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Troisieme Annde, Na 876 P ort-au-Prince, Han'i Jeudi, 24 F6vrier 1910 ABONNEMENTS UN MoIs G. 2.00 po- ncTaois Mois... 5 00 UN Mols ., G. 2.20 Dpartements Taois MoIs 6.00 Etranger. ROsMois 8.00 GC16ment-Magloire DIRECTEUR-FONDATEUR c j LEiNUM8IRO 15 CENTIMES Lu manuscrits inseris ou non ne seron pas rendus REDACTION-ADMINISTRATION 45, RUE ROUX, 45. Arthur Isidore ADMINISTRATEUR OUOTIDIEN CONTEST DU JEUDI L'Eve Eternelle ( Une petite maison A Lalue. Le plus complct ddsordre s'6tale 'partout dans les pieces ; les rideaux sont effiloch6s, les meubles incr istes de poussiere. II saute aux yea% que c'est la un intbrieur o manque- le soin intelligent d'une femme prdparbe A rendre la vie suoportable A un maria. - Dans une 'chambre de l'6tage supbrieur, cric M. HECTOR GRAVAIS (38 ans). C'est una membre de la magistrature assise.- Sa femme. JE&NNE (32 ans) entire A tout mo- ment dans la chimbre pour ea res3ortir aussit c-elle l'empeche de travailler visi- blement. Une derni&re fois, elle reste) JEANNE. Ta as fini de r6diger ton jugement ? HMCTOR.- Presque. JEANNE -C'est stupid de travailler comme l1 pour rien. Tu aurais dfi fair comma Honore Cervilus-lJcher tout cola pour une brillante situation. HECTOR. Ja ne demanderais pas mieux, mai- je no puts pas me traInti' aux pieds da tout le monde pour arra. char une nortination, ainsi que l'a fait Cervilus. JEANNE. ... ( Long soupir ). HECTOR. En attendant, il faut que je fasse la besogne pour laquelle je suis pay4 JEANNE. Pay6 ... pay6 ... Avec ~a qu'on te paie ? HECTOR. II est vrai que c'est dar, m is en se donnant un pen de mal... JEANNE. Et puis. te, appointe- ments, quelle derision I Un domesti- que d- maison bourgeoise, A l'dtranger, est payd le double de ce quo tu gp- gaes -Nn si tu savais t'y prendre, it y a longtemps que tu aurais quite c- tribunal. HECTOR. Je to rt6j-te que c'est I1 m-n plus cher ddsir. M1ais cela ne dd- pand pas de moi. JEANNE. Comme tu to trompes ! Ceola depend parfaitement de toi. HECTJR. Comment ? JEANNE. Ta n'as qu'A employer 1,l moyen qui a si bien'rdussi dtHonord Cervilus ; rampe. HECTOR, avec reproche. Oh Jean- ne, c'est toi qui me donnes un si indi- gne conseil ! JEANNK, rdne. -Mais oui. Consid6re cola comme aun sacrifice en faveur du bien-r6ra de ta famille. Paisqu'il faut flatter les entours et le rest pour ar- river, flatte-les. Et puis surtout ne les lache *pas d'un cran, sois toujours dans leurs jambes, jusqu'au jour ofi embetes de toi, ils to donneront ce que tu voudras. It n'y a pas d'autre moyen d'arriver, tu le sais bien. HECTOR, navrd. Alors, ma pauvre infant, je n'arriverai jamais. JEANNE. Les autres agissent bien ainsi ! HECTOR. Qaelques autreft, tu veux dire. Sois done just. JEANNE. Beaucoup d'autres I Et ce sont ceux-l quAi sont intelligent. (Elle pleure ) Si tu aimais ta femme et tes enfants, il est certain que tu n'aurais pas h6sit6 A commettre quelques peti- HECTOR.- Tu sais bien que ce n'est point A1 ma f?(on do comprenlre la vie... J'estime les jouissances du ctour sup6rieures A celles do la fortune. JEANNE. Justement. Puisqne tu as d6jA les jouissances du cceur, ( Elle se cambre ), et tu les auras longtemps en- core. Regarded ma taille, mon cou round tes bassesses de rien du tout afin de et plein, mes yeux Qui croirait que leur procure du bien-dtre. 'e suis mere de trois enfints? Et je HECTOR, piteux. D'abord, ga n'est t'assure quinz3 ans de fdicid6 en plus ps facile de fair ce que tu dis. It de ce que tu as dejA eu Sans comp- faut un temperament special. .1- t'a -- ter que tu as pour amis le- hommines sure que j'c-d(-ire sincAremant coux-l iles plus dis'inguds du pays. Done pour qui rdussissent dans l'industrie de lI les jouissances du ccear, tu ea a plus flatterie. L'adulation MIis c'ast le qu'il no te faut. Li moment est venu genre de courage qui me semble au- pour toi d'abo-der leA jouis-sances de la desgus de tous le4 autres I fortune qui ne sont nuilement A de"ai- JEANNE, boudant.-Le plus clair, c'cst gner. que nous passerons toute notre exis- HE .TOR, pe4Sif.-Ta m tuieras, Jean- tenpe- dans le gene, les privations. ne, tu ma tueras Voiial tout. HECTOR. Ea verit6, Jeanne, tu me JEANNE. Allons done Ou pa'p fais de la peine... Moi qui pensais n'a- mouri crasse. voir jamais rien n6glig6 pour te pro-u- HEGTOR Jeanne Je?.nne !... rer le necessaire, voili que tu me re- II proches d'etre un marl insouciant. JEANNE. Je ne te reproche pas ( Un mois apres.--Au Palais. Li fou- cola. Mais enfin, reconnais au moins le des redingotes noires ddfilent devant le que tu ne to remues pas Comment vieux Prdsident, A qui ceux qui voient Jamais tu n'as eu une favor dps mi- pour lui, comment chacun. Et cependant nistres Jamais une furniture Ja3 c'est A qui lui sourira des yeux et de la crois que tu ne sais m me pas corn- bouche. Aux discours eDflammbs qu'on iui mont st faite une ordonnanw'. r"a'p.dresse pour le feliciter d'avoir A lui tout parole scui tire le pays de l'ablme et ramend HECTOR, modestement. -Oh j'in r6- 1 honnCtetd dAns le; services publics, le dige. vieillard r6pond qu il maintiendra la paix, JEANNE. Jo ne parole pas des lien- cette paix qu'il a jur6 de maimtenir . nes qti sont insipides j'enteads lfs Tou, d'un coup, une voix mAle s'61i:ve, bones ordoanances qu'on vouis pain c'est celle d'Hector Gravais : avowc da bon argent, c'es'-A di:e dei dollars. N'est-il pas honteux aeie de a Pr-sident, c'est la Providence qui tous les 6res intelligent Hailiens vous a envoy pour sauver notre ma- comme etrangers-qui se taileent cha- lheureux pays qui, grace A votre haute que aune une rmiche dans le Badget, conception du gouvernement, entire 1oi seu1, n'as jamais rien eu. desormais (dans lA voie du progress et HECTOR. To to trompes, en t'ima- de la civilisation. Vous 6tes le nauton- gioant quo chacun a des droits snr nier sagace qui tient la barre au mi- le B,,dget. N'y ont de droils q.e les lieu de ia tempkte d4chaliae, et e~m- maitres -- c'est-a-dire trois ou qualre p~che le vaisseau de l'Etat d'aller se bri- individus tout au plus. Aux autres, a ser centre les r6cifs que des enfants ceux et a cells qui sont toujours apres ddnaturds dresseut comme autint les malt res et apres les pauvres minis- d'obstacles sur Votre route, afin d'em- tres, on jette un petit toss de rien du lcher notre radieuse Rdpublique d'al- tout. Je tai expliqu6 ces points mainte ler de 1'avant. Mais ces mauvais cilo- et mainte fois d6jA. yens aveuglds par l'ambi ion du pou- voir,ne savent pas une chose : c'est que JEANNE. -Efin, fais.toi nommer d- la Providence veille Us no savent pas putO. Que si Votre mansudtude est infinie, HECTOR. Je me suis faitproposer, Votre volont6 est indomptable... (Cela mais on a r6pondu que je ne convenais dure une here. Le rude bonhomme dcou- pas A la function. a Cet home nous te cette miserable phrasdologie, avec le donnera du tracas >, a-t-on dit, contentement bdnin d'un petit enfant d JEANNE, edline. --- Mon Hector aim6, qui l'on mettrait du sure dans la bou- tu sais si je suis fibre de toi, si je t'ai- che. L'entourage est satisfait. On entend mt Eh bien, il faut suivre mes con- des murmures d'od saillissent : c Gra- seils...ta dignitd...mais qu'est-ce done vais a parld d'or D.- a C'est un ami du que la dignit 7?... L'opinion des au- gouvernement t C'est un patrio tres Et quels autres ? Des gens que te a.... ) tu m6prisf's Et puts quand tu man- querais de dignity, qu'est-ce qui t'em- p6cherait de crier sur les toits que to en as pour dix N'est-ce pas ainsi qu'- agissent les coquins a qui tout le monde serre la main ? L'avenir est A celui qui aura le plus de culot, mon chdri. Et puis, dcoute ... je te prdviens que je dois un peu partout ... il me faut do l'argent. (Elle l'embrasse). Sans comp- ter, tV'6sor, que je tiens A aller dans quelques bals cette fin d'ann6e. En conscience, puis-je vivre comme une enterr6e TAche done de to fair don- ner quelque chose... L'argent vois-tu, il n'y a que ga. III Deux semaines plus tard.- Le comptoir de BELLERMANN au Bord-de-mer.- Le ban- quier est assis gravement devant une large table et a l'air d'dcrire. Ea rdalit6, il dessine a la plume des croquis d'ani rrux. Entre HECTOR GRAVAIS. BELLERMANN.- Ah I c'est vous . boDjour. Vons venez pour cette ordon- nance de deux mille dollars. HECTOR.- Oui la prenez-vous, ddciddment ? BELLERMANN A 50 o/o, comme je vous I'ai d6ja dit, oui. TIEC'TOR. Maig cette ordonflance sera Day&O dans4t un moi,; je rap charge do ]a toucher pour vous. Je vous la vc'n'b raoiris qu-- je no voliq ellk d,,man do l'avanee av-c vin tpourfpntage en votrA favour. 11 yne pulis is ttendre. D'ailleurg. il n'y a quo munile dollars Pour1 moi IA-dessus, I'autra millO est pour un tiers. BELIXRMANN, sourian!. Et mnlmeM pour deux ircmui -.-je zPi4 nm- merit ecea ce pratiq-ie. (Reprc24cZ?1lS(i sdrleux ) Je coflseos Svoug :ivalcer toute hlav1etur av'ic iunl6r~ildo donii ponr econt. le rnois -- A oon-iticfl Jue volig fasscilz ausqqi qahue chosO pour moi XNN v ~xn' tA ie- IDffittz dA rmonper 1"',dIOal safk factionje 5uj'q j3V~ ? -1!1,e agable. HECTOR, d?~oiif Uen".- 's cerai de concilir iqviu (tondvoit avac ma reconnaiss5qnee. BELLERMApNNT,.- horn......'es41.t deq Phrases, rela. HECTOR, la L'oix t&einfe.-- Ehibion . Je Prornets de vous donner toute satia- LELTERMANN. vo tfr 'fl'? l'' rdn )i jC!CCedit quo?t!ques ,noft.(Z d101petit on~erose, Vefu de birine sao:z vp.se, eg!cs as~i!., ePz rp un coftre-for.t el!)fn, I)LL r 0a'1 .- C:est bhen vous roeviz pai';Pr A ;a c~iiss- ( I IE-CTOR sr *pr6~e te d":'aa le -'ritk hor7n-m rose,-, sign, c. wlw e t sort. It pre'fld u iUnsc, ofait (N) n'luir,, chez Llerrnoqene G?'a.-f'Vj nd. oinwp14 ntille dol- lars d celai-ei. puis ~re~ztre. cfkee7 lt;... HECTORI. p~ile. didfait., r,.',rtta0 nt petit sac 'dor d cl fe-taync. _- Tiens, ea.- tu content ? JEAN-NE.d4'irant. --)utailte, papa Ala beZl' 'agenW Gadc ga noa!... ( Etic ,parne, parne, parne. et finalernient con- clut: ) Dis done, I-Ictor. ii faudra de- mandqr la commrando de pipier pour lo Moniiteur, c'e-t tr~is gras. Au besoin, ta 6criras une lbrochure dans laquelle tu r6p~teras avec ddtaiI cq quo tu as dill en gros dans ton recent discours... HECTORt, afJfile dans Une dodine. - Ecoute, Jeanne, je to le dis, tu me tue- ras*: FE-RNA-ND IIIB3IERTr. RENSEIGNUMENTS MP =EoROLO0GIQUES DU SL2MNAIRE COULIGE S*-MARTIIAL MARDI 22 FEVRIER I910 Barometre A midi o 764 m "3 Teznp6rature minimum 20,5 maximum 32,5 Moyenne diurne de la temperature 25,1 Ciel assez clair, sauf un peu nuageux vers r h. Vent d Est assez fort persis- tant jusqu'a 7 h du soir. Brise de mer pendant une heure. Baromntre A peu pros constant. J. SCHJIRER. I I ~- ~P-- C-pD II. ~--PCI IP I -C I I I Tribunal Civil ,Audience civil du Mercredi 23 Fivrier 1910 Prlsidence : P. Jh. Dupont Day Ministere Public : A. Thibault Jugements prononces Celui qui annule l'acte d'appel du 20 Mai 1909 donn6 A la requete de Ldonce Thimagene contre la dame Ismdla Louina, centre un jugement rendu par le tr-banal de iPix de I'Arcahaie le 4 mai 1909 et condamne Leonce Thimagene aux d6pens. Celui qui admet la deminde en divorce de la dame Rosita Jean-Louis. Ce:ui qui admet la demand en divorce de la dame Nesidt Massena Sinon. Ce ai qui admet la demand en divorce du sieur Jean Philippe Luc Appo'on. Affairs entendues Divorce des 4poux Joseph Augustin Borzi. Divo ce du s'eur A'hanase Laforest centre :on spouse la dime Clara Laforest. Estella Belotte centre Po'ynise Cdrisier. Duverne Sinon centre Emmanuel Coli- moa ( ccntinuition renvoyee A huitaine ) Audience correctainnelle du Me credit 23 fe- v-ier 1910o. Presidence : A. Champagne Ministere Public : Lys Latortue Jagements prononeds Celui qui condimne Madame Veuve Mau- rice 'ame; & deposer une caution de 15 goordes avar.t de plaider le fond du proces pendant entire el'e e; 'e sie;ur Ti-bulle es- ruisseau. Ceiui qui d3:lare que le delit de d6non- ciartion calomnieuse reprochA au sieur Fer- dinand FMd6 par les sieurs Mucius Molire, Bernadin 8lernadnt'e et Aimn Toussainr, n'existe pas en l'espece, en consequence renvoie Ferdinand Fedd des liens de la prevention. Coniinutiocn de l'aff ie de Tibulle Desruisseau centre Mme Joseph Polynice. Apres la ddposi-ion du timoin Paulaus Paul Antoine, vu I'heure avaacde le tribu- nal a re"-oyA la continuation de cette af- faire A huitaine. Aff-i e Lafontant-Berrouet L'abondance des renvoyer A demain, d- I'audience d'hier tion. mat C es nous oblige A note compte-rendu au tribunal de Cassa- .,Tribunaux de Paix T"'AIma Gousse croyait avolr le droit d'a , r arbitraire-ent conire sa loctaire, Mme Leonce B ssere qui lu, devait une valenr de Cent cinquinie gcu'des, montant de plosieurs terimes L'irascible propri6taire prit les eflets meubles, et:, de la debi- trice ect le jesa sur la vo e publique. Mme Bi.-s;re reclame A son tour 150 dollars de dom n-ge; int6tr-s. * Strvitude. Le Gal J. S. Fort Colin ne veut pis que la propri&6 de son voisin a Duvivier, soit arrosde. Mercius G6lin protest A bon droit, invoquani t -xtes sur textes. Et le tribunal f-isant dr(i A ses rdclama'ions condamne par defaut, i'%ncien "commandant d'arron- dissement. * Bonrc recompense est promise a celui qum rapportera un poulain. . Mais en attendant Leandre Denis assi- gne le maqu'-groi a qui il I'avait confiU Et Briceus D'guerre est condamn6. Leonce Thibault-nomm6 juge-supplean' U-st instalP a ses nouvelles fonctions. Bureau du port Par decision de S. Ex. le Pr6sident de la R6 ublique, le Gal. Eug.ne Ferdinand a repris ses functions au bureau du port. Un regiment des chasseurs de la Garde a 6t6 attach A la su veillance de la donane. Nouveau derai e ement Quand nnus seront A r.coo, nous fe- rons une croix. Ce martin, le premier car a ddrailld de- vant le Sdminaire, occupant la voie et em- pehant par consequent le second voyage, le olus important de la journde. Toutes les voitures ount dO alors retour- ner au champ de mars et recommencer le trajet, par la Rue des Casernes. Tout cela a pris du temps. Les plus pratiques, ceux que'leurs besognes.rdclament en ville ount pref&r6 faire la route A pied. Bal de la Mi-Car6me L'idWe d'un bal blanc sugg4te par plu- sieurs fimilles a dtd biea go6tde dans le public,et nombre de personnel mnd6cises sur le choix d'un costume. se soot rallies A cette uniformity pour leurs enfants. Aussi cette innocence distraction promet de l'attrait non seulement aux enfants qui iront prendre leurs bits dans cette magni- fique s11le de l'Asile, mais meme aux pa-- rents qai les verront s'amuser avec entrain sans comp:er le plaisir qa'tils auront d'une ren lion que les scucis de l'existence con- trarient le plus souvent. Rendez-vou; donc gen&al, A 3 hueres de i'.p --midi duu rubic choisi qui assiite !oujours aux f6 es de l'Asi!e franqais. Cartes postales 0 trouvera de jolies c rates rostales ar- .tistiqu!s ( srjets amourettes, bonne fa e. ttc ; chez Me Fernand Jutes, 155 rue R6- pub!icaiae, mnison App. CGppolin. Boi e aux lettres Port-au-Prince le 22 Fevrier 19o0 Au directear du MATIN Mon ch:r directeur, C'est vraimnent d6sastreux de voir les men6es des apaches et des voleurs dans ro-re capital. Le a bord de mer. le dep6 reel de to-ite la vie hiitienne.da sim- ple particulier comme du commeritnt, du pauvre coinre du riche, est livr6, trop souvent A la rapine de certain bons a rien, piresseux et ;mbiieux Dins !a ruit de dirnanche A land nom- bre de ea-aives d'effcrc ion ont ere fttes et rotamment on a r6ossi A s-ustraire dans le m gasin Eleline e- Borbes use some en esr ces assez considerable ( 7 rue des Fronts-Forts ). ;Il serait'" bon, cher dieecteur, que vous donniez pub 6r-ion a la prbente afin que le service de police iedouble de vigilance e n-us ass'i-e a tou; li s~carit6, puisq ae nous tous contribuons A soi entret'en. It y va non seulemeat de notre bien-6:re mais ausi de no:re vie ; le vo!eur est touirurs assassin. Recevwz, cher Di-ec:eur, nos sinc&res sa!uta ions. CONTRIBUABLES NOS.ROUTES P6tion-VJlle 21 f6vrier 1910 Monsieur le Directeur, J'ai la ave uno r6el plaisir, dans vo- tre N = d vendredi, que son Excel- lence le President, allant visitor les travaux du Bassin Gn6eral, eut A re- mnarq ,er. en passant par Potion Ville, les louables efforts que tait le com- mandant de catte commune pour lh refection et I'entretien des routes de sa circonscrip ion. Ayant du prendre, ce mois-ci, deux semaines de vacan- ces dans cette delicieuse station,pour essaver de rktablir ma pauvre sante, mes longues flAneries de convalescent et de citadin, avide de grand air, de verdure et de tiLde solei me firent grimper A la plupart des hameaux qui encerclent le bourg de la Coupe. C est aiasi que j, pus noter le sou- ci qui tient le general Eliacin de pro- fiter de la saison seche pour mettre la plupart des grandes routes de son commandement en dtat de resister & 1'action des pluies d6vastatrices du prochain 6. Pertonnellement, j'ai rencontr6, en cinq oi six fois, le General, A pied ro A cheval, conduisant des corvdes, indiquant Its saign6es a faire dans le roc ou dirigeant son 6quipe d'ou- vriers dans la facon de remblayer un chemin creux. C'est ainsi que se trouve parfaite- ment prati.able aujourd hui la route de Marlique a Mariamant. A coups de mins, A coup de pic- quoi.-, la route de Dupont, depuis A ofu elle commence, derriere l'hotel de Huneck, a 6t6 aplanie ; les falaises qui la bordent ont 4t6 partout entou- roes de pieux formant garde-fou. On m'a appris que,depuis le mois de iuil- let de l'an dernier, le prolongement de la route de Frbres, an cwur du ~lk-----l~~ IL~LQIIP~-C -----Cr- C. -~lb I-~U---- a I bourg, depuis la place da -marchd jus- 'Le Commissahie du Gouvernement e qu'au portail de St-Pierrc, a ete tr~a- duisit avec beaucoup de tact en la cir vaillde de la m6me facon.Aujourd hui, tance, et ne se mit a la disposition! les gros cabrouets A boeufs y circu- pitaine que lorsqu'il cut regn de fli lent, les voitures y passent et il me une requisition express crite de hliu semble meme que ce chemin est pr6- ter le concours de la Justice. Ce qi fdr6 A tous autres tant par les pistons faith avec touted la cldritd possible e( que par les cavaliers ou les vehicles plus grand respect. De la place du march a hbglise, la Le meurtrier fat d6pos6 en prison t Rue Gr goire ;puis, traversant la Pla- la levee du corps de la victime ordonA ce. la Route de la Tote de l'Ean ont De l'interrogatoire auquel j'ai ai~ 616 6galement cass6es a 1 aide de mas- comme m6decin expert- il risuhle qg ses et de picquois, d6barass6es des les deux matelots en question avaiecar pierres quiiy fdisaiot saillies, mettant Itant a terre, uae petite querelle, i au supplice les piedsdes promeneurs sui e de laquelle le frangais eut les Au commencement do ce mois, 1 pochds. Rentres tous les deux i jour de la f6te patronal) de Fessard dans la soiree, its pas,&rent la nuit i j'61ais encore A Pd ion-Ville. Au soir la plus grande tranquillity, ; mais le lea; tombiant je m'en allais par la Place. demain, de grand main, jour de i'.; Jo vis une cavalcade nombreuse Pt cident- le f-anqiis ,e prdsenta au suk anim6e d6valer par la route de la Te- ct lui demands, en lui montrant sesyeul te 1'Eau qui conduit A Fessard. Arri- rochds, s'il reconnaissait ce qu'il lui avitI ves sur la ap zrade P, les gBis pe'erins fait.... Sur une rdponse, parait-il, non a. firent h ilte et des endirmnt au caf6 de tiif isante, le franc s plorgea an couti. NfMm Thinagene poar nreower l'diap/* d h6 liier dans l'hypocondre droit du g.' Des propo. qu'kchangeait la bande jo- dois, qui ne tarda pas A mou'ir. J'ai yeuse,ce qui frappait surtout, c'dtait la pliqne dans mon rapport la cause decet persistence et l'unanimitd aveclaquel- more rapide. te on louait I'excellent tat du ch'e La justice ay nt fait unc instruments. min comparA au chemin de chevr, tion pr6 iminaire ?ur la demand express qu'd'ait. paraL-il, autrefois, la mem'l, du capitaine, it s'?gissait de dUermtine route. Un de mes armis qui a f.it par- d'une fayqn precise et exicte, la juridic- tie d'~n groupe d'eccursionutst.. a tion sous Irquel'e doit et'e placid e mur- Furcy fn'a dit qu il en est de mme trier. de la roate de mornes qui y me ,e.- Le cas. bien qu. simple en apparenae, Dans le b',rg mmem de Pttion-Ville, demandait une iuie approfondie, si 7T le ge4nral Eliacin a fait enco-e onvrir que loit d'abord il y eut des divergences ia Rne Clervaux, derriere chez Ale- d'opin'ons et que l'on se senit em. xandre i'lavois et, le long de la mai- barrassd de part et d'autre. son de Ke'ler, une autrei ue don't j'i- En effort, tou e e;p&ce diplomatique con- goore le nom. La pente si raide de la tient plusieurs d sainctions oa exceptions 11'e H6becca qui rompait les reins passib!es de solutions plus ou moinsdif- auxattelages a 6t0 parfaitementaplanie l(rentes. Quand, dim inches dernier, un de mes Dins I'e;p0ce Mandalay, ii s'agis- bons amis de la haut, me fi le plaisir sait d'un navire norv g en mouilliIdauns, de me presenter iu General, je no port h i.ien. : manquai pas do lui fair des f6licita- Si, u coutrai-e. le breiu s'6tait.ro'uvi tioos pour le soin qu'il apporte A 1'en- en pleine mer, itl n'y aurait pas de discus. tr,-ti n de ses routes. II me r6pondit sion possible et c'est un tribunal nor b tout simp ement < Ah vous savez, gien qui auv-ait I en co-inaire. je trouve qui c'est un des devoirs de Mais, d ns un port haitien, l'esp e se ma charge le plus sat.sfaisant A rem- compliqu it de questions accesoires. Le plir qua de donner, au moins, des ports font partie du se:ritoire d'ane so routes au paysan. Et comme je lui td- tion et to.; ceux qui s'y trouvent doivewt moignai mon plaisir de lui savoir obdir a, x-.lois de police et de s'-etl4e cette pensee, il me remercia et me la juridiction de cette nation : l'Eat dit. < Un do mes chefs me rdp6tait stranger, nous dit Calvo, exerce la police solvent : tant vaut I'homme tant vaut su- tous les navires mouillds dans leport, son administration. Je veox, Mon- ec e; tribunaux sont compdtects poUr sieur,donnerde ma facon d'administrer conn. i.re des proc; civils, ainsi qug dts la meilieure idde possible de moi dWlits dei matelo.s 6Lrangers, lorsqAe les Eti bien. je vous dirai, Mr le Direc- navires se trouvent dans les eaux dhpen- teur, que j3 fas frapp4 do voir chez dantes de son teri-oire. ( t. I. pa- un commandant militaire haitien,tant graghe 451) d'activit6, melee A tant de bonhomie, Une exception est faite pour les naviesm tant d'6nergie a bier faire et A faire de guerre, qui, faisant parie de lafot- ce qu'il faut joint A tant de simpli- ce publique et pou -ant etre regards coa- cit6 dans sa maniere d'envisager ce me representant en quelque sorte I'Et qu'il fait. doit ils por ent le pavitlon, jonissentdt C est oirquoi j'ai voulu complete privl1ge d'exterri-orialit6. " en cette letter deja louigue, la note II n en est pas de meme pour les tavi- que vous avez mise dans votre jour- res marchands. nal. Les navires de commerce, nousdit Veuillez fair de ces renseignement encore Calvo, ne peuvent gaure 6tre con, l'usage qui convient et recevoir l'as- siddrds que come l'habitation mobile-de surance de mes sentiments trbs dis- socibtds particulibrei ; its sont soumiss al tinguds. lois de la nation a laqnelle ils appartienent A. BONNAY. et qui leur acco de sa protection ; mais ni leur capitaine, ni leurs officers, mal- PETITE QUESTION gr lI'autorit6 disciplinaire que la lot ac- corde sur ieurs subordonnds, ne sont, i DE proprement parler, des agents investis du ne parties de la puissance publique, oft p'as forte raison ne repr6senteat-ils pa,! gouvernement ou le pays don't ile ddpCn dent. (t. I, paragraphe 430.) Le cas de la barque norvd- En r gle gendrale, A moins de stip"* gienne Mandalay lations contraires, exceptionnellemeot Can -- sacrdes dans les traits, cette exception_ Le 24 janvier 1910to, de grand mating, A acquise aux batiments de guerre ne s' bord de la barque norvegienne 5'Canda- plique jamais aux navires de commer" ' lay, et lieu un accident des plus regret- quai en effect, reprbsentent simplemen.t tables. II s'agissait d'un meutre commis propridt6 privde, des intdrats partdI if a ce bord. par un matelot sur un actre et iouent un r61e eseeniellement pacitq matelot du meme equipage. Le meur- les personnel qai'sont A board Ine trier 6tait de nationality frangaise, li vic- vent done se sousraire la juridictiofi.d time de nationality suddoise pays oa il se trouvent. Je fus req is en la circonstance par le De m&ime le navire marchand oaU. Jvge d'Instruction, et j'eus a adresser un dans un port stranger ne jouit pas do pf rapport ddcaill6 sui le cas au point de vae vilege d'asile assure aui batiments.ide'. m^dico-16gal. marine militaire, en dehors, bien sten Des le martin meme, le capitaine do na- des exceptions stipuldes conveltiontc'. vire dtait descend a terre pour reclamer ment. le contours des hommes de police afi'x de C'est ainsi que la Cour de CassSdon mettre le meurtrier en dtat d'arrestation. France a jug6 en x859, dans le c1 s$rtS * Ona dans le port do Havr-3, A bord d'un navire need aomdrican. S-e qui s'y co"it jeta le trouble e lrie qm a p laion de la ville. 1bl .ond de cr navire donna la mort un - deses cnatlots et en blessa gr:4-ement un Le steamer KScotia n venant de de Lesma uip2es des autres navires A Kingston, sera ici vendredi 25 cou- iatnre dans le por monu6 ent use irrita- rant A midi. tion exrme, alant appliquer sans dlai It repartira probablement samedi loi da lyach au coupable; mais l'aueur pour Petit-Goave, Miragoae. Jd6rnie, 1 lov i y t ause soustraie an danger St-Marc, Gonaives, Port-de Paix. Cap du crie oyait menace, et se eit vo- Haen, Puer o Plata, Sanchez, Sama- 1dot irement entire les mains des autori- na, San-Juan de Porto-Rico, St-The- itfireanqtse 1et fat traduit pour meutre maq, le Havre et Hamburg. devaot les assises de la S:ine-Infdrieure. Port au Prince le 24 f6vrier 1910. Son avocat pr ewsa une exception d in- . compotence, quidat &re ditirde i la Cour Ll a de cessation. Le procuvur g&66ral. M. Du- combattit l'exception et soutint 6ner- Suement le droit de la juridiction territo- l le ainsi que le ptincipe quae les navires de -- commerce ne penvent pr tendre aux gm- Le vapeur 4 Desterro a Wt6 affr4t6 o immuni s que les ravires de guerre. par la Compqgnie pour remrnplacer le L'artt qui intervint confirm ces concluh-ss Pris Willem II et partira de si'ns, enq ui temps que celles de la New-York le 11 mars prochain pour ioar imriale de Rouen, qui, dans 1ri- les ports d'Haiti. II apportera seule- gine, avait reconnu la p'eive et entire ment du trt de New-York; sans en coup'eace des tribunaux franris, et le pr ndre pour l'dtranger. coupable fut finalement condamn6 A un Port a Prince le 24Fdvrier 1910 just chatiment par la cour d'assises de la AUG. AHRENDTS. Agent. Seine-Infdrieure. -------- Cet ar: 6 6tai: bas6 sur l'argumentation suivante : a Les bitim nts de commerce, entrant 'Ct SINE A G LA lE dans le port d'une nation autre que celle i laquelle ils appartienneat, ne pourraient DE Wtre sans danger pour le bon ordre et pour ] 0 .t -. r la digaitt do gouvernement, soustraits & la juridiction territorial toutes les fois que l'iontdrt de l'Erat don't ce port fit .Prvient tant ses anciens four- partie se trove engage. nisseurs de Bois de chauffage, que < Ton- E-at est intressi a la repression les fournisseurs qui voudraient des crimes et des dWlits qui peavent etre entrer en relations d'affaires avec commis dans les potts de son territoire, elle, que n'6tant plus like par au- non seulement pir des homes de l'6qui- Ull Contrat, elle reprend ses page d'uarbA imint de commerce ranger cun ontrat, elle reprend SeS envers des homes ne faisant pas partie achats de Bois, come par le de cet equipage, mais memne par des homes passe. de I'quipage entire eux, soit lorsque le fait Port-au-Prince, 11 Fpvrier 90. a o t nature ,mnrnrnoettre la tran nilit ort-au-Prince, 11 F6vrier 1910. du port, soit lorsque l'intervention de l'autorith locale est r6clamee, soit lorsque le fait constitute un crime de droit com- man que sa gravity ne permit A aucune" nation de laisser impuni, sans porter at- teiane I ses droits de souaverainet6 juri dictionnelle et territorial, parce que le cri- me est par lui-meme la violation la plus fligrante des lois que chaque nation est charge de fire respecter dans toes les partie- de son tertitoire. a Ua souverain stranger n'a aucun intd- rti revendiquer qu'il soit fait exception iA applicationn de ces principles en fiveur de bitiments de commerce, a moins de traits spechiux intervenus entire Etats et dans les limites de ces traites... SD&s lors, i l'exception de ce qui con- cerne la dis cipline et I'administration in- t&rieure du bord, dans lesqaelles l'auto- riti locale ne saurait s'ing6rer et pour les- qaelles it y a lieu de respecter les droits r&ciproques concddes par un usage gdnes ral entire les diverse nations, les batiment- de commerce resent soumis A la jnridic- tion territoriale.v ( Calvo. 460 ). Ici dins le cas de Mandalay, les tribu- naux haiiens sont aptes A juger le meur- trier et aucuce exception d'incomp6tence ne peut etre soulevde. Dr FRANcOIS DALENCOUR h suivre Tiortiee Presideilieille JfKEkE, ;24 f4vrier 1910 A 9 heures' martin. Le President Antoine Simon eat en parfaite sant6. II a passe, ce matin, la petite parade de jeudi Nom- 4 reuse reunion des troupes. Son Ex- ejlence recoit incessamment de con- I'd4rables visiteur4 qui s'estiment heureux de revoir leur ancien com- mandant de place, d'arrondissement, leur sympathy lue d6lgu6 du Sud de. Venue le chef v6n6r6 de la Nation hai- tielne. La population est toujours en liesse, f6tant la presence du Pr6si- dent Simon parmi elle. Le navire de guerre a Centenaire a, venu en mis- sion de Port-au -Prince, est entree dans notre rade mardi soir. Tout se passe danrs lordre le plus:parfait. 1910 CABINET d'Electroth6rapie '128, RUE DU CENTRE PORT-AU-PRINCK. Traitement molerne, avantageux A tous les points de vue et 6pargne aux malades les dangers et les suites fA- cheuses des Opdrations chirurgicales d6labrantes le p'us souvent iuutiles dans la plupart des cas de Maladies de la femme (gyndcologie) Maladies des Yeux Maladies des voies genito-Udinaires Maladies chroniques, g6n6rales ou locales. NOTA.- Pour la Gynecologie, traite- ment a DOMICILE au gr6 des malades. Docteur C. GAVEAU MIkDECIN, CHIRURGIEN et ACCOUCHEUR dipl6m6 de l'Universit6 de Harvard. CONSULTATIONS de 7 a 10 heures du matin et de 2 A 4 heures de l'apr6s-midi. GRATUITES : les Lundis de 2 A 4 hres. de l'aprbs-midi. 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En faca de la Poste Le nouvel ktablissement est ou- vert sous le nom de la fleur de l'Am6rique 11'promet soin et promptitude comme toujours. Baiqe SNatloal d'3llaili 28e R6partitionsur Emprunts Gouvernetnent d'Haiti, 6 et 3 OlO. Conformnment aux instructions du Secretaire d Etat des Finances, la Ban- que Nationale d'Haiti a l'honneur 'informer les int6ressds qu'ils peu- vent, A partir de ce jour, se presenter A ses guichets pour toucher une 28e Repartition : Sur Empvunt du Gouvernement d'Hai- ti 6 o. intbrets du ler D6cembre 1909 au 31 Janvier 1910 : to/. Sur emprunts du Gouvernement d,Hai- t 3 o\, intfrct du ler D6cembre 1906 au 31 Janvier 1910 : 42 olo. Contre requ et sur presentation des Pons. Port-au-Prince 10 Fdvrier 1910 1 Bondon d Lrettes e 20 sup'rieeur GOURDES Lo Bondon de es supecriour paper rose, le e 20 d ie paquet de 20 ordinjirte papir bleu le [e 20 ELEGANTES en Levant ordinaire le Bondon de 20 do en caporal sup~rieur papier rose, le Bondon de 20 do en Maryland paper jaune le Bondon de j0 do en caporal ordinaire paper bleu le Bondon de 20 FifAN(.AISES en caporal sup&rieuor paper rose le paquet de 20 do en Maryland paper jaune le Bondon de 20 do en caporal ordinaire paper bleu le Bondon de 20 ROULUBS en Maryland et caporal sup6rieur le portefeuille de 20 do en caporal doux la boite de 10 do en caporal ordinaire le portefeuille de 20 do la botte de 10 1.20 0.60 0.90 1 20 0 85 0.85 0 75 0.75 0.70 0.70 0 60 0.60 0.60 0.45 0 75 0.40 Tabacs Scaferlati GOURDES LEVANT SUPERIEUR (,dit tabac d'Egypte) la Boite de 50 grammes LKVANT ORDINAIRE paper violet lissd, le paquet de 50 grammes NIARYLAN papiur jaune le paquet 40 grammes CAPORAL SUPERIEUR paper bleu le paquet de 50 grammes CAPORAL DOUX paper vert le paquet de 50 gram- mes CAPORAL ODINAIRE paper pate brune le paquet de 40 grammes TABAC A PRISER, Virginie haut gouit, paper jau- ne, le paquet de 100 grammes POUDRE SUPERIEURE, paper bleu le paquet de 100 grammes POUDRB ORDINAIRE, paper brun, le paquet de 100 grammes 0.60 TABAC A MACHER roles Menus files le paquet de 0.30 100 grammes -ip'..sgerxt special , J. 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