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Le Matin
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 Material Information
Title: Le Matin
Physical Description: Newspaper
Publisher: s.n.
Place of Publication: Port-au-Prince Haiti
Creation Date: January 7, 1909
Frequency: daily
 Subjects
Subjects / Keywords: Newspapers -- Haiti   ( lcsh )
Genre: newspaper   ( marcgt )
newspaper   ( sobekcm )
Coordinates: -72.2803802891673 x 18.5142993036392
 Record Information
Source Institution: University of Florida
Holding Location: Bibliothèque Haïtienne des Frères de l'Instruction Chrétienne
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: aleph - 000358166
notis - ABZ6468
System ID: UF00081213:00517

Full Text

Deuxibme Annde, No 532


PORT-AU-PRINCE ( HAITI)


Jeudi, 7 Janvier 1909


.0 m


Arthur Isidore,


J


~IwJ


Camille N6r6 Numa


AD3MINISTRATEUR


QUOTIDIEN


RIDACTEUR EN CHEF


Abonnements:


PORT-AU-PRINCE Uw MoIs.
Tiots MoIs.
DIEPARTEMENTSU Uw Mos. .
Taois Moss
9TRANGER........ Tiois MoIs.


C.G


200
5.00
2.20
6.00
8.00


DIRECrEUR-FONDATEUR
Cldment Magloire

DIr l CTI0N-4i~fl .~ C ~ ~AD5. DZ OT1 45
4~J, RUE CO1SX, 4J.


i.E, NTIMIRO CY C T TIMES

Ies. Ao en:emr ts partent dO Ty' Ct dU I de chaqlw
IA au Olt sort payable ns eOd ut;k
macumcxits Inearon~srw u tion ne serout pso roodus


A Monsieur P. F. Fr6d6rique
Directeur de l'l Impaatial
Monsieur le Directeur',
Dans laliste des bmirreanx qu( vo\n avez pibl'i" lhier, parmi a les noms
do ,'eux (qui (ltit pr'iA tin part activ.. ** I' s ';:ia' ,I 's victimnoe du 15 Matis
100l8 mn()o no n figure en )b rin p! w *. A.ls -tit (l pays A l'dpo:lup oft s'ac.-
compli-saietnt c-s t~venemlenlts, vo!ls i-; po ivr z c 'rtainemtnt pas swvoir
l'alitiude (ie j ai eu A prendre. Mlii ; ceux qui vous ento irrnt auraient pu
avoir la bo..ne foi de fire taire ,-tl's lh:aines pour parler le langag de la
v6ritd.
Tout le'mondle connait les liens i'.. 11 c'ion qui unissaient Massillon Coi-
cou et moi. Ceux qui actuellemcntt so se'rv,,nt dii cadavre de ce poete pour
venger ltits rancunos font une o?:t'vr mnativaise. Si les morts pouvaient
se fair entendre, l'auteur de ( I O0I a los etlit rappelis A la raison et prid-; ile
respcte'r sa mttinoire, car ce n'dI'aiil pi s eux qu(i le souteenaint dans s.s
jours de de'-tteso....
J'all'p i le 15 Mars A 6 Ii 1/2 du m:;iin, que dos executions avaient eu lieu
dans la Ituit. Je me pr6parais A soil ri pour1 deoml:nder los noms des victi-
mes iuataid je fus appel6 an Palais N,'ionail. Jeo me depechti de m'y r,-ndre.
C'et l; qlue je fu- mis ai courant do i'exdct'ion des fi '-es Coicou et de FO-
lix Salnave seulem ant. O( me demaldit de fire Iparltre un Numero extra-
ordinaire ce dimanche me:no Co n'C:ait pa-; p ,ssible et le num6ro part le
lendemain avec les renseigneme-ns qu'oii m'avait fournis.- Je sus- I-s
noms des autres victims par MN Jos6 de Arma, correspondent du H'rald.
Cependant, je rdsolus de fire la lumiere sur la sanglante trag6die du 15
Mars et j'en pallai aux membres de la rdac!ion. Mon ami David Borg.s
sollicita pour moi un entretien du Gdtnral Nreltte, quii se trouvait ila LA-
gation de France et j'obtins le, renseignements suivants qui parurent dans
le Martin du 26 Mars. Je reproduis in-x'iCenso:

LE G" JULES ALEXIS COICOU

Etait A la t6te du movement ..

Ilavait f )urni des armes A Massillon Coicou

Le role de Madame Galette

Le Gndral N6rette faith des revelations au ( Matin a sur la der-
niere prise d'armes.


Nous avons voulu fiire la lumi&re -ur
les derniers 6evnernents et nous avons
&t6 avant-hier vers les 4 heures, la Le-
gation de France, nous renseigner pros de
quelqu'un, le Gineral N&rette qui noius
semb'ait tout d6iigne pour nous aider dans
notre enquate.
Voici le resultat de notte interview
-G6neral, le Matin, voula'it fair la
lumirre sur les derniers dv6aements
a naturell-ment penid.A vois qu-. I'on
a toujours connu un paisible travail-


lour, pour savoir A la suite de quulle.
circonstances vous vous .tre trouvd
me16 a cotte affaire. Voulez-vou-s
me donner quelques renseignements
A ce sujet '...
Quelies 6taient done les garanties
qu'avaient ces messieurs, pour hasar-
der un coup de main si p6rilleoix ?
Car ils savaient le Gouvernem-nt
fort, tous ses lieutenants disposes a le
defendre au p6ril de leur vie Dires la
vecit6, je vous prie.
-C'est Massillon Coicou qui me de-


m niAldi 1 4 piemlier iIlm n c-o .c'o0sr v.'is .',s ...... .C' t: z,1 nfl Itd pou ou a.sist/.
'o Co)llll u l''-ellel ( (l t c IIIo 11it .1 \V'IIX avoir SOIl m ot. clrt c'est till
.ar's poir nl grand moI iv. 'llent a tIiinine iprCieiux...... ToIu'e bayq ille
1.4 C ipitla (d in 1 i- b it d rie ivo'ser /i"' fitJ... Vo'yez CHelve poiur lui dire
1 i Gouv(t I'elen t du ri ral Nor i I r in ot, parce (que In' je ne suis pas
Alexis on dlo bons term s avtc li .... II ine
Je lui Ii-; s' "oltj-c'eions .'sn lui di- parla du (;6i orial Nord : Cd zoange
,saft que c'ei;it ti'i.; inpr;,Iodl'llt, q u' p.urri.... Quant i zarmes m'gain
mon avis, ii ne t l';lit I:s byT uslquer crnmpte z mrne moin. Uls out cru
lsclios4,s t que l, (;1 C)ruv~ omnt mte d6saimer, its se tio:npent beau-
avant 14 mois encore A fairi',, il 6tait coup.... D
sage d'attendre. -- Je pi[l;ii aussi q II nous faut frapper tout de suite,
A Massillon do mon intimite avec car on veut ine r mplacer..Je ne peux
Tancrede quie jl nee ou rais pas pas non plus me laisser commander
compromettre ei d J.lu's (.oico, :,ar des enfants. ) Je lui parlai de la
avec qui j'it ,ti n d'tx-!lents let- Garde du Gouvernement. It roe repon-
mes. J.1 parlai (ii ma si'titioni dte dt que tout est ariang6 et qui'il allait
comrmet'gait, de nmon ge:,r'i de travai' coiint'rer avec Horace et Massillon
(qui rn'empCeliaie;t de op-irei pi rl pour' prendre les d.erniiGrs disposi-
a aucun mnouvemrl i arin4 (.t j'ajoutai tio(ns,. Ceci se passait vers le 10 ou le
quo j- nie voIulai pis -;liql~ r m vi ? 12 Mars...
iuLtiiemc:it. J ie ls commission p';s d'lelve
Mas-ill *nl ) rasnura en nme disanrt q'ii me lepoudit que Jules devrait lui
q(ue rmes craintos 6(t1ietlt sans finde- Iparler peisonnellemeiit. II no voulut
ment, parcel qu'il rcpund it de Jules pas me rdpornde aPounquoi ne vient-
(Coieou) don't Ie concourts a la iri- il pas lui-mtnm ? me dit-il.
se d'armn- dtaiit as-iurO.- Malgre ce i e lendernain, je fus exact au ren-
Id, j nie voulus pas encore d:onnerr dt z-vous, dans la ml-iison privde de
ma parole. 'Jules. TanciZde d6ail ddjA lI. Jules
Massillon vint me voir unn seconij, vint 5 minutes apres et dit : Ah,
ine r'oi-ieme fois. rn'invitant toujours i on cher comp6, tou e bagail-
A m'engager dans i'allaire. Come je le fini. 1'rdident n'a pas dix hom-
lui refusais constamlmelnt, II me de- lines dans la cour cu Ialais, ga ou
manila de lui designi"r liii < li<'t" tlapa- d;mr ce Q i... D
ble. Je lai parlai di gicnd'ra;l Gnt'itnad, Tl'anride r6poi dit : le ne peux
ancient char'g de la Place de la Mar prettdie auctine di-position centre
melade poi)dant VIs evesemenrils. Il' n Gouvtrm mtnt qui m'a toujours
s'entendit dans la suite avec ce G(6- protge&. Jules in-ista en distant a
neral. Tancitede le gran t II6e qu il aurait A
La sematine d'ajl:<', Madame Galet- ;relm)lir. It dtt A Tancride que c'est
te vint mne voir 'I. !t pa:i' de J.les d lui que setait lai-sd e choix des
(Coicou), nme disant qui- I- Coirnman- membres du Gouvernement provisoire.
dant do I'Arrondis,-emelt avait besoin 11 a outa qu'il avait des a mes A la
de moi pour m'eniretei.ir do certai- disposition dc Tanr rede. Celui-cirefu-
nes choses impo tantes t"uchant laa .sa encore en lui dis tnt qu'il 6tait pre-
prise d'armens. Jo ILi it'pondis qune 16able d'attCndre. ; Ne comptez pas
j'etais A sa disposition. sur moi. J'ai des Iaisons pour no
A 7 1/2 heures du csir,. Jules vint prendre aucune position contr' le gou.
cliz moi au Morne-A-Tuf. Je n'6tais vernoment du G.' Nord. D'ailleurs ce
pas IA II rn'attendjt auelq Ies minu- sont des b6tie.-. v Jules r6pondit:
tes. A mon arrive&, il me (lit en gio:s Cou ga a, ce pas b6tise non.
crdole naturellement : M.n cha ,e- J'intervins alor.-, (.eerv6 par la re6is-
rette, President ro;t' di'm prlard'm stance de Tanciede A qui je dis. qu'il
pour'm goumon aivec blanc ....... Co.- avait tort de dout r du dtneux de I.af-
ment ou trouvez : a? C'est une chose fair, quand Jules lui-meme, com-
impos.sble ; auSsi j'ai envoy une let- manadatit d'-rrondissenent, disait
tre A Tanciede qui m'a irpondu en que c'tait'u.,e affaire bien arran-
me donntiit renidez-vous dans mr a' g... Jules me dit alors : a Je. sais
maison- privee demriain matin a 9 heu-' qu'il flnira par accepter. Ne vous me-


- I


I -- --------o~l rrm ~- ---,, Issa ~I a~cr~m Irrra I I I


- II I-r Ir Is III 'ILrr~sn7,7~F-~r + rrrnr '-----~~) ,,


LZ~~ L~-n~d~IDL.. A ---- --





tez pas en colbre. Tancrbde rdpon-'
dit que c'dtait inutile, qu'il etait con-
vaincu dans ses dispositions et qu'il
n'avait pas deux paroles. Je me reti-
rai alors les laissant ensemble.
)Dns l'aprus-midi, Jules me fit di-
re par Mnme Galette, que malgrd tout
ce qu'l avait fait, T'ancrede n'avait
pas acccpt6. 11 fa!lait le mettre de'
co6t et se hatter, car sa vie dtait on
danger, ayant t6 d6noonic au Goa-
vernement par plusieurs personnel
et notanment par Nadereau, charge
de la Place.
Mais qui fournissait les fonds
necessaires ?
-Jules mn'avait demand quel etait
le banquier cliargA do distribuer do
l'argent. Je lii avais rtpondu de voir
Mlassil'on qui m'en avait offert. Je ne
peux vous dire qui fournissait les
valeurs ,A Massillon.
-Mnme Galette, dans tout cola, a
joud un ceitainr6leo ?
-Mme Galette a d6t I'agent princi-
pal de Jules. Elle est vivante. Si vous
pouvez la voir, elle vous donnera
des renseignements qui vous ddifie-
ront.
Tenez, Monsieur, je suis pret a tout
dire, en presence de Jules lui-mnme
si c'dtait possible. Car c'est lui qui
m'a entralnd dans cette conspiration.
Du reste, ii m'a .fait dire diminche
qu'il m'a prot6g6 le jour oft 'on avait
donn Il'ordre de m'arrkter. II dtait
all6 expirs A Thor, pour me prote-
ger,- m'a-t-il fait dire par Lamercie,
une annie A mnoi qu'on avait arretee
et qui a 16 tliblhj e.
La v6rite, MIonsieur, la voici. Ju-
les Coicou 6tait & la tete du
movement ; c'etait lui 1'orga-
nisateur, c'6tait lui qui par sa
situation, donnait confiance en
falsant raccoler des partisans
par Massillon A qui il ava'.t
donne des armes. Brusquement,
par pour, ayant vu l'appui de Tan-
crede lui manquer et craignant d'etre
art ett, il a det ellray6 de sonoeuvreet
a pris les devants. Je le lui dirais A
sa face, si je pouvais me trouver en
sa presence ; je lui poserais des ques-
tions. Jules me disait souvent qu'il
dtait fatigue avec les p'tit Camille, les
p'tit Montreuil, des enfants qui l'hu-
niliaient et lo faisaient surveiller tout
le temps. Sa vie so passait dans de
continuelles alarmes. Pour avoir le
rendez-vous avec Tanrcrede chez lui,
Jules, il lui a fallu mentir et dire
qu'il rentrait dans sa maison privee,
parce quo sa femme 6tait malade, tant
il avait eu peur de la surveillance de
ces gens-la. Ja le rdpete l'auteur
principal de la derniere prise d'armes,
c'est.Jules Coicou lui-mmne ...
Si Ie Ministre de France voulait me
faire accompagner par quelqu'un de
la Legation, je dirais touts ces cho-
ses devant qui de droit.

Et quo comptez-vous faire ?

Ma vie, vous le voyez, est en
danger avee cet'homme qui m'avait
entraine dans le movement centre le
Gouvernement, moi qui ai tout aper-
dre dans les :guerres civiles. Mais je
je ne voulais pas m'en aller sans dire la
verit6 que je savais et que personne
au monde ne peut se permettre de de-
mentir, pas meme Jules, pas meme
Tancrede... Je vais travailler a Colon,
ct si je n'y trouve rien & faire, j'irai f
la Guadeloupe oila vie est a meillear
march. Mais je pars tranquille, vous
ayant dit la complete verite. *


L'ap-arition do cette interview sen-
sationnelle produisit unec (motion
considerable et provoqua presque une
revolution. Ce numnro fut tir6 fi pros
de 5.000 excinplaires. Le (zGcnral Coi-
cou, a)prs avoir profil6 des menaces
publliques devant m'.:j imprimeric,
s'ari ta, au co.in d la Pharmacie
Contrale, faisait sai-.ir et dehlirer
tous l-s exemplaires dt journal qu'il
voyait entire les lmails i s pissants.
Et le soir, I'lIloel--1 :Il..vue oft je me
tiens ctait cern6 par los sbires du
gouv(e ;eui'.
l)i es-moi, Mr Ie M)irceur, la main
ssr la conscience, si, complice du Gd-
n6ral Coicou dans les executions du
15 M:.:, don't jo 'ai 6ti au coarant
q'u'a 6 ieares du iatin, j'eusse pu
rtndre, vis-a-vi, de lui cette attitu-
,'l; dites inoi, si, avyint pris cette atti-
Iu(ie d'aecusateur, jo i'eusse pas 6tdt
lde62on1c par lui.
Mais lH tin s'arreta pa-; mna mission.
Un de mes ernmiluyIs, Mr LIonce Au-
u.itin1, allii aux (Co:ou mn'ayait atfir-
Ine (lit les d clIaratiotzs dIu Gtndral
Neteito 6taient exa -tes, (qtu c',tait
lien .Jules C.oicou qui a,.uit immol6d
les victimnes et qu'l1nii.u.:ii. Coicou,
it-fugid~ la LOgation AAlleininde, dd-
tonait une carte pirt la uelio il dtait
rivitL so rendre A l'A\i ondissement,
j.o le priai do tlema;d(l-ir pour mnoi urne
i'ntirevue t 1 M. lnin. t:o:cou (:alui-ci
accepta..l :J e reidis I iouto con-
liani-e iC la l atio Ni .\tot'!,il .:.iAu Au
inoimelnt ouf lEmm Cloico (jui 6lait
it ma(ispo-ition se Opre ara'i iI l, ,'iIt
les v :.tiiois pro i-ss. ine ii bord60
(d'it jures, de liut'-es t td'in-u~ tes m'cn-
virontra s uditdain. .c 1 i.Ls ;uj urd'lhui
iin pi)ub!li, liommang.' a MrIt Callhid A.
41ui~ 'expliq'iai le buti<, 1 tia visit et
qui canma ses amis. Jo pus alors
prendro conge. Entre' tcmps, on avait
dichird les feuilie.-ts do mo)n carnet.
oft je venais de transcript uine decla-
ration de Mr Aurel itanville Bona-
parte.
PenIdant pintieurs oursr, jo fus in-
quicte par le GCinci al (C i.oou clui mn'ac-
cusaauples du Gendral Nord d't're
en connivence avec les soldals du 30a
lItgidnint pour un mouvein itt centre
lui. Je fus defend ipar ',o gdnral 1B-
lmonol, I3 colonel S.ile .,t d'autres
ofliioir- du ")0, ,i Zsi qitqe par M1M.
C.tinlle Gabriel et lljctur Jn-Jloseph
qui avaielt appr'ouv a la campagne du
Ualiint centre le g6ncral (:oicou.
Quand done Port-au-Prince a vu
mon notn parmi les a bourreaux a,
ce fut une stupefaction g6nirale. Je
savais Nien, Monsieur lo Directeur,
que beaucoup d'inidividus no me par-
conneraient jamais de n'Stro pas arri-
vdts au pouvo\ir, mais je no pourrais
suppose:, qu1 leurs la I1iIes iraient si
loinet que leurs passions les pousse-
i aicnt it de tels exces.
Comme c'est mal servir une cause
la cause de celui avec qui j'6tais dans
les meilleurs terms et, qui m'dcri-
vait qielques semaines .avant sa fin
tragique t propose d'une affaire d'in-
tter.t :
a Mon cler Magloire,
SPlacez lo moyen torme vous me-
me; jeo veux croire que nos deux cons-
ciences s-,nt faites pour :s'accorder,
elles s'accorderont. Co que je desire,
ja vous 1'avoue en tout~ loyautd, c'est
quo vous ayez .ma pidfdrence, pour
mainte raison. '


De vocur.


M. Colcou.


Non, on ne porle pas ainsi atteinte
b6ndvolement a la irputation des
gens,simplemnitt prce qu'on les hait.
Non soulement, j'ti deplore les dv6-
nements du 15 Mars et nombreux
sont les amis qui p ?uvent I'attester,
mais encore j'ai fait mon devoir. Cela
n'a pas dtd sans piril. L'mrivre que
vous poursuivez on ce moment, je
l'ai entreprise 1 premier. La chose
avait une tell tZuavi', qu'aucun des
journaux n'osa repioduire le rd(luisi-
toire formidable dress par le Matin.
Ce fut un acted de grand courage.
C'est co qui restera quand les ca-
!omnies dresses cuntre mnoi se dis-
sipeiont et que les ennpmis quo -3
me suis cr6&d, ievenus forcement de
leurs erreurs laisseront la place libre
a la ju-tice souveraine a qui rest
toujours le dernier mot.
Veuillez agr6er, Monsieur le Direc-
teur, mes meillcures salutations.
CLlEMENT MAGLOIRE.

Tribune du MIATIN "

Port au-Prince, 7 Janvier 1909
Au Directenr du journal L'Impart;al
Monsieur Il Directeur,
Dans votre N' d hier mon nom 'ayant
6td cit6 comment un de ceux qui ont pris
part A l'affaire da 13 Mars 1908, j'ai pour
devoir de protester ct j: protest dnergi
qnement centre c.:te acc:saion qui por-
te atteinte a monl h i )>nn r.
Fort de ma co.;sieic'.- j'attends de pied
frrnie mes calomniiteurs.
Veuillez donner p;b'lici6 t la present
ct agrdez Mr le Dirct'cnr mes salutations.
E.ILI: WILLIAMS, DJputd.
*
Port-au-Prince, le 7 lanvier 1909
Monsieur P. F. Fr6ddriqne
Directeur du Journal lI'mpartial z
Monsieur le Directeur,
J'ai lu avtc un profound e:onan.mcnt
dans votre journal d h er 6 Janvier Ie
Vom de Lerebjurs, ai.-de canip, parmi !a
lis'e des bourreaux qui ont pris une part
active a I'ass.issinat des victiines du 15
Mars 1908.
Je vous saurais gre, Monsieur le Direc-
teur, de bien vouloir prcciser. Nous som-
mes deux Lerebours qui avuns appartenu
a Il'Etat-Major de l'ex President Nord
Alexis : Camille Lcrebjurs, fils du S6-
nateur Calixte Lerebours, et moi St-A-
mand Lerebours,fi's du Shnateur Diogene
Lerebours.
Je declare, pour ma part, n'2tre pas sor-
ti dn Palais durant cette nuit. Je puis eni
appeler mnies anciens col!&, ues. Je declare
aussi n'avoir particip6 A aucune arrestation,
ni a aucune execution faite durant cette
nuit.
Serait-ce sans doute pour avoir faith mon
devoir de soldat, en accompagnant mon
chef le G6ndral Nord, au m6pris de ma
vie jusqu'au bord de mer, qu'une voix
isolde cherche a me discrediter dans le but
de contrarier ma carri're de soldat ?
Ndanmoins, si c'est de moi qu'on en-
tend parler, je serais reconnaissant a ce
calomniateur de se faire connaitre et de
fournir des preuves a l'appui de son as-
sertion.
Je vous sale, Monsieur le Directeur.
J. B. ST-AMAND LEREBOURS

G'1 Dup6rat Fr6d6rique
Nous apprenons avec plaisir la nomina-
tion du Gendral Dupdrat Freddrique au
commandement de la Commune de FAr-
cahaie.


Ce choix heureux se justified par les etats
de service du nouveau promu, qui, apres
avoir passed 17 ans dans la Garde, fut
nomm6 Chf du Poste de Bizoton, puis
Adjoint a la Place de Port-au-Prince.Mais
ce qui distingue le G6ndral Duperat Frd-
ddrique de ses concurrents, c'est que, fils
de cultivateurs notables, il est lui-m6me
un agriculteur passionn6. Appartenant a
l'inl'ressante commune don't il a aujour-
d'hai le conmmandement, il saura y fire
valoir toute l'energie et l'intelligente acti-
vit6 qui le caractdrisent pour encourage
les travaux agricoles et se rendre ainsi di-
gne de la confiance don't l'honore le Gou-
vernement.






R3A N SEI GNREMEN' TS
M:CTEOROLOGIQU3 ES


SEMINAIRE COLLEGE St-MARTIAL


MERCREDI 6 JANVIER
Barnitre A midi
Trr raure1"minimum
Ta2~.ora: ure


762,1 -/=
18, 5


S maximum 31, 6
Moyenne.diurne de la temperature 24,6
Ciel assez clair jusqu'A midi, se cou-
vrant lentement depuis ixh. Brise de mer
rdgul:re. Pluie torrentielle depuis 8 h. 30
jusqu'Apres o1 h., marquant au pluvio-
metre 72,8 millimetres. La plus forte pluie
constatde en Janvier depuis 26 ans.-Baro-
mrtre station naire.
J. SCHERER
Bal du Cercle
Succes &clatant. A demain le compete
rendu detaill6.
Revae des Journaux


Haiti 'Politique et Liltraire
Les elections e1gislatives soot
ment libres come aux plus beaux
notre parlementarisme.


absolu-
jours de


Les candidates sont
Me, Michel Brady,
Me ErnestAnzoine,
Dr Louis Joseph Janvier,
M. Constant Cassagnol,
Auguste Archer.
NOTaE CANDIDATE
Nous convions nos abonnds a voter pour
Me Michel Bridy, avocat, notre candidate 1
la Diputation Nationale.
Jeune, 6nergique et, pour la premiere
fois qu'il abordiit la grande scene poli'i-
que, il fut un de ceux les Pouget, F&
qui&e, Ducas Pierre-Louis, qui osesent i
la 25e Ldgislature, discuter les grands in-
tereds de la Nation.
Aussi l'dcarta-t-on soigneusement, comn-
me les autres, des elections de Janvier
190S.
Secr6tairerie d'Etat
de l'lnt6rieur
En vertu d'une organisation rationnelle
du Corps de la Police administrative de is
Capital, le chef do Du partement de I'Iun
tdrieur invite les cotoyens de6ireux de fali
re parties de cet important service A s'ins
crire sur un registre ouvert A cet effect a Is
Secr6tairerie d'Etat.
Ce registre demeurera & la disposition
des intdressds tous les jours de 9 heures
du matin A 3 h:ures de l'apras-midi.
Port-au-Prince, le 3 janvier 19o9 '.
s





Secretairerie d
dc 1'Instruction P
Le DCpartement de l'Tnst
que donne avis A tous ceux
tiendra que la rentree des cl
au lundi i Janvier courant.
Port-au:Prince, le 3
Ar n vage
Le s earner Altai est entr6
les passagers suivants venant
Inague. Auguste Bo;
Guillaume, V. St-Louis.
Cap-Haitien. Art. Tessi
Port-dc .Paiv. Mine L. 1
enfants, G6ndral Jadotte, V.
Louis, S. Guillaume, Ed. I
Brmshers, Mme Darosier et
E lolotte, L. Cayard, S
Nelson, Gnrn&al Appolou,
Belton, L. C. Nelson. Melle
sephi Fradois, D. P. Lslanne
Gonaives..- L Alexis, G.
Buch, Melle Lilie Laraque,
Poitevien, Errie, C. Damper
Philippe, Buthler, G.Lebrun
R. Vastev, D. Pdan, H. Xi
liam, Mine A. Legros, G.
D. Piton, T. Clestin, H. S
sier, G&ndral Jean Frade. MI
enfants. J. BAptiste, J. Mic
Bonne Rlc~rn
Est promise a qui rappo
bureaux un trousse.au de c';
dant la semaine de fetes.
Po'jr derna
N.,us sonmmn:s forces, par r.
que de place, de renvoyer a
blication d. pro:es-ations dir
taines p)rsonnes visdes par 1
du journal / Imalmrtia! relative
15 Mars derntcr.
Reponse au Direc:ei
pa- tial
Mr Christian Retulus nous \
c.-r pour d-in inn .a d.fen;e q
un feuil!C-t sItcial de la .ag
FianQaille:
Nous apprenons les fiincq
LiEosE LARREUR avec !e Dr R1
de Mile LYDIA ULYSSE MALE
JUSTis TFrSIER ;
de Mile EULALUI LAMOTHE av
DAMBRIVILLE.
Compliments aux heureux



Eiegation olu
La d6ltg nation du Troa,
citoyvnils .d6onzc S. Salv
trat co;nrilntaI.l, president
Jn-Franroi-, Bertrand B.
Dumnarsais Augustin et Ad(
a 6tL cordialen-:iit re'u
d6cemibre d, rnier par Son
le President de la Rlp:ib
Le president de la:d61(g
nonec le paroles suivan
6t0 bien vgoittes "par
Antoine Simon
President,


Ces concitoyens et moi
joie, au norl de l'arrond
Trou qii nois a del6g1sa
Vo're Excellenice, vous e
respeetueuses et sinceres
de cette population, A l'I
vote heureux et p:isible
A la premi.er1 magistratur
Dieu, Prtsident, qui dir
aments et qui prend
louvoir a qli ii lui plait,
ourd aux supplications


.'Etat
'ubliqs
ruction )bli-
Squ'il atar-
asses est iee

Janvier 190.

ce martin avj
de :
sq, Montreu
ir 1 2r ,


du oeuple haition. C'est en effect, lui,
ce Dieu des nations qui a aflranchi
c' mralheureux puple du regime don't
il mourait.
Aussi les v6ritibles citoyens doi-
ven:-ils le remnircier de cette deli-
vrance qut apporte avec elle la joie,
li liberty et la qcuitude.
Oui, ce people a souffert longtemps.
mais comme ies desseins de Dieu ne
sont pas les n6tres, peut-etre lui avail
il envoy ces long.ies annees de cala-
mit6s, de revers et de miseres de


Imtsi t' jje et oute sortes, afin de porter ce people
LMuller, S Jt rentrer en lui-m6me pour se con-
Muller.S. AJn ttro et comprendre enfin que son
Dongoff. Alex'. nheur ne peut d6pendre que de
enfants, Eloi' union de la fraternity et de la jus-
SUlestin, L. tiC don't le fruit est la paix.
R. Baznas, C. orsque, Prdsilent, s'inaugura sous
SDurosier, Jo- vo:gnn6reux auspices dans lA d6par-
Me. teM nt du Sud la glorieuse ot bienfai-
Martelly, Me san revolution qui a rpnvers6 le
Berin, Mme gouvrnement du gAneral Nord, l'ar-
rt, al, D. rondsement du Trou l'accueillit in-
,V. Minotey,- t6rioeement come laurore b6nie
vier, V. Wile d'unero nouvelle et de ses voeux ar-
Legros, Mm- dentsin appelait lFisue et le triom-
;t-Louis. Pdlis- phe.
ne C. SFard et Le Tou, command par un sago
el, C. Frige. on v6rable phro de famille, aimne,
pens~- respect et cofit6, s'inspirant de3
er en n sentiments honorables et patriotiques
refera en nos do ~ion lief le gdndral Mondesir Jo-
f gr! s pen- si, s'st maintenu jusqu' la fin
de, diners i ev(nements dans une
in attitude 4i lui fAit honneur.
apport au man- La vict-ire a couronn6 vos nobles
demiin la pu- et lonnot inteiitions et Dieu 6tait
mines d: cer- avec vou- car c'est plus par la force,
es accusations la puissaite de vos grandes ilcdes de
eA I'aftaire da liberty et le justice que par cell des
varies quevous avez pu vous rallier
ar de 1'Im- 'insi tous es course et avoir I'appro-
bation g6rsrale.
SAanussi le euple ne fut-il pas admi-
,rie d'annon- rable dans e bel (lan qui le poussa
ui piralera en A vous accl;mor son sauveur et son
esse. lfbarateur ?
s Vous 1 6ts en effet, President:
lles de Mle vous avez re'onnd la vie a un agoni-
illes de Mile sn
OBERT EWAL U. saint.
OBERT EWAL,; 1)DoC vous ndriti, z de la Patrie et
TTE avec Mr I'Aqsoeiblee Iationale qui, A I'unani-
c mr J N t, vous a diu I't6sident de la R&-
c Mr JULIEN publique, a t~iis6 les vaeux et les
sentiments du l'euple qu ne doit
couples. point mn~connatre vos nombreux ser-
vices reudus A la Petrie.
Or, ce fut avtc enthousiasme, Pr-
sidert, que l'arondissement du Trou
Tru a accueilli la bo-ne nouvelle de vote
election et a f itroet ntir Ils 6chos des
former dea environs de ses .vats et rjouissances.
ant, magis- Lano.,dssenitn du Trou a une
Setia mus plinte et entire confiance en volre
SProphte, patriotisnie 6clairt, en votre sagesse,
6ka Lambert en votre Ilonnetet' et surtout en vos
o le lundi 28 pofonds sentiments reliieux qui ne
SExceclence peuvent que vous gtider tou/ours dans
liqEeu. la voie de la justice et du bzen.
tion a ro- lieureuse done et la nation don't le
nation a pro- chef est ainsi auim6 I
tes qui ont Nous vous prions, Pc6siednt, de
1-3 g6nra 1 computer le Trou au nombre de vos
plus d6voues arrondissements qui
vousjurent de coop6rer avec votre
venons avec gouvernement a la grande amivre de
issement du fusion et de conciliation que vous
s aupres de avpz entreprise.
axpremer les Veuille Dien qui vous a donned une
felicitations si lourde responsabilit6 vous inspire
occasion de toujours et couvrir de sa divine pro-
avenement section, vocs et votre honorable fa-
e de 1'Etat. mile, afin que vous pui-siez rendre
ige les 6ve- ce people heureux, et qu,'il yous don-
et donne le ne de realiser toute votre vie cette
n'a pas 4et belle et admirable devise ; Dieu, wa
et aux cris religion, ma Potrie, que vous adopted


'et qui seule suffit pour rassurer tons
,es coeurs ; c'est afia que le people
puisse toujours vous aimer et crier
du fond du coeur :
Vive le Pr6sident A. Simon !

iouveneis Et alg r aeS



Dernibras D6p6ches

ROME 4.- Aprts avoir fait tout ce qui
etait possible dans le prys ravag6 par le
tremblement de terre, le roi et la reine
d'Italie reviennen a Rome. IIs ont passe
les quatre derniers jours au milieu des
ruines de la Calabre et de la Sicile. Le
roi dirigeait les travaux des secours, tan-
dis que la reine donnait des soins aux
bless6s. La Capitale eprouve un grand
s,nimcnt de soulagement, ea apprenant
le retour du roi et de la reine A leur pa-
lais.
A Messine et A Reggio, les gardens
eprouvent de les difficult6s pour pro-
teger les survivants, ainsi que les im-
menses tresors qui se trouvent ensevelis
sous les ruines. On announce que 60 mal-
faiteurs ont ete tues au m=me endroir, en
24 heures.- Six cents personnel convain-
cues de pillage ont t&6 arrxaes depuis
hier. Dans une rencoutre A Reggio entire
la police et les bandits, deux agents de po-
lice furent tuds.
De faibles movements du sol conti-
nuent A se fare sentir, mais ils n'ont ce-
pendant pas assez de force pour occasion-
ner de sirieux degits. On rapporce que de
nouvelles secousses sismiques A Pallaro
auraient precipit6 dans la mer, l'enti6re
population de cette vilte, entrainant en
meme temps les victims vivantes ou
mortes de la premiere secousse.
A Reggio, les habitants deviennent plus
calmes et les secours dans cette ville sont
tout A fait organisms. Des zones militaires
sont 6tablies dans toute la Calab-e.
LISBONNE 4. Le croiseur portugais
g Vasco de Gama D est par:i aujourd'hui
d'ici pour Messine.- Les theatres de la
ville organisent des representations au be-
nefice des victims du tremblement de
terre.
ROTTERDAM 4.- Le paqueb )t a S'aten-
dam de la Compagnie Hollandaise qui
6tait parti pour New-York, s'est echou6
L'accident est di au brouillard.
ROME 4. Un nouveau movement
sismique s'ettndant sur une ligne N-N-
et E N E, d'une durde de trots s condes,
pendant lequel une eruption du Strom
boli commenca a 6e res-enti hitr.
Dans l'ile de Stromb ii. le phinomine
ttait accompagn6 de sounds grondement :


sles maisons de File ont &td tr.s endomma'
gdes, et les hab'tan's pris de panique, se
sont enfuis dans les rues. Personne n'a
&6d bless. II fait exctssivement froid dans
l'ile de Stromboli.
REGGIO 4.- Un d6tachement de soldats
en~oyds en reconnaissance sur la c6te est
de la Calibre, ne tronva que des ruines
et des cadavres, les survivants s'6tant en-
fus. La famine est grande a Bagenara.
ROME 5.- Le Parlement sera convo-
que pour se reunir le ii Janvier.
WASHINGTON 5.- Le Pr6sident Roose-
velt a demand au Congres de voter 5oo,
ooo dollars pour secouric les survivants du
tremblement de terre en lialie.
BELGRADE 5.- Le cabinet Serbe a di-
missionnd hier.
SHANGHAI. Le vice roi Yuan-Shikai a dt
rdvoqud. Cette measure a cause une vive
surprise.
PARIS 5. Rente : 96.60.
HAVRE 5.- Cafd-Ilaiti, Cap : 48.
Les paquebots a Montreal S, c Grxacia )
et a Prins Willem III arrives.
PARIS 5.- M. C!enenceau quitta Paris
vendredi soir se rendaut dans le Var pour
sortenir sa candidature senatioriale. M.
Ceincnceau, dlu, reprit le train pour Pa-
ris ou il arriva ce martin.
Le renouvellement d'un tiers du Senat,
pl-s cinq elections partielles, donna les
re.u!tats suivants : elus 59 radicaux et ra-
d'caux-socialistes, 2 socialistes inddpen-
dants, 26 rdpublicains de gauche, II pro-
gressistes et 5 conservateurs.
M.Boncour, socialist, directeur du ci-
binet du ministry du Travail, est Mlu de-
putd de Blois.

A ve ndre
Un b)ggy Fcltchl tout attel6.
S'adresser au & MATIN .
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janvier 1909 pour e
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A partir de cette date serant se
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blues nouvellement emises.:
SLA DIRECTION' I


rUICII I
__


7777 .........


-


REhun Bar ancourt
Medailles d'or, Mention honor Membre du Jury, Grand
prix, Hors concours danstous les Expositions depuis
1881 jusqui'. 1907. ( Ancio t Nouvea' Continents)
Madams Veuve BAk ANCOURT, iseule d6posi-
taire de la marque Rh iumn B cb~tncourt et scule propri6-
taire des formules qui ont fait olenir au Rhum Barban-
court les indailles d'or de totes lei; Expositions, a pris la suite
les affaires de feu son mari, et seient la m6mehalle, sise 7, Rue
des C.sars, a la disolition do sa nombreuse clientele,
don't les conimandes seront ei'ut*es avec le mrme soin que par
le pass.