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BHFIC DLOC UFLAC MELLON



Le Matin
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 Material Information
Title: Le Matin
Physical Description: Newspaper
Publisher: s.n.
Place of Publication: Port-au-Prince Haiti
Creation Date: October 1, 1908
Frequency: daily
 Subjects
Subjects / Keywords: Newspapers -- Haiti   ( lcsh )
Genre: newspaper   ( marcgt )
newspaper   ( sobekcm )
Coordinates: -72.2803802891673 x 18.5142993036392
 Record Information
Source Institution: University of Florida
Holding Location: Bibliothèque Haïtienne des Frères de l'Instruction Chrétienne
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: aleph - 000358166
notis - ABZ6468
System ID: UF00081213:00442

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Deuxibme Annbe, No 452.


PORT-AU-PRINCE ( HaiTI )


J


Jeudi, Ior Octobre 1908.


I -


QUOTIDIEN -
,,~ ~--rgrmau~ ~~EIllI l


Abonnements:


SPORT-AU-PRINCE

. DIPARTEMENTS

fTRANGER........


UN Mois..
TRors Mors.
UN Mois.
TROIS Mois
TRois Mois.


.G.

* (


200
500
2.20
6.00
8.00


DIcRfCIiUR:
caeme6XXaX 8Xt MEagoiCrO,

R1;,tfjACTION-ADMLNISTRATION
4S, RUE ROUX, 45.


LE NUMVRO 15 CENTIMES

Les abonnements parent du i" et du I$ de chaque
I mois et sont payables d'avance
Les manuscrits ins6r6s ou non ne serntpaa rendum


Pour tot Ce c VA ~ aiu JoIrM1C sMonsiour .rthurIBIDORE, 45, RuE RO- x 03 30a Bn-e-oL
Popur twit ce 6---a Joarn!S~~d~ti -~t:8:;; ali, s'adTdresmsrC~Fl8Erg ~os~sr rtu


CHOSES DIGNES 1 ETRE CONNUES


UNI INT'I;RESSANTE CORRESPONDENCE


a VoilA, cher Monsieur, comment
'est former la ldgende don't vous
ouafaites l'chin, et d'apr'(s laquelle
otre pays rdpand sur le monde ca 'es-
witde justice cl les sen.imnens gdndreur- .
,ladate si bien de l'dpopee rvolu-
iounaire, qu'auparavant on n'a ja-
lais imagine de reprdsenter ni les
ipeditions des Valois en Italie, par-
eaiple, ni les guerres de Louis XIV
'omme des actes de ddvoucment d la
grande cause de l'humanit6.
(Et comment pourri(-z-vous vous
itonner que les autres peuples aient
'epqussa notre propag..nde et s? soie,'t
Ioulev0s centre un r1ginoe qui so p)rd-
lentait cependant A eux sous couleur
fliaicipalion ? Je rn'cn rapporte A
rOtrlfgement et A cclui de tous les
FalCais, sans exception.
SJd 'vous inte roge d'abord, vous,
li 6tesce qu'ont est convenu d'appo-
ler n conservateur, et jt vous en-
t(nds.me dire,-et avec quel accentde
n9viction,- que les rdpublicains sont
S *pires des oppresseurs, que leur
avernement foule chaque jour aux
piedslalibert6 de conscience, la liber'-
tdu pere de famille, la liberty du ci-
;que c'est le rEgime de l'arbi-
'rre, elc Vous savez quelle antienne
rptient chiaqie jour les journaux do
Otre par i.
(Si maintenant j'interroge un rd-
ubiicain sur la Inaniere don't vos
Iis 0ot exerc6 le pouvoir toutes les
iia qu'l a 6t6 entire leurs mains,
extendss a m6me antienne : on me
lontre, clair co-nme le jour, que
etOnsevateurs ont violent prdci-
ent toit ce qu'ils reprochent aux
bicains d'avoir violent. Seule-
is i ~ns ont violent au noma
rso-disant principcs conserva-
s;les autres, au nom des soi-
t principles r6publicains. Mais,
c6 come de l'autre, on
iucun respect pour les ides,
.rot et les libertds de ses ad-
B. On les a traits en vaincus,


suivant la maxime : a Aux vainqueurs
les dd ouilles. *
a Jo pourrais interroger les autres
parties qui se divisent notre pays. et
j'Pntendrai toujours les mmnes pro-
testations. Mais vous savez cela aussi
bien quo moi, car c'est 1l le pain
quotidien de la politique et du jour-
nalisme en France.
a Or, jit suis bien obliged de consta-
ter que cet 6tat de choses est fatal ;
je veux dire qu'il decoule logiquement
de ceitt idWe, don't je vous ai monlr6
la genese : A savoir que la mission du
gonvernement e-t de faire pdn6trPr
partout, et au besoin d'imposer par
la force, les principles de la o justice
idiale.
M Malheureusernent, ces principles
varient avec chaque parli, et avec les
subdivisions de cheque parti. Mais
ceux qui c-n poursuivent l'application
n'en sont pas moins fanatiques, intran-
.igqant et sectaircs. En France, chaque
parti au pouvoir opprime tous les au-
tres an nom 1de sa justice A lui, qu'il
appelle la justice iddale, la seule
vraie, la seule devant laquelle tous
les autres doivent s'incliner. (1)
< Vous pouvez maintenaut vous ex-
pliquer pourquoi les autres nations
ont repousse un regime centre lequel
nous protestons si nergiquement
nous-memes ... toutes les fois que
nous ne ddtenons pas le pouvoir.
Avons-nous bien le droit de deman-
der -aux strangers d'6tre plus endu-
rants que nous ne le sommes nous-
m6mes pour nospropres concitoyens ?
a Mais, ma direz-vous, si la France
s'est alitn6 uno parties do l'Europe par
les procddes que vous venez de dire,
il n'en ost pas moins vrai que l'An-
glais, lui aussi, est peu s'ympathique
-- t u
1. Pourtant, la tolerance est une soutr
cadette de la libcrtd. ,, Dr N. Auguste. Com-
ment peut-il fire de la France le pays de la
a sour ainee ), quand la soeur cadettc a
n'y paut clle-memo vivre ?


et qu'il ne s'est


pas fait faute


ployer la violence ; et cela non pas
pour propagdr des ideos, mais, ce qui
est moins noble, pour ouvrir de nou-
veaux ddbouch6s A sos colons et A
,on commerce.
< Ici, ii faut distinguer.-
a L'Anglais est assez peu soucieux de
se concilier la sympathie des gens qui
lui sont etrangers. En cela, it differe
completement du Francais, qui recher-
che la socidtd, qui aima a y briller,
donit une des principles prdoccupa-
tions est de multiplier ses < relations *
Au contraire, I'Anglais se content g6
i~iralement d'6tre d'un com-nerce str,
et ii faith preuve d'un rdel attachment
pour les personnel 'vec lesquelles il
estentr6 en rapports suiviset qii, selon
la formula, lui ont dt6 a prdsentfs ,.
Tous ceux qui ont Wt6 introduits dans
une famille anglaiso sont unanimes
sir ce point. Relisez, A ce sujet, le.
Notes sur l'Angleterrz de M. Taine.
a Vous pouvez ainsi vou; expliquer
le pen de sympathie que l'on 6prouve
commundnment pour los Anglais. On
no lea voit qu'cn passant, commd des
voyageurs, commnedes strangers, n'ai-
mant pas A se gener et foulant aux
pieds ce que nous considerons com-
me la plus didmentaire politesse.
e De plus, I'Anglais agit dans ae-
relations avec les autrei peuples com-
me il agit a l'egard des gens qui na
lui ont pas tde ( prdsentds et qu'll
ne connalt pas. De meme qu'il fouldt
aux pieds nos notions de la politesse,
il ne tient pas grand compete de la
notion du droit des gens, qui est la
politesse des peuples.... Pour la poli-
tique anglais3 en Irlande, je vous ren-
voie A un article public dans la Scien-
ce Sociale par M. Saint-Romain ( La
Revolution agraire en Irlande, livrai-
son de Mars '1889. )
a Vous voyez, cher monsieur, qu'au
point de vue de l'opinion A l'Mtranger,
Francais et Anglais peuvent se don-
ner la main. Vous n'avez done plus
aucun motif appreciable d' aaimer
mieux fire parties d'une socidet od la
famille e,-t desorganisee. 9
EDMOND DEMOLINS.
(la fin d demain ).


PAGES D'IISTOIRE

MARRONNAGE
RT

CHEFS DE BANDS


Tout allait ainsi pour le mieux ;
quand les compagnons de d'Enambuc,
chassis de l'le St-Ghristophe par Frd-
ddric de Toldde, vinren. prendre refugee
sur les c6tes septentrionnales d'Hispa-
nola et y jetlrent les premieres bases
de la colonie francaise de St-Domingue.
S'il nous est permis une induction,
c'est de croire que cette portion de I'lle
n'dlait pas absolument ddserte, lorsque
les vaincus de St-Christophe y firent
leur apparition. Selon toutes probabi-
lites vivait dans certain parties du ter-
iitoire de l'ouest, une population afro-
indic nne ichappde par la victoire et la
fuite i la servitude espagnole.
Une nouvelle race done, la race fran-
;aise plus Bnergique que la premiere
race conqudrante apparaissait sur ce
sol d6dj assez mouvement6 d'Haiti.
Pendant plus d'un sitcle, elle va four-
nir sur ce theatre, peut-dtre,lia plusbelle
espdrance de colonisation qu'slle ait ja-
mais produite de ce cOtd de l'Atlanti-
que. Mais aussi la servitude du n6gre
va prendre un nouveau caractere. A
cette exploitation d6sorganisee qui
marque la fin de la domination espa-
gnole, succddera une institution nette
et precise de l'esclavage. Malgr6 une
place tr~s large, laissde a l'arbitraire,
it aura une lgisl tion don't certaines
parties offer -nt a 1'tude, un assez haut
intdrdt.
Cette exploitation breintante de
I'homme par l'homme restera une des
pages sombres de la vie de notre pau-
vre humanity ; ddciddment vouee aux
pires excess, a un program lent et pdni-
ble A travers une mer de sang, Alors
une activity f6brile s'empara des ,n6-
griers. St-Doiningue deviant le vaste en-
trepot, le grand march A esclaves du
Nouveau-Monde. Les cotes occidenta-
les de la douloureuse Afrique furent
impitoyablement vid6s de ces enfants
brul6s par le soleil. Telle est en traits
rapides, l'histoire du ddveloppement de
l'esclave en Amerique.


ow-mwo"
Fiw .


w -


----~- __


____._ -- r 1 ___I -1 --. --


I


I -





Quelle lecon tirere de cos f.iit- prdli-
minaires '?
Comment I'africain transported loin del
la terre natalo va-l il accepted sa cruel-
Je servitude 2? Dans quel sens dlvclop)-
pera-t-il le genie dC s.t r.ce ? COGlti-
nuera-t-il a g6mir ;ternellement sous
la ainnii (1 fer du feroco commnandleur
A la roue,, a la nmo t enilini ? Ant.mit de
questions que nous essayeror s ,d'dlu-
cider dans I'6tude de ce probl6tne du
ma'r on nage.
Nous avons vu que les preoier-s
alticaiui conduits a i lisp tolt potur
les travuux des mines 'et des clamps
furent taxes (l'indiscipline et d'esprit
de corruption par le gouverner Nico-
las Ovarndo. Nous avons vu (- mime
qu'au mepris de li haute dlignilr lt Int
ta.it revotu le gouverneur don I),go)
Colomb, ces mumes esclaves s'Mtaie.it
rdvoltis surI ses propres liabitalioti n ri
y p) omena"it laa dvastation l let I imot.
Cos resistances inlividuelles, ces g'rani-
l es 6:1v,)llt(s Cbl tuclih es l I'aurore dt 1l.
ser:vilude dlu n6gre A St-Domingue on!
a nos yeux une signification impo !;it-
to pour le devenir de la colonies. 0i a
souvent reprochli aun ngre sa passisvit
morbidle, durant cette opoque, pre:iaiit
les pellets d'un regime social d, pri-
inalit, pour' un vice dc nature. P.11-
dant Ilus d'un long siccle lit-on -50U
U:) t ncltr.s ont subi avec uin patience
animal, los lourieurs du plus atroco
systilemo u'on puisse imagine. ,Suit
imas le tait s'explique factlcmen iit par
l'enorme disproportion i e ressour cs
des deux races en pirscnce. Dats ce-
panibles annres de luttes ot I'opprime
laissait n;iitreet croitreen son ccor, une
lainte vengeresse contre l'oppresseur, ii
o.lij restait qu'un moyen de defense.
'etait l a fuite, la-bas aux soiwmets tie
ces hlautcs montagnes, lui ollrant; leurs
llAncs abrupts, unique refuge coatre
les tortures i )ysiques ct ses rnis6res
morales. l)Dja l'autres freres avaietil
gauind la montage ; y vivaient en
marrons. Ia, ,lu momns on espere v -
vie tIrai(uiile, loin du fouet du corn-
manideur, des alrocitis de l'atelier, rd-
veiller parfois l'echo endormi tie la
montage par une de ces trainantes md-
lopees uo passent le souvenir dos an-
cetres et les regrets de la terre natale.
l'ailleums cet exode liors des champs,
de 1'utelier, nti'6tit point faith pour cf-
fraver ces enfants de 1'Aftique equi
noxitle, habitues A une vie de priva-
tion, au milieu de leurs irnmcenes fo-
rtts. (;'etat recommencer la mmone
existence l'Afrique, au hasard de Id
chass, d1o la pcche, (de la cueill.-tte ci
des rencontres humaines.
La decision une fois prise, de fuii
cei champs et cos ateliers maudits;
une existence de ruses commence pour
I'esclave. C'est viaiment le prdambule,
la phase iniliale du terrible corps ai
corps qui bient6t nettra I'esclave aux
praises avoc le miltre. Oil se voit A la
ddrobde, on combine, on calcule les
chances heureuses ou contraires de la
fuite.
A. 1'ombre des myst6res du Vaudouv
se torme toute tne organisation pourt
la fuite des e-ciaves, pour tromper
l'inlassable 6nergie du commander.
Le soir venu, si la advdritd du Maitre,
un moment relachle, a permis aux es-
claves de se grouper pour cedlbrer les
rites obscurs de quelques divinites in
connues, vite, c'est peut etre l'heure de
prendre une avance ; car' demain, la
mar6chaussee a\ertie, filera le coupa
ble et tant pis s'il est pris.
Done avant meme le debut des luttes


socials A St Dorningue, un grand nom-
bre d(o lnoirs, achapps de la servitude
p:ar la fuite, jouissaient d'une sorte
d inddpendanc, do cette inddpendance
do l'enfantde la nature,-au sein de ces
retraites, (j'ils s'dtait it taill6s dans
ls pri icipailei montagnes de 1 tie.
.\tis colte existence dans la montagne,
ii'dt.iit pas coinrne on serait tented de le
ct oiro peut itre, une i.lylle vdcue sous
les grandis a b:es, ou sur les hauts som-
miicts. .e colon qui voyait son capital
Iiimi in (iminue, par la fuite d'un
de ses esclaves, entendait cofte que
coIt'te, rentrer en possession du mar-
ron. Une gendamerie, connue sous le
no:n lde marclhaussee admirablement
organisde d'ailleurs, I'Aidait puis sam
ment dans ses per.luisitions. Le noir
avait 6te dressed A la c1hasse au noir et
le partt et d'autre, chasseur et gibier,
I.plloyait l:a meme ardeur a la capture
et A li file. 11 fallait ensuite tirer de
cette circonstance une legon profitable a
tout le monle. Le inarron repris de-
\iit subir imic poine en, rapport avec la
lhardiesse do son ertlreprise. Attache
aux quclitre [piquets, son sang ruisse-
lant .-ois lOs cOUiJS de fouet, sa chair
laicdrCe p t' la main brutal d'un frere,
prornu pour la circonslance au r6le de
bou t roea, devait offrir le spectacle, ca-
pable (d'iispirer cette crainte salutaire,
recherch6 i)par le colon. Ainsi done
nul doute qu'il fallait une certain dose
-Ie courage de la part de l'esclave, I'i-
lee arrItie deo mourir plut6t q(Ie de
vivre ldns la servi tude, pour quitter
A ins de semblables conditions, ces
cli mw el cis ateliers et courier tous
les alteas d'unte fuite si perilleuse. Le
narronnage par ainsi recrutait les es-
claves les plus 6nergiques, devenaitune
cole d'endurance pour ces derniers.
.lallieureusement, il faut aussi le
dire- il a contribu4 cr&er cette clas-
se d'hommes, incapable d'accepter au-
tune bo inte discipline, autre que la
main de for d'un chef de bande, capri-
cieux etcruel. O t etat d'Ame d'un
boa nombre tie noirs, a failli compro-
'ni-et.re la cau-e mintrne de l'inddpen-
lance.
Dr J. C. DORSAINv\IL

t NE


Brochure dh'AGlualil

Le G"' NORD ALEXIS
ET
Son CEuvre

(Suite et fin)
Aprus la debA'lIe honteuse de 1902,
A la suit,' de laquelle Antenor Firmin
et scs coreligionnatres politiques fu-
rent obliges de s'enfuir a 1'Etranger,
on 6tait loin de s'attendre a les voir
reparaitre encore pour semer la dd-
vastation dans le Pays. La nation, fa.
tiguee des bouleversements steiiles et
heureuse de pouvoir enfin travdiller
a 1'ombre de cette paix que lui avait
si g6ndreusement procure le G6ndral
Nord, ch rchait A se remettre de ses
rudes 6preuves. De toutes parts reten-
tissai! I'hymne magnifique du Travail
etles citoyens -frmaient I'oreille aux
sollicitaticns, aux manoeuvres insi-
dieuses de certain ennemis d3 I'or-
dre public,adversaires irr6conciliables
de ce regime de probit6 et de mora-
lit6.
C'est a ce moment-la qu'une poi-
gnee de brigands conduits par Jean-


Jumeau, debarqua subrepticement
aux Gonaives et souleva l'6tendard
do la revolte en faveur de Firmin de-
nomm6 le Grand Prdp'rd. An nombre
des moyens employs pour le triom-
phe de leur cause, l'assassinat des
lieutenants du Gouvernement fut le
principal.
Dans leur aveuglerment t leur sot-
tise, ils comptaient, les mis6rables,
sans le ddvouement, A toute preuvc,
des lieutenants et nombr'ux amis do
ce regime.
Des measures vigoureuses et iniergi-
ques avant tMp prises a temps, Jean-
Jumeau, 6 la bataille de Marchand,
harcel6 par des forces supSrieures,
fut fait prison r.ier et pass par les ar-
mes, en execution du jugement par'
contumace de 41903 qui 1'avait con-
damn6e la peine de mort. Firmin et
la tourbe de faindants et de mercenai
res avides de s'enrichir qui I'avaient
suivi dans cet'e venture, demands-
rent asile aux con'ulats, non sans
avoir, au pr6alab'e, fiil main basse
sur des valeurs appartenant A l'Etat,
et cmis, contre espces, dts bons
lompensables en faveur de Iqulques
negociants 6tablis sur la place des
Gonaives.
L'insurrection 6tait vaincue. Un
soupir de satisfaction sortit de toutes
les poitrines. Le people se r6jouissait
de la victoire du Gouvernement,quand
Firmin, cet home ndfaste, dans sa
passion exaspdree du Pouvoir, corn-
plota encore, par correspondence, au
Consula! de France aux Gonaives oft
il se trouvait, un nouveau coup de
main i Port-au-Prince mAme. Mais le
genie Tutelaire de la Nation veillait
comma toujo irs et s funest oentre-
prise avrta piteusement pour la troi-
sieme fois. Rarement, l'on trouvet
dans 1'histoire des rAvolu'ions qui
ensanglantefent notre malheureux
pays. tant d'acharnement a Qscalader
le Pouvoir.
*
La carriere du 6n6r;al Noird, mo
dis3it un ami, e't pleine, Ibionf-:i-.an-
te et hIroique coming la vie d'un h6
ros de Plutarque.
Nous avons voulu i inttre pn relief
cette grande figure afin de !'offrir
come un enseignem-ent vivant aux
generations qui montent.
Son oeuvre, son oenvre est grande et
admirable,et il est certain q'ie le Pays
atleindra le Progrcs, si son esprit,
les iddes fortes qu'il a miss en hon-
heur, se perpetuent A la di:rction de
nos destinies.
Malgr6 les haines, malgI' les em-
b*iches semees sur sa route, ses actes
se sont suivis et n'ont tout tendu
qu'a la magnification de I'idde patri-
otiqueet audeveloppement de la pros-
pOrite materielle du Pays.
Oui, cet home est grand Heureux
les Pays qui possedent un Gusman
Blanco, un Porfirio Diaz, un Nord
Alexis I
Ne leur mesurors pas le temps. Fai-
sons leur le plus large credit et le
plus possible, marchons unis A leur
c6t6, afin que la Nation entire s'ins-
truise des hauts sentiments et des di-
rections morales salutaires de ces ci-
toyens.

Pri6re d'aviser l'administra-
tion de la moindre irrigulari-
t6 dans le service du M MATIN
afin qu'il y soit de suite reme-
di6


RENSEIGNEMENTS
METEOROLOGIQUE8

bao bexRvattoire
DU
SEI INAIRE COLLEGE St-MARTII

MERCREDI 30 SEPTEMBRE
Barometre A midi 7s8,9'l
.minimum
Temperature maximum t. 3
fmoyenne diurne 26.
Le ciel encore tres couvert toute la jou..
nee a eu pourtant quelques eclaircies.
Dans la matin6e halo solaire tres bril
lant. Quelqucs dclairs dans la soiree.
Le barometre continue sa hausse sam
toutefois avoir encore atteint sa hauteut
normal.
Cyclone.- Une ddpcche de Washingto
nous informed que le cyclone se trouvait
dans la journde du 30 Septembre press de
Blihamas et merchant WNW.
R. BALTENWECK
Fermeture de la mall
La malle pour Gonaives, Port-de-Pai:,
Cap-Haitien, Jdrmine, Carthagene, Savs.
nille, S-nta-Marta par le s/s Alkghany se-
ra fermee ce soir A 4 heures precises.
Ligne telegraphique terrestre
La ligne tildgraphique terrestre, Inter.
rompue par le cyclone de dimanche i laun
di subit actuellement une active reparation.
Pour le Nord, on ne communiquait hiet
qu'avec la Croix des-Missions, on espirat
attcindre cette nuit Arcahaie et les envit
rons de Saint-Marc.
Pour le Sud, on ne voyait seulement
que LUogane ; mais 1'dnergie diployde it
le nombre d'hommes employes aux corvtr
permettent de croire que le reseau ses
complttement rdtabli avant longtemps.
D'ailieurs les instructions du Gouver*
nement sont formelles A ce sujet.
Septembre
Lcs premiers rayons du soleil qui noes
sont revenues ce martin, avec leur taint#
d'argent, attestent que le ciel semble Tvo-
loir reprendre son aspect ordinaire, l'icb
de touti sa sp'endeur, apres avoir baigp
la terre. durant trois jours, de ses demrim
pleurs de Septembre.
Septembre! mois triste et amer que no'0
blieront, peut-L.re, jamais ceux qui ont
mdmoire du cceur et qui pensent qu'il n'
a rien de plus tenace qu'un doulorw
anniversaire, de plus cuisant qu'un ro0
venir de deuil, de plus poignant qun i
mage d'un 6tre cher, vous rappelant can
bien vous avez eu le coeur saign6 en pOb
sence d'un cadavre meurtri et combinen
vos larmes ont arros6 une face de m'pO
sur laquelle vous vous e:es penchel Ppoe
lui former les paupi&res pour la dcrtit'
fois. o
SEPTEMBRE mois sombre, lugubre O ~
feu, le bruit du canon et des rafales ci
meld a la colkre des homes, o6 des'
res affolees, descendues dans les roes,
dues, cherchaient leur maria, un it,
parent, un ami que I'on ne voyait plus
venir ; oi des jeunes filles, des S
6cheveles, la figure congestionnCdeal
au loin demander un asile sOr ftfYmfatl
ainsi un tableau trop horrible leur ,l.
sibilite naiss2nte. +n
Le souvenir persiste 1 Septelmbn ofr
fait rapp ler qu'il est pour nous, notf#
de malheur et d'6ternelle resso. --
Par ses pluies, ses vents viollnts,i

vagR nos planes : les arbrs





ieuses reliques des temps que nous ne
everronslus ps sont tous couch l -bas,
tendant ple-m~le leurs branches o i une
riane verdure persiste encore.
It faudra certes bien des jours pour &ta-
blirle tragique bilan de tant de pertes ma-
,hielles, de tant de fortunes entamdes par
h destruction des usines ou des bras de
"sa, de vigoureux ouvricrs assuraient
existence de leur foyer.
Ce sont 11 les trisIes ct derniers adieux
qe nous ont fits Septembre, en pregnant
hier son congd de depart.
D6ces


-INnp rnnirt


Nous apprenuiLs Gvc s di c 1A M L
Madame VV AUGUSTE SOLAGES, ddcdde ce
martin, A dix heures, munie des Sacrements
de l'Eglise.
Les funraillss auiont lieu dcmain a 3
heures de l'apres midi.
Leconvoi partira de la rue du Centre
IaN 117 pour se rendre I la Ca'hddrale.
M" Solages etait une haYtienne des plus
distinguees don't la v:e fut traverse de ru-
des 6preuves C'6tait la m.re de Franck
Solages, un des dffenseurs de MiragoAne.
La redaction du :Clatin prcnd une part
bienvive a la perte douloureuse des fa-
milles 6prouvees e: envoie, tout pirti:uli-
rement, A Monsieur Cldmernt Magloire,
so1 dir c:eur, e :i MA A gus'e MNIglo:rc.
unde ses r6dactcurs, qui perdcnt en l, Vv'
Solages, leur grand'mcre, i'exprcssion sin
ere de ses li ts de coli nts d cndo'dances
etde profonde sympathie.

Nous apprenons la mort de JUSTIN BER
AORD, sous-officier de la Compagnie des
Pompiers Libres, Jdccdd hier soir.
Lesfuneraillesauront lieu cet apres-mi-
d1, 13 heurs, en l'Eglise S..in:-Joseph.
Nos condoldances A ;a fnnille.
-Le Goamandant de la Compagnie in-
viteles pompiers A se presenter A 2 henres
Idemie pr6cises A ia Station, pour aller, en
corps, rendre les derniers honneurs au con-
frre'dc6de.
Ar6 e ci'expuls'on
Par arrted de la S. ciairerie de 1 Intd-
riur en date d! 29 S pteinbrc dcrnier,
les Levantins d t,I: les noins .,uivent de-
meunrnt r Port-.,ii-i-lince. s'c ant introduits
sai le rritoirc dc l ma VI' blique contrai-
Tement I la loi du io Aocit 1903, sont
expuls6s du pays et seron: einbarquCs sur
lepremier navire partant pour l'deranger :
lie Lamniado, Jacob Sitto!l, 13outros Lotfi,
PirreJ. Ha'ije, Nijcb Zrik,, Maurice H.
Chalom, Abraham iial:un, Atha!a SaYgce,
ThNphik Kaim dit TtIi ophi' Gcbara, Cha
a Michon, Abdha'a Frarcois, Abraham
rike, Joseph Bassil, Elias Katimn, Nicol;ii
Mourad, anna Antoun dit Jean An;oine.
Abdhala Chemaly, Ganatous Kouri, Isaac
ahem,Joseph Fanan, Jean Joseph Tala-
Ias, Salim Macklouf
La Compagnie P. C S.
Les d4gats ocasionnds par la crue des
Sa la ligne dis chemins de fer P. C. S.
ot de beaucoup plus considdrab!es que
ois iaanoncions hier. Malgrd 1'dnergie
activity coutumiere de l'lngCnieur en
e, M. Tippenhauer, on n'a pas pu ob-
tr n rTsuhat remsrquable dans la mar-
des travaux.
LLeau n'avait pas lai,s6 la voie. Cepen-
ce natin on a repris vigoureusement
Crrefour Cazeau.
isde 25o homrmes y travai lent ferme,
ge communication encore entire Croix-
fouquets et Manneville ; des efforts
idirables sont fits de ce c6td-la pour
la igne.
i habitues des fe:es du Rosaire A la
en i quets, peuvent bien ne pas-
S"che:Ipossession de transports pour
%e 500: m5tres de distance du


pont de Tabarre la grande riviere s'est par
tgee entire deux fortes branches, don 1'u
tie en pregnant la direction de 1'Hab a:'ion
Duval, aurait compl6tement endoinmigi
la voie de ce c6td. Ndanmoins, tous les
efforts seront tertes pour voir s'il es: pos-
sible de relicr les parties interrompues avant
dimanche.
En tout cas, nos lecteurs seront rensei-
gnes A temps.
Arthur Bonnefil
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Organiste, Chef d'orchestt, Compositeur
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Nriuvele!s Etrangres

Derni6res D6p0ches
\VASHINGTON 29.-- Aujourd'hui a eu
lieu dans le musee national l'acte solennel
de l'ouverture du 6me congress internatio-
nal de la Tubcrculose.
Le Stcrt:.iire d'Etat des Finances, M.
Car.eleyou, coinme reprdsentant du Prd-
sidtnt Roosevelt pr6sida et souhaita la
bien enue a tous les dd'egu6s.
Les reprdsentants de trente pays, rdpon-
dirent brievemcnt.
La prochaine session aura. lieu samedi
prochain.
PARIS. Le roi Alphonse a rendu une
visit cc mati i a Mr Fallieres et le soir, il
a cu une conference avec M. CCmenceau,
priidenr du Conseil et avec M. Pichon,
inini-trc des Affaires Etrangres, sur la si-
tuation marecaine ; ii est parni plus tard,
accompagn6 de la reine Victoria pour Mu-
nich.
ROME 20. Le duc des Abruzzes a an-
nonce, qu'il s'einbarquera pour les Etats-
Unis, pour y elfectuer le mois prochain
son manage avec Miss Elvins.
MANILLE 29.- Lc gouverneur gdn&ral
de l'Archipcl, Le Gdneral Smith a recu cc
soir un aerogramme de l'cscadre ameri-
caine des cuirasses lui notifiant qu'elle
pense entrer mardi soir dans le ddtroit de
Basilan qui spare les lies Basilan et Min-
danao,
, LAUNCESTON (TASMANIE) 29. Le voilier
anglais < Loch Finlas t qui se rendait A
Callao a could ce martin pros de Fosttr, 2o
marius se sont noyF,seulement 4 hommes
de I'dquipage ont 6i6 sauvds.
APIA SAMOA 26. Plusieurs cuirasses
appartenant a l'escadre du Pacifique south
arrives ici, ils out dit requs avec enthou-
siasme.
LONDRES 29.- La manifestation qui a
eu lieu ici pour protester centre la loi des
licences a 6td une des plusgrandesd mons-
tra-ions populaires, la manites'ation qui a
commence dans le Hyde Park a atteint le
chiffre de plus de trois mille, o9 orateurs
ont parli protestant centre cette loi.
Le public est avis6 que j'autorise
S "-. -4 ,a-. A coir PAmmA mnn


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PRATIQUE
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Dans le but de donner une direc-
tion pratique A l'enseignement des
jeuncs files, une Fcole Sp6ciale est
fondee en cette ville sous le patron.
ge d'un group de personnel qui s'in.
teressent A la rdforme de l'Enseigne-
ment.
Cette nouvelle Institution adopted e
programme official d'enseignementse.
condaire adapt aux exigences non.
velles de la vie pratique.
L'Enseignement est rdparti
en deux genres bien distinct:
1o L'Enseignement classique,
2 L'Enseignement pratique.
Co dernier comprend les travaux
manuels, les arts d'agrdment, la pra-
tique du menage, et, en g6enral, les
connaissances uti isables au foyer.
et indispensables a la femme obligee
de subvenir aux besoins de 1'exis.
tence.
L'Etablissement regoit:
Des Externes,
Des Externes surveillees,
Des demi-pensionnaires.
L'Enseignement s divide en
3 coi rs.
1o Cours dlementaire : dure 4 ans,
de six A 10 ans.
20 Cours moven : durde 3 ans, de
10 A 13 ans.
3 Cours superieur : dure 3 ans,
de 13 A 46 ans.
Les course d'enseignement pratique
peuvent etre kgalement suivis par les
enfants qui n'appartiennent pas A l'-
cole ; dans ce cas, elles seront clas-
sdesd'aprs leur Age dans 1'un des court
ci-dessus.
Un course supbrieur d'enseignement
pratique et d'arts d'agrdment recevra
les personnel qui voudront se par-
faire dans les dites connaissances.
Pour les conditions d'admission s'a'
dresser d
Mlxe LAPORTE
Officier d'Acaddmic, Brevet sup6rieur,
Elve dc la Ldgion d'Honneur,
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