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BHFIC DLOC UFLAC MELLON



Le Matin
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 Material Information
Title: Le Matin
Physical Description: Newspaper
Publisher: s.n.
Place of Publication: Port-au-Prince Haiti
Creation Date: January 29, 1908
Frequency: daily
 Subjects
Subjects / Keywords: Newspapers -- Haiti   ( lcsh )
Genre: newspaper   ( marcgt )
newspaper   ( sobekcm )
Coordinates: -72.2803802891673 x 18.5142993036392
 Record Information
Source Institution: University of Florida
Holding Location: Bibliothèque Haïtienne des Frères de l'Instruction Chrétienne
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: aleph - 000358166
notis - ABZ6468
System ID: UF00081213:00248

Full Text


MERCREDI, 29 JANVIZ3R 1901


a .


QUOTIDIEN

ABONKIKINTS: DMaMW A: LE NUM*9RO 10 CmnTImn.

PA1it mois Una Gourde DAVARICE 4M6='e3mit Magrm, Los a annmenu patent do in. at do x do chaqu

DUPART5M3WTo & IT2"Qra= ; RtDACTIONZADuNISTRATIO4N moist et mnat payles d'ayscs
wrais do pmf o em u.s45v Rum ROUI, 45- leg saucri usI ou m e.tpMI.
P I _dJ a_ A A r 4- SR- _Roxn _
Pour tout Ce qul aaoosorf 1' rlrmiyrftration 4u Jourunl, s'adresser B Monsieur ALrthur ISIDORE, dI Rue Rtoux 03 Donne-Foi.


NOS CHEMINS DE FER



COMMENtff S CREENT L1S ETATS


J1 me demand s'il est bien ndces-
saire de persuader ia Compagnie P.
C. S. que la prosp6ritd de l'entreprise.
est solidairement liee A celle meme
du pays,- sans m'exposer au repro-
che d'enfoncer une porte toute ouver-
te<. Car d(1j, je vois que les princi-
patx actioinaires de cette entreprise
s' c-,upnt de travaux 6minemmenti
prupres Aactiver la production na-
tionale.
Je citerai particulierement I'exploi-
titiot de tabac et la manufacture de
ci,~;ars et cigarettes de Diquini, et
aussi I'exploitation rural de Bayeux.
Ces tablissements isolds devraient
entralner des imitateura ; il n'en est
malheureusement pas ainsi, & cause,
je le sais bien, de I'absence de capi-
taux.
Vous Ctes-vous pourtant jamais de-
imand1 comment et pourquoi cot obs-
tacle, qui a tout I'air d'etre insurmon-
table pour nous, ne paratt pas 1'. re,
on faith no I'est pas, pour le paysan ?
Car, en d6pit de tout, nos terres
produisent bien un peu, non pas scien-
tifiquiment ni de tell facon que le
rendemAnt, en quantity et en quality,
puisse satisfaire tout le monde; mais
enfln, ii y a des gens qui travaillent
nos terres et qui lea font produire
taut bien que mal; comment vrai-
mint s'y prennent-ils ?
Chacun des obstacles que nous en-
tendons chaque jour invoquer, existe,
oa plut6t devrait exister, autant pour
Ie campagnard que pour le citadin.
Et d'abord le capital argent.
Je sais bien que, ma-se centre
masse, nos campagnes sont he-ocoup
Olas riches que nos villes; il est pour-
tant bien vrai que, considered indivi-
duellement et au point de vue q'al
0ou0 occope, hommeme des villes peut
toaver plus facilement que oelai des
tmpg* ie capital mobilier neceamire
p r etreprendre ane exploitation
IWl.


Vient ensuite le capital terre.
On sait que, dans notre pa ys, le
grand proprietaire, le prop ietaite en
chef, c'est I'Etat. Le fait a une expli-
cation historique trbs simple: c'est
que, avant 1l'ldependanco et notre
constitution cone Etat libre, i: n'y
avail que tIrs. peu d'llaitiens propri-
taires ; 'j veux p ,'ler d'it'dignes,
puisqu'il n'y avait pas d'iaitieus en-
core, et que la plus grande parties des
terrains avaient 6d6 appropries par les
co!ons. Ceux qjui restaient libres ap-
partenaient de droit au grand pro-
prdtaire des res nullius : I'Etat, lisez
I'Etat francais.


que,chez les Amdricains, varie-t-elle seigneur normand, ami des jouissan-
parfois du tout au tout, d'un Etat A ces du pouvoir, se laissa aller, pour
I'autre. couler des jours tranquilles sans tra-
La Norvege a fourni le mnmne spec- vailler, A epouser les filles saxonnes
tackle: lorsque, les families patriarcales et dnt, lui aussi et insensiblement,
dte la plaine ltillique, franchissant le s'attacher A la glebe.
Danemark, se sont r6pandues sur le Voila comment la noblesse anglaise
versant oriental, puis sur le versant contemporaine a toujours un pied
oucidental de la NorvEge, elles ont dans le pouvoir et I'autre sur son do-
trouv~ ce dernier pays vacant. Elles maine; et si elle doit en enlever un, ce
s'y sont fixees quelque temps et ls sera & coup sir celui qui repose sur
conditions du Lieu et du Travail, les les marches du pouvoir, car, sa v-
forcerent & s'dtablir en manages isolifs ritable force et sa puissance v6ri-
ayant chacun son domain particu- table reside dans la possession me-
Slier : Elles durent ainsi eehanger la me du sol et dans i'organisation de
formnepatriarcale de leur socidt6, 'est- ses intdre6s privds. II y a mieux : c'est
a-dire son caractlre communautaire, le souci de ces inter6ts prives qui la
centre le caractere particulariste nou- porte A participer A la vie publique,
veau. car elle estime ces interets assez res-
Et comme ce phdnommne social, de pectables pour ne pas les exposer a
la plus grande importance, s'6tait ac- etre administrds, ou sacrifils au be-
compli, sur ce territoire scandinave, soin, par ceux qui n'y sont pas per-
pour la premiere fois dans I'histoire, sonnellement attaches.
ce sont ces nouvelles families parti-
cularistes qui, revenues dans la plai- -
ne saxonne avec leur nouvelle cons- -rI 1 I 1 M a I ^s 111


Le grand movement politique de titution, ont propage et disperse par- I n U I D U IM L 1J I V I L
1801 est venu substituer I'Etat haiten a tout dans le monde le type particu- --
1'Etat franctis ; puis plus tard, et par lariste. Voici lediscours prononc8 derniere-
suite des negociations qui, menees Eh bien, ces premieres families ment par le jeune avocat, M. Franois
par Charles X et Boyer, aboutirent a norvegiennes ont si bien et si forte- Moise, a I'occasion de sa prestation
I acceptation par la France de notre ment organism leur vie p~ivde que, de serment.
ind6pendince et A 1'acceptation par lorsqu'il s'est agi pour elles de cons- Nos lecteurs appr6cieront lea idaes
Haiti de sa premiere datte national, tituer leur vie publique, celle-ci ful fortes que content cet eloquent et
I'Etat haitien eut aussi & se substituer organisee avec le minimum de droits substantial discourse.
aux anciens colons francais. C'est possible et dans un esprit de d6pen-
ainsi qu'il eut & peu pr6s la libre dis- dance et de subordination radical vis- Messieurs les Juges,
position de presque tout le territoire a-vis des droits privds. Monsieur le Commissaire do Gouver-
de I'Etat nouveau. L'Angleterre offre un troisibme nement,
II les vendit ou les afferma. Signa- example de cette supdriorite social Messeurs Ie Avocats
Ions, en passant, lea funestes cons-t crdee par la predominance des inte- ers s Av ,
quences d'une si fcbheuse destinee. ri-s prives sur les intdrets pubjics. Jem'en tiendris au seorment Que e viens
L'histoire g6ndrale nous offte de Lorsque les Amigrants saxons, de- de prononcer car je seas qu il m'oblige
nombreux examples d'Etats se cons- venus pr6alablement particularistes et que je ny fllirai point n'etai-ce
tituant par Ia reunion et, pour ainsi I par la transformation, quo nous ve- pour moi un devoir de remercier Mr le Ju-
dire, par I'apport des droits priv's nons de dire, accomplie sur le terri- ge-doyen et Mr le Commissire do Goo-
cr6es et organisms librement par les toire norvfgien, ont envahi l'Angle- vernement des paroles de bienvenue qu'ils
citoyens. terre, ils so sont attaches B la terre m'ont dices et si ne nme sentais on
Tel a 6t1 le commencement des par la culture et y ont organism de so- 6panoooiement d'orgueil lgitime A pren-
Etats-Unis d'Amerique : lea premiers slides domaines priv6s. Les farouches dre rangparmi les membres do Barreau de
habitants de la Nouvelle Angleterre conquerants normands, arrivant en- Port-au-Prince.- Je sis heureux de cet
avaient deja constitute leur vie pride suite, n'ont rien pu centre ces pay- honneur, Messieurs, mais on l'a dejA dit,
avant d'arriver, graduellement,et dans sans que les accabler d'impots que Lhonneur 'est on bien qu'aotant qu'an
l'ordre meme de la naissance des be- ceux-ci payuient volontiers A condi- en est digne; et je ne me sepas suofl-
solps sociaux, A organiser leur Etats; tion qu'ils ne fassent pas d6tach6s -de samment igne de celta qui m'cet per
et forchment 'organiaatioo politique leur domain. les seuls efortsn al me Foot val. Alt con-
des tEsts dut s uoneodler sr les nd- II rriva ainD ti pea apeu cot 616- uraire, c'est d'anooardhoi qe mm
cessites de cette vi privis. Anusi met aOSonl- .Wrba des soin sin pour Mao. fbigtie deaa t I
ben, I'organisaati- de la Ti publi- Imient dmlestr, i bVin le p1a ow. Catru .ob.ili. tbll a d


-ire ANNEES N* 250


PORT-AU-PRINCE fAnr)


tj



1






I II--


je le sais, surtout a l'hcure o6, dans ce
Barreau de Port-au-Prince, les jeunes qui
moment font encore p'u grands lei aines
qui demeurent.
%.ette tache ne m'ettraie pourtant pa., car
j'ai conscience des I tuts devoirs que j assu-
mie en entrant dans la carrier
Messieurs, il tst de verire 6ternelle et
c'est mine un banra ite courante, que la
loi, la. rgle prremptoire. :1 laquelle tous
doivcnt soumniksion parntie e t le fonde-
mnent nicessaire de touted collectivitd aspi-
rant au bien ; et que la function du Juge:
&6ablir l'Vquilibre entre de- iit6ri ts coexis-
Stants et opposes, est essentielle p.ur le
Smaintien de I'ordre social. Mais la loi est
unc, et les conflicts de dro;ts sont divers.
Multiples sont les discordes qui mettent
aux prises les interts des homes. En
dEpit dc-s pr:ogres rcalises et de i'experience
acquire, 11 morale univer-.lle n'a pas tini
d'abolir en I 'liumiiit, enco)re tourinentie
d'appdtits, 'instinct de domina:ion et I'ins
tinct dJ l&icre : I'liun)inin est toujours un
loup poutr 1 hommie.
La tIiss.ion du lJugc : rcsouire les con-
flits au nom de al'vuitc, a\'Oc. pour unique
boussolc, la loi, sera.t doici ,ninecnmentdif-
ficile ;l'applicationi de la rcgleimmuable de
justice .1 tant d cpc-, varies dcrou'crai
bicn souvent la raisin et donnertit lieu a
de plus trdqucntescrrcuirs, siL la ibre discus-
sion n'cl.airait les terines de dd&accordi, si
le choc d-s ai.iuitients contraircs tie tais it
prcsquc toujours jaillir 1 lntm'cic dc la
veritc.
L'avoc.at, I hoinne vers, dan; la connais-
sance des textes, celui qui lucide l'ob>cu-
ritd des debits, apiarait done combine un
au\iliairc du jug,, intcrpr&te de la loi.
Clargd de la defense d'un inidrct particu-
licr, il concourt niaminoins, dans une lar-
ge mesure, i fair que le just triomphe.
Et le caractire principal de son ministi-
re, c'cst I'ind6pendance. une independence
que lient seulement l'Honneur et la Pro-
bite.
Lc sernciit que vous in iu impose, au
scuil de l.a cirrire, c'est la devis- de 1'or-
dre, devise tire et qui cadre bien ceux
don't la profession est de prodiguer leur pa-
role pour la defense de tout int&~re mnco iuu.
En pregnant rang parmi vous, mnalgrc
moi, il me vient en memoire cet antique
conmmandcincnt de noble chevalerie : il
faut d6fendre les faibles et les opprimes.
La formula est uste, Messieurs, mais l'avo-
cat n'est-il pas, en principle, le chevalier
de tous les droits lkses ?
Une fois satisfaits l'Honneur et la Pro-
bite, ces deux elements de dignity social,
qui commandant l'estime publique, aucune
consideration ne doit influer sur l'avocat.
I1 n'obiit qu'A sa conscience et A son vou-
loir inspire de l'intert qu'il est charge de
faire valoir.
D'abord, l'etude scule des regles du just
et de 1'injuste a cre6 chez lui la premiere
de touches les libertis, celle de l'esprit. Le
commerce journalier de textes diversement
interprets, les applications varies don't
est suspectible unprincipe juridique, 1'exa-
Smen quotidien des mille nuances subtiles
qui delimitent les domaines dn permis et
de l'illicite, ont donned naissance chez lui A
des habitudes de discernement qui le font
n'acepter aucune idte pr6concue, aucune
hypothese que n'a, travaillde son jugement
propre. Ne repete-t-on pas souvent de
'avocat qu'il est de la race des a chica-
niers P ? C'est plut6t qu'il a toujours le
desir de i'examen personnelet qu'il n'acep-
te jamais que la moitie de ce que son esprit
n'a pas jug~ par lui-mnme.c
La pratique de la profession est encore
one cole d'ind pendance.
II est un axiome jaridique : a La defen-
se est de droit sacr qui, en qadlque sore
*'st q'ams corollaire da prlndpe de i 11-i.


bered individuelle.-II est de bon ton Mes-
sieurs, quand on parole a principle -, de
toujours evoquer la Revolution Fran-
.rise, cette formidable insurrection 16giti-
me des peuples conire des traditions vai
nement seculaires m6connaissant leur vo-
cation iternelle A la rcgle maitresse de
liberty. Par le for et par le sang, ils ont
impose aux maitres htreditaires le respect
des droits de I'llamanirt libre. Ils ont res-
taurd les principles de la Justice gate et de
la Defense sacr6e.
Quelle serait la valeurde cette defense si
lie reposait sur l'indpcndance de son or-
gane, si cclui charge de la produire poq-
vait obuir A des considerations ,autres que
c:lles de sa conscience libre et du devoir
libremcnt assume ?
11 n'en pourraitc~re autrement. Une con-
testation prend naissance. Deux ordres
d'intcrcts sont en presence. Certainement
le bon droit est d'un c6td. Mais ne faut-
it pas, IMessieurs, la part faite A la mau-
vaise toi que chacune des parties qui sen
vitennent dcv.mt les juges puisse computer
sur une parole loyale pour .dterminer le
point litigicux et Lire triomphlr la verite
ct la justice de sa cause!
Et lorsque Iaccusation est portLe par la
.Scictc cllc-mnme, lorsqu'un membre de
la colleccivitc est prevenu d'une infraction
.1 a rcgle social, il faut que toujours une
voix s'cl've pour dtfendre I'accuse au nom
de la souveraine quite.
En 1869, la sociedt franaise s'dmut de
la ddcouverte d'un crime abominable. Un
liomme, le cerveau dktraqu6 par la hantise
cons ante d'une fortune A realiser, avait
conimi, l'acte sans nom d('aneantir par le
pois )n et p.r le fer toute une lamille. Le
pcre avait 6te empoisonn6, le tils aind
egorgc, cinq enfants, don't le plus Age n'a-
vait que 13 ans, 6trangl6s, poignardds.... la
mere enceinte de 7 mois- une femme en-
ceinte !... la chose sacr6e !- detruite sans
pitie. Cet acte prenait des proportions in-
connues. C'etait une revanghe de 1'Esprit
du Mal aprcs vingt siecles de civilisation.
TFR)PPMANN synthetisait en son forfait
inoui touts les protestations du Vice,
touts les rcvoltes du Crime domind par
la monte lente, mais sire, des sentiments
de so!idariet, de fraternity humaine qui
conditionncnt le Progres universal.
La premiere minute d'effroi passee, une
grande colere monta.
En face de la Sociket Francaise tout en-
tiZ:re debout, clamant 1'anatheme au meur-
trier farouche, un avocat, grand par son ta-
lent, grand par son caractire, ne craignit
pas de se dresser, beau d'ind6pendance et
de courage, pour d6fendre Troppmann. M'
LACHAUD, sans aucun souci de ce que
d'autres appelaient sa gloire, indifferent
aux rumeurs sauvages d'une foule de!irante
d'indignation,... ne vit pas plaider l'inno-
cence de Troppmann ... II invoqua son ir-
responsabilit6.
Ce sont de ces actes qui font date dans
les annales d'un ordre ; car ils marquent
d'un trait caracteristique la carrier, et
montrent que la profession d'avocat est
un veritable sacerdoce. L'avocat, ce n'est
pas seulement celui qui vient reclamer la
reconnaissance d'un droit mesquin, d'un
int&ret anodin. Pareil an midecin qui, le
scalpel en main, fouille les corps ma'ades
pour y d6couvrit les principles morbides ;
comme le pr6tre, explorateur des ames,
lui aussi, I avocat, il ansculte l'Ame du
client, cherchant 1'imp6ratif categorique on
le mobile cache. C'est un analyseur des
causes qui excusent et qui absolvent.
L'independance de I avocat se trove
des lors justifide par la grandeur et la deli-
catesse de cette tache. Tout mot d'ordre
inopportun, toute consigne qui paserait
sr li,- hours le respect d arux loi-- -
Ial t e. entrave ao permit acomplmeatent


de sa mission et une atteinte au droit sa-
cr6 de la defense.
L'ind6pendance de I'avocat d6coule en-
fin de l'indCpendance du Pouvoir pros du-
quel il milite.
Faire la loi ; I'appliquer dans l'iintert de
l'Etat; et rdsoudre par elle leI contestations
particulires, sont troisfonctions distinctes,
dgalement importantes, ct qui, par elles-
mnmes- justifient la stpar.,tion de leurs
organes r'spectifs.- Sans entrer dans au-
cnne discussion thdorique sur la valeur e
la .por;ce de ce principle de lt S.piratio:
des Pouvoirs, examinons-le au seul point
de vuc des faits ; et demandons-nous quelle
garantie offrira la justice d'un pays si elle
doit rdpondre de ses decisions A une auto-
rite superieure ? C'est l'inddpendance du
Juge qui assureson impartialiirtt comman-
de Ie respect des decisions qu'il prononce. -
D)ans notre pays surtout oi la passion est
aveugle, oii, pour avoir raison. il suflit qu'on
triomiphle, ne serair il pas d'une impr6-
vovance supreme de fair dcpendre la
folction judiciaire d'un autre pouvoir et
de ne pas menagr, en consacrant la liberty,
duJuge, une planche de salut au m.lhelu-
reux que le sort a trahi ?
Jem'inspirerai dans la carriire, Messieurs,
de ccs considerations, de ces quelques idees
qui expliquent et justifient l'induptndance
du Barreau.- Je me iappellerai toujours
qu'elle est just, l'assimilation du Tribunal
A un sanctuaire v6ndrd ; et qu'aux jours
d'aplatissmtnent des coeurs, d avilissement
des consciences, c'est dans le Temple de
la Justice que la Libertd trouve son su-
preme refuge, c'est dans l'enceinte sacrde
des lois que les dernicres vrit6s retentis-
sent Je me rappellerai surtout qu'en (tant
I'auxiliaire du juge, interprite de la loi,
je fais ,xuvre sociale...... Ne sont-elles pas
en cfet, sauvees des chutes irr6mCdiables,
les societis ou, respect6e, regne la Jus:ice
Souveraine -
FRANCOIS MOISE.





RENSEIGNEMENTS
M TEOROLOGIQUES

Ob rexv ttoire
'bu
SEMINAIRE COLLEGE St-MARTIAL
MARDI 28 JANVIER
Baromhtre A midi 762,m'/m3


) in irnmun


190,7
31 0


Moyenne diurne de la tempEiature 25o,3
Ciel clair toute la journ.e.
Un peu de rose ce martin 29.
Barometre stationnaire avec une 16gere
tendance l la hausse.
R. BALTENWECK
Tribunal de Cassation
SECTION CIVIL
Audience du ACardi 28 lanvter 1908
Le Tribunal prend siege A dix heures et
demie du martin et entend les affaires sui-
vantes :
i Cinova Decosse contre les consorts
Laronci Dambreville.
Mr le juge Anselme, Rapporteur, donne
lecture de son rapport.
M* Constantin Benott est entendu en ses
observations.
Le Minist6re Public, M* Eug Decatrel
conclot au reject do pourvoi.
so--L'Bat contre Ethdn GuillaumeSam
et B. Deroe.


I Le Rapporteur, Mr le juge Edmond H&4
raux, lit son rapport.
M' J L. Dominique, pour ses client
ei: entendu en ses observations.
Le Ministcre public. Mr Eugene Dca.
trel conclut a la cassation du jugement d-.
nonce.
I 3 Pierre et PNtion Faubert contre li
dame Lorina Pinchino.
SSr l.a d:al:nle id Me Solon Menas.
I'un des avocats d:s demandeurs, l'atfaire
est renvoyee A unri auire audience.
Le sirge est levd.
Tribunal Civil
.Audience civil ordinaire
Ju 28 Janvier 19o8
1'rcsidence du juge A. St Rome.
Affaires entendues.
1t La dime Anathalie Cesar contre Mme
Veuve Ariste Blain.
20 Lion Architi centre Dtnatus MondC-
sir.
S L'Etat contre la Banque Natior.a'e
d'llati.
.-' Stangel Hilaire contre Salime Chapti-
ni.
3 Fernmn Martin contre Simmonis
freres.
L'heure rgglcientaire Itant dpuistc, le
Tribunal a lev leI siige.
Un bonnet de nuit d court
Une jolie f itrne aime A contemplcr
dans un m;roir ses traits mis en valeor
par un chapeau neuf. Le jeune soldat, sons
e casque d'airain, sent dans sa poitrine
des instincts guerriers. Le comte de Sussez,
lui, ne se senait vivre, que coiffE de son
bonnet de nuit. Quels pouvaient etre le
charges de ce bonnet ? Rdsidaient-ils dar
la protection qu'il donnecontre les couranu
d'air ? Le duc pensait-il qu'une telle coit
fnre etait suggestive ? Nul ne le sait. L
fait est que Marie Stuart lui permit de k
po. ttr.
Cette autorisation fut rddi*ge sur par
chemin et dcimeit revetue de la signature
rovale. Eit ds lors, en public come a
prive, la cour comme dans sa maison, k
duc ne part plus qu'affubl6 de son bon-
net de nuit. Les Sussex font-ils toujours de
meime ?
Administration Postale
En raison du mauvais temps qui a svi,
la semaine passe, dans la rade de Jirdmie,
la malle pour l'dtrang:r, par le steamer
Gr;ecia v, ( via Je6rmie ), n'a pas PU
etre acheminde samedi dernier A sa dest-
nation. Les correspondances seront expC*
dies par le steamer hollandaise a Pria
Willem I de cette semaine.
Port-au-Prince, le 29 Janvier 19o8
Fermetura de la mall
La malle pour le sis *SCHAMBURG. por
Cayes, Aquin, Jdremie, Petit-GoAve et
ragoane sera fermde A midi pr6cis.
Port-au-Prince le 29 Janvier 19o8
Le sans-g6ne punt
Une colonies d'hironlelles avait patiew*
ment construct une sCrie de nids sous 1'ar
vent d'une ferme. Un jour qu'elles dui
allies A la pature, deux oiseaux bleus, M
domicile r6gulier, s'installerent dans IR'
de ces nids. Trouver ainsi uce babiittid
toute prdparde, sans avoir A donner 0
seul coup d'aile pour l'am6nager, qoue0
aubaine I
Mais quand les propridtaires, A lea r
tour, virent leur demeure occupie P'r d
strangers, ils ne trouverent pas cela de le
gout.
Au lieu d'engager une bataille
tes, les hirondeTles ddpossebdes
Sleur secours leurs camarades,et
common accord toutes se miren I:t
re pour chatter les ifmpdenta
Tous les jours, chaque hirodull





rn ----.. -- -~


chat du nid volh :et appliquait autour et
en dessous, un peu de boue. Insensible-
ment, progressivemient, un veritable rem-
part s'lkva et ne laissa plus aucune issue
eIs deux oiseaux bleus furent ainsi murds
a3 pcrircnt de faim.
IIl avaient comptd sans leurs Iites.

Viennent d' arriver
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