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peuxibme Ann6e, No 453. PORT-AU-PRINCE ( HALTI ) Vendredi, 2 Octobre 1908. ' J SQUOTIDIEN Abonnements: Diiacmui: LE NUDm'JO CrETIU / UKMons.. G. 200 Ca, 15 I.,ORTAU.PRINC Twio MoIn. a5.00 C 3=03Mt 1agIci3VO, DUPARTEMENTS UN Mois 2.20 iL e -m partsnt do z' et du it 4i Taois Mois 86.00 RJADACTION-ADMINISTRATION mao cit srut po' nn es d'stpnce4 :,TRANGER.......Is T oT MoisM n a8.00 45, RUB ROUX, 45. -L" maGucrits InD~r6S Ou non me "routps hm ;pur tout ce qul conoernse 1'Admiistration du Journal, s'adresser A Lj'onsisur Arthur ISIDORE, 45, Ruz- Roux ViioU 3@~a- CHOSES DIGNES D 7TRPE CONIUES UNE INTERESSANTE CORRESPONDENCE VI SEflo, Monsieur, Le Play vous airait dit qu'A chacun de ses voyages itaralt constatd quoe 'Angleterra des- Medait plus avant dans la voie de la dadence. ,It m'a fait A moi-m6me -% de- daration analogue ; mais son observa- tion portait surtout sur les centres Annfacturiers don't le ddveloppement PFligieus crde en effet pour l'Angle- tere une serieuse difflcultd. Or ces populations ouvrieres sont en grande patie composes de families insta- bS come les ndtres. D'autre part, Mo influence des d onomistes, beau- COuD de patrons mauufacturiers ont tbahdonn6 le- anciennes traditions lepatronage A I'egard des gens qu'ils mploient. VoilA la plaie bdante que rAogleterre porte a son flanc. i Mais, comme la vigne amdricai- Be, qui vit avec le philloxdra, tandis ve nos vignes frangaises en meurent, IAngleterre, grace A sa vigoureuse constitution social, n'est encore at- Wtale dans aucune de sos parties vi- ~es. La masse des families n'est point branlle, I'ordre public n'est pas trou- bl le principe du gouvernement eta- iest res ectd par les deux grands prtis politiques qui alternent au *oTir, enfin la puissance d'expan- , de la race, loin d'etre dimi- .e a'jamais 6t6 aussi vigoureuse 9~jourd'hui.Si done,- plus tard,- Peterre doit entrer dans la voie .d cadence, le monde ne serait MPr cela ddlivrd de cette race an- I qui vous est, cher Monsieur, si fl-mpathique. Grke a ses rejetons, qui couvrent partiese de l'Amdrique et de l'Ocda- ij P~fdtrent si activement en e en Afrique, son avenir est as- IOr, ces millions de colons ont t,6 avec eux les e6!ments so- qua ont fait la puissance de a la SAgleterre. a Ces 61ements, ils -,1 ime accrus, sur ces sols Scap.ables de tremper. des na- tures moins bien prdpardes leursA a 1 lutte pour la vie. que les a Je termine, cher Monsieur, cetto lettre ddjA bien longue,- mais il est plus facile de faire des objections que d'y rdpondre. Je ne voudrais cepen- dant pas que vous voyicLz en moi un almirateur systdmatique de l'Angle- terre; ne voyez qu'un homme de science, qui 6tudie les societds humai- nes avee la serenite que lo naturaliste apporte A I'dtude des plants ou des animaux. Que diriez-vous d'un savant qui ferait passer ses preferences natu- relles, s-.s sympathies, avant les rdsul- tats de ses observations scientifiques? c N'est-ce pas ainsi que nous som- mas porlds a agir. lorsqu'il s'agit des socidtes humaines : chacan declare que la nation d laquelle il appartient est la premiere des nations ? Croyez bien qu'il me serait tIrs agrdable de porter ce jugement A 1'egard de la France ; mal- heureasement la science dit non. Peut etre qu'au fond vous partagez cette opinion: la seule difference serait alors que nous osons lo dire, tandis que vous vous contentez de le penser. a Mais je crois que c'est 1I une faus- se conception du patriotism. En tous cas, il n'y a pas de science possible dans ces conditions-la. Veuillez agreer, etc. EDMOND DEMOLINS. * En terminant aujourd'hui la publica- tion de cette correspondence, je tiens a ajouter deux mots aux lecteurs du Martin, a quelque nalionnalitd qu'ils appartiennent. En essayant de remonter dans ce journal le courant des ides admises dans :ce pays, nous nous rendons bien compete qu'un pareil r6le ne peut etre qu'ingrat ; car it s'agit, en ce qui concern les Haitiens, d'aller centre des sentiments qui ont dans notre formation leurs racines les .plus pro- 'forfdes ; et pour les Francais, qui, apr6s les IIlaiiens, constituent la ma- jeure'partie de nos lecteurs, d'6mettre des propositions qui heurtent violem- ment un patriotism aussi ardent qu'aveugle. Mais, nous l'avons djjA dit maintes fois, ii nous r6pugnerait de sacrifier la vdrit6 pour flatter les sentiments ou los passions, quelque respectable qu'ils soient. Car, no L'oublions pas, notre but, I'esprit essential de notre ca page. est de rdvdler les maux don't soulire la soci6et haitienne et d'indiquer ,ge quo nous croyons Otre les remedes les plus efficaces. II a paru A plusieurs que nous som- mes antipathiques A la France; nous repoussons tout reproche dmis sous cette forme, car, encore une fois, nous .e faisons pas du sentiment et nous serious ddsolds de parattre c6- der A aucune impulsion du coeur, qui serait d'ailleurs et dans l'esp ce etran ge chez nous, qui avons dtd dleves et faconnds uniquement par les princi- pes qui sont A la base de l'enseigne- ment et de I'dducation francais : nous sommes, dans la Rddaction du Matin, autant que plusieurs, le resultat de I'irlluence des 4 iddes franchises. v Et nous trouvons dr6le, dans de pa- reilles conditions, que des espiits mi- ments puissent s'6tonner,- ou avoir 1'air de s'dtonner, do notre campa- gne, lorsque le Docteur N. Auguste lui-memeoidmot volontiers quoleFran- cais lui-meme est autoris6 se sosnder pour diagnostiquer son ral et y porter remade. < En jug? impartial, dit-il, il ( le Francais ) se critique ; en per- sonne atteinte au defaut de la cuiras- se, il chcrche remade d ton mal. > Et tandis que notre module dternel, de I'aveu meme de ses plus ardents defenseurs, cherche faire sur lui- mmem oeuvre de rdforme, ii nousserait interdit de nous en apercevoir et de chercher A en faire autant sur nous mmems?... Non, nous croyons notra entreprise legitime: nous sommes incontestable- ment ddprimbs par I'influence exag6- rde des a iddes francaises, et nous avons entendu un Frangais eminent, double d'un savant remarquable, pro- clamer qu'elles constituent un a dan- ger public. Que de pareilles choses no solent pas faites pour plaire, je le concedee volontiers; mais que, par pr6jig6, on le taise, c'est lA, pensons-nous, avec Demolins, a une fausse concep- tion du patriotism >, et nous croyons quo cola eat aussi vraS ed Haiti qu'il est en France, et ce serait certainement, de la part do nos lec- teurs haitiens et frangais, une nouvel- 1e manifestation de la communaut6 et de la sincerity des sentiments ui les ont toujouta animde, de voir es uns et les autres en convenir franchel meat ot marcher du m6me pas veis le progrbs, c'est-A-dire vers lb sk;at social. Je crois avoir rdpliqu6 aux parties lea plus essentielles de la sdrie d6 contradictions soulevdes par le Doc- teur N. Auguste et je crois utile ,de former ici mes r6futationu. ToutefoiA,, je m'en voudrais de ne pas appr6cier, la c sincriti des sentiments qui- ont animd mon remarquable adversaire. dans son oeuvre de contradiction et c'est ce dernier hommage qu'il rest A lui rendre. A domain. PAGES D'HISTOIRE -k- MARRONNAGE CHEFS DE BANDES III Le marronnage disions-nou-. 94- lectionrait les esclavss leo plhu 4aer- gique. et parmi. eux, les plus intelli. gents sinon lea plus :habiles,.arrivaient, A acquerir un ascendant indiscutablh sur les autres. De cette faconi se cons- tituaient, dans diverse regions mozta-. gneuvss du pays, sdes bands de ,rar- rons don't les chefs, sort de petits po-, tentatl, ont joud pour le plus grand nombre un rdle tristement ceTlbre dans, nos annales. Leur histoire rest. clle d'une interminable series d'asassinats. oi sur les cadavres encore fumants .d leurs victims, les meurtriers drigeaina. leur propre pouvoir par le for et la, crainte. ! Cependant, malgrd tout, c' Ibandes ' dparses dans.les mornes, avaieni atteint une certain organisation, sous la pression d'une resistance qui s'impo- sait i toutes lea beures. II fallait so maintenir sur le qui-vive pour repoussei lea altaques dela mairccaussdeou fuir A son approche. II y cut d'abord des vel ldites de resistance qui so transformcrent rapidement en lutte ouvorte. A la veill de la revolutioti de St Doming'!r, ia vanity colonial dut s'abakiser jtis-lu'A reconnaltre l'inddpendance (1es rngc'e marrons, cantonn& dans les centre forts du Grand-Fond et du Bahortico Ces montagnards oaient descendlre dans les planes, pour executerdes rapts audacieux sur les plantations, tablir des communications secrete avec leaus frr.rcs encore retenus dann les champs. On connatt la glenda;re hii- toire du bien fanieux Goman qui g naitl volontier le. boi,, s'en revenait e lui-memee:t qui. par cette capricieu- se conduit finit par ddsarmer son mrai tre, le colon Pdiier. Mal.arm6os pour une action en r6- gle, ces bandes dressaient des pitges ans les sentiers parcouui par leurs adve'raires. Tant&t c'dtaicnt des prdci- pices qui s'ouvraient sous les pas des assaillants ; tantdt d'6normes quartier:r de roc, suspendus au dessus de I abl- me par de fortes lines, roulaient subi- tement, : engloutissant l1 manihouieux imprudemment engage sur leur roite. Par ainsi ces ibandes subissaient unr oorte d'entrainement, preludaient A ce- guerres de partisans qui n'ont pas ettJ sans influence sur 'tos success futures. Pendant cette league pdriodc de for mation de bandes de marroni, la colo- nie vit presque sans hiltoire et n'est trouble que par la -ourle rivalitd qui divise dans la class des blanks, .d- mrp-istrateurs et administres. Elle dA- veloppe rapidement son dtonnante pros- pdrite et reste un objet de convoitise our les grande puissances europt!- ennes. Vaste d6bouch6 pour le com- merce de la France, elle nourrit une bonne palie des populations de la mdtropole qui prend soin de lui en- voyer des administrateurs int6gres el eclairds. Le rice planter, tranquille sur l'avenir de la colonies, dcoute d'une oreille distraite les rumeurs vet uvs de la montagne. D'ailleurs qui peut croire que ce vil troupeau d'osclaves puiise r6clamer un jour, des droits que la na tare no lui a point d4pbrlis ? Bientlt ce riche planter se sentira A l'dtroit dans cette colonies, qu'il ne considere que comme un champ d'exploitation. II lui faut Paris, les salons de Versailles pour 6taler sa rapide et insolente fortuneo La riche hiritiere qu'il promene A son bras :triomphant, guette au pass ige, un de ces jeunes nobles, ruins par' la d- bauche, la R6gence et la Cour de Louis XV; trop heuieux'd'ailleurs de pou- voir redorer son blason A si peu de frais. Ici, en elfet, ltout le monde est noble et tous ces descendants d'enga- g6s, de corsaires, do boucaniers sont des chevaliers don't les quarters de no- blesse remotentn peut etre & PPpin le Bref. Pourtant la situation social do St- Domingue se complique d'annto en an- nae. Au dessous de la classes des domi- nateurs h'dtait formde une nonvelle classes d'hommes qui se d6veloppe avec une rapidity de mauvais augures pourl le colon. Jouissanat d'une certain ai- sance-et'souvent des bienfaits de f'ins- truction,le, aflranchis, noirs et mull- tres libres -devenaient par le nombre aussi, les contcurrents des blancs a la direction des affaires coloniales. Lea affinits ethniques qui les unissaient A Td6!graphe Terrastre la classe servile leur laissaient le pou- On a pu communique hier avec le Sud voir de s'appuy-r sur elle pour dbr.n- juqu'aux Baradres. Dans le Nord les de- ler la colonies jusque dans ses plus in gatss ont dtd tels sur le rdseau que l'on times fondements. Miis il ne surent ne sait pas au just a qel moment pas tirer part an d6but de cette posi- on pourra avoir des nouvelles de I'int&- lion avantageuse. I1, crurent pouvoir rieur. sdparer Ieurs intcrd:s de ceux de la Le mauvais temps classe servile et n'erltreprirent qu'une revolution d'ordre politque. Quelquos Nous avons recu de P&tion-Ville les nns de leurs lirecteurs pensaient nai renseignements sur les ddgats occasionnos veinent qu'il leur suftirait d'a Iros- par le cyclone ; Robin, Furcy et Ia Nou- szr ties discourse et des petitions ai cos velle Touraine ont beaucoup souffert. vieux colons dans toule I'effervescence A FURCY, La maison de M*" Fantenor d1-s passions r volutionnaires pour ob- est renversde ; les jardins sont de6ruits. lenir la jouissance dd leura droits civil A RomIN, beauct up de maisons sont tom- et politiques. Le ddsonchlntement fut bdes ; plusieurs cas de mortality ; la mai- grand ot la lutte terrible. A lA faveur son de M. 'Laurent Pierre, Directeur de des rivalitds sociales de la classes des I'Ecole de l'endroir, a etd emportde avec blanis, les ulTranchis se i4volterent et ses ddpendances ; les jardins sont ddtruits, I quand la victoire, apres d s pdrip6ties enfin il ne reste presque plus rien. ouloureuses sembla leur souriro, A NOUVELLE TOURRAINE, les ddgats, grands planteurs et petits blanes on- nous apprend-on. sont beaucoup plus con- bliurent leur querelle pour opposer une siderables qu'on ne le pense, les families barriere aux arrogantes pretentions sont desoldes et la famine est imminent. l'une nm6prisalle engeance. (Cependant Pour les Pauvres le fameux conseil du Mirebilais place Liste de soucrip:ion en faveur des pau- sous l'ifluence de Pinchinat, home; vres de l'Hospice St-Vincent de Paul. instruit, mais esprit chim6rique, imbu (M is d'Aut des ides des philosophes du XVIIle"' (Ms d'Aout sidcle, s'amusait a signer des concor- J. DejardinTh. Luders, to; Gerlack, to; dats quo les blanes brisaiont, sit6t que C. Lyon Hall & Co, 1o; G. Keitel & Co, les circonstances leur paraissaient favo- to; F. Herrmann & Co, ro ; Otto Bieber rables. Les blancs en vinrent A une & Co, to ; L. Langendonck, to; Sim- guerre de surprises, a un system de monds freres, o0 ; Robert Norts, o ; laches assassinate a l'dgard de ces mal- Banque Nationale d'Haiti, 25 ; Louis Lots, heureux. 'En sorte que nulle part et' o ; Gaston Revest & Co, 5; J. Laville, chez les attranchis, et clh z les noirs 5 ; Paul Painson, 5 ; Hepple & Co, 5 ; camps dans la montagne, n'apparait 1-. Coupet, 5 ; Roux & Co, 5 ; S. M. encore le besoin de conbattre sdrieu- Pierre, 5 ; W. Pohlmann, 5 ; A. de Mat- sement pour l'Inddpendance. Pour les' tis, 5 ; Jh. Nadal & Co, 5 ; Henri Bris- esclaves, la liberty consistit alors son, 2 ; L. d'Espinose, 5 ; Ernest Dalen- dans l'abandon des champs et des ate- court 5; A. Villejoinr, 5 ; Chs. Fatton, liers; pourles affranchis, dans uneinef- 2 ; Le K Nouvelli-te >, 5 ; Un ami (13) ficace reclamation de leurs droils civil I ; E. Stempel, 5 ; Un ami ( Chs. M. ) et politiques. Les aflranch'is ne com- i ; A. L. Gunrin & N. Thomas, 2 ; Usi- prenaient pas qu'il fallait pour en ar- ne Chateaublon'd. ; L Peloux & C-;, 5 ; river Li, pr6i d'un sickle de tranfor'- L Jaccoux, 2; E.Dereix, 5; Vv Raoul mation dans les id6es de l'humanite Jn Baptiste, i ; E Rob!in, ; Chs. Gau- civilisde. thier, 5 ; C. F. Carvalho, 2 ; Albert Ld- Dr J. C. DOISAINVIL gitime, 5 ; Ed. Oriol, 2 ; Monfleury freres 5 ; G. & C. Regnier, 5 ; Mme Tl a rm T& rM I'Br' T Th Franckel, 2 ; Mme Hermance Alfred, 5. REN 3EI GNEMPNINS Fiangailles Nous avons requ ?vec plaisir la carte de fiancailles de Melle. FRANCINE FONTAINE ve r Mr TA,.-RtBirTSr FAPAU~r MPT3ORO L EO ES -TT-, Ej -Ari131r. AAMA M T OROLOGiQU Nos compliments aux heuteux fiancds. S hC) lba rbrv"atoire Dpart DU Hier est part le steamer .Alleghany avec SEMINAIRE COLLEGE S.-MIARTIAL les. passagers suivants A destination de : 'Port-de-'Paix : L. Bourgain, Pare Le JEUDI e:- OCTOBRE Cair, Pere Morian, J. Pepin. Barom6tre a midi '60,4 "/" Faire part minimum 23. 4 Temperature maximum 32. 8! Madame Vve. D. Magloire et ses en- ?moyenne diurne 26. 6 fants, Melles Marie, Celia, Lucia et Alice Le ciel encore un peu covert le matin, Solages, Melle Ldonide Solages, Madame s'est dclairci peu A peu et cst rest beau Vve. Rodolphe Solages et ses enfants, toute l'aptrs-midi. Madame Vve. Plaisinsond Solages et ses Halo solaire dans la matinee. Rose ce enfants, Mr. M. Duplessy et ses enfants, martin 2 Oc'obre. Melle Cilia Liautaud, les families Solages, Le baromitre remonie toujourslentement. I Magloire, Duplessy, Bouzi, Rouzier, Mer- Uu peu d'agitation sismique dans- la let, Carrie, Riviere, Tessier, Heurtelou, journde. Ethdart, Sdjorrnd, Gardere, Dupoux et R. BALTENWECK tous les autres parents ont la douleur de P. C.S. vous fire part de la mort de Les trains de la Compagnie P. C. S. MARIE ADeLLAiD CALIA PiNICAUT, seront ce soir a la Croix-des-Missions, et, Veuve AUGUSTE SOLAGES remain dans les environs de la Croix-des- leur regrettde mere, grand'm*re, soeur, Bouquets. belle-mere, tante, cousine et parent, d6- La plaine sera presque en totality reliCe, cddde hier martin, a 1o heures, A l'Age de mais A *Tabarre oh la riviere a coupd les 81 ans, munie des Sacrements de l'Eglise. hauts talus sur une longueur de ito me- Et vous print d'assister A ses fundrailles tres, les travaux qui seront tr6s pdnibles, qui auroat lieu aujourd'bui, 2 Octobre, A y dureront onze jours, d'apres tous les cal- 3 heures prdcises de l'apris-midi. culs faits. Le convoi partira de la mason morta- aire, sise Kue du Centre, N* 117, p 'se rendre a l'Eglise Cathidrale. Le ,atin renouvelle aux families epro. vies l'expression de ses sinceres condol. ances. Le Magistrat Communal de Port-au-Prince Port-au-Prince,le I" Octobre 908 Vu les articles tJr et 152 de laCorat. tion ; Vu le chapitre II de la loi electorale do 24 Aoft 1872, et l'avis de Il Secritire. ne d'Etat.de 1 Intrieur, en date do 26 Septembre icouli ; Attcndu qu'il imported d'itablir I ltm dn&rale des electeurs de la Commune Port-au-Prince, en vue de la tenue de I'pA semblie primaire du 1o Janvier prochain appele A klire un tepresentant do Peple, pour la Capitale, et deox Conseillenr co munaux; AVISE CE QUI SUIT : Art. re'.- Les citoyens remplissant l qualitis requires pour ktre lecteun'd, l Commune, sont invites A venir seifa inscrire au Registre destin cc cet effect dCpos6 A l'H6tel Communal ; Cc ;egjia restera ouvert tonIs lesours, except In Dimanches ct les jours firiis, de neuafth res du martin a trois heures de l'aprs-midi. Ils recevront chacun la carte iodiqih dans l'article 12 de la loi diectorale. Art. 2.- Le local oui se tiendra 1'As- semble primaire sera ultirieurcment d4. signed. Art. 3.'- Li liste des ilecteun, on- verte le Icr Octobre, sera close e It Dd cembre de cette annie A 5 heures da soir. Art. 4.- Le present avis sera imprim6, public et exdcut a la diligence des agent de la Commune. Fait A l'H6:el Communal, les joui, mois e "'n que dessus. ;;,- "n STNIO VprcurI Nolvelles EtrJgyresi Derni6res D6pfches LE MANS 30.- M. Wilburg wright fait trois nouvelles ascentions restante l'air, dans l'une d'elles,une ee her7 rains tes, dans une autre ii etablit un noUavoa record en restant en l'air avec n san ir minutes,ce qui est le plus grand recoa obtenu jusqu'a present dans de tellescoa* editions. * DUSSELDORF 3o.- Le capitaine Von, bercorn et le lieutenant Von Goltst ont chapp par miracle a une mort epol ventable. Le gallon dans lequel is tst montes descendit violemment done hii tear de 6.ooo pieds mais A 2000 pidS I s'ouvrit pregnant la forme d'uue paWbQ leur permettant d'atterrir sans accident Npw-YoRK-- Les nonvelles re~gq soir de diver as ,s annoncent qo'il le dans la moitie du territoire ct qot;ei tes sont endommagdes. rt, Les fonctionnaires dc dpas Upin teorologique prddisent tu ne ba et de 25 tcgr.s, les plies d'aujod'o servi A teindre les feux des foret;, plusieurs endroits. ROME 30.- On sait qaue I 'dqP dienne a obtenu le premier pnl d.W jeux olympiques qua ont ea lien celbrer le jubild sacerdotal do. MUNICH 3o.- Leroi et l pagne sont arrives ici et ont o avec enthousiasme, ils visiterente regent Luitpold de BaviCre. SAirT-Pr.TaIsBOUKO o30- o30 aCon train tuant 6 soldats et s'empa-' nt.de so mille dollars. Ro^.f -' L'Avanti v public aujour hbuique le cardinal Merry del Val, Se- Cdaire d'Etat du Pape Pie X, se retire e 0'on parole du cardinal Rampolla comme wm successeur probable. 'Avis Important po~iaaPrince, le 28 Septernabre x908 LE Vagistrat Communal : DE PORT-AU-PRINCE li loi do 24 Octobre sur la regie des isinos directed d'uaie part, et de l'au- t, les articles 17,18,19,,2,2,22,2),24, i2,53 de celles du 3 Aott 90oo ainsi que prtiedu tarif de cette derniere loi com- pieant les professions et les industries nonvelles non prCvucs par la loi du i AAro903, concernant les individus dits SSpiehs.ou ainsi d6nomm6s dans le langa- g populaire dans les articles 2,3,4,5 et to Vla loidu i Aoit r903 sur le retrait i papier-monnaie dans sa partie relative ox droits de licence. Vu iga'cmet la loi du 13 A.,-1 de la m.me annie, modifiant le tarif qui dtiit en vigueur pour li perception de I'imp6t sur ppier-timbrd dans sa disposition concer- nmt les timbres A employer pour les pa- tltes, les quittances et les dcmandei de licence. Attendu qu'il imported de rappeler a tos ceux qui sont assujettis a l'imp6t communal les prescriptions'les plus essen- tiles des lois pricities, afia d'dviter toute mprise t de permettre A chacun de se fidre bien coi pte de ses droits et de ses 9riqptions *. AVISE CE QUI.SUIT :, An ler- Tous ceux qui dcsirent exer- a one profession ou une industries quel- cWque doivent pour obtenir une patent, ftire, par Ccrit, la declaration A 1lAdmi- trantion Commnunale qui leur delivrera inceniicat coi.forme a l'article 2 de la loi t.ynt la matiere. u na'ionalit du contribuable devra he indiqub dans cctte declaration ainsi ule e nom et la rue et le numtro de sa ltison. - A2 2- Les &rangers ne peuvent fire commerce qu'en quality de nCgociant S~igataires, et seulements dans les ports aloen. I s dtranders exerant un commerce ou e industne quelconque doivent payer roitdouble de celui qui serait eligible % t. s tadonnant au mcme commer- .~'ia t'mee industries. Pour qu'ils .it dmis a se livrer aux professions et uastriei privues par la loi sur les impo- li directed, il imported qu'ils acquit- droiot de licence qui est cr6 au !trlF de l'Etat. t!odriest de la moitie de la quotit6 de .peted( contribuable stranger et sera *07 out.chacon de ses dtablissements, udie? terms, il est tenu de payer au" ^ ddroitsde licence qu'il a* de masons at01 de lience est dA non seule- S upoi les strangers ayant on commer- .aiodusTriec ouune profession sujette inre; *.mais encore par toute society .e1Ciale ou industrielle, sous. quclque rWM3ln.qu'eclle soit dtablic, dans.la- Ster era .un ilranger comme_ menm- .d .ernier cas, 1'associC tranger e- 5an..s au droit de licence, qui se- hi'uqtter sauf son recours, contre ,,I& alquelle il appartiendra. Aprks le versement de cet imp6t, les e- trangers adresseront au ministry des Fin in- ces, leur demand de licence, laqutll: in- diquera leurs noms, pr6noms, nationalhti, demeure, le genre de Commerce, d'in1 s- trie ou de profe,s'on qu'ils exercent ainsi que le nombre et a situation de leurs th- blissements. II sera joint le r cepiss6 du tresor public, attestant 1'acquittenment du droit de licence sous peine de refus de la licence. Cete demand deit etre faite du xer au io oc obre sous peine par le contribuable d'encourir une amende equivalent an quin- tuple du droit de licence auquel il est as- sujetti. En cas de. recidive, i'amende sera double sans prejudice des peines portCes en l'article 27 de la loi sur la regie des impositions directed centre le contribuable qui se livre a un commerce, une industries ou une profession qui lui est interdite. Cet article pr6voit en l'esp&ce une amende de too A 400 gourdes et du double s'il y a lieu. Art 3. Le Commercanr, l'industriel ou le professionnel hatien ou stranger est tenu de remettre A 1'Administration Com- munale, la liste nominative des commis, caissiers et comptables, enfin de tous les &- trangers qui sont A son service, A un titre quelconque. 11 est respoasable envers I'Et.it du mon- tant de leur droit de license et envers la Commune du paiement de leur patenie. Les Negociants consignaaires strangers qui font aussi le commerce de banque, sont invit's A solliciter dans le ddlai legal ci- dessus prescrit, une licence pour l'exercice de chacune de leur profession. II est rap- pel que sont banquiers, conformement la parties du tarif en vigueur annexed a la loi du 3 Aot oo1900, ceux qui vendent des traites de change on toutes autres ope- rations de banquet. Tous ceux qui refusent de se c6nfoimer aux dispositions decet article ne recevront pas le certificate prdvu par la loi du 24 oc- tobre x876, et necessaire pour l'obtention de la licence. Art 4.- II est d6fendu d'exercer dans un meme ktablissement deux ou plusieurs in- dustr'es ou professions soumises A des pa- tentes difftrentes. Artn .- Les prescriptions legales con- tenues dans la loi qui rgle la situation commercial des Syriens ou Levantins r6si- dant en Ha'tisont strictement observees. Art 6.- Tous les contribuables genera- lement quelconques et notamment les Sy- riens sont prdvenus que les penalites ddic- tees pir les lois don't il est fait mention plus haut seront rigoureusement appliquees centre les contrevenants, lesqnels seront dpnoncds soit au juge de paix, soit au mi- nistare public pour acre poursuivis confor- rmement A l'article 34 de la loi sur la r6- gie des impositions directed. Art 7 Les patentes seront delivrees sur paper timbre et comme suit : it Patente pour banquier, feuille de 4 gourdes o2 Patente pour consignataires feuille de 2 gourdes. 3 Patente pour importateurs feuille de 4' Poor les autres professions feuille de 0,3 5c. o*Les demandede delicence des banquiers et consignataires doivent 6tre faites sur un timbre de o1 gourdes. Celles relatives aux autres professions se- rent faites sur un timbre de 4 gourdes. Art 8. Le present avis sera. imprime et execute 1 la diligence du Receveur Communal Fait A lh6tel Communal les jour, mois et an que dessus. S STkNIO VINCNT AVIS Afin de protbger notre nom ain- si que nos articles centre toute concurrence d6loyable, nous avi- sons le Commerce en g6n6ral que desormais les ferblancs de mant6- gue de notre fabrication porteront en caracteres ind6elbiles le poids net eectexact de la mantigue qu'ils contiennent. HELSTEAD & Company JERSEY CITY. N. Y. Poudre Dentifrice ANTISEPTIQUE DE A. BONHOMME, PHInRACIaN. 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