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Le Matin
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 Material Information
Title: Le Matin
Physical Description: Newspaper
Publisher: s.n.
Place of Publication: Port-au-Prince Haiti
Creation Date: December 24, 1909
Frequency: daily
 Subjects
Subjects / Keywords: Newspapers -- Haiti   ( lcsh )
Genre: newspaper   ( marcgt )
newspaper   ( sobekcm )
Coordinates: -72.2803802891673 x 18.5142993036392
 Record Information
Source Institution: University of Florida
Holding Location: Bibliothèque Haïtienne des Frères de l'Instruction Chrétienne
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: aleph - 000358166
notis - ABZ6468
System ID: UF00081213:00808

Full Text



Trolsi6me Ann6e, NO 825


Port-ati-Princp, HMiti


Vendredi; 24 Dcoembre 1909.


ABORNEMENTS
UN MOIS C. ..0
port-au-Priace
Tnois Mols... 5 ( )
Dpa> lments UN MoIs ., G. 2.20
TRoIs Mots 6.00
Etranger ROIS Mots a 8.00

Cl6ment-Magloire
DIRUCTlUR-FONDATEUR


LE NUMIfRO 15


Ii


6


J


O UOTIDIEN


cGNTIME3


Les winwz~r iit- III i mmI ltf r ron

REDACTION \.DINII,4STIRATIION



Arthur Isidore


ADMINISTR ATrUhi


0 d'H ( pendaue1 des pouvoirs pisblci : elle liWromenet aux ddpens dties vainces et
est organiste spontanbhnft-'ntre proprid- de leur travail.
tires du toi.Sirtaj : c'est Ie common- Qie feraient les Ilaitions, en pareil-
A L'US AGE DES ADULTES e,-nent de l'institution essentieilement le occurrence ? Au premier coup de
saxonne du jury. canon d'alarme, lea ville. devant dis-
LIVRE IV Voila ,lone l'exemple d'atn people li- parailre et la nation se mettre debolt,
bre et ind6pendant, par le fait exclusif ils auraient incendiA les villas pour so
Le Pacte Fondamental qu'il a su se constituer des Itimilles et retire au piel des moitagnes.
des foyers. Nous allons le voir aux pri- Que flrent, au contraire, les families
XV ses avec lei dominations extdrieures. le plysans saxons ? Connaio'ant le prit
Un si6cle aprt-i lear installation en de li proprit1t6 et combien elle attache
ii y a beaucoup de geas en H.iti qui no seemb'e pas qu'on les ait ch/ez non- Angleterre, ce Sixo~s essuyiarent I'in- solidement I'homm, At la terre, a en
s'niaginent que le people haitien a ,'6 assez lou-,, je veux dire ce patriotismo evasion des Angles. hmimmes I'allaires, en hoinmes prat-
le premier dans le monde a:'t coaqu'- airilen qu'ih- portent A la hauteui ,'un Cu x-ci 4taient un people de conq ie- ques qu'ils dtient de/d lec Saxon trai-
rii son inl6pendance ; ceux qui ne pi cul'e. 1 a pu crir, non s:i>s r,.i-o, rants militairas. Au lieu di s'itintaile i t'-ent purement at implement et dI
agent pas absolument cette croyan-', qu'i's ount, d'une /fa' ) nti le l1t familte. et par foyer.; distinct, pr- nier coup avpc Io'i Daaoi Its nri-
Srofessent au moins qua noui sorn-n's teuple ;e plus patriote t l'Er. .." c- elles-cl exploitaut, A la fa )n du pay- rent de payer come tr 'ut la somrn
e people Ie plui h6roique Ie la tenre. Rien ne saurait nous tre plus profit:- san saxoa, la quantity de terre n6cessai- d'argent qu'lls auraient ld6pens6e fa.-
La vdritd est que, lorsqu'eclatkrent ble que do nous inspire de lear exem- re A leur i ration, uis s'6tenilreat re ia guerre.)
lks guerres de I'inidpendmnce, la -. i6- pie pour dlfenlhe contre toute absorip '. 1 de vaste4 espaces, pairce flue t6 indigeae, nativement di6organi- e, ,ion 6trang ,re notr individuivlitd n,- vaste c.lan militaire avait constamment !,itienne qui trouve f.ue lo p1isident
n'avait pas on elle-meme ce spiitiment tionale." be >ni de cette imrnnence 4ten tue des I;:yer aurait di r'lus.r Ih pirincipe t-*.
de I'ind6pendance nd de la forte consti- Pour -'in pirer do leur exeni!e propritels pour leos istribuer aux so'- I'm lemniti franchise, taliser la miena-
tution des foyers et des families et Ilii, it faut don, savoir A q elle source 1'. I 's et fax chefs. ).i estimiit la pro- ce dIe D)e ialine. ei incendiant l.. vii-
l'inddpendance une fois obtenue, la con- Aiigais puisent "ca patriotis-nm a. pridt6, dit Dt.moliii-, coin eun- l, ,ot acce pter, I lieu et place d'une
solid et la foitifie d1 plus en plus. Ce lent." Pour decouvrir cette source, il maInAie qu'il y a de vdritablemente.tonantdans nous faut remonter aux origins mrnme '%i Zs personael4 et 4 fair vivre 1L su, 4tait certaineme-rt prollmatl-
" I'dpopie de 1801, c'et quI cL i 'J- liu people, car il n1e faut pt ~'mroire .tlns I'oisivetAr 1i caste iles tidess" que, en tous cas, peu sfire pour nous !
pie, dans ces conditions, ait pu vain- lu3 les Aiglais, pour dt,',,nir patri,,- Aus-i,que i6sulta-t-il de cotte domina- Les Saxons, ayant besoimn do pr6ser-
cre ses opresseurs ; et alors, it faut tes, aient 6t6, come on nous pipo- tirn dos Angles sur les S ixons C'est veru leur families et l-.urA propri4tds,
convenir quo la race de ceux-zi ollrait so de le faire, A la recherche d'aucuii .'1ap i un sri:le et demi, l's ,.nqu6- pay -ent done, < et tout en cultivarit
pir elic-m me bien des faibleses o ni exeinple a imiter. ',"'t.sf/,'tre .',.is milss.T',inlisqu'ilsettaient tit'-rmini'lement leurs domain'o., il at-
permettre qu'un tel trio-nphe s'accom- C( co'ip-d'w'll rapid sera,au surphiis, occut.64 A joiiir, les Sixon, par le faith tendtretn encore une occasion favo-
plit centre elle. necessaire pour faire voir que nous n'a- rntrii ~ do leur p ui grand aptitudl au rable. El e arrivA si naturellemient, si
Sur la nature et les causes de CtS fai- ons pas t.i le seul people :u lutte r travail, n&e de la supdriorit4 de lear fatalo-nent, ella lat tellemeit le resul-
blessei, nous renvoyons le lec'eur A centre l'oppre9sion et pour son in vie privee, rI4ultant elle-m,'C-- de leur t.:t de la fore des 'hoses quae 'histoi-
notre ouvrage L'Erreur rdvolutionnaire pendance. solide organisation familial ,, s'6- re. io,,,t les lettai!s doe 'dvdnement et
et notre ^dat social, cf nous avrons maor- teindirentde procheen prozhe surles vas- coun-tato s.,ulement l rAsultat 0
et no Are S"at social, oft no'as avons mor-
tr6pai sui'e de quelle evolution a, L'Angleterre a 6td primitivenint 0o- tes e-paces l.ue Ile Angles occupy nient e" rue l Itreat-is, it l)emolits, lors-
complie en France et rdpercutde dans cuppe patr lee Celte., et c'est a partir sanrs le reimplir. Alsl i .s sax.ois6- qu il se trov. rent ma>.res dA la situa-
S.int-Domingue, la forte race frai.;ai- du .- sieole que les Saxon, vinto. -i v rent les Arges absoltien comi, de It ? A, si l1ros do l.)pou-
s des premiers temp3 de la colontisa- fixer. La ticilist avec laquelle ceax-, nos jours, aux La's-Uuis, louts ste-i- \aient resscixciter pour 1',.at ii3 Ils
tion perdit sea qualit6s lei plus essen- iofoulbrent les premiers et s'install,, surs assimilnt peu A peu et am.- aflirmt' tt i,. lli.tt,.tt et solon-
tielles en ouvrant elle-meme peu a pua rent A leur place, a ddtermin6 tous 1- nent A leur langue et A leur typ3a social nlilement ,Ie nouveau I self-oenrment
li br6che par laquelle devait p6n6trer historians aeli6iner l'dlment celte de 6migant de laeill 3 I.`rope et Is ie rent en lumire, n r-
I'tnergie brutal d'une race inf6rieure ,a co-istituti,,a so-iale anglaise et A tinetntale., (.'est ct=te assimilation que ligeant les coaturn's s.xonne. dana
pour 'affrancbir d'une domination consid6ror it saxon comme tiaduit exactemerit I expression d'An- toute leur puref4 s; c fat la fameuse
trois fois s6culaire. 6tant I'1-mott1 le plus lermanent et g'o-Saxon ,jui a fini par passer lins la Comon Law. Ette proclutrtit la limit
C'est cette dernibre race qui nous le plus dtinitif de cette constitution. langae droite des pouOirs publics par la liberty
occupe pour le moment, et apir., Au poiit de vue qui nous o 'cuve. Amni, sans fire de gran is gestes ni iuividuelle et Id jury. *
03o ntait pas la tin. Viut entin
l'enthousiasme Iegitim3 soulev4 p.r ritn que crtte premiere victoire du Sa- organizer prmaturmen ds nocs vio- Ce ntait paa tin.
le faith incroyable de 1801, nous de- xon nous fait trouver le principal se- lents, les Sixon,, rien que par la solid fameuse cot.,i.ate normande de Guil-
Tons nous expliquer, par un coup crt to. force do cette rac l.tnls organisation doe leur vie priv6e, 6vinc6. laumne-le-Conquirantit.
d'-il just sur sesxfaiblesse pomnttent, Iup Iles f, mille. cellots talent cost. rent d'abrd les Ciltes, puis assimile- Los Normands n':tvairit qu'un ob.
depuis ce geste de I' ipendaunce, elle tudes pat' I. vastes commii:ut '1 rent les Augles, sauvant ainsi dleix tois Jectif : a so fare otroyer .les fief<, non
uPu so ete det3p e en te.laiet vtins tout Ie pavu s lear nationality. Ce n et pas toat. pas pour les cuitiver, mais pour ex-
'a pu soe( d6v.lopper et proFprer, en teetaioett t is tout le ,payi .v,tis Moins *Ilan sickle plus trl, arttv,' ploiter la population 1) irant plusieaur
d6pit de la suppression do l'esclavage. cirer. dansl des endroits sp,6Ca"x M, r .
Isol, des foyr a solSdes et distin t., rent des opp'es3ears danois qai, come sicIles, ULe lutte di tou. las jours sa
l e it leo Anglis, ne pen3,rent pas A crter livra entire Normands et S ,xons:- a 1.
Noas avons dit, dans notre artic'e les Saxons, eux, arrivaient pir families des foyers distioct, et come eux, or- premiers luttant pout la domination e
pr6cddent, comment Dessalines flattait organisdes et s6par6es, s'installant cha- ganiscrant de vasitei ozcupationt mili- poor 1'exploitation du paysaa saxon
ces faiblesses m6me dans Ii pens~e cune sir un foyer sdparb. taires, s'occupant do vivie a par de3 les seconds luttant pour I inddpendance
fausse d'armer la so:i6td haltionne L3 Saxon, dit Demolins, qui est e. pr616vements r6gulters et arbitrAirei de la vie privie."
centre lea reprisilles extdrieures pos- sentiellement un payian, fort-mant sur les populations.* C m litarisme Les Saxons demandaieat principale-
sibles, et nous avons qualifl6 cette fa- dress A la culture, s'installe solide- danois opprima considkrablement noi ment Ie droit de transmettre librement
gon di fair de moyen artificial pour ment sur le sol qu'il d6friche,et dtablit fimilles de paysans saxoni. leurs biens A lear descendance et de
crder du patriotism. son habitation au milieu de s n do Ciux-ci durent subir ce joug pendant rigler lenrs affairs suivint les vieilleI
Cela uous ambne A rechercher quelles maine. Soa ideal, c'est la constitution quque ~emps ; inais ces taminles for- coutumei saxonnes. Oo voit biea, pa I
conditions nature!les soat requises d'un domain rural sur lequel Ie simple teinent con titu6es s'organisaient sour- la nature de ces rivendications, que
dans une socidt poor quoe e patro'is- particulier est complbtement inddpet- decent. Lorsque l'occasion de so sou- c'est une socilte de families organixsofe,
me y exist, s'y ddveloppe et *'y forti- dant do ses voisins et des chefs po'iti- lever leur cut paru propice,elles se sou- ddja accoutumAes A l'independan-e tde
fie sans quo des patrons improvises ques. L'autorit4 des chefs saxon i levereat, lirent une sortoe de 180 en leurs foyers, qui d6fendaient ce sane-
aient besoln, poor maintenir Ie people est d'aileurs parement temporaire et chassant lears oppresseurs.Mais les sa- tuatre centre I'invasion des couqudran s
on halelle, de flitter ses vices et ses elective: on saisit Ia la premiere et xons n'eurent garden, comme nous, de poli'iques et militaires.
passions. lointaine manifestation du self govrn- mntire leur pays A feu et A sar g,car les La noblesse national, sentant i
Pour cola, quelquea examples ext6- ment. On saisit mems d6j& 1 embryo families et les propridtde etant organi- parties inegale entire le pouvoir et u.,
teurs tout atales & notre d6monstra- da Parlement dans les rdenions duo sde et Atant leurs,- grAoc toujours A people si fortement coastit'id, pri t par.i
Mo. people, de3 prud'hommes, des sages, leur robuste constitution social. poor ce deroi-r con'ra Ie roi. et la et-
ou tout le monde avait ls droit doe ve- ii se content6rent de recoiquadir leur M\bre Grande Chart# anglaise sortit do
MI. GorgO Sylain, qui so rEvAa nir. C type no done ni aristocratic Itb-rt. cetto lutte : el1e prorlamait, en mAmo
dans 1 teM 'an des adversaires lea militaire, ni aristocratie de naissance, I Ua demi- ieole plus tard, une autre temps, I'iode.eod nee de la noble Btuaysnatiqenos .denos iddes,a decrit, mais sealement deos propri4tairos tous expedition de Danois s'abattit sur eux. normande, et I'ind6pendancA d4s famJll-
tn iee a'uor do *eo controver- dgaux en droit, de domain. inddprn- c Ces Daiois n'avaient pas d'autre con- les et des foyers saxo'u, to iforaudmet
s. i n e osrh vrt* ** Los An- dants don't aucun n'est saborjoand At caption social que de se conetituer an a la Common Law, c est-dire a I'en-
s A i Eml aimetef dont il matre.. La jastle t aloement in- castede goveraerant t de vivre rd e-' semble des coatumes et des tralitiozs


C IIIIIII C I










saxonnes,- tell que nous l'avons vue
conquise sur les Danois, et telle q('elle
a pass& A travers les sitcles pour ar-
river jusqu'a nos jours.
Ah bica, oui imiter le paitriotis-
me anglais II est fonddI sur la robust
constitution das lAmi les et (lei toyars.
Point n'est l)soin, pour l'exciter, d'a-
breaver uin populac i corronpue d,
barnbichlis et d'orgies. Les Auglais,
in6braulablement assis sur leaur do-
maines, ne poenent pas, au moment du
danger supreme, a les biuler pour alier
org.anier au hItu aucun campement de
sauv.; "s.
L'Auglais, dit un auteur, consid;-re
le foyer cornine la vr'itabli citadelle ile
son in lepeudanc ; i 1It dsnointne et
1e I'6sui3ii p. 1 un inot iutradui--ilile,
On 11 met toiute son Aoie : le home...."
II considered essentie'lement, dit-il
encore, que la Patrie, c'est le foyer,
et que l'interet intangible qu'il doit d,-
fendre envers et centre tous, c'est la
liberty complete de ce foyer et de ceux
quai 'habitent. Pour lui, la pitrie po iti-
que n'a d'autre but que de faciliter le
maintieni de l'indlpeudance piivie. II
tne consilre pas que 1'homine eAt es-
sentiellement cred j our la uatrie, mais
ia I;dt ic pour I hc(iime. 11 est moins
pruccup6 ,d'tre cttoyen d'un grand
Pa.., que dt'tre utn citoyen libie. A
vrai dire, il est hoomae avaut d','re ci-
toyens.a
Nous ctoyons, en r4sume, que tout
le mal haitien est riginel et qu'il vient
precisement de ce que nous nous som-
m,s mis a crer une pattie et ,les cito-
yens, itvant d'avoir cr66, les lItiailles,
1ie1s towers et des hoines.
iEtre hlommne, c'e~t Ctre libre. L lee-
teur nous dispenseia de lui demontrer
t *luedl point nous le sommes..., meme
apirs un '-iecle d'ind6pendance.
AU ;USTE MAGLOIRE.



Toirnee Pr sildenlielle

Dans le Nord
NOVEMBRE 1909.
VII
Le dimar che. Son Excellence se rend
la Grand'me;se et de suite aprs Elle mon-
te st:r I'16'cl de la pairie. Toute la po-
puiation vient de suite se presser sur la
place du Champ-de-Mars.- C'est le cceur
de Son Excellence qui se diverse aujour-
d'hui. C- ne sont pas les paroles d'un Pre-
sident de R6publique,c'est le discours d'un
frLrc A ses ftrecs.
Apres l'audience, le President qui,ce ma-
tin est A clieval,fait le tour de la ville.Moi,
pendant ce temps, je prends le chemin de
la Compagnie ltaitienne qui exploit le
bois de camp&he des environs au moyen
de son tuniculaire, et ensuite, celui
du vieux fort Grandfond, A l'Ouest. LA
git :
*Calix Nord Alexis, de son vivant co-n-
mandant de I'arrondissemeat de Port-de-
Paix decdW le1 i5 FHvrier x840.
L2a tombe du general est modest. Elle
est 6levde,dit I'dpitaphe, par son fils res-
pectucux Nord Alexis, P,6ident d'Hiiti."
La gisent aussi deux tristes bombardes dd-
monties, sentinelles encore fiddles qui, sur
Calix Nord-Alexis, veillent, les yeux fer-
mes.
Quelques minutes a contempler la mer
et je regagne la ville. Hlas Ce n'est plus
cette coquette petite ville rose blanche doont
j'ai eu I'mpression en allant au Cap. La
disillusion est complete : des ruines, des
ruines et de la tristesse J'ai maintenant
le mot de l'inigme : de la mer, la ville ne
parait coquette que parce que les quelques
masons en soot totes neuves. Devant ces
decombres, ces emplacements videos, je me
ressouviens de Ponr-au-Piuince incendi6,brnil6
vif et subitement je deviens triste, chagrin
presque citoyen d&ourag Mais come
.e suis fible de e m'e mouvoir pour si pea!...
Je pleure sur une ville, et il semble qui


le ne vois pas la R4publique entire !...
Je m'arrache done A ma douleur.
De meme q'ao Cap-Haitien, I'agrandis-
sement de Port-de-Paiz rencontrera un
obstacle puissant, dans la ligne de collins
qui entoure la citei Pourtant le Cap est
plus ferme que Port-de-.PAix ; I@ demi cef,


cle de collins est plus paifait. Par exem-
ples le fort Magoy semble etre la barriere
de la ville du c6tc Nord-Ouest. Celle-ci
ne pourra normalement s'&tendre que du
c6tl SuJ-Es'. sur la rou-e de la Barri&re
Bou eille. Tandis qu'A Port-de-Paix, la
ville s'agrandira sans de grande difficulties
A l'Ouest et au Nord.
Les Port de paciens auraient du profi-er
de la destruction conpl&c de leur ville
pour ouvrir ua peu leurs rues et enlever
ce maudit pave capois qui en rend plu-
sieurs trrs malaisies. Car,franchement par-
lant, I ai le droit d'etre plus fier de la
poussiere de Port-au-Prince que les Capois
de Ieur pavr. Et puis, il y a cette inexpli-
cable cons ruction sans galerie, dans on
pays chaud !... Je conseilletais aux port-de-
paciens de ne pas continue dans cette voie.
L. D.






RIUN SRIGNUZ NTS
MITEOROLOGIQVuE
Ob.owyvatoieo
DU
SININAIRE COLLIGE St-MARTIAL


JEUDI 23 DtCEMBRE 1909
Baromatre A midi

Tomp6ratur~e maximum


764 "/04
i8,5
28,6


Moyenne diurne de la temperature 22,8
Ctel tres clair toute la journey. Vent
faible le martin.
Le baromctre rest tres elevE.
J. SCHIRER
Boite aux Lettres
Por.-a.-Ptince, le 23 dcembre 1909.
A.
Son Exc:llercc le Ge6nral,
ANTOINE SIMON.
President de la Rpublique d'Haiti
President,
Je pourrais co-nme il est d'usage en Haiti
attendre la veille du premier jour de l'an
avant de presenter A vote Excellence mes
voeax de bonheur, de sante et de longeviti
pour 1'ann6e 1910. Mais reconnaissant en
vous urte han'e Entit6 chretienne je prmfere
opter pour le saint jou- de Noei, ce jour
6tant au point de vue religieux beaucoup
plus solennel que son octave le zer Jan-
vier.
President,
Votre avenement A la premiere Magistra-
ture de l'Etat a apport6 la paix an pays et
depuis vous ne faites que travailler A la
raffermir de plu en plus. En parlant de
paix j'-nvisige, Pr6sident, celle qui favorite
I unioi de; cceurs, la reconciliation des fa-
milies sous 1'egide de la morale chretiea-
ne.- C'est avec cette boussole que vous
avez jur tde diriger la barque de I Etat.
C'est en imitant l'ezemple du divin Sau-
vear don't les anges et les bergers de Beth-
16em ont annoncE la venue au monde par
ces mots A jamiis immortels a Pax homi-
nibus bone volu-ttis v que vous avez
inaugure votre septennwt au cri de Paix,
Justice et Liberte.- Eh bien, President,
de m6me que J. C. a couronne ici-bis sa
carriire apastolique triennale par ces paro-
les qui furent son adieu supreme aux Ap6.
tres : a Je m'en vais A mon p&re, je vous
laise ma paix ainsi je souhaite, President
qu'A la fin de vo:re septennat, toujours
fort de I'estime de vos concitoyens, vous
poissiez dire comme St-Paul : K J'ai ac-
compli ma mission, il ne me rest qu'A at-
tendre la recompense promise par N. S.
J. C. A tons cenu qui ont fast lear devoir
et tout leur devoir.
C'est dans ces sentiments que je vous
prie d'agr6er, Monsieurele Pr6sident,l'hom-
mage de mes sentiments distingues.
ANNIBAL MONTASSE.
Tribunal Civil
Audience civil du jeudi 23 Ddeembre 9o09
Presidence : Doyen LEon Nan
Minist&re Public : H. Mondestin, jag
remplissant les functions du Ministere Pu.
b1c. t


Jugements prononcis de ses gens apras l'escarmouche de S .
Celui quni permet A la dime Nesida Mas- 16e, Mnrisier fat pris et executed led
sdna de citer son ipoux, le sieur Jean Bien manche, 26 de cc mrtnie mois de anvia
aimed Eloirin. A 4 heures de l'aprds.midi. Son cadat
2 0 Celui qui permet au sieur Jean Phi- fut inhume un quart d'heore aprs en
lippe Luc Appolon de citer son epouwe. la sence de p'us de cinq cents Pesoones u
dame Marie Louise Hyppolina Hyppo!ite. htaient !ous la galerie de l'h6tel de Var.
3 oCelni qui ordonnel'interrogatoire sur roadissement ; voill l'exacte verit, Si
faits et articles du sieur Henry Roax. l'lmpartial n' y croit rten com e i' n'"
Ensuite le Doyen, conformiment A 1'ar- croira rien, puisque depuis que ce jour g
rate du x9 octobre 1903, a prononce les a crU6 son puritanisme etroit et intolerntm
vacancies de fin d'annde et 1'ouverture est qu l a consacre des formulas, tout ce qui
fixte au trois janvier. nest pas conforme au moule ne doit point
6tre admis, si, dis-je, a 'Impartial a vent
Courses du 25 D6c3mbre payer un tribute 16gitime A la verite, il n'a
Pour perme-tre aux Organisateurs d'6- qu'a fire une enquee pub'ique A Jacmel,
tablir un programme cornplet pour les cour- lui qui aime tant enquC'er... !
ses du 25 Decembre. Mrs les proprietaires, Est molui in rebus -PWpin Le Bref.


de chevaux sont pries de prendre leurs
cartes d'inscription d6s maintenant.
La liste sera definitivement arra ee le 24
A 5 heures de i'apres-midi.
REPARTITION DES PRIX


2 chevaux
3 chevaux
4 chevaux
5 e" plus


I prix
25 010o an
15 au
do


2eme
2cme
do


HOtel B3llevue
C'est apris demain. dimanche 26 Dj-
cembre courant qu'aura lien A l'I6tel 1k'-
levue, ia grande representation de magne-
t:sme, d'occultisme,de prestidigitation, etc.
offerte par la Compagnie d'Haitiens au pu-
blic de la capital.
L'organisation de la fi:e en assure le
plus eclatant succ s. C'est vraimcnt admi-
rable de constater les rsoultats obtenus par
des jeunes gens intelligent dans un art si
difficile r6clamant des qualit6s diverse.
La representation commencera A 3 hrs.
Oa ne vendra pas de cartes Ala barricre.
Cindmatographe Rousseau
Hier au soir, brillante representation ci-
nematographique chez Monsieur Augu-te
Gabriel. Vues de toute beauty replies de
charmes exquis qui ont su captiver Its per-
sonnes du high life de Port-au-Prince, ve-
nues en foule A cette delicieuse representa-
tion.
"Monsieur Rousseau donnera mardi le
28 DEcembre une representation pour en-
fants sp6cialement A l'occasion de la fete
des Innocents.
Fermeture de la mall.3
Les depeches pour Kingston, New-York
et I'Europe par le steamer a Grib 3- e!
celles pour Je6rmie, Cayes, Jacrnel et Ci -
raqoo pir le steamer a Prins Willem I D
seront ferm6es dezmain 25 du courant i r
heures precises du martin.
Port-au-Prince, le 24 D6cemb.e 1909


Tribune du Matin"
a--
Les mensonges de al'Impartial),

Ce journal qui n'a de cela que le nom,
a insere dans son n do x8 decemhre
A propose de la mort de Merisier, de venr,`e
rnmemoire, que Berronet ( ce gdniral civ'lisd
qui resemble a un of icier franfais P fit pro-
mener la t&te de sa vicitne par toute la
ville de Jacmel et l'exposa tcu-e une jour-
ne devant son Bureau.
A lire des faits aussi mensongers qu' b-
surdes relates dans an journal don't le Di-
recteur se argue de routes les vertus. .
cardin2les, l'on se demande si vraiment la
passion politique n'6te pas l'usage de la
reason certain homines ou s'ils ne sont
pas rEellement de mauvaise foi..;..
Eh bien que a l'Impartial et roas
ceux-li qui pensent ou veulent penser com-
me lui apprennent one fois pour toutes
que Mdrisier qu'ils avaient envoy A Jac-
mel en janvier 1po8, poor assassiner Ber-
ronet et par ainsi servir la cause du pro-
Fr&s et de la liberty ne put execu-er son
plan criminal, grace i la vigilance et an
courage de ce dernier ; qu'avant qu'il cut
le temps, avec sa horde de brigands, de se
ruer sur I 'autorit6 come il le fit en 1896
sous le general Barjon, cut le sort qu il
meritait.
Or, jamais, au grand jamais,c ce geandral
civilisi qui ressemb i utn offieier francaiv v
fit promener la tete de Mbrisier Jeannis
par toute la ville de Jacmel et l'exposa
toute une lournde deant on Bureau,com-
ie I'As sa I'Imopniali Abandoned.


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'N,ousr rcevons ,e Jacmel 'article suinet :

La Grande Manifoestia0on

Du 20 Decembre
EXII'.\ATION 1)1' MIRISIER

Lorsque, A l'anrivie du courrier,-c'est.
A-dire uundi matin,- je lus la note de
"I'.mpartial ", annoocant une brillate
manifestation ea favtur des res'es glorieut
du martyr du progressinmv ( lisez Meri-
sier ), je faillts me casser le cou pour ne
pas perdre l'occision de regaler mes yeua
d'un aussi rare spectacle. Pensez donc, lea
progressistes, la foule des progressistes,
c'est-A-dAe tow' la population de Jacmel,
accourue, haletati c, chevelhe, larmes anx
ycux. se dzpLchint de prendre part A l'au-
guste cortgc !
La chance me servit A souhait ; j'arrivai
au carrefour de 1l'Fglise en meme temp
que le convoi : Becdau en rouge, grande
croix, trois levites (4i a t imuposant,
grandiose ; uis. vint la couronne, une
belle couronne avec inscription, de la part
d(s amis de Port-an-Prince. Elle est souse-
nuc par Pier:c Frcddrique en personne,avec
I'ami F- Rui/ ; puts enfina, !e cortege...
Mais on suppo, qu'on avait devanci
I heure ( bien q'il icit dix heures et de-
mie et que ce fut ainonc6 pour io ) car,
s.it pour oppos:r une digue A 1'emprcsse-
iment indisciplind des amis ou plut6", par
manqu: de bras, trois ou quatre hoinmes
de police portent en suanti 'a venerable bi-
re ; viennent les amis, deux ou trois :
MM. Village Hilaire, B. Carries et Sey-
mour Lherisson ; cinq on six parents on
allies ; le reste, des femmes, la plOUpat
d: Lifond, une vingtaine environ...
C'est pas possible, me suis-je dit, le re-
tt doit dre A l'Eglise, car, c'est ainsi qu'oe
ta t le vendredi saint, quand la procession
est trop compact, la foale deborde et ree
p!;t les ruei paral'L'es ; en effet, arrive
i'Eglise, on vit deux autres personnel MM.
Volcy Michel et% B. Jean Baptiste. A
aMulti vocati sunt sed pauci electi. a
Oa s'en alla, et, en sortant ave: dasu
autres curieux cornme moi, nous enCtee
dimes A lIint6rieur, li voix du pr&treqal
pslmodiait In paradisum et, saUS
celle d'une marchand: de boogies n0o-
mde Dorilia, qui, assist sur la dalle d
1 Eglise, murmurait dans son language vul-
gai e, mais tou:hant : U L'enfer poor l's-
sassin de mon fils lac6rh dans la sinismt
hecatombe du 3 Aost 1883 .
Ec le convoi de Mtrisier, commO }iA
ses nocturnes dquiqdes, se diriges, Mbm
lentement cette fois, vers les forts so-0
bres de Lifoad.
21 Decembre 1909.
G. Vu.



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DE PORT-AU-PRINOCE
A l'honnear de prevenir ses clioW,
qu'& I'occasion des fetes, son dewt
sera ferm6 les 25 ct 26 du tWh
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Fronts Forts NO 5, dans le courant
du moist de janvier prochain, los ar-
ticles d6j prepare6s afr de prendre
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