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Trol6mo Ann6e, N* 900 Port-au-Prince, Haiti Samedi, 26 Mars 1910 ABONNEMENTS U Mos G. 2.00 port-au-Prince Taois MOIs... 5 00 Us Mois G. 2.20 IMpartemsts TaIs Mots 6.o00 Btrager.. os Mots 8.00 DI. CT- UR 166mOnt-MagloIrO Ii LENUMElRO 15 CENTIMES L" nu-inut- i t ,irA. ou non ne seron ,- r r odus RED.\CI ION-ADMINISTRATION 45, RL'. ROux, 4S. ADMINISTRATKUR Arthur Isidore J OUOTIDIEN LA SEMAIN ETRANGERS. Le vent est un pea A la z6nophobie. Lls strangers, reprdsentds par leas Cau- 10, lea S. Roazier, les A. Montasse, ont rega cette semaine one voldse pour as'tre permits d'appr6cier et de criti- quer certain actes do notre vie natio- ales. Notre sasceptibilitd est tells que l'on as s'est pas content do taper our les doigts i ceux d'entre ces Messieurs qui pouvent s'occuper do politique active, mais encore A ceux qui hasardent de -simples appreciations sur le contract si comment de M. Mac-Donald. Nous sommes pr6ts A signer des con- trats avec l'6tranger, mais il no faut Ssi que l'tranger les discate : quelle ique I ous no comprenons pas quo nous avons beau vouloir mesurer sa place A 1'6tranger,cet 616ment occupera en rda- lit6 la place A laquelle lui done droit sa situation prdpondArante -dans le pays. Nons n'y pourrions quelque chose contre qu'en le chassant de cotte pr6pond6rance et on prenaut sa place grice A notre activity, & notre credit personnel, A nos ca pitaux et A notre esprit d'initiative. Voas voyez si nous sommes prets A ratliser tout cel a Trouvant que cette situation est suf- flsante poor eux, nous aurions or6cise- meat voulu que les 6trang 'rs b'en tins- sent A cola et nous laissassent on paix ommer nDOS presidents, nos ministres, signer nos contracts, contractor nos em- prunts, fair nos revolutions. Cependant, nous no manjuons pas de lee appelor poor recueillir cos con- trats et les exdcuter, pour pouvrir nos *mprunts, et pour nous eider & fair nos revolutions et & installer nos prd- sidents. Et quand le scandals des rues devient trop violent et quo notre ama- bilt6, le auns poor les autres, est A ce point extreme quo nons no poevons tenir ensemble sur le m6ame sol 4 con- quis par nos aleox a, noas admettons encore l'Itranger A noas couvrir de son pavilion, A mettre & notre disposition, et soauent A celle do nos families, sa table a manger, le. chambres de son no.te, & prot6ger tant6t I'embarque- mont dimnamgA vaincus st bredouille, taotmt eeli de goavernants dichus et hailios. SApr1s quoi, none portions des toasts Sla santU des Paissance 6trang6res on 'eicant tle reprdiontants strangers br intervention humanitaire, tout SCOlonant que ce nest quoe le rix r1e0ats de la a franche hospitalF td Se leur oScorde le pays.- Li lmdomain martin, encore tout M s do cetie effaeson, ils viennent on_ ttu onalm e discuter eave nons Sgric*t, hesmans do for, projects ta- ancwi"rs, crac I lts reloSea un coup r6tgli ur 8 doilgt : alley veTo oc- Popr fo* quoH font chet vots les 'SbGb le Gaaulimm ... els 'aePlralt aUllears: ingratitude g Ltt- 0 ; male. chsu no-, o est a*'at ase matLfUtion risque --c arpltre-Cr vt atnos erojeo rwre ser- Sd'na ma@a I on E O UI F IN I T par la suite dans le service de quelqu'un 'do nous. Bref, I'dtranger eat le mattre r6el ,Id ce pays, et nous gaspillons des phrases en pure perte quand nous croyons que determinant sa nature, pour empecher c'est nous les maitres parce que, seal", qua les solutions, parfois violentes, nous entendons decrire dans no, jour- n'aillent tomber A ca56 do mal et non naux,- comme si nous ignorioni que sur le mal meme, et vous recevez, en dans les pays lee plus avancds do globe, retour, des maledictions en guise de et A deux pas (de nous, A la llavane, it recompenses, je dirai tout simple- existait des journaux rddigds en langues ment que I'616ment stranger n'est chez 6trangkres A l'usage des difftrentes co- nous tant exorbitant que parce que sa lonies qui s'y trouvent, et dans les- position et sa situation an milieu de quels sont debattues, autant pat, les nous autorisent totes ses pr6tentions strangers que les nationaux, toutes les Privd lbgalement du droit de pro- questions qui touchent a des intfrcts pridtd, il est mattre des plus beaux commons, mrine politiques. quarters eto toutes nos villes ; incapi- Que voulez-vous ? Nous sommes nds ble d'exercer la commerce sans une li- enclaves des textes et des declarations: cence pr6alable du chef de l'Etat, il nous croyons qu'il suffit de formuler est maitre de tons nos marches. II est et de maintenir un texte come ce- le maitre virtual do tons nos contracts lui-ci : important, soit ostensiblement, soit masqud derribre des pr4te-noms hat- Art. 6. Nul, s'il nest haitien, no tiens. A I'heure actuelle, il n'y a pas, pout etre propridtaire de bieni fon:iers au abord de mern de routes nos villes, en Haiti, A quelque titre que ce suit, ni surtout de Port-au-Prince, dix pour acqudrir aucun immeble *; cent d'intdrets haitiens. pour que l'Haitien soit le maitre chez La situation des Haitiens dans le pays lui et ne soit pas absorbed par rI'tran- est nette, sans equivoque et so resume ger en deux mots : nous ne sommes dans Et quand nous avons vot6 le text le pays que la clientAle des strangers, suivant : et notre quartier-g6ndral est la politi- Art. 185. Tout stranger qui Qe que et I'administration. t Art. sur3. territoit stranger qui i- L'dtranger, qui a son assistance pu- trove sur le territoire de la Rpub- blique sp6ciale et qui n'a sgure que quo Jouit de la'protection accord auce fair do la LO're, est encore le principal Haitiens, quant aux personnes et aux subventionneurde toutes nos uavres la listed mensuelle de souscription on refusons de voir et d'avouer la situation faveur de i'Hlospice communal de humilianteIe de 'llitien vis-.t-vis loe 1'. St-Vincent de Paul : comptez les sous- tranger, sur son propre so!,celui-ci pro- cripteurs haitiens, puis comptez lea tdgAant celui-la centre celui-lA mmre. souscripteurs Strangers... Nos textes soot nos drapeaux ; nous Les strangers, m6me coax qui lisent jurons de ne pas les renlre, et tan.li, le plus mal .la langue fran;aise, soot que nous bambochons dans la forte- les clients les plus constants et les plus resse en criant bonne garde, nous no strs de toutes nos publications natio- nous apercevons pas quoe 'ennemi est nales. s11 recueillent nos documents venu, qu'il est maitre de la place et jue mieux que nous, los envoientserrer dans nous le servons et recevons ses ordres, les archives de chez eux, et quand. A tandis que le drapeau bicolore flotte an moment donn6, dans les rares loi- ti6rement au mit de la forteresse. sirs que nous laisse notre activity in- S'il n'y a pires sourds que ceux qui cessante i saccager le pays, nous vou- ne vealent pas entendre et pires aveu- lons connaltre le passed et avoir les plus gles que ceux qui no veulent pas voir, minces renseigoements sur nos 6v6ne- -il n'y a, tout aussi bien, pires perdus ments parfois r6cents, c'est dans les que coux qui le sont tout on no le sa- archives amdricaines, francaises, an- chant pas et toot en criant au sauve- glaises et allemandes qu'il nous faut tage. , fouiller : outre le present, strangerer est ainsi maltre do notre passed. ETRANGETE, II no nous rest que l'avenir. Nous croyons le conjurer on l'empechant d'6- On me I'avait deji racontMe,--et j'avais crire dans les jourosux. Ildlas !... toujours refuse d'y croire, cotte his- Qael est 1'Haition qui no pr6fAre toire d'aun monsieur qai, pris un jour mieoux ( la politique et I administration d'une manie furieuse, a 6tait mis A publique except6es ) travailler avec 1'6- coarir aprbs tons les gens at toutes les tranger qu'avec son propre compatriot, chose, sous prdtexte qu' ils talent au point de vue de la s6curitd de l'6ta- jaunes. Chacun se croywit A l'abri et blissement, des chances' d'avancement souriait A son passage ; brusquement et mrme do traitement gdnoral ? Nos il se retournait et lui tombait dessus : meilleurs cochers servent chez l'6tran- it part qu'on 6tait jaune sans le sa- ger ; il d6tient, pour ainsi dire, le des- voir. sus do panier do notre personnel do- II fallout appeler la force publique mestique,et noes savons tons comment, pour s emparer de lui et le lier. Quel- i une fois entr6 dans I'ane de cos famil- qu'un conseilla de le soomettre A un I les dtrangbres oft rgne,en meme temps examen medical et on le condoisit A la s quo la discipline la plus exacts, le spec- Polyc inique : heaurease inspiration ; f tacle de la plus avenante camaraderie, car sle clinicien do service no tarda pas c surtout dans la colonies allemande, A d6couvrir que ce foua range, qui en e camaraderie qui s'6tend parfois us- faisait voir do toutes lsm coalears aux p qu'au personnel domestique quand ce geos, avait la jaunsst. d li-cl est sanez ancient et assez proauv, Et tout 'expliqua ; il nas volait pas q noes savons tous comment ce monde voir le ojane, et cepeadant il portait hatnien 'attache at tremble do retomber le janes ea loi. 1 Je no sais comment, A propose do la question des strangers, I'histoire s'ast trouv6e invoqude sous ma plume anl I- sant la tirade do Noutelliste contre 1'6- l6ment stranger qui 6crit dans les jour- naux haitions. Je n'ai pas pu m'empecher do rap- procher le cas de ce porter de jaunis- so, qui ne voulait pas voir le jaune, do celut de notre confr6re qui vocifbre contre l'6tranger publicist alors qu'il port dans son seinF B. RI. qui, a en croira 1'mpartial, s'est promptement dp46ch6 l'autre jour, sur une simple visited ia police haitienne,de d6ployer son pavilion. 11 trappe ltru sur Moravia, sons pr6- texte que celui-ci a fait des plumes, sans rditlchir que Moravia, en s'affir- mant baitien, a bien acquis le droit saculaire de pluwer la poule. Tandis que lui, it taillle sa plume sur nous en coq gaguerre inglo-saxon just au mo- ment ofi son j,)arnal crie centre cet abus... ihez les autres. Sans doute, il doit trouver cola spiri- tuel,- ce fait du nialade do la jaunisse, qui porlant le jaune en lui, ne pent pas Ie soullrir clez les autres. ** ETRAN.GR; ! 11 faut qlueje vous raconte unechose. D6sesperd de voir s'en aller touted nos traditions, je in'6tais procur6 coe jours derni--rs tout t e qu'il fallait poor taire un juij. Apr.'s avoir bourr6 mon hoinmme copieusemint et I'avoir fait d'tAutant p'!u-4 rius-i quej'avais un mo- dMle sous let ;eux, j'aiais le camper de- vant maporte, les jiurs saints, escomp- tant d'avance le plaisir immense de Ie voir battre sous rams yeux aujourd'hai r r tous les gains du quarter, pour e broiler ensuite aux deux bouts, - quand subilement je me ravisai. Jo pensai, malgrd moi, Ames enne- mis, A leur susceptibility et a la ten- lance national qui porte toujours quequesz-uns a pr)adre pour eux tout ce que vous faites ; et bravement, je d6bourrai mon juif, par crainte,- oh I justified ; si vous le voyiez qa'on ne le prit pour une allusion. C'est ainsi que tout s'en va dans le pays, meme nos plus innocents tradi- tions. JEAN LE FURETEUR. Le W'ouvellist, aprcs avoir annonch de Is veille un article devant, sur la question de couleur, due le mot d6finilif de vjritj et de raison, a, dans son numrno du 23 mars, expose, en etler, sa maiStre de voir sur Ie grand sajet en ddbat. Je ne m'arreterai pas A tout ce que l'6- crivain a pu dire et penser de ceux anuquels il pr,.te intention d agi.cr la question pour l'agiter : c'est i- aff.ire de sentiment et de sympathies. Je ne tiens sur ce point qu'A aire une declaration, d'ailleurs a peine oe- :essaire pour ceux qui ont pu lire, sans esprit prevent, mon article de la semaine assde : c'est que i'ai entenda trailer,- 'ane f(0oa so.nmaire, il est vrai,- la question au point de vue uaiversel et non pas seulement local, et Ie titre meme do 'article le montre surabondamment. I ~---~-- Bcrivant pour essa-er d'adap*'r A n:.re cab les veti:es d'ord.e univeisel, j'ai du na- turellement parler de la question de cou- lear t an point de vue qui puisse ctre pro- 'ftable aux Hai iens de toutcs couleurs. Loin de chercher i perpdtuer one discus- s on aussi vieille qu- le monde par auco- ne argumentation sentant le rssentiment et les sentiers batius, j'ai, au contraire, fait tons mrues efforts pour digager les rivalirds haitiennes de Ia question de couleur en les mettant sur le terrain de I'organisation fa- miliale. Aussa bien, l'dcrit dn TLouvellisfe m'in- it&esse-t-il moins par toures ces consid- rations ad hominem que par la contradic- tion suivante qui torche au cot ir mLre de mon suet : A savoir que ce ne son, p< > le, families qui constitcint la force morale d une nation, mats ie. ind,,'idur. Avant de signaler la tiussetd de c *te p'o position, it ent ndcessai!e que je fisse res- sorrir en deux mots le sens pr6cis que re- vl snus ma p'ume le terme a fami'le a ; car, il ft tris c de le constater, les mo s les plus simples,aux yecx de la prevention, prtcent A dquivoque et A chicane. Si on vc'ia bien relire anon article sur e la question noire 9, on v cherchera, en vain, I ctiression dc ti'ss de ifmilles don't 1'dcrivain diu '7ouvrllisic se sert pour me rOfutrr. Cette expression se prend, en ge- neral, en mauvaise part et il est just d'a- jouter que ceux qu'elle concern, par le ton e: les mania res qo il afti:hent pafoii ea lous pays,.'ont p. s peu co itribud au dis- d. edit du termne. Or, qu, ndj idris 'c mot I t'rille 9, je :uis loin de corner A ce mot la signiti-a- tion ddfvorab'e q; s'attaclh: l'exp'c.i n '" tils de famille c e comprend- sans peine Ic beau jcu quc I on peut avcir A me contredire en observant sur ce point une confusion commode. Par a t imille ,j intends simplement on group d iudividus unis par les liens re- guliers de la parents et de l'alliance, n'im- por'c le degr6 de fortune ni toute autre si- tuation social, n'importe dgalemcnt la maison somptueuze ou la mnaison humb'e que 'on puisse h,b;ter. On sait d'ail euts que les lobusies families de paysans, carac- thiises par ce que je viens de dire consti- tuent partou,, en t Il rde, en Suis e, en Nor,:ge, ponL citer Ics petits pays, en Angl.terrc, pour cin ci er un grand, les for- ces iationales les plu; i vidv n'es, A cause des traditions dc lI race ien'lues possibles par la chaine constitute des ., na nations. II n'y a vii' doute quc ci serait notre cas st nc, solids mo',ali guards oo les demo- rt!isds de nos pla -' s repondiient A c:s con- ditionscapi',/i, Ce n'est pas seulement l'h&- ritage ma'-ri.lI que les gdndranois doivent se transniente, m ns aussi I'hdritagc moral co-is'ittic pa.r q;a',lir; et les venus ; or, cet hlimtage moral sc dissipe d'une ge.d- rationd A I',u:-c ii la tamlie n'est pas eons- titute ,:ar il e, :nalheartusemcnt vrai que le:, unions I bes et frgiles, fruit h-- blitul dc la dcbaucihe, ne transmettent gd- nralamncut que les vices et les tares Cc point dLtatt 6clairci, le .ouvellis'e p'nsc done quc des mJdiidJus isolds, quel- que bicn doucs qu'on puisse d'ailleurs ies suppser, icpresentent plus de forces socia- les que des families organises. Est-il vrai- -ment n6ccssaire de rdfi'er une telle pro position Auisi b.cn, je nm: contenierai, pour la ruiner et la me tre A bas. de retire la preuve sur laquellc on prdterd I'dtayer. Je ne veux entrep.endre ucune dis- cussion sociolegique,ditl'dcrivain du"Nou- velliste ", mais je constate que les Amn- ricains des ;tats-Unis ne conniissent pas la taaini:. I fiamilie aux cadre;,rigides,la famille traditionne le, come elle exisre en France et en Angletcrre : c'e;t un people d'individu, dnergiques, de ddracinds de outes ics nations, d':,'eniuriers de routes les races grandissanr, libres de toune con- trainte familiale, ddgag&s de tout pr6jugd de classes, de caste ou de cin, et sur les- quels la civilisation amd.icaine a pose sa rude et puissan e empreinte. Si l'exode interminable des aventuriers de routes nationalitds et de routes races n'arrive pas a altdrer la robustesse de la ra- ce amruicaine, c'est que prdcisdment il y a au fond de cetie race les assises les plus so- lides crcE(s, des l'orgine mume, par les premiers immigrants des Etats-Unis. Ce faith est mis vigoureusement en lumiere par les passages suivants de l'dtude de M. Paul de Rosters sur ** la colonisation et les con- tiousm de la prospdrit/ colonial ; ' Le faith car.c:dris:iqu de *a colonisa- tion de I'Amirique du Nord au dix-sep- tieme siecle, c'est I'arrivde des immigrants par grospea ftroitment unis. Ce n'6taient g6ndralement pas des individus isold; qui venaient chercer fortune an Nouvean-Mon- de ; mais bien des socitdis embryonnaires, vigoureuses et disciplines qui, transplantdes de la mere-patrie, demandaient aux res- sources d une terre vierge la ficondation de leur activity, anz solitules d'un pays vacant, 1'exercice sans entraves:de leur cu'- te. Si que'qae aventurier sans lien avec lesautres colons &chouait sur lesrivages de I'Ambrique, il 6tait bien'6: encadrd ou .rejetd p*r ces jeunes associations fermic& et intoldrantes, jalouses de Itur Ferson- nalitd.... De meme chez les Hlollandais : en 1624. /uel/ues families wallonnes viennent dans IA Nouvele N *etlande ( aujourd'hui New-York) avec (Pierre Minuit, prem er directeur gdndral de la Compg 'ie des Indes Occidentale;... 11 est utile d'indiquer quelle discipli- ne austerc et rigoureu e s ob;ervait dans ce; petites societis f:rmdes, qui tirent a grandeur des E ats-Unis et jeterent les ba- ses d une puissance don't le mdri e e:t souveat attribud aux causes directement contraires. '- Voici quel dtait, dans le Maryland, le iole de vestry, par rapport a la sanc tion des lois religceuse; : Les personnel soupmiannes d'imanora- litd (c'Cli:--dire de vivre en concubinage) 6taient appeldes devant ce conseil; les lines promettaient de se marier, les autric de se sdparer; g.ndralement on leIr accoidait an mois pour rfgulariser leur si uation. En cas de resistance ou d infiddlit6 aux pro- messes exigdes, le "' vestry renvoyait les coi-pables devant la cour du corn 6. Dans ces condi ions et avwc 'aide de reg'emrents inttdreu:s pirfo.s tres restric- tifs, it s'drab!it on regime de I bnrt6 food sur l autoritd paternelle, le pa'ronag.- agri- cole et la region. Ainsi, d'une part, les questions gdndrales avaient peu d'impor- tance; d'.utre part, leur solution 6tait prdparde par i'ordre et l'harmonie qui rdgnaient dans la vie privde." Voili comment s'est cons:itude la na- tion ambricaine qui fait. A just itre, l'ad- miration universelle. On verse dans la plus grande erreur si on croit que ce to- rent, .au dix-septi4me sickle, des aventuriers angl.sis qui all&rent dft richer le Nouveau- Monde : cc fut, .au contraire, une dmigr.- ,ion d'elite qui quitta la mere-patrie, en ba'te aux pers&cutionn religicuses, et cetie emigration eut lieu p.i tfi.illes organisdes, :.ux mieurs rigoureus ment paui'aines d'ail- Icurs Si l'on veut savoir si de nos jours cela a cli angd aux Etats-Unis, au milieu dei abon- dantes immIgrations don't le Far-\VWst est encore le thd6.:e, que que'que femme enceinte ail!e cssayer de s'eagager dans un de ces nombreux bureaux du Travail sans crte accompagnoe du pare authentique et logil de la progdn ture future : ou encore qu un couple 6quivoque essaye de trom- per la vigilance qua explore attentivement le; nouveaux arrivants. A Porto-Rico et meme A Cuba, I'intlen- ce americaine est encore et toujours carac- :tris&e ep r ce meme souci de ne donner asile qu a des families r6gualees ou A des 6 6mcnts susceptaubes d'en crde . Et puisque l'occasion m'est offerte de le di- re,j'attire I'attentiondu lecteur sur ce point important que le prdjug6 insurmontableqce les Anglo-Saxons do Nord de I'Amdrique vouent aux populations noires des Etats-Unis, a pour cause premiere cette inaptitude noire A crier des families rdgulibres et cette pro- fession au libertinage des moeurs qui, con- siddrd an regard du temperament essen- ticl.ment fait de contrainte des Amdricains produit entire les deux populations, ce con- traste donnant naissance A une ddmarca- tion si evidente. Car 1A git, en effect, la plus capital des questions, tant pour les tonrtes nations, quelque grandes et puissantes qn'elles soient dejiA, que pour celles qui, dEjA fai- b'es et chancelantes sur leurs pieds, de- d>ignent les moyens de redressement ap- proprids, surs ei eprouvds, pour discuter des fadaises et rhclamer ces impuissantes bdquilles que sonm les solutions politiques. I Donnons A no. enfants one education virile, conclut svec raison l'dcrivain dui " Nouvelliste" ; apprenons-leur & se cr6-I er eux-memes, etc. L'kcrivain sig-'e ainsi la propre condam- nation de sa th6se ; car qu'est-ce qui doit donner cet'e 4ducaion virile au enfants ? Esu-ce la Providence ? l Etat ? I'6cole ?Ou n 'est-ce ps p'u.6t la famille, la famille en- core, la famille toujours? S'il est bien vrai que cetre.force isol6e que peat reprdsenter un individa supdrienre- ment doud repr6sente une valeur social digne de consideration, c'est bien .1 la con- dition qu'elle ne contribue pas A nerpetuer le r'gi'me de demoralisation familiale qai nous caract6rise et de tendre, au contraire, A engendrer, par la contrainte et la rcgu larisaton des instinct's, une veritable fa- mil e, pregnant ainsi racine dans son p-o pre sol. AUGUSTE MAGL-1RE. RENSEIGN MENTS MEIrPOROLOGIQUES Obaser-vatoixre DU S1MINAIRE COLLEGE St-MARTIAL VENDREDI 25 MARS '91IO Barom~tre A midi 762 n m8 Temperature minimum 1I9 6 maximum 32,9 Moyenne diurne de la temperature 24,1 Ciel clair la matinde et entitlement covert depuis 5 h. Rafales de vent vers le coucher do soleil. Pluie Tres forte d-- pui, 6 h. marqnant 89 millimetres. Barometre 1Igcrement en baisse. J. SCHPIRER. c FiangQailles Nous enregis-rons avec plaisir les fian- aatdles de Melle Therese Brh-. filled no- treami Jules Birthe,avecMr. Oswild lonh Brandr, fils d'nn remarquible inginieur allemand tias estim6 A la Jamaique. Activity et d6vouement Hier, A 7 heures x5 mini es, par suite d'une mancoeuvre maladroire faite ai garage de Blzoton les tourgons I.ch6s -est-ce par negligence ? A I'aiguillage all&reit se heurter violemnment a l'un des cars qu'ils renvers&rent. Parmi les trois pas'-gers qui &eaient dans le car se trouvait Me Aug Bonamy ; il n'y cut pas d'accident de per- sonnes. La gtre du Nord, immidiatement prive- nue par l'.6phone, pensa d abord A assu-er Ie traffic de la ligne. Come la voice etai- obstru&e, on mit une autre locomotive,qui, faisant le trajet de la ville A Biz3ton, don- nait la correspondarce poor Carrefour ; et le service mirchi ainsi toute la journey. Dins 1'intervalle, une iquive travaillait ferme sous la pluie et vers 6 heures.apres des travaux p6nib!es, on avait ripard les digAts et mis car e: fourgons sur les rails. Ce martin le traffic a repris come d'habi- tude. Nous devons un doge A tous ces braves gens don't nous avons admired hier la con- duite. La P. C. S. le leur doit aussi. Tarif minimum Nous pablions avec rlaisir la lettre sui- vante qae M. il W. Furniss nous a faith, I'honnoetr de nous adresser. TRADUCTION Port-au-Prince, a6 Mars 1910o. A M. I'Editeur du Matin Monsieur, Pour l'avantage de vos nombreux lec- tears, j'ai le plaisir de vous informer que le gouvernement des Etats-Unis a .mis, le 24 du courant, one proclamation ad- mettant au binefice du tarif minimum toutes !es importations d'Haiti, A partir dou 33 mars courant. Votre d6voue, H. W. Fuaiss Ministre des Etats-Unis. r r Arrive Hier eat entrd le steamer q Con avec les pasagers suivants veotait'-; KINGTON .: Mr et Mms Parkinson, fants et servant, B. Edwin, Ale Francis, E. Fowler, Clarende Agna , seph Martis, Mine C. Man-s. Steven, Mme Maria Chenet. ie E Hadden, Alphonse Oiol, Reginald' .sna, Mile S. Agnant, Anna Cl Mime J. Barthe et 3 enfants, Brand, Walter Perry, Richard B W. G. *Waldhington, Climent Gi A. Wilforx, J. Maning, 1- Faulor bers H Farel.A Jones. S Birck, chitt, A. Philipps, W. Phillip, j A. Reid, A. Vige, S ymour Fain'. " Vi'ledrouin, Miss Alberiha Fwjt' Maria Augastin, Robert Girtens Gc Fro men, R. Duperroazel, G Kaeb: Sarnia NEW YvRK : Davis Vitiello. Revue du March4 Notre march est reatd calm duram k dernieCe huitaine, le taux de 426 o) a &i pratiqub lundi &tait mintenu 4. rant toute la semaine. Hier etIvanthr es bureaux dtant ferm6s. nous n'vonsps eTaregistr d'aflaires et ce matn coame consequeoce, le march est tmt calae I'ouverture A 425 010 425 oi0. Les traites sur France ont dti veiduesi 3'4 o;o, 1,3 olo escomp'e suivant valer et signatures. Les cheques sur Paris soit pla:es i: I[2 o,o et meme ; o0o pour Ils peite valears. Les cheques sur N Y. A 3 0;o0 a compete. Cafd.- En raison dc la faibE.sse dt livraisons actuelles- les habitant- etant *. sorb6s par les tetes de la scmaine sainte- les prix ont aug-icn6 V'on a attinat 34 ct pour les cafds de Jremie, Biradcra et Pestel. Port-au-Prince, le 26 Mirs 1910. D6c6s Nous avons rcqu le fire part da dcids Port Margot de Mite Dbusna Desrosie; nde Carmelie D.shommes. Les ;nrraiin ont eu lieu lundi dernier, 21 coirAnt Nos condoleances aux parents Je laid. fon:e et particulihremeit A notre ami It depute Gerson Desrosiers. Fermeture de li malle Les d6peches par sis Port de PAix, Cap-Haitien, Porto Piatat St Thomas seront fermbes cet aprs-m1idi A 4 hres pr&cises. Et celles par sis hdll ndais H Prdi Willem Is pour New-York et I'EuroP via New York seront fermbes ce ':ra 9 heures precises. Ce 26 Mars 1910o Matinde cin6matograpiq e C est demain, rappelons-le nos lINe teurs, qu'aura lieu A l'H6t:el Belien 'matinee cinimatographiqu.: oftere a11 eO fants A l'occasion du dimanch- de PA4que L'entrde ginirale est d'Une It On offre 6 vendre Une collection relive et en pari, ett du *C(onitcur de l'anne& 1870- l1an 1892 S'adresser en nos bureau. Demandez A la MAISO . U NIVERSE LdL ro6, Rue du M-gasin de I E'at Le Corset PERSEPHONE, ceett erVe qui vous engine et vous mole d'une qon parfaite, mtme avec la robe ila P simple. 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For- a. d I'Vtat civil de Il- Section Nord, BaniqueNaiOnale Voaill o trouvere Grand assortment de VINS DE TAIBIE ROUGE ET BLANC de vins-: lions IORDIKAUX et BOURGOONI Pendant 1absecce de M. Paul Sintal- lier, qui part en cong6, la Direction Par interim de notre E ablissement est confide J M. Ch. Camp gne, sous-Direcde:r. La 2re signature tcquise par l'articlc 25 de no; S atuts c,n'inuera i &tre don- nue p r M Ch Rether ou M. H. De'rei. Lie -) rectrur, PAUL SANTALLIER. cie (ale Transatlanllqul Gd.tin Heurteiou qui pIUnoA"ccI i 1 swowtionf eceo mri'vg s. .Le tribur e., en I cl i 1 re 'e-t C- 'r ril< int'l t I .x t no veaix Made on divorce le i *-LJe ;avis roiits, Misieifs les pa s: rs atre son poux s-i.;l, f 'i et sont i0 Inforni-,s ,l'i! i' w letir sera aple (ra oasbJ ) Plo. l )i z c- rS r iid tI ,,.iti ical t vaci- Ifi, est lov av .': ,'ie 1 rib:- Ination pout SaUl1iag4 Sologuant ds dlibe:Anouts d con- L'A;r.:NT, smil de famille. E. I(OBELIN. VENTE Lion, flo ilate aiq --- de biens do minnurs Le ss Prins \Villein i -ar i-i di . Le sis Pri s i ii Frn vr-u d'un :u cement u tribunal ci- maindl.i litli v iltn l .i llie vi de 1 po au-P.-c dre di cnze ii part r m dais lt s,,-l',' pt our St- Ms r 9o hom'o nt 'deib'rition du Mart At New- irl'k cn,,l d. tIui' c t. -, l prdsidence Port-au-P's,-.ct, 2ti Mirs 1910. du d .." d, "aix S-ct, :i d ie 25 fe-'ricr AUG AIREFNIYTS, Aget 9igo, it sera pri 1.t *n-r, cdi qt.t l'on _________ __! ^ comp eCa trente r c Uit t:oi, hZu- a'"' --'- Y-" '-- ^..... jres dic 'ap'Les-rn," *,.1 i ,' i.eCe .: pir le Aierican Bar tin'ce de M .I:-'r 'ilmneny, ro*- ire ezxpess.ment comnis, A ia vent.- au plus o otfant e" dernier ea'cherisstur d'u' im- Ice-Cream Parlor meu-ble, fonds et bL ,isse:, sis A Frt-au- tQrnce, avenue Ouco.ze, mesurant trenime Place Gclhtard a c6!6 pieds de faqide str quatre vingt onze pieds de la Ph'armaeie W. BUCH. de prcf3ndeur, born au Nord par les h&- ,rriv6 parSIS ALTTA ritiers St Rome et Ils cpoux Emile Bize- Arrive pa his. u sul par i'avcnue Ducoste, A I'Est EVANSVILLE STERLINI; par Thdramene Rlomn.i et A l'ouest par la b &re favo:i e dc Port-aiPlince Antenor Duzo-t- ; .'v n: dessus une grar.- ladonzaine 11'2 boiteilles G. 7 de mason bAssc .O)av. c ea toles com- lebaril de 10 dz. 11 2 bout. or 1P. 12 pregnant six p:,,es ; dans la cour il y a WATERMAN S Fountain Pens bassin, cuisine cb les communs. superbe collection de or P. 2.50 Ce inmta.b:. ap,,arcnant par indivis A or P. 5. et pour moiie aux mn,neurs et lcur mr re Cip-Cap pour Ps plumces G. 40 tutrice en sa quilit dc commune en biens Save feu son maria, et expertt ayant esti- FaRE. W. 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BENOIT, avocat Dae la mai ;mi IMU .N/I-:ii CZ i l ORiF.AIJX ClIAMPAGNE niarcslles de Vik.NouK .etl Ul~gLLsszcQ de -) A 10 ourdi s I& bouteilie COGNAC. et FINE (:IIAMNI'A(GNE d,3 li gt-.ndle m-ti.'e OTARD-DUPUY Th6 de chine Biscuits lines Tapioca Viitt St Raphab-L Mad6re, M -ljga,JAti z Huile en litr-- et liidons Sardi e.- MtMmizer & lils Vinaigre extrd' en bou'eii'cs cltez Aii(dI* ;{ itn FEping!es A chapeaux B~rrct-e,;e piogiettichapeaux t.'avate.4 Haute Nouveautd I'lionograpi'ie ot Disques Aqpir (',rind a:-s-urtttnenL do Pdaifirniule et coffeets do laze mart : I louligant Paver, Nerior, Da.ver et A. P"aubert I F4a-bert Itotix PO(I)tT-A U-PII INGE Agwit pi t 8hI d 'a R5,pihI ~ d I;o d i lo ;Ifl.Asifs suivantol ( i'IARI) 1)1.'!Co., (u A C (:o-,tac 6ki)tiY & w.:lm1Y- tiii I de V\iiN' )( ; I-: &:o-' i Ai eiEpert'ray Etablissrnier't, Phionogf tpliques -i Paris- 1'ER N(f)l' P) r'.it DAi )jon. 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