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.-nAo tmO An6e, No 864 Port-au-Prince, Haiti Jeudi, 10 F6vrier 1910 AONNEMENTS UN Mos G. 2.00 Price Tnoi Mos... 5 00 Ux Mols ,. G. 2.20 air.Brtben* Tmas Moso 6.00 tnR.., gaolS Moli. 8.00 CG6ment-Magloire DUmCTMUR-FONDATEUR I J LE NUMRO 15 CENTIMES Le. iianu-crilt- instrr't s ou non ne seron p:i- iendus REDACTION-ADMINISTRATION 45, UL' ROUX, 45. Arthur Isidore ADMINISTRATEUR OUOTIDIEN Le navire ven it de preadre mouilla- go uaoe ving'aine do metres du Fort list, quant arrive A bord un pauvre diable mis6rablement vOto, trainait des savatei uses et coill i jusqu'aux *sarcils d'un vieux feature fune on ne pendait pa t uon plnmeau con3tel- nd.. C'6tait le pilots. A It vue de cet 6tre singalier qui s'dtait mis A se pro- meaer avec emphase sur la passerella on donuant des conseils cornmhe si 1 bateau 'tait en march at avait A re- doater des 6eceils, Mme Flavigny pea- sa mourir de rire. Et notre comp;- triote Fr6d6ric Didier qui dtait aussi A b'rd, de retour d'une court mission a I'dthanger, ne put s'empcher d'etre qp pea honteux du grotesque de la sc6ne qui venait do s'oflrir sans faqoa auxyeux de Mme Flavigny. la femmr distinga6e do distingud diplomats ac- er4dite depui3 dix-huit mois pris du( Gouvernement d'Haiti. Mme Flaviguy 6tait une femmi ,ei twrnte ans, fine, capricieue,. et d'une 616gance achevbe. Son d sir ls plus vif 6tait i, plaire seulemrnt elieo chui- sissait qui elle voulait plaire. Uae fois son choix faith, le rest di l'huminit4 n'existait plus poar e'le. El posant le pied A bord, d s la premiere demi- beare elle avait 6prouve une invincible ympiathie pour no ra com-)atro'e Fre- daric Didiar. Et du ant tote la traver- i*e, elto lui avait marqu aun: favaur coastante, maii Fred4ric croyant qa '- ella voulait s moiuer de lai, s'etait tenu sur un, reserve britannique. Frk16ric Didier 6tait grand, bisn dd- coup!i et poss6dait la physionomie la plus sympathiqua qu'oa pit rdvar. Mais soit qu'il minquat do i'usage du monde ; soit qu'ld eat regu, dans I'ado- lesceace quelqu'ane de ce deceptions qui liissent toate la vie leur empreinte sur un atra human. il dtait d'une susceptibilit6 qui touchait A la betise. E: au lie* de chexcher A so corriger de ce d6faut, itl e complaisait, au con- traire, A I'eatretenir en soi, le deco- rant littdrairement da norm de sensibi- litd. 1U en 6ait deve lu 6troit. Aussi me tenait-il sar sea gardes con- tre les avances d Mcne Flavigny It e'tait figuar que parce qu'tl avaist des chevex cr6pau, ue femorums blanche o0cupant an rang 61ev4, no pouvait pas 'airmer poir lul-m6me. Cependant il Plaisait a Me Flaviguy et ell le Ilui disait. Au moment out i comment it A oasp~ouer qu'el e pouvait bien tre ic6tee, Port-au-Prince lear apparut "as sea voile de gaze mauve. Et ane huare sprgs, le pilot 6tait montd a bOd. A travers lea fud"s de rire "s Mq1 oe fantoche avait fait monter l Poeltrine de Mae Flavigny, Frdd6- ic Didler crat mntir quolque choss A *0 adresse Et il s'6talt une dernikre as replied sur lui-m6me. iMailenant c'6tait le bouhahi connu I1 Pont ; va-et-vient, bagages qu'- bakUporto, lea curieux qai arrivent tmis et parents qui acaourent A soontre des oassagers attendus. M. Flavigny anque d'un emplo- yd a la l6gation. II est raide comme una pique, M. Fiavigay, portant mal ses ciaquante ans; quintoeax, gout'eux, g eax, it est parfaitement dssagreabli , cot eminent diplomate. It embrasse sa f- mme c6r6mo ieusement, passe sei ordres, et no tarde pas A i'emmener. Mais press de l'escalier un home au teint chaud explique quolque chose A une emp6ce de general. Mme Flavigny s'arrdte et faith les voreentations. a Monsieur Freddric Didier. Mon mari.- Ta6s honors, monsieur Ie Mt- nistre.--Charm6, monsieur.* Et le cou- ple s'engage dans i'escalier conduisant aux canots. Mais un personnage qui ressemblait au pilote come un frera, surgit et s'dcria quo jusqu'A novel or- dre, personnel no pouvait descen1r,- Laissez passer minice-ld ave, ma- dam-ld, eructt le g6n6ral, de l plate- forme. Puis il ajouta en jetant uu re- gard furieux sur le point : Madinm minice 14 avec envoyl gou- verment seuls capab dicendre. Freddric ne soe e fit pas r6p6ter et gagna rapid-ment son cannot ou I'a- vatent precdde ses bagages. Les autres passagers durent rester encore A bord plus de trois heures de temps, ainsi qu'il convient, quand on arrive dans un pays libre. * A Port-au-Prince, Mme Flavigny s'en- nuya ferme, malgr6 que des amies lui tombaQsent comme des nues. Eitre uan maria mauia4ua et une ville terne, son unique distraction fut les polios - toujours les memes que ces dames d6bitent cons:iencieusement A chiquea femme da ministry qui arrive dans no- tre bonne capital. Mme Flavigny se lassa vite de ces cancans rancis, mais ce qui la ravit, ce furent les friandises qu'elle recevait journellemeat de ces amis ddvou6es don't elle confondait les nomns mais qui,ellesl'appelaient Clotilde, gros come la 16gation. Mme Fiavigny n'dtait pas seulement une friande de desserts, elle goctait aussi suprdme- meont e miel de la flitterie don't on ne Ia privait pas du toot. Et bient6t on n'entendait parlor a Port-au.nPrince que de la gentillesse de Clotilde. Quel- qe choas en rej illissait meme sur M. lavigny. Sa grossibret6 fut qualified franchise, et ses maladies qui le por- taient & re s6dentaire, gotit du home. Copendant, do temps en temps, Clo- tilde s informait de Frdddric Didier; loe mires qui avaient des filles A marier r6ponlaient quo c'dtait un gargon trbs bion,-les jeunes femmes en parlaient avoc d6dain et lee homes avec mal- veillance. Le petit Miarice Beauchamp (de la B in jueo) dtait estomaqa6 que Mme Flavigny condeescendit A s'inquid- ter d'un 6tre pareil. a Maim quo lai reprochez-vous ? Man Diou rion... Eh bien, alore ? C'eet comme ca. i Asi raisonasit le petit Maurice Beaachampf (de la Banqee), qai dl- a nait deoux ois per somali la Idge- tion. CONTEST I)U J EUD)I LE SEN TIER Pendant ce temps. Fr 16ric Didier fleurs Ileues 'ot veins de lianes, of- qui avait reprise so factions judiciai- fraient A l'ceil la plus attrayant Spec- res, continaait A aller au tribunal tous tacle. les deux joaur sans soe douter qu'il fai- Cest joli ici, au moias, dit Mso pait les frais do coDversation d'un mi- l Havign-y. lieu diplomatique. Un beau jour, Mme Et c'imnme elle 6prouvait le besoin Flavigny qui ddcid6ment s'eanuyait un dIe se d6tendre un peu,elle empoigna a peu trop, lui fit dire qu'ello attendait criniere de son clhval et sauta I terre. sa visited. Fr6d6ric part d'abord dispo- Maurice Be uchamp l'imita. ,6 s'exdcuter, puis il rdtlchit, pesa Mme Flavigny, : ans s'oocuper de lui, la pour et le centre et finalement cun- et tout en tapoiant nerveusement deo a clut par un do ces a d quoi bon tine cravache, sa jape rattach6e de fa- haitins qui soont sans r6plique. la ,a lu'elle fHt libre do es pieds, Come Mmne FIAvigny n'4lait pa- ava:t gagn6 un sentier et s'6tait miss ung montague et Fr-d6ric Didier non a fair un bouquet (Ia ces petites flmur1 plus, un martin ils so rencontrArent. blues que les europ6ennes aimen Frdddric dtait A pied et MN e Fiavigny taut etqu'elles appellent leurs de r6va. dans son buss, sur tout son chic. Elle Maurice Beauclhamp l'avait suivie Ilappela ,dans le sentier, et en la suivant se gri- Dites done vois... vous ,tes aima- sait de la deImarche Ala fois ferme at ble vous savez .. volup!ueuse de cette blonde qui n'avait II s'excusa, prdrenta ses hommages jamais enfant6. et prornit tout ce qu'elle vonlut. QJaud iI l'eut rejointe, it s'otfritA Vous compreez, ajouta-t-ell en'u I'aider it oi ectionner le petit boa- donnons, moa maria et moi an diner t quet, E le accept. Leurs mains so ren- la 16gatioi, et je tiens, moi, A ce que Cont t...* vous soyez iA. Pour vous inviter, faut- Le soleil avait disparu depuis long- il q ze vous nous ayez faith au moins temps. 11 faisait tile, et, au milieu une visits cette .olitude, dans l'atmos-i4,re moit Ah! bon. impri'g a e de l'o eur des cihevaux cu- A bient6t, n'est-ce pas ? mants et des .leantes vigoareuses, so A bien'ot. distillaitcomme une exacerbate anima- Et its so q i'tbrant commu des geas litb. qui s'6taient p3rfaitement en'endus. --Pourquoi me regiordez-vous com- Mais le buss do Mme Fiavigny n'avait mfe a ? (lit oudain Mue Flavigny a. pas enc re contourn4 la rue, que voici jeune home. la pensee qui se formula dans le cer- 'our touted rAponise, Maurice Beau- veau de BFr6ddric Dilier. chaip, I'attira A lui et l'6treignit avec Egle doit croire quo je mange mal for'.e... . chez moi, et ello vent m'inviter pour * m'tblouir et so payer ma tate. Jo n'irai line demi-ieure apr dans un c6- pas. puscule emnponstirA,on pouvait voir un Pauvre Clotilde! Pouvait ella se dou- cavalier et une a mazne qui descen- ter que celui A qui elle avait 6le aun daient lentLmeut a grand'route doe Tur- autei dans son coeur, fIt un si sot per- geau. Sounage -- C'e.t ioutile, disait l'amazone r** Sd'une voix inigin6e, il no faut plus cherclhr a me revoir. Vous m'Ates U e ann6e so pass et Mme Flavigny odieux. n'ayaut plus revua rJd6ric Didier, toe- Clo'ilde ch.,e Clotilde ! sa de penqer a lui. Et ce fat le peit Est c que vous devenez fon do Maurice Bhauchamp ( de la Banqui ) m'appeler aiqsi par mon nom ? qui en profit, bea qu'e'le n' et an- -- ParI onpnaz-mnoi ! can gott pour ce paristen. E le se mo- J'amai D'ailleurs c'est b~to soque qaait de lai, ne lui ac-ordait aucune fa- nous venons de fire. Je ne vous aimed vaur, mai i lui tai- devenu indispen- pas. (;e a eit pas vous que j'aime. sab'e. Maurice B cmauchamp savait la Qui alors ? fairerire. Les Atres vides oat lear fone- in ma regarded. Tichez seoulement tion ici-bias. de trou;er un pr6texte pour no plans me Mms Flavigoy avait I'habitude de'fait revoirl, sau quoi je vous ferai chasetr. re des promenades A chval aux envi- Mais pourquoi me cong6dier ? En rons da Port au-P.ioce, accompagobe some, vous avaz bien voulo... d'un gargon de la legation, nommi Elle d clata d'un rire strident" Oab3iphore. S)uvelt Maurice Beau- E e asoi sidt champ Fe mettait de la partie C,la ne b C'est pas moi qui ai voulu, mon d6plaisait point a Mme Flavigoy qua cet c'est Is sontier. trouvait fn la t un interlocuteur loqus- FERNAND HIBBERT. ce. U e apre -midi comme On6siphorej avait 6:6 envoy& en v'lle par M. Flavi. gny et qu'il tardait trop A reo enir, NI CROLOGIE Mme Fiavigny Portit seule avrc Mauii- co Beauchamp. Les Port-au-Princiens ignorant les S6n6que 8Momplaisir Pierre beaut6s de la champagne port-au-prin-- cienne, maii leas trangers connaiseatt admirab!ement lef boas endroits. Tout La mort de M. Sn&que Pierre a en longeant un clh min pierreux et he:- soulev6 la sympathie g6ndrale on fa- bageux enr la moatague et Targeau, veur desa mnmoire. Dans los groapes Maurice Beauchamp rucontait A Mme politiques mAme, on est presque uns- Flavigoy,avec fan, combien ilI l'adorait, nime i rendre hommage A la remar- et elie o'en #gayait comma it convent, quable personnalitA du d6funt, et cest quant tout A coup, au d6bouch6 d'une certainement un triomphemoral digne peate, its so troavibrent dans une es- d'4tre considdr6 que de voir, no sw- p6ce de cirque verdoyant don't lea im- rait-coequ'Al'occasion de votromortles menses rochers sombres tapis6ss do advermsairos d'hir proclamer aujour- ~ I d'hui la correction de vote vie et' do votre conduite- M Sdn6que Pierre, outre les diff6- rentes functions publiques par lerqu- elles il a passe, a surtout fix I'atten- tion ptblique sur sa personnel durant la champagne presidentielle de 1902. Cela ne pout aujourd hui rien colter A personnel que nous rappellioni que, dans le com, s de cette champagne, ea cantiidature a la presidence fut celle qua rallia le plus de sympathie, non seulement A Port-au-Prince at dans tout I dApartement du Sud oui il t*-t p:-rti,'uliement connu et appr6- ci6, nzI.is v.'core dans tout le reste du Pays, surtout dans le Nord. ao sait que I'assetibeo national disposait en sa Iaveur d'une majority Considerable et que, sans les intrigues de I'epoilue fdites expres dans le but d'j turinr de plus en plus 1616ection prEhsidentiel'e, il eAt Mt6 incontesta- blemenr' lt President do la Rdpu- blique. i.es dilT4rents chefs de c,)r. s d'armnie staieiti aussi ses amis poli- tiques les ilu)i. I16vou(s t il fiat un monat o' le parti de M. S#ndque Piier'r avait I',-poir que, utilis.,ntt touted ces chances, il aurait, en dtlfi- 1u111ve, i ", i. i a voir recourse atu cotup de lot-rat lad,(tionmi-l pour vain- e piar la; violence la t6.istance des adversaires. Matll M. .S;'tlm,:ie Pierre no voulut jamais ot;ssavr d- co noyen C 6tait sage et prudent, mais c'6tait surtout tris honorable de la part d'un can- didat hi4;iien. (.',*st principalemeont do cette tcondtiitlt rart q(u'il importA de remercier la mtmoire da d6funt, qui 16gue ainsi A la post6rit6 politi- que de son pays un grand example et un grand pi6cedent. MfTKfOROLOGIQ !U3 SbK -ervatoiw Dn 'KEI1PAI!R3 COLLS61 St-MARTIAL MERCELDI 9, FEVRIER 1910 atrotlieA i midi 764 m4 Teomp*ra'ur min-mum 21.7 (m2,na2mam 31,4 Moyenne diurne de la tempErature 24 7 Ciel trcs nuageux toute la jousnie. Ha- lo solaire plusmnarquant que la veille, Barometre en baisse 'cnte. Agitation iismiqae N-S entire 4 h. et 7 h. p. m. e- de ~a h A minuit. Legerc sccousse vertical. J." SCHIJRER. Mr Mexile A la P. C. S. Mr J. P. Mcxi e don't ncu; <'nnoncions la rev-cation A la Dcuane de Port-au-Prince o6 il remplissait les fonceions important de contTo einr a 64t employee a la Compa- gnie P. C. S, sur la line de Car:four. 11 est charge du co.t:6'e des tickets dt livris ux passagers et de la surveillaro des trains et wagons. N-.us l'avons vu c( mati n ses nouvelles functions, enmpress et vigilant, tout A son travail, remplassan avec a1sance son r6'e A la P. C. S, comm s'al n'avaut fait qce cela dans sa v'e. D6part Le Steamer Abd-del-Kader "a laiss avec les passagers suivants : Santiago de Cuba.-Josi Gomez. Ramo Smnchez, Cand d, Stable. Leonarda Fce',e Blanca Can en. Benita Esqinal, Rodolph Heinindcz, Ramona Georges, Maria E Risco Giraldo. M.deleine Touwsaint. M et Mine Delvaille, Melina Abr;him J. C Polanco y Ferrara, lose Ricard, Jacob Moi se Mme Ju'ie Louis, Mme D. Sandaire Albert Benedict, Estanislas Durales. S'o Domigo : Mme Paul Mingau. Jacmel : Mete Ste Odilde,Soeur Germain des Anges. Cayes lme Walter Alexandre, Mae Emi le Rene, Servilia Jean, Eliacine Dsguerr< Mile Euzelie Zephyr, Mme Vve Villarson Mine Sicard. Jdsimie : Berthide Claire, Bicius Raphael Mme Charlot Mathis, Dr Hudicourt, Mac Gouzoo, Mine Aubry, Vergniaud Do- plessy, Terlorge Nereite, Mme Vo'can Ld- sarce, Sen6teur Rotzier, Flora Pierre, F at yn)is Cauvin. Dr Dominique. Mme He- lene Cobin. Eloua-d Tardieu, Brotus, Roch, Abel Occelar e. A l'H6tel Bellevue C'est ce soir qu'.ura lieu la grade re- pr6sentation cinematographiqu: offiere par la Co-pagaie Boyer-Guiol, des Etats- Unis. Toutes les minutes out 6 prises par la direction de I'LH6te pour assurer i'ordre le plus parftit et reserver des places tr6s bi n disposes aux spec a curs. La Compagnie reco umande a' bienvei'- lanst public cente grande representation qui sera d un genre plu; qn'intercssant par le Grand Drame : '- Une Erreur de justice" one realiz6 sensa lonnelle de la vie. PRCGRAMME DE LA SOIRiE : zo Le Rival, ou le voeu de Miles Stan- dish, (grande scene tragique dans I oaett des Etats-Unis, comp eaant les six tab e.uz suivants : io liiscilla prefere John Alder ; 2 Pquot sur le pied de guerre ; 30 Le Sabbit d'un paritain ; 4 Mites capturE par les P.am (Rouges ; o John Alden va loi porter s- cous ; 6" Los fianq tiles de John. 2 ChinsonnetLe illuirte par Mr Boyer (accownp.tnerment de niano ) 3" L*: S CTC d'une M;ze. Skc-ne eitimeniale ou l'on voit ua6 fille-me e, edui-e p r la vauvre'E, ne sa- chant que ftir, qu .r.d enfi a sur son che- min vient .1 passer un genti homme qui par la suite devenu *son maxi, ignore le secret de sa f-mme (Grand success) 4' Ua iattur retfait. (Long sujet ccmi- que. INTERMIDE Dmnxiinie parnie : Ut e E're.r de justice G and dame ncu- vellemen, passe a Cherb:u-g ( France ) comprenant six- tab!earu : to Les dou es ; 2o Le maria se 'e'ge ; 30 A lant pr6venir la police ; 4" Henri le marin, arrive an frtal recdez-vcus ; So Le Tribunal mari- time, terrible accusation condamn6 a mort ; 60 Les records du maria. 2. Midamr Sylvia, dans ses danses( bal- lerine) avec effects mervei:hlux de limiere. 3 Li Course des bdigneurs (comique.) INTERM12DE Troisieme parties : -- v Le; dtux pou'e:s (comique) 20 La fEerie du rocher noir (feerie I effets merveivlecx ) 30 Uae servjnte qnt a du touet (comi- que. Le privy d'entie est de deux gurdes poor grand s personnel et r gourde poor enfants. On trouvera des carte; aux bureau du a Matin a et A la birrik e de I'H6tel. Mort de M. Ren6 We ll A la suire de no re entrefilet paru hicf sous ce titre, nous avons rc u la lettre sui vante que nous publions volontiers, en son a haitant cornme notre correspondent, que, 1 e Rene Weill don't le a Petit Parisien a an- s noncait la mort ne soit pas le sympathiquo reor&entant de commerce si estim6 ce Haiti. it9 fvrier 1910. e Monsieur le Ditectur. e Je "me demand si le a Ren6 Weill i d doat vous annoncez la mort est bien celu t que noas avons connu Port-au-Prince. e En effect, celni-ci, reprE3entant d'une mai Sson de commerce de Bordeaux et non d Marseille, m'ecrivait, du Caire, en Egypte I h la date du 24 decembre dernier.- D aatr 6 part le no do Petit Parisien du 7 janvie parle d'un cad'vre decouvert quelques joar n uparavant ; M. RenE Weill auraIt da file e, a grande a loure et mourir des son arrive 0o Tunis pour que ce soit bien liui. .-- Je prefere croire q y'il a confusion e rr que nous verrons prochsinement ici I SRene Weill que onus connaissons. -- LECTEL'I. Maison & vendre On offre a d(s conditions raisonnablh e one excellent maison, de construction rEcente siuee i Bolosse, reunissant toa*1 i- lea commodities et toutes les qualities d'h] e, gi&nSl: Jardins, arbres fruitiers, cloture e a, m aonerie, cries, premise, ddpendanca Modern styl, jouz de tayaz, etc. 1, S'adrs aas MATIT. Bonne R6compenseO Sera accordie a celui qui fera patvenir aux bureau du Mati oan troussean de clefs perdu vendredi dernier. A 1 Hotel Morch II n'y a que des fJiicitations A adresser i M. Alfred Morch qui a su, par une orga- nisation suprieute et une initiave intel- ligente,offrir au public choisi une dei fites les plus rdussies auxquelles nous ayons assisti6. De 3 heures de l'apres-midi a 4 heores do mann, ce fut un spectacle ravissant o6 tcui. vmioche9, jeu:e; gens, homes gra- ves, fillete;, e'c trouve6eant eur compme, en comp:gnie charmanie et gaie, passant de; heures griab'es, heoreux de vivre. en des d6cors d' luxe rappelant la grande ci- vilisation bruyinte et cependant rifi.i.e. I.a musique du mvci;tro Astrie s6tait su-'nasc ec i s airs eitrainants, ua1i6i d 6'es, tan 6- g acitux, parfois hbroiques alouaie-it A la btau't eer a l'clat des f& es uniques'que crLa powr c 6tnrer le carnival, le propri6daire de I'Hotel Morch. Se-vice t61phoo iqua3 O.i infrme que cet important service qui n, fjnc ionne plus depuis 'es g ands ince-d e;.de juil'eit 198. est en voue de r/oganiiatio i. Le crlncessionnaire. Mr L61ho B'-r-o prt6;enter b en 6t on ncuveau c. n rat qi i ss'-era le r;p dite de; e im wnlnicati ins fente le; partica!ie's. Lureaux pub.ics c'r Uie m-ason qui porte 'e n 176 a 6:6 bAie A la Grand Ru ci scra ins- tall le bureau central. Le tarif d'abonrcen,'nts sera d6ab i d'2- pi6s ure base raisoanable. RApublique de I EquateuT L- 26 oc nbre i199. le President AlfIlo a p-onru'gui une joi fdJ&rale qui accord i la presse des conces: ions sig ale'es. Aux ter- cres de ce',e loi, le paper d'tmpression paiera le taux minimum pefu sur n'i mpr- te q'ulle estcee de marchandi:es 'rinspor- tie au tarif le moins ltv6 pir les compa- pag-its de chemins de fer. Dans les villes on I on public des j urnaux ou de. fcuilles quo:idiennes, les direc'ears des chemins de fer nomme-ont deux agents ?yant I bre parcours sur leurs lignes pour %end-* les dites publications. Les journaux de Q i'o et de Gumy:qtcil et ceux qui vourront -re 6tablis dans d'autres v les de It R6publiqce jouiront de la franchise t1c1graphique ju.- qu'l concurrence de 200oo motspr jour pour la transmission de< nouve les, et au-de;sus de ce norambe is paieront un demi-cent par mot. Les publications hebdomadaires ou bi-hebdomidaires jouiront des memes i avant.rg's, soit 410 mots par semaine. Les dipcchts do gouvernement destinies A la publication rcqus A GJayaquil cu & Q oi o, devront .:re traduites et miss A la disposition d. l przsse dins un dilai d'u- ne here ap.6s leur reception au bureau tilegraphique ; ces names dip6che; seront r t lgraphites aux trais du gouvernement aux journaux des autres villes do pays. a SoMlfleds-Bdaillois DE M. Edmond Laforest i Le Numro du 2o D6ceibre g1909 de la Ch oniqne de; Lettres Franvjises in- tiressante revue parisienne content, so: e ce tite : Cosmopolitisn' littdraiue, ut ar tide de M. Maurice do Bos coasacr6 a5n e Sonnets Midaillons de note concitoyei r EdmGad Laforest. L'auetur de ce compete s rendo r&clame, des po0tes tran; isde l'tran r ger, de la couleur locale,an parfnm ezotiqae i II constate a regret que les peoples retrdo I originalii6 de lears costumes et de leao It moeurs, poor se vetir de l'auniverel co e plet-ves on et se travestir sous le mem code. Ainst partour, A Prague, A Mon trial, A Haiti, les potes s'ing;nie, pou ainsi dire a cacher de plus en plus la na ture de lear terroir. Rien en eux ne k s differ de boas, de tri; bons po&tes qu n seraient nes sor les bords de la Loire o0 es de la Seine Et de cela, dit M. du Bos y se dgage nou sentiment douloureux n joyeux tout ensemble. "' S Pouor ce qua a trait aux Sonnets-MI dailloss "; voici l'opinion de M. Maurin duB. s : 6 Cei reserves de tendances dtablies , i, on me peat certes 0u0e fEiciter .L largement ;e pote hattien que viemn nous rvidler linfatigable M. Geowgs ral dans Ia collection des "1 Pce es (f ;ais de l'Etranger Lire les Som;us-i. daillons du XIXe sicle d Edmond Lafo t est un devoir, un plaisir, un bonhear. a est vraiment prodigieux d avoir pa, et se. vent avec tin trs complete succ6s, coos ser sous Ia forme ramaosse du sonnet to% les traits essenieals du portrait tant phy.. que que mo:al de toatea lea gloires sidcle ; ceci indique one maturity de p. sEe, one perfection de travail bien ta surtcut chtz un pe',e aussi jeune. Laforest est no A ]6rdmic, le berceau da Dums,. le 20 Jcin 1876. En ces six le. ries ddfi'ent tooates les physionomies foe. dame tales: pcktes, romanciers, savautw, m.wsiciens, artistes, homes d Etat, et i chacun le poete a garden son frisson, son ,ymbole, son aureole, son mystre, sao Ame erfin, et si I'on vent se convaiocre de la retfection de rdalite vivante a laquelk il est parver iu, prenons aus hasa d, commr. le liv e s'euvrira, et lisons : SCHOPENHAUER alHomne triere. dit-il. I'Existence est le rnal D).-s que l'ceil s'ouvre au jour, la I)oulear Plus l'esprit souffle en to i, plus toli-e (cher s'enlainme ) Ton sort fait envier le sort (Ie lana ial I -'limaniut.se suit come un Ilenve fatal. La lenuine en est la source Or, pourqug (1',,uvre infamj )e I'Etre cesse. il rtaut stt-riliser la femme. Trn've au plaisir L'Amour est un teloa (brutal ! Iuisque la volonti faith 1'essence de IEtre, Veuillons en nos entants ne pas voulow reaaitn. Soyons insexuds pour mourir avec nous! .i. I. voilA que le monde, iyant v62 quand mine leoutet en souriant de sa hiutlcur suprea, Sclhopcnliauer, fakir des tudesques i (lous!.... Eh bien. qu'en dites-vou. '.) DejA . 19t2 semblab'e entreprise de comp iek lit'6raires avail ete faiie par I Hili miniature des lettres fran-siscs, en 83 tlo- nets did.ctiques de M. Ernest Labb*, e: M. Emile Fague, en avait pu dire : C-s: pia sir de se planter en .I'esprit la forn b eve, nette, precise et ry hmique- ' qui aidJe reenir don't eit caractdre chacua de ces ge lies o0 de ces taleou n de ces esprits ou de cer prEtentions. "1' encore e volume de M. Edmond La:esa: miriterait aulourd'hui cet e'oge du a il que ac:d6,aicte. et nutl m'nuel dec'us ne serwi- nlus utile que lei Sonnets-M :'"- Ions du XIXe scicle. Les vers sont harmonieux, soigaes,|V- tura'ix et si c-tes, et la France peat "re fire d avoir trouve un de ses plus Ois poe es educateurs en la personae de a jeune et stu lieux reveur des Antilles. Nous ne dootons pas que sous la "e- reuse et ch-ude impulsion donaee par l zi'i et sympathique Ministre plioapeI" tizire actuel Pii,i M Georges SytWIn qui sous son bel habit de diplomat s.td on coeur de poae ardent 'e fier, Ia M s d'Haiti ne trouve en France droit de ce que nous ne paifumions nos reverid'hl. e ver morose de routes les images eNlcI" - Ides des verdoyantes tropiques. s MAURICe do Be- It k. Ii 13 Lip Atllas LA vapeuarSibirlaayant guree r York samedi ob corant, retmca pour notre port eat attend ici t" dredi If courass;ll partirada' La sod0 Dour Kinaston; Colon,Port Li t 0' New York pregnant la malle, f t et p sagers. Lam ille pour I Etrauger ( vid Kit ton )fermera A la poste vrjdredi coarant d 6 heure du eoir. Port-au-Prince, 8 F6vreri190. F. HERRMUAN &Go -- I ,,p.Piin~qFteioit~lkk iendrik eatdes pol-s duSiid era lei pr.- neflft sani-di aprb'M'di et posrti- ra dimati~je dai'is ia jocirnt~o l.Out N ,O W oi k inc e I 1 0 F ~ v ri' r 1 1 0 A13t A EIRLN')TS, AgeWi ~igio r.)~2~rU~ vuo sur ia mar. CH4APELLERlEv~ kAILLE DEYlOIR B) R1,10 AucouRt/ ("I z Feliberto G r.zles JOE S N INEr JOSE S\AN MI ,1AN FBRIQUE DE ct i l, p UX E. F V I -) SAL LOLVIAF. Pot I I- tou es Its bw-t 8 ANS DI: >I'CCES Top que D. SERR1,S Pou4r i Ls Cie' ix Gu^I:;7 : pdoe d'- I ',,itories, des aies wj., in-s, EP:(i's, Foulures. horses i1 .\1 : d,^ :i iie,ctc, etc. hnsenment t ile, i'i iio et d'un effect rtain K i' ,so di oi, assurOe. EPOT: Pha'Timacle Toderne- e Roux. N- 108 et Rue du People, 124. 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Membre dipld6m6 du Phila- delphia School of Anatomy" de Tab' -s S. 'T. L. Appel6 aux Caye,, arinonce a sa oombreuse clientbla et au public EN V: NTE qu'il sera de retour dans uu imois.,Le Scafarlati Sp6cial Port-au-Prince le 10 Jaavier 19 0. trs appr.'i ,'s hlmnours 50 cts. lo paqu.et LA Comuission D ORGANISATION D DPp6t PLACE (iEItFARD. LA PARTICIPATION DE LA RIPUBLIQU D'HAITI & I'ExposmoN INTERNATIONA- -. Li DE BRUXELEzS L-% Commission cbarg6e de recher- cher les products et d'en taire l'exp4- dition & Bruxelles, avise le public que le haut du local oft se trouve la Chambre de Commerce de Port-au- Cette ddlicie ise baissan, d3it le s q Prince est affect6A recevoir en ddp6t veur exluis, 1- m in )l3 x i~-.-idbl o les products destines & l'Expo ition. rafraichtsswn 3mt d3; c'in tVs tropic- t Avant I'exp6dition des pr.;duits, ils seront prdalablemert expos6s on cette Agence G6n6r institution, a uone 6poque qui sara ul- t6rieurement fix6e. 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Ver ALU 42. i.c-L Le -t S -ot. dida a i -._ '! ;.-.k C~bausurei the ilacom term* at tra- GOURDES LEV,,ANT SUi-I':IiIxiJII (dit tabiac diKEgypte.) la I'Mite do L.KvAr "RUINAulK Ipapiet' violet lish-6, le paquet M Ali~I AN Jdapwr3 jauna le~ paq.uat WMl grarnm-s CAP )IAI. Sk'L1'hIUELu pa.pier blou le paquot de 5.0 gr'AIII ui'1, CAPORA;. 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