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Le Matin
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 Material Information
Title: Le Matin
Physical Description: Newspaper
Publisher: s.n.
Place of Publication: Port-au-Prince Haiti
Creation Date: February 25, 1910
Frequency: daily
 Subjects
Subjects / Keywords: Newspapers -- Haiti   ( lcsh )
Genre: newspaper   ( marcgt )
newspaper   ( sobekcm )
Coordinates: -72.2803802891673 x 18.5142993036392
 Record Information
Source Institution: University of Florida
Holding Location: Bibliothèque Haïtienne des Frères de l'Instruction Chrétienne
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: aleph - 000358166
notis - ABZ6468
System ID: UF00081213:00859

Full Text


Troisibme Ann6e, iN 877


Port-au-Prince, Haiti


Vendredi, 25 Fdvrier 1910


ABONNEMENTS
UN Mos .. G. 2.00
Port-au-Prince
TROIS MoIs... 5 00
UN Mois ., G. 2.20
Ddpartements Tnos Mois 6.00

Etranger. oisMois. 8.00


C16m1ent-Magloire
DIRUCTIUR-FONDATEUR


C


j


OUOTIDIEN


LELNUMIERO 15 CENTIMES

L-s manuscrits insirsa ou non ne seron
pas rendus
REDACTION-ADMINISTRATION
45, RUE ROUX, 45$.


Arthur Isidore
ADMINISTRATEUR


los sources historiques el la criiiq R
'DEDIE A JEAN LE FURETEUR


M. Antoine Michel so livre, depuis
quelques semaines, A la critique de
mon premier volume des Insurrections
et exprime, a l'occasion de cette publi-
cation, ses sentiments sur les faits et
gestes de r otre histoire,-ce q'i est le
droit de chacun.
Je me rfservais, aprbs que cette cri-
tique serait complete, d'6mettre quel-
ques observations sur certainesdes pro-
positions de M. Michel en essayant de
degager des contradictions qu'il sou-
ltve ce qui, sur la matibre que nous
traitons, est le plus prAs de la veritd.
Car la pensde maitresse qui m'a guid6
en Acrivant mon histoire est d'etre utile
et de dire vrai.
Mais je n'ai pas tard4 & renoncer A
cette discussion que j'avais tout d'a-
bord pensd pouvoir 6tre courtoise et
6trangbre A toute preoccupation poli-
tique, le terrain introduit d'emblie
sons mes pas par le critique, qui d'ail-
leurs s'est r6v616, me paraissant etre
trop brfilant pour no pas aboutir, quoi-
qu'on puisse dire. an rdveil inutile de
mesquines rivalitds;
Et puis. d'aileaurs, M. Michn4 a fait
connaitre une fois pour toutes son pro-
cedd qui, depuis son premiAr article
jusqi'au dernier qu'il a public, con-
sslate A consid6rer comme des ,erreursi
tons les faits q"e j'ai puisds dans Ar-
douin ou dans St-R4my et a les rdfu-
ter par d'autres faits qu'il tire lui-mA.
me de Bonvet et qu'il accepted comme
des vofitds. Et quelle est l'autorit6 qui,
dans l'occurrence, tranche les dissiden-
ces et ddclire qu'ici est rerreur at A
la veritd ? C'est M. Michel lui-m6me.
D'autres fois, il refute Ardouin par
le general Septimus Marius, ou par
Jhremie ou par W. Bellegarde ; mais
on me permettra de n'y pas faire at-
tention ; car, en quelque haute estime
queje tienne comes Messieurs, jr ne
saurais accorder moins de credit aux
versions d'Ardouin qu'A leurs affirma-
tions produites cinquante ans plus tard
et, par consequent, plus ibloignades des
traditions et des tdmoignages do temps.
On no peut pas en dire autant des
versions de Bonnet qui. personnelle-
ment, a dtd mele anx faits administra-
ais et politiques de ce pays de 1791,
- il 6tait alors ag6 de 45 ans environ,
-a 1843, ann6e de sa mort. Son auto-
rit6, apportde dans les debats histori-
ques, est d'un grand poids et M. Mi-
chel aurait raison de s'y cramponner
si trois circonstances capitals n'd-
taient venues mettre en garde centre
plusieurs des propositions de Bonnet.
La premiere de ces circonstances rd-
Side dans ce fait que les a Souvenirs
historiqnes a, en d6pit de ce titre, n'd-
manent pas de Bonnet lui-mame. Its
n'6manent meme pas de notes manus-
crites laissdes par ce gdndral at que la
Postdrit6 eit pu utiliser en respectant
lear originalit6.
.Ces 4 Souvenirs historiques sont
loeavre de Edmond Bonnet. fils du gd-
UIkal, qai les publia sous Geffrard,vers
1864, vingt-et-un an. aprbs la mort de


Bonnet et qui dit, dans son Introduc
lion :
< Je vais donc, sans passion, sans es
prit de rivalitd, livrer au public le
faits avec leur appreciation, telsl qte j
les ai recueillis dans I'intimitd des entire
Liens de famille. v
II n'existe done nulle pirt da note
ecrites du gAcAndral Bonnet qui. d6po
sides, selon I'usage, dans quelques ar
chives du pays ou de l'6traDger, eus
sent pir etre cz-nsultdes et identified
par les 6crivains fiturs. Ce sont done
d'apres Edmond Bonnet, do simple
a entretiens de famille v products san
temoin et c dans l'intimitd. *
Edmond Bonnet ajoute : w Lorsqu'or
l'engageait A ecrire : A quoi boa
disait-il, le jour of une plume impar
tiale derira l'histoire de mon pays, ma
part sera assez belle, je n'ai A enviei
celle d'aucun autre *
En r6sume, les a Souvenirs historic
ques du general Bonnet sont I'oua-vr
personnelle de son tIls : souvenirs, r6
action, enchalnement des faits, leur
appreciation, tout cela n'a d'autre re
pondant quae Edmond B)nnet.
Loin de moi la pens6e d9 les rdvo-
quer tous en doute ; mais il faut con
venir que,dans ces conditions,l'ouvrage
perd beaucoup du prix qu'll aurait eu
si, A la maniere des mrmoires p3r.on
nela, il avait dman6 du g6ndral Bon-
net lui-m6ma et si quelque manuscrit,
perpdtuant sa personnel A travers 1-
temps, pouvait permettre aujourd'hui A
M. Michel ou A moi, qui ne sommes
pas fils du d6fant, d'aller le consulted
en toute inddpandance d'esprit et de
ecoeur.
La second circonstance propre A
dveiller la m6fiance sur certaines as-
sertions da livre d'Edmond Bonnet, est
la part active prise par le gnd6ral dans
la plupart des Jfaits de cette dpoqae.
Comment croire en ces assertions, par
example, A l'dgard des scenes de pil-
lage et de meurtre qui souillerent la
repression de l'insurection de Magloi-
re-Ambroise lorsque le gdndral Bon-
net fut un des acteurs les plus agis-
sants du drame ? Comment croire en
les assertions du g6n6ral Bonnet tou-
chant les faits de la scission du Sad
lorsque, dtant directeur des fortifica-
tions militaires de I'Oaest, le gdndral
Bonnet s'6vada de nuit avec Lys, com-
mandant de l'arrondissement de Part-
au-Prince, et alla aux Cayes aider A
l'organisation de la scission ?
Si, vraiment, ces assertions, miies
au regard d'autres qui les confirment
ou qui y contredisent, peuvent avoir la
valeur de pr6cieux tdmoignages,elles ne
peuvent pas, me semble-t-il, constituer
& elles seules un verdict d6finitif pour
I'historien.
Qa'on y joigne cette consideration
qu'il est tout natural que ces ddposi-
tions, dcrites par un fils dans un but
de defense, car la publication d'Ed-
mond Bonnet fat pootdrieure aux decrits
d'Ardoain et de St-R6my, aient pu
moins rev6tir les allures de l'impartia-.


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litd que cells de la justifliation d'une
mrmoire chore.
Cir. et c'est l, un point que M.
Michel semble ignorer,-ce n'est pas.
comnme il l'ecrit A tout bout de chant,
Ardouin on St-Rdmy qui ont 6crit pour
contredire Bonnet, mais blen celui-ci
qui a pris la d fense du g6ndral contrA
Ardouin et S'-R6my et ass'z souvent
contre Madiou, -no trouvant pas gassez
b3lle la part de son pere dans nos
faits historiques.

Eanin, la troisi5 ae raison qui devait
rendre suspecle la source oh puise a
si pleinEs mains M. Michel, est que la
plus grande parties d s assertions de(
I'ouvrage de Elmond Bonnet, ont t{
contredites A leur !ou'r et rectifides pAr
M. Saladin LUmour dons nno brochure
intitnl6e: Rdfulation de fait. controrjd'
et d'appredciations contra.dictoires :. '
content li.'tvre intitlde.S buveniriE huiu-
t iriquos de Guy Joseph "lAnnt, gCnd-
ird de division des armies de la Rd-
Il dI HII''11C A i rzn>inn f. iI e a-id p .ptec 0


tion ) avait la majority, notro Iiistorien
1, Lmfi ) rpfj)terA avec Saint-R~n'!
(Impartial du *25 janvier)

a NM. Magloire nous dit avee Ar-
douin. .p
w.Ce nWest pas la seule erreur qua
nouq rernarquons dans le r~cit fait par
AL JMagloire. Cost ainsii qu'il derit,
(il.i utie citation d'Ardouin ) -, -t M.
Augit eMagloice a tort A'affivrn-~r avec
X rdoinin...- (Impartial da ~re.

-z Pa--lint dle la conspiratiou da D,3va,
I'hlistorion des aaluto-,A ciest a)tuv. ut-
Ardouiin qu-ii no u s l tstnd# 7
r ',nseigo ...n eitit. 1 t ar-
lit avec Ardoui-.. 1-1 ii
ft-vri;er )
j Pour cz- tii ccr rni>

d'pr";Aroin ... b Iti nn
A. la trahii-oridaici lI~: 3ly
MI. NXI igoire S--c,011rte Ac I1,, OL~q(dire


puw .que -A aiti, i o. .. anc-en a ..
de Rigaud.- A i c Ardouin . ( Ic : tial -:i 17
a MN. Michel n'ignora pas cette derlnie vrier..
circonstance puiique, une ou deux 'aii
pour les basoins de sa causJ,il a tiouv6 Et insi de tout le rste. Qa' es-,.a A
moyen de citer ce'te brochure. En dtir ? E quan1 je suis, sons la plume
e plasieuar endr'its do c.ette rrdfuta'ioan>, li MN. Micthel, trait dti auv is- foi et
SS.iladia Liamour corifi'rnm les affirrm- e complaisance, sur qui rejaiKt le ri-
r tions d'Ardouin et Ie St-RI(my en ce dicale ?
qui concern) des faits don't, affirme-t-il, I)autres fois, voii comm..n pro -oae
11 a e'd t6moin personnel. AI. Michel. 11 6crit : a Ln .i'n,.i ant
I iti I loes diverse ,xoe(li.tions ,tu~ r u -
Pourquoi Mich3li delgde-t-ill s nt cette scission, M. Ma ,7: eerir
Sr1futations de Silatiin Lamour, et pour- q weBazelais iaiCssa Pori e .n l .
Squoise cramponne-t-il & Emond Boa- tc. E, plus lin Nos u avons
- net, encore que plusieurs des affirma- 1. quele source li'lhioioin de adultes
- tions de celai-ci so trouvent comrme a puis6 !es notes ,te ce rdait ... (, Im-
prises eatre d(ux feux par les afficma- partial n du 22 ftvrier.)
tions contraires ant6rieures d'Ardouin 0:, I, lectear v. tomber des nues
et de St-R6my et pir les affirmations quand je lai aurai appris que non-seu-
contrairep postArieure. de Silatin Li- l.ment j'ai puis6 ce r6cit dans Sant-
r mour ? Et si je prands A mon tour Rfimy, mais quo, au surplus obser-
q elques assertions do Brnnet, que M. vant la probity littdraire la plus 616-
Michel laisse volonlairement dans lom- mentaire, j'ai, a la page 213 do mon
bre, et quo je les fasse require a ses livre, mis ce r6citentre guillemets pour
yeux, no criera t-il pa= enfiu au men- bieii faire voir que c'est une citation
songe ? Faut-il que B)nnst soit vnri- et iue, au bas do la mime paga, j'ai
dique quand il est favorable et faux iadiqud formellement ma source, com-
quand it est d6favorable me suit : < 1- St-R6my, t. v. p. 45 et
Avant de me livrer a cetfe patite opd- suivantes.*
ration et do montrer aux lecteurs, On dit qu'aax gens bouchds il faut
poar lesquels seulemant j'6arii, la metira les points sur les i. comment
v6ritd dA ce qae ja vieos d3'dire a l'6- don, faut-il proc6der avec M. Mio'hel ?
gard de Saladin Lamour, je veux' faire Et en ag-ssant ainsi, avec cette bonne
une remarque en ce qui concern mon foi, ne sp'cale.t-il pas sur cette cir-
livre que critique M. Michel. constance que peut-Atre le lecteur, qui
Cette histoire de nos insurrections lit sa critique, n'aura pas la mon ou-
comporte deux parties bien distinctes : vrage et prendra pour de l'argent comp-
lo des faits puisds dans les historians ; tant tout ce qu'il dit ?
2o des conclusions qui seules sont ma Voici encore un nouveau proc4d6.
contribution personnelle. De tells complaisances, dit de moi
En ca qui concern la Ire vartie. M. Michel,sont vraiment condimnables
j'affirme n'avoir avancd aucan fait qui en histoire ; car personnel ne pourra
n 'ait 6t6 puis6 dans des 6crivaias don't noas fire accroire que Potion n'avait
les 6crits datent d'un demi-siecle envi-pas trahi Dassahnes ...a ( ron. Or, ce sont ces faits que aM. Michel d 49 janvier.)
declare faux: cette accusation ne me Comme, pour tout le monde, P6tion
concernedone pas ;eo laisse los lec-avat trabi Desalins, on pse tout
doursin ges dio St- prononer et M. AntoineAr- de suite A donner raison aux acccu.a-
doMicheln Mdioa St y M. Antoine tions de complaisance lancdes par M.
Min critique seat bien le ridicule de hel.Michel centre moi. O:, si on preaoud la
cetMonte positiqon.e seat beu nosae nt diculect- peie de consulter on livre, on ch!r-
metta position. Aussi, n'osant diret d'ail- chEra inutilement A quelle page j'ai ni6
leurs it ne semble s auteurs,-voir lus ail-vant le fait, et ea cherchant on trouvera, au
qlure iexamen dmble mpasn livre lai en evant contraire, que la trahison de Pdtion
qdonnd l'ex'occasimen da on it svre asert de mot est une sur laquelle je me suis le plus
come plastron. Voyez plsert. d mo 6tendu.
comma plastron. Voyez plutt. I Voici enfin un dernier trait de cecri-
g Pour nous faire accroire qu'il ( Pd- tique. Racontaut la mort de G rin, M.


__ -'-- I I--~1 I L ILII -e LP~-c-~---, ~ ~I -- ~-9C~--3111C-"-P -----~~-Y


I- -- ~ ~- ~a I -r. -- 4 -~C -~L~-- -C~_41~ I~qBB-- 1V~LII ---LII)-l qp -- -


Ij








Michel dit que, par une i douce vio-.
l0ece *, on lui trancha la tote. Apres
I'expressione douce violence ,il fait un
renvoi au bas do la page oft il dit : F.
Lecorps, Ie Matin dq. ..i
Tout de suite, le lecteur s'iudigne
que F. Lecorps ait pu dire cela d'un
fait aussi tragiquequeja mort de Gerin.
On clierche le Malin, pour s'in a.-urpr,
et voici, trouve-t-on, ai qual stjet L,-
corps .vait -,insi parj.e : S'a-res aat
rn )i d-iis u~e letting ruverto, iI dis-it :
a Vo-re volume, Mr, -ur 'e Tewpra-
ment Haflien a deci o deie I iatireo d,
vos dernii.res etudes. 11 est vrai que
votre tal-nt s'y est 'rouv6 c)Ifotrm> e
que vn" o'avi z pqu'a vous tairu ine
douce violence n
Lors 1 noc qu'ui. critique forces aiusi
les cIioses et a recours aux tra .estis-
sem nts pour se payer Ia luxe -" fLa
ci es refutations, il nt merite pas dt
retunir I'attention du lecteur sEri-ux
Voila pourquoi je n* rponi d p is ju.
qu'A tr-e eit aux e rT,,s q ti f (vt iM.
Mich I pour se tirer da pa-s d.ffticle
of il s'test volontaireme ,t ngag-,O ett
depiF 41. se- dfis et d so i arrogncu .
SS'i pl.- t!ul o I i p n:-'e po <' d .1 VIim-
pui a~'.:ce, tanrt mi ix p )r tui ; dl aua
do la g orili,;atiou A bun marlihd.
Mais, ,,-our le leteur, et seaiement
pour o le:Ictnr, j4 veux metre en .egard
des fui s a\~ inc6 p:ir i iEmod P,)B -urnet,
et qui 'o:I loWr0e lit tore d A M. Mwh iI,
qu.iqu,- r-lulaiions dq Saladin LT-
mlour. Ellcs s-e:ont tr6i umil 's, vua la
rart-e 6ce a brochu e de M Limouret
le .;,aI Ique ( V, td le critiq(ie d, I'mn-
partial d'eu each r la conteuu aux yeux
de cc ux auquels il ert ses appr6cia-
liotns el ses procedes.
AUGUSTE MAGLOIR-E.

AFFAIRE


Laioiaatal-Bertoliet

Avant-h ir, dix heures et demie du
nmarn, la Cour entire en siege sous la prb-
sidcnc'- de Mr H. Lech aud.
Le b:ftonnicr Pierre H1Jdicour.. in de3
avoc-as dc la dfzln'e, a la parole.
MM. Jdt-i!, nous reprenons aujou-d'hui
dcv:inm vcIui la continuation de l'tfaire
L'ftv. ce Laft.tant centre un jogament du
T b'.inal Co rec.ionr.el de Port-pu Piuce
yendu t. n tVaVr du g6ndral Sextu; Ber-
roueL. C est con re ce jugement que Mr
Ltfivre .aftontant a dirig6 un pourvoi qui
et dcf, rT- a vo rc censure.- A entendre
men aJ.iJ crsaire, Me Arrauld, Ai a dera.&re
audi nc- oa pokorrait croire qu'il n'y au-
rait tiei a red.c ;-que Lefvre Lafonotant
< fait un pi.sible citoyen as-is tranqudlL-
men, cl-cz lut i.-int pro& d'uce lampe,que
le gn*Tral Ber'ouat un soir avec une bin-
de dc sicaires e:iouicrent sa maison, frap-
pereui a st porte, y p6ndt-rent, s empt-
rdrent de sit vesonrc, le jet&rent apres dans
un cachot Iff eux ;
Que plIs tid, ils se dirigeceat sur son
hab.,a:ion A 'Br,)y, enfonc6rent ses portes,
pil~Irent sa maison, v fit metne le fLu et
brfilerent ses champs de cannes.- Voici le
triste tableau que i ous fit Me Arrauld.-
Tout cela c'est p'ar le b-toin d une ciuse
perdue, c esi la passion politique qui con-
tinue.
Eh b'en, MM. ;i n'en es:t ien. L, v6ri-
rite la voici : Depuis que e G6neral
Antoire Simon a i i. ugur6 son beau pro-
gramme de Justice et ae Liberti, une ce -
taine cole po itique 6 ablit depuis quel-
q'kcs d x.an essay. de diriger des pers6cu-
tions coat;e tousceix qui,Ades titresdivers,
ont eervi avec ddvouement, avec 6nergice
le Gouvernement du Gendral Nord Alexis.
Un parti poll ique perdu ; ses esperances
ruines, b t u en 1902 alia s'asseoir sur Its
rochers de St-Thomas. Des groups se for-
merent et la campagne fat ouverte pour le
tetversement du gouvernement du Gn&-
ral Nord. C'est le gn&~ral Hotel!e Mom.-
plaisir, le commandant de I'arroudissemaent
de Port-au-Prince, charge de maintenir
I'ordre et la sdcuni dans la vlle qui nous
Ia'pprend, dans un placard qre les exiles
devaient quitter St-Thomas, que la ville
de Jacmei 6ait design- e come point de
talliement et devait servir de base d'c-
p#rations.
Le Gouvernement qui tenait le fil de


tou:es ces conspirations, qui sivait que
1'on tramait, prit des dispositions, pass
des instruc ions sdveres au g6ndral Ber-
roune, ddclara le Dkpartement de I'Ovest
en .tat de siege, notamment la ville de
Jacmel. #
Me Hudicoirt fit avec vh6emence le rk-
cit de routes ces manceuvres qui expliquent
la cordoi e dnergique du general Berrooet.
I1 repousse avec precision le fait de vio-
lation dedomcctle --MM dit-il,ces ficaires
don't nous a parTl m6n adversiire &iaient
des gens apparnenant A la minme famille
judiciaire que vous : c'&taitnt le Commits-
saire du Gouvernement, le iuge de Paix et
d'autres officers de la pa'ice ludiciaire. -
Airsi accomp: gne, le gdnral Berrocet
;e tendit chtz L-tc/re Lafoatani,frappa A la
corte pri icipale de ti m; ison et celui-ci
loona I'ordre a ron gr qn d'al'er ouvri,'.--
Oa y p6n&dra et on proc6da A 1'arrestation
de Mr Lafonantr.
Par consequent, dit Me Hudicourt, il ne
peut pas avoir de violaion de domici e
paisqu'it'y avait la vo'ontd formelle de
L. fevre Lfontant en dn ian,: 'oidre A soa
ga-qon d'aller ouvir.
It repcu se eg.lement le ericf d'iocea-
di,. Ea admettant que ce fait'fur vrai, ce ne
serait pas au Tribund correctionnel qu- la
question e reg'rjit mnais bien ailleurs
Na-e BAtont ir explique avec compe-
tence la difference qui exis e entire le ddlit
special de conspiranion et tous les autres
ddli-s pr6vus dans 'e cede. Le delit de
conspira ion comporte toajours le fl grant-
delit.- I v a fagoara:-iest touted le; fois
dit-1il, que deux ou trois individus se rau-
n sent, qu'tls se concerient. qi,'ils a-ent
snu'ement la pens6e de trainer, sans qu'on
air besoia d attendre qu'un geste exterieur
vienne manifester leur intention
MM conclut Me Hudicour,, le poa voi
de Mr Lef&vre Lifontant est i'echo de tous
cos fits pbli iques que je viens d'&num6-
rer devant vous, voas les appr6cierez ;k
leur jus;e v.aeur. Uae voice plus autorisde
que la mienne, Me Edmond Lespinasse
se charge de vuas dire les dernikres raisons
qni v-us teront reje e- le pourvoi
Me Lespinasse a la paro e.- Avec sa lo-
gique h b- uelle A bien appibcier les faits,--
pourquoi ne pas dire anqsi le i honmes.-
soi elocu,;oi facile. Me Lespina-sse cri i-
que st;ccinc ement les ooze moyensprdsen-
tes par Leftvre Lafoirant A l'appui de son
pourvoi. It pr6sen e au i la bel'e figure
de Berrroutt,,oa coaag ", son energie,son
intrar-sigence, le souct d. son honneur mi-
litai.e et de son devouement an G-uve>-
nement. II dit co -biea it est A Iai-e dans
ce pfoci cir il ne cnstate aucun ac e
a bitraire, aucun fait xepr6heasible de na-
t1: e A fire rougir ia conscience hjamir e
Q el est celui qui, a la place di ge-
nrral Berrouet aurait pa agir autrement. -
Qiel tst en tidaltu le crime qu on lui re.
p ocie ? Tou' le m1 nJde sai. que l G-u-
nemeit d G6 6.-Al Niud ~raii ei bu ae a
ten coistante conpirAion ; qu'un pari1
poiitiqu e tenant e-1 evil.- It 6taic tout
n turel que le Gouverne nent p-it tou e;
ce, disposnions Tout ce que fit le ge-
naral B.rrove ,fut execu 6 en vertu d'ord es
suta;ieuis par de no nb eux td&6grammes
rtcus que des leures confirm ent plus
ta d
MVI. dit. M Lespinasse, it y a un coeur
d'homrnie qui bvt sous vo:re rob- de ma-
p strit ; examirez b en le; fits de la
c use avez ce te c science qui pare en
vous et qui doit assur6ment exercer uae
influence decisive sur nare delib4ration et
dites-vous biea si a la place du g6ndral Ber-
rocet vous ne feriez pas cornme lui.
Laissons les paris politiques se trainer
dans les rues et ici. dans ce prdtoire, dans
le temple de la Justice, qae justice soit
rendue A qui mdrite justice.
Enfin le Substitut d'a Commissaire do
Gouvernemear. Mr Eng. Dbcatrel. conclut
A la cassation du jugement querell.'


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RENSEIGN3maim xS
MErEOROLOGIQUES
Observatcoidre
DU
SEIMINAIRE COLLEGE St-MARTIAL
JEUDI 24 F-VRIER 1910
Baromatre A midi 764 m mI

Temperature minimsem i8.,o
maximum 33*4
Moyenne diurne de la iemp&ramre 25 4
Ciel clair la matiree, ua peu nu g:ux
I'apr6s midi-B ise de mer vers 3 h. p, m.
Venus visible A i:t h. du marin.
Barome re en baisse-
J. SCHRER.
Fianq ailles3
Nous avons reqo, de Port- u-Prince, le
f.ire-pirt des fiar'iilles de M. Mlherobe
Poitevien avec Mile E-ide Guillet.
La mIachine du"Capois la Mo -t"
II n'est pas irop tamd pour parler d'elle ..
Par c.e. awhentiques, et par enwremni-
se de M Cl6ment Toussiint, certe ma-
chi e avait 6i veudue M Allison Ar-
cher concession'maire du Contrat d'&c'aira-
ge 6!e:triqu'. Toutes le; ,piece; sont pa-
ralr-il, en reg'e.
Tels sont les renseigaenents que nous
avons pc enfin avoir.
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Consolid6s 6 olo
Consolid6s 3 nol
Empruts o10 J-nvier 6 o00
Emnprua's dirs P.ovisoire 6 010 45
Emnp-unt 20 Aot.
Titres blbns 2 112 olo avec intA--
i&es A pirtir du rer Ju'llet
Titreq roq--; 2 T12 0&0 20
(*) 15 et fi i Mars


433 010


2 010


I
2
112
I
47
24
46
112
81


olo
010
olo
olo
0oo10

010
010

opo


22 OIO
1;2 0o0
428 olo


*.
II y a eu cette cermaine b-.aucoup d'an -
mrt on dans les ff-.ires.
Le change de 44" olo e;t de:cendu A
410 po.ur retro-ver A 435 olo hier soir.
Le Goavernement a vendu 25.ono'dol-
lars centre b Ilets de i et 2 gou'de pour
'e service d- retrait; hier encore il a ven-
da 2.000 dollars centre bll'e's de 5 gonr-
des et la vente continue poar fare biis-
ser le change.
B en qu'it y ait beucoupde cafis arrives
de it c6te, on ne s'expliqu! pas jasqu ici
la hausse du change.
Cartes postales
O0 trouvera de jolies cirtes ros'ales ar-
tisutques ( sujets amourettes, bonne fa e,
etc ; chez Mr Fernand Judes, 155 rue Rd-
publiciine, m ison App. Cippolin.
1 'crologie
Nus enregistrons avec regret la mort
de Mr STURLA POULLE depute ad Coros L4-
giltuif survenue aujourd'hui A 3 heures
du matin.- Les funerailles auront lieu de-
main ma.in.- Le convoi partira de la thmai-
son mortuaire 65. avenue de Turgeau pour
se rendre A l'Eglise Cath6drale.
M. Poulle laisse le souvenir d'un ama-
teur aimable de chases originates et dis-
tingudes Tout ce que 'la soci6th compare
de repr6sentants qui par des qualit s diff&-
rentes, tranchaient sur la binalith des tem-
peraments conventionnels et bourgeois,
avait sa sympathies et on la lui rendait en
affect ion -eten en eime.
Ce fat un ami du Matin, an admirateur
de talents qui sera bie9 regretted.
Avis postal
Les d6pe hes pour New Yo-k et 1'Europe
( via Kingston ) par le sis Sntsia seront
ferm6es remain 26 du coutant A 9 heures
,ties precises.


Pourq.aoi !e masque ?
De I'Impartil.
M. Antoine Michel ddbute dans la ct
que hisiorique. Qu'il lui plaise d'ecrif t
u'il veut, il en assumera la tespoiaiiWl
evant les conte.mporains et la p Li
Doute-t-il de Ia voracit6 de la reflo
faite par Phtion lorsqu'on lui appoia.
constitution de x816 ?Je lui apprendrai
cette riflexion fut rappelte en deux circs.
dances d'abord sous Boyer, par un meamt
de l'opposition parlementaire, en!uite, a
x866, parole Sinateur Mendoza. Les
les do sdna'eur Mendoza furent reprodi.
tes dans le Journal Offici: 1. Vous vousM-
vrez A des travmuxl de critique historiqi
sans consihter les documents origina n,
en ciant abusive ent les aureurs que v a
parvcnez A vous procu er ; votre oeuvaa
peunt qu'e.re incomplite, inexacte et deo
conde main.- Vou!ez-vous savoir en ooMn
q elles furent ces institutions don't j'ai i
16 dans ma petite histoire ? C'est d'abodl
la Republique que vous n'aviez pas seo
Dessxlines. empereur; c'est la chambre do
d6putO c'est le sdnat; c'est le tribunal de
Cassation. Ce soont I des institutions poli.
tiques, cirac dristiqu-s des peoples libres
Que I consti, ution qui les organisa til d
defect ua e. el e pouvait e re modified, eM.
fectionnee Vous m'v.z icflg6 uce co-,
tradiction g-atui e. Je ne suis pas en Coaw
talict on ,,e.: mo -mer'e. Je suis et 0
dois derri uter 6irenger a votre po nt delay
historique, qui n'est pas won affaire, or,
en histoire, je ne mtils ni Taine ni Loui
B anc, c' cs-.-dire je ne crois ps, qu'e
fuisse tamener '.hisloi:e A n tre qu'uur
exposition de peti-s faits ni qu'on doive,l
l'occasion des travaux historiques, fairer au
construction social et produite des w
vendications p-)pu'aires. Ce que i'ai tit
recherche dans I'histoire, c'est le fnods d6
v4rit qu'elle recele et les easeigoementl
qu'el e comporte. Je suis nop loin de vas#i
par monoage, les situations que j'ai occuapi
et les services que j'ai rendus a la ctusedt
1'dducation de la jeunesse pour etre l'obij
de vos attrques st vous aviez 1'esprit i ik
c#e r bien f i s,
J. B. D.
Tribunal Civil
Audie, ce civil 'du Jeudi 24 Fdvrier iUw
Prdsidence A. St Rome
Minist6 e Pub ic 1. Rosenond
Jugements rendua' :
Celui qui conda'n-e le sieur .Pl
Montauban A payer -'- sieur Chirri6 Rio
pel la some de neut cent quatre viotg
douze gourdes cinqaante centime; valer
diue par la succession de la veuve De*
roucourt, declare banne et valuable i
saisie arta: pratiqude as-mains de la veaW
Ption Rivi ie etc. e c. et condamne Pail
Montauban aux direns.
Celui qui condamne le Docteut IAN
Aulain e: consorts aux d6pens et la c O
munica i-n des dernieres conclunioas 6
Me S. Pradel h Me Lespinasse (applih
tion de la loi Laleau.)
'Nouvelle composition
P s dence Jh. Dupont Day
Minisrt-e Public J. Rosemoad
Affaire eatendue:
-Az-ma Alin centre Thermonfi s Ca&
mir.
Grand Concert
La Di eziion de l'H6tel-Bellevue OJ
aux habiiues de I'E-ablissemeut ua
concert qui aura lieu Dimanche 27 Fe--
courant A 7 heures pr6cises do soifa, r1
l'orchestre philharmonique.
Voici les diffdrents points do mnagm-
que programme :
1 o Grande march, triomphale ; 2
Oaverture de concert ; 3 o L Ve
Joyeuse ( Valse lente ) ; 4 o La BloIn
(Gavotte .
Ame PARTIES
t o Grande fantaisie ( Solo cornet)
2 o La rencontre des Vents (Valse do
cer ) ; t o Berceuse (Gvotte); 4 oL
dihb'6 (Twoo-sueep) ; Musique nowl
Erraita Gina.ALE :
Grandes personnel i Gourde6.
Enfants o.joceot-

oaues-vo''
Rue des Miracles ou F6rou, N aS_ l
et Rue Roux out Bonne-Foi, No 61,
veres I CIA--s Do CWSAnansaa
pJ~rtum i.








Tribune du" Matin"



SipIles RemarqueS
pour le Charmant consortium

Uae fi:iion c!6bte nous inonire le fa-
uw.- chevlier de la Manche entreprenan'
,aeacnhlt dcombattre des moutls5 vent.
It p alt que c'rpit nne tAihe moins di-
le qu c le de-cabattre l'erreur et le
iensonge, qoi, plus changeants que Pro-
e, prcueat tenoes ls former, revpteur
as Iesaractres.Nous en avons une pre uve
fapp.nteen volant r6fater Mr A. Char-
in t les pseudo-dCrivains de sa Cama-
ilia, y comprise e2 p assant, Monsieur 'Duc.
Cependant, nous ne nons d6coarageoas
tC nuS lutteroas "jusqu'au bout pour
uimanifestation ei le triomphe de la -
En ce qui concern la raison social
Mr Chirmant et.Ci*, nous venons aujour-
hoi, fisamnt suite A ce que nous leur
swons d6ii di 6tablir les qu.xtre points

ler Point.- Dars 'article pub i6 an
" Nouvellis'e du io Janvier derni-r i2e
and eNo 3423,- sous le titre "Les Etec
tions aJacmel" et la rubriqu- Triba -e
pabl!que '; ar,.ice siga6 de M- Myriel Mi-
chel r'ms qui est en rdalite, une ilncubra-
tion de Mr A. Chirmant noui reievons les
passages suivan's :
i Mrs Charmn -Myrel dissent: "No. ,
on d'a point va un seal soldat, ua seul
garde-aational, ri aix abords, ni dans le
Bureau ofi sidgeaict 'Assembl6e prim;ire.
An co-trvi-e, qutnd le sympathique g6n6-
ral Magloire, commandant de la P.ace. se
prisenta pour voter, le Ptisident de I'A;-
semb'de, Mr Charmant, l'invita court se-
meat A se retier du Bureau, parcequ 1i
porait un pantalon galonne Mr Chirmant
ac recut pas r.eme :on bu le in de vote
Au sujet de la partici-pa iondes militaires
et des girdes-nationus- aux 6lec ions du
ic Janvier dernier, nous avons ddjA dit,
dans un pr6c6dent article, la vdrit6 sur ce
point. Quand A incidentt Charmant-Ma-
& loire don't parole Mr Myriel- ou p'ut6t
r Charmant par la plume stipeidide de
Myrie', ce ne fat qu'une comrdie gro-
teique, et personnel n'a 6t6 tromp6. Deux
colmp2rses. avons-nous dit, en les enten-
dint. tt, un rea enco:e, ils auraient ri
come d:ux augures !... si augur augu-
rem ...
Comndiente! Tragediente!avaient dit,i ce su-
deux de nosamis.Ce te petite sc.ne.bien
aue, 6tait en effet pour donner le ch n-
e en essayant de prouver le religieux
espect pour la loit lec:orale des nouveaux
tres du suffrage universal ; mais c'6tait,
I 6alit, po'r jeter de la poudre anx
ux, pour 6pater i s nailf et les simples.
Sqai serait -assez simple et naif pour se
ser ainsi dupe-, pour se laisser prendre,
mmne des oiseaux a la glu,a cette fa-
isterie,ou mieax pour parler comme Mr
harmmnt lui-mme A cette supercherie
ce simnlacre; A cette parodie, enfin A
ute f3 tasmgorie, destinde A trooper A
fois le.peuple et la civilisation ?...
Hle point 2 o Chirm.nt-Myriel 6cri-
1t p'us loin : En 1899, le Go:-
nement du Gen6ral S m. pour s'op-
mer i 'a election (election de Mr Char-
unt f1at force d'envoyer un n wire de
"'re dins les eanz de Jacmel ; 'ainsi
'un rEgimeat des Ciyes, qui alia pren-
to son cantonnement dims la cour wn-
da lccil oiI l'assemblde& primaire te-
it ses assises.
Lt vtiti sur ce noint est que le Gon-
ement de Gal S-m voulait s'opposer
i'lectiicn de Messieurs Michel Oceste et
rtn Lafontant, commne Deputes de Jac-
et fire ro crmer ses candida's offi-
Messieurs Morel et Rodolphe La-
tn,,- i tout prix ; et non s'opposer
election de Mr Charmant qui, en 1899,
it candidate A rien du tout.
'ailleurs, q aels somnt ceux qui avaient
M6 au G I Sam d'expedier A Jacmel
." Toussain.-Louverture et le "17e
gimert" des Cayes, pour terroriser le
quii 'enait quand tnm-r a e1ire
mieurs M'chel-Oceste et Rob rt Lifoa-

Ayz done, Charmian-Myriel, un p u
ourge civique ec dsignez-les done
nwn~l o !.0.


IIIe-point: Si Mr Charmant, dins le pa-
roxysme de son d6sir d'tre sin3 eur, s'ou-
bie jusqu'a souhaiter-(ce qui riussi A Ri-
gaud et.non A Toassaint-Loumernure). ju -
qu'a parler de scission, en au mot,c.'s rar
ce qu'll trouve mc.-vais que lesonze sieges
du D'parlement de Q'Ouest au Soas.,

soient ac 'iellement occupds par des Por;-
au-Princiens. Ecoutez pluo6t ce p-ssrge de
son meeting 6lecioral du 9 Janvier de-n er :
- "... les onze sieges au Ssnat attribt:6s
au Dpmertemtnt de 1 Odest par la consti-
tfuion, sont occupies exclusivement pat
once I'ori-au-PrOiiens, savoi-: Messieu s
Baussan, Blaise C. Lavache, Diogece
Lerebcurs, Calice Lerebours, Doc-
teur Lespinasse, St6phen Archer, Jul en
Dussec, Ed Dauphin, Philippe Curiel,
Charles R4gnier, et Rovigo Bujon. C de--
nier est d'ozigine jicmnlieare, comme voui
le sav(z A ce titre, on serait tent de croi-
re quil reprdsentait licmrl a.d S-"1ii, mais
non, son nomin tait sori du coelog2 e6ez-
toral dt Lascaobas common ce!ui du s6na-
teur Bla'se L-v:che. "
EBi s'accioarant A 'eur seul profit,,comnme
ils t'on: fait, des onze chaines carules, A
r'ins'ar des s6natenrs Romnin ce n'est
pas seul 4ment I influence morale et politique
de l'arro-ldi-sement de jac-nel que ces
joLisseurs de Port-au-Prince, ( ce sont evi- I
demment ceux don: Mr Chirmant vient
de ci:er les noms ), -,ont cherch4 A\ dd-
ruir., c es, le princ'pe fond imen'tal rmc-e
Je li loi eiec:ora!e, de la co ,,ti u lo- e:
du sys 6 ne repr6sentatif qu'ils spent. I
Un pa'eil la-'g."'ge, qu qae ch.i ma,.t--
ment di' ei intl.rab'l. Nous avoas dijat
dit, po'.-r nore pirr, qua quels que soienti
les gri'rs., q-e'qoe l g-times que soient les
aspira, ions jncmd iennec, it n'y a pis lieu
de parlor dJe a sorc, d. disirer une 'cis-
siou qu ine serait qu une cdl m & ni-tio-
nale. N1 [I c nel puat facilemmn: recoa-
qui-ir si pace, so rang. soi presoge,-
I influence, in rale et p litique A iaq !el'e elle
a droit,- miis par le m&rite de ses meil-
leurs c toy -ns. pir 1 union et 1'en ente
entire cux sur le s, ulierrain acceptable : ce-
lui des grands principles d6moc-atiques, et,
ek un moz, pir les m-yens p.ic fiqces et
rationne.s, !g ux et consli utionnels, mais
constitulionnels, ma's non par l1s moye s
violenrs, arbitrai'e;, iligiu x et inconlti a-
tionnels, et e.core- moins, par Il' p'u; dd-
p'orab!e de ,oun, la scissTon,- qui n':. pa
germer q e dins le cerveau malade d un
mauva'- hai iei, dans ure it-giaation
troub!de, dd 6quil bree pir la fievre ddli
rane d'une ambition mals:ni !...
IVe- point. Et toujcurs A promos de
cette m-riheareuse idde de Scission, dmise
par Mr Charmant, n-us lui demanderons
s'it ne va-at pas mieux imi er la ssgesse
des hommes du Sul ? Alors qui pregnant
leur longanimit6 pour de la faiblesse, on
disiit dddaigoeusement :- a il n'y a pas
d'hommes dans le Sud V, ne sont-ils pas
rest6s,-abandonnant les trmdvions Edpar:-
tis'es de Rigaud- calmes et dignes, unis
A la R6publique, poursuivant sans fracas
la r6hlisation de leurs espdrances ? Com-
prenant l'id6e dlev6e de Patrie,- de la
Pattir haitienne qui disparaitrait sans 1'u-
nit6 qu'elle a p6niblement conquise,-
n'ont ils pas laiss6,- en 1889, en 1896,
en 1902, monster au Pouvoir des homes
du Nord, srns I'ombre d'une protestation,
sans l'expression du moindre m.conten-
temear, de la moindre inputience, sans-,
encore moins,- lah manifestation, d'aucu-
nes v6illitis scisionnaires, d'rucunes ten-
dances s6paratistes ?
Non, que Mr Charmant n'essaye pas de
div'iser la nation inuilement, dans le but
unique de servir ses ambi ions personnelles,
ses int&rets mesquins, et infiniment petits
au regard de ceux du Pays. C'est une oeu-
,vre mauvaise, impie, nefaste, et qni por-
tera pour lui, s'il n'y renonce sincerement,
les fruits les plus amers.
RODOLPHE ALEXANDRE


Jacmel 9 tevrier


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