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Deuxibme Annbe, No 452. PORT-AU-PRINCE ( HaiTI ) J Jeudi, Ior Octobre 1908. I - QUOTIDIEN - ,,~ ~--rgrmau~ ~~EIllI l Abonnements: SPORT-AU-PRINCE . DIPARTEMENTS fTRANGER........ UN Mois.. TRors Mors. UN Mois. TROIS Mois TRois Mois. .G. * ( 200 500 2.20 6.00 8.00 DIcRfCIiUR: caeme6XXaX 8Xt MEagoiCrO, R1;,tfjACTION-ADMLNISTRATION 4S, RUE ROUX, 45. LE NUMVRO 15 CENTIMES Les abonnements parent du i" et du I$ de chaque I mois et sont payables d'avance Les manuscrits ins6r6s ou non ne serntpaa rendum Pour tot Ce c VA ~ aiu JoIrM1C sMonsiour .rthurIBIDORE, 45, RuE RO- x 03 30a Bn-e-oL Popur twit ce 6---a Joarn!S~~d~ti -~t:8:;; ali, s'adTdresmsrC~Fl8Erg ~os~sr rtu CHOSES DIGNES 1 ETRE CONNUES UNI INT'I;RESSANTE CORRESPONDENCE a VoilA, cher Monsieur, comment 'est former la ldgende don't vous ouafaites l'chin, et d'apr'(s laquelle otre pays rdpand sur le monde ca 'es- witde justice cl les sen.imnens gdndreur- . ,ladate si bien de l'dpopee rvolu- iounaire, qu'auparavant on n'a ja- lais imagine de reprdsenter ni les ipeditions des Valois en Italie, par- eaiple, ni les guerres de Louis XIV 'omme des actes de ddvoucment d la grande cause de l'humanit6. (Et comment pourri(-z-vous vous itonner que les autres peuples aient 'epqussa notre propag..nde et s? soie,'t Ioulev0s centre un r1ginoe qui so p)rd- lentait cependant A eux sous couleur fliaicipalion ? Je rn'cn rapporte A rOtrlfgement et A cclui de tous les FalCais, sans exception. SJd 'vous inte roge d'abord, vous, li 6tesce qu'ont est convenu d'appo- ler n conservateur, et jt vous en- t(nds.me dire,-et avec quel accentde n9viction,- que les rdpublicains sont S *pires des oppresseurs, que leur avernement foule chaque jour aux piedslalibert6 de conscience, la liber'- tdu pere de famille, la liberty du ci- ;que c'est le rEgime de l'arbi- 'rre, elc Vous savez quelle antienne rptient chiaqie jour les journaux do Otre par i. (Si maintenant j'interroge un rd- ubiicain sur la Inaniere don't vos Iis 0ot exerc6 le pouvoir toutes les iia qu'l a 6t6 entire leurs mains, extendss a m6me antienne : on me lontre, clair co-nme le jour, que etOnsevateurs ont violent prdci- ent toit ce qu'ils reprochent aux bicains d'avoir violent. Seule- is i ~ns ont violent au noma rso-disant principcs conserva- s;les autres, au nom des soi- t principles r6publicains. Mais, c6 come de l'autre, on iucun respect pour les ides, .rot et les libertds de ses ad- B. On les a traits en vaincus, suivant la maxime : a Aux vainqueurs les dd ouilles. * a Jo pourrais interroger les autres parties qui se divisent notre pays. et j'Pntendrai toujours les mmnes pro- testations. Mais vous savez cela aussi bien quo moi, car c'est 1l le pain quotidien de la politique et du jour- nalisme en France. a Or, jit suis bien obliged de consta- ter que cet 6tat de choses est fatal ; je veux dire qu'il decoule logiquement de ceitt idWe, don't je vous ai monlr6 la genese : A savoir que la mission du gonvernement e-t de faire pdn6trPr partout, et au besoin d'imposer par la force, les principles de la o justice idiale. M Malheureusernent, ces principles varient avec chaque parli, et avec les subdivisions de cheque parti. Mais ceux qui c-n poursuivent l'application n'en sont pas moins fanatiques, intran- .igqant et sectaircs. En France, chaque parti au pouvoir opprime tous les au- tres an nom 1de sa justice A lui, qu'il appelle la justice iddale, la seule vraie, la seule devant laquelle tous les autres doivent s'incliner. (1) < Vous pouvez maintenaut vous ex- pliquer pourquoi les autres nations ont repousse un regime centre lequel nous protestons si nergiquement nous-memes ... toutes les fois que nous ne ddtenons pas le pouvoir. Avons-nous bien le droit de deman- der -aux strangers d'6tre plus endu- rants que nous ne le sommes nous- m6mes pour nospropres concitoyens ? a Mais, ma direz-vous, si la France s'est alitn6 uno parties do l'Europe par les procddes que vous venez de dire, il n'en ost pas moins vrai que l'An- glais, lui aussi, est peu s'ympathique -- t u 1. Pourtant, la tolerance est une soutr cadette de la libcrtd. ,, Dr N. Auguste. Com- ment peut-il fire de la France le pays de la a sour ainee ), quand la soeur cadettc a n'y paut clle-memo vivre ? et qu'il ne s'est pas fait faute ployer la violence ; et cela non pas pour propagdr des ideos, mais, ce qui est moins noble, pour ouvrir de nou- veaux ddbouch6s A sos colons et A ,on commerce. < Ici, ii faut distinguer.- a L'Anglais est assez peu soucieux de se concilier la sympathie des gens qui lui sont etrangers. En cela, it differe completement du Francais, qui recher- che la socidtd, qui aima a y briller, donit une des principles prdoccupa- tions est de multiplier ses < relations * Au contraire, I'Anglais se content g6 i~iralement d'6tre d'un com-nerce str, et ii faith preuve d'un rdel attachment pour les personnel 'vec lesquelles il estentr6 en rapports suiviset qii, selon la formula, lui ont dt6 a prdsentfs ,. Tous ceux qui ont Wt6 introduits dans une famille anglaiso sont unanimes sir ce point. Relisez, A ce sujet, le. Notes sur l'Angleterrz de M. Taine. a Vous pouvez ainsi vou; expliquer le pen de sympathie que l'on 6prouve commundnment pour los Anglais. On no lea voit qu'cn passant, commd des voyageurs, commnedes strangers, n'ai- mant pas A se gener et foulant aux pieds ce que nous considerons com- me la plus didmentaire politesse. e De plus, I'Anglais agit dans ae- relations avec les autrei peuples com- me il agit a l'egard des gens qui na lui ont pas tde ( prdsentds et qu'll ne connalt pas. De meme qu'il fouldt aux pieds nos notions de la politesse, il ne tient pas grand compete de la notion du droit des gens, qui est la politesse des peuples.... Pour la poli- tique anglais3 en Irlande, je vous ren- voie A un article public dans la Scien- ce Sociale par M. Saint-Romain ( La Revolution agraire en Irlande, livrai- son de Mars '1889. ) a Vous voyez, cher monsieur, qu'au point de vue de l'opinion A l'Mtranger, Francais et Anglais peuvent se don- ner la main. Vous n'avez done plus aucun motif appreciable d' aaimer mieux fire parties d'une socidet od la famille e,-t desorganisee. 9 EDMOND DEMOLINS. (la fin d demain ). PAGES D'IISTOIRE MARRONNAGE RT CHEFS DE BANDS Tout allait ainsi pour le mieux ; quand les compagnons de d'Enambuc, chassis de l'le St-Ghristophe par Frd- ddric de Toldde, vinren. prendre refugee sur les c6tes septentrionnales d'Hispa- nola et y jetlrent les premieres bases de la colonie francaise de St-Domingue. S'il nous est permis une induction, c'est de croire que cette portion de I'lle n'dlait pas absolument ddserte, lorsque les vaincus de St-Christophe y firent leur apparition. Selon toutes probabi- lites vivait dans certain parties du ter- iitoire de l'ouest, une population afro- indic nne ichappde par la victoire et la fuite i la servitude espagnole. Une nouvelle race done, la race fran- ;aise plus Bnergique que la premiere race conqudrante apparaissait sur ce sol d6dj assez mouvement6 d'Haiti. Pendant plus d'un sitcle, elle va four- nir sur ce theatre, peut-dtre,lia plusbelle espdrance de colonisation qu'slle ait ja- mais produite de ce cOtd de l'Atlanti- que. Mais aussi la servitude du n6gre va prendre un nouveau caractere. A cette exploitation d6sorganisee qui marque la fin de la domination espa- gnole, succddera une institution nette et precise de l'esclavage. Malgr6 une place tr~s large, laissde a l'arbitraire, it aura une lgisl tion don't certaines parties offer -nt a 1'tude, un assez haut intdrdt. Cette exploitation breintante de I'homme par l'homme restera une des pages sombres de la vie de notre pau- vre humanity ; ddciddment vouee aux pires excess, a un program lent et pdni- ble A travers une mer de sang, Alors une activity f6brile s'empara des ,n6- griers. St-Doiningue deviant le vaste en- trepot, le grand march A esclaves du Nouveau-Monde. Les cotes occidenta- les de la douloureuse Afrique furent impitoyablement vid6s de ces enfants brul6s par le soleil. Telle est en traits rapides, l'histoire du ddveloppement de l'esclave en Amerique. ow-mwo" Fiw . w - ----~- __ ____._ -- r 1 ___I -1 --. -- I I - Quelle lecon tirere de cos f.iit- prdli- minaires '? Comment I'africain transported loin del la terre natalo va-l il accepted sa cruel- Je servitude 2? Dans quel sens dlvclop)- pera-t-il le genie dC s.t r.ce ? COGlti- nuera-t-il a g6mir ;ternellement sous la ainnii (1 fer du feroco commnandleur questions que nous essayeror s ,d'dlu- cider dans I'6tude de ce probl6tne du ma'r on nage. Nous avons vu que les preoier-s alticaiui conduits a i lisp tolt potur les travuux des mines 'et des clamps furent taxes (l'indiscipline et d'esprit de corruption par le gouverner Nico- las Ovarndo. Nous avons vu (- mime qu'au mepris de li haute dlignilr lt Int ta.it revotu le gouverneur don I),go) Colomb, ces mumes esclaves s'Mtaie.it rdvoltis surI ses propres liabitalioti n ri y p) omena"it laa dvastation l let I imot. Cos resistances inlividuelles, ces g'rani- l es 6:1v,)llt(s Cbl tuclih es l I'aurore dt 1l. ser:vilude dlu n6gre A St-Domingue on! a nos yeux une signification impo !;it- to pour le devenir de la colonies. 0i a souvent reprochli aun ngre sa passisvit morbidle, durant cette opoque, pre:iaiit les pellets d'un regime social d, pri- inalit, pour' un vice dc nature. P.11- dant Ilus d'un long siccle lit-on -50U U:) t ncltr.s ont subi avec uin patience animal, los lourieurs du plus atroco systilemo u'on puisse imagine. ,Suit imas le tait s'explique factlcmen iit par l'enorme disproportion i e ressour cs des deux races en pirscnce. Dats ce- panibles annres de luttes ot I'opprime laissait n;iitreet croitreen son ccor, une lainte vengeresse contre l'oppresseur, ii o.lij restait qu'un moyen de defense. 'etait l a fuite, la-bas aux soiwmets tie ces hlautcs montagnes, lui ollrant; leurs llAncs abrupts, unique refuge coatre les tortures i )ysiques ct ses rnis6res morales. l)Dja l'autres freres avaietil gauind la montage ; y vivaient en marrons. Ia, ,lu momns on espere v - vie tIrai(uiile, loin du fouet du corn- manideur, des alrocitis de l'atelier, rd- veiller parfois l'echo endormi tie la montage par une de ces trainantes md- lopees uo passent le souvenir dos an- cetres et les regrets de la terre natale. l'ailleums cet exode liors des champs, de 1'utelier, nti'6tit point faith pour cf- fraver ces enfants de 1'Aftique equi noxitle, habitues A une vie de priva- tion, au milieu de leurs irnmcenes fo- rtts. (;'etat recommencer la mmone existence l'Afrique, au hasard de Id chass, d1o la pcche, (de la cueill.-tte ci des rencontres humaines. La decision une fois prise, de fuii cei champs et cos ateliers maudits; une existence de ruses commence pour I'esclave. C'est viaiment le prdambule, la phase iniliale du terrible corps ai corps qui bient6t nettra I'esclave aux praises avoc le miltre. Oil se voit A la ddrobde, on combine, on calcule les chances heureuses ou contraires de la fuite. A. 1'ombre des myst6res du Vaudouv se torme toute tne organisation pourt la fuite des e-ciaves, pour tromper l'inlassable 6nergie du commander. Le soir venu, si la advdritd du Maitre, un moment relachle, a permis aux es- claves de se grouper pour cedlbrer les rites obscurs de quelques divinites in connues, vite, c'est peut etre l'heure de prendre une avance ; car' demain, la mar6chaussee a\ertie, filera le coupa ble et tant pis s'il est pris. Done avant meme le debut des luttes socials A St Dorningue, un grand nom- bre d(o lnoirs, achapps de la servitude p:ar la fuite, jouissaient d'une sorte d inddpendanc, do cette inddpendance do l'enfantde la nature,-au sein de ces retraites, (j'ils s'dtait it taill6s dans ls pri icipailei montagnes de 1 tie. .\tis colte existence dans la montagne, ii'dt.iit pas coinrne on serait tented de le ct oiro peut itre, une i.lylle vdcue sous les grandis a b:es, ou sur les hauts som- miicts. .e colon qui voyait son capital Iiimi in (iminue, par la fuite d'un de ses esclaves, entendait cofte que coIt'te, rentrer en possession du mar- ron. Une gendamerie, connue sous le no:n lde marclhaussee admirablement organisde d'ailleurs, I'Aidait puis sam ment dans ses per.luisitions. Le noir avait 6te dressed A la c1hasse au noir et le partt et d'autre, chasseur et gibier, I.plloyait l:a meme ardeur a la capture et A li file. 11 fallait ensuite tirer de cette circonstance une legon profitable a tout le monle. Le inarron repris de- \iit subir imic poine en, rapport avec la lhardiesse do son ertlreprise. Attache aux quclitre [piquets, son sang ruisse- lant .-ois lOs cOUiJS de fouet, sa chair laicdrCe p t' la main brutal d'un frere, prornu pour la circonslance au r6le de bou t roea, devait offrir le spectacle, ca- pable (d'iispirer cette crainte salutaire, recherch6 i)par le colon. Ainsi done nul doute qu'il fallait une certain dose -Ie courage de la part de l'esclave, I'i- lee arrItie deo mourir plut6t q(Ie de vivre ldns la servi tude, pour quitter A ins de semblables conditions, ces cli mw el cis ateliers et courier tous les alteas d'unte fuite si perilleuse. Le narronnage par ainsi recrutait les es- claves les plus 6nergiques, devenaitune cole d'endurance pour ces derniers. .lallieureusement, il faut aussi le dire- il a contribu4 cr&er cette clas- se d'hommes, incapable d'accepter au- tune bo inte discipline, autre que la main de for d'un chef de bande, capri- cieux etcruel. O t etat d'Ame d'un boa nombre tie noirs, a failli compro- 'ni-et.re la cau-e mintrne de l'inddpen- lance. Dr J. C. DORSAINv\IL t NE Brochure dh'AGlualil Le G"' NORD ALEXIS ET Son CEuvre (Suite et fin) Aprus la debA'lIe honteuse de 1902, A la suit,' de laquelle Antenor Firmin et scs coreligionnatres politiques fu- rent obliges de s'enfuir a 1'Etranger, on 6tait loin de s'attendre a les voir reparaitre encore pour semer la dd- vastation dans le Pays. La nation, fa. tiguee des bouleversements steiiles et heureuse de pouvoir enfin travdiller a 1'ombre de cette paix que lui avait si g6ndreusement procure le G6ndral Nord, ch rchait A se remettre de ses rudes 6preuves. De toutes parts reten- tissai! I'hymne magnifique du Travail etles citoyens -frmaient I'oreille aux sollicitaticns, aux manoeuvres insi- dieuses de certain ennemis d3 I'or- dre public,adversaires irr6conciliables de ce regime de probit6 et de mora- lit6. C'est a ce moment-la qu'une poi- gnee de brigands conduits par Jean- Jumeau, debarqua subrepticement aux Gonaives et souleva l'6tendard do la revolte en faveur de Firmin de- nomm6 le Grand Prdp'rd. An nombre des moyens employs pour le triom- phe de leur cause, l'assassinat des lieutenants du Gouvernement fut le principal. Dans leur aveuglerment t leur sot- tise, ils comptaient, les mis6rables, sans le ddvouement, A toute preuvc, des lieutenants et nombr'ux amis do ce regime. Des measures vigoureuses et iniergi- ques avant tMp prises a temps, Jean- Jumeau, 6 la bataille de Marchand, harcel6 par des forces supSrieures, fut fait prison r.ier et pass par les ar- mes, en execution du jugement par' contumace de 41903 qui 1'avait con- damn6e la peine de mort. Firmin et la tourbe de faindants et de mercenai res avides de s'enrichir qui I'avaient suivi dans cet'e venture, demands- rent asile aux con'ulats, non sans avoir, au pr6alab'e, fiil main basse sur des valeurs appartenant A l'Etat, et cmis, contre espces, dts bons lompensables en faveur de Iqulques negociants 6tablis sur la place des Gonaives. L'insurrection 6tait vaincue. Un soupir de satisfaction sortit de toutes les poitrines. Le people se r6jouissait de la victoire du Gouvernement,quand Firmin, cet home ndfaste, dans sa passion exaspdree du Pouvoir, corn- plota encore, par correspondence, au Consula! de France aux Gonaives oft il se trouvait, un nouveau coup de main i Port-au-Prince mAme. Mais le genie Tutelaire de la Nation veillait comma toujo irs et s funest oentre- prise avrta piteusement pour la troi- sieme fois. Rarement, l'on trouvet dans 1'histoire des rAvolu'ions qui ensanglantefent notre malheureux pays. tant d'acharnement a Qscalader le Pouvoir. * La carriere du 6n6r;al Noird, mo dis3it un ami, e't pleine, Ibionf-:i-.an- te et hIroique coming la vie d'un h6 ros de Plutarque. Nous avons voulu i inttre pn relief cette grande figure afin de !'offrir come un enseignem-ent vivant aux generations qui montent. Son oeuvre, son oenvre est grande et admirable,et il est certain q'ie le Pays atleindra le Progrcs, si son esprit, les iddes fortes qu'il a miss en hon- heur, se perpetuent A la di:rction de nos destinies. Malgr6 les haines, malgI' les em- b*iches semees sur sa route, ses actes se sont suivis et n'ont tout tendu qu'a la magnification de I'idde patri- otiqueet audeveloppement de la pros- pOrite materielle du Pays. Oui, cet home est grand Heureux les Pays qui possedent un Gusman Blanco, un Porfirio Diaz, un Nord Alexis I Ne leur mesurors pas le temps. Fai- sons leur le plus large credit et le plus possible, marchons unis A leur c6t6, afin que la Nation entire s'ins- truise des hauts sentiments et des di- rections morales salutaires de ces ci- toyens. Pri6re d'aviser l'administra- tion de la moindre irrigulari- t6 dans le service du M MATIN afin qu'il y soit de suite reme- di6 RENSEIGNEMENTS METEOROLOGIQUE8 bao bexRvattoire DU SEI INAIRE COLLEGE St-MARTII MERCREDI 30 SEPTEMBRE Barometre A midi 7s8,9'l .minimum Temperature maximum t. 3 fmoyenne diurne 26. Le ciel encore tres couvert toute la jou.. nee a eu pourtant quelques eclaircies. Dans la matin6e halo solaire tres bril lant. Quelqucs dclairs dans la soiree. Le barometre continue sa hausse sam toutefois avoir encore atteint sa hauteut normal. Cyclone.- Une ddpcche de Washingto nous informed que le cyclone se trouvait dans la journde du 30 Septembre press de Blihamas et merchant WNW. R. BALTENWECK Fermeture de la mall La malle pour Gonaives, Port-de-Pai:, Cap-Haitien, Jdrmine, Carthagene, Savs. nille, S-nta-Marta par le s/s Alkghany se- ra fermee ce soir A 4 heures precises. Ligne telegraphique terrestre La ligne tildgraphique terrestre, Inter. rompue par le cyclone de dimanche i laun di subit actuellement une active reparation. Pour le Nord, on ne communiquait hiet qu'avec la Croix des-Missions, on espirat attcindre cette nuit Arcahaie et les envit rons de Saint-Marc. Pour le Sud, on ne voyait seulement que LUogane ; mais 1'dnergie diployde it le nombre d'hommes employes aux corvtr permettent de croire que le reseau ses complttement rdtabli avant longtemps. D'ailieurs les instructions du Gouver* nement sont formelles A ce sujet. Septembre Lcs premiers rayons du soleil qui noes sont revenues ce martin, avec leur taint# d'argent, attestent que le ciel semble Tvo- loir reprendre son aspect ordinaire, l'icb de touti sa sp'endeur, apres avoir baigp la terre. durant trois jours, de ses demrim pleurs de Septembre. Septembre! mois triste et amer que no'0 blieront, peut-L.re, jamais ceux qui ont mdmoire du cceur et qui pensent qu'il n' a rien de plus tenace qu'un doulorw anniversaire, de plus cuisant qu'un ro0 venir de deuil, de plus poignant qun i mage d'un 6tre cher, vous rappelant can bien vous avez eu le coeur saign6 en pOb sence d'un cadavre meurtri et combinen vos larmes ont arros6 une face de m'pO sur laquelle vous vous e:es penchel Ppoe lui former les paupi&res pour la dcrtit' fois. o SEPTEMBRE mois sombre, lugubre O ~ feu, le bruit du canon et des rafales ci meld a la colkre des homes, o6 des' res affolees, descendues dans les roes, dues, cherchaient leur maria, un it, parent, un ami que I'on ne voyait plus venir ; oi des jeunes filles, des S 6cheveles, la figure congestionnCdeal au loin demander un asile sOr ftfYmfatl ainsi un tableau trop horrible leur ,l. sibilite naiss2nte. +n Le souvenir persiste 1 Septelmbn ofr fait rapp ler qu'il est pour nous, notf# de malheur et d'6ternelle resso. -- Par ses pluies, ses vents viollnts,i vagR nos planes : les arbrs ieuses reliques des temps que nous ne everronslus ps sont tous couch l -bas, tendant ple-m~le leurs branches o i une riane verdure persiste encore. It faudra certes bien des jours pour &ta- blirle tragique bilan de tant de pertes ma- ,hielles, de tant de fortunes entamdes par h destruction des usines ou des bras de "sa, de vigoureux ouvricrs assuraient existence de leur foyer. Ce sont 11 les trisIes ct derniers adieux qe nous ont fits Septembre, en pregnant hier son congd de depart. D6ces -INnp rnnirt Nous apprenuiLs Gvc s di c 1A M L Madame VV AUGUSTE SOLAGES, ddcdde ce martin, A dix heures, munie des Sacrements de l'Eglise. Les funraillss auiont lieu dcmain a 3 heures de l'apres midi. Leconvoi partira de la rue du Centre IaN 117 pour se rendre I la Ca'hddrale. M" Solages etait une haYtienne des plus distinguees don't la v:e fut traverse de ru- des 6preuves C'6tait la m.re de Franck Solages, un des dffenseurs de MiragoAne. La redaction du :Clatin prcnd une part bienvive a la perte douloureuse des fa- milles 6prouvees e: envoie, tout pirti:uli- rement, A Monsieur Cldmernt Magloire, so1 dir c:eur, e :i MA A gus'e MNIglo:rc. unde ses r6dactcurs, qui perdcnt en l, Vv' Solages, leur grand'mcre, i'exprcssion sin ere de ses li ts de coli nts d cndo'dances etde profonde sympathie. Nous apprenons la mort de JUSTIN BER AORD, sous-officier de la Compagnie des Pompiers Libres, Jdccdd hier soir. Lesfuneraillesauront lieu cet apres-mi- d1, 13 heurs, en l'Eglise S..in:-Joseph. Nos condoldances A ;a fnnille. -Le Goamandant de la Compagnie in- viteles pompiers A se presenter A 2 henres Idemie pr6cises A ia Station, pour aller, en corps, rendre les derniers honneurs au con- frre'dc6de. Ar6 e ci'expuls'on Par arrted de la S. ciairerie de 1 Intd- riur en date d! 29 S pteinbrc dcrnier, les Levantins d t,I: les noins .,uivent de- meunrnt r Port-.,ii-i-lince. s'c ant introduits sai le rritoirc dc l ma VI' blique contrai- Tement I la loi du io Aocit 1903, sont expuls6s du pays et seron: einbarquCs sur lepremier navire partant pour l'deranger : lie Lamniado, Jacob Sitto!l, 13outros Lotfi, PirreJ. Ha'ije, Nijcb Zrik,, Maurice H. Chalom, Abraham iial:un, Atha!a SaYgce, ThNphik Kaim dit TtIi ophi' Gcbara, Cha a Michon, Abdha'a Frarcois, Abraham rike, Joseph Bassil, Elias Katimn, Nicol;ii Mourad, anna Antoun dit Jean An;oine. Abdhala Chemaly, Ganatous Kouri, Isaac ahem,Joseph Fanan, Jean Joseph Tala- Ias, Salim Macklouf La Compagnie P. C S. Les d4gats ocasionnds par la crue des Sa la ligne dis chemins de fer P. C. S. ot de beaucoup plus considdrab!es que ois iaanoncions hier. Malgrd 1'dnergie activity coutumiere de l'lngCnieur en e, M. Tippenhauer, on n'a pas pu ob- tr n rTsuhat remsrquable dans la mar- des travaux. LLeau n'avait pas lai,s6 la voie. Cepen- ce natin on a repris vigoureusement Crrefour Cazeau. isde 25o homrmes y travai lent ferme, ge communication encore entire Croix- fouquets et Manneville ; des efforts idirables sont fits de ce c6td-la pour la igne. i habitues des fe:es du Rosaire A la en i quets, peuvent bien ne pas- S"che:Ipossession de transports pour %e 500: m5tres de distance du pont de Tabarre la grande riviere s'est par tgee entire deux fortes branches, don 1'u tie en pregnant la direction de 1'Hab a:'ion Duval, aurait compl6tement endoinmigi la voie de ce c6td. Ndanmoins, tous les efforts seront tertes pour voir s'il es: pos- sible de relicr les parties interrompues avant dimanche. En tout cas, nos lecteurs seront rensei- gnes A temps. Arthur Bonnefil ARTISTE PIANIST Organiste, Chef d'orchestt, Compositeur Renouvellement de stock pour rdpara- tion des pianos. Travail garanti- Prix consciencieux 81 Rue Tireinasse( St-Joseph ) On ach6te et vend Ouvrages de jurisprudence d'auteurs haitiens et strangers, collections de jour- naux d'Haiti et de certaines Revues on Magazines de France, oeuvres littdraires et his'oriques, etc. s'adresser z\ M. Emile Viard, 107 Rue du Centre. . .. 7__ I '1 Nriuvele!s Etrangres Derni6res D6p0ches \VASHINGTON 29.-- Aujourd'hui a eu lieu dans le musee national l'acte solennel de l'ouverture du 6me congress internatio- nal de la Tubcrculose. Le Stcrt:.iire d'Etat des Finances, M. Car.eleyou, coinme reprdsentant du Prd- sidtnt Roosevelt pr6sida et souhaita la bien enue a tous les dd'egu6s. Les reprdsentants de trente pays, rdpon- dirent brievemcnt. La prochaine session aura. lieu samedi prochain. PARIS. Le roi Alphonse a rendu une visit cc mati i a Mr Fallieres et le soir, il a cu une conference avec M. CCmenceau, priidenr du Conseil et avec M. Pichon, inini-trc des Affaires Etrangres, sur la si- tuation marecaine ; ii est parni plus tard, accompagn6 de la reine Victoria pour Mu- nich. ROME 20. Le duc des Abruzzes a an- nonce, qu'il s'einbarquera pour les Etats- Unis, pour y elfectuer le mois prochain son manage avec Miss Elvins. MANILLE 29.- Lc gouverneur gdn&ral de l'Archipcl, Le Gdneral Smith a recu cc soir un aerogramme de l'cscadre ameri- caine des cuirasses lui notifiant qu'elle pense entrer mardi soir dans le ddtroit de Basilan qui spare les lies Basilan et Min- danao, , LAUNCESTON (TASMANIE) 29. Le voilier anglais < Loch Finlas t qui se rendait A Callao a could ce martin pros de Fosttr, 2o marius se sont noyF,seulement 4 hommes de I'dquipage ont 6i6 sauvds. APIA SAMOA 26. Plusieurs cuirasses appartenant a l'escadre du Pacifique south arrives ici, ils out dit requs avec enthou- siasme. LONDRES 29.- La manifestation qui a eu lieu ici pour protester centre la loi des licences a 6td une des plusgrandesd mons- tra-ions populaires, la manites'ation qui a commence dans le Hyde Park a atteint le chiffre de plus de trois mille, o9 orateurs ont parli protestant centre cette loi. Le public est avis6 que j'autorise S "-. -4 ,a-. A coir PAmmA mnn Mr r iesl al [ltJ l g L ULU U. agent A Port-au-Prince, Le COMMODORE W. E. MEYER de Bermuda Sacs vides!.. Sacs videsl.. Entrepot General des Grandes fabriques DE CALCUTFr. (INnI) DUNKERQUE (FaItCE) ET DUNDEE (ANGLBTR ) SACS speciaux pour Caf6s tries Cafes ordinaireo 1f m dr de Mr C. L. Verret Tailleur- Marchand Donne avis A sa bienveillante clien- tele qne sa maison No 7, Rue Travor- siere est toujours bien pourvue d'une vari4t6 d'6toffes de la haute nou- veaut6 parisienne. QUALITY SUPERIEURE. COUPE AELGANTE TRAVAIL SOIGNE EXikCUTION PROMPTED. 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L'Enseignement est rdparti en deux genres bien distinct: 1o L'Enseignement classique, 2 L'Enseignement pratique. Co dernier comprend les travaux manuels, les arts d'agrdment, la pra- tique du menage, et, en g6enral, les connaissances uti isables au foyer. et indispensables a la femme obligee de subvenir aux besoins de 1'exis. tence. L'Etablissement regoit: Des Externes, Des Externes surveillees, Des demi-pensionnaires. L'Enseignement s divide en 3 coi rs. 1o Cours dlementaire : dure 4 ans, de six A 10 ans. 20 Cours moven : durde 3 ans, de 10 A 13 ans. 3 Cours superieur : dure 3 ans, de 13 A 46 ans. Les course d'enseignement pratique peuvent etre kgalement suivis par les enfants qui n'appartiennent pas A l'- cole ; dans ce cas, elles seront clas- sdesd'aprs leur Age dans 1'un des court ci-dessus. Un course supbrieur d'enseignement pratique et d'arts d'agrdment recevra les personnel qui voudront se par- faire dans les dites connaissances. Pour les conditions d'admission s'a' dresser d Mlxe LAPORTE Officier d'Acaddmic, Brevet sup6rieur, Elve dc la Ldgion d'Honneur, Directrice de 1'Etablissement NOTE.- Un course gratuit d'enseigne ment prim.ire professionnel est attachbi I'd6ablissemenr. Proprietes a vendre Une propriet6 sise Grand'Rue, en- Ire les propriets : MMf. Amilcar Da- yard et Bareau Maitre, facade oust. Deux autres A Anse-A-Veau, une8 Carrefour Georges et I'autre a barriers Georges en face de M. Nelson ArnoUol S'adresser A M. SiMioN EUG. DUBOIS, Pres de la Gare. Avenue Dssalines39 Port-au-Prince JULIEN FLORUS Ancien dljve.de la 26e Compagn'e d'ouvriers d'Artillerie( Lorient ) Se tient a la disposition da paoli. pour tous travaux de FORGE, et dr. JUSTAGE, de PREPARATION de cotisre: forts etc. etc. A de bones conditions Rue de la Revolution N 1- Vis-d-vis de la Chambre des D6P16 MUTILATED D----~ I ' -- |
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