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Deuxiame Ann6e, No 475. PORT-AU-PRINCE ( HaiM ) Mercredl, 28 Octobre 1908. I J QUOTIDIEN --~~ I__ I H IIII Abonnements: PORT-AU-PRINCE U Mon. Tlos Mou. DfPARTEMENTS UN MoIs. Taois Mois tTRANGER........ Taois Mos. . G. 200 5.00 2.20 6.00 8.00 DaucrzUR Cl36mozt WSagloir., RIMACTION -ADMINISTRATION 4i. UJIRouX, 45. LE NUMERO 15 ENTIM.ES Les abonnemens portent du I" ct du i S de chaque mois e tsont payables d'avance LAS mnPauscritt Ias D ou non ne mer. atpp m reas Pour tout ce qui coUcern M 'L1A~mi iistr;; tio du 3oairrsai. W'adzaasos A Mousi-f~r Arthur ISIDORE, 45, RUE lsoux an Sou-1i. CONSTANT Conntantin Iirand vient de mourir 11 tait lie 'nci i on droit dl la feculi( deParis, directeur-fonda'eur de I'Eco elibre de droit du Cap-Hlaitien. Lelecteur me disp nse de 'ui dir owmbien cette nouvellq me touch pesonnellement. Lorsque la m.)r sMw a ravi un parent q'is nous ai Mios de cet amour que cr6ent 1e et I'intimite et que fortiflait en Us sa distinction individuelle, nous dwnos noas border A le pleurar jus l'i ce que la vivacity de ses souve ars s oit att6nuAe en notre coeur l foule n'entendrait rien & nos la- tolations. Mais la mort premature de Cons- totin Durand vient faire le vile non p seulement daus le cadre familiar' : met peut-Otre en denil I'intellec- litb haitienne, qui avait on lui,sans te, un de ses p'us distingues re- intants. A ce pointde vue, jcrois 'l m'est permis de consacrer qu"i- lignes A la nmmoire du cher unt. * Constantin Durand n'6tait connu du grand public, j'entends le ode dis I-ltres en g6ndral. II avait Sq'lelq se temps en Frdnco ot il Slit son droit avec success, et en *'e odil avait occupy le post Secretaire de 16gation. IRntr4 dans le pays o& il appor- one abondante moisson de con- ancesjuridiquesetdiplomatiques, consacra presque exclusivement e culture des chose de l'esprit, enant commerce avec ceux qui, Weg epoque-Il, n'Mtaient preoccu- l1ued'agrandir incessamment le de lears .tules. On a parld .tae de sa distinction. J'ajoutd- quesa n ture d'blite, ses mani6- _.quises. ses brillantes qualitAs pit, n'attendaient que d'etre une .connue pour emporter I'adrhira- d Efant, i avait toujours fait preu- it Lendrese, d'obeissance envers Parents; de soumission & I 'gard "a ialtrn Davenu home, it IiaJ *sa mort le meam atta- in Rr, en pai fite connaissan e de ca'i- so, quo e ldroit molerne est tributai- N D RA. II le public en '190' ou en 1905, c'est-A-dire quand loe- questions qu'il avail tAchl d, tirer au clair, emprun- c. hemnet ses pI tenls et un respect trant a!nx 6v6nemen ts d 1'poqiie un , '5Ial pour Ious les hLoinmes. Aussi, iiitAirtt d'actuAit6 : IDo attributions - comp ait-il de nombretii amis pirmi judi'iaires du Pouvoir Lfgislatif. ceux de nos concitoyans don't ii sufit M ii-', je dois i'avorir. place en dle- e d i citer lIs ronms pour que tout lo hors desa sphere, il 6tait prt A mettre e moride tombe d'accord sur leur hau- la queue sou, le venture je dis mal t to valour intelie:tuelle et morale :Jus- A affl her je no saia qie' d6dain - tin Ddvot, Augsite Bonamy, Louis d hamme superieur qu3 l1s questions e Borno, Jdremie, AdhBmar Auguste, d'art et de littdra!ure, si complexes, I Tertullien Guilbiud surtout avec qui elles aus.i, laisseat absolnment fri I. s ii offrait plus d'un point de ressem- Ainsi, lui parlait-on de Lemaltre, de * balance. Faguet, de Bran-ti ro, d.3 Bourget ou SConstantin Durand fit un de ces d'autres sommite. des l,'tres fran- : rare haitiens qui paicoururent, trBs :ises sur lesluelles les d rniers de - jeunes, une tres brillante carriewo. II nos gimnauds et je ne songe pas est meme remarquable qu'il fut de uniquernent A ceux qui tiennent la Sceux, en p!us petit no ure encore, queue des b aides classes se piq ent don't on paut dire qu'ils sont des spf- de dissertersavammnnt, D irand haus- cialistes. A part si chauge de secre- sait les 6paules ou pinch tit les lvres : taire de 16gation, qui fut, je crois, it n'avait jamais entendu parler de son poste de d6bat, it n'eut jainais A ces Messieurs i. E*ti rivanzh*,, qi'il Ss'occuper d'autre science que le droit. s'a,2ltt d1 B-axidiy-Lacantinerie, qu'il Qu'il siogeat au p:irlu-t du Cap Hai- allait voir souv.it R I)rd *aix pendant tipn comme substitute, ou au tribunal son sbjo.r en France ; de r Mrcel Pla- civii de la mome vi l en quality de niol, le jeune tt b'ita. I profe seur d,)yo ; q i'il app )tt au Tribu- dont le ptecis de droil civil a deja d4- nal de Cassation de la Republiq'ie le to6nd sei aib4s ; de ('arles Gide contrast do sa jeunesse avec la gra- d.nt it m'envoya, I'annee derniere, vit6 de ses collegu-s d'alors, tous l'ouvrage sur I'Econom'e politique ; n homes fris3nt ou d6passaut la cin-' d Glas.on, qui a si prodigi ,uselnent quantaine; enfin, qu';l enseinadt I co uiitrib ie A eti. lhir I !!itt"rature j 1- droit roinain, vec la co:nmptenc- que ri liqluo ou d'ai:res e .core qu'il avait I'on sait, a I Ecole libre de droit d-) si corinus, pour It plip :rt, A la Fa.ultt 1 ville adop'ive, c'6tait toujours n la Ido droit d.? Paris, Con-ta-,ti Durand, 1 vaste s-ience du droit, au D oit tout pd. ialisto, vous dis-j'i, no talissail I court quil vauait son intelligence lu- pas ; tl c'etait proprd.ment un charms mineuse, son endurance au travail, que d'entend e Ceo mliange de choses ( am amour de la solitude, toate son amnus.ntes et serieuses tomber des v &me enflo.- Vous faites erreur, im'ob- evres de ce beau causzur. Ijectera-t-on. il futaussi d4put6 dd peu- II dat 1 tre un eminent profrseur A f pie sons Tirdsias.-- H 1 monsieur, sin tour, car iti tait en fonds de qua- c on ne le voyait presq to pas au Palais ltds proprs au rxfsss<.rat : it avait de la Chanbre; et, encore q,0'il ft la langag i ne:l.) e. 6l-gi it et fci- ua: c useur dtincelant, je jurerais qu'il le, une compr:ence indiscatable ; la ne monta A la tribune qu'une ou deux consci-'nce, la p6ndtrelion et la dd fos : poir p ,ter le serin 'nt d'inve"- sintersement. c titure ot pour solliciter do I'Asselm- L'Ec-ol, libro de droit laI Cap-Ilai r b'ei I'o troi d'un permit, qiu "d it lien, ql'il foida de conc-rt avec Ter p 6tait forc4 par les circoastances d'en tiillien Guilbaud et bien d'autres, est : dim-nder un. Sos soin- de pirle- t'e ivra capital do si court vie. c mentaire, ii les donnait a la prepara- C-'te Ecole fit le plus grand bien A I lion d'an savant opuscule tout plein l'intlre3sanle jounesse du Cap. i des reminiscences da son cher droit II eat sourent m41aise, lorsqu'on a i remain don't ce loi dtait p!aisir d'afflr- flni sea classes on province, de venir t ;i Port-au-Prince pour s'eng.cger, trIi. ou cinq'ans durant, dans I'unt on I'au- tre de ces deux avenues parallel's et comme rivals qui parent du :hamp- d,1-Mars. Les parents sont pauvres la plupart du temps, et la vie A Port-au- Prince n'est pas coulqur de roses quand on n'a pas le sou en poche,. Ionc, lorsque des hommes d'dlite et biWnfaisants prennent I'initiative do tenter 1'enseignement sup-rieur en province, ils font la euvre de pro- grek social, puisqu'elle tend l'agran- diss-ment ind viduel. Par surcrolt, la rivalii6 s'etablit bien vite entire les institutions identiques, et de cette ri- valit6 nalt I'6mulation, puissant fac- teur de progr&s linumin. Et bien,Tertullien Guilbaun, et Cons- tantin Durand pensirent les premiers A crder ce movement en province. (:Clui-ci assuma la direction de I'Ho- Ii et la cliaire de droit romaiin, qu'lI n'a quittdes.je croic, que pour mourir. Avant tout, protesscur consciencieux et pleiii d'amour propre, il s'appliqIia d'abord A vaincre les difficulres de la matiere A bien p6entror le m6canisme savin' du m n ,imant lev,4 par Theo- d )so et J.isli'uiii. < s fircir I;: tfte 1'iine intilite di' form lles moitos q(ii i'ont plus aucunio vali ,. 11 en etait ven i b )at, et, de I'avis nuinn If'uni de seib j'unes licenci6s es plus remnailluabl.s, il avait, drpuis c s ci'iq derniet'es anness, rarement ecours i ses lives pour preparer ses I ; ns. II s'dtait composed une petite biblio'hqjue spe6iale de droit ronnain; A a -aiant pi is placa soigneusement A )eu prti4 toui les ouvrAges traitant ie la ma'iere, objet de sea 6tudes fa- o iites. Lui et sea dignea co laborateurs out ormk de nombreui x ves don't quel- lues-uns font v Io;r lear talent jus- lue dans I'administration fspdrieure. Ny a- il pas IA de quoi enorgneillir in holmmui et le r ndre heureux ? Oui, Constantin Durand 6tait tier Ij triomphe do sea anci.i'n Aleves, nais il etait loin d'*tre hiereux. Je ne >arle p s di sa situation peorsonnelle le fortune, qni n'dtait p.s brillante lu tout et don't, grice a une sorte de philos)phie souri-int, il avait pris 0o pa.t allb4remn mnt. J )onga plu'c6 SI1'au're fac in d 6're h mrenx. Cst hom a d upi soen ibilite, d'une d4li. -----------~ - _ hdCEe~ZI t~ga I I I catesse de femme et d'une faiblesse d'enfant, a eu des chagrin- domesti- gues et i'a pas connu le calme du royer ni la paix du coeur. Sans doute, ii avait commis cer- tains 6cirts, quelque chose comme des accrocs a la norale et que je p )t *, moi, au comlpe d'une ceitaite inexperience. Je ne veux pas, d'ailleurs, examiner la question dj sivoir s'il y eut torts r6ciproques (cola no me regarded pa<); mais je crois que, dans la suite, I'homme rentr4 en lui-meme, voulut reparer les siens; la vie d'Asolement mnnde au Cap-Haitien I'avait renda &racteux vers la fin, mais l'avait assagi. Das lors, lui vint l'idde de conclure une paix sincere et du- rable. II m'en lit la confidence. Comment s'y prendoe ? ce n'ltait pas chose facile... Cependmt les premi -rs 6chees ne lo rebut;-ent pas. 11 pensa atteindre le csur do la temmin n at- teignantt lo c ar des enfants. En effect, il fit tant et si bien qu'il s'attacha dd- linitivement le couar de ses deux en- fants : a son chier petit Constant, sa chire petite Alie ; mai- il n'eut ou ne retrouva jamais l'autre. $ La ville di Cap, ohi le cher d4funt avait do so'ides sympathies, a dut lui fair des ftunrailfes dignes de lui convoi nombreux et choisi peut e're, discourse prononc6s sans doute par les Tertullien (ui'baud, los Edmoid Du- puy, les Co'as et par deux ou trois de se; anciens 4lves. Au fond, ii au- rait prefere qu'on hli fit de modestes fundrailles telles qu'elles convenient a un home qui v6cut sans bruit, qui n'a pas connu I'ambition, B part celle qui relvd des choses de I'esprit; I'me sereine, la conscience en repos, le co',r aimnant et' sensible. Mais la mort qui I'a frapp6 subitement, je crois, n'a pas dd lui parmettre de prendre garde A ces details. En tout cas, avant de connatire pour toujours la paix et, comme dit 1e po6te : a Le refroidissement lugubre du tombeauu Constantin IRsalvo Durand donna ceitainement sa snprmce pensee A Constant et & Alice, ses deux enfants qu'il aimait profondement ot qui le payaient d'un retour affectueux et touchant; a son ecole de droit don't la prospdritd faisait tout son or- gueil, a ses chers parents laiss~s a Gonaives, sa ville natale, surtout A sa mere et a sa soeur, Mademoiselle Dina Magny, don't le deuil resistera long- temps a I'oubli. Lys LATORTUE -~- - caiusrie Scientifiqp L deux Natures do r'Hmmn - Le probl6me de la double nature de hommee paralt a une cat4gorie d'es- pril, la question la moins discutable *d la philosophie. Etre mat6rialiste, C'est manquer d'iddal, de noblesse de pen e, cCest en un mot rabaisser Phomme au niveau de la brute et ne pas reconnaltre candidement,qu'il a une ame fate i l'image de Dieu. Nous sommes arriv6 par l'analyse, 6 une hidrarchie savante des moindres facult(.s de I'6tre human, hibrarchie couronn6e par ce fameux entendoment, qui 6chappe presqu'aux lois lea plus solidement pos-es par les sciences. Nous avons 6levi, p6mibl meant it est vrai, une cloison tlanche entire notre nature physique et notre nature psy- chique, au nom d'une evidence supdrio- rite reconnue A l'esprit sur la matibre. Tout ce travail est bon. Mai-, lorsqu'il a fallu expliquer la coexist nece de ces deux 61ements oppo- ses dans I indissoluble unite da l'6tre human, les difficult6a out surgi, Ccra- saute., pleines d- pdrils pour Is spiri- tualisme official. La part qui revient A 1'6ducation, aux pr6jugds, aux traditions, A la reli- gion mnme, dans cette maniere d'en- tendre :le Iprobleme est considerable. No u nious demandons si en ,tablissant cette irriductible duality do I'tre hu- msin, nous servonq, vraiment les in- t6i6ts de la scicnc.- et si ni prejuges d''ducaiion mine scitniitiitue, n'ont pas eti les plus foils. Pourquioi done la niatitre, doit I'origine nous echappe, r6ponlrait a une conception avilissan- le ; :lours que l'tcspiit serait une entitd met: physiq le, utie superstructure de l'org nismin human, ne possedant au- cune commune mature lan, I'Rtat ac- tuel de nos conn:;issances ? Non cet. te vieille conception a fait son temps, SIl'homme est un tOre un qui vit, sent poites par une juvenile ardeur dans Iuis premiers b~g-iements d'homme dle sciences, une curiosity tout enfanti- ne, ont voulu re6ou-lre d'un coup, les plus graves problhmes que notre d6bile raison ddcouvre dans l'inextricable complexity dds phenombnes de ce mon- de. Sous leur influence, la philo.ophie prit son vol vers les regions les plus nuageuses de la pensee et ne devint humane que grai:e an g4nie praliqiue de Socrate. On se reprdsente volontiers cet home, au venture bedonnant, aux yeux pleins de malices et qui, avec une bonhomie souiiante, apprenait la sa- gesse a ses compatriotes. Cependant de ces premiers temps lointains de la Grece aitislique et lilttraire a nosjours, il s'est trc.uve des penseurs qui out rd- pugne a cette conception dualiste de I'etre human. Aristote, le premier sa- vant en date du monde, I'esprit le plus vaste de i'antiquit6 gr6co-latine, posait deja I'unit6 substantielle de l'homme et ne pensait pai qu'il filt ncessaire pour embellir sa nature, d'opposer for- mellement le physique au moral. Nous osons A peine le dire; St-Thomas, le docteur angelique, n'est pas loi t d'offrir une conception semblable dans ses im- mensestravaux philosophiques.Leibnitz, ce oenseur qui, selon un critique, dton- na i s plus grands esprits d'une dpo- que qui pro tuisit pourtant, Descartes, Bacon, Locke et Spinosa, aima mieux iddaliser la mati6re pour ne point rom- 'pre avec la vieille tradition unitaire do Lycde. Pour lui, I'esprit est de la matie- re d6velopp6e, la matibre de l'esprit envelopp6e, ddliee. Cos 6minents pen- seurs comprirent. comme se rdpondant & travers les Ages, qu'il fallait fire descendre la science des hauteurs oi la speculation l'avait place, pour la ren- dre plus hummine. Actuellement, le pro- grci de l'experimentation et des scien- ces d'observation devaient porter le coup de grace i ce spiritualism carte- biaJ. Nous no pensions plus avec le beon pere Malebranche, qu'il faut i'interven- i ion d'uane brave Providence pour expli- quer les moindres reactions de noire Chronique des Tribunaux nature physique sur notre nature mora- TRIBUNAL DE PAIX le. Oa voit doec que la vieille distinct S tion classique des deux na'ures de SECTION NORD I'homme disparalt pour 6tre remplacde Becker, on amdricain, home d'af.-i par une idde plus simple, plus scienti- en relations suivies avec presque tAw li lue de notre veritable organisation. les maisons de commerce d'Haiti a Les nouvelles 6coles de, psychologie, fournidans, le temps,des matieres pD -" tout en admettant les traditions d un I un sieur Webster, pour la savo19Ps spiritualisme indiscutable, cherchent a de Pott-au Prince. Sins doute Que le concilier leurs croyances morales avec fires n'allaient pas oque Wester, p lea donn6es positives des sciences. El- par des contrarietes de toutes sones, lea ont comprii que ce n'est pas dans p6t repondre a ses engagements ; toio une opposition formelle, cat6goiique est-il que la mason ecker, lasse d' des deux natures de I'homme que s dre, fit pratiquer des saisies A la sav trouvent les chances de rdsoudre 1'in* je par le ministre de Pierre quidlant prob6me de leur union. LA court, ce cher batonnier du barmre matdrialisme qui consist dans la n6ga- Port-au-Prince dontm 'embonpoint et tion absolue des manifestations pay- vive intelligence s'allient I la soupl chiques est certes une aberration, mais d'an caractre aimable, gai, symDathiqe le spiritualisme qui fait mouvoir la Cependant on avait encore onbli, i pens4e, en dehors de toute connection dotme, ue I'on devait computer avec is aves la mati6re en est forcement une sence d un homme avisC, rompso ax autre. A ce propoi nous sommes infini- res, que les situations embarrassantas a ment heureux,de nous trouver d'accord, fraient jamais. Ce sont de ces sur ce sujet, avec la grande cole ca- fai'es pour les grades choses, en qui tholique de Douvain el voici les pro- nergie et la volont6 persistent come w press paroles d'une de. vo.xles plui au- talisman. torisdes de cette cole : Le Baron d'Aubigny apparait somudi a Or cette opposition, d'origine car- et, avec ses babiletis commercials, 1nlo tesienne en:re le psychique et le phy- vint dans le proces, declare que les m- sique s'inspire d'un pr#jugd anti-scienti- tires premieres lui appartiennent, dha fique : Desacrtes et ceux qui le suivent seul proprietaire de la Savonnerie. Us ji supposent done qu'il y a en nous une goment du tribunal civil annule la sai ame rdellement distinct du corps ; une faite par Becker, et, C. William, en y *~ ime consciente de ses actes de pensae, quiescnt, obtint main levee en saqasliM un corps inconscient de ses operations de garden de la saisie. physiques ou physiologiques. Or qu'en William n'avait pas le droit, prCidl savons-nous ? La donnee immediate de M" Hudicourt de se dessaisir des obl la conscience eat que I'homme pense confi6s A sa garde avant m6me lai es comme I'homme travAille des mains, ner avis. comme il remue les doigts pour filet, Cela semb'e prouver d'apres lui qa'ilys suivant le mot si just* d'Aristote. Seu- collusion,et,que par ce fir il avaitt a le la reflexion aid6e du raisonnement trairement aux int6rts de la maisa nous fera voir que le principle imm6- ker et qu'il dtait possible mtme de diat de la pensee n'est pasle mme m uages-nt6rets. que celui du travail des mtins et nous Le tribunal auquel s'est adressd C. permettra de conclude qu'il y a dans le liam pour obienir de M* Hudicomo complexus humiin du spiritual et du pavement de ses honorairesdegaudim corporel, ou si I'on veut du psy.hique celui-ci refuse de lui payer a entends et du physique,du conscient et de I'in- la cause et rendra son jugement A conscient. Puis I'auteui ajou. dience prochain. te. Tribunal Civil a La rv'flhxion nous fera comprendre .Audience civil du Mardi 27 Octobre i en outre, que I'bomme no se laisse pas divider en un corps soumis aux lois Le tribunal prend siege A dix de la mecaniqii, et en une aine pen- du main sous la prisidence do W0- sante autre que l'orgini.me. II est uo yen A. St-Rome assist de Mr dtre,un qui vit, sent et pense. torture, Substitut du Commissaire vernement. D~ C(. DoIlfAINVIL p i zw% SING M ENTS M12T J )ROLOGlQU8ES C3 1iiea-v-a tcle DU SLEINAIRm COLLEGE S J-NARTIAL MARDI 27 OCTOma Barom6tre a midi Tempratureminimum Temperature, 6o, 3'/" 20o 8 maximum 31. 0 Moyenne diurne de la temperature 25. 7 Le ciel a etC clair dans la journde et convert depuis 7 h. du soir. Brise de mer de bonne here. Petite pluie 2 2 milimetre. Rose le mati. Eclairs le soir a I'Est.Le barom6tre est encore montd on peu. J. SCHEBRR Jugements prononces: o1.- Celuiqui declare que 1'instance tre Mile Sylvia Hyppo!ite etle sieurCambi Gabriel Augustin est tenue pour repriS ordonne le renvoi des parties par den Me Suirad Villard, notaire, d~ldgai que suite soit donneeaux operations de tage de la succession de feu ChCry H lite, ordonne la rectificaton dans dressed par le notaire relativement ISa tres roses, dit que chaque co- droic a douze titres et demi et as douze tires et quart et come iS pens. 20.- Celui qui condamne Ms Fernand Elie dite Jean Elie a payer m Salim Jean par toutes ls voices de Ia some de cent scixante et Un des soixante-quinze centimes, plus titts montant d'un bon souscrit P le 16 mai 1908, la condamne en os0r-0 frais et depens. 30 Celui qui homologue Il tion du conseil de famille des Lucie et Louise Bayard. Affaire entendue : Divorce des 6pouz Justin S&rSPi Puis le silge est level. I I- Double accid int Saldi martin, un ouvrier macon du Ii de Granvil, Ag1 environ de 26 ans a j victime d'un etfroyab'e accident. L. ib lhreux qui travaillait A la nouvellc (uiLdrale a fit une chute d'une excessive igvit6. Transported a 1'Ho pice S.-Francois, Sutat est dcespCirC mtmeme accident et arrive hier, aux mmes chantiers A un autre ouvrier nom M Camilus Michel. II a eu les membrcs Nows faisons des voeux p ur le r6tablu- mleantde ces victims du travail. Avis communal En presence des nombreases declarations de lFitidition vo!ontaire qui lui oat dtt fiites A fii d'exondratioi de patente, I'Ad- ini-tration Co n.-nanle croi Jvoir pre- venir messieurs les comm.rCints itablis sar cette place, qu'il n- sera tenu aucun compete des dates dEclarations, la loi taisant I'oblgaton formnlle A tout comin.rgint d'ttre muni d'une patente, quc sa mason de commerce soit en liquidation ou non. Enconsequence. il ne sera faith atcune rpponse disornmas aux declarations de ce genre qui sont et demeurent sans objet. Port-au-Princc, 27 O.tobre 1908. D614gatior s Son Excellence le President No.J A'lxis are, lundi A to heurcs du ma in, les membres des ddelgitions des Caycs tt des Coteaux qui sont venue lui presenter des compliment de condo!eances : Voici la composition de ces de'goti )i.s : CAEss Augus'e Rameau, Presiidnt ; J. B. Antoine Theld;naque, GC" Francqis, S. Loubau, Dorldan Na-ina, Deroncray - C6TEALx.- Pluviose, Presilenr, S md ire Ch DorismonJ, A. Bo:s ti!s, D Romr. Prestation do serment Impmonate c6ermonie hier au Tribunal & Cantion ou l'on recevait la presration segmentt de Mr, Djcis Viard et Polyni- ceJoseph Janvier nommes juges en rem- pacement de Mr, A. Andr6 tt Septimus Manris. Lebltonnier lludicourt a prononce un brillat discours qui a te for, applaud et lesnouveaux Juge; oat r~pondi en des terms &enus au moment de prendre plce i la Cour sup-c ne oi la bict venue ur a Jci soulhi ae p.ar le Commis~.-ir, L. Dominique. o eiles lrarg rs I t 1UU lfb lH Uji ly UUo Derni~res D6pt~ches BARCELON'E 26 Le R,)i et la Reine 'E pagne ont visit ce main i'tscadre ifanai:e qui se trouve dans ae port. Cttte "Site a Ct6 marque pat un accident qui fl l-oursus,-ment n'a pas eu de suites. E raversant le por, la chloupe A b rd d: ia'itlle se trouva;cnt les jeunes sou- %rains a ed abordie par un bic A vapeur. a choc a e 6 si violent que plusieurs per- eiaes ont et renversbes. Fort heureuse- tt personnel n'a et6 b!ess et l'emblrca- o royale n'a eu que des aviaries super- mien. uM n-. Le S:coro a public une nou- le disant qvie M. Albert Pansi. I'am- sadeur d'lalie a Berlin cst subitement Wi de cette capital pour venir soumettre :On gouvernement une communication ;poraote qu'll a rcCue du chancelier de &.4 an sujtt du project de conference "Mlationale On dit ue ne voulant pas elp r.C remplir le r6'e que I'lalie lui I[t iloer a la conference d Alg siras, leiagoe demand cette pouissance des garaties sur attitude au'elle compete observer si la nouvelle con frence sc r'u nit. On dit que cctfe demand est con- C e en des terms si sees que l'ani.a-sI J ur d'Italie a jupg prudent de vtn r I i- 1" -me A Rome fl. c part de ses impr.s- s:ons a son gouvcrncment CONSTANTINOi.i. -1 O announce qie SAlutriche a ces6d d',nsister pour qie la P',rte reconnaisse par crit l1annexion de 1.1 Bos:ie it de l'Herzegovine.- L'ambai- sadeur de ceu;e puissance se borne mainte- nant A demander que la Turquie lui donne I'as urance verbale qu'elle reconnait I'an- nexion et qu'elle lot promette de ne pis soulever la discussion de cette question A la conference internatonale. EL PASO ( Texas.- Les revolutionnaires mexicains qui ont attaqu6 la ville de Vies- cas ( Mexiue ) au mois de Juin dernier vivement d'ctre juges a Torren. Les deux ch:fs ont ete condamn6s A mort et les douzLe autre; a quinze ans de prison. Aprcs avoir pcndir6 dans la ville de Viescas ces rdvolutiornairts avaient pill la post, tue un police man ct incendid un point de chemin de fer. OI.r\\wo ONTVR.O.- Les rJsultats con nus indiqucnt que le gouvernement de Sir 1\i'fr:J La.irLr aura au parlement une majority d- q irante voia, soit une perte de 23 iz; s N :w Yo. i 27. Les pasiagers du S:ea- mer S T Luckenback de Insular Line .: board auquel un incendie s'est declared ont it ti.insfdrds la nuit derniere sur le s:c.nmcr t Philadelphia au large du Cap I la.t-:t:is; i'quipage est rest a bord pour co:nbattre l'inccndie, Les deux steamers al- Iient de New York. qu'ils avaient quitt6 sa ncdi, A S.n Juan de Porto Rico. MAN\ILLE 27. Cinq nouveaux cas de; cholera ont enregistr6s A Manille. B'RCFOSXE 27 Le cardinal Hilvador Casanas y Puges, dveque de Barcelone est morc au)jord huit des suites d'une attaque d'apoflexie. MEXICO 27.-- DAns une lettre ouverte qi sera public ce soir, le president Por- rio Draz dimentira le bruit de sa retrai- te A la fin de son mindat prisidentiel qui expire en 1910. PARIS 27.- Rente : 3 o/o 97 So. HAVRE 27 Le vapeur a Prins Willem V. est arrive aujourd hui. PARIS 27. -- le President de la RCpu- b!iTue et Mme Fa'lieres offrirent aujour- d'hui A 1'E'ysde un dejeuner en 1 honneur du roi de Gr&ce. Le S6nat commence aujnnrd'hui la dis- cussion de l'augmientation des Magistrats dans les tribunaux de- prem:nre instance. Dans sa stance du martin la Chambre continue la discussion de i'imp6t sur le revenue don't la suite est renvoyee A jeudi matin. Cet apres midi, el'e continue la discus- sion du budget des Finances. M. Etienne A pine remis d'un accident d'automob.le survenu le 1i Juillet, s'est rend' au Palais Bojrbon ou 1l fut vivement felicit6 par ses colleagues Mr M. Laquarique de Survilliers, capi- taine d Artillerie colonial et Lecomt-,ad- joint A I'in:endince des troupes colonials sont nommes inspecteurs adjoints des Colonies. M e LLIA CHARLES GERMA1N SAGE-FEMME Dipl6mne del'Ecolec Nationale de Mldecine et de Pharmacle Ancienne assistant g la MaternitY, attache au service de sant6 a l'Asile Francais Consultations : de a hrs. d 5. 68, Ru e Fa aOU, 68 Port.au-Prince ( Haiti ) La Bourlangerie St-Antoine A vise ses clients qu'elle s'est trans- t;u ai Turgoan tout Itprs d I'Fglisp d a Sacir-(&eur. DIe q(uatro heroes du matin, on P ut Iro river i.-.s pains de 0,40 de o0.'O -t dI (,, 10 ls des bis- cuts de '0,'. et 0.02 cs, ata memes co'lditions qu'en vil- ;. I)Dsp lrta pinis do Viean t d 0,10C*. pour grades fees. Ven.:z t vouz sere: satisfait, I -- V Coup de Clairon Probl6ne politique contem- porain PAR LE D' LAROCHE S6nateur de la Rdpublique d'Halti Prix 0,50 ce times D~'POT: PIIARMACIE A. ROBERTS & C' SUCRE TURBINE Si vo2s vou'ez un pir pro luit de la canne Sans aucur, ingredient chimique Reclamez le Sucre 4e MON-REPOS don't la superiority a t6 reconn'ie par une Medaille d'Or oblenue A Jemestown ( 1907 ). L'Exposition Communile de 1907 lui a accord la plus haute r6com- pense. D6p6t G6n6ral : 23, RU : ROUX, 2) ( Ancienne RusBoN.N-For. ) Tafia 23 o/o Alcohol Sacs videsl.. LOUIS BONTOUX Agent general de Munzer & fils a Bordeaux * Reprdsentant de Gaston Bdnard Paris > A l'honneur d'inforiner ses clients el amis que pendant son sejour & I'o't-au-Prince, il a son bureau cbez Me Elr.gene Robelin. 136, Grand Rue e T') Hue'Bonne-foi. lIort-au-P.ince, 20 Qctobre 1908. Cordonnerie Nouvelle G. B. PETOII 143,1GRAND'RUE, 143 PORT-AU-PRINCE CHAUSSURIS RN TOUS GeNBKS EN 3*PfT, POUR LA VZNTZ EN GROS Tr DiTAIL.. Kx6cu'-.- -rCm pte des commandos, tant ici qu'en Province. Formes & honmmes ; '!&-antes et ra- tionnelles. Chaussures de dames ( Dernire mo- de de Paris ) et lo plus commode : chaussures pour enfants confection- n6es avec des Peaux de toutes nuances d'une selection et duree irr4procba- bles, A des prix avantageux. Cirages, pAtes et liquides Pour ckautsw.e.- d tout, wutawces. M C. L. Verret Ta lleur-Marchand Donne avis a sa bienveillante clien- tble que sa mason No 7, Rue Trav<.r- siere est toujours bien pourvue d'une vari4te d'btoffes de la haute nou- veaute parisienne. QUALuri SUPERIEURE (:OUPE LEGGANTR TRAVAIL SOIGNE. EXIfCUTION PROMPTE- Prix trds rddu;'s I Sacs vides!.. Entrepol General des Grandles Ifalriques DE CiL(7U rrT (%l'mxw) i U KERQUE(14'I~ ua:) rr l)LJ()'SlC ( ~sG'~':rgaru ) SACS spdciaux pour Caf6s tries Cafes ordinaires Cacaos Les Types Courantr c -nstamment an Stock p ir balles de )00 sacs Depuis 18 centimes or jlisqu'ai 28 centimes or Pour grandeur< r6guilibres 65i110 centimbtres et 70x110 centim6tres. Poi Is de1 I 3:1 liere. jaisqu': 3 livres. Sacs sir mn) Ile1 et sur types d-s acbetaurs. Prix A forfait pour livraiso:ai mnsuelles francs port de d6bar-luemjant et, st on le desire. Droits ply6s. 50.000 Sacs de 1'lnde Vieanent d'arriver par Balles de 300 Sacs. 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Les clients seront toujours servis dans lea m6mes conditions ; c'est-a- dire avec les 5 /o d'escompte sur la vente en gros ; sans oublier lea mo- mes soins et la m6me exactitude. La Maison so charge toujours de fai- e prendre les measures A domicile. Le public est avis6 quo j'autorise Mr F. F. Stines & agir comme mon agent a Port-au-Prince, Le COMMODORE W. E. MEYER de Bermudes H .S-rT BELLEVUE Plane du Champs-de-Mar PORT-AU-PRINCE (HAITI) Mme Hermance ALFRED, directrice APPARTEMENTS POUR FAMILLE DINERS-LUNCOS. I'AtMUawll n mod et ferof Pue isw l amu. Tpker , iote et f4iUgr. --Ls Tramway derauamat rH&.e-BUovgu ga 7.A mm PROPRIItT SPACIRUSV, S'OUVRANT SUR DEUX REu PROMENADES JARDINR Sallk de rlsepion.-Piano.-Gram~H.oph Sonneries Electriques Table d'H6te to" kf Jowus, i siMd1 d 2w do 74A 8 bsw du sefr GRAND PRIX HOURS CONCOURS Rhuln Barbancourt MWdailles d'or, Mention honorable, Membre du Jury, Grand prix, Hors concours dans toutes les Expositions depuis 1881 jisqu'a 1907. ( Ancien et Nouveau Continents) Madame Veuve BARBANCOURT, seule d6posi- taire de la marque Rhum Barbancourt et seule proprid- taire des forinules qili ont fait obtenir an Rhum Barban- COurt les midailles d'or de toutes les Expositions, a pris la suite les affairs de feu son mari, et se tient A la mnme halle, sise 7, Rue des Cdsars, ai la disposition de sa nombreuse clientele, don't les commands seront ex6cut6es avec le meme soin que par le passe. S- L - TANNERIE CONTINENTAL D * Port-au-Prince CAPACITY 500 PEAUX PAR JOUR PREPARATION DES PEAUX DE VINGT-QUATRE (24) COULEURS Vente des chaussures : Chvreau-glac6, Verni et cou- leurs, pour Hommes, Dames et Enfants. ( BOUTONNA, ELASTIQUE rr LACA ) En gros et en d6tail pour toute la R6publique Imp. C. MAGLOIRE 45, RUE Roux, 45 TgLfPHONE. Journaux, brochures, billets de marriage, cartes de fiancailles, programmes, affiches, et tous autres travaux de ville. Billets denterrement et cares de visit d la minute. 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