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Deuxiime Ann6e, No 461. PORT-AU-PRINCE ( HAITI Lundi, 12 Octobre 1908. 0 QUOTIDIEN Abonnements: Abonnernents : IR R: LE NUiRO 15 CENTIMES PORTAUPRINCEUN MoI. G. 200 LE NGt gloiRO CENTIMES PORT-AU-PRINCE TRols Mois. 500 DPARTEMENTS UN Mois. 2.20 --- ---- Les abonnements parent du i" ot du I5 de chaque TROIS Mos 6 00 RijDACTION-ADMINISTRATION mois ct sont payables d'avanceC "TRANGER........ TRoIs Mois. 8.00 4 45, ;zE orx, 45. I Les manuscrits Ins6r6s ou non ne serontpas rendum. Pour tout ce qui concern l'Ad. inistration du Joarrir. H' d.'esr n Mor-sifcar Arthur ISIDOIE, 45, RuE Roux o0 >onr S.I" __ ..... ,-, a," ---' --:'= .... "" '! "--- a -II Y _J _L ~ _I [__ ..'-' -' .. . NECROLOGIE C'est avec une douloureuse surprise que nous avons appris la mort de MARIE Lout-E AM\ILIA PITlilIO' Epouse NO OD ALEXIS Ses funurailles auront lieu aujour- dhuia 3 heures precises do l'aprds- midi.- Le convoi partita du Palais National pour so rendre A 1'Eglise Ca- thdral -. Laregrettke ('ponse de S. E. le Prd- identde la 116publique 6tait, tout le mondes'accorde A lc dire, une nature franche et sylmpathique, ('lne gran- denoblesse d? sentiment. et de ca- ractbre, d'un l6vouernent sain bor- esi son mnla i. Fi'le d'un ( ief d'Etat- le Pr6si- dent Pierrot, I une des plus grande- figures de I'Eoque lohroique do ISO-1 -femme d'urn l'rrsident de la Rtpu- blique, elle a traverse les principaux Wnements do notre llistoire, l'Ame haute, la conscience nette, d'un cou- rage i toute 6preuve, toujours prtte lassisterceux qui couraient au do- ,antdes dangers pour la cause lui tait sienne Le Matin s'associe au deuil cruel ui puive le IPrisident Nord d'une compagne alffctueuse et d6voude et rila famille do recevoir I'expres- 1on 6mue de ses svmpathiques con- Idances. .QU'EST-CE QUE Le lynchage ? LE It1CHAGCEEXECUTION-SOMMAI RE I n'y arien de plus f6cond en ma- Sndus, que les fausses notions, et 'and elles s'6tendent sur le terrain question soiale, elles sont' sus- 0tPibles de crder entire les meilleurs ~fits les divergences de vues les ~'regrellables. question social elle-m6me, je S.;suis apergu, ne sera dlucidee di os son 'nspmlbe qne(1 q(and les On pourrait, il est vrai, objector ipoin's pmf iculi. rs ((i la cons ituent la premiere do ces considerations qie l'aiirolit l:' eux-minlmes (dans le de- :0 lyichage excution-sommaire a tail. Je nme' propose done d'examiner niraleinmnt lieu dans les territoires uI c' -rie iIe cos points do detail sur inliens niouv llimnntl. oiv:.rts A la co- ;es~ i'l on n'a conmmunnment (lue des ,nisation et ionlt le ddveloppement ridoInniC falls .s, vaguesouiincoinpletes i"',st l) pas sfliksuaCent avance- pour les 0i je cliois rai do pjre frenccecux do f :ii admintre au irang d'Etat ; dans cos points (qui auront Ct6 ddsigniis ,e; territories ot par consequent, il par i'opinion. i't xisle tpas do tribun.iux, ni mame de Telle, par exemp'o, que la question police et oft 1.- colon n'irait jamais du lynchagc, soulev6e rccmment a risquer ses capitaux ni ses peines litre d'argument centre nos idres. s'il no devait pas se fire justice A lui- On I'a, en effet, pr,6sntd comme m4me. m un,. horrea n et de fait, il on a ton- Voyv-z oo qui se passe dans notre te l'apparence ; mais, il n'en a que propre pays oi des gens plus ou I'apparence : la r6alitc est tout autre nouins sinicmreent bien disposes dcla- que celle qui resort d'un exaimen rent hdliteraaller travailleret s'6tablir pl'd onCii de I'institution. (Idis les caminpgnes par crainte des .J'i bien dit : iistilutioi, et c motI, \voleurs t des .nalfaiteuri. Combien 4d*ija, doit invoquer dans l'esprit du pourtarit se iisqueiaient A lo fair, lecteur a t' l chos qu'un iestC (i s'i's et.tieit dispos-(s a pratiquer ri- I)bail lio d~igno (do disparaitre dev.rit O rel-emont coo te los brigands et les prog- es de I i civilisalion ; it! d\- ls l)aressclx-v(le us le lynchage ..... .. -, ,L, t..i, ; l'id ,o d',,ne r o..'a !i'xltculi .n-so!lnl air ! q llAe i au c J4IIL1-,Mr U ,I ut ;%-- tion d'ordre progressif, au moins Ipro- Mais visoiiement, on verna plus loin telr pria comment,- institute pour la satisfac- rI-ultat, tion d'un service social important. in diidu C(2 service, il est A pine besoin faim da de lo dire. est le service ju liciaire. ones, r Mais d'abord, ii faut que to lecteur et bin-etre mo1i, nous nous entendions sur u:1 n6es et point. rainents II v a le Iv chage cr icution-so,,ira.i-1 tllimant ,-r' tiii est c lhni du prouviktaire, cela zi'entre pa- dans notre iient ; aussi bien, vov.-z Ic clair conime le jour : ici, des s qui v6getent et meurent d- ns le- villes, et des campa- ece!&Cues d(e richesse et de 0, pourlant videos, abandon- infest6es ; iA-bas, des tcmpd- aventureux et vigoureux con- sans cess.; sur les tribus in- de noitiveaux territoires qli sot pconant tel malotru coupa le bierntt propligeront dnris le mondeo d'avoir vol6 ses bestiaux disparus, entier les pioiuits d'uno agriculture s'empare de lni et le pend an pre- savante. micr arbre venue L'homme civilis6, A la r.pulsi)n cauiso par la dispro- on qui veut le paraltri, est pris d'un portion qui parait exister en're le haut-le-cwur don't I'origin- est dou- neurtre d'un lionmm, et la perto d'un ble. animal d. libour, on pourrait opposer I1 irovi .t, en premier lieu, du sen ceelo consideration quo nous avons timent que l'on n'est pas admis A se altaire A une soci6t6 pour laquelle le faire justice A sof-mime, la civilisa travail et s-,3 oblig itions constituent tion ayant cr66 pour cela une institu- la'plus'dominante des p-doccupation-, tion sp6ciale et un apparel special, o-i l'on professe qu'un animal de la- et-la justice parli'culiere n,'oftrant pas, boar uttle et productif vaut plus qu'un d'ailleurs, de suflisantes garanties. honmne eiicombrant et dangereux et La r6puguance provient, en second, fi l'on repoussO 6iergiqniement la lieu, de la repulsion instinctive qui mnsxi no inde urien alIe droit de vi s'emnpare de soi l'id6e qu'un homine qui tic p0 scde [rieI a Ic droit de vi- a 6t6 mis A mort par un autre, rdpul- vre aax d6pens de celui qui poss d. sion aggrrav6e par cette circonstance 11 y a des esprits tres sdrieux qui que le meurtre aura 6t6 commis pour croient tris h main de professor que r6parer la perte d'un miserable che- le richo doit au pauvre: ceux qui pos- val ou d'un boauf. sbdent seraient, en effet, d6biteurs a de ceux qui ne possedent pas. Lea a Am6ricains ne conooivent pas de cet- te fa;on le sentiment de charity. Ils Spnsent, et je crois que c'est IA la Plus saine des doctrines sociales, Squ'il y a lieu de distinguer entire les individus pauvres par manque de tra- vail et les individus pauvres par pa- resse ou d6soeuvrement. Aux premiers, on ne doit rien que du travail et du travail quelconque, sans s'embarrasser des prejugds qui peuvent les animer a I'gard de la quality du travail. It ne resterait que cela, qu'on flt oblig6 de ne procurer. que du travail 6lev6 et disthigu A un monsieur besogneux. Aux seconds, A ceux qui sont pau- vres par paresso ou d6soeuvrement, on ne doit rien du tout et je compren- drais difficilement que l'on fit du sentiment a leur profit si, au moment oi' ilsersayaient d'enlever surlune pro- priete le cheval du ranchman ou le bIcuf de sa charrue, ils avaient attra- p6 une balle quelque part, ou si, at- trap6s eux-mmes ils avaient te pendus aux branches d'un arbre, tout comme. le prop i6taire d'habitation haitien tranche la teto A l'animal,- pourtant bien plus innocent- qui devaste son champ et foule sous ses pas ses r- centes et d6licates semences. Cependant, en d6pit de tout cela,. j0 ne voux pas d6fendre, autrement. qu'en l'expliquantet en le justiflant,le lynchage execution sommaire, II n'est i'ailleurs pas le veritable lynchage, l: veritable loi de Lynch, encore que la plupart bornent A lui leurs notions sur I'institution. A tel point qu'ls f nt du mot lynchage v le synonyme dl'execution sommaire, sans jugement prdalable de la cause et en toute bru' talite. J'avais done bien raison de deman-' der au lecteur de distinguer. Ce lyn- chage- 1 n'est qu'un abus et une corruption del'autre; et quand nous parlerons de ce dernier, on verra combien son origin et sa pratique sont respectables et comment, au lieu d'etre un outrage A la civilisation, la loi de Lynch est plut6t-une entrave A& immorality6 et Alacorruption, dex. places avec lesquelles ii ne saurait y avoir de civilisation digne de ce nom. I L I ----- 3 -- -----u --- mza P.U ii -- I - e~---L--- ---- ---------------_____ ~___~ _ -Igor-I rr-,(O'~L , OWN Revue commerciale DE LA Maison Haag Frires DU HAVR ." 15 Septemlre r 9oS CArF. -- Les mirchds spculhtifs so:t plus fermes et cela mi'gr' un mouvtvntnt de rCco!te qui bat coinme importance les anndes prdc6dentes. On rec iit A Santos 70- 8o.ooo sacs par jour, mais ces quantitis s'enl6vent presqu'aussi vite, par suite de la qua!it6 extraordirement bonne de la r col- ,.t.ituellc. C'est le contraire de ce qu'on disait naguerequand le; cafes offraitnt une qualitC peu desirable pour la consomma- tion. Cette dernire piie des prix tr&s C!e- vds, et nous pensions que c'est ce fait mnime ct .'ipretz avec laquelle elle na pas cess6t d'acheter qui ont caus6 la hausse au Brsil, ct par suite celle des marches term. Le Havre a Ct& le centre spdcula if oh la hausse s'est fait sentir le plus fort On avait trop ddvelopp6 le 'ddcouvert, grace A lI's- prit batssier qui ragne ici, et I'on s'en est mordu les doigti quand il a falliu racheter le Septembre entire fr. 4[1 /2 ct tr. 42, Ct It Dcembre entire fr. 40-40 i/2. ,ILes mois plus tloign6s sont miin, fer- ies. On cote seulement fr. 38 75 le Mars, et fr. 38-50 le Mai, en baisse de o fr. 75 sur hier. Faut-il maintenantcroire que les baissiers re'nbnccront A leur jcu ? Cer'ainement non. On recommencera les ventes A dccouve t a la premiere occasion, et nous ne serions nucement surprise qu'on la trouve tres pro- chainemeht. Que 1 on retarde la mise en vigucur,des nouvelles mesures gouverne- m'eniales, et nous verrons surgir des ven- dcurs:de tous les c6:ds II n'y aura pas seulement ceux qui ont couvert et qui re- prendront leurs engagements a la baisse ; de nombreuses importitions ont dt6 faites derni&rement, elles n'ont pas encore te6 arbiiies et cela pourrait bien fournir un couvdl element de recul. ,.Nous croyons cependant que le dernier motrestera au gouvernemcnt de St-Paul, ct. qu'il aura raison de I article. En linitant Ics quantitds de cafr a exporter, il arrive- ra, toujours a contr6ler les prix et a leur imprimer un movement ascendant. .JLa hausse du term n'a pas beaucoup in fluency les prix du Haiti. Nous en donnions les raisons la derni&re fois ddjL. Les lots enmvepte ne sont pas ce que l'on recherche. C, manque de quality: des ctfds qui arrivent emaintenant, ou qui sont eacore en stock, cst d'autant plus sensible que les mdrites du Santos cette anne sont grands, come dua'rstenous le disons p'us haut. C'est un falt qui.se fera sentir pour encore quelque tin~ps, Tel acheteur qui l'ann6e derniere, prenait du Haiti parce qu'il ne trouvait pas S'Santos a son goit, reviendria a son ani~ r. 11 y aura donc indubitablement mz6itnsd'achetedrrs pour les cafes auxiliaires, notamiimrit les Haiti, et nous pensions que ccif' ie'-iourra tre sans exercer une certai- riesifAueit'e stir les march6s. Les stocks s'f v tttviot plus 'difficilement, et dans les moment oi se front les gros arrivages de Ha'ii,,4ans les mois de DWcembre a Avril, il ppurra se produire une d pression des va- lers plus prononcde qu'habituellement. Quqs cotons les prix des cafes Haiti sans chipgemcnt. Les; prochains navires apporteront deja d4u;caf.nouvcau. Comme tous les ans, au commencement de la rdcolte, il y aura peu d'acheteursipour les lots sentant encore le fris,.ct' nous. pensions qu'entre l'ancienne r4c e, e -la nouvelle ii faudra fire fr. 2 de difference, de sorte que les trids qui se paient aujourd'hui pour extra fin choix r. 5660 ne se vendront que fr. 55/58,et pour les nature fr. 42 .6. COTxN. Les prix du terme out passi- gcrement repris un pa.ti de vigueur. Le rapport du bureau d':gr culture de Was hington a dtr moins bon qu'on ne l'itten- dait et quelques couvertures en sont resul- ',s, mais on i'a pas trouv6 d'acheteurs proprcenent dits. Ce qui manque surtout c'tst la consom nation ct commie nous dd- pendons d'elle essentiellement pour Ic produit haitien, nous n'avons aujourd'hui que de mauvaises nouvelles A donner. Le stock ici est trop grand pour la siison, et le d6sir de rdaliser trop general. On est toujours vendeur de St-Marc et Gonaives A fr. 58, mais on occepterait aussi fr. 57 s'il y"avait preneurs. Port-au-Prince cotd seulement Fr. 55/54 Jacmel et Cayes 60 StocK : 710 balles. CAMPtCHE. Absolument rien de nou- v';au, grand calme par continuation, on ne fait A peu pr&s rien On a traitd 150 :onneaux Cip prepard en baisse ( disponible ). Rien A livrer. Les prix sont plut6t fables. CACAO. -- Les allitres sont revenues A peu pr3s nullcs, par suite d'une baisse as- sez sensible sur les products de San Do- tuingue et San "Thomn. E e cffer, les arri- vages de cette provenance sont forts et les d6tenteurs peu enclin A niettre en tnaRisin ont vendu a fr. 64/63 centre fr. 67/66 il y a x5 jours D: II un ci!ne plat d. HI iti cotd nominalement fr 5618 p.)o:r les qua- lites courantes, tt fr. 58/6o pour les choix CUIRS. La tendance est beaucoup plus came, mais les pr;x sans changement. Importations : 668 Haii sees et saltds sec. Debouches : 368 Haiti sees et salads secs, de fr. 75 A 77 1/2. Stock : 4to Haiti sees et sal6s sees, 5t Jdermie sees, Sanclzz sees. Suivant la composition des lot;, on cote fr. 73/80 les sees et sales stcs. MIEL.- Can'1c, mais soutenu. CIKE.- On n'avait pas fait d'atrires de- puis que!que tenips et les prix, quoique en b tisse lente, avaient tout A fAit nominaux. C-s dernier; jours enli un acheteur s'est montrd, et il a etd scrvi A fr. 1.60. C'est le prix qu'il fiut a:oir aujourd'hui sins grand entrain, la consommitio i boudant toujo rs. -A- R --.N S" 1i OGNEMENTS MIJETOROLOGI Q ES C1ha: er~vr .to i re DU SEMINAIRE COLLEGES -MARTIAL DIMANCIIE II OCTOBRE Barometre A midi 61,9 ="' minimum 22. 2 Temp6rature'maximum 33. 0 fmoyenne diurne 27. 6 Ciel presque sans nuages, mais trWs bru- meux toute la journee. Le biromctre est en hausse depuis sa- medi soir ;il a atteint dimanche A 9 h. d2 soir, 763,3m pour la premiere fois depuis le commencement de Septembre. R. BALTENWECK Arrivages Hier est entree le steamer c Quebec avec les passagers suivants venant de : Bordeaux a Renard, Mr et Mme Charles Rouzie et enfant, Laville, Mme Morch, R6v. Pares Montel, Schdrer, Pinard, Her- vieux, M. Verna. St Thomas Francisco Ignachiti. Pto I'Pla : Albeit D. Guercia, Julio Issel. Cap Haitien :Mlle Anna Sterling, Melle M. I)erenonconrt, T. Gbubau, Melle Gui- beau, M Jurgemcn, M&re Eustochie, Sceur Bernard, Melle Euphise Montreuil, Melle Laure Ctiestin, Climent, Mine Veuve Auguste Piquion, Mile Espasit, Mile Elvira, Melle Marcelle Auguste Adrien Zdphyr. Raphael, Mine Olivina, St Ade. Val.ade Calvin, Mercie Verne, Mme Philomtne Joseph, Antoine Medard, Mme Elina Prophite, Mme Euphrasie, Mile Anela Chevalie. Est entr6 aussi le steamer a Salvador > avec les passagers suivants venants de: 'Basse-Terre : G. Revest, Mile Boikgris Hier aussi sont enttr par le President les'passagers suivants venant de : St Thomas : Mile Mary Wilson. Sto 'Domingo: Marcel Prdzeau, Raoul Li- zaire, Henry et Louis Lizaire. Caycs : P. N. Neptune, Mile J. L. D'En- nery, Mile Franchette LIon, E. Ville- douin, Soray, Mile A. Mars, I. Glemeau .. Anglade, B. N.,ptune, A Douyon E lThdard, R. Ldon, J. L[ori, Ernile Ldon, 1F. Lclfanc, Lojis ii cq'es, C. Derosier, Gaston Morissct, D AurClus, Gaston Li- por:e, Delouis, Cassdus. IHier est entr6 aussi le aCalabria avec ,es p ssagcrs s i;vints ven nt de St-Thmias : Pieniny, F. Nehlsen. En're diplornates frangais et aUl-mandi a Tanger Berlin 19 Seprcmbre.- Le correspon- d tmtde la Gazette de Westphalie a Tan- ger, envoie a ce journal l'histoire suivante : II y a quelque temps, le depart mystC- rieux du Dr Vassel, le consul allemand pour Fez, a donnd lieu A une vio'ente al- tercation entire Mr Reynault, le ministry de France A Tanger ct M. Wangetiheim, le charge d'affaircs d'Allemagne. < En apprenant le depart du docteur Vassel, M. Regnault. furieux, accusa M. \angcnhrim de pertidie. Ce dernier re- pondit que son gouvernement n'avait be- soin de l'autori:d de per>onne pour agir combine il I'tntendait. Apres un second change de paroles acerbes. le repr6sentant de la France, s'dcria en colire : a Si vous voulez la guerre, nous som- mes prets o Le diplomat allemand rdpondit : t Nous ne cherchons pas la guerre, mais nous sommes depuis longtemps pr&ts a la faire . Agriculture Port au-Prince, le 18 Septembre 1908. Happort A MONSIEUR LE SECRiTAIRE D'ITAT DE L'AGRICULTURE Monsieur le Secrdtaire d'Etat, Nous avons l'honneur de vous rendre compete du voyage d'etude du p cher que nous avons faith A Kenskoff, le 13 de ce mois. L'habitation < Robin appartenant A M. Cassagnol a particuli&rement attire notre attention. Mais 11, comme partout ailleurs ou nous avons eu occasion d'observer le pecher, la culture est faire centre I'inte- r't du producteur ct du consommateur, quant A la quality et A la grosseur du fruit, vu l'habitude d6plorab'e qu'ont les culti- vateurs de rabattre complkeement tous les ans, les pieds qui ont product ; ce qui for- ce la souche-mere a ddvelopper de nou- veaux bourgeons qui l'affaiblissent de plus en plus et nuisent en m.me temps A la sa- veur du fruit, car la plupart de ces bour- geons non seulement ne produiront rien, mais de plus, vivront de la .s&ve ou ali- meant qui aurait servi A la formation des fleurs et du fruit Quant au kermts don't se plaiguent beaucoup les cultivateurs, nous croyons que le moyen le plus simple et le poino coi:cux de s'en ddfaire, recommaujd d'ailleurs p.ir bon nombre d'aboriculters serait un brossage dnergique suivi d'un ait de chaux sur le pied et les branches. Le pdtrole n'est pas A recommander, car outti qu'il dtruit sirement l'insecte, trssoa. vent aussi il fait pirir l'arbre. Une autre culture sur laquelle nous e. nons A attirer particuliirement votre haten tion, Monsieur le Secrdtaire d'Etat, c'sI celle du lin, laquelle ne demand pour de venir une nouvelle source de richesse pour lepays que quelques soins de caltua. En effet, le lin se rencontre A 1'tat us. vage A chaque pas, dans les hauteurs de Kenscoff, et aussi beau qu'on le voit en Europe ; et chose assez dr6le, vu le grand nombre d'etrangers qui frdquentent ces si- tes, les gens du quarter, ignorant iusqu'an nom de cc textile, et par le fait son em- ploi pourtant si rdpandu. Le climate de Kenskorff temperaturee k 13 Septembre, A t here de l'aprbs midi 20" ; altitude, habitation Robin i6i6m.) convient done, non seulement I la culture du p&cher, pour laquelle le Gouvernemeat, sur l'inspiration de votre DWpartement, vient de prendre des measures propres son amelioration, mais aussi I celle du lin, avec advantage, croyons-nous, sans omettre is culture du pommier, du prunier, del'abri- cotier, du cerisier, du fraisier,etc. Veutllcz agrider, Monsieur le Secrtaire d'Etat, assurance de notre cntier dvoo. ment. Frere Louis CLEMENT, Fr. PAscuJO SEPH,Fr. ELPIDE, EMILE NAU. Buss neuf Atteld de bons chevaux, a louer poM bapt:mes, courses enville, pronmenadei la champagne, etc. S'adresser A M"I F. S:ines, N* 156, Rue du Magasin de l'Etat. Fun6railles #- Le ZlCain euvoie ses meilleurs co:npli ments de condoldances aux families Lce conte, Balmir, Sterlin, Laroche, Jean-Ctlles tt Richd a l'occasion de la mort da re- grctte In Bapt Richard Leconte, qui fit si connu et si estimn a Port-au-Pnocc, survenue au Cap Haitien le 9 de ce tzoi Mr C. L. Verret Tailleur-Marchand Donne avis A sa bienveillante clie*- tole que sa maison No 7,Rue Travr- si6re est toujours bien pourvne d'un vari6dt d'6toffes de la haute no- veaute parisionno. QUALIrI~ SUPRIEURE- COUPE LraoxL TRAVAIL SOIGNI6 EXeCUTION PROMPTSI Prix tras rduttits GC aTransalantiep Le steamer QTTEBCi p;tG P soir A 5 heur-s pour Gonalves. i sont de retour le 14et partira le men1joor A 11 heures pr6cises point Peti0M le Cap, escales et le HAvre. L'Annexe part ce soir /5 h eur pour Jd6rmie, Santiago de Cubs, 1 iyes, Jacmel, Santo-Domingo, Lf.!j guez, Ponce, St-Thomna, Basse,*T re, Pointe-A-Pitre et Fort-de-Frato Les passagers sont prids .lda board du Quebec le 14 a 10 heuIe,- matin. Port-au Prince, le 12 Octobro F. M. Al -- -u |
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