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peuxibme Ann6e, No 435. PORT-AU-PRINCE (HAITI) Vendredi, it Septembre 1908: J QUOTIDIEN Abonnements: Dmumcrn: C AUPRINCE MoIs. .. G. 200 LE NUMR1O 15 ENTIMES PORT-AU-PRINCE Tros Mos. 5.00 1 le at M agloir e, DPDARTEMFNTS UN Mois.. 2.20 Les abonnements parent do ir et do I$ do chaque TROIS Mos C 6.00 REDACTION-ADMINISTRATION mois et sont payables d'avance ITRANGER........ TROIS MoIs. 8.00 45 unr Ioux, 45. Lee manusrits ins6r6 ou non no rontpu nreu TS= Pour tout ce qi.i concorne 1'Administration du Journal, s'adreser A Monsieur Arthur ISIDORE, 45, Rue Roux on BoBne-PFi. line faudrait pas croire que I'exc s d culture intellectuelle si clairement *t si vigoureusement incrimnind par ont de Francais emarquables, ne se aoifeste que dan3 les etudes gend- aes des colleges et que, pour ld soins, les dcoles sptciales franchises, e't-A-dire celles qui ont pour mis- soa deconduire a des professions ip1ciales autres que cells do la md- decine, du droit oude I'enseignement, soiget elles-momes A l'abri d'uno tell erag6ation. Voila, par ex.,mple. les Ctablisse- nents oh so dionne I'enseignement aicole ; ils nte mnanquent pas an France. C'est d'abord l'Institut agro- lomique, don't le siege n'est pas, conm- me on serait d'abord tented de le croi- re, dans quelque region agricole de iiFrance et bien dtabli dans quelque cntre rural important, mais qui est iastaild en plein Paris, au Conserva- toire des Arts ot Mtetiers. Cet Institut est d'ailleurs trop loin do l'agriculture et des agricu!teurs our que la France puisse en atten- ke son relivement agricole ; aussi Ie, comme Ie nom i'indique, il "'o sort que des agronomes, c'est- dire des savants en thdorie agricole. Sprogramme de l'6tablissement est l uniquement A l'enseignement des '0ceas dans leura rapports avoc e.icalture et pour y 6tre admis, lot 6re bachelier es-sciences ou A ut de cette quality, pouvoir re- adre& i un examen qui port sur mthtique, la g6om6trie, I'alge- S.la trgonom6trie, la ggom6trie ,'iptive, la m6canique rationnelle, CIimie inorganique. ApSs deux ans d'6tude, on en sort ' orne avec Ie dipl6me de l'ens.i- f9uent sup'rieur d'agricullure. Si Scela, le dipl6m6 veut fair de ricultore, il faudra qu'il sort de r' Poor aller pour la premiere fois redre compete e qui s'appelle tuarni ou un jardin. Cela eat si V*.e tout rceemment on a cru de- t o1ne concession a la prati- lue en crdant a Vincennes une sorte d'dcole d'application et d'exp6rimen- tation pour les dlves qaui lev u le t bin. Au ddssous de lInititut agrono- mique, pe trouvent en France qua- torze cables dites d'agriculture prati- que, mais ce sont autnt d'instituts au petit,pied; ce ne sont pas des fer- mes-6coles, car, nous apprend M. Mi- tode, a I'enselganemnt qul y est Juiu- nd est plus scientifique que celui qui est reca dans les formes-6coles. Au point d vue de 'la pratique, cet en- st ignement varie selon la spdcialitd cuiltrale de la region oi est dtablie l'6cole Mais que sert, en vdrite, de possdder la thdorie des cultures spe- ciales si on ne so propose pas soi- meme de pratiquer ces cultures et si on continue a les laisser aux pay- sans ? Ne savons-nous pas tous plus ou moins, en Haiti, les procedes th6o- riqups de la culture et du traitement industrial du caf6 sans que, pour ce- la, nos paysans ne discontinuent A appliquer leurs pratiques routinirres et suranndes ? AprZs ces dcoles viennent enfin les ftrm.s-ecoles oft enfin I'on a chance de rencontrer un enseignerment plu- (6t pratique que thdorique ; il y en a en France une vingtaine. Mais voila : tan lis que le dessus du panier de la scci4t6 francaise3 a tendance, plus par vanity que par aucnn sentiment de nd- cessit6 social, ou particulibre, & cou- rir apres l'enseignement superieur agricole pour fair de la gymnastique c6r6brale et pour se preparer A fair des confdrencss scientiflqaes sur I'a- griculture plut6t qu'avec l'intention de s'y vouer pratiquement (1). it ne reste, pour la frdquentation de3 fer- mes-6coles, que ceuqui sont le moins (1) Des professeurs departementaux d'agri- -- ----A d-d -i 9hS culture, sont a nommes au couu s F ,u--,- g6s de taire des course aux 6~1ves de 'Ecole a Les programmes des classse do normal primtaire, et des conferences agrico- sp6ciales ne soot nullement appro- le dans les diff6rentes communes du d6parte- pri6s aux besoins de I'iog6nieur. Ils meant aux instituteurs et agrlculteursldO la r6- comprennent surtout dos theories abs- gion. P. MIaODn. traits, sans applications pratiques. bien douds, intellectuellement par- lant, et c'est some toute, sur eux seuls que retombe praliquement la ta- che considerable de reliever ou d'a- meliorer les forces agricolea fran(ai- ses I.. Ceux qui ont le plus appris I'agriculture repugnent A la pratiquer et ceux qui la pratiquent ne peuvent thdoriquement s'dlever au-delA do certaines connaissances qui se confon- dent presque avec la routine et la tra- dition ! De sorteque le vice bien francais du d6veloppement exagder des ten- dances intellectuelles se manifeste jus- que sur le terrain si special de l'agri- oulturo ot do l'onoaftAomnsu- a-fraoolo. C'est ce qui explique le cri'e ddses- poir de M. Paul Leroy Bsanlieu qui proprietaire et resident en Tunisie, constate l'impossibilitd pour lui de mettre la main sur un bon regisseur francais capable. Nos ecoles d'agri- culture, dit-il, oat bien des mdrites ; mais il leur faudra beaucoup d'efforts encore pour qu'elles produisent de futurs et de bons directeurs d'entre- prises coloniales agricoles: ii ne s'a- git pas seulement pour cet objet d'or- ner l'e!prit de cer!aines connaissances, il faut encore faconner le caractere, ap- prendre aux jeunes gens a la foisa obdir, a surveiller et A commander... Ni la thdorie, nila pratique, ni les ecoles, ni les exploitations n'ont form une pipi- niere de regisseurs capable, d'hom mes qui aient des connaissances, de l'expdrience et du caractere. * Si du terrain de I'enseignement agri- cole nous passons sur celui de I'on- seignement destine a former ces spd- cialites par excellence qui s'appellent les iagdnieur ,, nous trouvons une au- torit6 de premier ordre, M. Andre Pelletan, sous-directeur A 1'E ole dei Mines, qui, pour n'avoir pas lu pro- bablement les 6crits du Docteur N. Auguste, exprime les sentiments les plus defavorables sur la trop hate port6e des dtudes a'xquelles on sou- met le future ingenieur dei Mines et I'E4eve de I Ecole Polytechnique. En ce qui concerned, ce dernier ii dcrit: Quand les jeunes gens (sortant de Polytechnique ) arrivent A nos exa- mens ( aux Mines ), ils dissertent admirablement sur les espaces ima- ginaires ; mais si vous leur posez un problmme rdel, come d'exprimer une surface en centimftres carries ou de rdsoudre numiriquement une question de mdcanique, ilsen sont ab- solument incapables... Ce n'est point IA d'ailleurs le plus grave defaut de cet enseignement: son vice capital, c'est qu'il n'est point une culture scientiflque ; ii n'a d'autre but que la rdufsite au concourse. II s'adresse A la memoire et non a intelligence. Non math6m3tique, mais 'il le devdt- et le fa isse. ) I1 dit encore, Apropos des difficulties que cr6e au bachelier l'examen d'ad- mission compliqud de laPolytechniquej que c'est une a deplorable didacti* que... univarsellement adoptee parce- qu'elle fait pdnetrer les mathemati- ques sous Ie crAne le plus epais, com- me on enfonce un cloui dans le bois le plus dur A coups de;marteau. Qu'en resulte-t-il ?.. Les mediocres arrivent, par leur pdrs6verance ( ai devant les S:hens ridpt6s ), A force les portes de I'Ecolo )olyteclnique: ce n'est plus un recrutement au choix qui s'o- prre c'est un recrutement A I'ancien- nete, et le niveau iotellectuel baisse. D Quant A I'enseignenent donned a la Polyetclniqlue, it le resume comme suit : un melange bizarre de scien- ces speculatives et d'art militaire a, et il ajoute A propos des dleves : a On les d6ive tons comme s'ils etaient des- tin4s A singer sous la Coupole; ce- pendant I'Ecole polytechnique nest pas, comme quelques-uns le croient, un simple vestibule au c6nacle scien- tilique du quai Conti ; elle est desti- nde a form ir des praticiens. On ne le dirait gure : n'y cherchez ni une chaudibre, ni une machine A vapeur, ni un dynamo ; ces engines de lin- dustrie moderne n'y ont jamais pen6- tre ; vous n'y trouverez come ma- teriel d'enseignement pour nos futures ingenieurs que les canons ranges en bataille dans la cour. * Passant de I'Ecole polytechnique & I'Ecole des Mines, M. Pelletan fait la m6me constatation.a Nos 6coles d'ap- plication sont aux primes avc toutes A propose de ciullire intellecluelle III les difliculfts firianci-1r, : ite de ressources, otre labloi.aoi -Teli c- tricitO c -tinstalls' ,dant--- d -, -,a*t- :ilU no l'ecoivenit I'a:ir q ui* de ft lo-;' SOUlli- raux; notri labotaloile d(I' tI, m'a IIII''ie est confin6i dan-(t,.ite, ot c. sonlI)1e: v t exiiii ss,, t'1V. canique ne coin'ieqit [i chaiwIdfii'. ni rraclhii:' Avaje:Il,,Ili ii 'tett' :I 'toil A essvnce, ii c'~-'- dire qti'il est1 plus indispen.,abe. a EtM I'elltlaii, aprIC,- avoir ci 'I iti;- 116 et di~l~oi-6 qti'ati sorti~tr de I'Ecule des Mines, i Aving -huit awis, l'iiig& itieur, hum i n dr tfrec lc;i d'ut:ite- lihi, a sYt I ouve plus tlipiays. !que I" d~rnia. a d 1 .; p.0o -,i -, t,1 ..#.!p' avoir f.ilt le pioci A cetlo suit dis-int uitnessit6 de It culture geifirH.k et de a l'l'nscigneiC11i(klr encyclopi (puie 11nit coIml(0e suit son MI ltlile a I) ptis I'll I macu i n vapem, e-- t n dt I' :ote La igno' inte l'indlustrie 1ectrique est ii~e I:lQ4.)olv I'a ignore ; enseigtnenwi-at toclhlniiluc ai tpIls hO to.!deIlo itiutill p1 o'igifux developpetneiitet ses in&M Ito le-; so sont traiisforintle e- I'Eole Ia t ticore et toujot:ivs ignololu '. No6colae.i Xapdl ica- tinri tI'o rit -ti'e C flit ph is tie p1 g're's L'ense4.rivertnent qn'on donrie A nos 0:ifaiits u-d, tianclions I- tinot, azuir'- de (hie totis les Iiomie.; di dbon sen- Itv Vuoi so joi rili'e A not ro Campaglit? de i'rounofehaitp Et tandis jlu'une France tiouvele se dessine 't (tie'lliicoutantit (1' Itai tiori entre le dogme do Citelle.:t tia lime, lo Itejr N. Auu~tce veut maintenit, ici le cIl te d -.tradition t tie clio-es att 'i ittis Si Ine m)I!testalbtl- ment do ult.u tude! La fluestion du Jour IV Je tievis -i r. rtoer, pour ne donnei prise ;1 taucune quiv'OcjIie,:. :tucune imputationild+ parti-piris on (i'engolie- merit iIe1lai'e. ce q (j n orden creinnt jo rtpovitlais, sur Ia q'Ie!tion Wi'ordIre so- cial tui *livi-e 'intelleotiia:.lit6' li:vi ten no,- A l'nutdtes chepfs otie colee latine eoi Hajiti -ei 4noui fut it(loc emnprunter aux an- a lids lerni -ymes dt tios civiler it i LOUS faut acconinio er es nioytns l1 ~ a ce qu'il pi ut y avoir ute partial ir i a notre temjrirrarment et A notre mili.'u. 4 (Ctte n~cessit. t noe faisant :ucilr a doute lii pout vou. ni pour moi, 4 VOyofns que'ls sontleIts pi.16.; Iis plus propres A nous firer dallaire au phls \ite. a A la luinitre de I'lzistoirie, j'inter a roge les civilisaliors latines :je voi a des pauples qili ont lurit1111invil a Mclat, r'~gontant le monde et Iui im posant lent's lois ; qui ensuite ont de'- cru peu a peu ; qui soult ntrds en- Sfin d ins un stade non 6quivoque de a non-valeur. De bonne foi je me crois a on presence d'un pliinombne natt:- a rel (iue rien no pouvait conjured. a Mais atterdez. a Je me retourne vers un autre gro-i- a pement humain. et jo liii trouve une a Dius grande surface an'aut prci*c lent Erreur .l'optique, pens~-je en toute sinceritC, car dans ma p~rdgrinalion, je susa simplem'nt en qut'te du Pnrieu4r aC je gui'e parrts 'esprit librj de lout' pr dventwoa. Ats surplus, je con fondrais 6 daPIu 149e Egale in'iffdrence angle, a s.a coos e i 1 ins, s'il m'&tait bien Sp" roI' q j puti m' civilir tout a seul'lt sas nric'i dermanldIr a i autr... .Ie ne sIis lone p is ant -saxon d ians lo sen- Ctroit 'lre no, ailvers~aires alta- chentt i ce tlorie, pir les besoius de I. ur t c;se, ,b'n ententdu. Je le suis Itut juste ,ldait Ia inesture de it certi- I iile que j'ai dt poiivoir trouver, dansi lesproo.:lds t 1 ltic.tifs i 1l 8 anglo-sixon', leau.oip de chose tiles qui min- ient ii tnotre societel1. Quant a:t ieste, je sais que je ne nu:s (i':iiia mo.'l.te unit dans une rice ldc ii e, t p, i'l: e itnfrieure, dd- rliir.'e a belles d nr, iussi bie: par les latius (que p tr i.'s gernti-ins et les .f .lJo 0o or.. t2 -1rnq f rusottOte.n ox- perielncle rn'a appris qie. le jour que le t1roce app6tit de la race supi6ieure ,levra s',xercer ti nos dtpens,- anglo- a.xoiis, gerrnains et latins oublieront pour la circonstance leurs querelles d intt;rts, oa atitris, et qiu'ils s'enten- ,lio:mt bien sutir l sauc i la quelle nous t'R\'roiV s 0le init.iiiy s. J,: suis as;uz clairvoyant p)ur ne point me mnepren-f dre i cc pro,,os, assez bo:i haitien pou tessayerI dc mepirdinuiircontre ce danger. Mmi atnglo -sax);lni me ne va' p as plus loin, et il est fort dtonnant que certaines gens en percent le som- ineil. Je n'Aii ancutiei1iclinatio-',-- aucune ! - ; fane ldune n itior anglo-saxonne quelco'lqde la mnire patrie dls II i- tiens,- au rebouis dle no; ( latins in- v6tti'irs (ui s'ioS ioreln t 1-. conisileie ainsi la France. ( G(;orges Sylv.iin.- Discoir-, a I'Assemblt gendrai lade 1'.I- lian e franc uis repro ,tit ,dans le f.s- oicule de Dd e.nbre 1907, de la 11 *vue dle la Socidtd de L gislation' ) Corn * prenez-vous mintien int, Ormes conci- * toyens, le sens et la portde de notre a action '? Quandl n8us vous conjurons Sire ne pi cnerciw aiileurs qu'aupr6s a de I'ancienne m re-patrie les moyens *de corupleter I'alTranchissement moral c de notre people, qu'est-ce qui com- a miuniqlue a nos paroles cet accent de Sfermnet6 loyale, auiuel lea conscien- ( ces droites se reconnaissent entre- 'aellcs ?La conviction profonle d'6tre fi- a ,clils i l','uvre dies aueux * Je ne connais point le son de la voix du Ministre d'Amdrique a Port-au-Pin- ce, inon plus que la figure du consul general d'Angleterre. Tandis que ces Messieurs,- la plupart a tout le moins; out constamment entretenu lea re- lations l s plus cordiales avec lia jlga- tion Itd France. Cos ,dcliara.iions ctaient necess.ires, pour servir d'ij trodluction a certaines const.itations penibles q'ie j'aurai faire I.dns lo course de cette rdplique la raison social Nemours Auguste et consorts. .Ie crois l.t supdriorite des anglo- saxoiis dtlan le domaine dconomique, parce l'' elle est d 'une evidence 1u'an- cui I li elro i'lie n ieiit conte~ter, et patce]q ie dIeemment jenemereconnais pasle droit de niir I'rvidence. LemArite de M. Demolins et de la Science So- ciale, ce n'est point de m'avoir rdvild cette sup4rioritd-ia ; c'est plutdt de me I'avoir expliquee en mettant en pleine lumiere les causes, prochaines ou loin- taines, d'of elle proceie. A ce compete, le livre d'E Imond De- molins : tA quoi tient laSupdriorite des Auglo-Saxons, restera l'un des plus 1i-l gitiines succ6a de la librairie franchise en ces dernieres annies. II a dit aux Fr,.,Cgais de ces verit6s dures a enten- dre pour I'damour-propre d'un people, masl qui n'en sont pas moins des ve- &---- . ritti. Et chose remirquable, et qui est ;. I'h nti ur lie co people, personnel en France, itie jI sache, -- i'a fait son process a" cet auteur qli osait derire ,'ie I'education latine laissait A desirer pltr certain c6tt's essentiels, et que 'anglo-s.ixonne l'i ettit prelfrable, qua- I aux princip-,s qii la diigiiit d'abord, q'ait ;taux l iult.ats q, i la soulignent Cnsuite. Lt cri i i franc~.isie, d ins ses repr6 scritants les pius aiitorisds, a scru'e, analyst I'ouvrage avyce autant lIe scien- ce que d ,e conscience ; elle a soimois ii un conrolre non suspect de complai- sanice< les donnt-e ot les conclusions de M. Demolins. Et nul n'a ose re6di- ter a son attresse Iexclamation Indl- gn-e (de Francillon : II1 en a menli I*- Ne serait-ce pas dEjA une preuve qu'il a dit vrai ? Le Dr Nemoirs Auguste et les autres latinisants d'Hliti peuvent avoir des raisons excelleAtes de vouloir que j'accepte lear cred) ein )l article ,le foi ; je peuxavoi Ies raiions meilleures de croire pliit(t n Demolins et en tous ceux qui prechent le mine dvan- gile quo lui : L'on pourra m'objecter ,lu'un Demolins ne vaut pas un Ne- mours Auguste ? Qa'ei saltl-on d'a- bordl ? E!isuitl,, jusqu'a qul point celte consiltrationi renlrait-elle mon option critiluable '. FI.EURn FEQut'if:i RevuIe onmminrcialP DE LA Mason Haag Frbres DU HA.VRV ,, 4 -Ao t r908 CAVi.-- Nous devons avant tout recti- fier I'crreur q,;i s'est gliss6e dans les co- tes du terme donn6es dans notre dite revue. Les mo's de Decembre / Mars / Mai ne s'inscrivaient pas A fr. 37 3/4. mais bien A fr. 39 3/4. En cotint aujou'd hui le march sp6- culatifcomme suit : Septembre fr. 39 25, DWzembre fr.38.25, Mars tr. 38, Mat fr. 38, et en disant que la tendance est faible, on nous compren- dra ficilement. La cause de la baisse est a chercher dans 1'accroissement des recettes, don't les chiffres journaliers sont tout simplement enormes, et bien des journdes non seu- lement atteignent mais d6pa-smnt encore les arrivages d'll y a deux ans A ."Santos. Beaucoup concluent que la r6colte -sera bien au-dessus de la moyenne ct d'aucuns, les plus timides ii y en a meme dans le camp des vaporisateurs, agissent com- me si 1'avenir de I'article cafe ne pouvait nous donner qu'une debacle general. C'est aller trop vite en besognr et nous ne pouvons regarder comme justifi6e une telle maniere de raisonner, quoique pour le moment et surtout par suite de l'esprit baissier du monde cafeier, les marches spd- culatifi puissent bien ritrograder encore. Les fortes recettcs peuvent tr6s bien provenir du temps exceptionnellement eau qu'il fat au Brdsil et aussi des mo- yens de transport tons les ans plus perfec- tionnCs. Le movement de la recolte pour tire surprenant finira peut-etre d'au- tant plus t6t dans la slison. Malheureuse- ment ces considerations ne s'emparent pas des esprits. Le plus sage est de prendre le march comme il se prsec te en ce moment et d'en tirer part. Nous constatons avec plai- sir que d'aucuns font ainsi et que le tranm actions en cafe Haiti par exemplel augment derni6rement par suite di baisse qui s'est produite sur cette sof. a notamment acbete des cafes tj fr. 53/54 et des cafes nature, ma epierres A fr. 41 i)a et 44. A sj, transactions detaill6es que vous ttrom plus loin sont intEressantes. Les vendeurs sont les arbitragistes, C'. a-dire des gens qui oat assure Ih achats par des ventes I term. Ils pim fire ainsi des concessions correspoe i la baisse du terme et ont consque. ment le beau r61e chaque fois que l tor recule. Les importateurs jouent le r6 A6 Pendant la baisse. ils south rdduits &i ,ivite et ne sont interssints que p la hausse. Voici les prix que nous cotons: Jeremie, Aquin, Cayes fr. 41 I. Cap, Jacmel tr. 40/.* Gonalves et Ptit-Goave mach. fr. 8/s St Marc fr. 47/. Port-au-Prince et Cap triE fr.I3/4. Gonaives et Petit-Golve tried fr. 6j /ll St-Marc fir. 58/$0 Oa a connu ici, ces jours deruin, k nouvelle de la reprise des relations doi nitres entire Haiti et 1'Allemagne. Qui. ue tres interessante, dlle n'a pua fil impressionn. Oa croit que tous les caSt n'en seront pas atteints et que, scale. ment, les Haiti bon march, cotrs s jourd hui aux environs de fr. 40/42, proim teront de cette measure, don't on ne pie que feliciter les deux pays. On a egalement connu la statistique d mois de Juin qui n'a pas fait bone iw pression parce qu'elle present onea mentation notable du Visible Sw ( 54ooo sacs). L'annee demnitre stocks du monde avaient diminud i 333 00ooo sacs et le Vi ib'e etait alors d 19 38o.ooo sacs centre cette annhe z4.1t 0ooo sab. COTON. Cet article est tojoursn i peu interessant. II y a bien de temps au!re une petite reprise i inscrire poli marchE A terme, grace aux manipohlit des grands speculateurs amiricains qi contr6lent la rEcolte courante, mais lew ton disponible, suriout dans les sorts q ne peuvent trouver aliment A term, Nl invendable. Ceci est le cas du coton Haili. Cependant nous avons quelquefois se ception i inscrire. Ainsi on a fait peod cette derniere qunzinzaine transactia de xoo balles St-Marc. Nos prix sont, pour Gonaives, St-M, lacmel fr. 60/4 a Port-au Prince fr. 59/i et notre stock 308 balls Gonsai r151 SANMe 37 P-," 77 J- CACAO.- Cet article est bien caulI les cotes soot revenues auplos bas p i cette annee. Si l'on ne presse pIas n a la vente,cela provient de ce que l'e es* me A croire que l'onverture do asrrc lemand aux articles. de Haiti, le FU1 Septembre,fera remonter on pa lt u" La chose et possible mais 1te t St-Dominge trant considdCablelii s se si ellese produit poona ~U 1 bien loin.Le Samana es9 cot6 r. le Cap fr. 52/60 le Jrdali fr t '. CAMPtCHI.- Mache abolon11t 2 i on ne fait rien; leI prix ret Int ,-O gis MIEL. Soutena.- Fr. 57 1/. CIa.- Calme.- Fr. 1681. Grurw DC COroMx.- Er. 34/16. v km tr g guesl la denslra q ins "' 770 saucs Cp Ft. 43.0 44'# t.456 tds ) 54 $,i Port-au- Prince tries I w *c Caves triage 4 50@ a 6pierris ( 1 0 .a tribs I1s Jacmel triages a I12s 4 tries "o a Aquin epierrcs a 1 Jtrcmie epit rrs S" petit-Goive tries " 14o St-Marc tries Wg Miragoine tries " iA "c Conaives tris " Swsac 9,96 mcs 53 So $4 27 41r.o 42 o0 22 54 55 41,50 41.0o 42 57 58 58 5o 54.75 57 50o 8 Arrivages .4~yria1.527 SIC% 636 sacs ?sntrAil 4 266 saCs Meat I pa3LqEIGNEMENTS MZITAORO LO GIQU Y I- O sbser-ratc Ofir DU ItIINAIRE COLLEGE S--MART AL JELUDI IO.SEPTEMBRE aromitre midi minimum Tomp6raturemaximum moycnne 761, 4-'/" 24 8 13. 2 d;urne 27. - 'Gil nuageux toute la journfe ; cou- t ipartir de 3 h de l'apres-inidi. Pluie t4h. do soir; elle a recommence ce rin'4 4 h :en tout 2,7"/-. Is burometre a fortement baiss6, surtout tiouir et pendant la nuit. Ce martin il Me en baisse : le cyclone a pass au nord R. BALTENWECK Orage a Jacmel Mrcredi 2 ,lu courant, vers les 6 heu- i da soir, un violent orage s'est abat- sor la villc. Plusieurs arbres entire mreslesgrands sabliers de la Place d'ar- cs, ont cu leurs branches brisdes, de pads arbres ont dte deracines en d'au- ti Medro ts.'[Cle parties du toit de la Lo- Pt La Parfaie Sinc&ire a, en reconstruc- Don, a enlcve.- Jtedi 1 5 heures moins to minutes, Wod avoos eu un nouvel orage qui a aSt 6 heures,- dans la soiree, beau *tps avec clair de lune. ( De l'.Abeille ) Arrivage Gemuin est entr6 le steamer a Sarnia* tC les pissygers suivants venant de New- Soag, J. L. Jean, Laurent Josille. Permetur- de la mall la malle pur New York et I'Europe rl steamer hollandais Prins Wallem I, LfrmCe aujourd'hui vendredl A 6 bhfwe da soir. pour Kingston, Colon, at New- le s/s t Sarnit sera ferae a- t 4 heures priciss de I'apr6s-idi. 'stn-Prince, It Septembre i90o. IL'ndustrie dans la l 4pu- bUque du Nicaragua i~ dction principal est le cafe, Slantations sont eti grande patti P'allemandes se trouvept dans les twments occidcntaux. La crt de tst d'une quality supirieure ct t..: edes prix 6levis. La roduc ion W ad de la kpub'ique t I P , 4,00,ooo de kilnaramm f ' 7,000,000 sont pour la consommation dri .p ys, laissant 20,000oooo de kilog-a n n pour 'exportation, Cvaluos en P. 4 (o ) on . pen pres. Le cafe crolt partout dans la lepi; b i-iu ct spdcialement sur les terrains qu:ique peu 6lev6s. Selon un calcul approximinit il y a 60 ooo ooo d'arbustes dans la Re- publique. Les bananes croissent en grande quanti- tes dans la region de Bluetileds et sont toutes expddites pour la Nouvellc-Orleins. Le cacao be bonne q'ualiti crolt princi- palement au sud He ila region de la c6te de l'ochan Pacifique, et est consomme presque entierement dans le pay;. La cultivation de la canne a sucre e.t tres dtendue et ii y a de gmndes et peries tabtiques. La production de cet article en 19o6 s'dlevait A 3,679 tonnes m6triques. La tibac aussi croit daos_ diverse re- gions: le meilleur se produisant A Omo- tepe, one ile dans le Nicaragua. Des 5oo mines enregistrdes au Bureau de S-atistique de la Republique 494 son: d'or, tan is que 'Iargent. le cuivre et carriers de pierres de valeur sont Cpars d'un bour A l'autre de la Ripublique. Ces 'sources de revenue sont exploities ra- pidement sous des concessions A natiil et dtrangeJs. La reccnte promu!gi:ion d- la loi mi- niere modilie dans quelques particularites importantes la.lo;de 1906 et fiit des pro- visions plus encourageantes pour I'i:mi- gration. S _III Nouiveiles Etralgeres Dernieres D6p6ches MADR)a 9. Le gjaverne nent aanonce que Moulai .Hidii a manifesto l'intention conci:ier les intrets du Maroc avec ceux de l'Eirope, un: er. dt tranquillity dans les ports marocains peut- 're conside- ide comn:nc probable. Li France et 1'Esp?- wlz ont invi:. Moulai Hatil A fixer le chft Ire de la pension de son frere Abd-Ei-A/iz et A leur indiqrier les mesares qu'il comp- te prendre pour girantir sa sccuritc. TANGEIR 9. Une dIpC' ie de Fe/, an- nonce que le Iloot ur V.asel, le consul allemande et arrid dins cette vill: et qu'il a deji eu plusieurs entretiens avec Moulai Hafid. PARIS 9 ( S.)ir ).-- Dans son article de fond le o Temps a dec'are que la seule explica:ion du read que mnet Moulai Hi- fid a repondre A la publication :de sa soj- verainetd a Tanger, c'est qu'il attend de s'e:re consulted avc le consul d'Allemnagne; cc journal n'ajoute aucune foi aux d6- claratioas officieuses allemandes, disant que la mission du docteur Vassel :t Fez a aucun caractrre politique et it insisted sur la preuve maintenant .concluante que cct agent diplomatique a fait une declaration politique, a El char. LONDaEs 9.- Au course d'une violence tempote, un grand nombre de navires de petit toaaage ont e6 jets auiourd'hui la c6te la goellwt'e a Phylils Grack charge de carbon a chavire prs 'de Croydon, ses 6 hdmmes d'Cquipage ont peri. BaIuILS 9.- Aux cris de vive le Roi poussSs par les coaservatcurs, le Sn it a adopt 6 ujoudc'hui le train d d'anaer Jn de l'Etat libre du Congo .la1 B.Igique et la chart colonilte ; il a bgalement approu- v l'opiisoo de la-Chambre des repic.cn- uat ,quc la Belgique ne pcut-etre respon- sab'e de LaJe e congolaiie que tout au- cant qp'elle y sera con rainte par le vote d'-" -oi sp cale. rl'aoptido do traitCi .P.. L le l ean t le rend dfiitif. , ! LA HAYT 9. La re'ne de Hollande n t I'accouchement ust t:,, prochi ine- u.t attend a rec,: a:ul urd Iiu; la "vite do J,!,teur Komver un C u.nent specialist. Si- Mlijeste passe main:n''ii: s. s."' rn-es d ,'is s.s appartemnints pri'-. .t elt nc .cdo:lnc se audJencts qut pour L s athii'L ugn:c tile a abando.nni d.l p,,m-n d s 1- v'ci:u- re et Ies a remp'acds par des I,,mncnides A pied dins lt p.ic. AMxhIER:.>A\I o.- Ii est ;nw: 0 )ce que la rfnc \'i hle 1 1 1 ts- :'cs soui:a.nte. Cette nouvelle ~' a pas t.ncoc ,: 4t ofticiel'ement confirmnce. SDes te'egraanrues d'Appeldoorn ou le cha- teau r yal He b3n est situd contirment la maladi e de la rtine. La oomlditioan gdnml de S* Majest4. eet decrite comme satisfaisante. PERNAMBUCO. Le steamer a Spartan Princes de la a Prince Line a could la mer apres une collision avec un voilier inconnn. L'6quipage a pu se siuver et d&barqucr A Aracaju. I, n'y avait p.s de pasagers A bord. PoRT lsMtoT. Le c St-V icent le plus grand des cuiraseds anglais a 6td1 lan- cd aujourd'hui avec succ.s. ST PETEaSBOUR,. L'ordre a 4&d corn- pltement rdtabli dans les provinces bahli- ques. Le gouverneinent a, par suite l'in- tention d'abolir la loi mariAile dans ces provi nces. PARIS 1o. Rente : 99 65. Aujourd'hui a lieu le commencement, devan la cour d'asises d: la Sine. Ics debats de I'atffrre Gregori qui tira un coup de revolever sur lecommandla:.: I)reytus le jour d'a trandfert des ddpouilles de Z )la au Pan hdon. M. Pichon eut hier une nouvelle entre- vae av.c le marquis Del Muni au sujet des atfaires maroraines.,.. Pichon reCut hier .otfic element Nao, un pacha, nouvel ani- bassadear de Turquie. -AVI S coshinbrotsk Le paiblic et I -ma a ii ,c a,'st sts que Monsieur Orro TISCHiEtR it gd de noijLe PImocuratictn. avi - cliar- L - Cap-lHaftieii le I'r S ptembre 19080 TISCIIER & Co Sacs videos. , Lign Holla UBaise Le steamer Prins Willem I i vo.nmnt di sud etde St-Marc, est atten- ,!t ici sinmedi matin le 12courant, il i, partira dans la journ6e directement p),ur New-York. l'ort-aunrince, I I1 Septembre 1908 GERLACH & C* AGENTS C G Transatlantitn Le steamer p r ONTRt AL s se- ra de retour 'amedi 12 et partira di- manche 13 a deux heures prdcisus pour Port-de-Paix, Cap Haitien, es- cales et lo HI vre. I.'Agence sera fermee dimanche 13 & midi pr6ciS. Les billets de pa, ,ig pour les ports ci-dessus se- ront dblivr6s d6s au- jourd'hui- Port-:au-Prince,lt Septembre 1908. L'AE.NT F. M. ALTIERI M"' V'" I. B. DEHOUX 1), P'I.E DU PA\THIO-, 19. Annon'e au public qu'on trouvera A lou er, A son domicile, Chaises ne. ve-, verrel, f naur et ca- b-rets pour marriage, enterrement, ete, etc. L'LUs'n de Perigny (Cayes) . Informe sa noinLreuseclientble qu'elle a reptris I.t fabrication de son sucre si justnomnt recherch6. Ont en tronvera toujours a Port-au- fPrince, ch-z Ml. Rolerts Dutton & Co. .9, Rat' Courbe, Place de la Paiz. Sacs vides!.. Entrepot General des Grandes fabriques C ACIUTTA (INDE) I)UNKElQUE (F'..v\:i.:) .r DUNIDEE ( ANGLETERRE ) SACS sp6ciaux pour Cafes tri6s Cafes ordinaires Cacaos Ls Types Courants constamment en Stock par ballet de 400 leipuis 2 s csntimts or j .squ'a 30 centimes or pour grandeur liires 65xo11 centim6tres et 70xl10 ceinim-tres. sacs, r6gu- Poitds de 1 3]4 lives jusqu'A 3 livres. acs sur modules et sur types des acbeteurs. Prix A forfeit pour livraisons men.uelles francs port de d6barquement et, si on le desire, Droits pays. 50.000 Sacs de 1'Inde Viennent d'arriver par Balles de 300 Sacs. 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