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BHFIC DLOC UFLAC MELLON



Le Matin
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 Material Information
Title: Le Matin
Physical Description: Newspaper
Publisher: s.n.
Place of Publication: Port-au-Prince Haiti
Creation Date: October 8, 1908
Frequency: daily
 Subjects
Subjects / Keywords: Newspapers -- Haiti   ( lcsh )
Genre: newspaper   ( marcgt )
newspaper   ( sobekcm )
Coordinates: -72.2803802891673 x 18.5142993036392
 Record Information
Source Institution: University of Florida
Holding Location: Bibliothèque Haïtienne des Frères de l'Instruction Chrétienne
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: aleph - 000358166
notis - ABZ6468
System ID: UF00081213:00448

Full Text

Deuxibme Annde, No 458.


PORT-AU-PRINCE ( HATIr )


Jeudi, 8 Octobre 1908.


4'


J


QUOTIDIEN
II"IPH~?


Abonnements:


POORT-AUPRINCE
DtPARTEMENTS

STRANGER .......I


Ux Mois. .
TROIS Mois.
UN Mois.
TROIS Mois
TRoIS Mois.


.G.
* (
* I.
* (
* (


200
5.00
2.20
6.00
8.00


DIRECMBUR:
CM1 m3a3At AdCg1UiC e,

RItDACTION-ADMINISTPMTION
45, RUE ROUX, 45.


LE NUMERO 15 CENTIMES

Les abonnements parent do z" et da IS de chaque
mois et sont payables d'avance.
LIs manuscrits lnsr6 ou non ne serontpa resins


pour tout ca qui concerned '1Administration


Un mal adnidmn

don't lesracin


Jo suis tomb6 par hasard sur u.
assez recent p6riodique francais ot j y
i lu, entire autres choses intdressan-
tes, an discours prononc6 naguere A
Dragaignan par M. Cl6menceau, prd-
ddedt du Conseil et ministry :de l'in-
tMrear en France, sur l'engouement
pour les functions administrative.
4're olon ttiers aq .4ctours du
:1s u"y paissagetrus suggstifle cc
discoars; i n'est d'ailleurs pas hours
depropos, et il est meme singulibre-
ment bien venu pour ddifier sur la
tleurdes assertions contraires pro-
naies hier encore par des confrires
insuffisamment renseignds ou trop ga-
gods par le parti-pris.
SLe chef du government fcanQais
parole come suit:
Si je ne me plains pas des con-
djiti0os du gouvernement parlementai-
re, qu'il me soit permis de noter au
Pusage le trait de nos mwtur.i qui con-
!ribue si gravement a le dfiguror ;
l-yeuL parler de l'assaut des sollici-
tfnrs. Trop d'habitudes des temps
P8ses prevalent encore,' dans notre
denoratie ; les grandes faveurs de
cour out disparu, mais pour se diluer
ode notables et meme en menus
iatages, don't l'excuse parfois est
PPorter les faibles resources d'un
Honnarisme indigent aux vaincius
alutte pour la vie, qui ne sont
'OeCssairtment les plus propres A
radministrativement la vie d'au-

Isi6 le ddpute a pour unique
d assidger son ministry, et j'ai
it pense qu'il n'y avait pas tou-
la luste proportion entire les exi-
de l'intdrt public et les re-
Sde l'intdrAt prive.
'L lmal peutetre de minime im-
Sce, en comparaison des mons-
abus de la monarchie, qu'un
e, tel que Turgot, fut impuis-
rnprimer. II ne m'en a pas
1fl Paru n6cessaire de d6noncer
I3 de plus la malheureuse api-


du Journal, s'adresser A Monsieur


* rendre compete par le spectacle des
tion c'estpaifois plus de cinquante
S1 candidates qui se prdsentent ; et les
eS So tt SOc C les quarante-neuf dvincds, loin de renon-
cer a une lutte si difficile et de diri-
ger dans une autre direction leurs ef-
die d.foncionnrisc qui sv forts et leur dnergie, attendant rdso-
mont touto nouvelle occasion de re-
cruellement du haut en bas dans tous donner l'saut.
les rangns du peuple franCais. I
les rang du people frinais. Donc, alors meme qu'il n'y aurait
SQui n a pas de place en veut cne, dans les administrations francaises
qui en a une en veut une meilleure. quo cinquante fonctionnaires, on ne
L)E fauteuil dord d'une sous-prdfectu- serait pas admis A nier 1' r6piddmie
re parait t nre, en parlilicer, l'objet do fonctionnarisme, aussi longtemps
d'une obsdjante hantiso pour les jou-quo lo nombre des solliciteurs serait
3 ge~s de rnotro ilu)'gcoisie qu:i disproportion 'avec le normbre des
-croirazent ddrdger d'n`~le carriers du functions, ou, en r'autres terms, aus-
commner. de industryi', de l'ogric lu- si longtemps qu'il n'y aurail pas a jus-
re, sources unique de la proprit( du wto proportion entire les exigences de
)P'Ys.- I'interet public et les requetes de
a L'est un bien mauvais signed, crtte l'intdret prive. )
peur des lilres initiatives, cette recher-
che empress~e de la d6pendance. *
SAu ministry do l'infdrieur de d- I Mais il y a plus: nous sommes
plorer, plus quo tout autre, un Mtat meme dispenses de toute concession
d'esprit qui lui fait perdre lo meilleur en faveur de nos contradicteurs, A
de son tempp, alors quo sos chefs de I'dgard des chiffres qu'ils donnent
services attendent vainement les pr,6- pour d6nombrer les fonctionnaires des
tendus loisils, qui leur permettront administrations frangaises. Leurs eva-
enfin de travailler.I luations varient, en effect, entire 4 at
a Je ddnoncce le ?al et j'e.n attendrais 500,0CO fonctionnaires, d'apres des
avec convince la disparition prochai- statistiques don't on n'indique pas
ne, si jo ne croyais voir, d'ici, quel- toujours la provenance ni l'annee A
ques-uns de ceux-lA inme qui m'ap- laquelle elles se rapportent.
plaudissent. guetter du coin de I'mil Or, je trouvo dans un journal fran-
le moment favorable pour glisser ai cais que, d apres une statistique faite
mablement dans.ma poche une note'par M. de Foville, pour l'annde 1908,
interesse. lie nombre des fonctionnaires fran-
*cais depasso 900.G00. Quel deart 1 Je
VoilA done qui est clair et net, et, rdfire directement A la note qui m'ins-
ce language a un autre merite que cc- pire :
lui d'apporter dans un debat qui a a M. de Foville, membre de I'Aca-
passionnd outre measure la press hal- dniec des sciences morales et poli-
tienne le poids d'une incontestable et tiques, a eu I'idde de rechercher quel
haute autoritd. tait le nombre exact des fonction-
En effet, on peut remarquer que ce naires qui drnargent en ce moment au
que ce language denonc., c'est lVdtat budget franQais.
4'e prite crd66dans la soci6td francai-e ( I en a trouve 913,192.
par la chasse aux functions adminis- Ce n'est pas tout, et voici la ten-
tratives, plus encore que l'encom- dance qui, t just titre, faith le ddses-
brement meme des administrations. poir des hommes de coeur en Fran-
On plaid done visiblement a faux ce et de ceux qui, comme M. CI&
lorsqu'on argument du nombre des menceau, ont la charge des affaires
fonctionnaires francais pour nier Ic publiques de ce pays:
ml si pittoresquement denommd par! a Nous sommes d'ailleurs, conti-
M. Cldmencoau < dpid6mie de fonc- nue la note, en augmentation sur
tionnarisme.P Cir le malheur est pre- l'annee 1906.
cisment, et nous pouvons nous en L En 4906, I'Etat, les dIpatement


Arthur ISIDORE, 45, RUE ROUZ o0 l0on2-P1i.


et les communes entretenaient 703,
506 fonctionnaires ; on 1907, le nom-
bre de ces derniers dtait de 870,589,
pour arriver, cette annde, au chif-
fre prdcitd de 913,192.
Ainsi, en deux ans, de 1906 a
1908, le nombre des fonctionnaires
a augment de 209,686, soit d'envi-
ron un quart! a
Voii enfin le bouquet et ce qui
dtablit que cet c tat d'esprit 3 tient A
la 'formation social elle meme et
qq'il oppose aux mieux intentionnds
un irresistible obstacle: cette aug-
mentation de plus de 200,000 fone-
tionnaires s'est prdcisdment rdalisbe
sous le gouvernement de ce meme
M. Cleinenceau, qui voit le mal et le
denonce avec tant de courage et- de
patriotism I


PAGES D'HISTOIRE
--h
MARRONNAGE
IT


CHEf


FS DE BI
VII
( Suite et Fin )


kNDES


Toussaint precipite enfin de la scene
politique do la colonic, nous allons voir
maintenant pour clore cette bien lon-
gue etude, dans quel sens vont se dk-
rouler les Bvbnements dp Saint Domin-
gue...
Apres une period de temporisation,
ndcessitee par I'6tat des esprits dans la
colonies, le Capitaine-gdndral Leclerc je-
ta le masque et commenga une violent.
reaction qui devait aboutir I la guerre
de 1'Inddpendance...
On rapport qu'un jour le premier
Consul Bonaparte, revenue d'une de
ses sanglantes dquip6es A travers I'Eu-
rope, demand par maniere de hours
d'ceuvre-A un group de courtisans
qui 1'entouraient : Sous quel regime
les colonies avaient le plus prosp6rd.
11 lui fut rdpondu que c'6tait sous le
regime de Iesclavage. Alors, claiha le
premier consul : a qu'on le leur appli.
que. > Le corse renait de rayer d un
geste, Haiti de la carte de I'Empire
frangais. 11 desservalt, sans s'en douter,


1IIL-ltl ~r~M ~I I I
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P rr g --hT'Lkll. _,~LL~i---~ 1~ II C. I _- I r I _,_


I- ~a~p~- aP~ ~I I -- r 4C I I -


I





les intderts de son pays, pour rocurer reuse pour uno action rapid et d6ci-
une 6goiste satisfaction ai I clique d. sive. DAs chefs .la b rndes, come Sans-
colons, formant la cour naissanto de li souci, Petit Noel Prieur, Limour D6
belle creole de la Martinique ; Mell race, etc, etc...1guerroyaient pour leur
Tascher de la Pagerie, viconmte se de compete, en refusint obstin6ment de
Be.uharnais devenue plus larl Impd- se soumeltre au commaninin ment g6nd
ratrice Josdphine. ral.,Mais la foudroyanto intr6piditt d de
Cependant nous devons dire et I)esalines eat bien vite raison de ces
ious ne savons si c'est ii lotiang.o de obstacles. On alla alox sacrificess ncees-
Bonaparte- ql'il in'letit ,pas ie cos na- s ires et ces bands furent on granl i
tures qui so lai ieit domitn r p tr les parties ecras6es, andanties par les forces
belles former plastiques et les rai-o:is i idig6nes.
de cwur. Cette cotmdie lub:lemnent D)ux homes surtott, Dessalines et
joude et quasi-intinei que nous v.- Pition survinrent en cette douloureu-
nons de relater, cach.it do solides et so circonstanca et dans un mouve-
profondes raisons politiques. L p pro- ment de g6ndreuse abadgation, oubliU-
vinces de I'Ouest-fran .i-, tellers la rent leurs torts et leurs rancunes de
Vendde, la Bretagne, royalistcs et ca- jadis, pour conluire ci people a la d e-
tholiques, revaient un Monk en la livrance. Avec une grandeur d'dme.
personnel du premier consul et la pour laquelle on ne saurait trop glori-
chouannerio doniait t ce dernier cer- liar sa m6moire, Pdtion accept et lit
tailies inqui6tudes. Unie propagan le trion,her dans sa classes 'autoritd de
active Iinait so:a itnluence d ins ce* Dessalines, donnant ainsi une hauto le-
provinces. E-i expIdiant A St-Donin- -.jn do patrioti-me aux g6ndrations fu-
gue lea soldats des pihlanges republi- lurt's Tous.aint Dessalines PNtion,
caintes, le premier Consul se dtb tr ts- voill done Ioe tiumvirat glorieux ain-
sait de quelque< h6tes ganant.i poor qual nous demons noitre Inddpendance.
ses projits futa%.'s, paistit itno vritai- Ah -i ieinaiin, nous venioas A perdre
ble transaction politique avec ces pro- ce legs prdcieux de nos ancetros, ii
vinces insoumises. L'es gentil.-hotines nous faulNrait rdpkter ern clihur ca vars
vend6ens et breton,, enrichis pa leo du poe e en le inodifiant lgeramnent
commerce do leur conltrd avec la co- a Et de honte, mourront ces aieux dtja
lonie ide St Domingue, trouvaient dans muorts. ,
la reprise de l'ile, n puiss.ant dldvor-I Dr J. C. DoItsAINVIL
soir a laur 6nergie aventuritre. unto
ample satisfaction de leurs iitt66ts p- Ouverture
cuniers.Ouverture
Avee une brutality, et une incoh6- des Tribunaux
rence d'action qui ne reculaient Il'ail-
leurs devant aucun moyen, Rocham- ---
beau aprbs Leclerc fit peser sur la co- Fideles A notre promesse, nous som-
lunie un regime de for pour la dompter. mes h ureux d'offrir A nos lecteurs
Les bands toujours en arms d ns los le discours rempli de sentiments 1e-
inontagnes r6pondirefot A co te pruvo- ves et de g6n6reuses penaecs pronon-
cation par le feu, lo fer et It mort. ce lundi par le nouveau Batonnier
La guerre recoinmmngi atroce, inexo- de 1'Ordre des avocats.
rable, couvrant de sos victims les villes Monsieur le Secr6tiire d'Etat
les morn.*s et les plains. essic M
Cependant les cho-es languissaient Messietrsles Magistats
par manque de cohesion, d'une direc- Mes chers Confrdres
tion gdndralo des operations. Los lieu- Je n'ai jamais considered comme banale
tenants de Tous~aint ietenus da lns la I c6ermonie pleine d'apparat de 1a rentree
rangs de l'armie expd1-itionnaire par des tribunaux. Elle a toujours revta a
suite do leur soumission ai Leclerc. se mes yeux un caracttre de solennit6 d'une
voyaiont obliges de combattre les ban-' signification toate sp6ciale. J'y ai toujours
des en revolte dans les montagnes. vu la communion de tous ceux a qui in-
Quelques-uns, emportds par une ardaur combe, a un tire quelconque, le devoir
inconsidb6re accomplissaient conscien- de dis'ribuer la justice dans le m6me es-
eieusement ce pInible devoir at cott- prit de bien fire durant la periode qui
aient ainsi urn situation delicate et commence.
pleine de pcril pour lo succ6s final de Aussi bien, je me trouve particuliare-
Srdvolte. Ddjl, penlatit cette 6poq('ia ment heureux d'exercer en cette occasion
d'ind6cision, des horines illustres le permier acte de ma carrire de batonnier
dans les phases do la revolution de St de I'Ordre des avocats. Je suis heureux de
Domingue, avaient trouv6 une moit prendre contact aujourd'hui avec toute la
obscure pour la defense d'une cause' Magistraturc r6unie et de lui dire que ma
qui n'6tait pas la leur. sculIe ambition sera de pouvoir continue
Lamartiniere. le hdros sins peur et les bones traditions qui ont toujours fait
-lans reproche, fut tu6 dans uno simpleI du barreau le cooperateur intelligent de
rencontre. Maurepas fut ai son tour vic- l'Cuvre social de la Justice. Dans cet or-
time de la meliance et de la cru iutc du 'dre d'iddes, on trouvera toujours l'Avocat
gdnbral Rochambeau. I l'avant-garde des justes revendications,
Cependant Charlet Belair, ce bal of- ouvrant ainsi la voie devant l'artisan de
ficier de I'armoe indigene, l'ami et t paix quest le Magistrat.
peut-6ire le confident de Toussaint es- Car it n'y a pas A se le dissimuler, la
saya de prendre la direction de la Justice se retrouve A la base de toute paix.
guerre de I'Indtpendance. Vaincu au- Aucun progras, soit dans l'ordre materiel,
tant par le mauvais success de ces art- soit dans l'ordre intellcctuel n'est possible
mes que par la jalousie de quelqnei si la notion de Justice est inconnue, vo-
compagnons, il out la douleur do voir lontairement ignore ou dddaigneusement
as femme, la vaillante Sannite I'accom- mndprnse.
pagner A son lieu do supplice pour Le premier besoin de l'homme c'est la
mourir danas ses bras et sous die's billes Justice. Dans une society ou regne le bon
francaises. plaisir, ou la notion de juste est relegude
On voit done par ce tableau un peu au rang d'un simple capricc, dites-vous
sombre de cette lutte derniero de nos bien, Messieurs, que tout ce qui existed est
aleux centre l'oppression que la aitua-' plus apparent que reel. Les plus belles
tion politique des diverse classes en I manifestations de la richesse, I'eclat le plus
presence n'italt pas positivement heu* opulant do Icxe ne sont que chimrc, si la


Justice ne peut pas tre retrouvee A I'ori- fortifier chez ceux qui l'ont deja et incul
gine de routes ces choses. quer A ceux qui ne l'ont pas encore.
Par justice, je n'entend pas seulement Quant A vous, Messieurs les Magistrats
1'intervention du Magistrat dans les ques qui avez depens, 1a plus belle pirtie de
lions de.droit prive. II faut 1 entendre dans votre vie A remplir les devoirs de la Js.
Ie sens le plus rigoureux du sentiment tice distributive ; qui croyez sinceremen
absolu qui veut que tout home render A qu'un pareil sacerdoce est le but de votre
chacun ce qui lui appartient : justice dans action, laissez moi vous rendre le temoi.
I'ordre politique et administratif; justice gnagc public que vous n'tes jamais res-
dans l'ordre dconomiquc et social, justice A tis au-dessous de votre tAche dminemment
I'endroitdes congn&res, justiceA I'egarddes social. Dans la sphere, souvent trop Ctroi.
Etrangers. te que vous ont d6partie les lois, vous
De mcme que la Justice maintient la avcz toujours d.e A la hauteur de votrc
paix en:re les homnmcs dans les frontic-es mission.
d'un Pays, c'est ainsi que dans des. rela- Est-ce a dire pourtant que vous avezdC.
tions interna'ionales, la securitO et le res- j tout fxit t qi ii no vous reste pl~s ren.
pect ne sont obtenus que lorsque triomphe A fire ? Je vons respect trop, Messieurs
la Justice, c'est-A-dire appreciationn 6quita- et ai une idbe trop elevde de votre boie
ble et consciencieuse des intwrts oppo- volon'- pour le dire. Je ne ferai pas com.
s6s. me ces phllosophes don't parole Voltaire
Le besoin de Justice est dans la nature Qai criaient a tout est blen m, d'une.voli
de I honmne. Qu'impartent l-s fronti&es lamentable.
et les divisions territoriales : au fond de Je serai just envers vous et je vousdi.
chaque conscience humaine, le sentiment rai qu'll vous rest encore beaucoup 1
le lus impcrieux est ce:ui de la Justice. fire.
Ce serait un grand danger que de croi- C'est pour prendre des forces nouvelles,
re A la possibilit- d'un contlit entire la Jus- en vue des luttes A venir que, nouasavdis
tice et le Patriotism-. Dn e mmef que l'A- etd convids a la solennelle reunion de ce
mour de I'Hunmnit6 ne faith qu'ennoblir le matin ; et c'est pour vous encourager-que
Patriotism, la Jus.ice, bien comprise, 1'en- je vous price, Messieurs, au nom de. tos
toure d'une aureole plus pure de respect mes confre&es, de computer sur I'appuiet
et de dignity. le concours devouds du barreau de Poin-
Le degrd de civlisation d'un Peuple se au-Prince.-
mesure a la faon 'a don't Justice est assure L'CEuvre A accomplir est belle et gran.
A l'In-ricur et dans les relations avec de. Que nos volontCs s'unissent toutesena
I'Etranger. La sanction d'une tel:e apprd- semble pour consolider le monument de
cia:ion, c'est l'opinion publique Univer- votre Souveraineto sur les bases,- les
sell. seules bases indbranlables- de la Justice
A l'heure actuelle, la Civilisation a tel- ct du Droit I
element humanist les rapports entire les Me PIERRE HUDICOURT
hommcs qu'il semble, plus que jamais,
que l'on vive dans une atmosphere impe-
netrable A tout ce qui ne serait pas lion- 1\1l
neur, morale, dignity. Dans ces condi- IFa lUBLJ
tons, aucun people ne peut ne pas s'in-
quieter de l'OSinon publique Universelle; RE EIGNEMENTS..
aucun ne peur ddsirer vivre dans l'iso!e- R MTE S OROLO-IIGNE
ment, le splendid isolement.
Grace aux conquates de la science et A V toi
l'application A i'Industrie des donn6es
scientifiques, aucun people ne peut *se DU
contender de sa propre opinion. Le tel6-S SEMINAIRE COLLEGE St-MARTIAL
graphe, le telephone, le chemin de far,
le navire a vapeur, la lettre de change out MERCREDI 7 OCTOBRE
faith tomber toutes 'es imurail:es de Chine, Baromntre a midi 760,9 "I
dans 1 intdrieur desquelles les plus vieux minimum 23.5
peuples avaient pens6 abriter leur chore Temp6raturomaximum 29.9
barbarie vieillotte et ddcrdpie. moyenne diurae 26.
Les Nations viveut dans de tels liens Ciel couvert toute la journie. Haloso"
d'interd6pendance qu'elles se pen6trent lire A4h du soir Couronnelunaire a9h.
sans cesse et continuellement ; st bien qu. Le barometre est en hausse.
lorsque chez l'une d'elles une violation de R. BALTENWECK -
la justice a lieu, cet acte retcntit et cause
chez les autres un trouble si profound qu'il Chroniqu3 des Tribunaux
provoque le rdveil et la sanction de la TRIBUNAL DE PAIX
conscience Universelle. Etre au ban des SECTION SUD
peu les civilisds, c'est la condamnation ind- Co tesse d'Orlans
vita le au desordre, A l'anarchie et A la r omtesse d'O ni
misere. Trois fondds de pouvoir vont se m sure
Me s dans l'art de confectionner les granl
Messieur, phrases a effets,'de d6bictr les lon.
Depuis quelque temps notre patriotism course path6tiques don't les dchos'empiP.'
jaloux et inquiet a det mis A 'depreuve. l'cspace de ces petites sales de trib.
Des menaces nous sont venues du dehors ; trop itroites pour de si grande chborM,
et, de partout, sembla-t-il, des regards exigues pour 'eclat de st beaux mo,,
sont attentivement tournds vers nous littdraires. :i
chacun voulant assister au drame annonce, Nous e mes hier, I un moment..'40i6
dans la mer des Antilles. l'illusion de nous croire anu Frangist.do
Dans une reunion exclusivement consa- Th6l-re Royal, de Londres, assist ntlti
crde A la joie de reprendre nos travaux ha-* brillante representation d'une des ,_i..
bituels, je voudrais n'avoir a rdpandre au- pieces de Shakspeare : Beaucou P .,,rf
cune couleur sombre sur I'ec'at de notre pout rien.
tableau ; mais je ne rdsiste pas au besoin C'est une simple affaire de v~ se~ PO
d'affirmer ma conviction, A savoir que s'il rde par Madame Marmont Flambcnrtioof
est vrai qu'un danger nous menace, nous' propridei, qui procurera A Me Sao. .
ne le conjurerons que par la pratique sin- l'occasion de ddbiter ses tirades, miaf
cere et rigide de la Justice : justice envers acteur qui se connalt dans les
nous-my mes, justice envers les autres. dans les gestes etudids, savants ,da
C'est cctte convince que je voudrais dien.


mmmr --- ---- -


it





Si procis just il y a, tonne-t-il, de s1 tre malheureux pays. Quelle morality d'ail-
ri perj'nte, c'est bien celui-ci lcurs accordez vous A de pareilles gen. ?
St une condamnatton dolt en sortir, cc Vous c ndamnerez le chef de la sec ion:,
tn centre Madame Marmont Flambert, ,25 gourdes dedommages-intrets pourabus
4-Comntlss d'Orldlans, de Martissan* I d autoritC et pour les ravages occas:onnis
Le chef de la section de Martissan, le parla vache de MrJonathas chez ma client.
gwral Ch&rismt, avait requ dans le temps Me Louis Fabius developpe ses mo-
einstructions du Commandant de la Pla- yens tendant a prouver que le chef de la
ced Port-au-Prince, l'invitant A passer des section &tait dans son rl6e et que Mnae
dres aux habitants de la section pour Flambert doit etre condamn6e.
u'ils maintiennent en bon dtat leurs c16- Je sais, exclama, Me Scamarony que
ues- les ordres furent donn6s, tout le la ciuse est tellement bonne pour moi que
aonde s'y conform; mais Madame Flam- je I'abindonne A la conscience du tribunal I
brt seule a refuse de tenir en 6tat ses en- (Les pieces sont deposees, le jugement
do. L'autre jour, une vache de Mr. Jona- sera rendu A l'audience prochaine.
this.pn ntra dans sa propri te et fut cap- Fianqailles
twrse; le chef de section se rendit sur les Nous prdsentons nos meilleures felicita-
lita, constata que la cl6ture de Madame tions aux jeunes et int Fhmbert avait des issues et que les ani- Mu1 ARICIE ARBUTNOTT et Mr DUMAS
uax de toutes sortes pouvaient facilement RGAUD qui eurent la gentillesse de nous
entrer sursesterres. It dressa procks-ver- en faire part par I'envoi de leur coquette
bl, prit l vache qu'il remit a Mr. Jona- carte.
tha,moyennant pr celui-ci pavement, en- Tribunal civil
mreuss mairs, d'un droil de poteau. II fit Tribunal civil
apportdu faith au Commandant de la Corn- Andience civil du 7 Octobre 1908
a nne. Le Tribunal sous la Presidence du juge
Voos entendez, Magistrat, 1'expos6 de Doyen D. Maignan, assisted de Monsieur
rfaiire, vous voyez comment la Comtesse A. Thibault, Substitut du commissaire du
d'Orlans a meconnu les instructions du Gouvernement a rendu le jugement sui-
chef de la section. Elle a laiss6 expr;s, a- vant :
t-elle d6clar, ses cl6-ures en nimuvais c'at Celui qui homologue la deliberation du
find'ittirer chlz elle les animaux de st s conseil de famille des mineurs Fernand,
voisins et de pouvoir enter dans les fonds Lucie ct Henry Elie.
lu'on lui fait verser si souvent pour les Les affaires suivantes ont ete fixes pour
sens: c'est une measure de reprc!ailles etre entendues A 1 audience de Mercredi
qu'a voulu prendre Madime Marmont prochain.
iFa bert. I Dr Charles Annoual, centre Veuve
Ah c'est une personnel trs itcdlc:- Clement' Bellegarde, n6e Lydia'Hyppolite.
inte, c'est une guerre ouverte avec l'au- 20.- A. Bourjolly coutre Vve Henry
torit.llfaut donner une lecon flagrante 1 Rouanez.
csriches, ices gens d'argent, toutes ces Audience Correctionnlle
jesonnes habillkes qui recoivent et qui Prdsidence A. Vieux, Ministare public,
oienft.n'avoir rien A ddmeler avec l'au- L. Coutard.
Drit; Pour la Comtesse, ce petit chef de Affaire appel&e.
ai0on doit allkr passer ses instructions Duperval fits, prdvenu de vol d une
iYS pysas ; mais pas A elle. forte valeur au prejudice de la citoyenne
-Magistrat, retenez bien ccci : c'est un Genevivwe Charles.
oini que l'on veut Ctablir A Martissan 1 Pas de t6moins. Le Tribunal apres
Cest I'autoriit du chef de la section que avoir entendu M. L. Coutard, Commissai-
I'onCet meconnaitre. Le proc6s-verb l re du Gouverne:nent en son rquisitoire
$a'il a dress c. ntre Mme Flambert doit vrbal, ordonna le ;ddp6t des pieces et le
"tcr jusqu'A inscription de faux. Vous jugement rendu Audience tenant. April
condamnerez Mine Marmont. quelques minutes de ddlibration, le Trn-
h Patry, manditire de Mme Flam- bunal a rendu le jugement qui condamne
bn la parole. Duperval fits A six jours, l'emprisonnement
-Magistrat, dit-il:Je n'avais pas l'inten- A la restutition de la valeur volde, soit
todedonner une importance tell I1 P 9. 70, avec 'e b6ntfice de la loi Lespi-
u"e petite atfaire de vache ; mais les pa- nasse, le condamne en outre aux frais et
les prononcees ici par Me Scamarony dpens de la procedure envers la caisse pu-
ta:ent d.sides si manifestes d'anarchie blique
I de socialism que je me vois force de Puis le siege est leve.
~*ander a mon adversaire, ce que les Commission
cs ches, les gens fortunes lui ont fait L Commission de partition des se-
T le course de sa vie, lui qui cut de course, aux Sinistres des incendies des
rrgtdans sijeunesSe. En quoi la pr- c, 6 et o1 juillet dernier, don't quatre
Sdune personnel aisde dans une sec- niembres s'6taient dmnis, vient d'etre com-
euti-tlle &ere nuisible A ses habitants. plede come suit
cest un bien que la presence de D. Lilavois, D. Chancy, Candelon Ri-
Flambertparmi ce monde. gaud et Brunerville Vilbrun.
fortune elle la doit a I'economie, Drs que ces Messienrs auront pris con-
Act e tact avec leurs autres colleagues, Ch Vorbe,
y!Ote iemme d ordre, magistrate ne peut Dejoie et Volcy et qu'ils auront former
tctua Mouaes en muvais etat. le leur bureau ddfinitiE, un avis annoncera aux
,d t in mauvais acte qu'a commis le s-nistres la date eu commerceront Ik rdpar-
nslIa section de Martissan qaind titions.
uis en lieu et place du juge de Dtc6s
*Vou oseul &tiez appel A prendre _
ioioa en cette aire ; le general EDMOND ANDRE :'UTIN LHARIssoS, age
I Y avait pour devoir, une fois la de cinq ans, d6cddd hier soir, i heures.
a4pturse, chez Mme Flambert, de Les fundrailles auront lieu cette aprs-mi-
re ur les lieux, de dresser procas- di, A I'Eglise Cathbdra!e..
tfde tout fire aboutir par devant Nos condoleances A la famille.
re itCStles, prescriptions formelles Fermeture de la malle
ibce et e alir a payers le droit dte Les ddpaches pour Kingston, Colon,
cv.ze tlerpr o I Port-Limon, New-York et 1 Europe ( via
'..n tOltrere c ,-= ,-h, .,-c 1' "Kin,,ston t oar le s/s c Sarnia s seront


fermdes vendredi, 9 du courant A he
res precises du soir.


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rett C'est le vice, le vice qu'il faut
Sllr ez nous, le vice qui tue no-


Et celles pour St Marc,
l'Iurope ( viA N-Y. ) par
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New-York et
le ]s ( Prins
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LONDRES 6.-- Les nouvelles reques des
capita!cs indiqutnt que les puissances tral-
tent de concerter un IModus vivendi pour
empecher la guerre d'eclater entire la Bul-
garie et la Turquie. L'action de la Bulga-
rie et de 1'Autriche est censure dans les
cercles officials et diplomatiques ; les va-
leurs ont baisse dans routes les bourses eu-
ropdennes.
On croit que la Bulgarie, la Bosnie et
l'Herzzgoovine sent pzrdues pour la Tur-
quie et que ce changement de situation po-
litique en Europe peut etre fait sans effu-
sion de sang.
SOFIA 6.-La proclamation de 1'Indepen-
dance de la Bulgarie a eu lieu A la Cathd-
drale A r heures du martin au milieu des
acclamations d'une foule en dblire. Aussi-
t6t apres, le prince..Ferdinand a public
un manifesto au pays declarant la Bulgarie
independante.
LONDRES 6.- L'ambassadeur d'Autriche
s'est rendu aujourd'hui A Balmoral et A
remis au Roi Edouard une kttre auto-
graphe de l'empereur Franqois Joseph dans
aquelle celui-ci explique la n6cessit6 de
changer le statu-quo politique de la Bos-
nie et de 1'Herzegovine.
BERLIN 6.- Le Kaiser a recu aussi une
lettre de l'empereur d'Autriche don't le
contenu est L' meme que celle remise au
roi Edouard.
PARIS 6. -- Le gouvernement francais
est decide A seivir de mediateur entire la
Bulgarie et la Turquie :fin d'viter une
guerre entire ces deux pays.
A cet effect M. Pichon a eu djiA plu-
sieurs entrevucs avec les representants de
diffdrentes nuiions.
BERLIN 6.- Le represeniant de a l'As-
sociated Press ) a tde autorise a annoncer
que l'Allemagne s'associait aux proposi-
tion, de mediation faies par l'Angleterre
aux gouvernements Bulgare et Turc.
CONSTANTINOPLE 6.- Le gouvernement
Turc est convaincu que l'Autricheappuyde
par 1'Allemagne a incite la Bulgarie A se
d6clarer ind6pendante afin de 'renvcrser le
ministkre Kaimil et mettre en danger la
constitution donnee lderni&remcnt aux
Turcs. On-ne sait pas encore quelle atti-
tude adoptera la Turquie.
MANILLE 6.- Un cyclone a caused de
grands degas dans cette ville. L'escadre
americaine qui se trouvait dans la baie
n'a souffert aucune avarie.
NEW-YORK 6.- Un violent incendie a


curess pr6cises du soir.
Port-au-Paince, le 8 Octobre 9oS8.


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liens ont peri dans les flammes- 12 per-
sonnes out nti plus ou moins griavement
bruldes ; on croit que cet incendie a td
allimin par une main criminelle.
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ra dans la journde pour St marc et
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Port-au-Prince, le 8 Octobre 1908.
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tendu dimanche 11 courant et parti-
ra probablement le meme jour pour
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Port-au-Prince, le 7 Octobre 1908.
L'agent,
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Le public est pr6venu qu'& par-
tir de demain, Vendredi,
9 du courant,!le service dela
Plaine sera effectu6 par les trains
r6glementaires de 6. 30, 10.
30, 3. 3o.
Les trains de 6.3o et 10.3o
donneront correspondence avec
le Train qui se trouve de I'autre
c6t6 du nouveau lit de la riviere
et qui va 1'Etang.
Le train de 3.3o n'ira que jus-
qu'A Tabarre.
Un avis ultdrieur an-
noncera quand la Di-
rection pourra garan-
tir le passage de la ri-
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fondue en cotte ville sous le patroia.
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tbressont a la rdforme de l'Enseigpe
ment.
Cette nouvelle Institution adopted l
programme official d'enseignement-;
condaire adapted aux exigences noup
velles de la vie pratique.
L'Enseignement est r6partU
en deux genres bien distinctsa
1o L'Enseignement classique,
20 L'Enseignement pratique.
Ce dernier comprend les travauz
manuels, les arts d agr6ment, la pn
tique du manage, et, en g4ndral, les
connaissances uti isables au foyer,
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de subvenir aux besoins de l'exs.
tence.
L'Etablissement regoit:
Des Externes,
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L'Enseignement se divise en
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1o Cours 6elmentaire : durde 4 ans,
de six A 10 ans.
2o Cours moyen : durde 3 ans, de
10 A 13 ans.
3 Cours supdrieur : durde3 ans,
de 13 A 16 ans.
Les course d'enseignement pratiquq
peuvent etre Ogalement suivis par leI
enfants qui n'appartiennent pas A,'E
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sees d'apres leu r ge dans 1un des coon
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