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BHFIC DLOC UFLAC MELLON



Le Matin
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 Material Information
Title: Le Matin
Physical Description: Newspaper
Publisher: s.n.
Place of Publication: Port-au-Prince Haiti
Creation Date: January 11, 1909
Frequency: daily
 Subjects
Subjects / Keywords: Newspapers -- Haiti   ( lcsh )
Genre: newspaper   ( marcgt )
newspaper   ( sobekcm )
Coordinates: -72.2803802891673 x 18.5142993036392
 Record Information
Source Institution: University of Florida
Holding Location: Bibliothèque Haïtienne des Frères de l'Instruction Chrétienne
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: aleph - 000358166
notis - ABZ6468
System ID: UF00081213:00520

Full Text

Deuxibme Ann6e,


No 535


PORT-AU-PRINCE ( HAI )


Lundi, 11 Janvier 1909


Arthur Isidore,


I


Ji


I


* a


Camille N6rd N ma


ADMINISTRATOR


QUOTIDIEN


RIDACTEUR EN CHEF


Abonnements: DIRECrEUR-FONDATEUR .LE NUMIRO 15 CKNTIMES
PORT-AU-PRINCE UwMois... 2O C1ment Magloire -
Taois Mots. g 5.00
DPA.RTEMNTS UN MMts.. 20 Les abonnements parent do ir et do I$ de chaqwe
DTPis Mots a 6.00 DIRECTION-RI~DACTION-ADMINISTRATION amoi et sont payables d'avance
ETRANGER......... Ttoir Mot. 0 8.00 45, PR lOte, 45* La. moanncrit. Ins.rsr on non noe rontspa resous
IlluIm|i |[


La gralutfi tes !onctions publques


DEPUTE ET SINATEUR
III


Durant assez longtemps, et notam-
ment sous I'enipire de la Constitution
de 1867, nos deput6s percurent do
Trbsor public des indernnites- da.200
gourdes Its se rendaient a la Chamn
bre en petit veston, A pied, la ser-
viette sous le bras; its n'en impo-
saient pas moins aux secretaires d'E
tat Its etaient environ 65.
Que l'on ne consider pas come
un progres cette diminution apparen-
to du nombre des d6putes; nous
avons vu, en effet, qu'ils etaient 100
constituents en 1843. Mais depuis, les
deux tiers de I'le nois avaidnt 6chap-
pB, ce devait tre pour toujours. En
fait done, le nombre s'accrut plut6t
qu'il ne diminua : I'volution que
nous avons dite continuait son ac-
complissement.
En effect a partir de 1879, les in-
demnitis monterent A 300 piastres,
et, A. .chaque session, de nouvelles
communes 4taient crdees,administra-
tivemant iparlant, car les .nouveaux
territoires auxquels on reconnaissait
le droit de ose fire representer a Ite
Chambre ne medritaient le plus sou-
vent cet honneur ni par leur popula-
tion, ni par leurs progres, ni par leur
production : en d6flnitive, ce n'6tait
qu'un siege de deputy en plus mis a
la disposition du Pouvoir.
Cependant, tout ,cela se traduisait
par des chiffres, qu'il n'est pas inu-
tile de connaltre.
Quand no. repr6sentants-d6putds
ne touchaient que 200 piastres et
qu'ils etaient environ 65, c'6tait une
saignee nouvel'e de 13.000 piastres ;
soit, par annee.etpour des sessions
r6gulieres de.4 mois : 52 000 gourdes.
Quelque .temps apr6r 187D, nous
les retrouvons ,une qaatre-ving'aine
a& 300,gourdes ;. la saIguoemensuelle
.est, plus abo ndnte : de 13 000 gour-
Adesla elejo jnte.&24.0p. Rarr ann6e,
;dt"Uote;aUneanUe qwiUon ;:.-11 ne


fant plus se contenderr de multiplier
24.000 par 4, mais par 6, les interes-
s6s ayant, depuis, trouv6 le moyen
de jdindre aux'quatres mois que dure
effetivementla session annuelle deux
autres d-no-nm.s,en terme parlemen-
taires: mcis supplivmentaires .Cette sorte
de progression dlv, ainsi la sortie de
tond. annuelle de 52,000 gourdes a
144.000.
C'est ce regime que nous avons
suivi jusqu'A ces temps derniers ou
fi'avises tegi.lateurs imaginbrent, uin
beau jour, de surcharger ces 300
gourdes de toute la difference exi--
tant entire l'oramericain et notre mon-
naie national.
La raison de cette augmentation fut
que la Constitution, en flxant en pia -
tres fortes les indemnit6s legislatives,
a entendu faire aux. repr6sentants de
la nation un sort particulier et privi-
16gi6 en mettant entire leurs mains
une monnaie autre que cell qui cir-
cule-couramment dans le pays. Or,
comme il ne faut pas d'accroc su
a pacts sacrJd it faut se hater de rd-
parer la longue injustice qui a acca-
bl6 i.os d6puids, en admettant ddsor-
mais que leurs iodemnilt6 soient
pay6es excuse du peu en or amd-
ricain.
Cependant, vu I'616vation du chan-
get qui 6tait alors dans les environs
de 300 0/0, les repr6sentantant du
pays, par patriolisme et par abn6ga-
tion out accept quoe e Tr6sor public
r6glAt avec eux a un taux 'de faveur
fixe A100 0/0 : quelle bontI 1
Le plus clair de toute cIte s6rie de
combinaisons fut done I'el1va'ion des
indemnit6ss 16gislativesde 300gourdes
a 600. Au mem moment, de nouvwl-
les communes furent crt6es qui por.
tbrentle nombre des d6pmues A 100en-
viron qu'il est acluellement... jasqa'i-
ci.. '
Reprenons, le.caiul; ,100 d6ptal68sA


000 gourdes: la saign e mensuelle, 'a 140. 400 gourdes, et enfin A 210.
irimitiv tment de 13,000 go'irdt-s,puis 00 gourdes.
dte 24.000, atteitit imm dialement Nos Chambres n-mu revi-nn.nt, en
00.000. Quant A la sortie de foid4 an- definitive. au prix b-iig4taira et
nuelle, nous obeniions. en muliipliant avou4 de 750, 600 gourdes.
ch chiffre par 6, la some de 360,000 C' s t un peu cher.
gourdes; ce nest vraiment pas mal AUGUSTg MAGLORE.
pour une defense qui, antfrieure-
ment etait A 144.000 et plus avant en
core, a 52.000 1
L'interprdtation des mots piast.es i
fortes de la Constitution, de quel- 1 1
quo facon qu'on puisse 6piloguer i- --
dessus, n'a Mt6 certes qu'un pr6texte
bien trouv6 pour augmenter te traite- Chaude lutte
ment des- deputies et s6nateurs; entire les candidates
mais cette augmentation ne s'expli-
que, au vrai, que par les tendances Mr le Ministre de 1'Int6rieur
que nous avons dejid dnoncees, maintient l'ordre
c'est-A-dire la fausse conception du
devoir patronal dd l'Etat et la edsas- Les elections complsmentaires a
treuse pratique de 1 <( polilique- Port-au-Prince ont commence hier
moyen-d'existence. Avec une telle avec beaucoup d'entrain et dans la
conception,.il faut bien quo I indivi-
du fonctionnaire cherche & am6!Uorer
sa situation personnelle au gr6 de la- .
situation gdnerale du pays A d^faut -. .-
de cette interpretation, on t. t trouv .
autre ( hose. ;
C-la est 1i vrai que, cette situation
g6ndrale s'aggravant et le ch inge at-
teignant 600 0/0, les deput6s entrep i- s
rent auprbs du Pouvoir 'de nouvelles
d6marches, A la suite desquel e4 lenur ..-..
taux de riglement f.-t fixdA 200 .0/0,
c'est-A dire qu'un reprtsen tant du
peupli haiie. accepted de touhlier en
ce momI.iot 900 gourdes d'indemaitds. ,
Les 100 nous to't doic monsuelle
ment une saignue de 900 X 1100, soit
90.000 go rdes ; et le Ti6sor public
faith pour eux une sortie de fonds a1n-
nuelle de 90.000X U. soit 5W0 00 gour-
gourdes 1... disons, en ch fires rounds,
un dmi-mi-llion.
Et dire qne, si.la situation g6nrale
empire,- et il n'y a oucu1na raisoiI
pour qu'elle n'empire pas, dane de lelles
conditions, et en supposant que les
d6putds augmentert do teams en .r Renaud Ilyppolite
temps leur taux de rdglement de u100
0/0, c'est 360,000 dourdes annuelle- Secr6taire d'Etat do 1'Int6rieur
meant qu'il faudra zajnuter A ce demi- e.t de la Polic3 Gdn6:ale
million. I
Tout ce que nous venrons de dire plus grande security ; quelques. dd-
des d6pults s'applique de poiot en sordres ont eu lieu cependant sans
point aux s6nateurs. Leur traitement suite fdchense. C 1a s'expiquae I .on
annual, partide 30,000 gourdes, mon- avait perdu I'habitude depuis A:de
ta 'scces.sivenent .70,200 gourdess, annees d'aller & 'aurne, de.. se- pr-.


I -








senter aux elections, oh I'on n'Otait
pas str de trouver touted la garantie
u6cessaire, ou la vie do t l.lcun 6tait
exposee a la force brutale d'un Siln-
ple agent de police, oti la pidsrnine
m16e d'un citoyen aux abords dii
sieg-3 des &e.e'ious lc signal it A l'ai-
tor.t6, come un s ispel,., comin-
uo ennoemi do I'ordre ds.- clioses
dtab'i ; aujourd'liui qut la li)b rtA estl
revenue, que I'ou a les coudd~- frarn-
chl-s, et que I'on sait avoir le droiO
d'aller, avec le bulletin de vo'e a
la main, namnifest,'r son opiiio'i, sa
sy tapathiA, il est toul natural q ,'ll y
alt un ddbordeliemt lde joie, qull 1-
peuple s'oublie,dans la Imanifesta ion
de sa volontd, et aille A cet emballe-
mDnt qui eut lieu hi-r et qui ob'igI.
le renvoi de la formation du bitraui
Sce jour.
On continue done aujourd'liti. II
est cert;iin ique I'ur lio sera mnaint en dehors td toute violence ; car onr
connait lo caracItre Ind6pendant de
Monsieur ltenaud Hippolyre et tout
le respect qu'il a pour la liberty des
institutions et les pierog.itives cons-
tiiutionnelle4 t6moin sa lettre de
admission, come Mitistre de 1 Int6-
rieur du C;endral Nord Alexis, A la
suite dies menaces et des mesures
draconiennes auxquelles furent ex
posees les chambres d'alors :
Port-au-Prince, '29 Juin 1901
A S. E. LE PRESIDENT I)'IAITI
Au Pulais National
President,
Quand le 4 avril dernier Vous nm'a-
vez tait I'honneur de m'appeler A col.
laborer avec Votus la directien des
atffires publiquoe, j noe in m tais pas
fait illusion sur Ieat diflti:ultes qlu-jp
renconltierais dalls I eXcu'ion du
programme que le cabinet Vous sou-
mettait.- J avais pensd apris que
Vous avez accepI~ les con litions que
ce programme contenait que par ma
conduite mnodeoe tout en etant cotr-


recte et loyale, s'applaniraient toutes
ces difficults.
Mais j ai coni-tatl, et je suis malh-u-
reusenmet forct de le dire, qu'au con-
traire elles so ont assez monlttes "A
ce point de fire naltre entire Vous el
nous certain d~6sccords.
Une tell situation est intolerable
et je me suis dit que .-i el:e se pro-
longeait davantag, tliu liuirait par
affaiblir Volre gouverznemant, et je
m'en voult-iis beaucoup si par ma
.rssence auptes de Vous cela se rda-
qpit.
%'ous connaissez, Pr6-i ont, les sen-
'ments quo j'ai toujours manifestos
en Votre favour, mnais quels qu'ils
soten*, ils sunt impuissants A rme re
tenir a Vos c6tes avec une autoritt~
chailue jour diminu6e.
Dana ces conditions, Vous con-
viendrez avoc moi, Pr6sident, que de
touted lea chose que puisse poss6der
un home, seul son honneur lui
reste et s'attache a lui & travers toutes
i perip6ties de la vie, quand surtout
il o'est appliqub A le maintenir intact;
c 'et sous 1'empire de ces considera-
tions que j'ai l a atisifction de Vous
priei tUaccepter ma d6miision de Se-
crwtare d Etat de 1I nt6rieur.
Croyez, kreaideut, que home do
priocipe et conaervateur par 6duca-
tiou, je Voua rest u i ami sincere-
aeont devoue et bien reconnaissant
de I hooneur qe Vous mavez fait eo
vpealant 6 diige ave, vous lea
t AM-ni dafd Pay.


Etje me souscris de Votre E tcellence
le respectueux serviteur.
lIvNAUD IHYPPOLITs
It y a doac q'datre va ;ances a corn-
bler, (luatre sic-es vi les A la Cham-
bre base exigeat citce moment uoe
consult ion ationa:o. Elles seront
o cup(es sr ts ( t ii y al' aucun desor-
dre a tgiettter, aucun mn'.heur a de-
p'orirt.. l) ailleuts, no is avons IA des-
sus lune labioue conliance dans 1I'
neigie d M linitrAe de L'Intdrieur et
dan s I appui d(vou6 qu'il trouvera du
c6'. de sts auxii ires. En attendant,
voyoas qiel sera le vainqueur de
I'urnie.
=~-


c
4.
c



C
c


Simple Replique

Au Nouvelliste "

Li Cominpagnie Cheraquit, qui se
console diftill~ment de l'eclipse subie
par la raison social sous le gouverne-
inent precedent a, en reponse A ia lettre
que je lui at d eite sur un sujt tout
a fail special, pris pretext de cette
circontstance pour imprimer que'ques
tirades sur -on impeccabilite, sa con-
d'uite toujours droite et correct, son
In'ltpenltdauice, son attachment aux
Ilbettos publiques, sa moralit, quo
sais-je encore !
Voit-on d ici un journal haitien r6u-
nissant de si pit',ieuses qualtts du-
rer sans discontinue jisqu'A son on-
zieme atnit e ? ....
Mais, pour inoi, ce n'Wtst pas ce qui
est eii cause et je no veux retenir de
celt( t' i otse que c- qui a trait : to
ii Mi. Sltpithen Arcier, doiH le norn a
et1 A totit cit par 1 Impartial et HiEE-
Trf: plIr le N'out'lliste, propose des as-
sas~uiiat. politi.ues du 13 atars 1908;
2 a' insinuation rteleve- dans
mna letire par muon adversaire et que,
a son tour, 1t a pr4ciste avec une
clarlt dout je e remnercie.
I)'iaboid le premier point.
L'ctii p ise Chieraquit se defend
*I'avowulr' t fait conttre M. Stephen
Arclier, parce qu'elle s s-erait conten-
tje de ieproJuire les norns cites par
i'lmparlitl commne etant ceux a des
bouirreaux supposes du 15 mars.
Quelque vogue qu'on puisse suppo-
sei a I Impartial, elle no saurait mt e
gale A celle du Nouve.liste, qui se
proclarne lui m6me le a plus rdpandu
des journlIux d'lliiti et qui, datns
,on inumero du 5 Janvier, etablissai'
pour se.s lecteurs le calcul suivant :
a Le N 1uvelliste lime 1800 exenm-
plaires, mais il faut computer au moins
to lectures pour chac;un des 750
abonnements de Port-au Plince et 50
ouur les 1050 de la province ; ce qui
chiffro loe noilbre de nos lecteurs a
plus de 50.000. C'est un minimum,
non uue exaggeration. .. a
Or, si nous voulons accorder'quel-
quo credit a ce cAl ul-rdelame, n'est-
ii pas claire que toute fausbe r6v6la
tion reproduire par le Nouvellite ac-
quiert pir le fait d'une plus grande
publiibd, plus d'a "centuation et plus
de gravity ? Et, dans le cas d'une ac-
Lion en diffamation, la Compagnie Ch6-
raquit poarrait-elle se pr6tendre horse
do case ?
Elle manque donc totalement do
logique en plaidant I'irresponabilite,
et, rise A pattie, par les iOates-
s eet plus quo jaus e. -.
1, "


Au surplus, voyez combien est in- i
:oosiddrde la conduite du Nouvellsl*
ui, apit.s avoir ainsi aid1 a donner
e la voix centre M. S'6phen Archer,
se trouve oblige, dans la response'
qu'il m'a faite, de dire de lui : *Nour
atlletopis qu'il empicha souvent l- mal.. 'i
Er quel mal plus grand a done 6dr
co:umis, Foui le gouvernement pre-
eddent, quo ces 6pouvantab!es ere-
Cutions nocturnes ?...
Y-a-t il lieu d insisted davantage sur
ce point lorsque, d'autre part, nous
voyons le Matin saluer I'Vrrive de M.
Stephen Archer par ces mots : a II
restera pour le pays le lutteur iifati-
gable don* le haut caractre et le sa-
voir-faire flrent si uti'oas a I Repu-
blique dans les jours des grades 6-
1relves. P
J'arrive maintenant au second point
.Ie la response d i NI (1 Chlaqii' &
Co, rel trif a I'lnsinuatio)n concer-
watlt M TanCI i Auguste.
En citant cc ntoin, la CJmrnpagnie a
pe nse, sarin dtu'ei me ne'tie 'i al A
I'aise ; elle se Iroinpl .
J'ai privnent M. T'ancie le A-ig.as'e
en trop haute tsirno.- en, ore que
j % ne tois son ob igt6 atucun titre
Ilue e Sooit. pour que j- n e 1-4 -Ip-
posecaptable deii dilet que I-journal,
-;er.it-ce 1i \oue. 11 s luie-ineno.
*1ui oserailt impPiiiei qtu 'li n'* ii i tt-x .-
cuti sommairemuent *, ni i empri-
-onii illegalem'n-!t *, so inoquetait de
lui.
Mais de qui ce joturnaal se moq, e
t-il, si ce n'est du pays et dd s, s lec-
teurs, lorslue, rtonobs'ant ces vio-
lences, il prozlame, d'une part, son
admiration et si conflan,'e a l'tgard
de l'ancien ministry de 1'inter.eur, et
que, d'autre part, il pouss s ferme-
inent A la roaio contre les #xtcutlionq
oonnitaires de I'adtninii.stationt ple~6
dente ?
C'est IA tout ce, que j'ai mis en c-au.
se, et fn mettant un tel 6tat de cho-
ses tur I-' cotrunpt di l'4tat moral de
la socict6 hai'ieniie ,t de l'6ducation
national-, i in senb'e proclm *r
une vdtiit6 qui ;ttlenue, au grand bd-
n(fie du Nou 'elliste lui rtnme, lfs
responsabilitls t idividiellts et le
spectacle des dtcheances person-
nelles.
AUt;USTK MAGLOIRE


POLlTIQUE


Nous croyons sincerement que l'on
aura la patie-ne- o'atendre uu pen,
que I on sera assez de bonne foi pour
fire credit d'un ddlat assez respec-
table A Mr Heraux, au Gouvernemeut
entier pour sentir le resultat de la rd-
foI me que I'on fait, en ce moment,
dans le but de cider un peu de bein-
6tre .rel a la masse et un peu de
soulagement A 1I'pargne des petits
renters.
Le mal est grand, la desorganisa-
tion .norme; il faut done biet du
tetM.pspour amener uue ameliorat.otn
dnas les affairs et une alabilit6 d'-
-luative dans la situation g n6rale de
la R6publique. On perdrait espoir en
presence de ce qui est, si on n'avait
pas la foi, une absolute conflance dans
la richease agricole, minibre de co
pays exploit I pine. En outre, il y a
des hoimms, des comp6tences, des
ap6cialistes, de toutes espbees, qui
Ssoot pr&lsa se vouer A I'auvre de la
rbfrmation national avec un dr6voue-
Imiiot et an center patriotisme.
. 0 *


Ce sont de hommes nouveaux qua
I'on n'a pas encore essbyds, que lon
n'a pas mis A mtme de mettre leor
science au service de la chose pubUt
que.
L here est peut-itre venue de
les utilispr Espdrons qu'lls soi-at
atppels at faire leurs preuves.
CAMILLE NERII NUMA.


PlalIM J IY;lIU

P .N81IGNEMENTS
M .d1TEOROLOGIQULS

:11sb aerkrate t > r
DU
St'1II4IAIRE COLLEGE Si-MARTIAL

DIMANCHIE 10 JANVIER
8aTrnm re a aiidi 763,0 */
re per u- miniu m m I8, 9
maximum 29, o
Moyenne diurne de la temperature 23,$
Cil awspz clair toute la journCe. Atmos-
phere tet tr.maparrn'e. Brise de mer
fra die. Le baro:i-ctre est en hausse.
J. SCHERER
M. Stephen Archer
Ce martin, accompagne de M. Boisrond
Canal, secrrtaire d Eat des Travaux Pu-
blics et de l'Agricul ure, .N. le senateur
S. Arher a 6ei recu par S. E. le Pr6si-
dent de la Republique.
Rdeeption des plus cordiales.
Fiancail es
Nous tnregistrons avec plaisir les fian-
ciills de la gentile tt distingu&e LuLI
CAKRRIt avc notre ami L-o ALEXIS, Un
jeun: avocet d'avenir.
Compliments aux heureux fianchs.
G6n6ral G. Br6a
C.t offi:ier d honneu; don't la"carriere
s'annonce brillante, vient d'etre nommi
Co- mandant de I'Arrondissement de la
Ma -nclad: apr.s avoir e6t charge pen-
dint quelques jours du Bureau du Port
de la Capitale.
Nous lui presentons nos sinceres fdlici-
tatioas.
Mouvement Maritime
Le 'Eataria est entr6 ce martin, sanspas-
sagers, venant de Jacmel.
F6tes J bilaires A Port-au-
Prince
Mercred,, 13 courant, S. G. Monsci-
gntur Kersuzan, A I'occasion du 2aeme as-
nitersaite de son sacred dans la Cathedrale
de Port-au Prince. y chantera, sur I'invi-
tation de Monsigneur 1'Archev6que, une
:Messe Pontificate, A 7 h du martin.
Tous les ainis de Mgr. Kersuzan tien-
dront i se joindie au clergC et aux coo-
gregtions religieuses, pour feter le v6od-
re jubiliire.
Aucune invitation particuli6re no ses
lanc e, pour cc motif que s'il fallait eo
envoyer une A chacuo des amis de Mgr.
Kersuzan, le temps manquerait pour met-
tre Its adcrsses.
Done, de la part de Monsegneur I'Ar-
chev7que, i mercredi, A la Cithbdrale, i
7 heures du martin.
D6part
L'anneze francs est part hier avec la
passagers suivants pour :
Cayes : Ch. Aog ade, R. Goodet, B.ai,
Paul, Volnd Douyon, Thomas, Maklue,
Dioglne Joseph, Mme Alezadom Mam.
Vve Charlot, Benjamin Silad, B.choi
Laole, -Amlla I foa^at. Mam Aab
ntwt, U AGI*i


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