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BHFIC DLOC UFLAC MELLON



Le Matin
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 Material Information
Title: Le Matin
Physical Description: Newspaper
Publisher: s.n.
Place of Publication: Port-au-Prince Haiti
Creation Date: March 26, 1910
Frequency: daily
 Subjects
Subjects / Keywords: Newspapers -- Haiti   ( lcsh )
Genre: newspaper   ( marcgt )
newspaper   ( sobekcm )
Coordinates: -72.2803802891673 x 18.5142993036392
 Record Information
Source Institution: University of Florida
Holding Location: Bibliothèque Haïtienne des Frères de l'Instruction Chrétienne
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: aleph - 000358166
notis - ABZ6468
System ID: UF00081213:00882

Full Text



Trol6mo Ann6e, N* 900


Port-au-Prince, Haiti


Samedi, 26 Mars 1910


ABONNEMENTS
U Mos G. 2.00
port-au-Prince
Taois MOIs... 5 00

Us Mois G. 2.20
IMpartemsts TaIs Mots 6.o00

Btrager.. os Mots 8.00

DI. CT- UR
166mOnt-MagloIrO


Ii


LENUMElRO 15 CENTIMES

L" nu-inut- i t ,irA. ou non ne seron
,- r r odus
RED.\CI ION-ADMINISTRATION
45, RL'. ROux, 4S.

ADMINISTRATKUR
Arthur Isidore


J


OUOTIDIEN


LA SEMAIN

ETRANGERS.
Le vent est un pea A la z6nophobie.
Lls strangers, reprdsentds par leas Cau-
10, lea S. Roazier, les A. Montasse, ont
rega cette semaine one voldse pour
as'tre permits d'appr6cier et de criti-
quer certain actes do notre vie natio-
ales.
Notre sasceptibilitd est tells que l'on
as s'est pas content do taper our les
doigts i ceux d'entre ces Messieurs qui
pouvent s'occuper do politique active,
mais encore A ceux qui hasardent de
-simples appreciations sur le contract si
comment de M. Mac-Donald.
Nous sommes pr6ts A signer des con-
trats avec l'6tranger, mais il no faut
Ssi que l'tranger les discate : quelle
ique I
ous no comprenons pas quo nous
avons beau vouloir mesurer sa place A
1'6tranger,cet 616ment occupera en rda-
lit6 la place A laquelle lui done droit
sa situation prdpondArante -dans le
pays. Nons n'y pourrions quelque
chose contre qu'en le chassant de cotte
pr6pond6rance et on prenaut sa place
grice A notre activity, & notre credit
personnel, A nos ca pitaux et A notre
esprit d'initiative. Voas voyez si nous
sommes prets A ratliser tout cel a
Trouvant que cette situation est suf-
flsante poor eux, nous aurions or6cise-
meat voulu que les 6trang 'rs b'en tins-
sent A cola et nous laissassent on paix
ommer nDOS presidents, nos ministres,
signer nos contracts, contractor nos em-
prunts, fair nos revolutions.
Cependant, nous no manjuons pas
de lee appelor poor recueillir cos con-
trats et les exdcuter, pour pouvrir nos
*mprunts, et pour nous eider & fair
nos revolutions et & installer nos prd-
sidents. Et quand le scandals des rues
devient trop violent et quo notre ama-
bilt6, le auns poor les autres, est A ce
point extreme quo nons no poevons
tenir ensemble sur le m6ame sol 4 con-
quis par nos aleox a, noas admettons
encore l'Itranger A noas couvrir de son
pavilion, A mettre & notre disposition,
et soauent A celle do nos families, sa
table a manger, le. chambres de son
no.te, & prot6ger tant6t I'embarque-
mont dimnamgA vaincus st bredouille,
taotmt eeli de goavernants dichus et
hailios.
SApr1s quoi, none portions des toasts
Sla santU des Paissance 6trang6res on
'eicant tle reprdiontants strangers
br intervention humanitaire, tout
SCOlonant que ce nest quoe le rix
r1e0ats de la a franche hospitalF td
Se leur oScorde le pays.-
Li lmdomain martin, encore tout
M s do cetie effaeson, ils viennent
on_ ttu onalm e discuter eave nons
Sgric*t, hesmans do for, projects ta-
ancwi"rs, crac I lts reloSea un coup
r6tgli ur 8 doilgt : alley veTo oc-
Popr fo* quoH font chet vots les
'SbGb le Gaaulimm ...
els 'aePlralt aUllears: ingratitude
g Ltt- 0 ; male. chsu no-, o est
a*'at ase matLfUtion
risque --c arpltre-Cr
vt atnos erojeo rwre ser-
Sd'na ma@a I on


E O UI F IN I T par la suite dans le service de quelqu'un
'do nous.
Bref, I'dtranger eat le mattre r6el ,Id
ce pays, et nous gaspillons des phrases
en pure perte quand nous croyons que
determinant sa nature, pour empecher c'est nous les maitres parce que, seal",
qua les solutions, parfois violentes, nous entendons decrire dans no, jour-
n'aillent tomber A ca56 do mal et non naux,- comme si nous ignorioni que
sur le mal meme, et vous recevez, en dans les pays lee plus avancds do globe,
retour, des maledictions en guise de et A deux pas (de nous, A la llavane, it
recompenses, je dirai tout simple- existait des journaux rddigds en langues
ment que I'616ment stranger n'est chez 6trangkres A l'usage des difftrentes co-
nous tant exorbitant que parce que sa lonies qui s'y trouvent, et dans les-
position et sa situation an milieu de quels sont debattues, autant pat, les
nous autorisent totes ses pr6tentions strangers que les nationaux, toutes les
Privd lbgalement du droit de pro- questions qui touchent a des intfrcts
pridtd, il est mattre des plus beaux commons, mrine politiques.
quarters eto toutes nos villes ; incapi- Que voulez-vous ? Nous sommes nds
ble d'exercer la commerce sans une li- enclaves des textes et des declarations:
cence pr6alable du chef de l'Etat, il nous croyons qu'il suffit de formuler
est maitre de tons nos marches. II est et de maintenir un texte come ce-
le maitre virtual do tons nos contracts lui-ci :
important, soit ostensiblement, soit
masqud derribre des pr4te-noms hat- Art. 6. Nul, s'il nest haitien, no
tiens. A I'heure actuelle, il n'y a pas, pout etre propridtaire de bieni fon:iers
au abord de mern de routes nos villes, en Haiti, A quelque titre que ce suit, ni
surtout de Port-au-Prince, dix pour acqudrir aucun immeble *;
cent d'intdrets haitiens. pour que l'Haitien soit le maitre chez
La situation des Haitiens dans le pays lui et ne soit pas absorbed par rI'tran-
est nette, sans equivoque et so resume ger
en deux mots : nous ne sommes dans Et quand nous avons vot6 le text
le pays que la clientAle des strangers, suivant :
et notre quartier-g6ndral est la politi- Art. 185. Tout stranger qui Qe
que et I'administration. t Art. sur3. territoit stranger qui i-
L'dtranger, qui a son assistance pu- trove sur le territoire de la Rpub-
blique sp6ciale et qui n'a sgure que quo Jouit de la'protection accord auce
fair do la LO're, est encore le principal Haitiens, quant aux personnes et aux
subventionneurde toutes nos uavres bienfaisance : jetez un coup d'oeil sur nous croyons que c'est fait et nous
la listed mensuelle de souscription on refusons de voir et d'avouer la situation
faveur de i'Hlospice communal de humilianteIe de 'llitien vis-.t-vis loe 1'.
St-Vincent de Paul : comptez les sous- tranger, sur son propre so!,celui-ci pro-
cripteurs haitiens, puis comptez lea tdgAant celui-la centre celui-lA mmre.
souscripteurs Strangers... Nos textes soot nos drapeaux ; nous
Les strangers, m6me coax qui lisent jurons de ne pas les renlre, et tan.li,
le plus mal .la langue fran;aise, soot que nous bambochons dans la forte-
les clients les plus constants et les plus resse en criant bonne garde, nous no
strs de toutes nos publications natio- nous apercevons pas quoe 'ennemi est
nales. s11 recueillent nos documents venu, qu'il est maitre de la place et jue
mieux que nous, los envoientserrer dans nous le servons et recevons ses ordres,
les archives de chez eux, et quand. A tandis que le drapeau bicolore flotte
an moment donn6, dans les rares loi- ti6rement au mit de la forteresse.
sirs que nous laisse notre activity in- S'il n'y a pires sourds que ceux qui
cessante i saccager le pays, nous vou- ne vealent pas entendre et pires aveu-
lons connaltre le passed et avoir les plus gles que ceux qui no veulent pas voir,
minces renseigoements sur nos 6v6ne- -il n'y a, tout aussi bien, pires perdus
ments parfois r6cents, c'est dans les que coux qui le sont tout on no le sa-
archives amdricaines, francaises, an- chant pas et toot en criant au sauve-
glaises et allemandes qu'il nous faut tage. ,
fouiller : outre le present, strangerer est
ainsi maltre do notre passed. ETRANGETE,
II no nous rest que l'avenir. Nous
croyons le conjurer on l'empechant d'6- On me I'avait deji racontMe,--et j'avais
crire dans les jourosux. Ildlas !... toujours refuse d'y croire, cotte his-
Qael est 1'Haition qui no pr6fAre toire d'aun monsieur qai, pris un jour
mieoux ( la politique et I administration d'une manie furieuse, a 6tait mis A
publique except6es ) travailler avec 1'6- coarir aprbs tons les gens at toutes les
tranger qu'avec son propre compatriot, chose, sous prdtexte qu' ils talent
au point de vue de la s6curitd de l'6ta- jaunes. Chacun se croywit A l'abri et
blissement, des chances' d'avancement souriait A son passage ; brusquement
et mrme do traitement gdnoral ? Nos il se retournait et lui tombait dessus :
meilleurs cochers servent chez l'6tran- it part qu'on 6tait jaune sans le sa-
ger ; il d6tient, pour ainsi dire, le des- voir.
sus do panier do notre personnel do- II fallout appeler la force publique
mestique,et noes savons tons comment, pour s emparer de lui et le lier. Quel- i
une fois entr6 dans I'ane de cos famil- qu'un conseilla de le soomettre A un I
les dtrangbres oft rgne,en meme temps examen medical et on le condoisit A la s
quo la discipline la plus exacts, le spec- Polyc inique : heaurease inspiration ; f
tacle de la plus avenante camaraderie, car sle clinicien do service no tarda pas c
surtout dans la colonies allemande, A d6couvrir que ce foua range, qui en e
camaraderie qui s'6tend parfois us- faisait voir do toutes lsm coalears aux p
qu'au personnel domestique quand ce geos, avait la jaunsst. d
li-cl est sanez ancient et assez proauv, Et tout 'expliqua ; il nas volait pas q
noes savons tous comment ce monde voir le ojane, et cepeadant il portait
hatnien 'attache at tremble do retomber le janes ea loi. 1


Je no sais comment, A propose do la
question des strangers, I'histoire s'ast
trouv6e invoqude sous ma plume anl I-
sant la tirade do Noutelliste contre 1'6-
l6ment stranger qui 6crit dans les jour-
naux haitions.
Je n'ai pas pu m'empecher do rap-
procher le cas de ce porter de jaunis-
so, qui ne voulait pas voir le jaune, do
celut de notre confr6re qui vocifbre
contre l'6tranger publicist alors qu'il
port dans son seinF B. RI. qui, a en
croira 1'mpartial, s'est promptement
dp46ch6 l'autre jour, sur une simple
visited ia police haitienne,de d6ployer
son pavilion.
11 trappe ltru sur Moravia, sons pr6-
texte que celui-ci a fait des plumes,
sans rditlchir que Moravia, en s'affir-
mant baitien, a bien acquis le droit
saculaire de pluwer la poule. Tandis
que lui, it taillle sa plume sur nous en
coq gaguerre inglo-saxon just au mo-
ment ofi son j,)arnal crie centre cet
abus... ihez les autres.
Sans doute, il doit trouver cola spiri-
tuel,- ce fait du nialade do la jaunisse,
qui porlant le jaune en lui, ne pent
pas Ie soullrir clez les autres.

**
ETRAN.GR; !
11 faut qlueje vous raconte unechose.
D6sesperd de voir s'en aller touted
nos traditions, je in'6tais procur6 coe
jours derni--rs tout t e qu'il fallait poor
taire un juij. Apr.'s avoir bourr6 mon
hoinmme copieusemint et I'avoir fait
d'tAutant p'!u-4 rius-i quej'avais un mo-
dMle sous let ;eux, j'aiais le camper de-
vant maporte, les jiurs saints, escomp-
tant d'avance le plaisir immense de Ie
voir battre sous rams yeux aujourd'hai
r r tous les gains du quarter, pour
e broiler ensuite aux deux bouts, -
quand subilement je me ravisai.
Jo pensai, malgrd moi, Ames enne-
mis, A leur susceptibility et a la ten-
lance national qui porte toujours
quequesz-uns a pr)adre pour eux tout
ce que vous faites ; et bravement, je
d6bourrai mon juif, par crainte,- oh I
justified ; si vous le voyiez qa'on
ne le prit pour une allusion.
C'est ainsi que tout s'en va dans le
pays, meme nos plus innocents tradi-
tions.
JEAN LE FURETEUR.





Le W'ouvellist, aprcs avoir annonch de Is
veille un article devant, sur la question de
couleur, due le mot d6finilif de vjritj et
de raison, a, dans son numrno du 23 mars,
expose, en etler, sa maiStre de voir sur Ie
grand sajet en ddbat.
Je ne m'arreterai pas A tout ce que l'6-
crivain a pu dire et penser de ceux anuquels
il pr,.te intention d agi.cr la question pour
l'agiter : c'est i- aff.ire de sentiment et de
sympathies. Je ne tiens sur ce point qu'A
aire une declaration, d'ailleurs a peine oe-
:essaire pour ceux qui ont pu lire, sans
esprit prevent, mon article de la semaine
assde : c'est que i'ai entenda trailer,-
'ane f(0oa so.nmaire, il est vrai,- la
question au point de vue uaiversel et non
pas seulement local, et Ie titre meme do
'article le montre surabondamment.


I ~---~--










Bcrivant pour essa-er d'adap*'r A n:.re
cab les veti:es d'ord.e univeisel, j'ai du na-
turellement parler de la question de cou-
lear t an point de vue qui puisse ctre pro-
'ftable aux Hai iens de toutcs couleurs.
Loin de chercher i perpdtuer one discus-
s on aussi vieille qu- le monde par auco-
ne argumentation sentant le rssentiment et
les sentiers batius, j'ai, au contraire, fait
tons mrues efforts pour digager les rivalirds
haitiennes de Ia question de couleur en les
mettant sur le terrain de I'organisation fa-
miliale.
Aussa bien, l'dcrit dn TLouvellisfe m'in-
it&esse-t-il moins par toures ces consid-
rations ad hominem que par la contradic-
tion suivante qui torche au cot ir mLre de
mon suet : A savoir que ce ne son, p< > le,
families qui constitcint la force morale
d une nation, mats ie. ind,,'idur.
Avant de signaler la tiussetd de c *te p'o
position, it ent ndcessai!e que je fisse res-
sorrir en deux mots le sens pr6cis que re-
vl snus ma p'ume le terme a fami'le a ;
car, il ft tris c de le constater, les mo s
les plus simples,aux yecx de la prevention,
prtcent A dquivoque et A chicane.
Si on vc'ia bien relire anon article sur
e la question noire 9, on v cherchera, en
vain, I ctiression dc ti'ss de ifmilles don't
1'dcrivain diu '7ouvrllisic se sert pour me
rOfutrr. Cette expression se prend, en ge-
neral, en mauvaise part et il est just d'a-
jouter que ceux qu'elle concern, par le
ton e: les mania res qo il afti:hent pafoii
ea lous pays,.'ont p. s peu co itribud au dis-
d. edit du termne.
Or, qu, ndj idris 'c mot I t'rille 9, je
:uis loin de corner A ce mot la signiti-a-
tion ddfvorab'e q; s'attaclh: l'exp'c.i n
'" tils de famille c e comprend- sans
peine Ic beau jcu quc I on peut avcir A me
contredire en observant sur ce point une
confusion commode.
Par a t imille ,j intends simplement on
group d iudividus unis par les liens re-
guliers de la parents et de l'alliance, n'im-
por'c le degr6 de fortune ni toute autre si-
tuation social, n'importe dgalemcnt la
maison somptueuze ou la mnaison humb'e
que 'on puisse h,b;ter. On sait d'ail euts
que les lobusies families de paysans, carac-
thiises par ce que je viens de dire consti-
tuent partou,, en t Il rde, en Suis e, en
Nor,:ge, ponL citer Ics petits pays, en
Angl.terrc, pour cin ci er un grand, les for-
ces iationales les plu; i vidv n'es, A cause
des traditions dc lI race ien'lues possibles
par la chaine constitute des ., na nations.
II n'y a vii' doute quc ci serait notre cas
st nc, solids mo',ali guards oo les demo-
rt!isds de nos pla -' s repondiient A c:s con-
ditionscapi',/i, Ce n'est pas seulement l'h&-
ritage ma'-ri.lI que les gdndranois doivent
se transniente, m ns aussi I'hdritagc moral
co-is'ittic pa.r q;a',lir; et les venus ; or,
cet hlimtage moral sc dissipe d'une ge.d-
rationd A I',u:-c ii la tamlie n'est pas eons-
titute ,:ar il e, :nalheartusemcnt vrai
que le:, unions I bes et frgiles, fruit h--
blitul dc la dcbaucihe, ne transmettent gd-
nralamncut que les vices et les tares
Cc point dLtatt 6clairci, le .ouvellis'e
p'nsc done quc des mJdiidJus isolds, quel-
que bicn doucs qu'on puisse d'ailleurs ies
suppser, icpresentent plus de forces socia-
les que des families organises. Est-il vrai-
-ment n6ccssaire de rdfi'er une telle pro
position Auisi b.cn, je nm: contenierai,
pour la ruiner et la me tre A bas. de retire
la preuve sur laquellc on prdterd I'dtayer.
Je ne veux entrep.endre ucune dis-
cussion sociolegique,ditl'dcrivain du"Nou-
velliste ", mais je constate que les Amn-
ricains des ;tats-Unis ne conniissent pas
la taaini:. I fiamilie aux cadre;,rigides,la
famille traditionne le, come elle exisre en
France et en Angletcrre : c'e;t un people
d'individu, dnergiques, de ddracinds de
outes ics nations, d':,'eniuriers de routes
les races grandissanr, libres de toune con-
trainte familiale, ddgag&s de tout pr6jugd
de classes, de caste ou de cin, et sur les-
quels la civilisation amd.icaine a pose sa
rude et puissan e empreinte.
Si l'exode interminable des aventuriers
de routes nationalitds et de routes races
n'arrive pas a altdrer la robustesse de la ra-
ce amruicaine, c'est que prdcisdment il y a
au fond de cetie race les assises les plus so-
lides crcE(s, des l'orgine mume, par les
premiers immigrants des Etats-Unis. Ce
faith est mis vigoureusement en lumiere par
les passages suivants de l'dtude de M. Paul
de Rosters sur ** la colonisation et les con-
tiousm de la prospdrit/ colonial ;


' Le faith car.c:dris:iqu de *a colonisa-
tion de I'Amirique du Nord au dix-sep-
tieme siecle, c'est I'arrivde des immigrants
par grospea ftroitment unis. Ce n'6taient
g6ndralement pas des individus isold; qui
venaient chercer fortune an Nouvean-Mon-
de ; mais bien des socitdis embryonnaires,
vigoureuses et disciplines qui, transplantdes
de la mere-patrie, demandaient aux res-
sources d une terre vierge la ficondation
de leur activity, anz solitules d'un pays
vacant, 1'exercice sans entraves:de leur cu'-
te.
Si que'qae aventurier sans lien avec
lesautres colons &chouait sur lesrivages de
I'Ambrique, il 6tait bien'6: encadrd ou
.rejetd p*r ces jeunes associations fermic&
et intoldrantes, jalouses de Itur Ferson-
nalitd....
De meme chez les Hlollandais : en
1624. /uel/ues families wallonnes viennent
dans IA Nouvele N *etlande ( aujourd'hui
New-York) avec (Pierre Minuit, prem er
directeur gdndral de la Compg 'ie des
Indes Occidentale;...
11 est utile d'indiquer quelle discipli-
ne austerc et rigoureu e s ob;ervait dans
ce; petites societis f:rmdes, qui tirent a
grandeur des E ats-Unis et jeterent les ba-
ses d une puissance don't le mdri e e:t
souveat attribud aux causes directement
contraires.
'- Voici quel dtait, dans le Maryland,
le iole de vestry, par rapport a la sanc
tion des lois religceuse; :
Les personnel soupmiannes d'imanora-
litd (c'Cli:--dire de vivre en concubinage)
6taient appeldes devant ce conseil; les lines
promettaient de se marier, les autric de
se sdparer; g.ndralement on leIr accoidait
an mois pour rfgulariser leur si uation. En
cas de resistance ou d infiddlit6 aux pro-
messes exigdes, le "' vestry renvoyait les
coi-pables devant la cour du corn 6.
Dans ces condi ions et avwc 'aide de
reg'emrents inttdreu:s pirfo.s tres restric-
tifs, it s'drab!it on regime de I bnrt6 food
sur l autoritd paternelle, le pa'ronag.- agri-
cole et la region. Ainsi, d'une part, les
questions gdndrales avaient peu d'impor-
tance; d'.utre part, leur solution 6tait
prdparde par i'ordre et l'harmonie qui
rdgnaient dans la vie privde."

Voili comment s'est cons:itude la na-
tion ambricaine qui fait. A just itre, l'ad-
miration universelle. On verse dans la
plus grande erreur si on croit que ce to-
rent, .au dix-septi4me sickle, des aventuriers
angl.sis qui all&rent dft richer le Nouveau-
Monde : cc fut, .au contraire, une dmigr.-
,ion d'elite qui quitta la mere-patrie, en
ba'te aux pers&cutionn religicuses, et cetie
emigration eut lieu p.i tfi.illes organisdes,
:.ux mieurs rigoureus ment paui'aines d'ail-
Icurs
Si l'on veut savoir si de nos jours cela a
cli angd aux Etats-Unis, au milieu dei abon-
dantes immIgrations don't le Far-\VWst est
encore le thd6.:e, que que'que femme
enceinte ail!e cssayer de s'eagager dans un
de ces nombreux bureaux du Travail sans
crte accompagnoe du pare authentique et
logil de la progdn ture future : ou encore
qu un couple 6quivoque essaye de trom-
per la vigilance qua explore attentivement
le; nouveaux arrivants.
A Porto-Rico et meme A Cuba, I'intlen-
ce americaine est encore et toujours carac-
:tris&e ep r ce meme souci de ne donner
asile qu a des families r6gualees ou A des
6 6mcnts susceptaubes d'en crde .
Et puisque l'occasion m'est offerte de le di-
re,j'attire I'attentiondu lecteur sur ce point
important que le prdjug6 insurmontableqce
les Anglo-Saxons do Nord de I'Amdrique
vouent aux populations noires des Etats-Unis,
a pour cause premiere cette inaptitude noire
A crier des families rdgulibres et cette pro-
fession au libertinage des moeurs qui, con-
siddrd an regard du temperament essen-
ticl.ment fait de contrainte des Amdricains
produit entire les deux populations, ce con-
traste donnant naissance A une ddmarca-
tion si evidente.
Car 1A git, en effect, la plus capital des
questions, tant pour les tonrtes nations,
quelque grandes et puissantes qn'elles
soient dejiA, que pour celles qui, dEjA fai-
b'es et chancelantes sur leurs pieds, de-
d>ignent les moyens de redressement ap-
proprids, surs ei eprouvds, pour discuter
des fadaises et rhclamer ces impuissantes
bdquilles que sonm les solutions politiques.

I Donnons A no. enfants one education


virile, conclut svec raison l'dcrivain dui
" Nouvelliste" ; apprenons-leur & se cr6-I
er eux-memes, etc.
L'kcrivain sig-'e ainsi la propre condam-
nation de sa th6se ; car qu'est-ce qui doit
donner cet'e 4ducaion virile au enfants ?
Esu-ce la Providence ? l Etat ? I'6cole ?Ou
n 'est-ce ps p'u.6t la famille, la famille en-
core, la famille toujours?
S'il est bien vrai que cetre.force isol6e que
peat reprdsenter un individa supdrienre-
ment doud repr6sente une valeur social
digne de consideration, c'est bien .1 la con-
dition qu'elle ne contribue pas A nerpetuer
le r'gi'me de demoralisation familiale qai
nous caract6rise et de tendre, au contraire,
A engendrer, par la contrainte et la rcgu
larisaton des instinct's, une veritable fa-
mil e, pregnant ainsi racine dans son p-o
pre sol.
AUGUSTE MAGL-1RE.






RENSEIGN MENTS
MEIrPOROLOGIQUES

Obaser-vatoixre
DU
S1MINAIRE COLLEGE St-MARTIAL
VENDREDI 25 MARS '91IO
Barom~tre A midi 762 n m8

Temperature minimum 1I9 6
maximum 32,9
Moyenne diurne de la temperature 24,1
Ciel clair la matinde et entitlement
covert depuis 5 h. Rafales de vent vers
le coucher do soleil. Pluie Tres forte d--
pui, 6 h. marqnant 89 millimetres.
Barometre 1Igcrement en baisse.
J. SCHPIRER. c
FiangQailles
Nous enregis-rons avec plaisir les fian-
aatdles de Melle Therese Brh-. filled no-
treami Jules Birthe,avecMr. Oswild lonh
Brandr, fils d'nn remarquible inginieur
allemand tias estim6 A la Jamaique.
Activity et d6vouement
Hier, A 7 heures x5 mini es, par suite
d'une mancoeuvre maladroire faite ai garage
de Blzoton les tourgons I.ch6s -est-ce par
negligence ? A I'aiguillage all&reit se
heurter violemnment a l'un des cars qu'ils
renvers&rent. Parmi les trois pas'-gers qui
&eaient dans le car se trouvait Me Aug
Bonamy ; il n'y cut pas d'accident de per-
sonnes.
La gtre du Nord, immidiatement prive-
nue par l'.6phone, pensa d abord A assu-er
Ie traffic de la ligne. Come la voice etai-
obstru&e, on mit une autre locomotive,qui,
faisant le trajet de la ville A Biz3ton, don-
nait la correspondarce poor Carrefour ; et
le service mirchi ainsi toute la journey.
Dins 1'intervalle, une iquive travaillait
ferme sous la pluie et vers 6 heures.apres
des travaux p6nib!es, on avait ripard les
digAts et mis car e: fourgons sur les rails.
Ce martin le traffic a repris come d'habi-
tude.
Nous devons un doge A tous ces braves
gens don't nous avons admired hier la con-
duite. La P. C. S. le leur doit aussi.
Tarif minimum
Nous pablions avec rlaisir la lettre sui-
vante qae M. il W. Furniss nous a faith,
I'honnoetr de nous adresser.
TRADUCTION
Port-au-Prince, a6 Mars 1910o.
A M. I'Editeur du Matin
Monsieur,
Pour l'avantage de vos nombreux lec-
tears, j'ai le plaisir de vous informer que
le gouvernement des Etats-Unis a .mis,
le 24 du courant, one proclamation ad-
mettant au binefice du tarif minimum
toutes !es importations d'Haiti, A partir dou
33 mars courant.
Votre d6voue,
H. W. Fuaiss
Ministre des Etats-Unis.


r r


Arrive
Hier eat entrd le steamer q Con
avec les pasagers suivants veotait'-;
KINGTON .: Mr et Mms Parkinson,
fants et servant, B. Edwin, Ale
Francis, E. Fowler, Clarende Agna ,
seph Martis, Mine C. Man-s.
Steven, Mme Maria Chenet. ie E
Hadden, Alphonse Oiol, Reginald'
.sna, Mile S. Agnant, Anna Cl
Mime J. Barthe et 3 enfants,
Brand, Walter Perry, Richard B
W. G. *Waldhington, Climent Gi
A. Wilforx, J. Maning, 1- Faulor
bers H Farel.A Jones. S Birck,
chitt, A. Philipps, W. Phillip, j
A. Reid, A. Vige, S ymour Fain'. "
Vi'ledrouin, Miss Alberiha Fwjt'
Maria Augastin, Robert Girtens Gc
Fro men, R. Duperroazel, G Kaeb:
Sarnia
NEW YvRK : Davis Vitiello.
Revue du March4
Notre march est reatd calm duram k
dernieCe huitaine, le taux de 426 o)
a &i pratiqub lundi &tait mintenu 4.
rant toute la semaine. Hier etIvanthr
es bureaux dtant ferm6s. nous n'vonsps
eTaregistr d'aflaires et ce matn coame
consequeoce, le march est tmt calae
I'ouverture A 425 010 425 oi0.
Les traites sur France ont dti veiduesi
3'4 o;o, 1,3 olo escomp'e suivant valer
et signatures.
Les cheques sur Paris soit pla:es i:
I[2 o,o et meme ; o0o pour Ils peite
valears.
Les cheques sur N Y. A 3 0;o0 a
compete.
Cafd.- En raison dc la faibE.sse dt
livraisons actuelles- les habitant- etant *.
sorb6s par les tetes de la scmaine sainte-
les prix ont aug-icn6 V'on a attinat
34 ct pour les cafds de Jremie, Biradcra
et Pestel.
Port-au-Prince, le 26 Mirs 1910.
D6c6s
Nous avons rcqu le fire part da dcids
Port Margot de Mite Dbusna Desrosie;
nde Carmelie D.shommes. Les ;nrraiin
ont eu lieu lundi dernier, 21 coirAnt
Nos condoleances aux parents Je laid.
fon:e et particulihremeit A notre ami It
depute Gerson Desrosiers.
Fermeture de li malle
Les d6peches par sis Petit GoAve, Jr6-ni-e, St Mare, Gonjiiel,
Port de PAix, Cap-Haitien, Porto Piatat
St Thomas seront fermbes cet aprs-m1idi
A 4 hres pr&cises.
Et celles par sis hdll ndais H Prdi
Willem Is pour New-York et I'EuroP
via New York seront fermbes ce ':ra 9
heures precises.
Ce 26 Mars 1910o
Matinde cin6matograpiq e
C est demain, rappelons-le nos lINe
teurs, qu'aura lieu A l'H6t:el Belien
'matinee cinimatographiqu.: oftere a11 eO
fants A l'occasion du dimanch- de PA4que
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Nous pr6venons les abonnl
qu'il ne sera pas tenu comrpte
contestations qui seront souleV
a propose du pavement des abTfeor
ments si elles ne sont justifies.
un re tion, imprimb et rev tu du timb'
du journal.
, Port-au-Prince 14mars iw










TRIBUNAUX


Ti ibunai Civil
DavO~CL- L ~bztitilt Rosc~m nd
Diptca O lionu -bg ..L'aud1 nle du tmer-
prei 'o rd II heU P. o.4 O s l~it )'A4i..
bmce dux juge Dapol't D.aY, et Ie~ tribu-
ren Ii ug-m,-fltS qul adrn'ih-it
.to Amodi sSi-vers contr8 A. Bo'z-.
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lier, qui part en cong6, la Direction Par
interim de notre E ablissement est confide
J M. Ch. Camp gne, sous-Direcde:r.
La 2re signature tcquise par l'articlc
25 de no; S atuts c,n'inuera i &tre don-
nue p r M Ch Rether ou M. H. De'rei.
Lie -) rectrur,
PAUL SANTALLIER.

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Made on divorce le i *-LJe ;avis roiits, Misieifs les pa s: rs
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aple (ra oasbJ ) Plo. l )i z c- rS r iid tI ,,.iti ical t vaci-
Ifi, est lov av .': ,'ie 1 rib:- Ination pout SaUl1iag4 gs cut ieudu qu,~ qu j.em-nts ho-I Port-au-Priuce, I 2:1 Mars 1910.
Sologuant ds dlibe:Anouts d con- L'A;r.:NT,
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Port-au-P's,-.ct, 2ti Mirs 1910. du d .." d, "aix S-ct, :i d ie 25 fe-'ricr
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50 grammes


bleu le paquet de


CAPORAL DOUX paper vert le paquet de 50 gram-
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CAPORAL ODINAIRE paper pAte brune le paquet
de 40 grammes
TABAC A PRISER, Virginie haut godt, paper jau-
ne, le paquet de 100 grammes


POUDRE SUPERIEURE, paper bleu
100 grammes


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POUDRB ORDINAIRE, paper brun, le paquet de 100
grammes


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100 grammes


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0.70

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0.60

1.50

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1.50


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Boodon de 20
do en Maryland paper jaune le Bondo0
de 20
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Bondon de 20
ROULfES en Maryland et caporal sup6rieur le
portefeuille de 20
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do en caporal ordinaire le portefenille
de 20
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Mars 1910.


noun


-fti


_ _~ ~____~ ___ ~~_ _~__ __


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