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BHFIC DLOC UFLAC MELLON



Le Matin
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 Material Information
Title: Le Matin
Physical Description: Newspaper
Publisher: s.n.
Place of Publication: Port-au-Prince Haiti
Creation Date: March 15, 1910
Frequency: daily
 Subjects
Subjects / Keywords: Newspapers -- Haiti   ( lcsh )
Genre: newspaper   ( marcgt )
newspaper   ( sobekcm )
Coordinates: -72.2803802891673 x 18.5142993036392
 Record Information
Source Institution: University of Florida
Holding Location: Bibliothèque Haïtienne des Frères de l'Instruction Chrétienne
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: aleph - 000358166
notis - ABZ6468
System ID: UF00081213:00874

Full Text





Troibme Ann6el, RN 892


Port-au-Prince, Harti


Mardi, 15 Mars 1910


ABONNEMENT8
U Moss G. 2.00
port-a-Pprice .
Taoss Moss... 5 00
D.partOuets UN Moss ., G. 2.20
Taosm Mos 6.00

EtranSer. anos Mois 8.00


a16xnent-Magloire
DumCTUR-FoWDATEUR


0


Ii


6


j


OUOTIDIEN


LE-.NUM%[F:tO 15 ENT1MES

lips lin .1nuI i onu non ne tei.'t
ii renltis
REDACTION S \ iMIN ISTR ATIOU>s
4;, 45.


Arthur .-Ishido-
ADMINISTRATEUR


IMPRESSIONS ET SOUVENIRS


AMEDEE BR UN


A travers sa vie


D.'- le PAlit S6minaiie C 11eg, St
Martial, richer d'od s'6parpillent, in-
nombrables, taut d'ouvriers aux quali-
tbs varies, Arndd6e Brun compose. I1
e-t le condisciple de cat autre pobte
qui s'dcarta un jour de la vie futile
et bourdonnante pour s'adonner aux
labours absorbants de l'usine, aimant
mieux vivre lea Georgiques que de les
dcrire, et qui les 6crit peut-4tre, dans
l'ombre de quelque studieuse retraite
ou n'arrive pas le verbiage bruyant des
felons, Is puete Auguste Scott qui v:o-
Ia une fois sa r6gle de silence fdcond,
en 1897 pour Ie aPetit Citoyeno,auquel
it donna la primeur do conto bleu quo
lee amis do Matin out la le mois der-
nier: Comment mourent les papillons et
don't lee trois Sonnets A Am6d6e Brun,
Pole et eiseleur, do pur m6tal don't ils
sont faits, n'out point 6t6 d6passds en-
core par rien de ce genre, chez nous.
D'Amddee Brun aussi. la *Petit Cito-
ven, obtint ces vers de 1886: Coutume
d'enfance.
De trs bonne hieure. le martin, j'ai I'habitude
De me lever sans bruit, et je vais doucement
l)alis la nuit indecise,a ma chambre d'6tude,
La derniere piece au tond de l'appartement.
Quielqefois en passant, pris d'une inquitlude
tonttie, je iv'arrnte et la, furtivement
Pour la voir someiller en sa came attitude
Je regarded ma mere. un attendrissement
Ineffable dans lAme. Aupres de la veilleuse
Des lijres sont 6pars et comme elle est pieuse
Son paroissien aussi. L'ombre lutte et remplit
I.e coin ou le prie-Dieu se cache pris du lit.
t c est doux toute cette aube aux rayons
6tranges
Sur cc sommeil de mere ou descendent
les anges
Coela est sans pr6tention, le pomte a
dix bhat ans et en lui l'enfant a tou-
jour doming (Marine).
Toi qui chantes la-bas, douce aieule endor-
meuse
Des dtsespoirs cruels ou se consume I'Arme,
Je sums vena, poete en qui survit l'enfance
Vers ta tristesse immense aux inflnis san-
glots.
Son fr6re Maurice nous apprend que
"no I'encombrement des cristaux et
falenou- du amsasin paternal, le car-
0*t qai fixait e Iinspiration fugitive v
aabaadoonait jamaii eIs po6te. A cette
dPoque,sgrace as voisinage do l'inoublia-
* Peopleti, des productions d'Amw-
0 Bn aruremt dane la gazette do
t rue doe Qai. C'6tait avast 1888,aa-
ea qui vit mi r6alier le ddsir do I 'do-
lewCet, le .ddsir do tbut adolescent
Sat aimition d'oeanoblir quelquae
PM Is vie, dailer & Paris.
Ce p l'dtadiant em rapport on le
alt bMe. Zooatons less Maariet, de
a Sans Pardon V
aII 4Mit fait mem droit sans eaballe-
sUt, nachbat aetant quo le plau fort
Sdeims e bites A @ocorSu so
m"a e 'tatt pAm l m voles..


et son


oeuvre.


S Ma vocation, avait-il dit un jour,
c'est de la paresse laborieuse. *
a Adorant passionndment les lettres,
il se lamentait de n'avoir pas exprim6
encore dens une oeuvre capital le
monde de sentiments neufs qu'il se
sentait au ventre.p
Am6dde Brun, comme Jean Mauriet,
avait fait son droit, brillamment, com-
me tout ce qu'il voulut faire. Ses oc-
cupations professionnelles ne le d6-
tournerent point de sa veritable voca-
tion, celle d'dcrire de belles chose ;
elles servirent au contraire A 6largir
son champ,en multipliant ses impres-
sions, en cr6ant pour lui des sensa-
tions propres A satisfaire la passion
de tout observer pour tout peindre qui
caractdrise celui qui pose6de a l'orga-
nisation, le temperament de littdrateur,
ce quelque chose que no pout donner
aucun entralnement au monde P (Con-
seils A la jounesse, rapport sur le con-
cours g4n6ral de 1895.


fen'tre qui a d6coape un rectangle de' porte tout humide de aleurs, aussi par
ciel ddclinant et rouges, leurs regardsI qa'il l'avait appris. ce Paspant do note
cherchant la ( campagne d'oi arrive Iitt6rature qui, seduit par 1'6clat des
I'haleine des arbres lointainsa et se flours painouies, des boutons turges-
poeant e pour y puiser des raisons de cents pre.s d'dclore, dignes d'un jardi
vivra sour le a dcor triste du cr6pus- merveilleux d'ou ia vipbre eat absent@,
cule V, cependant que fermant les yeux s'arreta pour cuedilir Ie baiser do la
la vision erre autoor d'eux ad'une pou- gloire, mais don't la gloire bienveillante
pe carrde. ddlicieusement compliqu6e prise do piti6 devant le front pur OtDno
avec ses mats gr6As de voiles latines, tranaparaissaient qae des peons6es in-
la caravelle qui semble un rideau blanc nocentes, lueors rFAies, Ilamimes tour-
de rove fayant dans la nuit de saphir ment6es que devrait aviver, constam-
sileacieusement eaur la mer, a la mer meant, ua b)au solely toujours ti&le, ef-
ou rit Ie ciel vermeil p, sla mer mater- fleura les cheveux d'une caresse et le
nelle ou va I'aubs errante des voiles 9, laissa s'en aller.
la mer don't cla lame enveloppe les rocs ,
de sa grase f61line a. la mer < aux plis- *
a6s qui 6tincel'ent ., la mer qui fait tJ'ai bien soutlert nioi-mJoae,4crita la
dire aux amants qu'ils seraient lbien-l, consolatrice lean Mauriet auxi1cur, "re-
emportds tous deux dans le bercement gardant pauvre mtio qui est biLin bas".
des lames douces *, la mer magnitique C'est bon partois les larme6, ou sold
die la bale de Port-au-Prince K qu'aimne par ces bienfaisavtes ro-6as bien des
I'aile nerveuse des a grants osierss et dettes passes, bi- n des chooses eva-
I'autre, la mer a qui tord au large sa nouies don't on a eu la faunae honte do
lugubre hysterie n.ous les nuages ., la no pas pleurer en refjulant en soi la
mer, toute la mer que sut chanter et source prete A jailir."
aimer sous tous se.; chiD ants aspects. La source prt'te i j aillir, c'est la trd-
avec des mots toujours nouveaux, ce sor du pokte ; pour avoir eo, A un de-
poete qai la traversait, emport6 par grd remarquable ce don dlo IA sensibi-
le songe, pris des uostalgies a de quel- lit6, Am6d6e Brun no fut jamais aban-
qu6 orient donn6 par la gardienne vigitaute qa'-
eat la podsie. Sa vocation po6tique
Vermeil, plein de soleil, de Iteurs t de huearta sanis en 6tru ,branl6e lei A'-ueols
poion de la reality haitienne e, il put au con-


cherchant A Iomontpr
I.'iKtcrnel Il:\e, h l.,, qui lui torture
( I'Jine
la mor enfin qui raminne le poktta
Pelerin fatigue de tri- loihta.ns voyages


C est g*Aice A son organisation Pour vn re sur sa grcve aux ruIueur% n-
quavant 'Age de vingt hait an*, Arm- iEcoutant pros de lit. les p.,es coquillage's
dee Brun avait, avec ses course, conft- otu se plaignent tout )Ja, oii
rences, i quisitoires, contest, po6sies, ani-s
romans, bdifid un petit monument de qui ramene le pokte,
dimensions raisonables, pas trop prt-, Comme un voyageur las, aflo16 de pi sagV-
tentieux mal gr6 la garniture parfois lit
surprenante, de tres-prs, d'une ravis- lit ou 'aonie fat br6ve et lucide.
santo dentelle ; maison suggestive
qui de loin a au milieu des vieille *
bitisses d'alentourv a l'air a d'an b- L plume n'West pa .nc.r tomb6e de
Spos6 A I'horzon d'aaud des sa main, mais la bib 'iothbue est close
oisb et qui, a meaure quo I'on oen ap- et cello qoi d~gage sur son passage
proche dg.ge one suave mdlancoi.e. de tels eftlaves myst rieix, qui met un
L'on n'y pdn6tre pas sans attendris- cachet si profound our lei 6tres et les
segment ; toutes sea parties vous retien- choses ", l'autre mystere plus profound
nent: les allies et is pare oit no pas- que la mer a eflbuar la mason de
sent plus lea ombres d'Henry et do travail de son aile funebre."
sa cousine, d'Amdlie et de Joan avecl
a sons leurs pieds I'6pais tapis de C'est Ianstant ou la nuit dore le ciel d'ttoiles.
feuilles s6chess, les salons ou font ales ,Le niurnure des voix tombe dans les loin-
meubles, lee tableaux, les bronzes, est ..................... n
choisi avec one connaissance exact du Le silence s'emiplit d on ne salt quel nystere
cadre qui convient A chacone des figu- Comme si l'on avait dans I ombie chuchott
res ; lIs chambre oil a pauvre m6re se Et voici qu'emplissant ma chambre solitaire
recueille maintenant,sans geste et sans Des formes vague ont sourdement sanglotd.
larmes a et ou flotte ce rave do bon- Ce qui sanglote, ce soont les chores
hour, do soul bonhear a lamie, m6re voix amies P, des tendres personnel ca-
et soi, r6unis par ce froid sans merci, ch6es dans les piees voisines, tou-
et causant doacement, doucement tan- chdes par le fatal pressentiment et qui
di. qu'A travers la vitro brouillAe lee trahissent lear angoisse, sans penser
lin6aments des arbres da jardin appa- qae le po6te, le corps toojours retena
raltraient confus6ment *; Ia biblioth6- parmi elles par la souflrance devine,
que surtout, rotraite favorite ou le voit, compread toat. Bien plus, it 6crit
col diboutonn6, en bras de chemise, cos derni6res sensations terreostres, aa
pouch6 our la table of' s'amoncel- seail des parvis d'une autre mason,
ltet les feoillets qul violent parfois s'a- d'un temple don't le< proportions ind6-.
battant sur lea chaises, our le plancher, cdoes apparaissent dins l'ombre, mans
gracieusemeat, le bel apprenti, bralant qu'il paisse distinguer lee former va-
de passer mattre, couvre la page blese guoemoent clair6es doe 'autre reflect, do
ou s'ach6ve l'cavre do pr6dilection,soit reflet don't sont envelopp6es les person-
des histoireos do son pays d'origine 'nee aim6ae qui le laissrent orphelin et
solt an roman d'amour a soas l'mil lai mirent an ccer la source indpulsa-
d'sae amnie ch6re qua ya t6 pout-6tre Ible d'iaspiration d'oo jaillit le chant
m61de s, avec per moments, a traverns l qui borce notre mis6re et quo loear rap-


traire impreguer de la goutte d'ecsen-
ce supdrieure toutecs les taches qu'il lui
fat donnd de rdaliser.
FE.ix MAGLOlRE.



e Rf olirmlul cesaire

Sut: Fin
RiTABLISSMh.NTr
I)-s CONx':.:I 'ARR \DISSbEM:LNs r


S Le premier pas .1 irc dans l'organisa-
tion d'un gouverncinett civil en Haiti,
doit etre le ,ritabli einent des conseils d'..r-
rondissement, tels qn':is ont d6t6 stituds
dans nos difflreates Constitutions et dans
cell qui nous rigit icuellemcant.
La constitution de 1S89 s'exprime ain-
si A ce sojet.
Art. 121.-li est etabli on conscil par
arrondissement... L- conseil dJarzondisse-
ment est prrsidt par un citoyen auquel il
est donor le titre de Pi&i-ent du conseil
d'arrondissement,etc....
II est bien malheureux quc les autenrs
de cette Constitution, lesquels ont eu en
mains tout on one parties du pouvoir,
n'ont jamais eu le courage d'appliquer ces
principles "qu'ils avaient eux-mkaes de-
mand6s. Ils ont manque de courage...
c'est bien triste....
Cependant il n'est jamais trop tard
pour blen faire...
Rdtablissons done les Conseils d'Arron-
disseamm, dans I'inretrt meme du Pou-
voir central, qui trouvera dans leurs judi-
cieax rapports, toute la vritd, tomue la
sinc6rit6 toute la 1 )yaut, tout le ddsintd.
resement n&cessaires a la boone mirche
d'ane administration correct et devou6e
asx progres r6publicains.
Ritablissons donc les conseils d'arron-
d'arrondissement par one lot qui sera en
harmoan avec toates les bonnes lois ddjt
Lea Conseil d'anrodiussement devisednt


I II Ir -


I


L








'ministrateur,civil et politique, de I la vll- juge de paix de la section Sad et exposait
le, tout ce qni est tntra muros, come an tribunal ses dolkances. Ayant pris le
disaiea: les Romains ; 2 les bilieues, train de la CQoix-des-Bi'aquets qui devait
c'est-A-dire tout ce qui entoure 'e press la rentrer en ville vets 7 heures au plus
ville, en d'autres terms, les environs, les rard,- ce n'es' que le lendemain A 2 heu-
f.ubourgs de la Cir' ; 3 les diff6tentes res du martin qu ;1 pu ap.cs route une
S,'ctions 'R.urales qui font partic de ce odyssie for( ames'nte, Trevoir la gate du
que, en droit administratit, la legislation Nord. Ses deb-i cs devalent continue en-
haitienne d'accord avec la Constiution, core une grande parties de la nuit.
appelle ane Commune Me F61ix Valin, un mandataire tr6s-
adroit, au langge clair et parfois ironique,
Ses ime aue tout cela vaut aa moins Cent


La deuxieme tape a fracchr con!istc- Les Magstra's Commnoaux oat aussi
rait A donner la plus large extension a nos power devoir patriotique de fire appliquer
institutions muoicipales. Cela, en ce mo- la loi et d'empecher les empietements ill-
ment, est possible, puisque notre lIg sla- gaux des au ori.ns m litaires. Ils doivent
tion donne dejA aux Conseils communa-' .agir ainsi, en clairant le Pouvoir central
ce tauits a2sances administrative dont,mal- de leuis obsrvations locales et en l.i fai-
heu-i'usement, on ne ftit pas cas-tant est s-nt voir qu en remplissant conscienciea-
ancree clhtz nous, I'adora'ion servile, cs- segment touted leurs attrib-i ions ligiles, ils
clive de 1 Ido'e militaire... ne font que contribute A sAuvgitrder I'hon-
Tout d'abord on restraint illdgacement near de ce pays qui est tanut dcrik A l'i-
les attributions do Magistrat communal. trarger et.... ici m6me !....
Son utll'jence ne s'arit:e pas aux murs. Cependant, malgr6 touwes ces peti es ai-
d'une ville ou d un bou'g et s'" end sur sancei donnies aux Conseils communaux,
tout le 'ernitoite de la Cemmnune. L'article l'administra ion munic.pale est toujours
5 de la loi o-ganique sur les Conseils com- nn ptu g&see dans I essor de ses rouag-s.
munaux dit que: le Conseil communal O ne doit pas oublier que la lot de
administrera les in' d~ s de la commune a, 88r a ed; 6dictde sous S.lomo-i qui d:ait
par consequent de la ville ellt-meme et on centralisateur A outrance faisant uae
de toes les sec ions rura'es constitu,'n opposition syst6matique,de restriction ad-
la commune, aux points de vue territorial ministrative aux lib:ri6s populaires loca-
ct iadministratif en g6n6ral. les. Nous devons mainten',nt r6agir, dune
Amsi dlone outa ce qui concern une f n progressis e, 1 ces maheartuses
coinriiine, r. i1vc ditrczement du Magistrat tendances d'autrtfois, en donrant plus
communal. 1: y a p.r -insi, ure 6norme d'au onomie, plus d'inodpendince, plus
dit6rccet a.iinuinstrative -ntre le M ire de liberty 16gale aux Insti unions muaici-
d unc v,;lc et un mrgiatrat communal-?u pales. C es: ce que les glorieux Parlemen-
piiint dr vti h.cti*sc s'eia end. L'au ori e taires de la memorable et immortelle
d*un maiie est abso!ument esireinte A :a Tieizierne Legislatu e avrient I'intenrion
ville, cclle du. M gsrat communal s'ettnl de f ire, qcand, pour le malheur du pays,
bur toute la commune. D.ns 'e M gistrat 'ils durent s'effacer pour fire place A une
common I se trouvent condeni*s le maire succession tout A fait inapte et mil inten-
de la vilie tit 'a;minmstra eur civil des re- tionnde... Leur ceuvie fut done interrom-
gions avoisinantes, c'est-A-dire tou e; les pt,..... Reprenons done lear belle ceu-
sections rur'ales formant le territoire de la vre ea priparant, en erxcutant une refonte
commune, lib&rale, prr-essiste de notre legislation
Cea est ldgal, d'accord avec no re 16- communale.
gislation communale ac uel!e. Dr FRANqOIS DALENCOUR.


*
lUne attribution qu'ont :ouj' urs nig:i-
.*6r h s Cctinstili Comrt unaux, c'est la
qui,- on des tt u cs t ubliques Notre loi
organique muricip.le impose come a de-
penses clb ga'oires v : ux Communes I'en-
ttr.,n Io -.'eulement des Tues d'une vi le,
mais encore celui des voies publiqu s P
des r' u-es rubliquts qui se trouvent dans
u ie comim:i-t (irt 66, t2e a' ; art. 67).
Lorq.-r !,' dipt nIics dtvraiert rte tr6s
ilcvies,u ce C n eils communaux,dit I art.
(67, Vpuvtrit .gn.aler "' direc'ement :u
Secrtsarec d E at ,'e Il itdrieur les r para-
tions A fire dans le parcours de IeursCom-
mo-nes P
Or. malheurcusement, les ruotiri-s mi-
litaries ont itoujcurs emp'4t6 sur les atri-
ba ioi s des Crnceils Communaux en s'oc-
cup.n sous bn.fie de grosses prdben-
des, bien enrendu- de t'entreprise de la
reparation des iou es et voies pnbliqres
C'est une deplorab'e iligal.t: qui fait pres-
que pa tie incegrante dans nos mocurs ad-
ministra-ivts, tant est esclave i'Ame hai-
tienre- illeg lit qa' I'avenir les D!-
partemen s de l'Int&ieur et des Travani
publics utront rour devoir impirieux de
fare ccsser, sous peine de se montrer
complices de I'andantissement de notre
malheureux pays...
En laissant les Conseils communaux
s'occu, er des routes publiques, ncus les
me!tons en contact, trcs inarme avec la
pa"ie cotvab'e mais vitale du Feuple,
contact intime qu'ont toujours exploit les
autotits militaires locales- a.' detrimen'
de la paix prblique si nicessaire A la mal-
heurcuse Hiti. 11 y a done un intr&i
uajeur A I. iser le- Ccnseils communaux
j uir de ce contact, et cela pour le bon-
heuat do pays qui re pourra ctre sauv6 quc
par les ptogres fits dacs I'6tablissemen'
du gouvernement civil.

La loi a d'ailleurs pris soin de pr6cisei
la circonscription territorial ou doit s'd-
tendre I'administration, par voie d'autori-
6e civil do Magistrat communal. L'article
8o de la loi de 1881 sur les Conseils com-
munaux s'exptime ainsi : *' Le territoire
de la commune comprend la ville, les
banlieues et la partic de la champagne telle
qu'elle eat designee par la loi."
Done, le Magistrat communal est 1'ad.


TRIBUNAUX

Tribunal Civ.l
Sous la prbsidence du ioge A. Champa-
gn, asiste du subitit'r Rosemond, le tri-
binal commence A enteodre I'affire H Ja-
c-,'s e' Mm,- Vve Eva A. Trager contre
N.'" Ervilia Derville et lei consons Joseph.
Apr~. la plaidoitie de Me 0 este poor les
p:emi.rs, la contin-ation de cette fftire,
-u, la demand de Me M6nos est recvovoe
au piemier land de la rentrie apr6s les va-


chances de I .14ues.
Jugements ren'us.- Celui qui homc-
leg ie la deliberation do conseil de famille
du mineur Felix Proph:te.
--- Celui qui homologue la d'ibiraiion
du constil de famille des miners Nestor
Constant. Joseph Lemoygne et Marie Elisa-
beth Decise Lemoygne.
Tribunal correction nel
UN CAS DE MBURTRE Toutes les cir-
contrances 5ont en faveur do prdvenu Pe-
tit Noel Louis, accuse de meurtre sor la
personnel de Louis Legrand Un seul des
temoias cites a compare.
Apits I interrogatoire oral auquel rdpond
ce tdmoin, 1 accuse est enteadu en ses mo-
yens de defense. Le substitute Lys Lator-
toe a conclu l'acquittement pure et sim-
ple.
Jugement A huitaine.

VCL DE B~OUF. On interroge des ti-
moins qui ne prouvent pas que Morette
ait riellement vole- an bceuf appartenant A
G. M. Jo'y.-Le tribunal decide alors que'
le jnge de p-ix de Belladdre dressers procks
verbal aux fins de constater l'eiat de la mar-
que qui distingue la vache,etc.-Va l'heu-
re avancde, le tribunal pr6side pir le doyeo
LEon Nan leve l'audience.
Tribunal de Pazi
CONTRE LA P. C. S.- On se rappelle
l'indignation de l'ancien depute Ch Emm.
Kernisan qui dernierement public dans le
Marin d'aigres observations contre notre
chemin de fer. C'est qa'il ne I'avait pas
trouvde A son goat, I'histoire dout il se
plain gait et it en faisait paet as public.
Mas IA ne s'arre'e pas la coltre de M.
Kernimn qul prmdeetalt bier devma le


cinqu-nie dollars.
D6r6. des pic:es est ordonni.
*
RAT D HOTFL Oi a vo,,l f te passer
!e ieune Louis Psess ,ir pour un de ces che-
valiers sans scru.u'c d~nonnm6s d'ine ft-
;on tre. pi toresque, rat d'ho el. a Mais
l$ ne l'entend pas d- cette fagon, et ricla-
me A A'fred Morch, I'aim.-b e ptop6itaire
de I'ho el de ce noma,Ceut do.lars de dom-
mages int&rats.
Le juge de paix nnu'e l'acte pour irre-
gu lariti.

N iCROLOGIE

L61io Do.eyes
Les dines qui nrus furtnr chores car la
terre, les reverrons-nous u'i j ur ? En
songeant A ceui q-e roas avons cssyd de
conduire doucement, oh bitn doucement
A sa retraite deroi&re, je p6ndtr;is ma pei-
ne vive de c.tre aus-re 'emence de II-
mitation C'en sera f;it de vous b en
vire ici-bas... Si ceite lonrde et p!ntb'e
vie n'est que le d6bct d'un dr;ame don't
le ddzouement ura lieu .ille-as ", a dou-
leur sera done notre 'ernelle compagne '?
Tout mo2 itre s'insurge contre ce te ri-
goureu e et am&re idde
Ce don't je sais certain, c'est que le ten-
dre ami que nous venons de perdre savou-
ra les amertumes et put s'appliquer ce vers
lamartinien si profound : o Nos souff.an-
ces soat nos ,eules v6ti is. *
Do'eyres fuat dans l'acception la plus
rtoi'e do mot. tin hommn Ei un temps
ou il est si diffici e de rencontrer que'.qu'un
qui inspire I'idWe de la virtlit6. ii est per-
mis de lui d6cerner ce "mnifique et pu-
blic homm-ge. Nul en etTet,ne le fu A un
plus haut degr. M is la foule pisse de-
da'gneuse des plus no!-le;, de ceux iui
on le caeur le plu d'e e' c de qui les
qualitis exquises, es vr us raie; sori
le re!evement de I'humnanii.. Do evrce,
que j'ai su si b en app ecier c: aimer -. ai.
comme une sorte d'e-nb',mne de l'a ti.i 6,
de I'activite f1conJe et robuite q'ie ri.n
n'aurait pu intimider. Dans l'accom .:is-


par ainsi un corps politique ponddrateur
qui mettra de 1l'quilibre entire la politique
central et la politique l)ca'e. Les corn-
mandants militaires n agissant qu'aprcs la
delib&ration mure et rtHflhie du Conseil
d'arrondissemen', sera:ent obl'gis de se
conduire halement, et par ainsi beaucoup
de malheurs peurront trr 6vt:s au piys....


DE ADMINISTRATION COMMUNAL


I ; I #'" M ti.VJal IUi J O**. 1. .
segment quelquefois severe du de;oir, il bt nommS pei,-nr en remplaceYet
poisait le came, une ser6nit6 qui frappait d, Mr-Antrine Titus ; Mr Grenvill
meme les plus inditfdrents. Jimais fils ne Picard. sonx-peReur, en remplaCOt6
fat plus tendre, plus attach A ine mere de Mr A Rousseau.
don't il etait le ferme soutien et qu'il en-
tourait d'u-e sollicitud: vigilan-e et in Pour demain
puit e. Notre collaborateur PAUL nooS t"*
L'amitie lui dev.i, ses reconnaissances. nonce au'il rdpondra demain a M* J.
Un sentiment moral d une finesse extreme Duclfrvil.
lui faisait souvent decouvrnr les racines de
nos secrets chagrins. Lorsque le poids du Soci6t6 de Secours mutuell
jour nous accablait o,. que I'effort prodi- l,' d!e-tionq -anonTpllap ont eu lia.
gu6 ne trouvait point sa recompense, Do- Voini la ,nmnn-ition di bureau : Pa*.
leyres savait noous apaiser de ces paroles fra- aidernt F. Ch6riPz. r,4l|u ; vic*-*I
ternelles qui proletaient une douee lu- ilon R PArP J. M. Jan ; coneille:"
mikre sur sa bontin6puisable. Ce ccear T. C F Eli. Marie. A. HImeas. I
Imminent itait acce sible e: ouvett A tout ce tus; A. L Horelle, Annibal Mon0it,
qui est vrai bien et beau. '
Quoique plus Ag6 que nous, Doleyres Rectification
avast la coquetterr e charmante de partager Po t-au-Prince, le 14 Mars 1910,
nos illusions, nos espoirs, nos rees, de se
fair jeune en on mot avec nous. Ma'gre A Monsieur CLL.MENT MAGW
les soucis et les ennuis, son plus grand Directeur do journal a Le MaIs'
plaisir etait de parler literature. Aussi E.V.
s'int6ressait-il A notre movement li terai- E
re et ccelui de l'etranger,et daos nos libres Monsieur le Directear,
discussions, Emettait-A1 ordinairement sur T',i en en lIsant la note parue dama
quelque point contestable un de ces jugs- Matin de samedi dernier, conCer
ments qui rdvilaient la justesse de son e:- le cas d'infAnticide constant par le DoeN
prt et de son gout. Les questions philo- BrEa, A reliever une grave erreur de "0
sophiques et religieuses alimentalest dgdle- reporter. En effect. au lieu d'accuserf
men ca t s adutaite, causerea domini- me Louis Emilien corner I'a fait ,le.
nicales et e eraient chez notre admirable de pa;x rquisitionne, c'est a moi qs 4h
et repretti camarade une sagacit6 quon tribune la paternitd de ce crime.
sentant aiguisde come par one perpd- Deji su r I'age. je ne Pais plus enoCf
tuelle et silencieuse direction des &tres et done ie n'ai pas en d'enfant vdrediJ d
S le h but de istencet ier i jeter drns des fosses d'aisAOCt.
Sou le but de t 'existence, sur l Imrt Je vouas pie, Monsieur le DimfKtv
qui en est le terme,IDoleyres avait des iddes rect;fier cette erreur ea donant p2
paisibles et indbranlables qui confandaient A la prsente et de recevoirn me$
note dvorante inquitude. ments anticiet de r. coir
Toutefois il etait triste. Pour 6tre dissi.- t Mile TnHoMIsE TflQDO0


mule avec scin, cet'e tristesse ne t*
communiquait pas moios A nous etn nMV4
une ombre sur nos cars. Tout
rait d'ai!leurs A d&courager certe atta
franche, spontande, grndreuse et dot at
ignorera helas! lintinie richesseDifficlb
de plus en piu; croissante du gain del4
vie, anxi6te legitime sur on avenir u'
dirait embrum A sochait, absence dsidW
dans les relations sociales, 'out l'indu'
A uie meditat-on precoce et morose quit
retldtait sur sa ympathlqne, belle et cbkt
physionomie. A measure que la i ou*
approch-it. cette m!,ancolhe qu nosra
fec1it aumenrmit. L'irfatigable oav ie
qu on s i.,t -ccoutum- A vo:r st r dsi r
si al c sv I ssai' ptu .A pu:r s hir 4t,
lgagner de
lassi' ledt. I c m bll i n L re p~us de ce
monde Li ranrde raix ts venuee l.
velopper en pleine :,I h. S chons hboane
lei vailans qui, come Doleyres qon
ro-is n oub icront point, n'ont jamais pe
s que l'impe ccab>e nue f il r moindft
mrviue d'ine .rme hiu p!,cee ei inspire0
00o ic 'cur b crtai ant cxeruple pi n
nou> ,emettre resolument ;u travail.
MAULRIE BRUN.





RENSEIGNEMENTS
ME r.OROLOGIQUES
bsTer.vat0Oire
DU
SItMINAIRE COLLI"GE S:-MARTIAL
LUNDI 14 MARS 1910
Barometre a midi 762 *

Temp6raturepminimum 19s
maximum 30,)
Moyenne diurne de la temperature a22,
Ciel nosgeux jusq 1 A i h. et couna
ensui'e. G-ut'es de plaie entire I h eti
h de I'apecriidi.- Brise de mer rdi
liere. Biro:4tre contn. J. SC
J. SC[IRDL
P6forme J6rdmie
Com;plt4nt no'r" information d'hl'r
sur ia eforme rff ctude A Jtrdui
v ons ajontonsn ls nouvalle4 noialnDf
tion q 'nivaatpq : Mr Jules Le~ta,
eomnttab'a d-* Ire clasgc A 1'a'minidnf
tib l 1. fitn ria n re.rem'lacrnant de
Mr EnIilA Philootcie ; Mr Brie Ti-
tins. employA de Ire classes en dooua,
en remolacamAnt dA Mr Abel Chba.
anQ* r'ia Ur.. 1r.., Ch Caemitt q & a


- I I ----------L-- 1 ---





kemandons cela.
Bien respectueusement,
CHERY ALFRED ET UN GROUP D'AMIS.
Litt6rateurs et journalists
[M. Ado'phe Brisson, tracant un fin et
Ipiitael paral'ele entire le littrateur et le
ournaliste a dit an course d'une fate ou
'on cdlb-ait I'entente cordiale des trois
grandes associations de pressed ]


Sint-Louis de Gonzague -
Sauiut de 1o'lstitution de S'-Louis
G.avzuue l'honneur d'inviter les an-
Gooz vgs a service solennel qui sera
i dans Ia chapelle de l'Institution. de-
t 7 12 heares, poor le Tries R vd-
i Fre Albert.
Rayou X
Sl'ivis des plus grands chiturgiens
arop et d'Am6rique, a est de toate
ti, avant de pcu:oir se fixer sur le trai-
tf Ai sui. 0,re ou sir l' op atonprat-on pra -
dam nIs cas de maladie des os et des
aulations, de proceder au prhalable a
a au Rayon a d..s'panties milades.
mtae poor se fixer sur la presence sus-
tie de calculus rbiaut et hipatiques et
I& localisation precise d'un corps dtran-
tel qu'une bille, dns 'es tis'us..
C'est ainsi que le Dr Gaveau a cu rd-
nt examiner le poigner malade
e dame qui fut tra;tde pendant de;
is pour le Rhumatisme et pour ben
tries maux. Un corps stranger mince et
an centirvmetre et demi pros de longueur
fut dtcouvert au R y)n x ; et \le cors
singer en'ev6 de sut e avec une pe ire
accaprts une 16g&re inciion,se trouva ,:re
e point e d aiguille. La made s! r3ppela
so queen fut p'qu e ,%ivement au bras
r'une aguille il y a pris de deux ans.
t poignet a retpis ses mouvetoents na-
irelsdepuis ,xzti nation de CC c p nte
'agil e qu'.ican ezxamen exlt irur ne
o0-'ait d celer
Le D- G veau pr ti e de c-tte circonc-
inm pour donner avis aux in-resses, I-s
1ladeiet Icurs midecios, qu'il se tieni vo-
tiers A leu di,onsitoi poir hftire des
kmens au R yon X poir f ciliter le dig-
ostic et parrant le success da iratiement.
12S Rue du Centre,
Port-au -Prince.
On r6clam0q
Port-au-Prince, le 13 Mrs 1910o
Monsieur le Directeur,
H er soir. aptii 1. bdnediction, un buss a
tss sur une jeune demoiselle qui de-
|cure chaz Madame Templier. Quelques
pars passes la rnine chose arrive air au S6-
ateur Emile Pierre. Depuis quelques jours
ela se renouve'le chaqie soir. Et dire que
e sont toujours les buss haitiens qui n'al-
ument jamats leurc. finaux. Cela n'est j'-
Dais arrive A un stranger.
II est temps que It commune de Port-
u-Prince, au momns, fisse cesser cot abus.
'est pourqu, i les journaux doivent tous
'accorder pour qu'ei tin les buss circulert
vec leurs fanaux. Pour Dieu, nous vous


Gdnarale


De la Recette et de la D6pense
Empr' nt du 20 Aout 1909,
( ;, me Rdpartition. )
Ls pI)rteurs de.s bons de 1'emprunt
du 20Aoutt 1909 sont avis6s qu'ils peu-
vent fire toucher au Bureau Central
de la 1 tette et de ia Dpeanse, con-
tre re,:-i et surpries-Antationdes bonds
demi pour cent ( 1/2 0 0) sur lq sol-
de du. pour int6rqts du 1Jr au 2 fd-
vrier 1910o et six pour ceuk (- 0/0 )
d'am9rUtssement st l 16 Capital.
Port-au-Prince, ie 15 Mars 1910r


LEC TEURS voulez-vous bien
LECTE R I fumerl Allez.A la
Rue des Miracles ou Fkrou. Nos 25 et 110,
et Rue Roux ou Bonne-Foi, No 51,vous trou-
verez les CIGARES DU CENTENAIRE de Prin de
JUr6mie.


Extrait du


TARIF


American


Gdndral, -


Mars


Bar


ce soit one cause lit,&raire, politique onu
social. Etre deux ba:ailles, il reprend a)
singer aux le tres. S'il re lear vote pas,
come il le sonhaiterait, no effort excla-
sif, il les : imedu moins passionndmen', it
11 recherche le commerce de ceux qui,
commevous, messieurs, les cultivent. Voas
6 es plus heureux que nous. Vous pouvez
coaeevoir c)urtem:ot vos a(uvres, les CA-
ressr. Its mrnrir, ne leur donner l'essor
qae lorsqueliei traduisent pleiceme.it vo-
ire pensee ; miis di que l'instant od: cesS
euvres se proponent autre chose qua'un but
de frivo'e amuiement, ds 'instantaCio vous
y enfermez une idde, une critique des
moears ou un disir de progrs, vous de-
venez un peu journalis'es ; :ne inquie e
et vaillante du po'6miste s'dveille en vous,
vous avez envie de latter, de confondre
I'errear, d'.ffronter le pera!, de r6plndre
sur les hommes. fut-ce au dittiment de
vore tranqui'it, a-i pen de lumin.-e. II y
a des livr.-, qui son: d:s actes de fai, et
des tronans- G:orges Lecomte ne me
dementira point-- qui sont des ctoisades.
"Vot v oy z ,.nc qu- Ie litterateurs et
les jou- .L'.es on mile raisons de sem&-
prerdre, de s: p4od rer, de s'al'ier."


1910.


U.


Tabacs Scaferlati


GOURDES


Cigarettes


GOURDhUS


Le journalism e n'est pas toujours LEVANT SUPIRIgUR (dit tabac d'Egypte) la Bolte dE
as absol dua mot un littrateur i en 50 grammes
tais le gout ; il n'en a pas le loisir. 50 grammes
terrible ncessitis du labeur quoti-
ien le talonnent, !e bouscclent. Oblige LzvANT ORDINAIRa paper violet liss6, le paquel
suivre les 6vinements, de les fixer, sa de 50 grammes
uSe est fievreus- ; elle court, rapide,
re, haletante, aspirant vainement i un MARYLAN paper jaune le paquet 40 grammes
pos qu Its fuit.
SAh messieurs,qui de projects ardents CAPORAL SUPERI3UR paper bleu sle paquet de
torment dans 1'esprit des chroniqueurs, 50 grammes
l'chotier, de l'humb'e reporter, cor.
sur de hAives besogns. Que de our- CAPORAL DOUX paper vort le paquet de 50 gram-
es pars flottent dans 1'6paisse atmosph6- mes
e des sales de r6daction I Qie de pieces CAPORAL ODINAIR, paper pate brune le paquet
ethatres y sonot bties qui ne verront dO 40 grammes
mais les feux de la rampe I Que de de 40 gramme
mes y nmat bauch6s qui ne seront ja-
uais crits On remet ces projects an len- TABAC A PumsnR, Virginie haut goat, paper jau-
lemani, paos an lendemain encore. Et les ne, le paquet do 100 grammes
emaines, les mois, les anonnes s'&coulent.
t les cheveux grisonnent. Et l'activitd se POUDRU SUP3RIEURK, paper blend 'le paquet de
s Et I'ambition, se r6si e Eat a P tO grammes
e d Ia' abd que devant a itiche prostl-
ue do Atier.
"Le jou nalise est le "Juif errant POUDR ORDINAIRm, paper bran, le paquet de 100
ela copi., as'reint as movement perpd- grames
1, l'gtation sans tr6ve. Mais aussi,
a cest c qui le relive, le journalist, pd- TABAC A MAcUn roles Menus fl6s le paquet do
tr de we0 r6le veritable, et an soldat ; 100 grammes
i c'rit qae pour se battle, pour d6fen-
IIla cam q'il croit Is plus jste, quo


1.25

0.90
0.75

0.70

0.70

0.60


1.50

1.50

1.20


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NINAS le paquet de 20
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CHASSEUR le paquet de 20
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20 cigarettes
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Bondon de 20
ELEGANTzs en Levant ordinaire le Bondon do 20
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Bondon de 20
do en Maryland paper jaune le Bondon
de 20
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Bondon de 20
FaANAIs3S en caporal suo p6rieur paper rose le
paquet de 20
do en Maryland paper jaune le Bondon
de 20
do en caporal ordinaire paper bleu le
Bondon de 20
RoLtas eon Maryland et caporal supdrieur le
portefeuille de 20
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GRAND'RUE 143.


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de Port-au-Prince. teau, one forte quantity de marchan-
Pour les Souscripteurs. disme et do fournitures do touted frat
Prix : broch6 P. 4, cartonn6 P. 5. cheor et do touted beauty, importoes
Extrdo France, d'Allemagne ot des Etats-
( Extrait de I'Introduction) Unis.
Pereonne de ceux qoi 6tudient le Le public 6lgant, curieux de se
droit no doute aujourd'hui doe la ad- bien chausser, y trouvera lea peaxu
cessit6 urgente avoc laquelle s'impo- leo plus slides et aux nuances lea
so aux pouvoirs publics, une refonte plus varies lee former leas plus belles
g6ndrale de notre Idgislation. t le plus aoprouiiee.
. . . . On no'a qua venir cbez G.B. PETOIA
S...L'ouvrage que nous prnentons poor 6tre asmer6 d'etre chausse sui-
ici au public eat une contribution A vaOt lea meilleures lois do confort et
cette euvre de rdformo g6norale.Nous de la mode. Sp4cialit6s pour dames.
y avons trait de I'orgarisation jadi- Grand Stok de chaussures ;
claire civil, en lais-ant de cot6 l'or- Peaux, cirages, formes, fonrnitures
ganisation judiciaire criminelle... et mat6riaux divers pour cordoone-
C'est I'4tude, on ses details, de la rie. On trouvera toot ce qu'il faut, aux
loi organique de 1835 et des lois ad- prize les plus mod6res, A
ditionnelles qui s'y rattachent avec LA CORDONNzRIn NouVm.LL
leurs dispositions obscures. 143,GRAND'RUE143.
Nous avons successivement parl., ....
en faisant appel A I'histoire, des juri-
dictionq ordinaires et extraordinaires; Maison F. Brunes
do r6glement et de la police des au-
diences ; do minisibre public; des 95, GRAND'RUE.
officers minist6riels ; de ia procedure Dirigee par
commercial ; de assistance judi- L. Hodelin
claire.
Nous n'avons pas manquA, chemin Ancien membre de la socikt6 philantropi-
faisant. de signaler les rdformes in- que des mattres tailleurs de *Paris-
'roduites dans certaines 16gislations Vient de recevoir un grand choix
6trangAros et cellos qui pourraient d'6toffes diagonale, casimir, alpaca,
convenir A a n6're. cheviote, cheviote pour deuil, etc.
Nous no nous sommes pas born A Recommande particulibrement A sa
un-. stclh reproduction de textes. clientele une belle collection de c'E-
Nous avons, sans prdference, adop- pes de casimir, de gilets de f4ntaisiv
td I'exposd doctrinal et synth'tique et de piqu6 de toute .baute.
ainsi que la m6thode exdg6tique. se- SPcCIALfitr ".De STUM3S DX NOCES.
que I interpretation des textes -Coupes FraRe'ise. Anglaise et Am&-
olreP1us ou moins de difficultds. ricaine 4.-ta dernibre pet fiction. La
F Dani% un appendice mont renferm4n mai9s9 confectionne aussi des Cos-
quelquoe 10 s modificatives du Code .Tmlis MILITAIRKS, HABITS BROD&kS,
de proc.,ure civil at le comm otaire DOLMAN, TUNIQURS,HABITS CARR8S, etc,
des artic'sb 77 83 de la onsttu- etc, de tous grades.
tion de 1889 .
Cet ouvrage,te estconcu est M AISON DE CONFIANCE
appele A rendr'd e tres grands ser- i48 GRAND'RUE
vic.-A a tous c ux qui, A un titre quel-
'bonque. 'i t6ressent aux chose de Mr Joseph St.-Cloud,
la Justice.
Prire de q'adres-er A la Dirpetion LE TAILLEUR si bien conn, ds la


de i 'Ecole Nt'ionale de Droit, 10 uee
C pois.
2 Mars 1910

Voulez-vousgtre mie-ax chauss6 ?...
11 eat itrs iare do trouver dans une
name confection I'El6gance et ia so-
liditd
MM. VITIELLO fr6res,

les sp6cialistes en chaussures pour
hommnes, forces trangaises et amdri
caines, out I'booneur d'annoncer A
leur nombreuse clientble qu'ils vien-
nent de recevoir de nouvelles former
& Du Dernier Cri Parisie na, do v6-
ritable Modern Style.
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comparables par la Commodit6 de
teour forces et par leur Solidit6 joint
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