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Le Matin
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 Material Information
Title: Le Matin
Physical Description: Newspaper
Publisher: s.n.
Place of Publication: Port-au-Prince Haiti
Creation Date: January 31, 1910
Frequency: daily
 Subjects
Subjects / Keywords: Newspapers -- Haiti   ( lcsh )
Genre: newspaper   ( marcgt )
newspaper   ( sobekcm )
Coordinates: -72.2803802891673 x 18.5142993036392
 Record Information
Source Institution: University of Florida
Holding Location: Bibliothèque Haïtienne des Frères de l'Instruction Chrétienne
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: aleph - 000358166
notis - ABZ6468
System ID: UF00081213:00838

Full Text


Troiusib mAnn6os, Me 855


Port-au-Prince, Haiti


Lundi, 31 Janvier 1910


ABONNEMENT8


port-au-Prince

W~partemeflts

Etranger ..--


UN MoWs. .. G. 2.00
TROIS Mois... 5 00
UN Mois .,. G. 2.20
Taois Mois 6.00
. Ro1s Mos 8.00


C16munt-Ag1@ire


- -


Ii


j


Dra0- OUOTIDIBN


LE NUM1'RO 15 CENTIMES

LAm manuwtrits iniisit- ,u non ne scroot
pa- I t'ndui
REDACTION-ADMINISTR ATION
45, RUE ROUX, 4).


Arthur Isidore
ADMINISTRATEUR


Essai sur Thomas Madiou

La Restauration"

V
Vonl l'Empire A terre st la R6pabli- Geflrard, dit antre part Saint-Joh 4,
qae restaare, allone-nous enfin avoir n avait aucune idde de liberty ni de
an regime qui no soit pas personnel libre discussion.*
come. cola aurait da etre ? Aussi quand nee Chambre brillam-
La rdpoblique, dit Guiz)t, quaod month compose essays do contrd'er son
ell eat chez an people Ie rduealtat natu- government, il fit sortir an d6cret de
rel et vrai de son 6tat social, deo ses dissolution.
iddes, do see meurs, oat an gouver- C 6tait asur6ment an dtrange rdpu-
noment digne do sympathie et de res- blicain que Fabre G-firard et Frdd ric
pet, ai a ses vices th6oriques et pra- Marcelin oe lni reconnalt quo de l'ur-
tiques, come toes le a dtablinsements band, A ddfast de talents et de m6-
hamains, male qual honor et sort I'ha- rites rdels.'
nanit6, cir il la provouae A d6ployer Q u'est-ce A dira ? Le r6publicain
ses grandee forces morales, et il poent lucid, je pensais qu'il serait an moinms
la porter A an trbs hast dor6 d'acti- rest le clespoto elairds. Qjoi I Pas
vito, do verts, de proep6rite et do m6me ca 1. Cependant personnel n'a
gloire.* plus fait que Geffrard poor r6pandre le
Do son c6td, Charles do R4 musat pain do l'instruction dans totes les'
s'exprime siasi: L'Aidment r6publi- coaches do notre soci6t6 moyea in-
cain domino, it y a essentiellement faillible, poor sauvor le pays, a-t-on
r6pabliquo partout ou la premoe et le a toojours affirmed.
Elections 6tat hres, me aso mbl6e -a Oui, c'est linstraction publique
elective oexerce le povoir pr6pond6- qui civilisera notre pays, s'edriait De-
rant, d6cisif, d6finituf.V lorme dao uan do ses plus beaux dis-
Avons-nous eon quelque chose, je no cours, qu'iI prononga an Cap en quali-
dis pas d'analogue, mais d'approchant t6 de Prdsident interimaire de la com-
avac la r6publique r6tablis par Gef- mission de l'Iostruction publique, lore
frard ? Pas le moins de monde. do I premiere tournde entreprise oar
L'Empire abatta et Is R6publique ins- Gefl ard peu de temps aprs l'avJse-
taur6e, on vit le nouveau pouvoir ,ment de colai-cil oui, c'est I'instruc-
miiotenir lee Chambree doe I'Empire.la tion publique qui civilisera notre pays,
mason militaire de l'Empire, Is minis- come elle a ddjd civilisd les nations
tre de 'Intrieur de l'Empire tout et cSlibres dans rHistoire. a
le rest. II ne manquait a la I&te quo C'est beaucoup :dire. En tout cas,
Soalouque, Delva, Salomon et an mot. I'iustructio3 pub ique est chose toate
On no se donna m6mo pas la pine de moderne, et ce qui est certain, elle ne
fabriqaer one petite constitution, peat 6tre qu'on facteur de la civilisa-
LEmpire a 6t6 aflsc6, dit M. Ma- tion et non la condition de cetto der-
ximlien Laforest, sans quake nos ayons nire. Les logiciens de notre pays dmet-
as a bdndficier d'une vEritable conti- tent volontiers cette th6orie que le des-
tution r6publicaiae.a ( RoF do la Soc. potismo cessera en Haiti Ie jour oi
do Legislation, Janvier 1895 ). tons les haitiens sauront lire et dcrire.
Main alors qa'6tait-ce done quo cotte C'est vraimeat so payer de mots et se
R6pablique ? Poor Ie savoir, faisons refuser A constater 1'dvidence. A part
consaissance avec al'lsetasrateoar. La cette veritd que notre pays eat plus '
chose a son importance, Thomas Ma- servile depuis qa'iI eat plus dclaird -
diou syant 6t6 le chef du cabinet perti- it nous semble quo lea Romains doa
culier et plus tard le ministry de Get- plus beau temps de Ia republiqnue 6-
frard sur qui il a ported un jagement talent ignorants et avaient sla liberty
des plus sesAros. politique, tandis qua c'est la Rome d
Voici comment parole de Gefirarl, 6claird qui fat on servitude. Et plus
Spenser St-John qui le voyait souvent prbs de nous, n'a-t-on pas vau naltre en '
*t I'aimait. Seeos maniAres sont police Angleterre an gouvernement libre an i
et aimables, presque f6minines dans sein meae de la barbaric ? Non, c'est
le'r grace, I'expression de son visage le caract6re qa' fait aun people et nona
1*t fort agr6able, son sourire 6duaisant instruction don't te n demanded peas
t sa parole tr6s facile. Cependant I'au- pour cols la suppression, mais simple-
ditur no tarde pas a ressentir l'impres-. ment la reorganisation base sur le I
stin que, malgr6 ses charmantee qua- sens common.
lids, le prdeidont eat vain, prdsomp- Le grand malhour de notre pays vient
tatz, plain de lui-mnmoe et convaincu de ce qa'ii a 6td constitu6 politique- I
do ta supdrioritd sur tout le rest de meant avant de I'dtre socialement.
rhumanait...s Et si la tentative avort6e de Gelfrard (
Et dans ce maitre livre publicd it y a a one signification, c'est bien collo-ci ; v
.teo-deux ans ) d'n pensear et d'un on no save pas un pays par des mo- I
Palatre, le a Dicas Hippolyjf son 4po- yens parement politiques et quell V
ft, s oeawurea de F. Marcelin, ii eat politique. a
rochd6 Geftrart d'avoir pratiqu6 M. Firmin,dans son remarquable on- V
Politique fetlate dee intdr6ts oerson- vrage. M. Roosevelt et la Rpublique g
doe Iint r6t oavernomeatal ; rd- d'Hati, troupe qua ce chef d'Etat s
M lee rivalte poor iseoux leos I pour parfaire son euvre aurait dO c
4S0O ; ua4 dansa n but esqauin de o spenser Aprot6ger chez nons e1 d6velop- t
j2 privde, tous lee homes ddjA poment des petites industries, des me- c
entrav rinatiative personnelle tiers on des grouse do m6tiers ae
anat la folie prd to doe tout comportant point 'aimenses capitauz
p dre r de la.se ai one machimerle cotteoee, nae as-


surant 1%mploi des bras do nos cita-
dins ,
Si Geffrard avait agi cornmno l'idique
notre eminent concitoyen. nous no cro-
yons pas quo colaeot modifi6 sensible-
ment notre malaise prdsnt.
Le mal don't nous soutlrons est pro-
fond et grace A la science socialo,nous
Ise coonaissons maintenant et c'est
un grand point. Ce mal reside dans
I'absence de patronage, de traditions
heureuses, de l'esprit de famille on plau-
tdt dans I'absence do touts organisi-
tion de la famille. Et c'est I'honneur
de mon excellent ami M. Augaste MA-
gleire de eIs dire et de le r6p6ter ici de-
puis trois ans avec une constance et ua
courage dignes d'un meilleur sort.
E,il faut le reconnaitre, une descau-
ase qui out le plus nui a tout d6veloppe-
meat m6ae du travail privd en ce pays.
c'east le poivoir personnel dea chefs
d'Etat uniquement occup4s, nous le r6-
pdtons, A Icorrompre les mueurs et A
ddsorganiser les institution. Aussi quel
effondrement ds Bayer A notre temps!
Herbert Spencer I'a dit :
La soumission d'une nation a an
home n'et pas chose naturelle
et aine. C'est comme on dtat maladif.
C'est an 6tat qui peat convenir a one
socidt6 encore pleine de vic-s, mais
d'ou il faut sortir au plus tot. L'instinct
qui le rend possible nest pas do tout
noble.
*Appelez-le de son vrai nom: une ter-
rear aveugle, une dpouvante inspire
par la force, par une force q ielconqae,
mais surtout par la force brutale, et
voyer alors s'il eat digne d'admiratioa.a
Aprbs Soulouque pour qui la meil-
leure forme de gouvernement dtait cel-
le capable de le fair respecter sans
ddbat et de briser touts opposition &
sea volontds personnelles, seule facon
sdrieuse, selon lni, d'exercer le pon-
voir 9 ( F. MARCELIN, 1oc. cit. ), nous
( times Geffrard qui renversa r'Espire,
c'est-a-dire le mot, et maintint la chose,
c'est-A-dire le systime ce system ai
commolt1 gilae auquel un enfant do
cinqans peattout auseibien atravailler A
notre bonhsur a dans la mame measure
que les a illustres pr6ddces,eurs.P
Or, il so troava que Thomas Madiou
futunalli6de Geffrard, son frie- Alexan-
dreMadiou ayant 6pous6 one title dou -
ndial.Aussi lors doe la prise d'armes des
Gonaives, vous pensez si notre histo-
rien fat expos avec Soulouque I
a Mon fr6re Alexandre Madiou, gen-
dre du gdndral Geolrard, 6crit Thomas
Mfadion, se trouva gravement com.r-o-
mis dans cotte atlaire ; poursuivi par
les agents de Soulouque, it so rdfugia
au consult franoais.
a Do ler an 10 janvier 1853, j'ai faith ,
la champagne de Soulouque centre le g6-
ndral Gaffrard officiellement on ma
quality do R6dacteur des actes du gou-
vernement. Mais en r6alitd, appel6 a
I'arm6e d cause du soupCon de ma com-
pliciU dans la r6volte qui avait eclatd
aux Gonaves le Is22 dcembre 1858, ri- f
volte d laquelle j'ati d tout d faith Itran-
ter. Sowiouque avait voulu m'avoir
ions la main. Si je no fas pas arrt6 A
catte occasion, c'est grA.e A 1'interven-
ion bienveillanto do l'Imp6ratrice en
ma favour.
a J'ai assisted as combat do a gorge t
Mary o& Soulouque a 4td vainca. Il t j
obUli do rsetrer as Port-au-Prince c


apr6s avoir fui prdcipitamment doe la
gorge Mary A l'ArrehAie.
a LA 15 j invier 18790, le en6ral Gef-
fra-d, devenu PrAsideut d'llaiti, entra
au Port-au-Prince, A la tte de I'arm4e
r6publicaine et Siuloaque fat embar-
qu6 pour la Jamaique entonur d'dgatds
par Getffard qui en cqtte ciruonstance,
ddmontra une g6didrositd presque sur-
hum aine. ,
It nous semble que ( Gal'ar I n'avail
pas A en vouloir A un hmliui don't il
pranait la place. C, soat plutlt les pia-
rents et lee amis de tos les mtillsu-
reux quo Sojlouque avait occis qui.
dans la circoustance, d6montrtrent une
g6n6rosit6 s'jrhumain- -- mi i, pas tef-
trard qui avait tout int&rtt a traitor
gentiment m )ulouque ailo que demain
on fit de mtme pour lui, quand on
I'embarquetait a son tour. Mais Ma-
diou 6tait trop iddali'a3 je dis id6a-
liste et non iddologue pour voir la
chose par ce c6tA.
Trois jours .tp:;.s I'entee triomphale
du nouveau chlef d'Etit-i Port-au-Prin-
ce, Mm 3 Madiou mit au monde on fits
qui fut d6nommd Christian ( avant ce
dernier-n6, elle avait eu Athalie en 1856
et en 1832 Feraand qui mourut A
mois. )
Thomas Madiou, quii savait a I'occa-
sion aider ta forturve en employant cer-
taines souplesse--, fit tenir Christian sur
lee fonts-baptismnaux p~ r le Pr6sident
Gellrard t qui, par une attention ex-
trimement delicate. il donna poui com-
mbre Mme Bazelais la tiller do Jean-
Pierre Boyer, s'il vous plait.
Le President ne demeura pas insen-
sible & tant de d6efrAnce venant d'on
home qui 6tait une des gloires d'Haiti
et son allied par de4sus le march,
ce qui, sans donte, 6tait encore plus im-
portant, aux yeux de l'hWmme, tel quo
uous le counaissons maintenant.
Aussi il y avait A paine un mois et
demi que ,Geffrard 6tait Pr6sidant de
Ia Rdpublique que le XConiteur HaftiAm
du 5 mars 1859, publiait I'avis suivant
de Ia secr6tairdrie d'Etat dos Rela-
tions Extdrieures : MM. P. F. Tous-
saint et T. Madiou, envoys extraordi-
naires et ministres plinipotentiaires de
la Rdpublique d'Haiti pros lei course
d'Angleterre, de France et d'Espagne,
et M. Granville, secr6taire do cette mis-
sion, ont quitt6 le Port-au-Prince le ter
mars pour Jamel ou ils doivent s'em-
barquer.9
Et unpeuplus loin,on pouvait lire cet
entrefilet : M. Boyer Bazelais est char-
ge de la redacion du Moniteur pendant
I'absence de M. Tt)mis Madiou. 2
11 n'y avait pas lonogempq quo Boyer
Bizelais, jeune borne de V2) ans, dtait
rentr6 do France avec son dip'o)me dc
licenci6 en droit de la faculty de Paris.
Quelques mois auparavant il avait re~
* de la bionveillance de S. M. I'Empc-
reur one commission d'avocat pr6s I s
course a du resort de Port au-Prince.
L'objet principal do la mission di-
plomatique Madiou-Toussaint dtait la
I otification aux gouvernementq anglai-,
franiais et espagnol nu r6tablissem tic
do la Rdpablique en Haiti.
Voici comment s'exprime a cet dga d
rThomas Madiou danases notes inadite-:
a A Ticmel j ai pris le steamer a"gisis
pour Kingston (Jamaijoue); do Kinj,-
on ( o ail visit la tom be de son p6re)
me salu rendu A Saint-Thomas et do
:e dernior point A Southampton.


I


II --- -~-







s A Londres, & Paris, a Madrid, j'ai
rempli ma mission aupr6s des gouver-
momeots anglais, frangais et espagon'.
a Do relour ea France aprFs ma min,. -
sien d'Espagne, J'at a asna6 chez M.
Michelet a uan diier rit il y avait use
douzAaite de coa vives. Esuite,a Ar gets,
j'ai visit M. Pierre Richou et a Nantes
M. Joseph Baillergeau, mon aucien cor-
respondant.
c Io 11 octobre 185.9, je suis parti de
Paris pour le HAvre dani la matzind! et
dans l apitA-rnidi j'e'aii dans c tte
Ville.
a Le soir de mon arrive, j'ai dine
avec Ie baron Gros, sovs-pref t du Ha-
vre, mwo aucten condisciple au cul ge
royal d'Angers, et ensuite nous avonsf
assist ensemble, au tha' re, dams pa
Joge I.9 12 au toir, je eUis pa 'r u oul.
Souctlimpton, do lA j ai tt6 A Londres ;
je UI~S revenue A Southampton oti je me
suas err-harqu6 pour IIiti le 17 octc- t
bre '18') sur lI steamer Shannon et I
je Q1is ;rtriv6 CA Jmvtnel le :1 novembre 1
I'8!) et eA Pjrt-a -PI'. tuce- le da i name
IOis.a
Vouai. Nous avouons prafirer le style I
do Madiou historian au style de M.- I
diou diplomat : car vraiment, saco' -
ter en uni- vingtaine de lignes "n vo-
ytge do tbuit moist, c'p-t b:atra Talley- I
rand lui-m me, c'e-t datenir Ie record
de la bsch-iesse. QOoi P's un mot
sur son c.> Ilgue, le sunatear Taussaint.
11 ne tious dit mime p t si a Rein-
Vic.oria,en les voyant, Toussaint et luv,
pi ouv.i cet 6tounement llatteur qu'e'le
avait laiss6 percer quatre ans aupara
v.-nt to-.q',o M. A dr6 Jean-Simon lui
fat pr6sentd.
.ft ;.4t oais la d.scrA.ion diplomati-
que de MAlioa et con entoni-nous ce
ce que Doas apprennent l-s documents
office's q.,, nous 1;tiheroas pto.haioe-
m tnt de o(lacer de notre mieux dans
lourn cadtes histuriques.
FERNAND HIBBERT.
I- -
Tribune du" Matin"


Auilour dos EeUce0
nu 10 JANVIER 1910

R6pliqae A Mr A.. Cha man*.
I (Suite) ,
J'ai 'lit qii'ou peut gagner de 1'ar-
goat s atliitevment A la D)ouane et je
m'explique : 11 y a d'abord les ap-
ponliuteliiets st u lesquels un home
rOpsIier leut fair quelques 6cono-
mies ; i y a ensuite les heures do
travail suppltmentaires ; il pout y
avoir des avances sur appointments
don't la valeur peut etre tructueuse-
mont employee par un homme avis6;
il y a les r6compenses quo le Goo-
vernement pent accorder aux dous-
niers etaux administrateurs bonn6tes;
et de fait, aujourd'hui nese fait'-on
pas payer pour 6tre honni(te ? li y a
le credit qlue le commerce vour,
accorde tout de suite, quelquefois
dans un but jnt6ress6, il est vrai,-
mais don't on peut tirer pardi. *II y a
encore le quart des doubles droits ap-
pl.quds, revenant a la Douane d'apres
la loi ; et ce quart peut e re impor-
tant eommot cela est arrive enl O to
bre 'iS : Je venais d 6tre nomm6
Deltgu6 des tfiances Des mon instal-
lation, je mis la main sur des f au-
des A l importation dans les tissus.
J'appliquai les doubles droits pour
faures uec'aratio.s & deux cargai-
sons que je verifai moi-mime; ce
qui m a value la haine inexpiable du
commerce de Jacmel. Le quart rove-
nant au personnel de la Douane de oe
chef, y compris la surtaxe en or rd-
duite au taux du jour, monta a la
jolie some de 14.500 gourdes. Fai-
sant preuve de d6sinteressement je
repartis cette some proportionnelle-
ment entire tons les fonctionnaires et
employs de la Douane, mrme a cex
4, qui avaient eombiud lea frauds qae
je venaiS de surprentdre. Deux jours
apres cette r6partition, je reoas des
avis de Port-au-Prince, me distant que


'IS Ddpartement, voulant r6compenser
mon zle, avait d6cide de m'accorder
A titre d'encouragement la moiti6 des
14 500 gourdes ; mais le partage
avait 6t6 d6jA effectu6 come je viens
de le dire.
Evidemment, loraque M. Charmant
dit que j'ai gagn6 de I'argent a la
Donane, ce nest pas aux pr6c6dentes
manieres d'en gagner qu'il faith allu-
sion. It ne precise pas sa pensoe, il
est vrai ; mais c'est peut-6tre encore
chez lui un de sea traits de courage
comme il les compound. No I'a-t-on
pas vu, aprbs avoir rega one giffle,
marcher dans les rues de Jacmel avec;
on crepe au bras, porter ainsi osten-
-iblem4nt le deuil de M. Lormand
Nicolas, qni lui avait donn6 un ml-
gistral souftlet, et d6s que celui-ci qui
atvait 6t6 incarc6r6 su,- la plainte du
po'tron, fat remis on liberty, ne.vit-
on pas le brave Charmant enlever
prestement son crepe, 6viter toute
renconire aveo son adversaire et ou-
bier come sa premiere casaque, le
'oufl(-At qui faillit deformer encore
plus sa mdahoire bris6e A Colon dans
les circonstances que I'on sait...
Done M. Charmant q~i ne cesse de
ialir de la bave fAtidn qu'il s6cri'e, -
tel un reptile gonfl6 de poison,-tous
-s tionnetes gens, vondrait porter
tttfeite a mo:1 hooneur en disant que
i'ai igagl d de I arqent d li Doaane de
,lcme M is le trait glisse saos pdn6-
Wt'e Alh Curias de sartunales 1)3-
puis quand done gagner de argent en
D)uane est-il consi'lr- par vous et
"eux qui vous reosemblent comme
an dstshonneur ? No pratiquez-vous
pas la maxime utilitaire et immoral
que voler l 'Ett n'est pas vo'er ?
Et, coineno je vous I'ai dit dkjI, re-
"ardez autour de vous, dans le cer-
:eI, de vos noiveaux amis, vous y ver-
rez ceux qui out su mettre en pra-
tiq'ue votre maxime favorite ; ceux
qui ont 6dil4 de somptueuses demeu-
res et ceax (iui out bati ou achet6 de
spacieuses maisons dans nos diffd-
it ts quarters. Et vous les choyez. et
vois les vantez Vous les rassemblez
tuto'r o0e vous. pour former avec
-utx tine i ideuieag'r6gation d'616ments
rnalstins. vWtitaboes f orments de dis-
solution social ; oependant que comrn-
me voUts et, avec voins, its conveitlnt
toutes les dignit6s, its prdtendent A
tot's les honneurs. auxquels its n'ont
q 'un litre,- si c'en est un, lentour
upidit4 ina-souvie, leour immorality
scandaleuse. Ils sont done les hom-
,a-s du jour- ; i;t sont 41us.-non par
le people don't its n'ont jamais fait
que lser les intdrbts sacres,- mais
var unn coterie, ils sont 6lus, dis je,
pour vous tenir digne compagniepour
etres vou utd-s collaborateurs, con-
seillers communaux, lecteours d'ar-
rondissement, candidate au Sdnat, et
que sais-jo encore !... Qui se ressem-
blent s'assemblent, astiu asinum fri-
cat disaient les latins ; les anes vont
avec les nes.disons-nous nousautres.
Done gaginer de I'. g, t d la VDo'sawe
West pas pcar Mr A. Charmant, avec
.sa morale particulibre, un d6shon-
neur, une tAche. Jo voudrals qu'on
,ui conflAt one Domane pendant ao*
seule r6colte pour voir quael chahut
it ferait t I i...
Mais M Antoine Alcius Charmant,
connaissez-vouq un homme, qui, su-
bissant I influence des tares ancestra-
les, aurait dans as jeunesse voId un
cheval uour le revendre, aurait 6td
de ce fail traduit on justice, jug6 et
n'a 6chapp6 A urne condemnation fl6.
trissante que par Pintervention de sa
famille qui pays le prix do cheval ?
Connaissez-vous un jeaune homme
qui, revenue de France avec des dispo-
sitions particulibres, trouva inginieux
d'escroquer lee modestes economies
d'un humble terblantier ?
Connaismez-vous ce meme individual
3ni' en 1876, brlsa les portes de l'ita-
e d'un respectable notaire pour en-
lever certain titres de propriet6 ap-
partenant a divers : mais qui no fat
Spas poursuivi grace aux supplications
de sa m&re ?
I Conaalseoz-voua oct bonn6te associe
qul so mit ea costutmo da pere Adam,


la nuit,- s'introduisit dans la phar-
macie de son associ6 et enleva 1s
caisse,- atteignant ainsi an comble
de I art de voler, se voler soi-m6me ?
Connaissez-vous cot home qui,en
1883, imagina de voler la carabine
d un brave d6fenseur de Jacmel ?
Connaissez-vous ce m6me individu
qui, sur la terre d'exil, trouva exp6-
dient de briser la male d'un compa-
gnoon d'infortune pour lui enlever ses
pr6cieuses economies ? Connaissez
vous ce ills ddnatur6 qui fut accused
d avoir void les bijoux de sa mere,
alors au lit de mort, et que la atrs res-
pectable dame maudit avant de mou-
rir ?
Connaissez le mfmne triste sire qui,
en 1897,partant pour I Europe dans le
but d'apprendre. sans doute, qu'on
ne roule pas carrosse sur le boulevard
mais sur la.chauss6e, donna en d6-
pot A I'agent d'une tigne de vapeurs
une botte de bijou en garantie du prix
de son passage, mais troova moyen,
quelqus minutes plus tard. d'esca-
moter la dite boite do bijou ? Et le
m atheureux agent de vapeurs fat quit-
to pour perdre le prix de ce passage. ?
Connaissez-vous le mAme individu
qui, fidrle A tout son pass d'escro
et de filou, se mit en t'e. en 1900,
de nos jours, de commettre un faux
en 6criture, pour intenrer un pros 4
iujuste A des orphelines,-lequel faux
est encore d6tenu par un avocat de
notre harreau ?
Reconnaissez vous ce tristm pprson-
nage, et que dites-vous de lui ? N a-
vouerez-vous pas avec nous qu'il m6-
rite. sinon le dernier supplies, du
moins le bagnae perp6tuitd ?... Et
pourtant, quand on voit un tel indi-
vidu clamer aujourd'hui son impor-
tance avec une verve intarissable, -
avoir la pr6tention de parler plus haut
et plus fort que tout le monde, rd-
clamer la premiere place partout,
prendre la direction de tout,- tandis
que les honnetes gens s'6loignent de
iui come d'une be'e puante. aspi-
rer a tous les honneurs, pr6tendre A
toutes les dignites, avec une audace
d6concertante et une outrecuilance
inouie n'avouerez-vou- pas aussi avec
nous que nous vivons dans un pays
charmant ?...
ROD3LPHE ALE:ANXDRE.
( La fin a remain )





R3MBRISMUMEWU TS
MITZOROLO(PIlQWq s
OcbMowvatojr-

SKlImAINR COLLEGE St-*ARTIAL
DIMANCHE JOJANVIKR 1910


saromitrea iMidi


Temperature minimum


maximum 29,9
Moyenne diurne de la temperature 240
Ciel tres nuageux tou:e la jourone et
cLuvert la nuit. Forte brise de mer Ho-
rizon un peu embromd B-rometre cons-
tant.
Com6te. La nouvelle com6te visi-
b'e A I'cuest le soir s'dtend sur une lon-
gucar de 3o degdhs.
Elle se ddplace rapidement vers le Nord
et l'Ooest.
J. Str*'PR.
DOmiss"on du Secretatre
d'Etat des Finances.
La admission du Secretaire d'Etat des Fi-
nances et du Commerce, M. Ctodelon Ri-
aud a E t acceptde par SE le Ptdsident
I ts Rdpablique. M. Rigad a dtd amend
A prendre cette decision A ia suite de la
nominationde M. Aug. A. H iraux lIa di-
rection do bureau de la Recette et do I&
D6ponse. Le mioamise des Finances avait
Probat contre cc c hoi qui o'avait pas sona
approbation et a souteauu que s'il dtal, dE-
finidf il renon aj son ponefeuille, la di-
rection do Is Ree relevant do son Dd-
Diem qu'on semble vos oGf meve, mO
voeloir seeirs


764 m mi
19,1


la nomination do M. Hdraun d
de M. Rigand a did saccepte et
do DIpartement des Fliances
M. Arteaad, secrdtaire d'Etat de la J
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Les diff6rents points do programa-r
et# exdcu is avec succhs.
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charm6rent 'assistance en se faisant
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dans le chant militaire C'est be"
soldat
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03 a f/it 438 o;o eo clo ure bier sohre(
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s6s, car le minis re des Finances a dI
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dans les taux s'gialds la semaine denai,
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tions en France s'ad e deji i cent mil..m
Les degl's sont incalc'i'ables.
PSris se trouve iso'de des villes usiut
au Sud et A l'Est. Les viv-es commeauc
i marquer.
L, Stnat a vot6 deox millions de fiea
pour secocrir les sinistr6s. La souscripi
nationale atteint deja un chiffre cooail
rable.
Trois mille personnel not Et6 met
par des embarcations A Alfort-ville.
cette vil e, it n'y a que les tots des
sons qui sotent en dehors de l'eau.
nombre des noy's est incalculable.
La situatico devent plus grave. La S3
ne monte i rai;on d u-i pouce par h.t.
L'erat de; hoses n'a pas ching4 d'l
manidre notable A Paris.si ce n'es qu'tid_
a plus de rues; -lles soot devenues di
canaux ; plus de districts : ils sont abmd!
nis. Le rrafi: a :ouffert des plus
difficulis.
Les points sur la Seine n'ont pas ntw
eti emportds par les courants, mais la *b
part sont fermis au traffic.
Les nouvelles des dipartemenus dkA
que les digues soot empo:tnes et que h
eanx inoodent les villes.
Le PrisiJent do Conjeil des
M Briand, et le micistre des fina M
sent que tles dgaits occasions i
inondations s'dlevent dEjA A plas 4
milliards de francs.
Le Dhpartcment de la navigttio _l
a de:lard que le vnlu ae d'eau des
ents de Ix Seine fit main enaot
qu'avant lorgtemps le fleuve arait
son nouveau maximum. II est poureai
possible de 'e pridirp avec centi ade,
la France entit:e s% trouve tOUjorn
une tempete d'eoa, do grelt et do
Bal d'eonfants
Grande tate le luadi 7 Fdvrier
aa Cercle-Bellevue qui cuvroe se
anx infants poor an grand bat
D6De6s
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6 1/2 h'ares do soir. Les fundraiell
rout liea cet apres-midi.

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administrateur.
Les fundrailles ont eu lieu hier -
glise Cathddrale.
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partti avec pasnmers souivants poar :
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N.Marcou. .
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fatiguait, mon poids diminuait
d'une fa6on alarmante et 1'etat de
ma zant6 en general donnait lieu
aux apprehensions les plus sE-
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sespoir quand deux m decins dis-
tinfuds me ddclardrert atteint de
Phtisie pulmonaire.
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qui par leur savoir profound font
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