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Deuxibme Ann6e, No 391. PORT-AU-PRINCE ( HAi Mardi, 21 Juilet 190 QUOTIDIEN ABONNEKENTS : DIxucmui: LE NUMP.RO 10 CENTIMES PORT-AU-PRINCE UN Mos. Cl16mene t ML agloire, DIPAITEMENTS TROIS Mois. 3.60- Les abonnements parent du 1*' et du Is de cbaqMe RHfDACTION-ADMINISTRATION mois et sont payables d'avance MiTRANGER........ TROIS MoIs. c 6. 45, ia nOUx, 45. Les manuscript ius6ro ou non naseroutpw redoue Pour tout ce qui concern 'Administration du Journal, s'adresser A Monsieur Arthur ISIDORE, 45, Rue Roa oa Boae-PFi. LES DEUX FRANCES lions de kilos, le miton .itglai- don- col de I'Angleterre, et je crois sa- no exactement le doul)!P,. soit ::6 It- voir que cette supdriorite est cell SS DX FRANS los de viande nott* par iuut i., et 'n imported le plus, quand il s'agit de au total, :') millions de kilos. iesutrer et de compare les forces La mentality latine tue 1'Agriculture frangaise Avec i mnillions- de t-tesC, ct' t M. -o'ales d'un pays. En lHati mcme. dLae Laveirue, ft :.k millions d'h'lect.ures, or nous change tous les matins que l'agriculture ritanniqlue piolduit .-,O I'agriculture est a la principal sour- III I millions de kilos ,de viande, tandis cc de la richesse national 9. que la France, avec 1) millions de to- Vt notez que tout ce que je viens A la suite de inon dernier arti- teraves donnent gendralement, grace tes et 5 uiiillions d'hectares, n'en pro- de dire de I agriculture francaise s'ap cle sur ce stijet, je devrais aujour- aux engrais et aux aindnagements, jus- duit en tout pie 't-o. 3 plique aux grades propriktds du d'hui parletr (e la second Frauce ; qu'a 10 et II oj de sucre ; en France Cette diflftence dans 'les ,'sultats Nord de la France. La desertion des sais i i imrote auplaravant de cor- le rendement ne va pas au-delA de 4 vient, a n'en pas douter, de ce que, campagnes, dit un auteur, y est tell bler ute lacune en detterminant d'une ai 5 ,o, A cause de I'insuftisance des en Angleterre,,les campangies ne sott que, dans ce nord de la France, on flon plus ,pr' ';ise les etTets causes engrais et am6nagements, It ii s'agit pas desertees par les proprietaires et est oblige de faire appel aux ouvrier on France patr education n latine im- ici des gr~ndes proprietes du Nord que le goilt des choses rurales est ruraux strangers. 11 s'est cr6, en port6e de I'Europe meridionale di- de la France. tris developpe chez les Angla's. C'est Belgique, des associations qui ont rectement sonmise a I'intluence ro- C'estqu'iln'y aque des proprietaires dans les campagues ope I'Anrglais d6- pour but de procurer dos ouvriers aux maine. qui soient directement interesses A pense 1a plus grande parties de j.es re- lermiers francais. Ces ouvriers sont Ilest bien entendu pIlio je ne saurais user de liberalites envers los ter'es ; venus. u Tarndis qii'en France, dit enbrigades et envoys au fur et a me- passer en review la totalitj de ces et- or, en France, ce sont les fernmiers I'auteulr lque je viens de citer, le tra- sure des demands. Ce sont eux qui, fets; ie me lorjierai a signaler ceux qui detiennent les terres. vail des champs sert a ipa;tyr I' luxo actuellement, sauvent des dernieres qui toucihnt I le lus a la vitality de D'ailleurs, les fermiers eux-mr rnes des villes, ern Aigleteirre. ,, tI iaval e xtrtmites 1 'agriculture du Nord. Ia race, c'est-;t dire a la production se font de plus en plus rares, et, il y des villes serl ;i payer le luxe des c On entend re'entir, dit M. Demo- francaise. et it la source la plus vive a quelques annees, un Rapport de MN. champs. lilns ce cri d'elTroi : L'agriculture de toute production national, A I'a- Krantz, public dans le Journal offi- On se rappelle cette provenance (de mnainque de bras! Or ce sont pre- griculture. ciel fran:.ais, disait : c Nombre de ter- grand seigneur agriculteur tait- au cis.ment les grands propritaires non Nous savns d lja q(ue 'cllet le plus lines sont abandonnees par leurs fer-!President Loubet par le ri d'Ainle- i isidants qui, se sentant plus direc- direct du svsteme de concentration miers, quelques unes forcdment repri- terre, qui, lors du deinier voyage en tement atteints dans leurs interets, Plitique .t administrative cr6 en ses par leurs propri6taires, et beau- Angleteire, de M. Loubet, jugea ne pousseut le plus haut ce cri. Ils ne Prance par la rovaute absoluo fut coup de terrts en friche. Le prix des devoir rien lui douner tous les chefs de domaines locaux et se est allee jusqu'A 33 u,,; dans cer- trunf5s par es suins. c'est pr5acis6nent pour cela qu'elle de degarnir, par consequent, les cam- tains arrondissements. C'est cette pratique des chose agri- manque do bras a. pagnes Tandis qu'un domain anglais arri- coles qui explique les tfotes dipen- Kt pourquoi alors en Haiti,les Fran- Pour liitti Il'.uvre de concentra- ve A nourrir deux moutons par liec- ses et'ectu6es par les propir(taires <;ais et leurs amistrop zBi6s nous font- lion, Riclelieu et Mazarin enlev-rent tare, la moyenne en France est seule- anglais pour I'arn~lagenmeit incessant ils les yeux rouges quand nous essa- Sla noblesse ;es tonctions publiques ment de deux tiers de mouton ; les de leurs terres. On a relevt que les vons de leur dmnontrer que I'abus de locales qu'ils conli rent A des em- moutons anglais valant, en outre, le proprintairesfrancais ach.-tent annuel- ia politique et de la literature est un plovs ioiomwns par le pouvoir. Louis double des moutons francais, en rai- lement pour deux ou trois millions de inneste present offert A la France par I', lee Ilegnt et l.ouis XV eurent son du verfectionnement de la race, guano, et les propridtaires anglais la mentality latine et que le triom- 4oc.d'autant plus de facility A attire il en r6sulte que, au soul point de vue pour quarante mllios. ( a relev4 phe incesant du Midi sur le Nord S& retenir ces grand seigneurs A la de cet blevage, le domain anglais encore que les propridtaires fran;adis, marque I'dtouffement de la France Sque les preoccupations de la vie rapporte six fois plus que le domain aids dts encouragements de l'adminis- particulariste par la France commu- blique leur avaient l6 ainsi inter- franCais, encore que le sol de la Fran- tration, ne depensent guere qu'un mil- nautaire ? .ce soit plus fertile que celui de la lion par an pour le drainage de leurs Ne vaudra-t-il pas toujours mieux S Saint-Simon. dit un auteur, nous Grande-Bretagne. terres et qu'ils out A peine drained la que I'on produise une prose passable it que Loui XIV aimait A voir au- Autre comparison : ii laut, en millieme parties du sol fran;ais; tandis et meme mauvaise, et des denrees Sde lui beaucoup de seigneurs de France, une moyenne dV cinq hecta- que les proprintaires anglais, livres A meilleures, et des animaux de rende- -"jue; il ajoute que, dans les pro- res pour nournri une bete A cornea ; leurs seules forces, ddpensent annuel- ment periectionnas ? l. los intendants avaient 'ordre en Angleterre, on en nourrit une element mngt-cinq millions en travaux Ne vaut-il pas mieux prodoire plus tb voer de dego.t les grand sei- sur trois hectares. de drainage et qu'ils ont drained la de kilogrammes de viande et momns .rs qui s'obstinalent a y demeurer La production annuelle de moutons dou:i#me parise du ol aoglais. de kilogrammes de manuscript ? *I leur fire toutesles avanies pos- faite par la France eat environ de 8 Je fais grAce au lecteur des som- ue' so millions de bates; I'Angleterre moins mes fabuleuses productivement en- Prire d'avisr I'arwinYn1istrl. eos uelques efrets de cette endue, done la memoe quantite. fouies par los propri6taires anglais tion de l moondre o campdanes fran aises Mais, tandis que le mouton francais dons lee travaux agricoles. Le peu dans l service du a T ri]. s patron naturnle. donned une mo uenne de kilos de que nous venons de voir suffit ample- a|t qu'll F sot de site read- q SUe, 0o Alloem8e, lee bet- viande nette, soit ra totl "4 mol-l ment pour 4tabllr la sup6rorlitd agrl- 6. nous devons nous defendre centre vous. Faut-il que nous sachions ce que "vous U l allez avancer contre nous. Qi'~rtes-vous alors venu chercher ict?.. "- Votre condemnation. Devant un audiwaire nombreux s'ouvre Nous le savons bien, car vous etes I'audience et le Prsidcnt du 'I'ribunai don- assoiffi de vengeance ct d'argent, et vous ne lecture du jugement t.an attend. M* reprdsentez de mesquins in are's.- Et Me LUger Cauvin est admis au proc-,> comme Iludicourt cite des texts pour 6tablir que partie-civile au norm J M V MAtndlas c'est A la parties civil d'abord A parler. Dupuy. .La parole esrt cnsilc a.ccorde au La parole est A Mc Cauvin, rcpete le Substitute Cuutardqui dlcve pe les moyens presildnt Champagne. de I'accusation, rappclant Ics circonstinccs ,La dense triomple, Me Cauvin a souri. du ineurtre et dciandant pou) 11 'a,:cu, 4 Ne lais j.llis sourire un lion. L'avocat toutes les rigucurs de la loi. ,e !a partt civ.l va prler. II pare. A . . A-ln molel t ou i i I 'tlniss.t, iC 1 .'lIubt uti est appeal en toute ht.e au chevt dLe s on fils gravement indispos6 ct I'audience est de nouveau suspendue. Aprets deux hlures d'inerveieint ct d'at- tente, le substitute Montas vient occupcr le siege du Parquet en rcini'laccnicnt de_ son college empLche. E-t Me Leger Cauvin pri cIc )oyen d'u- '.r de son pouvoir Jisic, .):tnair- e n ot- donnant la lecture des dJpo itlns ,de MM. Camille Legendre. ancient chef ic bureau itdlgraphinqu des Gonailes, bentt du Pays ; et de -inrEmm. Plissi.r, dcdeit . Me Hudicourt protest 1 n'est pas possible quc !c l1'rbunal tnYe droit 1. prdtention dc la partic- vile. Nous sonnllle aux ddbab t geniraux, iins- truction de ai'atiire est otRddncnee ct le code d'lnstruction criminellc t.iacc I')rdrc A sui- vre. Taut pis pour vous, si vou, cLtes arri- Stip tir au ap)roc:,. aptl, quc lcs Jc- bats p rticulier. out ete t..inci.s. C'csit a. IIIomcent ou les tdmEois depo.aiaent, c'Cet A ce moment-l. scul que vons ctie.' en droil de produire votre demiandc. Vous ne pou- viez pas le faire, puisque avias n'1tiez pas I1. Cette circonstance doit protirer A l'a.c- cusk. Vous en avcz, continue Me lindicourt. appeld A I'arbitraire du P'rsidJcn: du Tribu- nal, ilaiS, vOUS reprenanfIt, vous vous c:es adresscd A son arbitrage. Cc strait en ctfit, de I'arbitraiie de La part du luIgc-l)oDyc, don't le pouvoir Jirt.lionn.iirc, quelque vastc qu'il puiss care, ne pout pa; cepcn- dant dipasscr les litnites du p.rmnis. Me Cauvin insisted 11 cst de fort inau'-ais go t de fire ktat d'un mnt dchlpp3 dans l'improvis.a- tion I un orateur. Je me suis address 1 l'ar- bitrage du Doyen don't le pouvoi discre- tionnaire est sans limits, aiilgd l'a thdlio- ric nouvelle dc la d&fenc. Dans I'intdret de la manifestation de la vc\rite, Ic D)oyen n'a de compete .1 rendre pcrsonne. I1 pcut ordonner lecture de tele ou tille piece, dresser un m.andat centre tel ou tel tmiioin sans s'osup-r des protestaio inturess. Et Me Cauvain ajoue: qluc, lorque Ic Doyen aura ddcide, tout le mIonde doit s'incliner. Greffier, lisez!.. Le Substitut Montas conclut dans le sens de la partie-civile et lc president Champagne ordonne la lecture des pieces. M* Hudicourt demanded acte que la pa- role ne lui a pas etc accord~e en dernier. Le Doyen refuse. L'avocat demand que cet incident figure au plumitif d'audience. Ce qui est fait et, le greffier lit les fa- meoses depositions qui, naturellement, sont I la charge de I'accuse. Cornme A Fontenoy La parole est a Me Cauvin dit le do- yen de sa voix tranquille. Pardon, s'crie I'avocat de la pattie civil. Le commissaire du gouvernement ayant dEiA expose l'accusation, c'est vous de la dEense, A vous fire entendre. Vous deve parles avant nous, rugit Me Hadicourn. Nous ommes accuse : celui-ci. II raconte comment Dupuy colla 'un enfant a Mine Vve Ldon Latortue, 'sa directrice qu'il seluisit, etc. etc. Au sujet de I'accusation de d6tourne- ment des fonds du Cercle des Gonaives, Me Mathon fait passer sous les yeux des Jures, une attestation de Mr Emmanuel PNlissier, president du dit Cercle, com- portant decharge de l'accus6 comme tr&- sorier. II arrive, conime Me Cauvin, A la scene tragique du 20 Janvier 1907 et atfirme qu' Allen a agi dans si lXiitime defense, ayant td dans l'obligition de dtfcndJre .es lours Inlencics. Les deux adversaires Le condisciple accus *teur Me Cauvin raconte cc que fu Friddric Henry Allen fut mon condisciple an Dupuy don't la vie toute d'honneur, de Seminaire. dit le substitut Montas. Je l'ai loyaut et de bonne liumeur faisait l'or- nerdu de vue, ii v a deja assez lonatemps; OueCl des Gonaives. je le retrnuve aujourd'hui sur lasellette cri- Apres un long sijour en France et en iinelle. Je le regrette pour lui, mais ie Angletei re, Frd. l)upuv revint dans sa .uis oblige de fire mon devoir centre lui. ville natale on ii conquit tous les coxurs. Reprenant quelques traits de la vie d'4- Pa, de ftec, de partic de plaisir sans lui, colier de l'accuse, le substitnt en confir- jeune Ihomme rCspcctueux de toute, les me l'existence, puis passant dans les grani- convn tin:Ls que les tamintc les plus aus- des lignes du prices, il accuse, il tetrit, icrcs ire \ .icnz :ic/ i..cs, sans crainte. il condamne. A.r mi un: portrait Ides plu, achevcs qui Et les deux anciens condisciples que les tait tri.mn:ieI d'dtinio.iles frrcrs Dupuy ,luttes de la vie separrent, se regirdent, idttJc0t pri. de lui, Me Cauvin s'dcrie : Je en c-trte minute tragique d'angoisse. 1'un vous at Inon.re DIupuv tel qu'11 fut. -rand, de touted la hauteur que la loi lui Vovoin un pU u i 'xistence ct les ante- done, personnage firouche qui represent cEdcnts dc I'.idversairc qui 'I's.issina par la Socide6, et qui requiert la honte, 'in- l.haine, en :raitre, unitilement. Cet iomine f.imie ;- l'autre que mincrent dix-huit le voll.i. mois de caprivt6, qu'une lamentable af- E.t Me Cauvin prenanti Henry Allen dis fire envoie echouer 1 en face d'un pu- I'eco!e, itrit cheque action de sa vie. II blic atatme de scandales... attirmie o,'Allen avant etd trdsorier d'une socitde sp. rtive di.posa son profit des Rpiques, centre rpliques tonti, Juai lui .av.icit c,- confi.s, etc. II1 Puis se font entendre M' Lechaud, 1,e- atir:c au rcit du nimurlre qu'il dJcrit en g.er Canvin tinalement Pierre Hudicourt qui tm:uL> pathediques et dcmandc, en une cl6t les d6bats par une defense magistrate p.rraison rctnarquab'e la con lamnation et convaincante ou il ramasse pour les rd- de l'accuse qui sadc:ouronha Gonaives d'un tuter tous les arguments des adversaires. de ses plus, beaux tcuronsi et priva la Ve. Mensongescalornnies.infamies Dupuv du principal soutien de ses vieux el le mot d'ordres'ria Me Tel a Lt( he niot t'ordre. s M Jourl ,. Hfludicourt. Une cohorte gonaivienne qui Quand Me Cauvin sc rai,,-.J. on volt, Qut M Cauvtn r.id, on v siteg au bureau de la Place a essive de nt .n lc d,:ux advr.ir, lrd u- cr er une atmosphr de e haine autour dt puy ct Henry Allen, catupds dans la pos- l'accusd. KRin n'a t6 pargne pour nous ture et avec lec traits que vient de leur Alen come un onre e reprcscntcr Allen comme un monstre et don.ier l'dcoquence du grand avocat hlitien. )upuv come le gentil home accompli. II fiut vite ctacer cst:e impression et I passe en revue. tous les incidents tous vibrant, ncr,-cu-\ Me 1rantcls Mathion de- ' vibrant, nercux Me I ranlos Mathson e- ls arguments depuis les scenes d'&cole .inade la parole. usqu'. la derniere lettre de J. B. Dupuv Le u Matin du 18 Juillet parue dans !e Caltin de samedi et conclut M' Mathon met le Jury en guard : centre A I'acquittement pur et simple. les InanItuvrt.ses s trres Dupuy qui ecri- Chacun de vous, dit-il aux jurds, aurait virent sainedi dernier une lettre au Direc- agi come :cet home, qui pousse A bout Icur du ;\C'tin, lettre qui, heureusement, a ddfendit vaillamment soa honneur et sa vie. tourtie centre leur propre cau,.. Car, il y Les debats sont close est dit quc I'inimitid entire les adversaires durait reellement depuis I901, alors que Declare le juge-doyen qui done lecture e Cominiissaire du Gouvernement soute- des questions Me Cauvin, apres de vives nait que les advcrsaires s'etaient rdconci- paroles de Me IIudicourt, tai ajouter une lids. Plus tard, Me Hudicourt fera encore nouvelle question comme resultant des de- a d'autres points de vue, ,_tat de cette let- bats : Le meurtre a-t-il et6 commis avec tre. premeditation. Les juries se retirent. L'arbitre des 1ee6ances Le Verdict II n'dtai; pas dans nmes intentions, dir Vingt minutes apres la sonnette du Jury Me Ma:hon d'accabler un mort, un polis- announce que le sort de Allen a t& decide. son qui paya de s.t vie ses insolences et Les juries descendent prennent siege. ses audaces. Mais ie suis oblige de suivre Au milieu d'un profound silence le chef du le meme procede que Me Cauvin et je vais Jury Me Luc Theard donne lecture du ver- vous montrer ce que fut cet arbitre des dict. 1e6gances qui vous a etC dEpeint comme D. Le fair par Jhon Nathaniel Hen- un parangon de toutes les vettus. ry Allen d'avoir aux Gonaives le 20 Janvier Le rayonnement don't Me Cauvia avait 1907 commis un meurtre sur la personnel encoure la physionomie de Dupuy dispa- de Fred. Dupuy est ii constant. rait peu i peu er un phenomene contraire p. O l'unani 4. se product. Maintenant le galant home, p.- Ou, A1 unanimit. c'est Allen qu'on avait represented comme D.- L'accuse J. N. Allen en est il cou- le plus fieffe des sc6Clrats. able come auteur. Me Mathon raconte comment un bal i Rdp.- NoN, A la majority. du Cercle des Gonaives. le respectueux Domcmages-Inter6ts Dupuy pour avoir jou6 dans les cheveux M, Cauvin demand 25.ooo de domma- de Mile Caroline Legendre qu'eccompa- ges int6rtts, le meunre ayant et6 dEclard gusit Allen fat vertement tprimande per constant. M* Hudicourt rplique par des 763. im conclusions. Le Substitut conclut do. sens de Me Cauvin. Le jugement est renvoyC a huitaim. Lib6r6 Henry Alien est mis en liberty et e accompagn6 de ses avocats. i R E-NSEIGNEMENTS METEOROLOGIQUR Obeex-vatoire . DU ;EIINAIRE COLLEGE St-MARTIg LNDI 20 JUILLET LCarn 20 JUILLET Siminimum , "o'..pet nature maximum 3 i ?moyenne diurne 26.1 Ciel clair jusqu'A 3 h. de I'aprs-midi; couvert entire 4 et 8 h. Pluie d'orage a 5 h. et demie : 2,3'/. Eclairs A l'ouest route la soiree. Rose ce e matin 22. Ldgere baisse dans le baromctre. R. BALTENWECK Avis de l'Archev6ch6 Le Commandant du bateau de goer anglais L L'Indtfatigable v avant offi rt Monseigneur I'Aministrateur, par l'tct inise de Mr Murray, consul d'Agleter, quelques provisions de bouche poor an plus malheureux des sinistres, Mgr le Co juteur a acceptede avec reconnaissance l provisions suivantes qui lui ont 6etdd vrees. 33 caisses biscuits de 30 livres, 2-am de sucre, 8 sacs de de 224 livres cham, i sac chocolate de 80 livres, 4 caiuses thd, 7 caisses lait condense, to barils po sale de oo livres, 3 barils poids secs, barils farine, 4 barils riz, 20 barils harica 2 caisses haricots, i boite haricots. Mr le Reverend Picot, a ptis sur c provisions, pour ses sinistr~s i caissesbi cuts, 2 barils de sucre, 3 caisses de ti, 2 caisses de lait condense, $ barils de poC sale, 2 barils de farine, 2 baril de ri, caisses de Corned Beef, 2 barils de ari- cots. Le reste a etC parage, par M r I'Aai nistrateur entire les deux hospices de Smi" Vincent de Paul et Saint Francois de Saa, pour 6tre distribute aux indigents inttnb dans ces hospices ou n ceux qui su y pl senteraient. N 6crologie Vous 6tes prin d'assister aox funasil de Madame PHALANTE BAZI.E, n SOPb U Rtimbeau, d6c6die hier, A 2 heures d r prs- midi, ag&e de 46 ans et muai .acrements de l'Eglise. Les fun.railles auront lieu cet sp nidi, A 3 heures precises. Le convoi partira de la maiOsO tuaire, sise Grand'rue, N'4J5, t 1'Asile Frangais, pour se rendre ' Ste-Anne. De la part de Mr P. Bazile, Mr . Bazile, Melle Marie Bazil, Mine V l Rimbeau, Melle Tertulia RimbeSh Vve Thelamon PCtion, Mr et M r Consolac et leurs enfants, Mt cM Oge Rimbeau, Melle LClia D de tous les astres parents. Nos sinceres condolhEces sad 21 eprouvdes. Visite Officiall Nous avons anaaocd, iert qae let SecrEtaires d'Btt do b- Haromatre A dmidi rltmrieur avaient rendo visit A I'Etat-Ma- dc 1'ndifatigablk. C'est le vice-amiral Lebon qui a t6 re- Si bord du navire anglais. L'Vrndfatihle a laissC notre rade cc martin destination de Kingston, croyons-nous Haiti Litteraire et Sociale Voici le sommaire de cette intiressante Kitve qui parait remain Libketi par Jh. V. RCcits historiques G. Vigoureux ; Po6sies : Voix du Sicle. par Et/er Vilaire ; Oswald Uurand t Ie fatin, par Antoine Laforest ; Int6- ear : Incendie de Port-au-Prince, tar Antoine Laforest ; Liste des sinistres ; resse au people du President de la R&- pblique; Conait, haitien de l'Alliance franCse: Allocution du Dr LCon Audain, Discours de Georges Sylvain ; Hommage A Georges Barral ; Lettre d'un rural, par Spectator ; Correspondance, par Georges Sylvain ; Petites Notes. Arrivage Ce mntin tst icntr6 le steamer Altai a ivec Its passjagcs suivants venant de : ?wt' Yor : A. Laraque, M. Mitaille. Iague : Jocphl Jn Paul, C. Leon, P. Destiny. Port de Paix : G. Stines, N. Poitevien, A. RougemnonJ, .- uijteur G. Boiicher. Ecole des Sciences appliquees Co.nc,;,rs .: juillet 1908 Les candidates inscrits pour le Concours du 22 juillet cour.ilt devront se presenter k mercredi a s iheures du martin pour la premiere pprcuve crrite. LA DIRECTION Declaration Le Doctcur Thomas croit devoir annon- caas Pavcur dc !'Instruction publique, au Beau de la ReKcttee et de la Dipense et umment \ P, ',eurs de Feuilles d'ap- pinements uu'il n'a pas escompt un Ml mois d,. appointments come Primseur i''Ecole Nationale de Made- oe et de Phr:naaie. Si, par hazard, ii devait ctre rCduit A cue dare extrnmitr, il viendrait en per- soe contratcer. Au cas contraire, il decline outes res- possabilit&s. Port-au-Prince, le 19 Juillet 1908. Fermeture de la malle Lesdip chcs pour Petit-GoAve, MiragoA- ne, Cayes, Jacmcl et Santa Marta par le rtamer .Altai ; Et cells pour Ncw York et I'Europe par Ik steamer Prins Eitel Frdddrick seront rer- aoe domain 22 dn courant A ti heures Prcisesdu martin. Pon-au-Prince, 21 Juillet 1908. Changement d'adresse W Ch CUsar porte a la connaissance de Clients que son cabinet est transfer a No 206 Grand'-Rue Maison Vve Perri- pad. Bien de famille perdu Un de nos amis francais, personnage tres emarquable, nous 6crit de Chatillon-sur- l*r pour nous demander de lui aider a S er un portrait d'homme du XVIII" 4rt6pondant A la description suivante : SDimensions approximatives : om5 $$ "5, homme.a mi-corps, grandeur nature, k.trode f gauche, iclairage venant de ~ttC ; figure ras6e portant 45 ans, tres Si, re, le reste assez sombre ; bonnet t0-rst sur la tte ; costume ndglig6 'ha"t ; pas de col; gilet overt mon- t hat de la poitrine ; la main gau- pi^tyee tur un livre, lequel est de- CI malgr6 les nombreau dvnementsu a ieu dan le pays, des gourres sance iasqa'aeoard'hate por*" trait, qui date de plus d'un sikcle. s" re- ,,ouvait dans quelque collection pi' luc ou privde, on est instamment pride J d- ,u, en aviser aux bureau du journal, ( 1 il sc- rait debattu avec I'intdressh les cond: ,ins atxquelles il pourr.:it etre cede. lnouvllcs Etranigeres Dernieres D6peches PARIS 19.- La visit de M. Fallices aux course du Nord de l'Europe est unani- mement approuvee et le premier magis- trat de la Repuplique est considdr6 par tout le monde come un message de paix. QUEBEC 19.- La population de la ville- cite attend avec impatience le curass6 d'es cadre a Indomptable a, c-lui-ci est atten- du mercredi prochain, les fetes ont 6tt of- ficiellement ouverts aujourd'hui par une parade monstre des jeunes canadiens fran- cais qui se sont rdunis au pied du monu- ment Champlain qu'ils ont couvert de fleurs et en face duquel ils ont chanted des hymnes A sa lounge, ce soir le specta- cle est magnifique, du haut de la terrasse Duff, rn. ,oI voit Ies navires de gucrre Imoutlle, d.ins le St.-Liurent qui fott jouir leur pr.jicctio'!s lectrilques,p.n.idait que dans le lointain, on apergoit les lumieres de levis et des villes de la cote. BI:RLIS 19. Les habitauts de Posrdam se plaignent am&rement, de ce que le prin- ce Hdritier ne tient aucun compete des rd- glements de police sur la vitesse des au- tomob:les; il traverse les rues de la ville i la vitesse de cinquante, soixante et quel- quefois de quatre-vingts kilometres a 'heu- re, alors que les ordonnances n'en autori- sent que dix. ROME 19.- I v a eu hier une abon- dante chute de neige A Agorida, ( Lombar- die ), cette neige survenue apres de fortes pluies, couvre maintenant tone les monta- gnes environnantes ; il tait presque aussi iroid qu'en hiver. VIENNE 19.- Le village de Juszema vient d'etre ddtriit par des idondatious, 22 personnel ont peri. MExico 19.- L'agitation anti-rtrangcre au Mexique prend de grandes proportions et elle donne lieu a une controversy entire les journaux Mexicains et 6trangers. Le a Patria publiait hier un article dans lequel il proclamait que le moment etait venu de suivre une politique don't le cri de ralliement serait : le Mexique aux mexicains. La HAVANE 19. -- La nouvelle publide A Puerto Rico que le government cubain lreparee un navire pour le rapariement de ceux de ses nationaux qui sont in:ernds au penitencier espagnol de Ceuta Maroc, est entierement inexacte; il nese trouve qu'un prisonnier politique cub.in A Ceuta, son nom est Idulla, c'cst un ancien soldat espa- gnol qui se joignit aux revolutionnaires cubains pendant la guerre de I'indCpen- dance et le gouvernement s'occupe main- tenant d'obtenir sa mise en libertC. PARIS 20.- Rente : 96 I i. LE HAVRE 20.- Le vapeur a Prins Wil- lem I a est arrive hier. PARIS 20.- Le Pr6sident de la R6pu- blique franaise est arrive cet aprs midi A Copenhague ou il fut recu A son debar- quement par le roi du Danemark, le prin- ce HCritier, le ministry des Affaires Etran- cres de Danemark. La villeest magnifique- ment d6cor&e et la population a faith on aceneil chaleureux e enthousiaste ao Pre- saden et A sa suite. Le ministry de I'agri- cultore lses rendo hier a Legignan pour cl6turer le coacours agricole et rcmettre des rtiompemnse. 100 Dollars de recompense Cie des Pompiers Libres Mr Louis Joseph J:'i icr -.crdu dans ; t'uit du io coura';.: ,.cux porte-feuilles in1 cuir anglais, d'i:i ;, ed carrT chacun, Cours d'instrUCtion :ontenant des pipiert: nc p vetn -'r-- vir qu'A lui s-.u ct -i- dJ'..,: s. I po- tnct une recolmp 'ise d,. toiod.,l 1 ; or a;lm- 1,i.ste des pompiers qui doivent se prd- ric.:in, A qui .c, lui r.,p ,rteri 1o,. Grand- s.,'ter a la S.htalon .entrale durant la Rue. se t'. aine du t0( au 25 Jutillet t. tA h, -, to S T -J 0 ; U P H (AqNGLED)ES HUES ROU( YT ;1N tDIE-L'TAT. ) Serk'ica bion organis6.- A la oartte cul-inft P e Pikorax*rAIIAnz rki D Vini de Bordeat Lo vin ldo Ia inaisoti B fr~res de l',tieaux t< Mrkpp. OLPOLIN, I. ell face tie Ila (olil"guie Transatlantiqu e. 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MARTINO & FERRARI -* Avis L'lnspecteur en chef de Ia Police Administrative de la Capitale announce aux m6decins et aux particuliers qu'il detient en sas bureaux quelques vo- lumes de medecine et d'autres ouvra- ges anglais d6poses en ses bureaux lors des derniers incendies. Leo propri6taires soot pries de venir lea r6clamer contre recu. Blot t o; oo;v, JA(:4 ii, c ,raseiller. --- Julien :-a.k t It .ii\ mond. I.o-oikce St-Surin. 1.4ofce Si.,ede. soei-oflieiers.- A urle Bau- Du MAGA- duy, Auguste Toussaint, tkopold P~ierret, llovanclutix Bien-Aitud, Ciciron -- Repas I"Ieuriaii. Ilermann Chancy, Frd6- rique Champagne, FredcriqueCessent, F i- tu-ois Michlal, (eorges Magloire, 111v; 11111111o el a. Ant. [Ix j1o .1'iq I1I4', vIzcii 1- li un. j. allon .Julien, lxi ~ Cha e I'.\1.11:11A i, 3lkltiarde ,Ahellard, limml I Al(, !1iO11..*eLouis Chaurles. Lubee Cu/nnatdat, vhlc cle/ 1101t US i'll~t,1Juil let PW)-t~ 1vLe Commattdant,~rl A. de 1a1teiset C1 . !14.; 1. 1-1,e!4 di,,crt% but j itv-iititt S 4e'. ;dt-,p i timiii d'un char- ii)`:' .ii t cj l4Iie';t--t Son Sou- rire, Floramye, Vivitz, (h'.; 1,1mi 01,1 -,'lo ge1i i piill 1.#1 t1i-i~ttaite et alautine, dtie fi- Ii -4fl it'-( d'ait o oui'it ia grA- cr iste de. ; Ire5s, des boucIe9 d'o- Ie'llst qi -ii '(-toij rjie t tie leurs formes vaviif-e-, a11nemix the tiaintailles offrant 14 sv'smbole d'uiiniv ternenle jeunesse d'aintour, orgies de collieirs gracilet, de lourdes cijatnes massives, des cas- cades ('.filjcekisi tC d'or, (1 d rubis, d'6- nez'auidt4, tout vela fait tin coin de pard l-;dti 4 14i.1 itI.t miI A lde Matteis & Co wit ga1 ''i; la nostalgic d'art adri- i jtII (u ch clix t ijouitatit A tou- s (t-; t .itta va tes, les ob- ~t.-; frleiIu r.clamne ia Vie. lkmiit i '/uz #tix un as.ortiment I'rine ;I,rmI4I4 iichiv.,,.e, pour tous les ruIlt S et jiom (ii 1&' es bmirses. 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