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BHFIC DLOC UFLAC MELLON



Le Matin
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Permanent Link: http://ufdc.ufl.edu/UF00081213/00920
 Material Information
Title: Le Matin
Physical Description: Newspaper
Publisher: s.n.
Place of Publication: Port-au-Prince Haiti
Creation Date: May 10, 1910
Frequency: daily
 Subjects
Subjects / Keywords: Newspapers -- Haiti   ( lcsh )
Genre: newspaper   ( marcgt )
newspaper   ( sobekcm )
Coordinates: -72.2803802891673 x 18.5142993036392
 Record Information
Source Institution: University of Florida
Holding Location: Bibliothèque Haïtienne des Frères de l'Instruction Chrétienne
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: aleph - 000358166
notis - ABZ6468
System ID: UF00081213:00920

Full Text






Qcatrieme Anim6, Me 937


Pert-au-Prince, Halti


Mardi, 10 Mai 1910


ASONNEMENTS


pa,..em-Primce

iprpzWomets

r o


UN Mois G. 2.00
TROIS Mois... 5 00
UN Mois ., G. 2.20
Taois Mos 6.00
raoss Mois. 8.00


DIruCTNUR
0I6ment-Eagloire


c


I


OUOTIDIEN


LE NUMtfRO 15 CENTIMES

Lem manuscrats inmAr.4 ou nona e serou
pas rendus
REDACTION-ADMINISTRATION
45, RtE ROUX, 4)

ADMINIaTRATKUL'
Arthur Isidore


Histoire d'Hazti

A L'USAGE DES ADULTS
LIVRE IV


Le Pacte Fondamental
La Constitution de 1806.
II

1 no taut pas de grands esforts de sans avouds, sans mddecins, sans fon=-
demonstration pour Atablir catte pro- tionnaireq. mais elle no peat vivre
position que, aprc. I'organisation des sans les agricultears, qui lai doinent
families, le principal 61ement qui sect la matiere premiere do son alime ta-
& mesurer le degrd r6Ai do force et do tion ; sans lei fabricants, qui fa;,on-
vitalit (ld'ne socidt6, est l'orgaaisa- nent les objets ndcessaires A l'existen-
Nox du travail. ce ; san- los commeriants, qui distri-
Ea elltt, c'est le travail qui rand un bu-nt le tout aux endroits oiu le bs-
pays prospbre et on peat augarer de soin s'an faitt sentir. av
son avenir par le simple examen de Toute consultation national et toute
son organisation da travail. -rin-notion socialse 1gitimi doivent
Tous les observateurs qui vauleut so aVoir pour objet une am61ioration dans
rendre compete doe l'tat d'un3 sociWtt, I'A'at des families et du travail, au
6tadient d'abord l/ foer, puis 'atelier point de vu)3 ds besoins moraux ou
S'ils sont tou deux bian org Inis6a, on matdriels : c'est ce quoe ous d6signoas
peat, sans crainte d'erraur, tirer l'heu- commandment par le mot de progress.
reat horoscope de cette soci6td : el e Cl-, aus.i bien, it no peat pas y avoir
set formeaur see assists et le p'us A ,1, prog: s A l'ancontre de ce double
I'abri possible des commotions violec- jeo d'intbrats sociaux.
tW, et si parfois celles-zi se prolunisent, O conmme lo plus sdr garant du b3n
c'est pour mettra sealemint on quas- accomplissement d'une tAchi est celui
lion le sort d'un pouvoir public ou poar la profit duquel la tache est son-
d'uce institution, mais jamais, ou du I I s'elfTctuer, tout movement social
moins rarement. la vitality mine da no peut 6'ra bion inspired et bien dirig6
pays: an contraire, cotte vitality, quo sous l'inspiration directs des ta-
r6sultat direct de l'orgauisatto i d ,4 miaies, r'pr6sentdas par les chefs de
foyers et des ateliers, des families et famille. et do travail, repr6sent6 par
do travail, reite toujours le contre- es chefs d'atelier : tout autre patrona-
poids pr6cieux qui r#g ilarise le mou- ge est artiticiel et subsidiaire.
vement perturbateur des revolutio3s
oen leaur assignaat on but qui tend sIns N )s avons vu ce qa'dtait, son Des-
cease vers I esprit de cotte donb'e or- N s aoe s Vi co qn'dtait, sous Des-
Ssatines, .'A6at d no.familles elles
nisation. en emp8chant qu'eltes s'en exiitaiant A pine, et durant la pdriole
.ar'eat, A la faeon exacts des rails de I'administration impdriale, rien ne
d'acier qui limntet la course du'ne lo- fat tent pour les acheminer vers un
comotive et parent: auz dangers das cornm-neement d'orgknisation au
deviations nui'ib co.nce nt dorganisalion ; au
L foer 'ater ai famie i t. co itraire, i'esprit de d6bauche et de
r i foyer 'atelier, plaisir intense qui caractdrisa cotte
organisation do travail, sont done, 4poqie empotha, our ce point, touts
dan e n pays, 6troitement sauziaireo, eb uche da constitution so.iale en-
St les Jounes gndrations, pour pou- courag6 u'd 4teit, d'silleurs, par les
voir as tenir droit, ont bosoin do ca- corag qu'il tait, d'aillurs, par le
dre do la famille, comm jeans vceoi meme do Ia personae imp6riale.
tige a basoa d'n support rigide en Qaant aux patron. agricoles, indus-
attendb dantsppordevion t v no trgon trials et commercianx, is existaient
mattendaxt q -'ello t deviene d n tron. d'autant moins que tons coax do Ia pd-
moens flexible,-l'effort individual des rioledcoloiale, toot ddsorganis s n'ils
adaltes a tout autant basoin, pour a,- fosnt 6je i par tout ides rganvols qn'iI-
qeurir I'habilot6 et la sp6ctalisation fassent ddj& par la iddes r6volut' od
a6cessaires poor surmonter les concur- nainre venues do France, avarentd 6t t
roences, da cadre directear da travel durant et aprs loes guerres do l'idd-
lacarn6 dans lea patrols agriloles, in- pncrdace, on cterie de pays on mas-
dostriels et commerciaux. a escr6 dans Ia tuarie do 180N.
Cost cette direction quae nous appe- Leo ateliers eux-mdBe. avaient 0t6 r
lons le patronage natural du travail; d6truits et nous avons va d6j&, notam-
ce month cos patrons quo nous appelone ment par one lettre de Geffrard A Des-
les patrons naturals d'una sociAte, car salines, comment, quoeques moai a
e'ost d'eux, ot :uniqaement d'eux, quo pine apre aIs proclamation do l'ind- o
"dpend le sort de l'agricalture, do l'to- pendance, ils dtaeint uo pen psritout 1
dstrie et da commerce d'an pays. don an n 6tat do pdriclitament voiein do
Or, a cos trois professions asuelles la ralne. 6
ropr6eentent les travaux essentials, Notre masse social manquant ainsi q
*Mu qei procarent :o pain q jotdiea, de sos chefs ls plus naturels, lea d6- l
ox auxquoel leas antros travaua ne tonteurs do la force publique matd- h
peavent quoa voeair a s superpower. Lora- rielleo prirent facileoent la direction ti
qm see professions mouflrent, toat le de I fole, at leaour degrd do puaisan- c
M social souffre ; lorqu'elles de- ce persounele 6tait o-actemont Oui- tI
b t, tout Ie corps social d6pdrit, valent a la quantity de force effective
Mmeo U arrive pour le corps human quoe chacun d'eux ditonait. Si Chris- c
ild eas de o'afmaeter. tophe deviat chbef iaconteet4 c'est p
a Use sel6te peaut, A a riguear, vi- parce q'l deait le bras le pls fort.
M asma avoests, sam jourMaiAte, On a seavost dit, et aves ratoe, qe


si nos chefs d'Etat soont tons despoteq, Ie, Ie faux principle doe la suprdmatie
cela tient au system lai-mcme. Quel- intellectuelle dans le government du
ques-uas, faisant de la pdtitiou de plys.
principle, oat meme avancd, s'en tenant Le principle qua chaque region du
A l'apparence des clihos, que toat no- pays devait dtre rtprdsintee dans I'As-
tre mal venait de ce q(ie I'autorit6 du semblde constituante par ses autori6ds
chef de I'Etat n'Atait pas assez contre- sociales le plus 6videntes e. lei plus
balance par l'influance des assem-, 6minentes, 6tait ei 61oignQ de la con-
bl6es politiques. L'Ex6:utif sans con-'ception ties chefs d'alora. que le para-
trepoids, a mtme 6crit formellement grain lii suivant dut paraitre natur-l a
Edmond Paul, a fait la cause de tous tout le monde :
nos malheurs. v a Vous voulrez bien lear fairs olsel-
Uce s6rie d'expricncas doulouren- ver (aux 61ecteurs),qaae la non-rdsideo-
ses nous a montr6 que la contre-in- ce dans la paroisRe n'est pas une quali-
tluence des assemb!des politiques no t6 exclusive de l'6'ection : tout citoyan
pent pas s'exercer dans une soci6td d'llaiti a droit A la nomiuation, uartout
!,ans families et sins organisation doe oi it sera reconnu digQe.*
travail, ou, ce qui revioent an m6me,
dan une socidt6 dans laquelle la gran- De cette circulairo et do cas 6!ections
de masse d3s families et des ateliers sortit une Assembl6e politique compo-
est sans organisation ; car l'assemblde s6e en majeure parties de militaires, et,
politique, le parlement d'un pay,, n'a pour le rests, de lettr~s chorsis par les
pas de force qui lui soit propre : il chefs militaires au nomb'e des tl.es r4-
emprunte toute sa force des forces so- put6es les plus forces du p3ay.
ciales elles-mrm i qu'il ev c-nus re- a On remarquait, dit Saint-limvy,par-
prdsenter; et sA puissauce et son efti- mi lea d6putds du Nord, Jutse Hugo-
cacit6 sont en raison directs do I'or- nin, Lsgroue et )aouy, trois hommns.
ganisation de ces forest ociales. :instruits, mais tous dvou6s A Chria*o-
Nous toicherous ces v6rit6s du doigt phii. On y remarquait aussi Cdsar Td-
dans le cour. de cutte par'ii do notre 16meAque, qui. maire du Cap. A l'ar.i-
6tude, autan. di lois qu'tl nous ssra' ve de i'expdittioa franyLise, s'dtat 1o0-
donn6 de constater la faillite do nos blemeat d6vou6 au s4lu doses admini-.-
diitl'e ite, opp,)itLtns pa lemenairas. t*64 : le bon sewn de la pe~sde, Il sa-
t. qui c nstitue doac essentiellement gesna de la parole. la droiture de la con-
le sys:6mi du despo'isme h fitien, ce duite, I'avaient fait diszinguer durant
qui est son principal 616ment, ce qui lui tout", la revolution.
forge sa puissance, c'est Ie manque Guillaume Manigat, ancient juge de
d'organisation d ) no4 famiil is e: d- noi paix au Fort-Libirtd. conna pour I'6-
ate iers ; car, loreque ces forces so-ia- nergique d6moastriion avec laquelle il
les manquent, les Pouvoirs publics out so signal lors de 'atlaire d'llAdouville,
teniance & occuper lear police ot A so n'avait de passion que pour 11 liberty.
charger d3 totes !ei fonc'ions sociales a Pierre Tnimothlit, ancient ofticier
vacantes. d6missionnaire de Ia 9j demi-brigade,
C'est pourquoi os dillrantrs GIaver ne brillait par auiune lettre, mais la
nements no so dis'ing.uent guere que douceur de ses minwrs, l'aversion qu'il
par le carac '-e personnel de leurs 6piouvait d la tue des ,toindres injus-
cbefs ; quant aa mdcanismi gouverne- tices, le rendaient cher A tons coaeux qui
mental, it est !oujours rest le meme. Ie connaissaient.
a Bruno Blanchet d6tit I esprit gnitra-
A F'aile d(1 cs considera.ions, nous lisateur par excellence, tel qu'il on ap-
pcnuvoni maintenant apprdcier 'Atdt parait toujours au moment des trans-
i'.f'n vAritable qae rdvble la circulaire formations so iales.
dlec'orale de Ch-istophe. Daumec, I'honme spiritual, orateur
A.- d p r- ,. aussi grave qu'dloquent, eOt M6t, par le
A dfaut de patrons nturels, elle talent, remarqu6 me our un theatre
nous done des patrons miitiaires ; ce plus vaste et plus civilise.
sont ces patrons arti/ficiels quisoat char- Parmi les ddput6s de l'Ouest at da
g6sde conduire lea electeuts a l'urae.Et Sud, on d6aignait avoc hl.oneur Th.o-
quots d6ecteurs ? l Tons le, habitants dat Tric"et,dont les connaissances dtaient
e chacune des paro.sseri dit la cirtu- tastes en principles de Wgislation ; Bon-
air., d.cr4.art ainii l'galit6 de tous not, quAi devait, A la secretairerie d'E.
ans le Idroit de participer A la conw- t-, m.ntrer de rares capaciit4 adminis-
raction de la puissance pablique,n'im,- tratives; Divid-Troy, chez qui l gind-
orte le d.grb de culture, d. moraia IrosiU dua c ar le disputait Ala vaieance
it de discernment, n'mporte sartout la nlitaire ; Lys, don't Ia diction corrects
nesure dans la uelle chscun est intd- captivaiL ios esprils, don't la tournure,
e0se au boa ordre social. Lloours inartiale, frappait de respect
Maintenant, qui devra-t-on 61ire? m me se eannemi, ; enfle, Prtion. a
La question no so poserait meme pas qui une, arriare militaire sans reproche,
i lee forces soi ales 6taient orgacisdes: et l'ou eut ajouter saus pear, assurait
e suffrage de la masse irait naturelle- la contiacce et I'allection de teus ; ora-
meat very's se patrons; car qui penut tour qu'acuane fleur de language n'en-
tre plus apte A mariter ses sympathies richissait, mais consis, logique, insi-
I[e oeax don't son existence matdrialle nant, pui-sant et entrainant..
amme depend, ceax dont lea conseils a Parmi lea d4put6s, dit a son tour
i sent 6oseaaires dans toates lea si- Madiou, l'on distingnait Bruno Blas -
oationus do la vie ceux qai, per Ie prd- chat. Bonaet,Roumage. A Dapuy.Thdo.
Opto *t i'exemplR, encouragoat cons- dat Tncbet, Almat jor filt, Daumoc. La-
ammaont au travail et & Ia palx socials? rose, assez verses dans le droit public.
Mali tout cela n'exietaat pas, Ia cir- a Sagst 6tait un vioillard don't I esprit
ulaire dA4ige. aux chefs militaires alqm s'dtait daveloppi pendant let troubles do
u1s .sa-e do nos concitoyeos et lei la rdsvltio;n, P6aion, F4ubert, C6sar
aLs defairters,posant ainai, d6s le *aoil i T6l6I qae, Thimothee, Voitaire, Lys,
i* otre premlare coasultation nations. Ddpa Mdna, z616. patriots, avaiet


__


- I II I I r











gra4di sous le rd4imne r/publicain el
miaset animals dides din9cratiquesa
a La R6pobliquo fran i; ie, dit enfin
Ardoain, avail paru ,i bell*, si gloriei-
to A tous ces home, qu'il o'est pas
6itonant qu'il pr6fer6rent cette forms
deo government : ils avaient toun ser-
Ti _oas- cott r6publique.*
Certes, on no peat que s'incliner de-
Vant le caract6re personnel des consti-
tuants do 1806, tel quoe le montrent les
parsagea que non asoulignons plus lhiu
avec intention. Mais n y a-t-il pas lieu
do deplorer quo leas reprsentants v6ri
tables des forces sociales oussent mau-
qu# A la base do notre Etat naissant et
eusseut faith place A tant de mnilitaires el
d'iddologues ?
Le mal 6tait d'autaut plus grand qie
i'Assemblde constituante ,tatt r6uui
dius la capitals doe 'Odeit, tsubis-antt
sinai l'actioa directed po'itiquea doot le nombre 6tait accru
des 15 s:egs complementaires crees
dina 1'O.est et le Sad par la fraudle
electoral.
a B.anchet et Bonnet, dit Mailou, do
rmoaient I'Assemblie par I'ascendawt de
leurs talents ; ls tirent ailopt r It pla-
part do laurs iddes...." 1 y av.it
an ville, dit-il encore, uuo grande agi-
tation ; on criait ddja dans les rues :
mive la R4publique on ne parlait tiut
dano le people quo dans les casernes
qfue d'tiDtitutions ddmo-ra 'iq-ie, de la
uecesoite de limiter considerA.bli mint
I s attributions da pouvo r ex cajtit ..
Au;t:STE MAGLOIR1:,


LETTRE OUVERTE

Au DIRFCTFUR DU '" \Mlin "

Mon cher Directeur,
TUot cc qui a trait au contract M:-DJ-
uaid m'intresse.C'est po'irqJ i) ( cI ) pi ic
Jean Le Fureteur dc me le pardonnc', )
le premier article que j'ai lu dan. votre
aumhro de samcJi n'a point e., La Sci'.tti-
ne quiltiti, ni,comrne b:auc iup d'autrrf le
font, vos intr&essqnts Flai's Jil'.rs Non,mnin
cber Directeur. Sit6t le journal deplc\ 3,
It quatriecae colon-c de votte premiere ;'A
ge a imiurdiatemntrn attire et retenu min
At mention. Le placard qu vyou; .vc., reprn -
duit et a qui traite du con rit MN-I)o il1,I.
;e l'ai lu avidement ; eC, quInd i'At cu ti Ai
de le lher :
-- Parfai'emeat I ai-je pone ud. Le
.ontrat Mc Donald est un b en et non un
danger pour Ia nation E: il ne peut y
favor que dJe. avcag es de. id o s ou d *s
gens imbc1cilemen patriutes pur ne pas
s-e 'avoucr. Quant A moui si J iv.ai. I ini-
gne honneur d u:tre du Corps .-jesltif, je
prdf'rerais voter cent mille con' r-is Mc-Do-
nald plu6 jque de ne ps i en vo e ,e seul.
Ayant A me prononcer sur 1 :,'iitd de ce
contrat, je me serais, en effect, tenu le petit
discourse suivant .
Mes pauvres cooctoyens, d puis quel-
que temps, croupissent dans la misire a
plus pitoyable. Ma!g W tout la bonne vo-
lon.i de ban nomb.e d e.o're enx, *'s ne
troovent rien A faire, he'as Rien. .\lmer
ceux qui, par prudence, se sont Il >'nd
peine de s'armer d'une profession lib ralr-
uont maintenant obliges de ch6rmer : !c
droit, la meddecine, architecturee, le g6nie
et le rest ne rapportent plui gucte. L s
wsrocessifs, incapables d'avancer les premiers
frais de ,out proces, d6sormais ne font plus
vivre les avocats ; les malades, fau'e d'ar-
gent poor ex6cuter des ordonnances et pa-
yer ensuite des honoraires, tAchent le plus
possible de se passer de mddecins ; les pro-
prif6aires de terrains vides, les sinistris
d'inceodies *'oseat border les architects;
quaint a.e ingeniears. chaque jour plus
inoccapes. its percent chaque jour davanta-
ge lear gente, tout come leur latin, ce-
peadant que le reaste, se croan plus avi- e,
impatiemment attend... d'etre casd dana
Iltat. En attendant, nombie de families
soot asx abois. La faim ravage plus d'un
Devant cis faits, la generation qui moo'
te, .ratdmaet douade d'une certain
x eae-resa-aut de I'ambiance,-a de-
cide, oelle, d'etre, avant tout, pratique.EBile
oe veat plus rien bire... n iilement. Et,
pTar se ijstfier & I'auance des capital*
tdos floeso, oell raiansm aimoi :
-- A quol bon aupeadre lt droit ?


N3s plus grands avocats son*, au su de
tout le monde, sans c use .. Pourquo ei re
medecin, architect e, ingeniear et le rest,
si l'on ne doit lica tiouver A fire come
tels ?.. Non. Ac ue'lement, voycz-voas,
il n'y a qa'ane chance pour river i quel-
que chose : mettre la main sur un b.n
piston. a
E', pour mettre la main sur ce bon
pis.on ". la jeunease pratique ne re.
cule devant aucune la:he e. C'est a qi
d'entre elle sera le plus conaplaisant afia
d'obtenir plus t6 e', par measure de pre-
caution, davantage. II fast done, si t'on
veut enrayer les effects diplorables d'un mal
aussi atroce, trouver, sans retard. des oc-
cupations A mes compa riotes ; il faut les
aider A vivre hoon-ement. A se guerir de
leurs pourritores morales ; it faut donner
du travail A ceux qui ne demandeat qua'
*ravailler, et surtout ne les point faire tra-
vailler, ceux-IA, poor seulement les beaux
yeuz du roi de Ptusse. II faut. je vous le
dis, en veri e. tentr serieuiement cormpte
de toutes ces doalour.uses consider tions.
I':lhjns, par cons6qunrt, de ceer des en-
trerimessou ces pauvras hiitiens pourroit,
eati 1i, etrc erp'oy.; E pou- co umencer,
votonq le c3nt -v M .-Do lal. P.u; i; y
aura de contract de ce gtnre, moins il y
aura d'oisifs, de mis6reux. de liches et de
c3mplIisants, c eit-A-die de g'n; prets A
tout. .pour ne pas m-,urir d- fair -.
Out. MJ:i ch r Direc cu, voil! qael dis-
cours je me serais teen, au suit du con-
trat M:-D.)na'd. si ) avi.s I'insign, hon-
neur d irec du Corpi Leg.latif,
J le sis, plus d'un a aurait ps minqu6
alors / cornme ou ne minquera cerces pas
A la lec;ure de c:tte lettre, ) de voir en
woi un vulgaire annexioinis'e. M- Abel
Nicolas Leger, poir bien moins que cela,
a .6e impi oyab ement trait come tel,
ainsi qaue I'hono-ab'e Monsiear son pare.
Qii'importe Je n'au,'a's pus mo' s co-ti-
iiuI, je ne continue pas in uis de p.nser
jqu-, en soi-mt%-ne, C LE C3)N'RA.T Mc-Do-
\.\LD ET tUN BIEN I'JUK IA NAT13N. *
Mis, parait-il, les haitiens di-eat que
voter ce contract, c'est expo er 'e pays I
re annexz par les americain 0-, plut65
qje d'avoir A supporter a u ijoug si humi-
ltant a, ils seraient tout pr s, parait-il, A
prMdfeer- par amsir de la lib:r e et de
l'in Jdiend.n:e, vivre come de; men-
dian s dins la m n street dan; It honte...
Que les haitiens compreit-ent erange-
in"ni le patio isne I
Excus' z mo man ch :r D*recteur, de
m'en etonner un peu et croyzz-moi.
Votre devouE.
PHILAMI Z.....
IPor-au-P.ince, le 8 M i 1910o.

LEC'^TEUI voulez-vous bien
L ECTEURS,fumer Allez & la
Hue des Miracles ou Fkrou, Nos 25 et 110,
et Hue Roux ou Bonne-Foi, No 51, vous trou-
verez les CIGOAHS DU CENTBNAIRE de Pria de
Jer6mie.




RENSEIGNEMENTS
MErTOROLOGIQUES


SEMINAIRE COLLEGE St-MARTIAL
LUNDI 9 MAI 110o


Baromttre i midi


764 mo


Temp6ratu inimum1 20,7
(Mahimum 32,4
Moyenne diumrne de la temperature 27,1
Ciel clair touted la jourlee. Tempera-
tare moyenne 1levee.- Barometre "cons-
tant et au-deasss de la normal.
I. SCHlRg .
Baassin Gn6ral
Nous annoncions dnernemnt 1 forma-
tion d'une commission d'inq oieurs char-
gee de verifier les travanx du Basain Ge-
neral.
Cete commission, de MM.
Georges Bassean, Ernest Chapeasa et
Louis Propb6 a remis 'son rapport au
D parnsemt des Travax publs.
La p*bbiatiok de cette .ie e-t dils-
pensabto so amoeat o 'opiio slaitd-
Nres aNm travaif d'tied pblis mtre.
Mris per le oeaveIseoaM.


r Edourrd VII
SA FAMILLE SE ; TITEi
Albsit Edonard don't la mort met en
deuti toutes les course de I'Europe, portait
le titre de roi do Royaume-Uni de la
Grande Bretagle et d'Irlande. et des ter-
itoires britanniques an delA des mers, de-
fenseur de la foi, empereur des Indes, Mi-
jestd Royale et Imperiale It naquit au
palais de Buckingham A Londres le 9 No-
vembre 184t. It erait le fils do prince
consort Albert de Sixe-Cobourg et Gatha
et de la retne Vic'oria, ode en 1819 ; it
renorc;t la succession dans les duches de
Saxe-Cobourg-et-Gothi en 1863. succEdt
A sa mere," A la menrt de celle ci sarvenu!
le 22 Janvier 1901.
Le roi Edouard VII Etait feldmiard-
chal, admiral honoraire. colonel honoraire
de la cavalerie de la Garde, do REdgmeot
Royal d'Ar:illerie et do corp; du inie ;
colonel en ch-f du toe rEgiment de has-
sirds.qui e;t le propre regiment du Prince
d-t Gilles, des zer et 26nie Life Giards,
G enadier Guards, Roytl Hors- Giards,
Cotdstreim Guards. Sco- et Irish Guards,
du Regiment dn Roi, (Roy.l Lincas er,):t
de 8 regi-nents indiesn. It Eait en ou're
colonel hajoraire du regiment dinois de
hnssards de la Garde, chef do regiment
prussien de hu;sirdc, no s, colone'-propri.
etaire da regiment de hassards autrich'ens,
chef du 27! russe de dragn-)s d-e Kiew,
admiral hoaoraire de; martie; su' grecaue, protect eu- de I'Universit6 de W,-
les, souveain de 1'O dre de la Jarreti6re,
chevalier des 0,dres de S, AndrJ, d! I'An-
nonciade, ds i'Elephant, de I'A;g'e N3ir,
de S'-Huberr. des Se-aph n;. de Is Tiison
d or, de S -Jean,Grand Croix de I'Ord e de
Make.
11 se maria A Wandso- Cis le en 1863 A
la princess A'exandra, de Danemark, nde
en r844.
Le successeur do roi Elouird se'- son
fi's Ceorges ( Fred&ric Erie;t-Alb-r ) prin-
ce de Gilles, etc, ni le 3 juia 1865.
Qu6bec
D PART
Gonaaves. Mne: (i'ets S Preux, Mile
Rita Ponthieux. M ue Florida Miui. O.car
V:rnet. AtIinette Vilfort. Pcisine Joseph,
Mme Ibrihim Asboue, Henrm Mc Guffie,
Dr D Nircisse, Mr et M n- B nahard et
enfant. J. B W. Francis. Mr Rich rdson
et enfint, Mile Laura Dauphin.
Boite aux Lettres
Monsiear le Direccear,
Je lis dans le N0 du TAatin du 7 der-
nier, annonaint mon marriage cel6br a,
S- Joseph, que je suis grant de la Phir-
macic K)ln. I en suis le premier employee
et rien de plus.
Veuillez fire cette rec'ification poor
certaines raisons que votre la-ge b ia sens
vous ftit aisdnent peaitrer.
Avec tous mes remercements.
TIMOLi'oN C, BRUTUS.
Marriage
Ea l'Eg'ise Cuh4drale sera cele6b- le
jeodi 19 Mai courant A 7 heares prEci-es
du matii, le manr ge de Mile Marie Cor-
vingtor avec Mr Uriah J. Lherisson.
Tentative d'Infanticide
Hier muin il a Ete trouov dans le w c.
de Mr Favot,;Rue Lamarre, un enfant
nouveau ne du sexe masculine qui y avait
eto jetE par la cuisint6re; elle a etE ensuite
fire son march come d'habitude et c'est
pendant son absence queles crisdub6eb ont
etE entendus.
Apr6s les formalites d'usage et I'aven de
son crime, cette mnre d6naturee a etc de-
pos6e en prison aux orders de It justice.
L'enfant a requ le prdsom de Moise A
cause d-s cirrcoatances exceptionnellea aux-
qaellea i" doit d'avoir pa Echapper A la
moet ; i a Mi admis A la Maternird ou il
e pore b6ie.
Villa P6Uton-Ville
A vendre, A P&tionville, angle des rues
Lamarre et Rigaud.- 60 pieds de facade
sor 1on de profondeur.
Pour les renseignements, s'adresser an
Marin.
L'Ar4ml-iutratlon du MATIN ia-
tome s- abonane qu sxa no dotvomt
rton payer, abonn.ement ou autre,
que ooatre reoue impriane el per-
to"t 1 tmao--r Joucral.
L'A I1rm- Aatbai 03wnsw


TRIBUNAUX

Tribunal Civil
.Audiauen civil ordisaire du lundL
9 Mai 1910.
Pr6sidence A. Champagne ayant coml
asseeurs le inuge Ed. Val s et le supptaa
de juge L. M. Regnier, assistEs de Monmsiur
Jules Rosemond. Sabstitut do Commisa'rM
do Gouvernement.
Jagement pronoanc
Celui qui permet sla vented au-dessoos d
I'eitimation de la propriEtd situde en cem
ville. Rue Courbe, appartenant A la Ms.
cession de fea Wihelmina Duval.
Afftire entendue :
W. Franc's con re Huneck & Co.
II s'agit d une saisie immobilibre prati.
quie par Haneck et Co sur I'Usine de Pd.
tionville appartenant A feu Octave Franci&
Me F. L. Cauvin pretend que le com
mandement ejt notl pour les raisons a*)
vantes : A ce que la conie porte 19 octobae
1900oo et que l'original mentionne 190o;
que partmnt ce conmnandement est perimaM
2e que W Francis n'a jimais etl mis 1a
deseure de oayer, que mandat n'a pas dti
donned A I'huiss*er. que le commandement
dit se2i'ement d'avoir A piver aux sieac
Huneck et Co.'dans le dlai de 30 joanu",
que pareil conmmnid.n-meat (st nul pour n'a-
voir pas satisfait au v ce de I'article 1033
do code civil; que la dette n'est ni certaiae
ni liqnide, erant donnd qu'on comote-cou-
rant figure dins le dossier. et finit per
conclure A ce que le tribunal annule la sai
sie immobilire faite par Huneck et Co.
Me Pierre Hudicourt avocat des siena
Haneck et Co. a combattu toou ses mo
yens de nullite souleves par W. Francis.
our 1'erreur commise dans la copie de
commandemeit il declare que ce moves
ne vaut pas d ant do-ine que le jage de
paix avait vise son original et que le d&e
Inm de 30 iou-s crurait bien a partir de cet-
te date, que ce moyen es: purement fan-
taisis-e; 20 que l'huissier n'etait pas obli&4
de res'er I la porte de Me Francis attendant
i'expiration du delai de 30 jeurs poor rece-
voir I'argenr, que le rnot d'avoirt payer
dans 30 jour suffit A Mr Francis pour satis-
Stire A son obligation ; les autres oyCens
ont eti *ussi blen repousses.
Le Ministere Public est entenda. Dep6t
des pieces est ordonni et le jugement sera
rendn A one autre audience.
Tribunal co rectionnet
Audience dlu 9 Mai
Le sieur Turenne Utis, les dames Heo-
rismuaen Henri, Vve Henri Georges accu-
sent (e; nommis Alenic. Llisse, Chirle-
magie St Cloud, Pe it-Mt D'sir et Joseph
Germiniil de Croix des Bauqutes, de vol
de bee fs
Ap c; plaidoirie de Mes G6nest- etCasi-
mir et requisi'oi'e du Minis ere public le
tribunal ordonne le dE66: des pieces poar
en etre dElibErd.
Le tribunal enteni en outre on ntopiS
dans 1'. fire Vise-na. Serg le centre S'gt
Pacombe pendanie.
Tribunal de Commerce
.ud ence extraordinaire du 9 Mai 1919
Le Tribunal. preside par le juge Henmi
B isson ayant comtme assesseurs. les jiug
Th. Dossous et Alix Roy. a pris siEge &
5 heures du soir et a prononce les jape"
ments suivants :
Celui qai coidamne ZVila Chirlot A
payer A Gaston Revest, la valear qu ale
lui doit ;
Calui qui condamne Lemonde Of-
cdan Ulysse A payer A Delinois et Co, tk
some rdclamde ;
-Celui qai condamne leas sieunrs Whitty
frdres A payer A William Blye le mootIm
de ses appointments commae ler Dcia
commis.
Et le siege eat levE.


LA CHAMBRE

SS~sace 9 du aX ag9s .
Ur procds verbal e samctioonE 0 h
bur.es. procede dlpoaltlsm.et ee il
I crosMpoadame. so sopauMt pmqa6
qeqto qud dea dmidi de rdea YI
IDex sppaortsl I meu -i e les a ia


__ __ ______ __ ___










beas pat MM. les d6puids Isaac LUger,
_pportear do Comi& de la G erre et de
laMrne et F. Bernardin, rapporteur da
Coamid des Relations Extdrieues e: de
Ilomtractioa publique.
Pat ces rapports, les deux Comit6s in-
Jorment I'Assembl6e qi'ils ont f.it choix,
soar les reprdoenter a la Commission des
Coptes-Gnudraux, de MM. les d&pot& J.
lAger, N. Apollon, L. Drouineaud, Zd-
phyrin pour le Comit6 de la Guerre et de
as Marine, et de MM. les d6put6s Em.
MUrcelin,A. Bouchereau, F. Bernardin poor
le Comit6 des Relations Ex drieuwes et de
I'lstsuction publique.
L'ordre do joar de la prochaine reunion
est proclam6 et li stance est levee aprfs
une observation de Mr le President rap-
pelanr MM. les deputies A I'observance
des p:escriptionsde I art 42 des R6egements
ainst conea :
A t 42 : Avant I'ouveru-e des seances
" le nombre des d6pu-6s pris-nts es-
" coastatd par I appel nominal. I est pro-
" ced i cet appel 9 heures precise du
** martin.
** St I Assemb6le est en mijorie lit sk-
*' dance s'ouvre immediatement, sinon ap:',.
" un second appel fait 10o heures, les
' d6putes presents font cooseater leur pre-
" fence sar on regtstre venu A cet eif ,
" il en sera dressed proces-vetbal qui sera
expedie an Secretaire dEat d- l lnai-
Snear pou dtre public dAns le p'us pro-
chain numfio du journal official.

Tribune du "Matin "

Discours prononcd sur la tombe du re-
prettd Victor Michel par Mr Fernand
Sanz :
Medame', Messieurs,


Choisi par le Directenr de l'Enl.ol
des Arts Mt Mtetiers pout'r d.ti l n uiot
d'adiru A Victor Michel, arrachd ti
brum;uement A es paare'nt, qui, seulm,
savent ce qu'il oit perId,.t A ises i, -
times qui rie pourroot j tmai'e atsez le
regretter, ji remphsi vo.ontieas Ae, de-
voir comma ami et co mae collAgae.
En 1898, j** liai conni-i,-auce avec
Victor, an Lycde. Nous savions mamin
noun causer parfois avant d'entrer en
clause ; mais, nous no devinmes 6i-1-
lament sam qu'en 1902.
A cette 6poque nous Ioanes noun
vjar chique jour, causer de touts cho-
se avec la plus eauti6et [ranchi-e. -sans
quake, m6e au (ours des plus vives
discursions pba-i de la petite table
ronde que les habitud, d'a'ors n'oublie-
ront jamais,-un soul mot no fat tom-
bd de oea 16res qui tot pu rafroidir
la chande amitid con re laquelle !e
tempsa ne porvAit rieo.
Vc'or fut un ceur loyal une gran-
II n'aimait ni les grands motj ni leg
phrases sonores.
Qaand un ami lai communiquait one
belle idWe on m6rilait do comp iments
i la suite d'ane biale action, Vie'or
dont I'Ame u'avait fr6!6 que le bion,
qui savait passer avec tant dd grAce A
e6t -de totes lea meoqoineries de Ia
Tie, lai disait implement : c'ost ben.
II as chercha jamais ancun honneur.
Son temperament re lai p*rmettait
pan de soivre la mode.
La vie de ce jeaune home qui, a
vingt trois ans no 1'dtait plor, fat tou-
to de travail et de ddvosemeut.
11 fat un praticien di devoir. Ausmi,
ka ioit doit-elle laimer un vide im-
meai perami les sites.
, Oa a dit qu'avant I'agonie, i voir
I'emfarwmet do toun ceux qai essa-
yaieat de le soul gir,-il avait prequeq
pear. Eh bien, je siuti inclined A croire
qee s ,'6tait pas pour loi, qu'il eat
vOua peaut-6tre d'un geste, dire a la
Mort de repa-ser plus twrd ; mais bieo
pour a parents, qu'il aimait jusqu'au
smriltoe.
u tl6mfaignege do regret do person-
sel de I'EDabli- sment atqouel il ap-
partetait et ot il fat estame Four *a
erreetloa et son exacttaude, jis d6poso
SWr as tombe les fl wrs que voicd.
- Deas la pdoombre du soevnir cba-
qe foel qeo noss I'6oqeeoos., il
t1M aaa- rm 4Iqul a'sl t tojoinrs
r a e 1" e &m0 m vP e-


Iyant Is m6me id6al; c'est-A.dire sml*
ple de cott, simplicity naturello st pro-
oante.
It faut dormir maiottnant do s.m-
meil du vaillant ourrier qui, la uait ve-
*ue, s'oet along sans pouear et sans
records.
La jourudo fat courts, iil st vrai,
mais la tA'he a 6t4 rude et I'CvTre"
est touts d sacrifi 3e *t d'amour.

Avis
Mme Vve Benjamin Molse, nD6
Marie Denise Municie Jean Baptiste,
tutrice I6gale do sos enfants miners
L4'io Moise, Joseph Moise et Moisena
Moise, repr4sant64 par M- Joseph Ca-
meau et J. B N Valembrun d6ela-
re a tons ceur qu'il appartiendra
quils s'opposent formellement A tou-
tes ventes des biens d 'pendant de la
succession de teu le gindral Joseph
Moise, en attendant la decision do
tribunal civil *te Port au-Prince saisi
de Il demand en partage de la sus-
dite succession.
Port-au-Prince, le 6 Mai 1910.
JoserP CAMEAU,
J. B N. VALEMBRUN, avocats.


C ie Gale Transallantiqlluc

Le paquebot 9 QUEBEC N part Oe soir
A 5 bres pr6cises pour Gonaives St-
Marc et Petit-GoAve.
II sera de retour veniredi 13 con-
rant et partira le meme jour, a 2 hs.
du soir pour Port-de-Paix. Cap Hai-
lien, Puerto-Plata et scales.
Iort-au-Prince le 9 Mai 1910.
L'agent: E. ROBELIN.


SEINS
d~veoppA. ronstlta6in,
embeilis, rafferinis
vs dOuz ="A@ Per lI"
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Seiil produll, qul assure I I&
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F sacn ae 'tc ,aJPar a' 4"S.
J. RATIE. p~l 5. pass.Vordeau. Par...
6k6A Port-au-Prince : lbarmacie Aberuul.


i-
VENTE
d'un bien de Umineur

E i vertu d'un jugement du tribunal
civil de Port au-Prit ce en dale dt dAux
mai mil aeuf cent dix, eanegistrd, ho-
mologuant one deliberation do con-,il
de famille do mineaur Antoine Lamoths
on date da ving* avril mil neof cent dix.
II soera proc6dd le jeudi dix neuf mai
courant, A dix heareu do matin -n 1'6-
tude ot par la minis bre di Me Kidber
Vilmenay, notaire & Port-au-Prince, rue
da Centre No 101, las vents an plus
oflrant ot dernier onchdrisesur d'ons
propri6td sise on cette ille, rue Tra-
vereiAre do la contenance do dix ploeds
ciaq poucoe sur la rueTraveriroe eot an
c6(t oppoe4 our cioqoanat-huit pieds do
profoadear, boran6o au Nord par I dire
rue Travwerre, au Sad par PMon Ri.
virs, i I'Est par Henri Brieson et A
rOauet par Arthuar Malval.
Sar la missed pi ix fixe par I'expert
coamia a lI some de mille soizxate.
six gourdes, cy . P. 1066
Oatre les frais et atires charges de
l'erTchbre.
A la requ6te de Madame Rdgina Ca-
d t, propri6tasra, dem urant *t domici-
1.d6 a Port-au Prince, agissant en a&
quality de totrios do dit miner st ayant
poor avocat Me F. bius Duv Illa.
Et on prdnemoe do Monsieur Abel
Blain. propr aire, desamrant et domi-
ciliA A Port-a-Piawo, subrog6-tutear
do dit mseour.
Pier pl samp's resoeigneenotso.
**adressir K Aber Vilamnay, d6poai
taire do cashier dee charges.
Powt-au-Prioe, eIs 7 -mi 1910.
FAsau DUVIiLLA, as.


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