de l'accuse. L'accusd r e rd-
pond pis a la question do Doyen, mais
psomet .d y revenir.
Le t6moin Kieffer
Vient ensuite le lour do t6moin Philip
pe Kieffer, age de 4o ans, oommercant ori-
ginaire d'Alsace. It connaissait Faine avant
meme qu'il fat minis're, mais il ne lui est
ni alliE ni attache. II a dte dEja interrog6
sur la consolidation, il ne la racontera pas.
Du reste, i1 ne sait qu'une chose : il a etd
utrs heureux de voir Faine au pouvoir. Le
Commerce etait tus bat, on ne payait pas.
Les commergants furent done tras contents
de voir Faine rdaliser la Consolidation,que
a'avait pu faire Herard Roy; mais lui, i a
, an regret, c'est de n' avoir eu A toucher an-
cone commission. It eat & jouer un bout
de r6le dans la consol dation ; ih ne s'en
repent pas, la consolidation ayanr fait mon-
tsr les litres. On lui parole de courage ac
cord6 sax eamployi6s de la Banque. Cela lui


semble tout natural. Les simples courtiers
rewoivent tons lss jours des courtages : les
employes de la Banque devasia -iis e6re
moins bien partages?
D. Ce que vous venez de dire, temoin,
se rapporte-il A Faine ? A la Consolida-
tion. Est-ce a Faine on A son adminis
tration ? C'est one simple formalitd. -
L'accus6 est interpelle : les dEclarations do
tamoin ne pecheat par aucun c6t6.
Le Jurd Torchon au t6moin : Emplo-
yd A lI Banque.qu'avez-vous va dela Con-
solidation ? Rien, mais il Etait porter
de Titres.
-Aviea-vous connaissince du vote do la
Chambre ?
It y a eu des majorations votes.
Le Miaistrer Pablic : le tImoin sait-il
quelque chose d-s 270.0oo dollars de ti-
ire ? 11 o'en sait lien.
On'-tilsde partages? On dit qu'ils ont
&d brdles
-Etait-il du des commissions au Prdsi-
dent, aux colleagues de Faine?Je ne pais etre
juge du Pidident de la Repub ique.
--D'apris la loi?...-Je ne connais pas la
loi. Le Ministkre public continue. N y
n'avai -it A avoir dts majorations que les
personnel qui dtenateint des titres ?-Me
Lespinasse intervient. Protestation du mi-
nis:ere public qui ne vent pas 6tre inter-
rompu. Protestation de Me Lespinasse. La
loi lui permet de ft-e des observations.
It semble au )Doyen que il minis ere
public n'a pas le d ok d'6 re in errompa.
Me Leipinasse n'en parle pas moins. Les
trmoins sont appelts a d6poser sur des
questions de fai', et 1 on pose des ques-
tions de droit que ne peu. vraiment tran-
cher un tdmois sorti de la fou'.e... Me
Oreste vientila rescousse. Je ne peux lais-
ser le Parquet s'6garer A des questions inun-
tiles. Oa demand. ici au tdmoin Kieffer,
etranger, d emettre une opinion qui, dmi-
se en pleine rue, le ferait apprehender I
Ii n'y a pas lieu, conclu.-l, ai cette
question.
Le Minis ,e Public estiine qua ce n'et
pas tl moment de fair des ph cases. C est
parce que la question embarrasse la defense
qu'elle ne veuc pta la voir poser.
- On la pose cependant : le temoin n'en
sait rien.
Mais vous savez quo les faux litres....
- Je n'ai jamais prononcd ces mot :s
faux tires.
BEst-it i votre connaissance que Faine
availt un itre coaso ld6 do 63.ooo dollars
A 5 ojo ? Le t6rnoio n'en sait rien,- Et
Ies 6 0lo ? It sait que Faine en a achete do
son argenw.
-N'avez-vous pas 6t6 le mandataire de Fai-
ne A l'occasion de ces litres 7- It en a too-
chd plusieurs fois les int&rcts, ei il les tou-
cherait encore s'il n'avait di se rendre en
France. II fat alors remplace par ie fits do
Faine.
N'a-t-il pas endossi rour Faine ?-Oui,
et pour d autres personnel aussi.
On lui parle des titres bleas : il n'en
sait nien.
On po.e encore deux ou trois questions
insignifiantes aso tmoin, qui est ensuite
renvoye.
1 esat 8 hours et demie : le tribunal ren-
voie A demain, mercredi, la continuation
de l'affa're.
Les d6bats g6n4raux
Hier, vers 3 heures, ont etE onvetts les
dEbats gendnr-u. L'accusation que sou e-
naient Me' Tbibaulc,Rooemond et Midouin,
du Parquet a rencontr6 de brillants adver-
saires dans les avocats de la defense.
Nous donnerous demain le compte-ren-
du de cette audience, qui manarquera certai-
nement daus nos annales judiciaires-
En attendant, nous apprenons A nos lec-
tears que par son verdict le jury a declared
coupable A l'uoanimii6 l'accuse P. Faine.
L'audience a pris fin ce matia iA cinq
heures.

SOUS PRESSE


Iaques 1 Visages
PAR
FERMA.ND HIBBERT
Le volume sera envoy aux clients
habituels de la Librairie du Mathin.-
Prix 8 gewdes.


RENSEIGNEMENTS
M rfiTOROLOGIQU3T-
O~bserva.toire
DU
SIMINAIRE COLLEGE St-MARTIAL
MIRCRKDI 29 JUIN 19 O
Barometre A midi '763 m mQ


Temperature minimum 23 2
Maximum 33.9
Moyenne diurne de la temperature 29,2
Ciel clair la matinee et ttms nougeux
l'apris-midi. Pluie an Sad.
Barometre en heasse.


J. SCHfI R.
C mission
Pr.kre de lire as bas de li lettre de la
Legation de France adressee A Mr F. Ch6-
riez, la signature du Ministre de France,
Mr L. Maurouard.
Tribunal de Cassation
Audience criminelle 'du Mercredi 29 jUin
1910.
Le Tribunal prend singt A dix heares
et demie du matn. sous la prdsidence do
Monsieur le Vice-president Ernest Boa-
homme, et pronounce I'arrtt qui dEclare la
section criminelle iocomp6:ente pour con-
natiire du pourvoi des sieurs Thilismond
S vre et Fleurimond Brenord centre 1: ju-
getnent du Tribunal sorrectionnel de
Por.-de-Paix en date du 30 Juillet 1909,
contradicioirement renda sur opposition
entire eux et le sieur MEnard Valencour.
Les affairs entondues sont :
Celle de J. Y. Bigio, demandeu- par
Me E. Volel conire Theagine Gay, defen-
deur par Me Delabarre Prre-Louis.
Le Juge Heraux a lu son rapport et lI
Ministere public a concluO au reject du
pourvoi. Ddp6t des pieces.
-Celle de 0 Dachaine, demandeur par
Me Camille Latortue contre une ordon-
nance de la Chambre du Conseil Ou Tri-
bunal civil du Cap-Haitien, est renvoyhe
A une autre audience.
Celle de A Charmant, dem.ndeur con
tre Rodolphe Alexandre.
Le Juag Laraque lit son rapport.
Le M nistbre public, Cunriel, conclut a la
cassation da jugement. Dep6t des pieces.
Celle sur opposition du Commissaire
du Gouvernement Midouin, de Ia Chaumbre
da Conseil du Tribunal civil de Port-
an-Prince de l'affaire Frederic LUdecke.
. Le Juge Laraque est entendu en son
rrpport et le Minisi're public, Dominique
en ses conclusions tendant au reject du
pourvoi sur opposition par le Ministere
public da Tibunal Civil doe e resort.
Dep6t des pieces
Celle de V. Toassaint Noel, deman-
deur par Mes Latortu et Enoch Dese, t,
centre Isema Casimir, defandeur par Mos
Dormeval at Aug. A. Heraux. est renvo-
yde A une autre audience sur la demanded
de Me Desert.
La passatiotan k'itaine de l'affaire Has-
bourne a eti admise par le Tribunal sur
les observations presentees par Me Oreste.
Le Tribunal live le siRge et passe en
Chamb.e da Conseil o& II en'ead les af-
faires suivantes :
-Celle de Dieu)asteNitolas Aind, juge-
suppleant et Josaphat jn-Fran;ois, corm-
mis-greffier du Tribunal de Paix des Go-
naives.
Le jageHidracx lit soa rapport.
Le Ministere public, conclut I nue in-
formation.- Dip6t des pieces.
Celle relative Ai ne plainte du ci-
toyen Ant. S Vil centre le ]jge de Paix
de la Commune des Veriettes.
Le juge Janvier lit son rapport.
Le Ministere public, conclut A une in-
formation.- Dep6: des pieces.
Cin6matographe ce soir
C'est ce soir qu'aura lieu la repriseata.
tion cindmatographique qui, A cause des
lies n'a pu avoir lien ni dimanche ni
lundi.
Le programme attrayant de la soirde est
un indices certain de succ6s.
A ce soir donc au Caf 'Bostonian.


I P 7


I ~ -a bl I I J~ I,, ~-.IC ~C-rL~ la-s ~sr _-- -- ~


i -


I


'aii e-part fanebre
eVous 6tes pride d'assister aux fanrail

Madame Camilite William
d6cedde hier, A 7 heu es du soir ,.
nie des Sicrements de I'Eglise.
L'Enterrement aura lieu aujourd'h" i
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