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MERCREDI, 29 JANVIZ3R 1901 a . QUOTIDIEN ABONKIKINTS: DMaMW A: LE NUM*9RO 10 CmnTImn. PA1it mois Una Gourde DAVARICE 4M6='e3mit Magrm, Los a annmenu patent do in. at do x do chaqu DUPART5M3WTo & IT2"Qra= ; RtDACTIONZADuNISTRATIO4N moist et mnat payles d'ayscs wrais do pmf o em u.s45v Rum ROUI, 45- leg saucri usI ou m e.tpMI. P I _dJ a_ A A r 4- SR- _Roxn _ Pour tout Ce qul aaoosorf 1' rlrmiyrftration 4u Jourunl, s'adresser B Monsieur ALrthur ISIDORE, dI Rue Rtoux 03 Donne-Foi. NOS CHEMINS DE FER COMMENtff S CREENT L1S ETATS J1 me demand s'il est bien ndces- saire de persuader ia Compagnie P. C. S. que la prosp6ritd de l'entreprise. est solidairement liee A celle meme du pays,- sans m'exposer au repro- che d'enfoncer une porte toute ouver- te<. Car d(1j, je vois que les princi- patx actioinaires de cette entreprise s' c-,upnt de travaux 6minemmenti prupres Aactiver la production na- tionale. Je citerai particulierement I'exploi- titiot de tabac et la manufacture de ci,~;ars et cigarettes de Diquini, et aussi I'exploitation rural de Bayeux. Ces tablissements isolds devraient entralner des imitateura ; il n'en est malheureusement pas ainsi, & cause, je le sais bien, de I'absence de capi- taux. Vous Ctes-vous pourtant jamais de- imand1 comment et pourquoi cot obs- tacle, qui a tout I'air d'etre insurmon- table pour nous, ne paratt pas 1'. re, on faith no I'est pas, pour le paysan ? Car, en d6pit de tout, nos terres produisent bien un peu, non pas scien- tifiquiment ni de tell facon que le rendemAnt, en quantity et en quality, puisse satisfaire tout le monde; mais enfln, ii y a des gens qui travaillent nos terres et qui lea font produire taut bien que mal; comment vrai- mint s'y prennent-ils ? Chacun des obstacles que nous en- tendons chaque jour invoquer, existe, oa plut6t devrait exister, autant pour Ie campagnard que pour le citadin. Et d'abord le capital argent. Je sais bien que, ma-se centre masse, nos campagnes sont he-ocoup Olas riches que nos villes; il est pour- tant bien vrai que, considered indivi- duellement et au point de vue q'al 0ou0 occope, hommeme des villes peut toaver plus facilement que oelai des tmpg* ie capital mobilier neceamire p r etreprendre ane exploitation IWl. Vient ensuite le capital terre. On sait que, dans notre pa ys, le grand proprietaire, le prop ietaite en chef, c'est I'Etat. Le fait a une expli- cation historique trbs simple: c'est que, avant 1l'ldependanco et notre constitution cone Etat libre, i: n'y avail que tIrs. peu d'llaitiens propri- taires ; 'j veux p ,'ler d'it'dignes, puisqu'il n'y avait pas d'iaitieus en- core, et que la plus grande parties des terrains avaient 6d6 appropries par les co!ons. Ceux qjui restaient libres ap- partenaient de droit au grand pro- prdtaire des res nullius : I'Etat, lisez I'Etat francais. que,chez les Amdricains, varie-t-elle seigneur normand, ami des jouissan- parfois du tout au tout, d'un Etat A ces du pouvoir, se laissa aller, pour I'autre. couler des jours tranquilles sans tra- La Norvege a fourni le mnmne spec- vailler, A epouser les filles saxonnes tackle: lorsque, les families patriarcales et dnt, lui aussi et insensiblement, dte la plaine ltillique, franchissant le s'attacher A la glebe. Danemark, se sont r6pandues sur le Voila comment la noblesse anglaise versant oriental, puis sur le versant contemporaine a toujours un pied oucidental de la NorvEge, elles ont dans le pouvoir et I'autre sur son do- trouv~ ce dernier pays vacant. Elles maine; et si elle doit en enlever un, ce s'y sont fixees quelque temps et ls sera & coup sir celui qui repose sur conditions du Lieu et du Travail, les les marches du pouvoir, car, sa v- forcerent & s'dtablir en manages isolifs ritable force et sa puissance v6ri- ayant chacun son domain particu- table reside dans la possession me- Slier : Elles durent ainsi eehanger la me du sol et dans i'organisation de formnepatriarcale de leur socidt6, 'est- ses intdre6s privds. II y a mieux : c'est a-dire son caractlre communautaire, le souci de ces inter6ts prives qui la centre le caractere particulariste nou- porte A participer A la vie publique, veau. car elle estime ces interets assez res- Et comme ce phdnommne social, de pectables pour ne pas les exposer a la plus grande importance, s'6tait ac- etre administrds, ou sacrifils au be- compli, sur ce territoire scandinave, soin, par ceux qui n'y sont pas per- pour la premiere fois dans I'histoire, sonnellement attaches. ce sont ces nouvelles families parti- cularistes qui, revenues dans la plai- - ne saxonne avec leur nouvelle cons- -rI 1 I 1 M a I ^s 111 Le grand movement politique de titution, ont propage et disperse par- I n U I D U IM L 1J I V I L 1801 est venu substituer I'Etat haiten a tout dans le monde le type particu- -- 1'Etat franctis ; puis plus tard, et par lariste. Voici lediscours prononc8 derniere- suite des negociations qui, menees Eh bien, ces premieres families ment par le jeune avocat, M. Franois par Charles X et Boyer, aboutirent a norvegiennes ont si bien et si forte- Moise, a I'occasion de sa prestation I acceptation par la France de notre ment organism leur vie p~ivde que, de serment. ind6pendince et A 1'acceptation par lorsqu'il s'est agi pour elles de cons- Nos lecteurs appr6cieront lea idaes Haiti de sa premiere datte national, tituer leur vie publique, celle-ci ful fortes que content cet eloquent et I'Etat haitien eut aussi & se substituer organisee avec le minimum de droits substantial discourse. aux anciens colons francais. C'est possible et dans un esprit de d6pen- ainsi qu'il eut & peu pr6s la libre dis- dance et de subordination radical vis- Messieurs les Juges, position de presque tout le territoire a-vis des droits privds. Monsieur le Commissaire do Gouver- de I'Etat nouveau. L'Angleterre offre un troisibme nement, II les vendit ou les afferma. Signa- example de cette supdriorite social Messeurs Ie Avocats Ions, en passant, lea funestes cons-t crdee par la predominance des inte- ers s Av , quences d'une si fcbheuse destinee. ri-s prives sur les intdrets pubjics. Jem'en tiendris au seorment Que e viens L'histoire g6ndrale nous offte de Lorsque les Amigrants saxons, de- de prononcer car je seas qu il m'oblige nombreux examples d'Etats se cons- venus pr6alablement particularistes et que je ny fllirai point n'etai-ce tituant par Ia reunion et, pour ainsi I par la transformation, quo nous ve- pour moi un devoir de remercier Mr le Ju- dire, par I'apport des droits priv's nons de dire, accomplie sur le terri- ge-doyen et Mr le Commissire do Goo- cr6es et organisms librement par les toire norvfgien, ont envahi l'Angle- vernement des paroles de bienvenue qu'ils citoyens. terre, ils so sont attaches B la terre m'ont dices et si ne nme sentais on Tel a 6t1 le commencement des par la culture et y ont organism de so- 6panoooiement d'orgueil lgitime A pren- Etats-Unis d'Amerique : lea premiers slides domaines priv6s. Les farouches dre rangparmi les membres do Barreau de habitants de la Nouvelle Angleterre conquerants normands, arrivant en- Port-au-Prince.- Je sis heureux de cet avaient deja constitute leur vie pride suite, n'ont rien pu centre ces pay- honneur, Messieurs, mais on l'a dejA dit, avant d'arriver, graduellement,et dans sans que les accabler d'impots que Lhonneur 'est on bien qu'aotant qu'an l'ordre meme de la naissance des be- ceux-ci payuient volontiers A condi- en est digne; et je ne me sepas suofl- solps sociaux, A organiser leur Etats; tion qu'ils ne fassent pas d6tach6s -de samment igne de celta qui m'cet per et forchment 'organiaatioo politique leur domain. les seuls efortsn al me Foot val. Alt con- des tEsts dut s uoneodler sr les nd- II rriva ainD ti pea apeu cot 616- uraire, c'est d'anooardhoi qe mm cessites de cette vi privis. Anusi met aOSonl- .Wrba des soin sin pour Mao. fbigtie deaa t I ben, I'organisaati- de la Ti publi- Imient dmlestr, i bVin le p1a ow. Catru .ob.ili. tbll a d -ire ANNEES N* 250 PORT-AU-PRINCE fAnr) tj 1 I II-- je le sais, surtout a l'hcure o6, dans ce Barreau de Port-au-Prince, les jeunes qui moment font encore p'u grands lei aines qui demeurent. %.ette tache ne m'ettraie pourtant pa., car j'ai conscience des I tuts devoirs que j assu- mie en entrant dans la carrier Messieurs, il tst de verire 6ternelle et c'est mine un banra ite courante, que la loi, la. rgle prremptoire. :1 laquelle tous doivcnt soumniksion parntie e t le fonde- mnent nicessaire de touted collectivitd aspi- rant au bien ; et que la function du Juge: &6ablir l'Vquilibre entre de- iit6ri ts coexis- Stants et opposes, est essentielle p.ur le Smaintien de I'ordre social. Mais la loi est unc, et les conflicts de dro;ts sont divers. Multiples sont les discordes qui mettent aux prises les interts des homes. En dEpit dc-s pr:ogres rcalises et de i'experience acquire, 11 morale univer-.lle n'a pas tini d'abolir en I 'liumiiit, enco)re tourinentie d'appdtits, 'instinct de domina:ion et I'ins tinct dJ l&icre : I'liun)inin est toujours un loup poutr 1 hommie. La tIiss.ion du lJugc : rcsouire les con- flits au nom de al'vuitc, a\'Oc. pour unique boussolc, la loi, sera.t doici ,ninecnmentdif- ficile ;l'applicationi de la rcgleimmuable de justice .1 tant d cpc-, varies dcrou'crai bicn souvent la raisin et donnertit lieu a de plus trdqucntescrrcuirs, siL la ibre discus- sion n'cl.airait les terines de dd&accordi, si le choc d-s ai.iuitients contraircs tie tais it prcsquc toujours jaillir 1 lntm'cic dc la veritc. L'avoc.at, I hoinne vers, dan; la connais- sance des textes, celui qui lucide l'ob>cu- ritd des debits, apiarait done combine un au\iliairc du jug,, intcrpr&te de la loi. Clargd de la defense d'un inidrct particu- licr, il concourt niaminoins, dans une lar- ge mesure, i fair que le just triomphe. Et le caractire principal de son ministi- re, c'cst I'ind6pendance. une independence que lient seulement l'Honneur et la Pro- bite. Lc sernciit que vous in iu impose, au scuil de l.a cirrire, c'est la devis- de 1'or- dre, devise tire et qui cadre bien ceux don't la profession est de prodiguer leur pa- role pour la defense de tout int&~re mnco iuu. En pregnant rang parmi vous, mnalgrc moi, il me vient en memoire cet antique conmmandcincnt de noble chevalerie : il faut d6fendre les faibles et les opprimes. La formula est uste, Messieurs, mais l'avo- cat n'est-il pas, en principle, le chevalier de tous les droits lkses ? Une fois satisfaits l'Honneur et la Pro- bite, ces deux elements de dignity social, qui commandant l'estime publique, aucune consideration ne doit influer sur l'avocat. I1 n'obiit qu'A sa conscience et A son vou- loir inspire de l'intert qu'il est charge de faire valoir. D'abord, l'etude scule des regles du just et de 1'injuste a cre6 chez lui la premiere de touches les libertis, celle de l'esprit. Le commerce journalier de textes diversement interprets, les applications varies don't est suspectible unprincipe juridique, 1'exa- Smen quotidien des mille nuances subtiles qui delimitent les domaines dn permis et de l'illicite, ont donned naissance chez lui A des habitudes de discernement qui le font n'acepter aucune idte pr6concue, aucune hypothese que n'a, travaillde son jugement propre. Ne repete-t-on pas souvent de 'avocat qu'il est de la race des a chica- niers P ? C'est plut6t qu'il a toujours le desir de i'examen personnelet qu'il n'acep- te jamais que la moitie de ce que son esprit n'a pas jug~ par lui-mnme.c La pratique de la profession est encore one cole d'ind pendance. II est un axiome jaridique : a La defen- se est de droit sacr qui, en qadlque sore *'st q'ams corollaire da prlndpe de i 11-i. bered individuelle.-II est de bon ton Mes- sieurs, quand on parole a principle -, de toujours evoquer la Revolution Fran- .rise, cette formidable insurrection 16giti- me des peuples conire des traditions vai nement seculaires m6connaissant leur vo- cation iternelle A la rcgle maitresse de liberty. Par le for et par le sang, ils ont impose aux maitres htreditaires le respect des droits de I'llamanirt libre. Ils ont res- taurd les principles de la Justice gate et de la Defense sacr6e. Quelle serait la valeurde cette defense si lie reposait sur l'indpcndance de son or- gane, si cclui charge de la produire poq- vait obuir A des considerations ,autres que c:lles de sa conscience libre et du devoir libremcnt assume ? 11 n'en pourraitc~re autrement. Une con- testation prend naissance. Deux ordres d'intcrcts sont en presence. Certainement le bon droit est d'un c6td. Mais ne faut- it pas, IMessieurs, la part faite A la mau- vaise toi que chacune des parties qui sen vitennent dcv.mt les juges puisse computer sur une parole loyale pour .dterminer le point litigicux et Lire triomphlr la verite ct la justice de sa cause! Et lorsque Iaccusation est portLe par la .Scictc cllc-mnme, lorsqu'un membre de la colleccivitc est prevenu d'une infraction .1 a rcgle social, il faut que toujours une voix s'cl've pour dtfendre I'accuse au nom de la souveraine quite. En 1869, la sociedt franaise s'dmut de la ddcouverte d'un crime abominable. Un liomme, le cerveau dktraqu6 par la hantise cons ante d'une fortune A realiser, avait conimi, l'acte sans nom d('aneantir par le pois )n et p.r le fer toute une lamille. Le pcre avait 6te empoisonn6, le tils aind egorgc, cinq enfants, don't le plus Age n'a- vait que 13 ans, 6trangl6s, poignardds.... la mere enceinte de 7 mois- une femme en- ceinte !... la chose sacr6e !- detruite sans pitie. Cet acte prenait des proportions in- connues. C'etait une revanghe de 1'Esprit du Mal aprcs vingt siecles de civilisation. TFR)PPMANN synthetisait en son forfait inoui touts les protestations du Vice, touts les rcvoltes du Crime domind par la monte lente, mais sire, des sentiments de so!idariet, de fraternity humaine qui conditionncnt le Progres universal. La premiere minute d'effroi passee, une grande colere monta. En face de la Sociket Francaise tout en- tiZ:re debout, clamant 1'anatheme au meur- trier farouche, un avocat, grand par son ta- lent, grand par son caractire, ne craignit pas de se dresser, beau d'ind6pendance et de courage, pour d6fendre Troppmann. M' LACHAUD, sans aucun souci de ce que d'autres appelaient sa gloire, indifferent aux rumeurs sauvages d'une foule de!irante d'indignation,... ne vit pas plaider l'inno- cence de Troppmann ... II invoqua son ir- responsabilit6. Ce sont de ces actes qui font date dans les annales d'un ordre ; car ils marquent d'un trait caracteristique la carrier, et montrent que la profession d'avocat est un veritable sacerdoce. L'avocat, ce n'est pas seulement celui qui vient reclamer la reconnaissance d'un droit mesquin, d'un int&ret anodin. Pareil an midecin qui, le scalpel en main, fouille les corps ma'ades pour y d6couvrit les principles morbides ; comme le pr6tre, explorateur des ames, lui aussi, I avocat, il ansculte l'Ame du client, cherchant 1'imp6ratif categorique on le mobile cache. C'est un analyseur des causes qui excusent et qui absolvent. L'independance de I avocat se trove des lors justifide par la grandeur et la deli- catesse de cette tache. Tout mot d'ordre inopportun, toute consigne qui paserait sr li,- hours le respect d arux loi-- - Ial t e. entrave ao permit acomplmeatent de sa mission et une atteinte au droit sa- cr6 de la defense. L'ind6pendance de I'avocat d6coule en- fin de l'indCpendance du Pouvoir pros du- quel il milite. Faire la loi ; I'appliquer dans l'iintert de l'Etat; et rdsoudre par elle leI contestations particulires, sont troisfonctions distinctes, dgalement importantes, ct qui, par elles- mnmes- justifient la stpar.,tion de leurs organes r'spectifs.- Sans entrer dans au- cnne discussion thdorique sur la valeur e la .por;ce de ce principle de lt S.piratio: des Pouvoirs, examinons-le au seul point de vuc des faits ; et demandons-nous quelle garantie offrira la justice d'un pays si elle doit rdpondre de ses decisions A une auto- rite superieure ? C'est l'inddpendance du Juge qui assureson impartialiirtt comman- de Ie respect des decisions qu'il prononce. - D)ans notre pays surtout oi la passion est aveugle, oii, pour avoir raison. il suflit qu'on triomiphle, ne serair il pas d'une impr6- vovance supreme de fair dcpendre la folction judiciaire d'un autre pouvoir et de ne pas menagr, en consacrant la liberty, duJuge, une planche de salut au m.lhelu- reux que le sort a trahi ? Jem'inspirerai dans la carriire, Messieurs, de ccs considerations, de ces quelques idees qui expliquent et justifient l'induptndance du Barreau.- Je me iappellerai toujours qu'elle est just, l'assimilation du Tribunal A un sanctuaire v6ndrd ; et qu'aux jours d'aplatissmtnent des coeurs, d avilissement des consciences, c'est dans le Temple de la Justice que la Libertd trouve son su- preme refuge, c'est dans l'enceinte sacrde des lois que les dernicres vrit6s retentis- sent Je me rappellerai surtout qu'en (tant I'auxiliaire du juge, interprite de la loi, je fais ,xuvre sociale...... Ne sont-elles pas en cfet, sauvees des chutes irr6mCdiables, les societis ou, respect6e, regne la Jus:ice Souveraine - FRANCOIS MOISE. RENSEIGNEMENTS M TEOROLOGIQUES Ob rexv ttoire 'bu SEMINAIRE COLLEGE St-MARTIAL MARDI 28 JANVIER Baromhtre A midi 762,m'/m3 ) in irnmun 190,7 31 0 Moyenne diurne de la tempEiature 25o,3 Ciel clair toute la journ.e. Un peu de rose ce martin 29. Barometre stationnaire avec une 16gere tendance l la hausse. R. BALTENWECK Tribunal de Cassation SECTION CIVIL Audience du ACardi 28 lanvter 1908 Le Tribunal prend siege A dix heures et demie du martin et entend les affaires sui- vantes : i Cinova Decosse contre les consorts Laronci Dambreville. Mr le juge Anselme, Rapporteur, donne lecture de son rapport. M* Constantin Benott est entendu en ses observations. Le Minist6re Public, M* Eug Decatrel conclot au reject do pourvoi. so--L'Bat contre Ethdn GuillaumeSam et B. Deroe. I Le Rapporteur, Mr le juge Edmond H&4 raux, lit son rapport. M' J L. Dominique, pour ses client ei: entendu en ses observations. Le Ministcre public. Mr Eugene Dca. trel conclut a la cassation du jugement d-. nonce. I 3 Pierre et PNtion Faubert contre li dame Lorina Pinchino. SSr l.a d:al:nle id Me Solon Menas. I'un des avocats d:s demandeurs, l'atfaire est renvoyee A unri auire audience. Le sirge est levd. Tribunal Civil .Audience civil ordinaire Ju 28 Janvier 19o8 1'rcsidence du juge A. St Rome. Affaires entendues. 1t La dime Anathalie Cesar contre Mme Veuve Ariste Blain. 20 Lion Architi centre Dtnatus MondC- sir. S L'Etat contre la Banque Natior.a'e d'llati. .-' Stangel Hilaire contre Salime Chapti- ni. 3 Fernmn Martin contre Simmonis freres. L'heure rgglcientaire Itant dpuistc, le Tribunal a lev leI siige. Un bonnet de nuit d court Une jolie f itrne aime A contemplcr dans un m;roir ses traits mis en valeor par un chapeau neuf. Le jeune soldat, sons e casque d'airain, sent dans sa poitrine des instincts guerriers. Le comte de Sussez, lui, ne se senait vivre, que coiffE de son bonnet de nuit. Quels pouvaient etre le charges de ce bonnet ? Rdsidaient-ils dar la protection qu'il donnecontre les couranu d'air ? Le duc pensait-il qu'une telle coit fnre etait suggestive ? Nul ne le sait. L fait est que Marie Stuart lui permit de k po. ttr. Cette autorisation fut rddi*ge sur par chemin et dcimeit revetue de la signature rovale. Eit ds lors, en public come a prive, la cour comme dans sa maison, k duc ne part plus qu'affubl6 de son bon- net de nuit. Les Sussex font-ils toujours de meime ? Administration Postale En raison du mauvais temps qui a svi, la semaine passe, dans la rade de Jirdmie, la malle pour l'dtrang:r, par le steamer Gr;ecia v, ( via Je6rmie ), n'a pas PU etre acheminde samedi dernier A sa dest- nation. Les correspondances seront expC* dies par le steamer hollandaise a Pria Willem I de cette semaine. Port-au-Prince, le 29 Janvier 19o8 Fermetura de la mall La malle pour le sis *SCHAMBURG. por Cayes, Aquin, Jdremie, Petit-GoAve et ragoane sera fermde A midi pr6cis. Port-au-Prince le 29 Janvier 19o8 Le sans-g6ne punt Une colonies d'hironlelles avait patiew* ment construct une sCrie de nids sous 1'ar vent d'une ferme. Un jour qu'elles dui allies A la pature, deux oiseaux bleus, M domicile r6gulier, s'installerent dans IR' de ces nids. Trouver ainsi uce babiittid toute prdparde, sans avoir A donner 0 seul coup d'aile pour l'am6nager, qoue0 aubaine I Mais quand les propridtaires, A lea r tour, virent leur demeure occupie P'r d strangers, ils ne trouverent pas cela de le gout. Au lieu d'engager une bataille tes, les hirondeTles ddpossebdes Sleur secours leurs camarades,et common accord toutes se miren I:t re pour chatter les ifmpdenta Tous les jours, chaque hirodull rn ----.. -- -~ chat du nid volh :et appliquait autour et en dessous, un peu de boue. Insensible- ment, progressivemient, un veritable rem- part s'lkva et ne laissa plus aucune issue eIs deux oiseaux bleus furent ainsi murds a3 pcrircnt de faim. IIl avaient comptd sans leurs Iites. Viennent d' arriver I'AIlI LE FIIANQ:AIS DE. CE MOIS, Chez Vincent G. akhlou 81, IFue du Magasi;, de I'Etal, 81 e /i, 0, 10, Rue Traversidre. 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