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Le Matin
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Permanent Link: http://ufdc.ufl.edu/UF00081213/00444
 Material Information
Title: Le Matin
Physical Description: Newspaper
Publisher: s.n.
Place of Publication: Port-au-Prince Haiti
Creation Date: October 3, 1908
Frequency: daily
 Subjects
Subjects / Keywords: Newspapers -- Haiti   ( lcsh )
Genre: newspaper   ( marcgt )
newspaper   ( sobekcm )
Coordinates: -72.2803802891673 x 18.5142993036392
 Record Information
Source Institution: University of Florida
Holding Location: Bibliothèque Haïtienne des Frères de l'Instruction Chrétienne
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: aleph - 000358166
notis - ABZ6468
System ID: UF00081213:00444

Full Text

Deuxi6me Annde, No 454.


PORT-AU-PRINCE ( HAITI)


Samedi, 3 Octobre 1908.


J


QUOTIDIEN


- ------'-__~-1 a-- 4Y- 1 ---


Abonnements:


-P0Wf(TAU-PRINCE

DtPARTEMENTS
NTRGNGER....... o


UN Mois. .
TROIS Mois.
UN Mois.
TROIs Mors
TROIS MOIs.


.G.
* C
* C
* C
* (


200
5.00
2.20
6.00
8.00


caf ~ g -yl~~~3lQ ,~C~ ire,

"CDA f IO N--ADMINISTRATI ON
45, RUE ROUX, 4S.


LE NUMIRO 15 CENTIMES
'----
Les abonnements parent dau le et du 15 de chaqru
mois et sont payables d'avance.
Les manuscrits lns6r6 ou non ne seront pus rendu


Pour tout ce qx:i cotcerre 1'Adr .inistration du Jodrr- Is Ahr I Monsuiir rthur ISIDORE, 45, RUE Rouxo n Bonn


CURIEUSE


EDUCATION FRAN.AISI';
-


En 1908
.i'Elle ( I:ddi action francaise ) n'a
idiminud les coracleres, ni abaissd
lepineu moral ; clle n'a pas ralenti
rdejrfles elves, ni le zzle des
naltres; elle n'a compromise le re-
nom intellectual (le la France dans
tacune.braiche des connaissances
haiines; partant, elle a maintenu
le prestige et li prednminence da nom
ranais; et la sociability do la nation,
eetteflaur d I-- culture latin_, conti-
nue A fire d elle le charge et I rendTiz-
Ms du m )ade D ( Nouvelliste du '21
jiillet 1908. )
. Com 3 au moyen Age, et cela est
rest une tra liliion de ses Uaiversites,
este e'le (laFranice ) qui, avoe I1'Al-
fl.tidg, attire tour da son ens i-
peimnt le plus grand nombre d'6tu-
dints 6trangrs.. Et c'est a cc mo-
t nlprecis o le mnonde entior so
Pk4ipiIt vers la Fr'ance, p3ur s'y dd-
'trer ;ax sourcess de la v6rit e t.
sla science, c'est quand les p!us
^ss esprits reconnaissent quo nul
seigoement n'a plus d'autoritd et
Igfandeur, que nos philosophes par-
leuaristes nous crient, i nous petit
P:-pe arridr6, retardataire, A mar-
r lente, mais assoilff d'instruction:
i,."ontez le courant qui entritne lo
t ode 1-Il va ici : allez IA DWtour-
'toos de ces Universit6s oh I'Uti'e
P6e6a place .... 1 Partez pour les
.t&nes4tocheuses... I 1 La plai-
ie -passerait les bornes, si nous
t -ons quel est, pour un esprit li-
i, ..t affranchi des lis;ire d'une
4t bourgeoise, e1o charme ot la
.1un 1 paradoxe.... (Nouv Hlis-
?, E ullet 1908. )
elle ( la France ) donns a sa
li5 ue culturt' 6tenduo; et mil-
6de cetoe education si raffinde
.i7 chez elle une civilisation pir-
-re, qui fut toujours I'enchante-
Ik :t4 mOnde.
Cet.la culture latine qui a pro-
eifleur exquisee. On 'appelle


V suit encore. Elles rdconfortent et teurs quo la force des choses lui per
elles inslprept. met de connaltre? Pourquoi perpdtuQe
SO L TU a1 C'est en visitant le Colisde, et assis ainsi deux courants d'idees, deux ca-
sur les marches du Temple do Jupi- tdgories dans la nation, quand il se-
ter, et en enendant Ic chant des moi- rait si facile d'y rdtablir I'harmonie,
'" I L'S PiSINS IAITIFNS n's danrs cote enceinte, que Gibbon de dissoudre les rancunes, de prdpa-
j l Al 111coCQut l'iddo d'ccrire Ihistoire de la rer Ics apaisements, et de resserrer
dieadence de l'empire remain. C'est les liens si laches aujourd'hui au tra-
d bea no,.e n montant les marches du Capitole, vers desquels tend A se rompre notre
du bean norm d', la umanitde,, conton- I'Aine praise des grands souvenirs de united morale ?
dant d'in ~mot n la methode et le ire- I ome, que Stuart Mill arreta le plan a It serait temps d'agir, car ii est
s :tats.. Laissez done nos enfats fair de son livre admirable F.ur la Liber- ais6 de prdvoir que les rdvoltes de la
aussi LE PIEUX P1IELEINAsCo aux sour- td. ( Nouveliste du 18 Aoit 1908. ) conscience ne s'accommoderont pas
ces ofls'dpancho la soifdl'humanit. NE.OURS AUGUSTE. toujours de nos compromissions et
I a Us y goutteront les cliAnps d'DnnAe GT de notre indifference; et on ne Joue
socidt6 pblie, les ddlices de l'tu.Je. En 1895 pas impundment avec l'dquite blessde.
la jouissance des longuess soirdeS pas- c Quc spectacle Iaiti offre-t-elle en a L'heure semble done venue .,ot
sdes en ftte 1 It~te avec les grand es-- ,:. aux yeux du monde ? il faut prendre des resolutions sages,
prits qui se sont sunccddC sur ceS Tous ceux qui y ont ,agne que'- secouer notre torpeur, et ne plus lais.
sommets oi la pensde a tahlli son qie fortune ou rdalis6 dans une si- serde fondement A ces accusationS,
domain. tuation quelconqae quelques dcono- qui ont dcjA agit6 le people, car l'his-
C'est ls calomnier qu dd rire qI 'd. ruies... n'ont qu'un ruve qu'une han- toire nons a enseigao comment elles,
U per 'roint LE SNS Lk PAT.1v. L-ir Is:, c'e t de fire 61over A l'tranger se formulent, et quelles traces lug.-
p itrio'ismc .s'exalte 'lu c souffrances le urs C(ifants Nous ne nous prdoccu- bres elles laissent en passant derriere
4proutcies s'r la tcrre tralreec ; ct, pons pas, 'la-s-notre imprevoyance, elles.
croUez-moi, ce n 'est pa-; le pi)rdre e que si les pays o\l nous les envoyons y Resterons-nous sourds a tous les
do gard.'r le respect d(s nmaitres, et, so, l des dcoles Cie PATITIOTISME s'ils n'y enspignements ?
l.t midnoiIa d; enseigneonents rccus;. pecrdrot pas lc's pr'cic-,s.F- quality. de a N'est-ce pas, d'ailleurs, un fait
On leur enseigno on leaurs (lerni''es I-r -race, s'i!s n'en raporteront ni re- strange, et jusqu'ici inexplique, q .s
anndes, quC le vrai est Ii splendid n" grets, ni deception, ni rancunes. ce contact d'un demi sidcle avec l'Europe
du b)ion. lEcusiz les, si, ontll'dinfl's par i Nous n1 nouis sommes jamais de- SAVANTE, n'ait produit que-des avorte-
de vieilles tendres-'s, itl ne savent mando si .ld rtsultat correspond aux ef- ments et que le Corps social n'ait.re-
pis rdtpritner quel(qres dlans secrets, forts, et si nous no creusons pas plus tired, pour son administration et sa di-
et s'ils traduise ,t ainsi leurs solive- profound le foss65 qui existed entire ceux reaction politique, aucun profit de tant
nits : a La France est la splenidour q! i parent et ceeux qui restent: on de sacrifices et de ce PcLERINAGE Si COn-
de I'liumanit.,' (Notuvellidste dau 6 .Aofit na de souci (que de les y envoyer. Fo- t'nl U
1908. ) slie d'amour o.i entrainmca, d'ano tr- Sans en chercher aujourd'hui lea
Svous, iues Gns -car c'ct h' propre, c'est un devoir que nous cro- causes dominantes, est-ce qu'une des
vous qa toas, particulariste- ct au- yons tous.remplir ; et, pour I'accom- causes les plus certaines de cet 4chec
tros, nous nous adresson.s quand plissem nt d 3 ce devoir ou la satis- ne serait pas qu'une education diffd-
nois diseutons ces questions factor de cellt VANITTI, ii n'est pas de rente dans des milieux si opposes rompt
los plus hautes et le plus poignan- sacrifice auquel on ne souscrive d'a- les anneaux de la chatne qui lie les
tes, aplez en foule A ces 6tudps vance, argent emprunte, propridtds unes aux autres routes. les unites du
si railles ... Jeunes gens c'et la vendues, dignity contrainte, tout est Corps social; et qu'il se forme ou se
pens, ill ec'est Ia ience ui mne le subordonnd A cette obligation ou i dessine alors sur le mme territdire
monde. Gloiro lit trature, science, cctte mbde : l'exodo desormais obliga- deux peuples qui, tout en conservahf
po.sie, 'est un patrimoine q.i vaut toire de nos enfants. la m me langue, n'ont plus les' mdmirs
les miliards c q n It France vain u < a L'Europe, voilA la M,-cque haitin-, aspirations, les mdmes besoins et le mwfth
a0payos A1. .. c.Je crois que I'introduetion do iadi
a e s A' I'All mragfne victorieui-... ne ou s3 fait, sans discontinuer, le rdue I
Et qund le pet'pls soit diparu' uin ll9g PLERINAGE de l'ignorance en Je crois qu introduction deota
son eten it travers les si6.les sur-1 qucte du savoir, common aussi, hdlas I vailleurs strangers, de chefs d'qufii
rso, et cst l'clo de la goire pas- du dds evrenent en qude des plaisirs. strangers, se melant A la vie journalf-
sre, do la pensdd libMratrice, qa.( ds t Mais prenons girde. Si cette scien- re du people, sera un PREMIER Ersi
monagnes de sable et de poussi;- c et ces mfvrs snet bones pour UNE remade au mal. .
re n'ont pas comprimde, de la gran- ~IUTE ou pour ceux auxquels la for-I NiMouns AUGUST-.
deur des nobles Ames qui ont travail-' tune npermet l'accs, pourquoi ne Paris, 20 Jillet 1895,
16 ou qui ont souffert pour les ganei pas fair en bas ce qui se fat ari, ie 895,
rations A venir. C3s. forces sent si en-haut, et ne pas provoquer le con- (L.s Adversaires des Chemins defer
puissantes,. quapros 2000 ans on les tact du pouple avec les souls 6duca- d' aiti.)


*


'WC~bC~ ----2 ~ y-rrh ~I~~YY~CqCWrr91CLCI~-Ui.-13VPI~SILvd9MOW4M--


commodc----- ------ -- r ~ ~ ___ _-


*


IL .. .






PAGES D'HISTOIRE

MARRONNAGE

CHEFS DE BANDES

IV
Cependant cette preminro tcpol e de
lutte vJgue, avait about a un succ~, re-
latif. Dans la forte tension cr6de par
let necessit6s politiques du inoment,
certaines individualiths avaient surgi, el
commencaient a se fire une idde plu-
juste de la veritable situation. Les 6vd
nements, dans leur march rapidle,
avaient debor.16 lei timides aypiralions
(tlt athanchis et l'intrausigeance de o
colons laur rfisaient entendse enliin,
quo soulo une revolution radiecle pou-
vait leur perinettre de gar ler la posi-
lion dejA si clchrement acquire. Mal-
heureusement celhommes lt Ifurenot pas
souvent les directeurs poli:iiques d.
attranchis at n'aviient pai par conse
quent la Yoix haute dan- les conseils
des libres. Ces dorniers, abuses par lesI
pompeuses maxirues que dan' des
ruuvemenls d'dloquence ,ouvent ver-
beuse, leo orateurs de la revolution
laissaient tomber en torrent, atten-
kdient tout de la gnedrouso ardour r6-
fornalrice de ces homes dt piiinci-
pes. LA oi il exislail une terrible ques-
tion social. les chefs des affranchii
voulaient voir un simple problem,
qu'une revolution poliliquo pouv.ait rd-
soudre. Chose curieuse, alors que les
colons, plus soucieux 4e leurs puis-
sanits interets matdriels a St-Domingue,
st prdparaient ; liver Ii colonie
aux anglais ; le-.-ilranchisd de leur c6-
t6 pensaient a ia mtre-patrie. tempo-
risaieint, en vue d'eviler le heuit deti-
jitif qui devait briser les lie-is unis-
sant St-Domingue X sa m6tropole.
Cot Mtat d'aime d'ailleurs, r6sultait
d'un regime qui, lentement, avait infus
dans les autres classes de la colonies. le
dogme d) I'incontestable suptrioiite du
blanc. Les alfranchis i6vaient une col-
laboration social, alors que des tir-
conltarces irteductibles faisaient d'eux
d'iudvitablks concurrent des blanc.
au'gouvernementdes alfaires coloniales
La polilique qu'ils poursuivaient tne
pouvait etre autic alors, 1iue lit souinis-
elon ou l'anantissement d'une des deux
classes en lutte.
Lea colons do leur cold avaient ra-
pidement comnpris que le danger rOel
venait de celte classes en paI tie instruite
at possadant lo quart des fortunes co-
loniales. Aussi vouirent ils i ces hiooi-
mes une haine implacable. IIl n'6
Srouvaient aucune inqui6tude sdrieuse
I'6gard des esclavos qui, jusque IA,
n'intervenaient danls les dvenements du
pays uo pour piller, incendier, se
jeter dans les bois ensuite. Nulle idde
ne pr4sidait encore a ces rdvoltes qui
n'dtaient que le d4chainement de la
force brutal*, I'instinctive reaction ile
l'esclave centre une force qui I'oppri-
a.
Mais analysons de pirs les 6v6ne-
ments pour nous faire une idde tries
claire de leur march dans la colonies.
Pendant cette premiere period de
lutles entire planteurs et alTranchis, 1'6-
16ment administratif qu'il faut rdsolu
ment ddtacher do. colons, a jout un
role considerable. Soit qu'il ait voulu
op6rer la contre-rdvolution ou favori-
ger les tendances rdactionnaires des
petits blanco, 11 a, souvent, a son lnsu-


aplani des liflicult6s pour lee allran-
chis et les esclaves, eu maintenant une
deplorable anarchie dans les factions
diverse de la classes des blancs. Ces re-
prdsentants de 1'ordre administratif fu-
rent des hommes incapable de con-
duire une semblable epoque, de s'Cle-
ver A la hauteur d'une situation ki deli-
cate. Le plus celebre, Sonthonax avait
ru qu'une politique de bascule le lien-
drait personnellement en 6puilibre, au
milieu des dchiirements de la socidte
colonial ; mais dcrasd par ses propres
combinations, it n'eut qu'un cri d im-
puissance que l'historien doit enrJgis-
trer. II s'dtudiait a dorniner les 6vdne-
mnents de la colonie et jouait l'hom-
me u'Etat. Mais sa cipacitd d'action dd-
passait beaucoup ses courts provisions
et le d6cousu de sa con lite polilique
le mettait souvent en face de consd-
quiences que son talent do discoureur
ie pouvait lui faire ontrevoir. CAt hom
me que certain listoiiens veulent au-
rooler d'une gloire emprunt6e a etd
d ins l'alfaire de la proclam.ition de la
liberle gindrale des osclavos Ie jouet
d'6vtdnement que sa court science
avail prdpar6 a rebours da but qu'il
roursuivait. Malheureusement il fit co-
e et ceux qui vinrent apr s lui, crurent
levoir suivre cette politique inaugurde
A St-Domingue par ce petit avocat do
Bordeaux.
Les Grands planteurs n'avaient rien
A attendre d'une revolution dgalitaire,
qui par consequent nivelait en principle
toutes les classes de St-Domingue et
justitiait, en les legalisant, les aspira-
tions de tous. Ili se sentaient mena-
cds dans leurs privileges par cette ex-
plosion do principles qui bouleversaient
la France et voulaient avant tout se
debarrasser des administrateurs, iepre-
sentants trop directs de la metropo!e.
Troubles par l'inquidtante tournure que
prenaient les edvdemnents, ces dernicre
entire a.tres le tameux Sonthonax -
pens6rent devoir fire alliance avec le s
alTranchis pour contrec-arrer la toute-
puissance du colon. Mais ils eirent le
tort de ne pas so maintenir dans une
position nettement d6terminde; d'asseoir
tour influence, tant6t sur une classes,
ianit6t .ur uno autre, en lea trompant
tour A tour. Il n'avaient pas cempris
'iue l'intArAt Francais lenr commandait
de s'appuyer solidement sur la classes
dles allranchis sincerement attaches A la
nouvelle France republicaine pour
combattre les .tendances coutra-r6volu-
tionnaires des grands planteurs. Cette
politique tlorentine eut pour i6sultat
'Ie leur attire la mdsdstime gen6:ale ;
de creuser encore plus profondement le
foss6 qui adparait les diverges classes
*le la colonies. Leur importance diminua
de jour en jour, et, c'est vraiment par
une gymnastique politique qui frise le
cabotinage que Sonthonax a pu exer-
cer une ..utoritd assez 6tendue a St Do-
mingue. En un mot, les deux class' s
en presence, grands:planteuis et affran-
chis, s'uaeent en une lutte souvent san-
glante sans que de part et d'autre, la
position acquise paraisse definitive.
Itappelons que jusque l1 les esclaves
n'ocoupent pas s6rieusement la sc6ne
olitique. Its forment une reserve pour
Ies luttes futures ot leur apparition mar-
que une nouvolle tape de la r6volu-
iion.
DU J. C. DOHSAINVIL

Pri6re d'aviser l'adrninistra-
tion de la moindre irregulari-
t6 dans le service du MATIN
afin qu'il y soit de suite rern6-
die.


RENSEIGNEM ENTS
MTEO TOROLO OIQ ES
SObscerv atoire
DU
SEMINAIRE COLLEGE St-MARTIAL
VENDREDI 2 OCTOBRE
Barometre a midi 60. '-'
minimum 23. o
Temptraturo maximum 32. 6
'movenne Jiurn,- 27. 3
Ciel clair le martin ; nuageux I'apres-
midi.
H.lo lunaire A 8 h. du soir.
Pluie a 9 h. 35 : 3,o'/.. Quelques
eclairs pendant la nuit.
Le barometre tst A peu pres stationnaire.
R. BALTENWECK
Chroniqu des Tribunaux
TRIBUNAL DE PAIX
SECTION NORD
Madame Richez
Comme les pluies ont cessd et que la
temperature est revenue A peu pres A son
point normal, les rhumrissints oat pu
avoir un mieux rdel, enlever de leurs jam-
bes leurs bandages de line et rentrer en
c mplete possession de leurs movements
articulaires.
La cour avait 1'air rajeuni ; les quelques
jours de repos que lui avaient procures les
averses abondantes d'une fin de Septembre
lui donnaient un aspect de fraicheur et de
puissants reconfortants necessaires l'ache-
vement de la besogne future.
Une affaire bien delicate au point de vue
moral attendait la reprise des audiences
pour etre enfendue.
Tous, nous avons un coin de'notre cceur
ui a saign6, qui a souffert A un moment
onn6 de notre vie. Eh bien I Cette pau-
vre madame Richez a du bien souffrir du
coup quail'a frappee dans ses interats ma-
teriels. Victime d'un abus lde confiance au-
quel elle etait peut-&tre bien loin de s'at-
tendre, elle a du oublier qu'elle t tit fem-
me et chretienneit qu'elle ne pouvait ne
pis appeler sur ceux qui lui ont flit mal le
ch iment, la colere du ciel.
Madame Richez confiait, dit-elle, un lot
de marchandises A Madame Cina pour etre
transmis A Madame Cinda, une de ses clien-
tes. Avant que celle-ci e6t le temps d'accu-
ser reception des dites marchandises, qu'elle
fut prise de maladie et mourut. Les de-
lais respectable dcoulds, Madame Richez
s'adressa, pour etre payee, A Monsieur El-
vincius, le fits de la more, qui nie la
dette, atlirmant que sa mere ne jli a ja-
mais mis au courant de ses afliires, et que
orsqu'il arriva au chevet de celle-ci, elle
avait ddej perdu la parole et agonisait.
Vrai ou non, Monsieur Elvincius a jurd, a
pret6 serment qu'il ne savait rien et qu'il
ne pouvait rien payer.
It est renvoye hors de cause.
Maintenant it est A se demander si tout
s'arr6tera 11. Si une sdrieuse enquete ne
serait pas n6cessaire? A savoir : Si madame
Cina avait remis le lot de marchandises et
si le fils de Mme Cinda a rellement igno-
re les affairs de sa pauvre mere.
C'est une figure bien original, bien
sympathique que celle de Me Patry qui
plaidait hier la cause de cette pauvre Mme
Richez. On pourrait dire de lui ce que
Mme Victor Hugo avait dit de Sainte-
Beuve : Cet homrn-me n'est pas vilain, mais il
est laid.
Dans sa defense d'hier, toute son Ame y
passait; il s'est zCvele, A un moment don-
I nd oi'son ceur fut empoignd par l'indigna-


tion, sous un aspect inattendao il
parfois nerveux, sa roix claire, .,ono..,
nait soudain un ton mdlancolique, u Pa
etouffee,- comme celle d'une feme
pleure. Nous voudrions, en vcdritd,
etre inities aux secrets de ses petitesfL.
tes de plaideur: une maltrise qu'ilpols
dans la traduction sincere on non.
sionn6e de ses emotions. II va san
que M' Patry est deceux qui accordenik
respect le plus absolu au caracttre de leu
profession et qui, a l'immense liberty d
a parole, y ajoutent toujours une eoti
soumission A la grandeur de la magist.
ture.
INCIDENT COMIQIJE
M* Dubois tres excit sous l'influence e
quelque chose gaiesedonnele doux plaisird
trouble 1'audience et d'amuserl'auditoire
par intervalle- par des mot satisiqua
iui aminent des rires bruyants i tnmr
Iespace.
-Taisez-vous, disait-il, du dehors in
A un M* qui plaidait.
-He I en dedans I parlez fran, is, s'.
criait-il plus tard.
Le Magistrat : Silence, qui est c qli
parole comme Ca la-bas ?
M* Dubois fait le mort, garde s ha-
gue prisonniere pour un moment dun a
bouche.
Puis, il reprend : Ce n'est pas frani ,
f... taisez-vous en dedans.
On s'esclaffe.
Le Magistrat- : Oh est la police, fita
entrer ici cet home qui fait uat d
bruit I1-bas.
L'homme est empoign, tralnt, i l'intl-
rieure et cloue sur un banc.
C'est Me Dubois, un petit home coarn,
chauve; cheveux grisonnants avec one fice
un peu ronde. II s'excite davantage croi
et dbcroise ses jambes,'tout le corps es
en movement, come une balaooirt,
les yeux rouges oi passent des clins dt
feu resent fixds sur le magistrate.
Comme on pronounce un jugement,il re
commence, il parole sans cesse.
Ce n'est pas Ca, dit-il ; ce n'est paIt Sfl
que I'on dit ca. On ne dit pas attend que.
On ne dit pas considirant que.
Le juge impatient dit alors Ala police:
Conduisez cet home en prison I Sesco
freres se lvent tous, leur serviette en l'ir
s'elancent A son secours avec des ris:
Non I non I nous vous dcmendons pardo
pour lui, magistra.q
Le juge: -e ne veux pu, il fntq
M' Dubois aille en prison.
Me Dubois: Pardon juge, pardon, Ije
recommencerai plus, je voulais jo u}
vous.
On rit.
Les fondusde pouvoir reprennent tons:
Grace pour lui, Magistrat, notre cher e
v6ndre confrere ne va plus continue.
-Eh bien! mettez-vous I Me Daboiso
tachez de vous taire, fit le juge.
Ce petit Maltre tout ,tremblounnt ~e
se rasseoir au milieu de ses pairs auo
eclat d'une foule qui riait.
D6ces
JN. BAPTISTE Ex.U. LArOND, dd cdE
matin.Les funCrailles auront lieu d
3 heures de I'apr6s-midi, a la Catbi '

MARIE DBSGRACES EUDOVUl JOUID0A
cedde hier. Les fundrailles auront 1 li'
jourd'hui,i 3 heures de l'aprts-.adi 1
glise Saint-Paul. ad)
Usines Proph6te,(nO'O rp
Descloches et vaud. .
Dispersement dane toutes Z le dttasi
des toits de ces usines. ^. -
Inondation : tons les c aiou
I'eau aux usines soon tant t obsdt
! des troncs d'arbrcs ct des rocbrte




craes i une profondeur a engloutir une
uison. 1I
Aucon moyen de transports possibles
desproduits de ces usines jusqu'a la refec-
tiou de li voie du chemin de fer.
P.C.S
De min dimanche les trains de la P.C.S.
ront la Croix-des-Missions aux heures
mentionndes dans l'horaire que nous pu-
blioos pls loin. On pourra aller constater
r les lieux-mmes les degats de toutes
writes du cyclone.
Fiangailles
Nous avons recu la carte de fiancailles de
Mile TERTULIA VICHEL avec Mr EMMNANUEL
DuRosEu.
Nos compliments aux heureux fiances.
Maresge
En I'Eglise CathCdrale du Cap-Haitien
a tC cdlebr4 le marriage de Melle FRANCOI-
sz BLOT avec M. JOSEPH GABRIEL AUGUSTIN.
Les jeunes marines ont etC conduits a
1'iatel par Mme. Rosalie Toussaint et Mr.
Siit-Armand Blot.
Nos compliments.
Revue du march
On peut ddsormais cnvisager la situation
da March avec un peu plus de calme.
Depuis le commencement du mois de
septembre la prime sur I'or amnricain a
bussi exactement de 18o points, mna!grt
nelques soubresauts, de temps en temps,
60 o/o : taux d'ouverture ce martin.
Ii en est r6sult6 come c'tait natu-
el- one amelioration sensible dans les
conditions de I'existence. En effet, les pro-
visions de bouche ont baiss6 sensiblement.
A part les boulangers que la baisse sem-
ble hisser froids tous les inter ssCs ont
bissi lear prix.
Les Traites sur France ont tdt vendus A
1314, 2 o/o de prime centre or.
SLesCbhques sur Paris a 5 o/o.
SLesCheques sur New-York sont deman-
dh s o/o.
Leslivraisons de denrees de la c6:e ont
Stcontrariees par le mauvais temps.
Des noevelles reques d'Eirope c6tent le
ucaIo Frs. $4-i5 tandis que le cat6 eit
I Fn. 42 43.
Port-au-Prince, le 3 octobre x908
Publications offlcielles
Nous avons rq 1 :-Bulletin official du DL-
lartimnt d 'lInstruction 'Piblique, fascicule
Aobr-Septembre qui content des ma-
tires tres intcressantes concernant la
murche de nos diff6rentes co!es et le
roavement du Corps Enseignant en g6en-
I. A signaler le compte-rendu des c-
rfmonies ou remise des dipl6mes a
State aux laurdats des &coles secondai- s
tes.
S-Bulletin Officiel du 'Dpit tement de la
ui'e, fascicule du Mois d'Aoit, qui con-
dent letexte de diffdrents jugements d'im-
POtc., Ia suite du Rapport de M.
SHgadicourt sur les travanx de la Confe-
ae de la Pair et de l6tude de M'.
L Viard sur les enfants naturels.
SAVIS
l o0ssign6, chef du service de la per- t
io0n desipateates pour les voitures, cor-
d, tramways, buss, buggys, cabronets n
D b's, chevaux et de la taxe concernant c
pedtacles publics. s
*appelle aux propri4taires des vdhicules
at raux sus-ddnommes ainsi qu'aux g
enters des sales de Spectac'cs l'article
I la loi du 24 octobre 1876 sur la C
Ls i positions directes qui leur fait c
tgatlon de se manir de leurs patents
lr du 2o No'vembre prochain. s
S"tRont cn m&me temps les m6decins
s 1 I ho spice St-Viacent de Paul et c
atla at cet Etablissement qu'ils ne soet c
-QPpts di droit de Datente aue your un


soul buss ou un seul buggy, mais que s'ils
en ont davantage ils doivent payer pour
1 s autres.
Apr6s cette date du 20 Novembre, si 'e
contribuables sus-dits n'ont pas ver i Ie
montant des patentes en question au chef
de cette branch spkciale de perception qui
se tient A l'H6tel Communa de dix beu-
res du martin une here de l'apras-midi,
il sera pris centre eux teller measures q e
de droir.
Fait I'H6tel Communal,le 2 octobre 1908
Li Chef ds Serv:i/,
JosU M LACKOIX


Movement maritime

VOILIERS :
Les voiliers de la province n'ont pas pu
gAgner Port-au-Prince cette semaine, A
cause du mauvais temps qni a continue
tusqu'l mtrcredi matin. Seul, un petit
bteau: Ptonia de Grand-Boucan est arri-
v6 avec un chargement de bois apres avoir
recueilli 24 sacs de caf6 d'un autre petit
voilier, trouv6 en danger, en mer: ii re-
venait des Baradres.
*
No:re avi;o de guerre : L Vertiire >
est arrive ce martin sain et sauf des ports
du Nord.
II dut s'arrter au M61e s'abritant con-
tre le mauvais temps.


Nouvelles Etranigire


Dernieres


D p~cht1ts


HYDERABEB ( Indoustan) i'*r- Par suite
de la crue des rivicres, les district de Hy-
derabed et d.- Dekan out dt& completement
innond6s. un miller de personnel, la
plupart des femmes et des enfants ont pd-
ri.
PARIS. Ier. La France s'est joint a
d'autres puissances pour protester contre
l'ccupation arbitraire faite par la Bulgarie
d'une section du chemin de fer de I'oust.
HYDERABED ler.- Les derDiers rapports
recus indiquent que la mortality produite
par la crue de la riv*re Musi atteint le
chiffre de plusieurs milliers.
Les gouvernements franctis et espagnol
preparent la rdponse a Ila note collective
qui leur a dte envoye par les gouverne-
ments allemand, autrichien et italien, au
sujet de la question marccaine, cette re-
ponse est satisfaisante.
BOsMBAY er.- Les pluses torrentiellcs
ui sont tombees ces jours derniers out fait
border la riviMre Musi, I'inondation A
detruit des milliers de maisons d'indiga-
nes, la mortality est enorme.
PEKIN ler.- A Tonsgha, pris de Tient-
sin ; il y a eu o ddecs, dus i la peste bu-
bonique, le cholera diminue dans la vallie
du Yang Tse A Yankow, uce vingtaine d'e-
:rangers et 30.000 chinois ont peri.
DOUVRES. Le yacth a vapeur cArgo-
naut D coula, ayant a bord 250 tourists
iui se rendaient a Lisbonne, la cause du
inistre est due a la collision avec le va-
)eur a Kingswell entire ce port et Dun-
mnez, pendant un bouillard intense ; a l'A-
gonaut coula rapidement et ponr dvtter
jue le c Kingswell a coula, on a du I'e-
:houer a Dungness.
On ignore si tous les passages ont pu
e sauver.
PORT OF SPAIN-- On a annonce offi-
ielllement la presence en cette ville d'un
as de peste bubonique.
MANILLE.-- Un tilIgramme reu de I'a-


'miral Sperry, chef de l'escadre amCricaine
d. cuirasses announce que ses navires entre-
r-ai: dans cc port vendrcdi soir.
BUDAPEST.- La police de cette ville a
airete deux anarchists soupconnes de pri-
p rer un plan pour assissiner le roi Alphon-
se d Espagne.
WILLEMSTAD. On a requ la nouvelle
q',e le Gal Castro, Pit:dent du V4nezuela
a :efusi d- recevoir la seconJe note envo-
ye par le Gouvernemeiit Hollat.dais par
'mntermediaire du ministry d'Allemagne
manifestant qu'il ne la recevra que si lile
lui est prdsentee par un envoy special du
gouvernement hollandaise.
LONDXns ier.- Le 3o, a 6tc mis en vi-
gueur le nouvel arrangement postal entire
'Angletcrre et les Etats-Unis par lequel les
lettres entire ces deux pays ne paleront que
deux cents au lieu de cinq cents.


VENTE DE BIEN DE MINEUR

En vertu d'un jugement du tribunal ci-
vil de Port-au-Prince en date du dix sept
ludllet mil neuf cent sept, enregistr,. le-
quel homologue,pouretre ex&cutie selon sa
forme et teneur, une delibration du con-
seil de famille du mineur Charles Faublas
Thdvenin tenue le premier du dit mois de
Juillet sons la prsidence de Monsieur Emi-
le Lucien, juge de paix de la commune de
Port-au-Prince, section sud, dument enre-
gistrde,
II sera procede le jeudi huit octobre cou-
rant, A dix heures du martin, en 1'tude et
par le ministare de M* Louis Hippolyte
Kleber Vilmenay, notaire a Port-au-Prince,
commis I cet effet, I la vente aux enchares
publiques des droits et pritentions du dit
mineur Char'es Faublas Thivenin, consis-
tant en un huitiame, sur une propri&et,
fonds et batisses, sise en cette ville, A l'en-
droit dit Poste Jean Ciseau, d6pendant de
la succession de feu son pare, Monsieur
Faublas Th6venin; laquelle proFptite mesu-
re cinquante pieds de facade au c6 e Nord
sur la route de la Croix-des Martyrs,quatre-
vingt-sept pieds au c6t6 oppose, au Sud,sur
une profondeur de cent-quatre-vingt seize
pieds en line droite au c6td Es: et d'au-
tant de pieds en ligne brisde au c6te Ouest,
et est borne savoir : au Nord par la route
de la Croix-des-Martyrs, au Sud par Rosa-
lie Etienne, a 1'Est par qui de droit et a
I'Ouest par Joseph Biamby et divers.
A la requate de la dame Lucida Theve-
nin, veuve Faublas Th6venin, propriCtaire,


demeurant et domicilide 1 Port-au-Prince
mere et tutrice lgale du mincur Charles
Faublas Thdvenin.
La vente se fera en presence de Mon-
sieur Ciciron Dessables, propriitaire de-
meurant et domicilih en cette ville, su-
broga-tuteur du dit mineur.
Les enchares seront rescues sur la som-
me de quatre-cent trente sept piastres vingt
cinq centimes a laquelle l'expert commis
Monsieur Clement Vephir a estime les dits
dro:ts et prdtentions cy . P. 437.25
Pour de plus samples renseignements s'a-
dresser au notaire commis, i6positaire du
cahier des charges.
Port-au-Pnnce,le Octobre x9o8.
Pour veuve Faublas Thevenin :
K. VILMENAY, Mtaire

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FERNAND HIBBERT : ROMULUS, au
prix de Trois Gourdes le volume.


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AVIS

Le Public est prevenu que domain, Dimanche 4 du courant, 'Ie Train cir-
Culera entire Port-au-Prince et Croix des Missions aux heures suivantes :


D6parts
6.30
8.
9.30
11.
2.
3.30
5.


de la Gare du Nord
A. M.


P. M.


Ddp.
7.
8.
10.
11.
it.
2.
4.
5'


de la'Croix des Missions
15 A. M.
45 9
15
45. C
45 P. M.
15 9
45 4


Lundi, 5 Octobre et los jours suivants, le train circulera entire Port-au-
Prince et !a Croix das Missions anx heures r6glementaires. Departs de la
gare du nord : 6.30, 10.30, 3.30.
Des avis ultnrieurs annonceront au public la reprise du Trafic sur les au-
tres points de la line, au fur et a measure de l'achbvement des r6para-
tions necessities par la dernibre inondation.


Port-au-Prince, le 3 Octobre 1908.


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froe l'huimani t. IUs orLt ni inteItL spe-
cial A se voir gudrir sans une optra-
tion chirurgicale ddlabrante don't les
suites sbnt souvent les plus gi'aves
Outre Id traitement des atTectionr-
sdciales de la feinzm- des maladi .
chronijques:gdaraEsl ou locales, des af
fection' -gq ilio-urianires, ce'U! dU .sys-
lmn.nerv'ei,., de la.Peau., du A'e, c de
la Gorge,.s lexs Ocice et des Yc~Ci, l 1
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le du Cancer du Sein et (de la Lym-
phangile Chronique.
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breux clients de la Capitale et de la
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stock de chaussnres, d la Grand'Rut
au No 153 avec l'inscription ci-dessus
Les clients seront toujours servih
dans les mmecs conditions ; c'est-a-
dire avec les 5 o/o d'escompte sur I-
vente en gros ; sans oublicr ils nm6
mes soins et la meme exactitude.
La Maison se charge toujours de fai-
re prendre lea mesaros a domicile.


ECOLE
D'ENSEIGNErMENT SECODAIRE
PRATIQUE
PORT-AU- PRINCE, 58, RUE DU PORT.
Dansl o but do donner une direct.
tion pratique A l'enseignement des
ijouns lilies, une I' cle Spdciale est
foniid en celte villo sous le palrona.
ge d'ion group do personnel qui sin.
tdressent a la rdforme de l'Enseigne-
ment.
Cette nouvelle Institution adopted le
programme official d'enseignementse;
condaire adapt aux exigences non.;
velles de la vie pratique.
L'Enseignement est r6parti
en deux genres bien distincts:
1o L'Enseignement classique,
2 L'Enseignement pratique.
Ce dernier comprend les travaux
manuels, les arts d'ogrdment, la pra-
tique du menage, et, en g6ndral, les
connaissances uti.isables au foyer.
et indispensable A la femme obligee
de subvenir aux besoins de 'exis-
tence.
L'Etablissement regoit:
Des Externes,
I)es Externes s'urveilldes,
I)es dcmi-ponsionnaires.
L'Enseignement so divie en
3 cours.
1o (Cours tldmenlaire : durde 4ans,
de six At 10 ans.
20 C(ours moven : duree 3 ans, de
10 a 13 ans.
3 C:ours superieur : durde3 anO,
de 13 A 16 ans.
Les course d'enseignement pratique
p)euvent d~ire 6galement suivis par If.
infants qui n'appartiennent pas AP'E-
cole ; daris ce cas, eles seront cla--
sdesd'apresleur ago dans 'undescourl
ci dessus.
Un couis supCrieur d'enseignement
pratiique et d'arts d'agrdment recevrs
los personnps qui voudront se par-
faire dans les dites connaissances.
Pour les conditions d'admission s'a*
dressed dt 4. ,
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