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Troisibme Ann6e, iN 877 Port-au-Prince, Haiti Vendredi, 25 Fdvrier 1910 ABONNEMENTS UN Mos .. G. 2.00 Port-au-Prince TROIS MoIs... 5 00 UN Mois ., G. 2.20 Ddpartements Tnos Mois 6.00 Etranger. oisMois. 8.00 C16m1ent-Magloire DIRUCTIUR-FONDATEUR C j OUOTIDIEN LELNUMIERO 15 CENTIMES L-s manuscrits insirsa ou non ne seron pas rendus REDACTION-ADMINISTRATION 45, RUE ROUX, 45$. Arthur Isidore ADMINISTRATEUR los sources historiques el la criiiq R 'DEDIE A JEAN LE FURETEUR M. Antoine Michel so livre, depuis quelques semaines, A la critique de mon premier volume des Insurrections et exprime, a l'occasion de cette publi- cation, ses sentiments sur les faits et gestes de r otre histoire,-ce q'i est le droit de chacun. Je me rfservais, aprbs que cette cri- tique serait complete, d'6mettre quel- ques observations sur certainesdes pro- positions de M. Michel en essayant de degager des contradictions qu'il sou- ltve ce qui, sur la matibre que nous traitons, est le plus prAs de la veritd. Car la pensde maitresse qui m'a guid6 en Acrivant mon histoire est d'etre utile et de dire vrai. Mais je n'ai pas tard4 & renoncer A cette discussion que j'avais tout d'a- bord pensd pouvoir 6tre courtoise et 6trangbre A toute preoccupation poli- tique, le terrain introduit d'emblie sons mes pas par le critique, qui d'ail- leurs s'est r6v616, me paraissant etre trop brfilant pour no pas aboutir, quoi- qu'on puisse dire. an rdveil inutile de mesquines rivalitds; Et puis. d'aileaurs, M. Michn4 a fait connaitre une fois pour toutes son pro- cedd qui, depuis son premiAr article jusqi'au dernier qu'il a public, con- sslate A consid6rer comme des ,erreursi tons les faits q"e j'ai puisds dans Ar- douin ou dans St-R4my et a les rdfu- ter par d'autres faits qu'il tire lui-mA. me de Bonvet et qu'il accepted comme des vofitds. Et quelle est l'autorit6 qui, dans l'occurrence, tranche les dissiden- ces et ddclire qu'ici est rerreur at A la veritd ? C'est M. Michel lui-m6me. D'autres fois, il refute Ardouin par le general Septimus Marius, ou par Jhremie ou par W. Bellegarde ; mais on me permettra de n'y pas faire at- tention ; car, en quelque haute estime queje tienne comes Messieurs, jr ne saurais accorder moins de credit aux versions d'Ardouin qu'A leurs affirma- tions produites cinquante ans plus tard et, par consequent, plus ibloignades des traditions et des tdmoignages do temps. On no peut pas en dire autant des versions de Bonnet qui. personnelle- ment, a dtd mele anx faits administra- ais et politiques de ce pays de 1791, - il 6tait alors ag6 de 45 ans environ, -a 1843, ann6e de sa mort. Son auto- rit6, apportde dans les debats histori- ques, est d'un grand poids et M. Mi- chel aurait raison de s'y cramponner si trois circonstances capitals n'd- taient venues mettre en garde centre plusieurs des propositions de Bonnet. La premiere de ces circonstances rd- Side dans ce fait que les a Souvenirs historiqnes a, en d6pit de ce titre, n'd- manent pas de Bonnet lui-mame. Its n'6manent meme pas de notes manus- crites laissdes par ce gdndral at que la Postdrit6 eit pu utiliser en respectant lear originalit6. .Ces 4 Souvenirs historiques sont loeavre de Edmond Bonnet. fils du gd- UIkal, qai les publia sous Geffrard,vers 1864, vingt-et-un an. aprbs la mort de Bonnet et qui dit, dans son Introduc lion : < Je vais donc, sans passion, sans es prit de rivalitd, livrer au public le faits avec leur appreciation, telsl qte j les ai recueillis dans I'intimitd des entire Liens de famille. v II n'existe done nulle pirt da note ecrites du gAcAndral Bonnet qui. d6po sides, selon I'usage, dans quelques ar chives du pays ou de l'6traDger, eus sent pir etre cz-nsultdes et identified par les 6crivains fiturs. Ce sont done d'apres Edmond Bonnet, do simple a entretiens de famille v products san temoin et c dans l'intimitd. * Edmond Bonnet ajoute : w Lorsqu'or l'engageait A ecrire : A quoi boa disait-il, le jour of une plume impar tiale derira l'histoire de mon pays, ma part sera assez belle, je n'ai A enviei celle d'aucun autre * En r6sume, les a Souvenirs historic ques du general Bonnet sont I'oua-vr personnelle de son tIls : souvenirs, r6 action, enchalnement des faits, leur appreciation, tout cela n'a d'autre re pondant quae Edmond B)nnet. Loin de moi la pens6e d9 les rdvo- quer tous en doute ; mais il faut con venir que,dans ces conditions,l'ouvrage perd beaucoup du prix qu'll aurait eu si, A la maniere des mrmoires p3r.on nela, il avait dman6 du g6ndral Bon- net lui-m6ma et si quelque manuscrit, perpdtuant sa personnel A travers 1- temps, pouvait permettre aujourd'hui A M. Michel ou A moi, qui ne sommes pas fils du d6fant, d'aller le consulted en toute inddpandance d'esprit et de ecoeur. La second circonstance propre A dveiller la m6fiance sur certaines as- sertions da livre d'Edmond Bonnet, est la part active prise par le gnd6ral dans la plupart des Jfaits de cette dpoqae. Comment croire en ces assertions, par example, A l'dgard des scenes de pil- lage et de meurtre qui souillerent la repression de l'insurection de Magloi- re-Ambroise lorsque le gdndral Bon- net fut un des acteurs les plus agis- sants du drame ? Comment croire en les assertions du g6n6ral Bonnet tou- chant les faits de la scission du Sad lorsque, dtant directeur des fortifica- tions militaires de I'Oaest, le gdndral Bonnet s'6vada de nuit avec Lys, com- mandant de l'arrondissement de Part- au-Prince, et alla aux Cayes aider A l'organisation de la scission ? Si, vraiment, ces assertions, miies au regard d'autres qui les confirment ou qui y contredisent, peuvent avoir la valeur de pr6cieux tdmoignages,elles ne peuvent pas, me semble-t-il, constituer & elles seules un verdict d6finitif pour I'historien. Qa'on y joigne cette consideration qu'il est tout natural que ces ddposi- tions, dcrites par un fils dans un but de defense, car la publication d'Ed- mond Bonnet fat pootdrieure aux decrits d'Ardoain et de St-R6my, aient pu moins rev6tir les allures de l'impartia-. I- S e S ?- s S -8 3 ~ 3 s gi S s n litd que cells de la justifliation d'une mrmoire chore. Cir. et c'est l, un point que M. Michel semble ignorer,-ce n'est pas. comnme il l'ecrit A tout bout de chant, Ardouin on St-Rdmy qui ont 6crit pour contredire Bonnet, mais blen celui-ci qui a pris la d fense du g6ndral contrA Ardouin et S'-R6my et ass'z souvent contre Madiou, -no trouvant pas gassez b3lle la part de son pere dans nos faits historiques. Eanin, la troisi5 ae raison qui devait rendre suspecle la source oh puise a si pleinEs mains M. Michel, est que la plus grande parties d s assertions de( I'ouvrage de Elmond Bonnet, ont t{ contredites A leur !ou'r et rectifides pAr M. Saladin LUmour dons nno brochure intitnl6e: Rdfulation de fait. controrjd' et d'appredciations contra.dictoires :. ' content li.'tvre intitlde.S buveniriE huiu- t iriquos de Guy Joseph "lAnnt, gCnd- ird de division des armies de la Rd- Il dI HII''11C A i rzn>inn f. iI e a-id p .ptec 0 tion ) avait la majority, notro Iiistorien 1, Lmfi ) rpfj)terA avec Saint-R~n'! (Impartial du *25 janvier) a NM. Magloire nous dit avee Ar- douin. .p w.Ce nWest pas la seule erreur qua nouq rernarquons dans le r~cit fait par AL JMagloire. Cost ainsii qu'il derit, (il.i utie citation d'Ardouin ) -, -t M. Augit eMagloice a tort A'affivrn-~r avec X rdoinin...- (Impartial da ~re. -z Pa--lint dle la conspiratiou da D,3va, I'hlistorion des aaluto-,A ciest a)tuv. ut- Ardouiin qu-ii no u s l tstnd# 7 r ',nseigo ...n eitit. 1 t ar- lit avec Ardoui-.. 1-1 ii ft-vri;er ) j Pour cz- tii ccr rni> d'pr";Aroin ... b Iti nn A. la trahii-oridaici lI~: 3ly MI. NXI igoire S--c,011rte Ac I1,, OL~q(dire puw .que -A aiti, i o. .. anc-en a .. de Rigaud.- A i c Ardouin . ( Ic : tial -:i 17 a MN. Michel n'ignora pas cette derlnie vrier.. circonstance puiique, une ou deux 'aii pour les basoins de sa causJ,il a tiouv6 Et insi de tout le rste. Qa' es-,.a A moyen de citer ce'te brochure. En dtir ? E quan1 je suis, sons la plume e plasieuar endr'its do c.ette rrdfuta'ioan>, li MN. Micthel, trait dti auv is- foi et SS.iladia Liamour corifi'rnm les affirrm- e complaisance, sur qui rejaiKt le ri- r tions d'Ardouin et Ie St-RI(my en ce dicale ? qui concern) des faits don't, affirme-t-il, I)autres fois, voii comm..n pro -oae 11 a e'd t6moin personnel. AI. Michel. 11 6crit : a Ln .i'n,.i ant I iti I loes diverse ,xoe(li.tions ,tu~ r u - Pourquoi Mich3li delgde-t-ill s nt cette scission, M. Ma ,7: eerir Sr1futations de Silatiin Lamour, et pour- q weBazelais iaiCssa Pori e .n l . Squoise cramponne-t-il & Emond Boa- tc. E, plus lin Nos u avons - net, encore que plusieurs des affirma- 1. quele source li'lhioioin de adultes - tions de celai-ci so trouvent comrme a puis6 !es notes ,te ce rdait ... (, Im- prises eatre d(ux feux par les afficma- partial n du 22 ftvrier.) tions contraires ant6rieures d'Ardouin 0:, I, lectear v. tomber des nues et de St-R6my et pir les affirmations quand je lai aurai appris que non-seu- contrairep postArieure. de Silatin Li- l.ment j'ai puis6 ce r6cit dans Sant- r mour ? Et si je prands A mon tour Rfimy, mais quo, au surplus obser- q elques assertions do Brnnet, que M. vant la probity littdraire la plus 616- Michel laisse volonlairement dans lom- mentaire, j'ai, a la page 213 do mon bre, et quo je les fasse require a ses livre, mis ce r6citentre guillemets pour yeux, no criera t-il pa= enfiu au men- bieii faire voir que c'est une citation songe ? Faut-il que B)nnst soit vnri- et iue, au bas do la mime paga, j'ai dique quand il est favorable et faux iadiqud formellement ma source, com- quand it est d6favorable me suit : < 1- St-R6my, t. v. p. 45 et Avant de me livrer a cetfe patite opd- suivantes.* ration et do montrer aux lecteurs, On dit qu'aax gens bouchds il faut poar lesquels seulemant j'6arii, la metira les points sur les i. comment v6ritd dA ce qae ja vieos d3'dire a l'6- don, faut-il proc6der avec M. Mio'hel ? gard de Saladin Lamour, je veux' faire Et en ag-ssant ainsi, avec cette bonne une remarque en ce qui concern mon foi, ne sp'cale.t-il pas sur cette cir- livre que critique M. Michel. constance que peut-Atre le lecteur, qui Cette histoire de nos insurrections lit sa critique, n'aura pas la mon ou- comporte deux parties bien distinctes : vrage et prendra pour de l'argent comp- lo des faits puisds dans les historians ; tant tout ce qu'il dit ? 2o des conclusions qui seules sont ma Voici encore un nouveau proc4d6. contribution personnelle. De tells complaisances, dit de moi En ca qui concern la Ire vartie. M. Michel,sont vraiment condimnables j'affirme n'avoir avancd aucan fait qui en histoire ; car personnel ne pourra n 'ait 6t6 puis6 dans des 6crivaias don't noas fire accroire que Potion n'avait les 6crits datent d'un demi-siecle envi-pas trahi Dassahnes ...a ( declare faux: cette accusation ne me Comme, pour tout le monde, P6tion concernedone pas ;eo laisse los lec-avat trabi Desalins, on pse tout doursin ges dio St- prononer et M. AntoineAr- de suite A donner raison aux acccu.a- doMicheln Mdioa St y M. Antoine tions de complaisance lancdes par M. Min critique seat bien le ridicule de hel.Michel centre moi. O:, si on preaoud la cetMonte positiqon.e seat beu nosae nt diculect- peie de consulter on livre, on ch!r- metta position. Aussi, n'osant diret d'ail- chEra inutilement A quelle page j'ai ni6 leurs it ne semble s auteurs,-voir lus ail-vant le fait, et ea cherchant on trouvera, au qlure iexamen dmble mpasn livre lai en evant contraire, que la trahison de Pdtion qdonnd l'ex'occasimen da on it svre asert de mot est une sur laquelle je me suis le plus come plastron. Voyez plsert. d mo 6tendu. comma plastron. Voyez plutt. I Voici enfin un dernier trait de cecri- g Pour nous faire accroire qu'il ( Pd- tique. Racontaut la mort de G rin, M. __ -'-- I I--~1 I L ILII -e LP~-c-~---, ~ ~I -- ~-9C~--3111C-"-P -----~~-Y I- -- ~ ~- ~a I -r. -- 4 -~C -~L~-- -C~_41~ I~qBB-- 1V~LII ---LII)-l qp -- - Ij Michel dit que, par une i douce vio-. l0ece *, on lui trancha la tote. Apres I'expressione douce violence ,il fait un renvoi au bas do la page oft il dit : F. Lecorps, Ie Matin dq. ..i Tout de suite, le lecteur s'iudigne que F. Lecorps ait pu dire cela d'un fait aussi tragiquequeja mort de Gerin. On clierche le Malin, pour s'in a.-urpr, et voici, trouve-t-on, ai qual stjet L,- corps .vait -,insi parj.e : S'a-res aat rn )i d-iis u~e letting ruverto, iI dis-it : a Vo-re volume, Mr, -ur 'e Tewpra- ment Haflien a deci o deie I iatireo d, vos dernii.res etudes. 11 est vrai que votre tal-nt s'y est 'rouv6 c)Ifotrm> e que vn" o'avi z pqu'a vous tairu ine douce violence n Lors 1 noc qu'ui. critique forces aiusi les cIioses et a recours aux tra .estis- sem nts pour se payer Ia luxe -" fLa ci es refutations, il nt merite pas dt retunir I'attention du lecteur sEri-ux Voila pourquoi je n* rponi d p is ju. qu'A tr-e eit aux e rT,,s q ti f (vt iM. Mich I pour se tirer da pa-s d.ffticle of il s'test volontaireme ,t ngag-,O ett depiF 41. se- dfis et d so i arrogncu . SS'i pl.- t!ul o I i p n:-'e po <' d .1 VIim- pui a~'.:ce, tanrt mi ix p )r tui ; dl aua do la g orili,;atiou A bun marlihd. Mais, ,,-our le leteur, et seaiement pour o le:Ictnr, j4 veux metre en .egard des fui s a\~ inc6 p:ir i iEmod P,)B -urnet, et qui 'o:I loWr0e lit tore d A M. Mwh iI, qu.iqu,- r-lulaiions dq Saladin LT- mlour. Ellcs s-e:ont tr6i umil 's, vua la rart-e 6ce a brochu e de M Limouret le .;,aI Ique ( V, td le critiq(ie d, I'mn- partial d'eu each r la conteuu aux yeux de cc ux auquels il ert ses appr6cia- liotns el ses procedes. AUGUSTE MAGLOIR-E. AFFAIRE Laioiaatal-Bertoliet Avant-h ir, dix heures et demie du nmarn, la Cour entire en siege sous la prb- sidcnc'- de Mr H. Lech aud. Le b:ftonnicr Pierre H1Jdicour.. in de3 avoc-as dc la dfzln'e, a la parole. MM. Jdt-i!, nous reprenons aujou-d'hui dcv:inm vcIui la continuation de l'tfaire L'ftv. ce Laft.tant centre un jogament du T b'.inal Co rec.ionr.el de Port-pu Piuce yendu t. n tVaVr du g6ndral Sextu; Ber- roueL. C est con re ce jugement que Mr Ltfivre .aftontant a dirig6 un pourvoi qui et dcf, rT- a vo rc censure.- A entendre men aJ.iJ crsaire, Me Arrauld, Ai a dera.&re audi nc- oa pokorrait croire qu'il n'y au- rait tiei a red.c ;-que Lefvre Lafonotant < fait un pi.sible citoyen as-is tranqudlL- men, cl-cz lut i.-int pro& d'uce lampe,que le gn*Tral Ber'ouat un soir avec une bin- de dc sicaires e:iouicrent sa maison, frap- pereui a st porte, y p6ndt-rent, s empt- rdrent de sit vesonrc, le jet&rent apres dans un cachot Iff eux ; Que plIs tid, ils se dirigeceat sur son hab.,a:ion A 'Br,)y, enfonc6rent ses portes, pil~Irent sa maison, v fit metne le fLu et brfilerent ses champs de cannes.- Voici le triste tableau que i ous fit Me Arrauld.- Tout cela c'est p'ar le b-toin d une ciuse perdue, c esi la passion politique qui con- tinue. Eh b'en, MM. ;i n'en es:t ien. L, v6ri- rite la voici : Depuis que e G6neral Antoire Simon a i i. ugur6 son beau pro- gramme de Justice et ae Liberti, une ce - taine cole po itique 6 ablit depuis quel- q'kcs d x.an essay. de diriger des pers6cu- tions coat;e tousceix qui,Ades titresdivers, ont eervi avec ddvouement, avec 6nergice le Gouvernement du Gendral Nord Alexis. Un parti poll ique perdu ; ses esperances ruines, b t u en 1902 alia s'asseoir sur Its rochers de St-Thomas. Des groups se for- merent et la campagne fat ouverte pour le tetversement du gouvernement du Gn&- ral Nord. C'est le gn&~ral Hotel!e Mom.- plaisir, le commandant de I'arroudissemaent de Port-au-Prince, charge de maintenir I'ordre et la sdcuni dans la vlle qui nous Ia'pprend, dans un placard qre les exiles devaient quitter St-Thomas, que la ville de Jacmei 6ait design- e come point de talliement et devait servir de base d'c- p#rations. Le Gouvernement qui tenait le fil de tou:es ces conspirations, qui sivait que 1'on tramait, prit des dispositions, pass des instruc ions sdveres au g6ndral Ber- roune, ddclara le Dkpartement de I'Ovest en .tat de siege, notamment la ville de Jacmel. # Me Hudicoirt fit avec vh6emence le rk- cit de routes ces manceuvres qui expliquent la cordoi e dnergique du general Berrooet. I1 repousse avec precision le fait de vio- lation dedomcctle --MM dit-il,ces ficaires don't nous a parTl m6n adversiire &iaient des gens apparnenant A la minme famille judiciaire que vous : c'&taitnt le Commits- saire du Gouvernement, le iuge de Paix et d'autres officers de la pa'ice ludiciaire. - Airsi accomp: gne, le gdnral Berrocet ;e tendit chtz L-tc/re Lafoatani,frappa A la corte pri icipale de ti m; ison et celui-ci loona I'ordre a ron gr qn d'al'er ouvri,'.-- Oa y p6n&dra et on proc6da A 1'arrestation de Mr Lafonantr. Par consequent, dit Me Hudicourt, il ne peut pas avoir de violaion de domici e paisqu'it'y avait la vo'ontd formelle de L. fevre Lfontant en dn ian,: 'oidre A soa ga-qon d'aller ouvir. It repcu se eg.lement le ericf d'iocea- di,. Ea admettant que ce fait'fur vrai, ce ne serait pas au Tribund correctionnel qu- la question e reg'rjit mnais bien ailleurs Na-e BAtont ir explique avec compe- tence la difference qui exis e entire le ddlit special de conspiranion et tous les autres ddli-s pr6vus dans 'e cede. Le delit de conspira ion comporte toajours le fl grant- delit.- I v a fagoara:-iest touted le; fois dit-1il, que deux ou trois individus se rau- n sent, qu'tls se concerient. qi,'ils a-ent snu'ement la pens6e de trainer, sans qu'on air besoia d attendre qu'un geste exterieur vienne manifester leur intention MM conclut Me Hudicour,, le poa voi de Mr Lef&vre Lifontant est i'echo de tous cos fits pbli iques que je viens d'&num6- rer devant vous, voas les appr6cierez ;k leur jus;e v.aeur. Uae voice plus autorisde que la mienne, Me Edmond Lespinasse se charge de vuas dire les dernikres raisons qni v-us teront reje e- le pourvoi Me Lespinasse a la paro e.- Avec sa lo- gique h b- uelle A bien appibcier les faits,-- pourquoi ne pas dire anqsi le i honmes.- soi elocu,;oi facile. Me Lespina-sse cri i- que st;ccinc ement les ooze moyensprdsen- tes par Leftvre Lafoirant A l'appui de son pourvoi. It pr6sen e au i la bel'e figure de Berrroutt,,oa coaag ", son energie,son intrar-sigence, le souct d. son honneur mi- litai.e et de son devouement an G-uve>- nement. II dit co -biea it est A Iai-e dans ce pfoci cir il ne cnstate aucun ac e a bitraire, aucun fait xepr6heasible de na- t1: e A fire rougir ia conscience hjamir e Q el est celui qui, a la place di ge- nrral Berrouet aurait pa agir autrement. - Qiel tst en tidaltu le crime qu on lui re. p ocie ? Tou' le m1 nJde sai. que l G-u- nemeit d G6 6.-Al Niud ~raii ei bu ae a ten coistante conpirAion ; qu'un pari1 poiitiqu e tenant e-1 evil.- It 6taic tout n turel que le Gouverne nent p-it tou e; ce, disposnions Tout ce que fit le ge- naral B.rrove ,fut execu 6 en vertu d'ord es suta;ieuis par de no nb eux td&6grammes rtcus que des leures confirm ent plus ta d MVI. dit. M Lespinasse, it y a un coeur d'homrnie qui bvt sous vo:re rob- de ma- p strit ; examirez b en le; fits de la c use avez ce te c science qui pare en vous et qui doit assur6ment exercer uae influence decisive sur nare delib4ration et dites-vous biea si a la place du g6ndral Ber- rocet vous ne feriez pas cornme lui. Laissons les paris politiques se trainer dans les rues et ici. dans ce prdtoire, dans le temple de la Justice, qae justice soit rendue A qui mdrite justice. Enfin le Substitut d'a Commissaire do Gouvernemear. Mr Eng. Dbcatrel. conclut A la cassation du jugement querell.' Manulaeture de Tabacs S. T. L. EN VBNTE Le Scaferlati Sp6tcial trbs appr6ci des fumeurs 50 cts. le paquet D6p6t PLACE GEFFRARD. RENSEIGN3maim xS MErEOROLOGIQUES Observatcoidre DU SEIMINAIRE COLLEGE St-MARTIAL JEUDI 24 F-VRIER 1910 Baromatre A midi 764 m mI Temperature minimsem i8.,o maximum 33*4 Moyenne diurne de la iemp&ramre 25 4 Ciel clair la matiree, ua peu nu g:ux I'apr6s midi-B ise de mer vers 3 h. p, m. Venus visible A i:t h. du marin. Barome re en baisse- J. SCHRER. Fianq ailles3 Nous avons reqo, de Port- u-Prince, le f.ire-pirt des fiar'iilles de M. Mlherobe Poitevien avec Mile E-ide Guillet. La mIachine du"Capois la Mo -t" II n'est pas irop tamd pour parler d'elle .. Par c.e. awhentiques, et par enwremni- se de M Cl6ment Toussiint, certe ma- chi e avait 6i veudue M Allison Ar- cher concession'maire du Contrat d'&c'aira- ge 6!e:triqu'. Toutes le; ,piece; sont pa- ralr-il, en reg'e. Tels sont les renseigaenents que nous avons pc enfin avoir. CouTs de Bourse Or Amrnicain comptant (*) Nickel escomp'e Bil'ets de cinq gourdes Traites 90 jours'de vue sur Paris direct, Traites sur France docu-nen- taires Ch&ques sur P ris. piim#e Transfers par Cab'e sl Paris 3 Cheques snv N Y, ecompte Consolid6s 6 olo Consolid6s 3 nol Empruts o10 J-nvier 6 o00 Emnprua's dirs P.ovisoire 6 010 45 Emnp-unt 20 Aot. Titres blbns 2 112 olo avec intA-- i&es A pirtir du rer Ju'llet Titreq roq--; 2 T12 0&0 20 (*) 15 et fi i Mars 433 010 2 010 I 2 112 I 47 24 46 112 81 olo 010 olo olo 0oo10 010 010 opo 22 OIO 1;2 0o0 428 olo *. II y a eu cette cermaine b-.aucoup d'an - mrt on dans les ff-.ires. Le change de 44" olo e;t de:cendu A 410 po.ur retro-ver A 435 olo hier soir. Le Goavernement a vendu 25.ono'dol- lars centre b Ilets de i et 2 gou'de pour 'e service d- retrait; hier encore il a ven- da 2.000 dollars centre bll'e's de 5 gonr- des et la vente continue poar fare biis- ser le change. B en qu'it y ait beucoupde cafis arrives de it c6te, on ne s'expliqu! pas jasqu ici la hausse du change. Cartes postales O0 trouvera de jolies cirtes ros'ales ar- tisutques ( sujets amourettes, bonne fa e, etc ; chez Mr Fernand Judes, 155 rue Rd- publiciine, m ison App. Cippolin. 1 'crologie Nus enregistrons avec regret la mort de Mr STURLA POULLE depute ad Coros L4- giltuif survenue aujourd'hui A 3 heures du matin.- Les funerailles auront lieu de- main ma.in.- Le convoi partira de la thmai- son mortuaire 65. avenue de Turgeau pour se rendre A l'Eglise Cath6drale. M. Poulle laisse le souvenir d'un ama- teur aimable de chases originates et dis- tingudes Tout ce que 'la soci6th compare de repr6sentants qui par des qualit s diff&- rentes, tranchaient sur la binalith des tem- peraments conventionnels et bourgeois, avait sa sympathies et on la lui rendait en affect ion -eten en eime. Ce fat un ami du Matin, an admirateur de talents qui sera bie9 regretted. Avis postal Les d6pe hes pour New Yo-k et 1'Europe ( via Kingston ) par le sis Sntsia seront ferm6es remain 26 du coutant A 9 heures ,ties precises. Pourq.aoi !e masque ? De I'Impartil. M. Antoine Michel ddbute dans la ct que hisiorique. Qu'il lui plaise d'ecrif t u'il veut, il en assumera la tespoiaiiWl evant les conte.mporains et la p Li Doute-t-il de Ia voracit6 de la reflo faite par Phtion lorsqu'on lui appoia. constitution de x816 ?Je lui apprendrai cette riflexion fut rappelte en deux circs. dances d'abord sous Boyer, par un meamt de l'opposition parlementaire, en!uite, a x866, parole Sinateur Mendoza. Les les do sdna'eur Mendoza furent reprodi. tes dans le Journal Offici: 1. Vous vousM- vrez A des travmuxl de critique historiqi sans consihter les documents origina n, en ciant abusive ent les aureurs que v a parvcnez A vous procu er ; votre oeuvaa peunt qu'e.re incomplite, inexacte et deo conde main.- Vou!ez-vous savoir en ooMn q elles furent ces institutions don't j'ai i 16 dans ma petite histoire ? C'est d'abodl la Republique que vous n'aviez pas seo Dessxlines. empereur; c'est la chambre do d6putO c'est le sdnat; c'est le tribunal de Cassation. Ce soont I des institutions poli. tiques, cirac dristiqu-s des peoples libres Que I consti, ution qui les organisa til d defect ua e. el e pouvait e re modified, eM. fectionnee Vous m'v.z icflg6 uce co-, tradiction g-atui e. Je ne suis pas en Coaw talict on ,,e.: mo -mer'e. Je suis et 0 dois derri uter 6irenger a votre po nt delay historique, qui n'est pas won affaire, or, en histoire, je ne mtils ni Taine ni Loui B anc, c' cs-.-dire je ne crois ps, qu'e fuisse tamener '.hisloi:e A n tre qu'uur exposition de peti-s faits ni qu'on doive,l l'occasion des travaux historiques, fairer au construction social et produite des w vendications p-)pu'aires. Ce que i'ai tit recherche dans I'histoire, c'est le fnods d6 v4rit qu'elle recele et les easeigoementl qu'el e comporte. Je suis nop loin de vas#i par monoage, les situations que j'ai occuapi et les services que j'ai rendus a la ctusedt 1'dducation de la jeunesse pour etre l'obij de vos attrques st vous aviez 1'esprit i ik c#e r bien f i s, J. B. D. Tribunal Civil Audie, ce civil 'du Jeudi 24 Fdvrier iUw Prdsidence A. St Rome Minist6 e Pub ic 1. Rosenond Jugements rendua' : Celui qui conda'n-e le sieur .Pl Montauban A payer -'- sieur Chirri6 Rio pel la some de neut cent quatre viotg douze gourdes cinqaante centime; valer diue par la succession de la veuve De* roucourt, declare banne et valuable i saisie arta: pratiqude as-mains de la veaW Ption Rivi ie etc. e c. et condamne Pail Montauban aux direns. Celui qui condamne le Docteut IAN Aulain e: consorts aux d6pens et la c O munica i-n des dernieres conclunioas 6 Me S. Pradel h Me Lespinasse (applih tion de la loi Laleau.) 'Nouvelle composition P s dence Jh. Dupont Day Minisrt-e Public J. Rosemoad Affaire eatendue: -Az-ma Alin centre Thermonfi s Ca& mir. Grand Concert La Di eziion de l'H6tel-Bellevue OJ aux habiiues de I'E-ablissemeut ua concert qui aura lieu Dimanche 27 Fe-- courant A 7 heures pr6cises do soifa, r1 l'orchestre philharmonique. Voici les diffdrents points do mnagm- que programme : 1 o Grande march, triomphale ; 2 Oaverture de concert ; 3 o L Ve Joyeuse ( Valse lente ) ; 4 o La BloIn (Gavotte . Ame PARTIES t o Grande fantaisie ( Solo cornet) 2 o La rencontre des Vents (Valse do cer ) ; t o Berceuse (Gvotte); 4 oL dihb'6 (Twoo-sueep) ; Musique nowl Erraita Gina.ALE : Grandes personnel i Gourde6. Enfants o.joceot- oaues-vo'' Rue des Miracles ou F6rou, N aS_ l et Rue Roux out Bonne-Foi, No 61, veres I CIA--s Do CWSAnansaa pJ~rtum i. Tribune du" Matin" SipIles RemarqueS pour le Charmant consortium Uae fi:iion c!6bte nous inonire le fa- uw.- chevlier de la Manche entreprenan' ,aeacnhlt dcombattre des moutls5 vent. It p alt que c'rpit nne tAihe moins di- le qu c le de-cabattre l'erreur et le iensonge, qoi, plus changeants que Pro- e, prcueat tenoes ls former, revpteur as Iesaractres.Nous en avons une pre uve fapp.nteen volant r6fater Mr A. Char- in t les pseudo-dCrivains de sa Cama- ilia, y comprise e2 p assant, Monsieur 'Duc. Cependant, nous ne nons d6coarageoas tC nuS lutteroas "jusqu'au bout pour uimanifestation ei le triomphe de la - En ce qui concern la raison social Mr Chirmant et.Ci*, nous venons aujour- hoi, fisamnt suite A ce que nous leur swons d6ii di 6tablir les qu.xtre points ler Point.- Dars 'article pub i6 an " Nouvellis'e du io Janvier derni-r i2e and eNo 3423,- sous le titre "Les Etec tions aJacmel" et la rubriqu- Triba -e pabl!que '; ar,.ice siga6 de M- Myriel Mi- chel r'ms qui est en rdalite, une ilncubra- tion de Mr A. Chirmant noui reievons les passages suivan's : i Mrs Charmn -Myrel dissent: "No. , on d'a point va un seal soldat, ua seul garde-aational, ri aix abords, ni dans le Bureau ofi sidgeaict 'Assembl6e prim;ire. An co-trvi-e, qutnd le sympathique g6n6- ral Magloire, commandant de la P.ace. se prisenta pour voter, le Ptisident de I'A;- semb'de, Mr Charmant, l'invita court se- meat A se retier du Bureau, parcequ 1i porait un pantalon galonne Mr Chirmant ac recut pas r.eme :on bu le in de vote Au sujet de la partici-pa iondes militaires et des girdes-nationus- aux 6lec ions du ic Janvier dernier, nous avons ddjA dit, dans un pr6c6dent article, la vdrit6 sur ce point. Quand A incidentt Charmant-Ma- & loire don't parole Mr Myriel- ou p'ut6t r Charmant par la plume stipeidide de Myrie', ce ne fat qu'une comrdie gro- teique, et personnel n'a 6t6 tromp6. Deux colmp2rses. avons-nous dit, en les enten- dint. tt, un rea enco:e, ils auraient ri come d:ux augures !... si augur augu- rem ... Comndiente! Tragediente!avaient dit,i ce su- deux de nosamis.Ce te petite sc.ne.bien aue, 6tait en effet pour donner le ch n- e en essayant de prouver le religieux espect pour la loit lec:orale des nouveaux tres du suffrage universal ; mais c'6tait, I 6alit, po'r jeter de la poudre anx ux, pour 6pater i s nailf et les simples. Sqai serait -assez simple et naif pour se ser ainsi dupe-, pour se laisser prendre, mmne des oiseaux a la glu,a cette fa- isterie,ou mieax pour parler comme Mr harmmnt lui-mme A cette supercherie ce simnlacre; A cette parodie, enfin A ute f3 tasmgorie, destinde A trooper A fois le.peuple et la civilisation ?... Hle point 2 o Chirm.nt-Myriel 6cri- 1t p'us loin : En 1899, le Go:- nement du Gen6ral S m. pour s'op- mer i 'a election (election de Mr Char- unt f1at force d'envoyer un n wire de "'re dins les eanz de Jacmel ; 'ainsi 'un rEgimeat des Ciyes, qui alia pren- to son cantonnement dims la cour wn- da lccil oiI l'assemblde& primaire te- it ses assises. Lt vtiti sur ce noint est que le Gon- ement de Gal S-m voulait s'opposer i'lectiicn de Messieurs Michel Oceste et rtn Lafontant, commne Deputes de Jac- et fire ro crmer ses candida's offi- Messieurs Morel et Rodolphe La- tn,,- i tout prix ; et non s'opposer election de Mr Charmant qui, en 1899, it candidate A rien du tout. 'ailleurs, q aels somnt ceux qui avaient M6 au G I Sam d'expedier A Jacmel ." Toussain.-Louverture et le "17e gimert" des Cayes, pour terroriser le quii 'enait quand tnm-r a e1ire mieurs M'chel-Oceste et Rob rt Lifoa- Ayz done, Charmian-Myriel, un p u ourge civique ec dsignez-les done nwn~l o !.0. IIIe-point: Si Mr Charmant, dins le pa- roxysme de son d6sir d'tre sin3 eur, s'ou- bie jusqu'a souhaiter-(ce qui riussi A Ri- gaud et.non A Toassaint-Loumernure). ju - qu'a parler de scission, en au mot,c.'s rar ce qu'll trouve mc.-vais que lesonze sieges du D'parlement de Q'Ouest au Soas., soient ac 'iellement occupds par des Por;- au-Princiens. Ecoutez pluo6t ce p-ssrge de son meeting 6lecioral du 9 Janvier de-n er : - "... les onze sieges au Ssnat attribt:6s au Dpmertemtnt de 1 Odest par la consti- tfuion, sont occupies exclusivement pat once I'ori-au-PrOiiens, savoi-: Messieu s Baussan, Blaise C. Lavache, Diogece Lerebcurs, Calice Lerebours, Doc- teur Lespinasse, St6phen Archer, Jul en Dussec, Ed Dauphin, Philippe Curiel, Charles R4gnier, et Rovigo Bujon. C de-- nier est d'ozigine jicmnlieare, comme voui le sav(z A ce titre, on serait tent de croi- re quil reprdsentait licmrl a.d S-"1ii, mais non, son nomin tait sori du coelog2 e6ez- toral dt Lascaobas common ce!ui du s6na- teur Bla'se L-v:che. " EBi s'accioarant A 'eur seul profit,,comnme ils t'on: fait, des onze chaines carules, A r'ins'ar des s6natenrs Romnin ce n'est pas seul 4ment I influence morale et politique de l'arro-ldi-sement de jac-nel que ces joLisseurs de Port-au-Prince, ( ce sont evi- I demment ceux don: Mr Chirmant vient de ci:er les noms ), -,ont cherch4 A\ dd- ruir., c es, le princ'pe fond imen'tal rmc-e Je li loi eiec:ora!e, de la co ,,ti u lo- e: du sys 6 ne repr6sentatif qu'ils spent. I Un pa'eil la-'g."'ge, qu qae ch.i ma,.t-- ment di' ei intl.rab'l. Nous avoas dijat dit, po'.-r nore pirr, qua quels que soienti les gri'rs., q-e'qoe l g-times que soient les aspira, ions jncmd iennec, it n'y a pis lieu de parlor dJe a sorc, d. disirer une 'cis- siou qu ine serait qu une cdl m & ni-tio- nale. N1 [I c nel puat facilemmn: recoa- qui-ir si pace, so rang. soi presoge,- I influence, in rale et p litique A iaq !el'e elle a droit,- miis par le m&rite de ses meil- leurs c toy -ns. pir 1 union et 1'en ente entire cux sur le s, ulierrain acceptable : ce- lui des grands principles d6moc-atiques, et, ek un moz, pir les m-yens p.ic fiqces et rationne.s, !g ux et consli utionnels, mais constitulionnels, ma's non par l1s moye s violenrs, arbitrai'e;, iligiu x et inconlti a- tionnels, et e.core- moins, par Il' p'u; dd- p'orab!e de ,oun, la scissTon,- qui n':. pa germer q e dins le cerveau malade d un mauva'- hai iei, dans ure it-giaation troub!de, dd 6quil bree pir la fievre ddli rane d'une ambition mals:ni !... IVe- point. Et toujcurs A promos de cette m-riheareuse idde de Scission, dmise par Mr Charmant, n-us lui demanderons s'it ne va-at pas mieux imi er la ssgesse des hommes du Sul ? Alors qui pregnant leur longanimit6 pour de la faiblesse, on disiit dddaigoeusement :- a il n'y a pas d'hommes dans le Sud V, ne sont-ils pas rest6s,-abandonnant les trmdvions Edpar:- tis'es de Rigaud- calmes et dignes, unis A la R6publique, poursuivant sans fracas la r6hlisation de leurs espdrances ? Com- prenant l'id6e dlev6e de Patrie,- de la Pattir haitienne qui disparaitrait sans 1'u- nit6 qu'elle a p6niblement conquise,- n'ont ils pas laiss6,- en 1889, en 1896, en 1902, monster au Pouvoir des homes du Nord, srns I'ombre d'une protestation, sans l'expression du moindre m.conten- temear, de la moindre inputience, sans-, encore moins,- lah manifestation, d'aucu- nes v6illitis scisionnaires, d'rucunes ten- dances s6paratistes ? Non, que Mr Charmant n'essaye pas de div'iser la nation inuilement, dans le but unique de servir ses ambi ions personnelles, ses int&rets mesquins, et infiniment petits au regard de ceux du Pays. C'est une oeu- ,vre mauvaise, impie, nefaste, et qni por- tera pour lui, s'il n'y renonce sincerement, les fruits les plus amers. RODOLPHE ALEXANDRE Jacmel 9 tevrier VER SOLITAIRE CURE RADICAL et SANS DANGER en DEUX HEURES par les GLOBULES de, SECRETAN NENtIDE souvERAIN VS-3 Adopt6 par les H6pitaux de Paris. TM.,T MMMA.S DM h. UCC rCS Aw n.I~MCfhieta.pftikiMnhl. Wn. 1910 On demanie a louer Une bonne maison situ's dant le. p-r'pges des Rues C s.r', Grarcdl e C serncs 6t Champ d l Mars. S'cdrr.er ;-tx bveica-'x d: journal. Madame F. Lon-ewski Nee Aiub y 110 RUE DU RESERVOIR ANCIENNE MASON DU Dr' AUpRV A "'honnpur d'informer sa clientele qu'elle m,- tra on vente A d-s prix tirs r6duits du lundi 28 F6vrier au samedli 5 Mars seulement les articles sui- vants : Chapeanx. --- Rubans F!eurv. Cor- sages.- Formes. -- PaiNles, etc. Prolitez de-1'occasion. 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Haitien, Paer o Plata, Sanchez, Sama- na, San-Juan de Porto-Rico, St-Tho-! Por'-au-Pcince 25 ftvrier 1910. man, le lHavre et Hamburg. Port au Prince le 26 fovrier 1910. L F. HERRMANN & Co, Agents. 7, /1, 4 1... -.9 '..9%' ~~.9,99~9 ~9-. ,9/ / N ,,- -A '9 ~ m C. c..*~- ~ 'IJEJ 2: L'~ r; -. Tit .~...?C ~ C')flfl ~i'2 -' 2 1~~* fO'.... .11. IflC Ct' '-C. 9-- 9-. -, :02 : V C, T S Ci: Entrep"t G 6.ral ds Gde E s. I II I _rr- I --r ~IIRBl --IIIYIILII~WI-PIIL~IO~I~I--~CI-rIL-L ~ . I I -- -- .~~ Maison F. Brunes 195, ,GRAND'RUE. Dirig6e par L. Hodelin Ancien mrembre de la socidt6 philantropi- que des maltres tailleurs de Paris" Vient de recevoir un grand choix d'6toIfes diagonale, casimir, alpaca, cheviote, cheviote pour deuil, etc. Recommande particulibrement A sa client6la une belle collection de con- pes de casimir, de gilets de fantaisie et de piqu6 de toute beauty. SP]:CTALITA 'DE COSTUMES DE NOCES. -Coupes Franqaise. Anglaise et Amd- ricaine de la derniere perfection. 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