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BHFIC DLOC UFLAC MELLON



Le Matin
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 Material Information
Title: Le Matin
Physical Description: Newspaper
Publisher: s.n.
Place of Publication: Port-au-Prince Haiti
Creation Date: August 13, 1908
Frequency: daily
 Subjects
Subjects / Keywords: Newspapers -- Haiti   ( lcsh )
Genre: newspaper   ( marcgt )
newspaper   ( sobekcm )
Coordinates: -72.2803802891673 x 18.5142993036392
 Record Information
Source Institution: University of Florida
Holding Location: Bibliothèque Haïtienne des Frères de l'Instruction Chrétienne
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: aleph - 000358166
notis - ABZ6468
System ID: UF00081213:00402

Full Text

Deuxibme Ann6e, No 411.


PORT-AU-PRINCE ( HArTM


Jeudi, 13 Aott 1908:


c2


J


QUOTIDIEN

ABONNEENTS : DIrECTUm: LE NUMEIRO 10 CENTIMES
PORT-AU-PRINCE Un Mois. G. i. C16m ent M11agloire, --
DPARTEMENTS Tatois Mois. a3.60 Les abonnements parent duo *r et du i5 de chaque
RfDACTION-ADMINISTRATION mois et sont paab davance
MTRANGER........ TRozs MOIS. 6. 45, RUE ROUX, 45. Les manuscrits lns6rf6 ou non ae brout pas readus

Pour tout cf qui concerrue FAmiinistration du Journal, s'adresser A Monsieur Arthur ISIDORE, 45, Rue Roux o BDonce-Poi.

Ce que le D ct ir ne v tt p c, n'est-ce pas, a palir. Car, suppo- Vens.
sons deux tendues de terre de 100, Nous pouvons done conclure que,
earreaux chacune, et suppposons dains 1'6tat d'extreme division de la
dansI l'agricdltfure francaise l'une de ces s tendues posseddee i'opridtt en France, I'argument ti r.
SI par un proprietaire unique, et I'au- du nombre d'hommes qui se vouent a
tre par 100 propridtaires diffdrents Ilagriculture ne prove pas grand'-
avant chacun 1 carreau. IPensez-vous chose en taveur de la prospsrite agri-
i., je pt'rcvins le lecteur qu'il va Leroy-Beaulieu ajoute : a L'valuation ique, dans ces conditions, le veritable cole fran:aise.
assisted a un iles plus prestigieux de Gaudin de deux cotes par proprid- criterium de la prosperity agricole se' Avant d'examiner I'argument tire de
tours d prestigiditation accomplish taires nous parait celle qui e rappro- trouverait dans le nombre des pro- exploitation de la vigne, disons que
par le D' N.. uguste dans sa strie che le plus de la vdritd, de sort que prietaires et ne serait-il pas possible cette exploitation elle-meme, en de-
d'articles sur la supdrioritM des for- nous concluons A 7 millions et demi que le seul proprittaire de 100 car- hiors des a conditions physiques, eth-
ces frareaises. e nviron de propridtaires fonciers en resux arrivdt'4 rendre son exploita- niques :et historiques, don't parole
Avant A atablir que la France est France ; si l'on y joint lei mnembres tion plus prospere que les 100 autres Paul Leroy-Beaulieu, tend a morce-
leut-.-tre le a premier pays agricole dA des famil.os, c'et .plus de la m-itid proprietaires r6unis ? le davantage La propridt6 francaise.
rEurope occidentale,et I'Angleterre un de la population total et les deux Mais, me direE-vous, le Dr N. eut enterendr chacun,crit Demolias,
des derniers ., il base sa dEmonstra- tiers au moins des habitants des cam- Auguste a parl du nombre de culti- eut entreprendre cetteexploitation
tion sur : 1, le nmibre des Francqis pagnes. P vateurs et non du rrombre de proprid- provns Elle se fat av rase la
adonnes aix travaux agricoles, esti- II continue : a Un grand nombre tires; et dans I'exemple que vous boche, parce qu'elle done un gros
m6 i (; 000 10N; '2 le d6veloppemnInt de petites cotes toncitres replsicsl- venez de choisir, le faith pour un seul poduit sur un petit espace, pareo
de la veticuariin franca;jse et ddelare tent simplement des channirerr oi proprietaire d'etre maltre de 100 car- uelle exige un travail plus minutieux
que, e fac des rnvag du philoxra, d'humbles maisonA qui .appartiennerit eux ne saurait le dispenser de re- elle est bien
SJmai-s ltt plus tongue n'a pl s ai des pay.-ans ou A d.-s villageois, et courier A des bras mercenairs pour ex-e eie a s
absorb; les forces vives Tl'une na- encore quelques petits carrds dc ter- pioiter sa terre ; et des lors, on pour- adaptme A de petite gen, par onsd
tion. rains destinds A des jardins potagers ra toujours mesurer la valur compa- uent a masse e a population....
t tr esueu r paEl cde presque toujours de petites
Examinons la valeur de ces deux et fruitiers. native des deux etendues de terre par o p rescue t urs itLe
propose ions II dit encore: Sur les 14,074.000 e nombre de bras.exloitations, personnel ui. Le
On s:it que ia Friance et l'Italie sont, cotes fonciirea, les neuf dixi mes out simple manage y suffit ordinairement,
par excellence, des pays de petite pro- une otendue moindre de hectares A cela, je reponds. J'ai id6e que, puisque le domaine est restraint et
prit1 La terre en Fcance, decrit les trois quarts ont, au maximum, 2 pour faire son evaluation, le )r N. cultiv6 le plus souvent A la bl'che. a
Paul l roy-lteeaulieu, a toujours et hectares ; et 60 poa r 100 mtme de Auguste a 1T, selot touted probabiltt N, 1 F. Iloux constate que, dans la
morce6e; loe antcdents histourique, ensemees cotes ne dpasseat pas se baer sur l'tat de division des iinagne, pays de vignobles ), a le
I cul iiat rointin, lens storis n, li-I hectare. Si l'on voulait deseindre propridtds foncieres. tel, a peu pr;s, niorcellemient de la propriety et des
ut, ui portet o ma 6ior. les gole.s plus las dans les ininiment petits, que nous venons de le voir. Alors mi- i(habitations est port aux dernires li-
FraCz. u exrs les entreprises commenr- on trouvrait que 2.670.000 cotes o- l e que le terine a cultivateur* ne se- mites a
c:as, I cienat rui favorite le prco- citres, soit 18 pour 100 de I'ensemle, rait pas, sous sa plume, synonyme M. L. do Lavergue dit 6galement
duct oi privil gieos de la petite cul- ont une surface maxima (le m: est de a propri6taire *, it n'en demeure que a les vignobles des coteaux de la
ture, a conligurati-n memo du sol, soulignd par l'auteur mAimee) de 10 pas momns vrai que celui qui est pla- Tourraine sont diviss d l'infini, et
qui o0re pl"us d vallons et de c- ares, c'est-A-dira de 1,000 m tries, et c6 pour tirer parti d'un de ces lamn- que, a bien peu de terre plantee en
teaux qe e d vaste ls planet de pla- 'offrent m4me qu'unedtendue mlenne beaux de terror que nous venons de vignes suffit au travail et a I'aisance
eaux t ends, routes les conditions de 4 acres, soit 400 m~tres carrd.. voir ne saurait tre sollicitl, vu I'ex- d'une famille. *
Phasique, eltLniquesl, hitoriqu os dpr e A 1gard doa grandepropri t il tr6me petitse de ces terrains, A s'ad- Enfin la loi de partage 6gal issue
di posaiqet la e iqes historiques pr- A ldit engard d joindre des bras mercenaires. Le de l'explosion rdvolutionnaire de 1789,
meant rapide d la petite apropprite- dt La grande propridt aen France est charm d'avoirpeu, comme fermier ou est venue apporter sa contribution
de la petite culture. tellement rare quo ni la th6orie, ni la comme propridtaire, eat tr-icisament a cette oeuvre de morcellement ter-
Arthur Young dit dgalement II y pratique, ni les Acoles, ni les exploita- de pouvoir tirer soi-meme part de ce ritorial, en accentuant ia multiplicity
a dans totes les provinces ide Fran- tions n'ont form une p6pinilire de r6- peu. des petits propri6taires, et par con.
ce de petites terres exploit6es par leurs gisseurs capable, d'hommes qui aient A un autre point de vue, il faut re- sdquent, des petits cultivateurs.
propriktaires, ce que nols se coin- des connaissances, de I'expdrience et marquer que le grand propridtaire faith lous voyez donc, Docteur, quo vo-
Daisgons pas chez nous. Le nombre du caracltre. Les Allemands, mtme plus voloutiers usage de machines tre chifTre de 6.000.000, n'a pas ici
i" est si grand qni j'incline A croire les Suisses. nous ont devanc6s sur ce que de bras. Dans l'exemple de tout- toute la porte que vous entendiez lui
qu'elles f rment l, tiers du ro me.rpoint. A-lheure, le propridtaire des 100 car- donner. Come les bAtons flottants
Gaudi nacien minisre des finances, I J ne pale pas encore de l'Angle- reaux de terre recourra plut6t A l'usa- de la fable, de loin, cela avail fair de
etnait que, n la fin du premier terre, car on sait que, B tort ou A rai- ge de machines perfectionnoes pou- quelque chose; de pros, c'est en.
,-pire, le nombre des proritars sn, c'est le pays de la a propridtd vant A la rigueur remplacer dix ou core quelque chose,- mas quelque
t Peouvait tbre de 4,833,000, gdante. a vingt homes, qu'au travail materiel chose de plus r6duit, en convenes.
tan'1i proportion do deux cotes Los choses 6tant inasi expliqudes, des bras humains; tandis que Ie pe. vous ?
r",, pres contribuable d; et Paul oa chifrre de 6.000.000 d hommes tit propri6talre d'un carreoau n pour- Nous allows maintenant, f dblo a


I II II






ni'-mei proceld6 de ra)pp'oc.lic'cr lo ob-
jets pour IPe antalyser, oxamiiitii'r c
qiie vous Iavez dit d ti. v ltiiiIreI i t'l-
c:aise et d1o la supLriorit'I ate ricol()i! ',
selon vou-i, la vi'ic v,iat ;t lti iittioni
tran;:aisc.


LERAPPORT
DIE LA

Commission du Budget

(:e fut 1ionr1 *vgnemrient rl;dn Ir tmo-
di( parlemintatir' que I ; l- 0c1u1 e v.t-
dreli dernier it la C(amlnbre des DC-
pul6s, du magnilique rapporl do M
(:mille L4on. rapporteur de la onm-
misioi i (i d i ludgt..
Nous avoti- I, m ;aviir e-tl14 r, I*1i-

liffii!es, iir t it ssi not silntio

A vecb-4 1.w 41'o ,it ;i t' l t t ell kill .11 \1o
'hl/l; fit, 1f .t (i |lipt,: d".s 1( .1 *
tit wntendrl' .i- sal1 ,1air",-, 1 pa oles f'tlx
rep;Iln'utnitMl s d( tI; N;,!Io LI* lec-


dill'ff rentt s Ilndlget- et ,:i1' !I, '1 lidg t n "!
g6ndral.
La vbriti Inrbudgtairt' n'exist~te iulle
part. pa-' plus aux b'lgets Iartiens
qu'aux budgets tran-.ners.
*
... Le point 6conoiniilne qui frappc-
ra votre attention cettl tlois, c'est une
diminution notable tld nos reettes
genderales. I'importation est tris rc-
duite et nos principales den ties d'ex-
portation n'ont ipas pu encore se re-
lever sur les marchds europdens. II
imported qu'A l'heure actuelle on prern-
ne la resolution fertme et *I6cisive d.'
nous crmer d'itutres sources (de revenues
sans quoi nous conniaitrons bien'ot ah
pdriode sombre des temps difticiles.
Marir e
... Ce serait pour nous un just sen-
timent d'orgueil et de tierte de pou-


;L;ill~l'It ~Pelct
national par I1 sf-vvice

G:-

stir tiraiI -Ii -au



I' ~tal -ei 'i't i


Mr CAMILLE LEON
2' Dpu'6 des Cayes
point paru necessaire de porter la
main.
Instruction Publique
La recherche d'un mode d'Instruc-
tion plus en rapport avec les cxigen
ces s9ciales, PstL on c c moment ia 'or-
dre du jour. Le temps, certes, n'est
peut-etre pas (loigm' o'lt chacunt com-
prendra qu'il faut Intirnement ratta-
cher I'id&e de la rdforme de notre
system d'enisi!igement a cell de
plus en plus ndcessaire de la rtforme
de notre education scolaire. 11 serait


it d'sirer qu'un essai d'enseienement
profe.sionnel soit tented dans le champ
nit-me de r;os ecoles secondaires, de
I-on quie l'enfiant soit, en classes, dans
la pareille obligation d'apprendre un
art manuel, u metier, qui lui assu-
lelr; l'existeiice de dernain, que celle
uiii lii e-t ,tite d'aligner des chilfres
ota de ipo!ir dt-'; ptir.'tes.
Sor'ili'-er l'e iis i ltuetit, (c'est-5-
di' le cl ndtlrc ,Ir;ai'ilentEl'nt en mesu-
re (d it'pondre ;iinx l)esIins de notre
milieu, enl vi-e d'une tiarantie plus
elit'.t'e n i ,':',',r induustricl, n'est-ce
point I;' d(e q ium tiletel Ie'- Iomliimes
de progress qui sont A la tete de I'en-
seigemennt national.
Travaux Publics
...Les Travaox public constituent
dans tous les dtats des Alements pro-
pres a fixir leur degrd de progress.
Agriculture
...II faut esp'rer qje ce department
puisse un jour reprendre son essor
alin de devenir, come son r6le l'y
prepare, le r&gulateur na'urel de la
fortune national.
Finances et Commerce
... Nous avons le droit de penser
qu'une administration erieuse du
service des douanes serait de nature
a faciliter, dans la plus large measure,
la bonne march de nos affaires pu-
bliques.
Conclusion
Nous avons la conviction intime
d'avoir accompli consciencieusement
notre devoir, et de vous avoir soumis
une oeuvre en tous points conform
au sens des choses de notre pays.





Charbre des D6put6s
Slance du Mercredi 12 .Aoat 90o8
Comme nous I'avions annonc6, le Bud-
get general de Is R6publique a 6td vot6
hier par les Depat4s ainsi que les diff6-
rentes lois de finances qui l'accompagnent.


Deces
Nous apprenons la mort de
AMBROISE CHARLES BALTHAZAI
dcnde ce martin, A 4 heures, dansm
annde.
L'enterrement aura lieu cet apr$s-alil
3 heures.
Le convoi partira de la mason .
tuaire, sise avenue Christophe, No i w
se rendre A 1'Eglise Ste-Anne.
Nos condolkances A la famille.
Assemble Nationale
Ce martin les deux branches da Co
L.Igislatifse sont rdunies en Assemblie.
tionale pour discuter le texte de 14U
ponse A l'Exposd g6enral de la Situatia
T6legramme funebrm
Par un tligranmne requ de Jacmel not
avons appris la mort de M' DFSIR Bmsn,
ancien DIputd au Corps Legislatif, anci
Adminis:rateur des finances de cette vil,
dcddd bhier, .1 S heures da martin.
No, condolJances I. la fanille, notam.
mt.rit au d6putd Turenne Desgraves i
''ndre.
FianQailles
Nous avons reju le faire-part des fiun
4.illes de Mile AsNAis ANDR avec M. MAI.
.IVIL. DI LVA.
Compliments.
RENSEIGNEMENTS
METEOROLOGIQUES

Obaiervatoire
DU
SMINAIRE COLLEGE St-MARTIA

MERCREDI 12 AOL'T


Barometre A midi 762, 4 '
minimum 23.
Temperature maximum )35.t
Imoyenne dinrne 27.0
Ciel un peu nuageux le matin ; coav
aprs 4 h. du soir.
Orange A 6 h. ; pluic A diffirentes repi-
ses jusqu'a h. ct demie ; total: 5,,"''
Le barometre est ldgerement en blisa
Uu peu d'agitation sismique pendamt


nuit.


R. BALTENWECK


- --


FEUILLETON DU MARTIN :


DU I Aoc'T 1908


(9)


ROMULUS


(Suit, et ffi,)


ganiserde sc-ie-x, parce que scs etfor~ s se-
raient piralyscs par ses amis -- centre qui
il ne pourrait rinn parcel qu'i leur devrait
tout; Bazelais vaincu, ce pays retrogradera
effroyablement. Et I'oi verra ccci: les hai-
tiens qui avaien, eu pr_,Jceminent une posi-
tion pcrsonnfile ct oui sLrai'nt ruins par
la guerre civil. ou ses consequences, non
seulement dcmnanderont A l'Etat leur sub-
sistance, mais tous voudront fair leur for-
I f I I To


Si les choses sont comm! vous dites, tune aux d6pens de la com-ninaum:. 11 n'y
riposta Merlin, il n'v a plus qu'.i jeter le aura plus de commerce haitien, plus de
manche aprfi la cognne. Ou bien nous de- con'ro'e administrat:f, plus de discussions
vons nous resigner A plier sous le joug politiques. Tout !e monde sera fUnction-
militaire,ou bien nous rdsoudre i mgrer. naire ou pensionnairc. Nowis serons un
II y a n troisieme moyen, dit M. people de renters sur l'Etat un Etat
Trdvier, et c'est le bon; il nous faut cons- sans gloire, sins credit et sans argent. Et
tituer une classes social assez forte, avec le couronnennt de ce bel edifice scra la
laquelle le pouvoir soit oblige de comp- dilation sins vergognc, ia prostitution sans
ter. Je vous prie de remarquer que cette puedur ei la m'nndi:c.t sian hIone.
classes est en train de se former, c'est r Oh E:iunn s', 'ria I. rin en se tor-
commerce hantien.Une nouvelle guerre ci- dant les mains, quellcs s;nisTres prddic-
vile sera sa mort, car la tendance du gou- ions! llureuscmen: que vois exagdrcz
vernement est d'andantir cette classes. ptrc L' important c: cqu ni )s ddbarassions e
que les sympathies du commerce haitien py dun s,, I S ui i.d
pays d'i)Aun s\ .et n.'i.stc qui i.d;,,ne
vent plut6t A. Bazelais. Aussi je redoute 'Europe.
une action de Bazelais come on redoute
une catastrophe. A I'instar de Gimbetta -- N'ayez crairte, reprit Mr Trdvier, le
qui a prefrrd renoncer au pouvoir plut6: systcme durera longtemps enzore ; ilest
que de gouverner avec ses amis; vain- addquat au te:n 'ran t eritien, en ce
queur, Bazelais peut-etre garderait le pou- sens ue tout ban haitien n'a qu'un objec-
voir, mais il serait impuissant A rin or- if: les privileges pour lui et I'oppression


pour les autres, et le systemin r6pond exac-
tement A cette donnee.
Et l'Europe, s'6plora Merlin, et I'Eu-
rope qui a les yeux fix6s sur nous !
Si vous croyez sinccrenment ce que
voMs dites, fit M. Trevier avec tristesse,
vous 6tes bien i plaindre, Octa 'e.
A ce moment, Mme Tr6vier qui reve-
nait de la messe avec son fi!s, franchit le
perron. Avec un sourire gracicux la jeune
femme tendit la main A Romulus et & Mer-
lin, puis elle adressa un geste affecaueux A
son maria. M. Tr6vier tout en tapotant la
joue de l'enfant, demand A sa femme ainsi
qu'il faisait chaque dimanche:
La messe a-t-elle t6: belle ?
Mais oui, r6pondit Mme Tr6vier.
Sur quoi le Pere Le Marguer a t-il
parl6 ?
Sur les cancans qui divisent la ville.
II a dit beaucoup de chases d6sagrdables
aux fidC.es.
Comme d'habitude alors, fit M. Trd-
vier en riant.
S'adressant A Romulus, Mme Tr6vier
alouta :
On ne vous voit plus A la grand'
messe depuis quelque temps. Est-ce que
vous series devenu uu mdcrbant come
Monsieur Merlin ?
Oh! pas du tout, Madame Etienne, fitr
Romulus d'un ton pinctr. J'assiste rigu-I


liremcnt a la petite mess-. Je croui
Dien.
A la bonne here !
Et doucement, Mme Tr6vier dispirt
dans le corridor de sa mason doaot
portes du bas btaient fermees le dimfcd
-car le rcz-de-chausst e de la maisondl"
bitation de M. Trevier, etait un mup*
de finessev dirig6 par Mme Ttivier.
Allons Paul, dit M. Trevier, d4pk
toi d'aller voir ta grand'mere.
L'enfant salua la compagnie, et pnil
direction de la rue du Bor-de-mer...
Vingt minutes plus tard. il 6tait
tour et trouva M. Trdvier dans i s.ki
manger avec Romulus et Merlin qoi &'
en train de diguster un coktilad
corse d'aurant plus cors6 queD
avait exig qu'on ajouta ausinena i
de tafia, pour enlever gros halab0w
qu'il l'expliqua a Mme Trevier.
V"rs les dix heures, Romulus .et 1
se retirement, et la suite de h i"1 ,
pass pour M. Trevier A lire La
Deux SCondes. Dans l'aprtsmnidi, l*
merqant monta A cheval et als .M .
petite visit A ses bois de campC~l ch
les i la Nouvelle-Cit6.
VI
La chambre de M. Trvier d d 0
la place. Or, dals Inuit do is 0


i,, I _- ~--------






Loterie des Pompiers
Le tirage de la Loterie des Pompiets,
i:ant fix au dimanche 16 aodt courant, les
rsonoes qui n'auraient pas encore verse
montant de leurs billets sont prices de
k fire avant cette date.
On sait que le but de cette lotcrie est dc.
pouvoir crCer et entretenir une garden per-
Oanate 1 la Station Centrale.
is----_E--re


Nouvelles Etralgeres


Dernieres


D6peoheS


PARIs i .- Des lettres d'lndo- Chine di-
sent que la situation est tres grave. La
press dit que le gouvernement a decide
J'cnvovrt 4000 hoiiimes de renforts en In-
do-Clhin. M. Klob knski, gouverncur
gbnral de IIndo-Chine qui est actuelle-
ment a Paris va partir pour Sigon.
TAkGER ni.-- On rapport qu'il y a 4
iTrS une ret centre a cu lieu A 'i r E'
Agade entire des partisans de Moulai Hafid
et ceux d'Abd El Aziz Les partisans d:
,Mo,0Jai Hati onit etC battui.
Liic dHepche de Ca-ablan-i reqje rpir le
tlegraphc sans ti' dit que plui;coir i ,' ri-
tes secoussts de tremb'enm-nt dc rt rre out
t ressenties sur la c,'e. 11 n'y'a pis eu de
S;,l:$nes.
CtsTANsTs-ri La ville a repis son as-
pet: accouturn et les habitants vaquent 1A
leurs atfaires absolument come avant le
tre:n'lement de terre.
La Chambre de commerce a publiC un
bullc:in dans lequel elle dit qu'aux points i
de vue financier,6conomique et hygidnique
tou: ast come par le passe.
KROMBERG. -- Le roi Edouard est part
ce soir pour Lchel apres avoir dine avec
I'tmpereur, le prince et la princesce de
fesse et le prince-heritier de Grace. Les
principaux pcrsonnages de la suite des
deux souverains ont egalement assisted cc
dintr. Pcndan- la journ6e,l'empereur Guil- i
laume a eu un long entreti:n avec Sir
Charles Hardiiige.
BIKuS L.e corresprndant do *Tage-
b!as A Kronbcrg dit qu'il a kt6 convenu
en re les deux souvera;ns que le roi Edouard
ter: tn compagnie de la reine Alexandra
-^ kI I -- I-I --


une visited officielle i Berlin ao commen-
cement de 1909.
PARIS. Les journaux annonctn: que
lc roi Alphonse qui, au mois de sep'-mbre
se rendra avec la reine dans l'Ile de Wight
s'arratera quelques jours A Paris D'An-
g'eterre sa majesty ira A Vienne pour rendre
visit A l'empereur Francois.
MADRID Le roi Alphonse est part cc
martin de Santander pour St-Sebastien. II
est possible que sa Majest6 assisted aux rd-
gates d'Arcachon qui auront lieu le 14 Aout
LA HAYE. Le croiseur *Friesland* qui
a recu 1'ordre de se pr6 arer A partir pour
une destination inconnue est revenue au-
iourd'hui de Norvege. Selon routes proba-
bilitrs le Friesland s rejoindra le a Jacob
Van Hzecn k rk aussit6t que ses prepara-
tits seront terminus.
ICHEL (Aurriche) 12.- Le roi Edouard
arrival :ci ce martin. L'errpercur Franois
Joseph le reut A la station ou les hon-
ncurs inilitaires furent rendus a sa Majesti
B: t.tnnique.
LONDR.S. De nouvelles difficulties
viennent de se lever centre la Chine et le
hpon au sujct de la saisie a Chinchou par
les autoritis chinoises d'un steamer japo-
nriis'ay.int bord dix mille fusils et deux
in;llions de cartouches.
B~;or.A. L- Congrcs vota auiourd'hui
u'i project de loi crCant de nouvelles divi-
siors goographliques et politiques sur le
terriroire de fa RCpublique. "I
Sr-PLTER>BOURG Une dipeche de Te-
heran, announce que le shah a inform le
ministry russe A TIhbran de son intention
de fire proceder aux elections 16gislatives
le 14 Septembre et de convoquer le nou-
veau parlement Is 14 novembre.
PARIS. Rente francaise : 96.15.
Aujourd'hui eurent lieu les obseques de
M. Ranc. MM. Thomson et Pichon y as-
sistaient ainsi qu'un grand uombre de no-
tabiliths politiques.
M. Thomson prononca un discours au
cimetiire du pere Lachaise.
Une sanglante bagarre cut lieu hier A
Besancpn, A la suite d'une manifestation
organise par le comitn de la grave des
soeiries de Chardonnet. 11 y eut quelques
soldats et un officer blesses et une dizai-
ne d'arrcstat:ons.
Deux trains se tampo.mncrent sur la li-
gne de:Carmaux Albi; il y cut deux morts
et plusicurs bless6s.
I l It


nurdi; il lui sembla entendre une voix
6raillue crier le nom de son pere : a Almo-
nicv Almonacy M. Trwvier, se re-
veilant en sursaut, prkcta I'oreille, et il se
rendit conpte d'une certain rumeur ve-
nant i lI fois dn c6t4 de la mer et de la Le steamer *Prins Willem II 1
Grand'Rue : a Bah se dit-il,quelque ron- venant du sud. est a tendu ici ven-
de de l'autoritd militaire... Et se rappe- dredi le 14 courant. It repartira pro-
lnt que le commandant de I'Arrondisse- bablement dans la soiree dircctement
mentet une Deligation du Gouvernement pour New-York.
etaicati M'ragoane depuis quelques jours
* pour prendre des measures de defense, Por'-au-Prince, le 13 Aoit 1908.
Sue rendormit profondement. Vers six rA A n.
heures du minn. deux coups sees frappes GERL&CH & C, en.
ontre Ia porte du corridor, le mirent de- ---
-.- Q el general en chef ?
.Mine Trvier pass un peignoir et quitta Le general BOen BAZELAIS.
tcmhubre ; bien6: elle revint, disant a Farceur g
Smai c'est Romulus. Farceur
'On Mad : c'est Romulus. Romulus alla ouvrir une des portes du
aites-le mon-er. dit M. Tr6vier tout blcon t l' cri : o vrir des or du
ShAbitlant, et devinant que quelque balcon et s'&ria : Regardez !.a
chos 4e d grave se passit.qu M. Tr6vier jets un coup d'ail sur ls
II le o rit p tout fai Iorsqul i place et vit dans Is martin gris des hom-
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