|
![]() |
|
| UFDC Home |
myUFDC Home | Help | RSS
|
|
ALL ISSUES
CITATION
SEARCH
THUMBNAILS
MAP IT!
PAGE IMAGE
ZOOMABLE
|
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Full Citation | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
STANDARD VIEW
MARC VIEW
|
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Full Text | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
Deuxibmne Ann6e, No 344. PORT-AU-PRTNCE ( IIAYrI) Vendredi, 22 Mai 1908 J SQUOTIDIENf ^ABONNEMENTS : PORT-AU-PRINCE UN Mois. G. 1. DEPARTElNENTS TROIS MOIs. 3 ETRANGER........ TROIS Mois. 6 Lesmanuscrits ins6r6s ou non ne seront pas rendus -- ,I t I I I .60 .* DIRECTEUR : Cleriment M a lcoix'ey RItDACTION-ADMINISTRATION 45, RUE ROUX, 45. LE NUMI RO 10 CENTIMES Les abonnements parent du Ier et du 15 de chaque mois et sont payables d'avance pour tout ce qui concern 1'Administration du Journal, I I J' -- i .. Ill UnI Lilne 9le Ia SES AVA Pairmi les projects de loi d6pos6s tsemaine dirniere par le Gouvti- lment sur les bureaux des deux hambres, it en est un qui reclame, ise facon particulietrtre 'attention tAiqie parce qu'il est d'un inter&t intai considerable. On doit deviner e nous voulons parler de la deman- B faite par Monsieur Emile Blan- nard qa'on lui concede le droit de nDstituer une Compagnie qui se char- Bradecridr une flottille de commer- ,de nationality haitienne, compose 1:!0 une line coticre desservant 8 ports de la Republique sous pa- lion haltien ; 20 une ligne Antilles- ew-York; 3o une line New-Yoik- .tiiles-Europe sous pavilion Beige, liandais ou Anglai-;. !Nous n'avons pas a insister beau- oup pour que le lecteur le moins ertiet le moins rtflechi se pentIre s avantages incalculables que nous mmles appe6,s a tirer de cette crea- n. On n'a qu'a consider quelle af- Are d'Etat cela est actuellement pour province de communiquer avec la 4Pitale par la voie des Compagnies IbMteaux allemands, hollandais et Inais et, par centre, qu'on se rap- Siun pen le train commercial nota- lt linterp6netration auxquels don- Pent lieu nagu're, entire toutes les rtOes du Pays, les bateaux du Ser- ie acc6lre don't le fonctionnement iat pas cependant sans mdriter Sreproche. e Prt-au-'rince Saint-Marc, de broau-Prince & Miregodne, on' s'i- va ipresque. On communique S1peu r, uine ou deux fois par parfois et trop souvent, les OndegSmanquent et entire ces deux IDRt d aint-Marc et de Miragoane, s demand s'il y a d'autres isde transports maritimes que Iar rasardeux des petites barges itun de r d'autrefois qui poss- Sps ces etits bteaux et cou- es arguments de sel, de sarrsidur LArthur I J7I0RTE, 45, IR ue Roux on Bonne-Foi. clorrespondance plus suivie, une con- mi-agasin dc nouveautds divers objets repr&- naissance des rapports plus r6els scntant une valeur total de 65 francs. Jus- 1a'1 Ul qu'aie U...tre co-s places elios-im ines. que 1A, l'artaire n'otfre aucune particularity Cela tient certaine!nent, en grand c caractdristique. Pour sa defense. l'auteur parties au m )ins, a i'abhen;e de ser- de ce larcin allhgua qu'il 6tait dans une NT GES Ivice cabotier fonctionnant autour de i nistre noire et qu'il avait eti pousse au IN TAGES la ligne d s cotes. On ne peut pas vol par ue faim pressante. L'enquete revd- dire, en enl-t, que la cause en est Il la que ces assertions dtaient exactes. Mais seui marque de matiere changeable. ce n'est pas ccla non plus qui est excep- tafia et de provisions vivrieres A des-i Personne n'ignore ( ie les products. tionnel dans l'affaire en question. Les pau- tinalion de tel autre port de la c6:e de note sol sont varies a l'infini. Un vres diables rdduits A commettre des ddlits moins bien portag6 sur le rapport de point du territoire done des denr6es pour trouver leur subsistence ne sont plus la production de ces denrdes, dispa- superieures en quality a eux de tel rres. Mais ce qui n'est pas common, raft de plus en plus. LPs embarca- autre point et curtains terrains ont c'est que les mis6reux de cette sorte soient tions A -voiles-sont aujourd'hu2 posse- des products indiganes inconnus en docteurs en mddecine. dees e- pr" pre par les induslriels d'autres parties d'Haiti. Celui don't ii s'agit ici avait faith brillam- qui se chargent de convoyer eux-me- UIs sont bien rares ch-z naas les in- ient ses etudes A la Facult6 de Paris, ou mes leurs marchandises. Et il arri- dividus capable de connaitre, sGit I'on tenait ses capacitds en haute estime, ve ainsi que ces proprietaires, a. c e me comiiertnt, soit comtni- d- et il avait pass son doctorate avec une those des nmomentsde non production, d'in- gustateur, les dill',erentcs sortes dc fort remarqude. Mais il ne sutfit pas d',tre suffisance de cargaison ou biei lquand nos cafts et qui p-iive(it dresser a docteur, il itut encore manger tous les ils redoutent la mdvente par suite l'avance le tableau des cara',Ltristiques jours, ou A peu pros. Le hdros de cette d'une concurrence inopinde imnmobi- qui les distinguent. tris!e histoire avait conquis sans peine le lisent letits navires dans les rades de I Au cot:traire, au HA1ivre, Illambourg, bonnet carre : il prouva des difficulties in- leur domicile. La comrdiitication est ;'i Anmterdam mnme et A Naples, il- surmontabics A garner son pain. Iln'avaient do ce faith tota!emett suspendue. -orjt nomnbreux, les trafiquants en ca- pas de clients, ou bien c'etait ses clients II arrive minme que, par suite, des t' qui savent A coup stir, ononcer, 5 qui n'avaient pas de maladies. Et I'infortu- cultivateurs qui operent dans un la forme, a la couleur et l'aronme ne mddecin, ies poches pleines de parche- terroir propre a telle culture, devant brut ts-; feves, la provenance de tel mi'is, mais videos d'argent, en vint a cou- tous ces embiarras qu'ils dprouvent a cit; ii.riern. chcr sous les points et A voler pour ne pas A l'6coulement de leurs denrdes, en No-ils re uItus connaissons pas, par perir d'inanition. abandonnent la culture pours'adouner suite on ne Ibo.;i conn:Ait pas assez ou II serait a desirer que cette douloureuse A celle d'un produit qui soit plus ais6- on niot. conii;it tial au d-hors et venture obtint une large publicity et f~t ment changeable sur place. touted i vie nj.iionualc en soulfre. surtout connue des innombrables adoles- Certes, le mal est grand. Les consom- C'est a ce :,nl quo remedie la crda- cents qui se destinent aux carrieres libdra- mateurs locaux glissent a une sort de tioni d'une line de navigation haY- es. L'encombrement de ces carrieres ne resignation apathique. Ils usent de ;ienne. peut etre mieux illustrd que par un cas ce qu'lls ont sous la main et n'ont On doit remarquer que les avanta- comme celui-]l. A l'heure qu'il est le aucune ardeur a aller chercher pini- gos qui vont d&couler pour nous de point de saturation est depuis longtemps blement au dehors des necessites qui cette foundation tile sout commerciaux. atteint : la France a trop d'avocats, trop manqueLt chez eux. fiscau.., politiques, et qu'ils rdaliseront de medecins, trop de professeurs. Elle ne Les choses sont A ce point qu e e en outre, une salutaire amelioration sait plus que faire de ceux que les uni- Service de cabotage existant dans nos des relations sociales. versites continent A lui fabriquer en mas- bureaux d'administration, en d6pit Nous allows passer ces avant'ges se chaque ann6e. Elle ne peut plus rien de son importance theorique, est forcd- en revup. pour eux. Ceux qui n'ont pas de ressour- ment ndglig6 par les chefs d'admi- ces personnelles ou un talent absolument nistration et semble devoir devenir hours line sont destinds pour la plupart A de plus en plus un rouage sans fone- U N DOCTEUR l'existence la plus prdcaire. Ils courront tion. lUU L le risque de mourir de faim et, s'ils ont Existent-elles, les grades maisons ME T E FAbeaucoup de chance, arriveront tout au 6trangbres qui, 6tab!ies sur une place Qu MEUT DE FAIM plus A vwgdter chichement. principal d'Haiti,possedent un rayon- Le grand tort du malheureux tributaire nement d'affaires embrassant tous les Le journal Temps se livre aux ameres de la correctionnelle don't nous parlons a points producteurs du pays ? II est rflexions que voici :e de s'obstiner A chercher fortune A Pa- peut-6tre A croire, qu'entre telle mai- ris. Tandis qu'il y a pldthore de m6decins son de commission de Paris, du Ha- Le Tribunal correctionnel de la Seine a A Paris, les campagnes en manquent dans vre, de New-York, de Hambourg ou eu a juger, hier, un prevcnu d'une espece plusieurs regions de la France. En allant de Manchester et 1'ensemble des pla- peu banale. Cet home avait &td arretd s'installer dans quelque lointain village, ce ces commercials d'Halti, il y a une comme ii venait de voler dans un grand' garion aurait certainement rdussi A vivre. Ii 6 _- ,IIIY~C~e~SL-j~ Il~-Y ~ -N~F~3i~'illljpiU5~p~i~?i~~j~-~cl+~ W~"P-~ ~C~PU3~BI, o -- Ir ~ -- I _~ ______ Ong - II rm- ._lpn.-- I rus r --- ----~ ~L I -- gcel~ sssr ----p;rranE_-iLMl~fiIrn~Y~CIZ~_C~~er -fi ---I- I Mais ce n'dtait pas cela qu'il avait rev6 ! Ce n'etait pas la p ine d avoir brillt A Ia soutenance de these et d'avoir reqa des fi- licitations du jury pour s'cnterrr dans quelque trou chez dos payvans igoran's ! La fureur de se lancr dns ls; ca riL-es libdrales se double tout natrellement de la rage de vivre A Paris. Ce sont Ics deux faces de la meme ambition. Eh bikn au- jourd'hui, ponr les trois quarts d. cenx qui la concoivent, cctte ambition est ioli- pure. La France a b:soin de comm:cr -nts, d'industriels, d'agriculteu;s, de colons. Elle n'a n'a as besoin de lic'-ncids ni de doc- ,teurs. Ille en est pourvue surabondam- ment. A vouloir luttex centre les faits on ne peut que se briser. Puissent les jeunes gens--eti-eurs families se pdnktrer de ces vdrites si impqorant(s pour le bonheur des individus et la prosperity du pays. LES DRAMES DE LA MISERE POUR L'Administration Communale Jacmel, 3 Mai 1908. Par suite de ih longue sdclicrcssc die l'annde derni&re, qui comnproi:iit enti:rc- ment les recoltes de products alimrentaircs, il regne depuis trois nois au moins une disette affreuse dans les campaigns de l'ar- rondissement de Jacmel. Qie dis-je, la fi- mine y sevit avec une intensity inou'e : les pauvres gens meurent d'inaniiion et de misere. C'est une calamity qui done une vague idde de ce que durent etre dans le passe ces famines dont l'histoire nous a transmis l'horrible souvenir. De tous les districts, le plus tprouv6 a &t6 la section rurale de la Montagne, com- mune de Jacinel. LA se sont passes des scenes qui font fremir. Apres avoir d6vo- rd tout ce qui pouvait souvenir une mise- rable existence, jusqu'aux maigrcs racines de patates, les malheureux habitants se sont nourris d'oranges tiures... Et ils mou- raient en masse : deux, trois, quatre indi- vidus quelque fois en un jour dans une m&me habitation. L'un de ces famdllques que je vis en ville, il y a environ quinze ours, me ra- contait que davis une habitation voisine de lasienne un malheureux, mind par la faim, affaibli, 6macid, s'en alla par lts champs, glanant A pine quelques racines de pata- tes. A son retour, il al!uma du fcu dans sa cuisine ; mais ii n'cut pas mntimne le temps deboucancr ses racines de plates ; la faiblesse le vainquit, il tomba d .ns le foyer, se brula et mourut Et ce n'est que deux ou trois jours apres que l'odeur et 1'aboiement des chiens attir&rent sur les lieux lesvoisins qui reculhrent d'dpouvante devant I'horrible spectacle. Ce matheureux 6tait seul ; toutes les autres personnel de l'habitation avaient dmigr6, chassdes par la disette insupportable. Un autre me disait, I'autre jour, qu'il avatt pass trois jours chez lui ne pregnant qu'un peu de th6 de feuilles de corossolier. Enfin A bout, il dut gagner la ville pour y chercher un peu de subsistence. De fait, la majeure parties des cultiva- teurs de la section de la Montagne de Jac- mel ont 6migrd ailleurs, dans les commu- nessavoisinantes : LUogane, Petit-Goave, Grand-Goave. II y en a qui sont all6s a l'Arcahaie et d'autres jusqu'A la Gonive. Si nos intmressants campagnards out tant a souffrir maintenant de la disette,- s'ils subissent ces cruelles 6preuves don't nous n'avons donn Squ'une bien pale idee, its le doivent, disons-le tout de suite, -- au- tant aux ph6nomenes naturels, A la seche- ruse, qou' leur impr6voyance, Dans les bones ainnes, dans les annees d'abondance, ils ne font que gaspiller, fai- re bombance et jouir inconsidremrent des biens du present sans pc -ser i I'avenir. Ce sont des bamboches intermnnables, des fEstins de Gamache. Tout est pretexte a rdjouissanccs inu'ilement dispcndieuses, - dcpuis la cueillette du cita jucqu'a:lx lois ct aux m:,).ts qui dn mand, nt : mnang'r ..... Ei' ce people a b-soin d'etre dirig6, d'etre dclivrd dc ,es superstitions grossieres . II lfudra t surtout un autre Joseph pour le mt ttre en garden centre les vaches imaigres sur\ant :oujours de pros les vaches grasses qu'il ne f.,ut jamais, par consequent, d'vo- rer cntitrement .Et l'on constate ain- si avec pine que le sens de l'dpargne ne s'est pas encore manifesto chez nos pay- sans qui sont rests imprbvoyants come de grands enfants .. * Ayant donctout consomme dans les bon- nes anndes, il ne leur est rien rested, quand la disette est venue, pour subsister... jusqu'a la saison nouvelle. A prs avoir tout vendu mteme le chien de garden et le chat de la maison,-- aprts avo:r tout dpuis6, tout mang4, mime les oranges slrcs ct les racines des arbres, its ont commence le lamentable exode vers la ville hospitaliere Et c'est piti6 de les voir passer dans nos rues, haves, dichar- nds ; les uns, vdritables squelettes vivants, d'autres couverts de places, d'ulcres, ex- hibant aux meres ahuries les plus affreuses infirmites .. Is viennent, encombrant nos places pu- bliques, surto :t le march, les abords de i'Eglise, les galleries, particulibrement le soir, aggravant les conditions dejA si pi- toyables de I'hygine iublique dans notre ville qui, depuis quelque temps, est d'une malpropret6 qui en fait, un cloaque, un veritable foyer d'infection . grce A la solliciturde communal !... C'est come une invasion malsaine que cette foule ie truands, fuyant les campa- gnes dcsolees, emplissant la ville de leur prcsse grouillante . Et la charity publique, s'epuisant en vain A soulager ces mis6reux, n'en peut mais... Evidetrment, parmi ces malheureux pouss6s par la famine, beaucoup ont dfu vo- Icr dans les campagnes pour vivre. Comn- bien ont ctC estroprids ou tuds sous le bA- ton ? D'autres, en grand nombre, ont &dt pris, amen6s en ville comme voleurs, et &erouds a la prison, oh ils sont encore plus strs de mourir de faim. Et quelle prison ? J'ai parld de cloaque immonde, repoussant ; s'il en existe un de rpugn'ant et de dangereux au monde, c'est assurdment notre prison,- pour la rd- paration de laquelle le Gouvernement a pour ant dcpenst naguere ( r.5oo )Quinze cents gourdes !.. Parmi ces mendiants qui encombrent nos rues, nos places, nos galleries et notre prison, -la mortality est naturellement ef- frayante. Ils meurent comme des mou- ches; on les enterre comme des chiens. * C'est ici qu'il m'incombe le devoir de signaler un autre danger. Pour enterrer ces cadavres qui sont decidement trop nom- breux, on creuse A peine des fosses. Deja des gens du quarter de St-Cyr se plaignent des odeurs que leur apporte parfois.. la brise caressante. Et comment procede-t-on a ces inhumations ? Outre les trous, qu'on ne fait que gratter, le corps est enroulk dans les haillons et la natte qui ont servi de couche aux malheureux ; la tate d'un c6':, les pieds de l'autre ddpassent la lon- gueur de la natte et, en cet etat, au grand scandal de la population, deux homes transportent le mort au cimetiere... oi ii est jets, sans autre cer&monie, dans la fos- se A peinc creusee... Le pretre, 1'Cglise, on n'y pense pas ; ce n'est pas fait pour Lazare !... Le rer Mai, i 4 heures de l'apres-midi, - je vis passer un tomberau de la Com- mune dans lecqitl taait un cadayre d'hom- me enrould dons une natte... Cinq minu- tes apres le tombercan revenait vide. In- trigu" je demandai au conducteur : Qu'a- vez vous fait du cadavre ? -Je l'ai rcmis au cimcti&re, nie rdpon- dit-il. J'insistai tpor savor siae cad vre avait 6-t cnterr.r cet j aippris que Je cadavg avait r6t d6pose A teire,, alors qu'on creu- salt la fosse a c6td... Ainsi procede l'administraiion commu- na!e. II est impossible de faire plus que cela fi de l'hygiene publique. Cette admi- nisnation aurait du avoir, en vdrit6, un peu plus de pudeur !... Pourtant au Budget communal ii y a un chapitre de depcnses p;:vu sous la rubri- que : Service d'indiicn.ne.... Pourquoi ne pas p nser plus sbrieuse- ment au danger qui nous menace, come une autre cp e d Damocles, et que crdent pour la population ces inhumations ind6- Ccntes, hAtives et incomplete ?.... C'est au march en fer que la grande majority dcs indigents a 6lu domicile et pris leur qua ticr-general. Les families qui habitent le caring du march s'en plaignent hautemcnt. Car ce march, qui pcut riva- liser avec la Piison coimme foyer d'infec- tiod et de puanteur, etait ddjA assez d6goui- tant sans avoir besoin du surcroit de sale- tis qu'y deposent nos indigents. Et pourtant a propos du mirchd, il y a une taxes sp6ciale de deux ou trois centi- mes que la Commune a 6tablie sur tous ceux qui y ve dent et meme sur les cam- pagnards qui y talent leurs products dans les rues ayoisinantes; et cette taxe, dit-on, est specialement affected au ne.toyage du marche... qui ne cesse de tenir le record de la salet6. Tenez, l'autre jour, j'ai constate un fait curieux au sujet de la perception de cette taxes. C'6tait dans la Rue Valliere. Une pauvre femme venait d'arriver avec dans son panier quelques cayemittes, A peu pres une douzaine. C'est tout ce qu'elle appor- tait ; elle cst .r. miserable et un plus for- tund lui en avail fait cadeau. Un agent de la police communal se prdsente inconti- nent et r&clame !a taxes pour le nettoyage A la pauvre temme qui venait d'etaler ses cayemittes. Elle ne put payer la taxe, n'a yant pour tout bien que ses cayemittes qu'elle n'avait pas encore vendues. Que fit 1homme de police ? ii saisit les cayemit- tes et s'en alla avec. Et la pauvre femme dut, en se lamentant, retourner dans son logis, d6sespirde et mourante de faim et de fatigue... Mais le march en fer ne fut fut pas mieux nettoye pour cela. En some, nous estimons que notre 6dilit6, qui a charge d'Ames, a un r6le 6nergique et bienfaisant A remplir aux di- vers points de vue que nous venous de si- gnaler. On ne cesse de se demander com- ment on ne peut administrer passablment une ville come Jacmel avec un budget de pres de Trente mille gourdes. Que nos ddiles veillent, pour preserver la population d'une epid6mie, surtout par les chaleurs caniculaires qui arrivent, qui sont djAi artivees. RoD ALEXANDRE. Avis postal La Direction Gendrale des Postes pre- vient le public et le commerce qu'il ne se- ra point delivrd de correpondances dans les guichets A un employee ou a un particulier qui ne serait pas muni d'une carte on d'une autorisation sp&iale portant la i ture de I'intdresd pour rtclamersesc respondances, ce, en vue de pr~veni d'6viter les reclamations U observation la pait des destinataires. Port-au-Prince, le 22 Mai 1908 .T RENSEIGNEMENTS METTFOROLOGIQUE Obseyrva.toire DU ,EMINAIRE COLLEGE St-MARTItl JD 2M JEUDI 21 MAI Barcrnere A midi *minimum Fe ar-iprature maximum ,moyenne 762,5tp 224 diune 32"1~ Ciel tres nuageux le martin ; couver'th pres-midi. Quelques coups de tonnerre 1 i hlj; du soir ; petite pluie a 2 h. 30 m. Orl; et pluice 7 h. : 5,8'"/. Le baromktre est e hausse. R. BALTENWECK .Mort de M. Ludovic Hal6v On announce la more de M. LudovicH1 Idvy, le celebre auteur dramatique et mancier. Le ddfunt, n6 le rer juillet 8ji 6tait membre de I'Acad&nie fran,!s.. Parmi les ceuvres dramatiques qui reai rent si justemeat celebre le nom deM.I dovic Hal6vy, on cite les libretti de,. c Belle Hdlene s, de < Barbe Bleuet < ILa Grande Duchesse de Gerolsteinia c La Pcrichole v don't la musique fatk k te par le non moins c4l&bre Jacques L fenbach. Ce!ui de ses romans quiobtiStt plus grand success tut a 1'Abb6 Constaatinl fut tire a plus de 50.000o exenmplaires. i Famille Cardinal ) ct bon nombre d'i tres de ses oeuvres ne firent qu'ajoutert reputation. Liste de souscription e04 veur des pauvres de 1'HOi St Vincent de Paul ( 5ois de Mars) J. D6jardi,. Th Luders io; Aug. rendts to ; Gerlach ro ; C Lyon- Co o ; G Keitel et C 1o; F. Herr et C- o ; Or o Bieber et Co Io; Ll gundonk to ; Simmonds frtres 1o;B~ que Nationale d'Haiti 25 ;LouislLo-1 Gaston Revest 5 ; J Laville s; A. L0 derique ; Paul Painson 5; Hepplet, F. Coupet ; Roux et CO 5; . 5 W. Pohlman 5 ; A. Lagojonn i e Matteis ; Philippe Carlstroem 5i seph Nadal 5 ; Henri Brisson z i. pinose 5 ; Ernest Dalencourt 5 A. joint ; Chs Fatton 2 ; Le NoaellV Iomnt h to-- Mme Lag0oannis Robert Nort Io; M S e Lagoaf I;o ami ( Baptiste) i ; E.Sem CT en. Maria Riob i ; U- amt(Cs C J A. L. Guerin et N. Thomoet Chateaublond 3 ; L- PeVelooX Jaccoux 2 ; E. Dereix 5; Vve Rao i tiste I ; E. Robelin 5 Phie D. t ; Chs Gautier 5; C.. Cb . Polynice 2; Albert L6gitimte ,5 Polynice .Montfleury val r ;. E. Oriol. 3 Mo, "fle FY.l G. et C. R6gnier 3oMme.;., L' action de france to; Mm Alfred *5; M. et Mlne .eorg "" 5 ; R. Heartelou ,S" . Tribunal Civil Adiaavi du 21 Mai 9go8 Sbunal sojs la prbsidence du juge lndesti,,n assist, du Substitut Montas tendu I affaire suivante : .Valdrine Hector centre les consorts j .gmenl est rendu audience tenant Sla nouvelle oi ( dite lot Laleau ). Celui qui condamne le sieur Vincent 'uf signifier ses conclusions du fond vicr pcio:o et compense les depens. Puis le siege est leva. D66Su la douler de D~ces p. Paul Laraque a u la douleur de re son fils .Antoine Flix, decddd hier bheures du soir. L'enterrement aura ces aprs-midi. Maison mortuaire: hrou, en face du Petit S6minaire. los condolences. lOielles Elrangeres )erni res D pBches O.DRES. 20.- Le premier ministre, iM. 1uith, a diL aujourd'hui A une d6cdga- idessuffrage'tes anglaises, que I itn.n- adu gouvernement ctait de proposer iforme des lois electorales et que si un endement en faveur du suffrage des inmes tait present,, il ne s'opposeiait ; son adoption. Ams20.- La France a accept l'invita- a qui lui a 6et envoyee par le gouver- t des Etats-Unis de se faire repr6senter Congress International de la tuber- ose, qui se runira A Washington en sep- ebr prochain. ~eAmSNGTOX 20. M. Thomas F. Mouf- :-consul des Etats-Unis a Laguayra ~boela,) qui en raison de la fermetu- de ce port, n'a pu en sortir, va &tre em- rqu6 par la cannonniere Paducah *. deppanement de la marine a donned 1'or- e au commandant du a Paducah de se adre i Puerto Cabello et d'y corres- Odre avec Monsieur Mouffatt, par tt- graphe. II devra inviter ce consul a se odre avec une petite embarcation A trois illesdu port de Laguayra ou le Paducah itendra.Aussit6t apres son embarquement ttecanonnitre se rendra a Guaananamo. NNwYouK2.--On se montre fort con- id dans l'entourage du Sultan Abd El zdisent des correspondantsdu Maroc, de complaisance avec laquelle certain jour- "allemands accueillirent les dclara- ns des emmissaires de Mou!ai Hafid ten- UItirepresenter celui-ci comme un ami el'Europe et des retormes On fait obser- Sque Moulai Hafid a 6t6 proclaim= A lkech et1 Fez come sultan de la erre sainte. Lacte de sa proclamation le dit expti :"rent et Fez on lui a impose un pro- iammenettement xenophobe don't I'une des buses disait que l'accs des villes de I'in Irieurdoittre interdit auxeuropeens. Ceux- t ourraient habiter que les villes du Ira et devraient etre parques dans des lUiers speciux. Moulai-Hafid, s'il tri- mphait serait forcdment prisonnier de pt tout au moins de ce programme. t~t anarchique du pays fait d'ailleurs o tre partt des ch6r.fs ambitieux qui enat ia moindre defaillance de Moulai- d.cupeur le d~noncer come incapable Selcs p programme et pour essayer p P Pataner. SIs2 .-- Rente: 96.82 itaa "bre continue aujourd'hui la dis- anain. a imp6t sur le revenue. Une vriers des arsenaux de guerre au sujet du 'icenciement de dix-sept cents ouv:ir"i. Une delegation ouvriere s'est rend- .:iu Palais Bourbon aujourd'hui et fut r, e par les membres des groups des talf's- se'nents indus'riels. .;L'tit du vic.-ami:al.Besson, prefct in).-- r tme de Che bo:-rg le pl. c au cadre cde reserve. Le gndral Fabre, frappe dernicrcn i n d'une attaque d'apoplexie aux manimeu vc.-, tst decde6. ANvERS 21. L'txpress d'Anvers ties- copa ce matin A Contich un train de pa;- sagers qui se trouvait gar, sur une voie la:6rale. On estime A cinquante le noinbre des morts et a 1oo celui des bLss's. 28 morts et 79 b!essds ont &te retires des de- bris. 3 des blesses sont morts depuis. LONRES 21.- Des suffragettes firent ce martin une demonstration devant la resi- dence du premier ministry M. Asquith. Six d'entreelles furent arreties et condam- n6es A des peines variant entire une senmai- ne et un nois de prison. ST-PLTEESBOURG. 17 membres de la Douma condamnis A 3 mois de prison pour avoir sign le manifesto de Viborg, se sont constituds prisonniers ce martin. Les au:ris signataires ont 6t6 emprisonn6s d.n; les maisons d arr-e de leurs districts resp, ctfs. S I.A.-- Les montagnards mahometans opposent une vive resistance A la pdnetra- tion de la colonne anglaise dirrigee centre eux. BOGOTA. Le Pr6sident Reyes est ren- tr6 aujourd'hui de son voyage sur les c6- tes colombiennes de l'Atlantique. i -- i- ii ^ Ii- i -i LE TRIBUNAL DE COMMERCE Par son jugem'nt en date du dix- neuf Mai courant, le Tiibunel de Com- merce de Port-au-Prince a d6clarA en 6tat de faillite les sieurs A. et B. Sada et en a fixed" I'ouverture A la date du douze Mai. Par le meme jugement, Monsieur Alir Roy, juge de notre Tri- bunal a kte nomme commissaire et Monsieur Alexis Menos, Agent provi- soire de la dite faillite. L'apposition des cells sur les ma- gasins, comptoirs, etc, tc des faillis et l- d0p6t de leur personae dins la maison d'arret pour dettN'de commer- ce ont 6td aussi ordonns Le present extrait a e4t affich6 dans la salle d'audience du Tribunal par 'e greffier soassign6 en execution de l'ar- ticle 454 du code de commerce. Port-au-Prince, le 20 Mai 1908 A SINE CAL, Greffier Lig e ollandaise Le steamer a Prins Willem I venant du sud et de St Marc sera ici samedi matin le 23 courant. II reparti- ra a midi directenen' pour New-York. Porltau-Prince, le -22 Mai 1908 GERLACH & Co, Agents. KOLA DE KINGSTON MAONISH'S KOLA PURE MACNISH'S IRON BREW a En Vente chez Catinat Fouchard "CE pmw! Alo 10% own me! Produits lygiplniqles poour la Toilette m AiRecommand6es pour ' R E I BhIRCIR, iDOUCIR SPOsRE lHL vOUVI ITER voNr g i, UA du viiage e-t do - sI r 59, r-bou rtln. PAM 11 m -etac er Ic6 ImltotlonA I CF L 513 .. Cb adoucit l'6piderme auquel elle Sdoriue une souplesse et un ve- LA lout6 incomparable en lui com- Srnmuniquant son ddlicieux par- fum. Elle conserve 1' clat et la fraicthur du t 'i:t, car clle est souveraine contre. le !ile, les pi.lirres d,(insectes et les eruptions de la peau. sans bisn.iitii, invisible, adhe- c:te, inimpl)able, pr4par6e LA )sp6cialnemcnt pour les person- ;0 qiui veulent avoir un teint i proc i.bic ; ti'::; ;.:i s::o voelot' ', contriibu 5f fire d'elle, ia Favoriohl o1) 1 .';-sd Ia Favorite ou "l',_e. 5 :;, de Cremne Simon, L p ars; :.!onI los principes LEs, iu .- ;' ,,uiictx de I'hygiane ,_ 1":_ certai- n degri toute s ls ialitis ,u .;l',i ; ts et i irs r i, do la (Crei:nr e Siion ; il est particul ieemenl l'.e! IcOLmalide pour la T'oiit!c d-s enfa;mit et pour les, dames don't la paeu eJlt dji3icat-e. Agence G6ndrale et D6p6t pour Haiti .. lan MI6topole MA.ISON JULES LAVILLE 9 ;, Rie dtL Maga.sin de 'Etat, 93 ETUDE DE Me Charles i illery NOTAIIRE FUBLIO 53, Rue d Port oa PaLc'c, 5.3 Heures : 8 rnidi et ns A 5hs Archives dc Mes. MiAion, S ,rvinccnit (:a;r- r6, P. Fredtriquc, Soliagcs ct Hoscinond. __j -l ir" '-*^ =.=- ..--- a' ?- On deIma (I (1' A acheter un )bus sci bon e1:tt. Pourles conditions, 'adnsit .er alix but caux ddu 3ialin. Au( dernier cri! F' BRICAT!ON DE CHAUSSURES D. FERRA RI A l'honneur dr'nnnrncr a t s norr- br(-ux clients de la CGiti;.le (t de la proviL ce qul'i vient d s: ;r ansf6rere d. la Pue desFronts Forts, avec son m eie stock de chaussires, d la GCrand'Ifue au No 153 avec l'inscript:oni ci-dessus.. Les clients seront toujours servis dans les memes conditions ; c'est-A- dire avec les 5 o/o d'escompte sur la vente en gros ; sans oublier lis me- mes soins et la mnme exac itude. La Maison se charge tonjours tic fai- re prendre les mesires A domicil.-. ur iorn erieNouvelle B 143, GRAND'RTITE, 143 POFRT-AU-PRINCE CHAUSSURES EN TOUS GENRES EN DEPOT, PO;UR LA VENTED EN GROS ET DETAIL. Execution prompted des commands, tant ici qu'en Province. Forms a homes ; 6legantes et ra- tionnelles. C(lhaussures le (nmoI ( I)ernidre mo- de de Paris ) et le plus commode : chaussures po r enifants confection- n6e, avec d&-s Peaj.i de routes nuances d'une selection et duree irreprocha- bles, A des prix avantageux. Cirages, p.tes et liquides Pour chaussures d' toules nuances. FE 1- I IL ELGEANCE CORDONNERIE. 42, Rae des Fronts-Forts. CHAUSSURES EN DEP6T,POUR LA VENTED Promptitude et soin aux comman- des tant ici qu'en province. Chaussures de Dame forme et tra- vail tonjours tout ce qu'il y a de plus nouve;a:.;x. E-Xo tel-IT.estaeurazxt Formnes am6ricaine et francaise pour ST-JOSEPH Messieurs ; l6gantes et commodes. ( ANGLEDES UES ROUX ET DU MAGA- r le enfaitse plA I'avec. SIN DE L'ETAT. ) Travail solide execut6 avec Service bien organis.- Repas des peaax de premi6remarque. A la carte. cuisine e celenra Assurance de grand rabais. PPRoPRItTArM.* Josr.'a ODESRf FVIIt E PAtes, Cirages et Liquidle .ce rbgne parmi les ou-, C L ___ Rue dtu Centre TANNERIE CO'NUNENT All DIE Port -aa-Pri i ce PREPARATIONS DES PEAUX DE VINGT-QGATRE (24) COULEUfRS. CAPAciTI Urta)0 I' IKAUX lAIi JOU'R P RIX 1)E S G.H AUMSS -111? WfMME S UIT7 Chevreau glacd,; Boutonn6, et Lace. pouAr 1?cm-tes, et Dames 10 ( 1Dix ddi.-) S < Recommandde 10 (Dix gdes.) a Recommandie 12 (dcuze gdes) . 6 six ( gdes) AL XIE I Etes-vous surmen6, fatigue, bouqu6 D ? Ne vous sentez-vous plus l'snergie, do volont, de vigueur ? ? Manquez-vous (i'app6tit ? ? ? Ce nouveau m6dicamrnt lpr(conis6 par les; so:n-mitts in'dicales du monde entier n'a jamais cu d'insuiccss. Les maladies dui Foie, lo Dia l)!.te,'la (;oitto, 1'l Eczina, le Rhiimnatisr e. soIt gu6ris par son emploi. Jamais d'insucc~s Se vend dans toutes les Pharmacies D6p6t G6n6ral : Alb. DESMARQUETS 21, RUE ROUX-- PORT-AU-PRINCE COMMUNION Mousseline, Nansouck, Couronn6s, Voile, Aumoni.res, Bas, Gants, Livres et chapelets, Rubans. A 1'Ange CGardien " Specialite de Deuil 98 RUE DU RESERVOIR, 98. PORT-A U-PRIN:CE' Redaction du "Matin" Offre d seslecteurs les Trois Volumes DE EDMOND DEMOLINS Au prix de Librairie Francs 3.50 ou P. 0.70 or. A-t-on int6r6t s'emparer du Pouvoir A quoi tient la sup6riorite des Anglo-Saxons.- L'Education Nouvelle EN VRNTA A L'IMPRIMERIE DU Martin. Joseph Nadal PORT-AU-PRINCE AGENT POUR HAiTI DE JOHN SIMMONS COMPANY NEW-YORK U. S. A. FABRICANT DE TUYAUX EN FER AT ACCESSOIRES COMPLETE. La Maison d'Importation O rest Bealloxni Port-au-Prince 40, RUE BONNE-FOI, 40. Annonce a ses noimbrux clients qu'elle s'cst nouvellement assortie d'Iune grande (quliitit6 de (Capeaux pour hornmes en tous genres, forces Panama, (C notiers. Tous les chapoaux portent l'adros- so de la naison. VENTE EN GROS EE N DETAIL BIBELOTS de tous genres en bron- ze et en cristal; Grands assortiments de LAMPES ot de PENDULES de tons genres; de Buou- TERIE, de LUNETTES et d'AnGENTERIE de la Maison Christofle. Beaux cadeaux de fiancailles. Grands assortimcnts de Pots d fleurs. -- --- ~ - Panamas !... El gants, solides, arrives par le < Montrdal 0. Chtez M11 LEONIDE SOLAGES. Rue des Fronts-Forts. BIERE L. BIVRE L. La meimleiire, ia plus avalitageuse est cell. deis GRANDFS IMI1ASSERIES BEUNJES DI-' MAXII.VJLLE Socic'ibf cil opii (Ior'? ..'*') .0OO! fc. s C:~ello ili~r cz('. in ivn Ic, Bruni r.' ou Blonde en -:-atss do ,d J litics. Oil. la 1 oitrv a t ; a ,;ix de(),( I dollars I t cai.:;;, dc 21, litres oil. au. dl~htil. Chez L. de Gassion, A COTA DE INIDAM9I a. SERRE Et au Bar de la Poste, GRAND'RUE Vis-d-vis la Poste A Vendre Alcohol dr pUis 90 dk-gci 6s et Taria, 20 I 'oic~eI ,riI ui~t f~is-teuir. E~xploiration Couistard, Potr et 'Mer- ceron. : Iivraisc (ilen cl grndr, qoantit6. S''A bLSEA Witty fr~res SI~i;Ls ANlSA.j R-riEsLEN'rANTS 2',i, diuK( _s cs 6s, 2. LA ()Ili troo t t jdit pain. le plus 1.gt-r, C'estiI n Pil1Ibu.:--y's IBest 4E l,1 Pi lsb-uri FVaA X flour ~ils Co,- Milnnit~aposf i M:T-~3. D6tijosf~i~qie B1oiuunlus D i 'm ost W tiequl, Rotnu t lt isi dutriel, Ibijl6mi- e, i l' dI 1, i:f. ti;l U ni- verselle dc Saibia-Louis ( l'ats Unis d'Arniriquc) AnnotlCe S : cII t ant A Purt- an Pu-~ :cOuo datii: lis autrob locali- t&g, q-t'il a transfit- sa maison de comrmnrce- sisA ci-d cvi't 1'avenue St-AMartin, A I u p!hcun ranid- flue ) halle*No 38, non 1loin do )a ga- re du Nord. Chape~aniix CI:li co~, 111 PAILLE DE PORTO-RICO ACCO1JNEZ C(IIEZ ti'.' 1 vie;it ave le co. Jon A i'sF.'rE.- TAIIIi l rmqb p A C TE f"If A R 1"o Saion de Goirp.', e du Louvre Pour tous kis ot poui t'utes les bor-r-,.is.f 5 'U ., \' r F. '3PliNES, Diricri p13 ihr$ ;.~ '-i'? t i; US -i S de Pap o, c;'~i!ote pour 'I 2 "~;i;,~i,~ ecosana do W hcuc IuBrelvm--n, t A sa clietie a beite c'&!cction ic C oupes de casiz4 de gileto de fantaisie et de piqu d, t,-T-t3 bemtlt,6, Sp-ciahvf6 de COstlumes de na ces. Coupets Franraisc, Auglaise l.d ia derni~cc rtctjoS I,- raa3 on CCnI'hctlionme ,;is dies 2cs 4cf ji tuicposa, Plhabits cart Ei~iL~ OCOF]IT ( 1,s r p: ani c d2 Frbl i i nts de mn ch',j a OA l coln ( Ic r j er et Vhe. C I ~ ~.i1 OYI "(Io Nev \-Yolk. Inefl~: ~1 I 'II At l n0ain d'i8 1,(,II n J'S~dh rnie, 11 M;~l- 1008.i ( ler Dr. John Seetiusingli F'iploni6 du New\-Yoik hIistitut d Djiplorn dt Pil-ae!phc OpticalCoit igo, Menibre dipl6rri6 c u Ailmini Asili atiori, Mcnibre dd Psycholo pical Scd~ do New-York, M.oimnbr'e du iiIvgieiiic Institut L MNe~vYor, dri IfaIlia Lop's JiinL t cIln!c, doe F['I nd0. L, J r Scelulsiagh offrc ses .r E Jpro/es.,flLl.s au public d'lloiti. DUE DES PHI LOc; OP TE .-- JLBUlIl Fabricar .t de chaus rs La Afautufacturo a tol)Cc)iVjs eat p6t mn g "-11'A stock,- poLir ia vVA Orl gros o6 'd~aiI,-- do (aUS1fssuress tous genres pour HjOMMENIS, Piif~SMM S, ]E~AE;tS Les coimmandes dos covnnefaafli do 'Fint~rieur pourront 6tr' el'ixg"Mi dans tuno sseaia, peu pr-s. 23, rue des Fronts-Forts, 23 Port r ti:h-P J~iCI { I~A1"I Verni et couleurs: POUR ENFATs: . ALEIIIE I ARTICLES POUR48 tre ~m~u~3 i-~:it~.~--f-~SiV*C; id |
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| MILLISECOND | CLASS.METHOD | MESSAGE |
|---|---|---|
| 0 | sobekcm_page_globals.constructor | |
| 0 | sobekcm_page_globals.constructor | Application State validated or built |
| 0 | sobekcm_database.verify_item_lookup_object | |
| 0 | sobekcm_page_globals.constructor | Navigation Object created from URI query string |
| 0 | sobekcm_database.verify_item_lookup_object | |
| 0 | sobekcm_page_globals.display_item | Retrieving item or group information |
| 0 | sobekcm_page_globals.get_entire_collection_hierarchy | Retrieving hierarchy information |
| 0 | sobekcm_assistant.get_entire_collection_hierarchy | |
| 0 | cached_data_manager.retrieve_item_aggregation | |
| 0 | cached_data_manager.retrieve_item_aggregation | Found item aggregation on local cache |
| 0 | item_aggregation_builder.get_item_aggregation | Found 'all' item aggregation in cache |
| 0 | system.web.ui.page.page_load (ufdc.page_load) | |
| 0 | sobekcm_page_globals.constructor.on_page_load | |
| 0 | html_echo_mainwriter.add_style_references | Adding style references to HTML |
| 0 | html_echo_mainwriter.add_text_to_page | Reading the text from the file and echoing back to the output stream |
| 28 | html_echo_mainwriter.add_text_to_page | Finished reading and writing the file |