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L* ANR~tE, N 11~9 PORT.AU-PRINCE (ii~z) JEUDI, 22 AQUT 907. j QUOTIDIEN ABONINEINTS: PA iRmois Une Gourde D'AVaNCE D*PARTNMKNTB & ItTIUNG3R vsaw d. poetS en sus. DIETEUmm: Cl6zmeent Ilagloire, R~'DACTION-ADMINISTRATION 45, RUE ROUX, 45. LE NUMtRO 10 CENTIMES. Les abonnements parent du ler. et du 15 de chaque mois et sont payables d'avance Lea manuscrits insr6as ou non ne sont pas remis. Pour tout ce qui ooncerne 1'Administration du Journal, s'adresser A Monsieur Arthur ISIDORE, 45, Rue Roux ou Bonne-Foi. Un episode de 1'Histoire polltiq e da' ilai SOUS LA PRESIDENCY DU GENERAL SALOMON VOIR LE NUl.MRO D'HIER V. Mort du Gal Henri Piquant A 4 h de l'aprks-midi de ce memorable jour, le t Dessalines v etait arrive de Mira- Ane avant a son bord le Genirrl Henri ant, Ministre de la Guerre, mortelle- sent bLesse devant Miragoane. A 7 h du liri: expirait !... J'eus come le pressen- timent que cet - vinement allait a- .4. voir une funeste influence sur le I sort du Gdn&ral Nord. VI. ble Deplora- incident En effect, tout faillit se gater par suite du facheux incident que je ais raconter et don't Mine Nord, case involontaire du fait doit parfai. etment se souve- air, car elle faillit uccomber ce soir * i une violent rise de nerfs pro- voqude par son in- dignation tris igi- tine.Voiciles fat it S E, LE G C ontent de ma. LE ,m.e, cbmme le Pr6sident de I dit)bien quit 'iht et proccup6 par Ia mort du G Piquant, j'eti aus balcon de mon Coaslat, dana mon ham lisant an inte- tlra.nt article de la a Revue des Deux m e s*0. II dEait 9 a2 h do soir lors- i- i'entadis le brmit d boctes iperon- Sde quelqa'n qai ootait l'escalier. C wt Ained4-Ca p do Prident qui 'Cat doe pat me demander d'aller au aris i idMe i man3ti. le r^ 4 de nir Tvivemem intrigue. In- f wd u4 Pid oms h k oi met r cmmn, mvc a figure des mauvais jours, sans aucun dgard pour ma personnel, et me jeta en pleine figure, d'un ton que je n'oublierai jamais : Quelle fameuse sottise vous alliez me faire faire I .. Qu'est ce que cel? veut dire, Prdsi- dent ? -Cela veut dire Sue cet apres-mi- i, vous m'avez arrachi la promes- se de la mise en liberty du Gtndral Nord,et savez-vous ce que fait en ce moment mncr ne sa femme? Eh bien, elle illumine sa mason en rejouis- sance pour la mort de Piquant Vous pouvez aller la vot et lui dire qu'il leur en cuira. Vraiment, je souris de pitid en presence de cette d6tresse mo rale chez un chef d'E- tat, car le simple bon sens criait que cela ne pou- lORD ALEXIS, vait ps atre vai. Rato R ablicu a Mai jefMis a e ne au- vais pas le Cre La 6publique senatir A n hom- me au caractrre si susceptible, et je me bornai A dire : Je vousen supple, Prdsident, suspen- dez votre jugement, je vais aux informa- tions et reviendrai vous renseigner. Mais de grAce, ayez li bonrt d'attendre mon re- tour avant de rien decider. Je me trouve en cas maintenant et j'en fais one affaire persodhelle. VII.-- Ce qui so Pssait Cheo Madame ord J'aWla toot droit chbs Madam Nord. Sa maisoran ubil n o w, ea ede, o UAse des vives lumiercs qui I'Lclairaicnt mnas Qui, : ',ps .aprts, lc Gen'ral Nor, cette profusion de lutmircr pro enait dc .\!\:s C ~u t: 'nii l.brt, s.Ins -c i- I'Oratoire de Madame Nord, que je Utou- ,iL. : :i* scriiplcuse:ncnt i. p.arol vai agenouillce deviant les Saints de s.i dd- _i;,'. c, :,.i.:: I e restajltes. n .I' votion, et qui me dit: d :. I'ra 1: ,iJc1d ce (u enral Salomon. Mon cher Consul, d.ins l'attcntc dJc 11 journle de remain qui me reunir., jI -. - I'espre, avec mon mari, la nuit me scm- TI | IlI!I' blera longue. J'ai pense que je ne pouva.i f l | V I 1 1 i la mieux employer que dans mon oratoire en priires, pour remercier Dieu de la gr.,- ET ce qui va m'-:r, faite. -Ah chtre Madame, quelle impruden- I A S ITA NCE cevous avez commise en allumant rant dc cierres Votre maiinon i 1'nair i'- t're ,.i tt'ft et comme le public ignore mes dmtnarches de ce martin, ansi que Icur rdsultat, ii s'est trouv6 quelqu'un qui. en passant par ici et oya anvan tant de lumieres, ct alld dire au President que vons dticz en train dc rejoiissances a 1'occasiende la mort de Pi- quant. Et je r.contai A Madame Nord ce qui venait de se passer entire le Prel-idlnt et moi. L'indignation de Madlie NrdJ it extreme, ct de 11 la cruise do:l j'ai pti!c d'autrc part. VIII. Denouement Je retournii au Palais de suite. En me renvoyant, le President me dit rsimpeiiient, mais toujours courrouce : Eh bien ? Souffrez que je vous disc, President, qu'un Chef d'Etat est bien A plaindre, car rarement la verit6 parvient nette jusqu'A. lui. Dins I'occurrence, vous avex eu aftairt a quelqu'un qui a fait du zele. A quelqu'un qui, en tout cas, a td trompd par les ap- parences, dans l'ignorance ou il 6tait de la grande affaire que nous avons traitee aujourd'hui. Madame Nord avait illumine a giorno, c'est vrai. mais c'ctait son ora- toire qui resplendissait de lumieres, et je l'ai trouvee en prieres, en actions de grAces A Dieu pour la promesse, qu'en votre nom, et de votre part, je lui avais port&e cet apres-midi, concernant la prochaine mise en liberty de son ipoux. Lorsque j'eus fini de parler, le President sembla accable de confusion pour avoir accueilli si i la legere une si absurd de- nonciation, et me dit : Combien vous ave- riison, mon cher Consul. Un chef d'Etat est bien i plaindre, ne pouvant par lui-meme tout rechercher. Sans votre diligence, votre savoir-faire et vote dEoouement, j'aurais peut-6tre corn- ms Ua injustice irrparable Merc I . I1 polrralt ie sitir', poliu r mlinor la croyance dito cuix imiI pensent pli( Iv sentiment d( li solidarlta et de I'a- sistaince mutilh,'ll' s,' d velopil,, plus favorahloineint danis les miliux cormn- iiiiiltiattaires, d faiire it'I 0 111'llln p l iie c lihaque s. i ,i't '- < t I.I I's,;iltaito deis iiln vidlus 111i fonlt partli,', at IIII, tpar cVn is'In(iIt, Int va t IIIdII- vidt), tiant vaut la c .-ttit('. ()1, 11o s4 savol-ns, 't-ja anlipl'mP t ce ltlOe va.iut l 'llivi, li (1dins ulIne so(x:i- - to'" forlmail ion co0ninuIIiiautair- : l'a - tc; .i tI'Oll ll~i lJIll cj Ollllltll;lltti li I jrt- romntiillialn i a Clion excl)isiv l'ic t sc'ialo at eril lc 'n In l oi t twnrl.io .i a I action Inlividuell, i I'ellolt por- so ninifl r ftait dl e ct ir l l id0 i nitdl ,W - testable m iiit, so( 'iale. 11 c-t, ,4 '--; lors, i pli l l (pife l; sotS) in *lI' to! ites ces tvll-ies p(ui.sse aboutir ;At uin r ipl!'6- seniitalion totale aplrl devise la inaxime que I'lunion tait. la foice s'est exposee a de doulou- reux dementis en faisant de -cette de- vise la formula qui permet I'absor- tion de 1'individu par la masse de la communautl. Nous avons done comme ensemble une society faible et impuissante uni-. quernent parce que les individus qui la composent sout eux-memes faibles a cause de leur inaptitude A I'action individuelle. Nous pouvons ainsi, en toute v6ri- te, enumerer les propositions suivan- tes : Plus nous comptons sur 1'Etat, qui est le representant direct de la soci- t4, plus nous nous dnervons et per- dons de notre virility et plus nous' rendons, A son tour, I'Etat, c'est-A-di- re la soci6et faible etenervee, puisque la virility social eat en raison directed ~C~C C I ii- - -- in ANN31:Eq No 119 PORT-AU-PRINCE (HATITI JEUD19 22 AOUT 1907. c I de la virility des individus qui en font parties. 11 y a en ce inoment-ci, en France, un fort beau movement de particula- risme qui tend A faire sortir ce pays du rang des pays A formation exclusi- vement communautaire pour lui attri- buer un caractire mixte; ce mouve- ment n'a qu'a s'accentuer pour que le salut social des Fran,:ais soit assure. 11 v a malheureusement dans cette society des traditions auxquelles it coute, parait-il, de renoncer et qui font au movement don't je viens de parler le plus serieux obtacle. Au nombre de ces traditions, et au pre- mier rang. figure un sentiment pro- fond de supdrioritd universelle. Quand on a la conviction d'etre le premier des peuples, on ne peut se rdsoudre que tres-diflicilement A changer de regime. Ce mouveinent vers le particularis- me, c'est-A-dire vers I'accroissement de la valeur individuelle, n'est done represent,% que par ceux qui pensent que les .nglais ne peuvent etre infm- rieurs aux lFran,;ais, puisque la so- ciete des premiers gagne de plus en plus en force et en puissance, alors que depuis quelque temps on parole sans hisiter de la decadence des se- conds. II faudrait, pour a: surer le salut na- tional franc:ais, se payer de mots avec ce people qui aime tant A jouer avec les mots, et lui dire que, pour conser- ver sa superiority, il lui faut se mettre au regime du people anglais. Dans une serie d'articles publids de- ja dans ce journal, j'ai essay de fire ressortir la ditffrence des concep- tions latines et des conceptions an- glo-saxonnes sur le travail et ses fins, et j'ai signalCd dans les societes anglo- saxonnes I'absence, ou tout au moins I'extri'ne rarett du type si latin de travailleur visant A la moindre et a la plus court action possible et embi- tionnant de se rtirer A un moment donn6 le plus voisin possible. M. Louis Aubert, qui a s6journd au Japon au course de son voyage autour du monde comme boursier de 1'Uni- versit6 de Paris, nous fait assister dens son livre sur la Paix Japonaise A l'rvolution moderne du Japon et it 6crit dans sa preface : o Dans le Japon moderne, grand ou vert aux imitations, et qui so repand hors de ses lies, les anciennes habitu- des se dissolvent un peu chaque jour avant de disparaltre. Finie, la vie au milieu des paysages families: il fau- dra les quitter, vivre souvent hors du Japon. Finie, la vie fluide et flAneuse le long des routes : la vie intense, re- guliere, de l'usine commence. Finie, la vie retiree des affaires, que l'on me- nait apres l'Age de quarante ans: ii va falloir travailler jusqu'au bout. a Pour effectuer cette evolution, les Sapos~al out tonda la main aux Anglais o sigoe d'alliance. Onne elerappelle pas asse quand on parole des success croissants de ce people et de see ef- forts pour prendre rang au milieu des nations modernes lea plus fortes. Ce que je viens de dire n'est pas pour m'6carter de mon sujet. L'assis- tance publique, sous toutes ses for- mes, ne peut etre efficace et perma- nente qu'autant que la societA est elle- meme puisaante et forte. Les plus grades univeraitem americainea sont ruevre de la g6n6rosite particuliere. Les societ6s communautaires ont la bouche pleine des mots ronflants de solidarity et d'assistance mutuelle, et pendant qu'elles se font fort de I'orga- niser et qu'elles se livrent A la recher- che des meilleurs modes d'organisa- tion, ceux au profit desquels on se propose de faire cette organisation vd- getent et meurent. aCeux qui sont disposes A venir en aide au prochain, dit un dcrivain, peu- vent le faire du jour au lendemain; et, de fait, its le font depuis le commen- cement du monde, sans driger leurs actes en doctrine social, sans en in- former bruyamment l'univers- entier. b Et il ajoute: a11 ne suffit pas de preacher ou de proclamer que les homes sont so- lidaires les uns des autres, qu'ils doi- vent s'assister les uns les autres, pour faire regner ou seulemert pour d- velopper la solidarity. La tendance a s'ap puyer sur le group, A subordon- ner l'individu A la socie6t, se develop- pe, dans les societ6s humaines, sui- vant certaines lois tres prdcises, que 1'ob- servation revele... LA oh elles exis- tent, cette tendance est produite, sans qu'il y ait besoin de predication; elle surgit avec la regularity et la sponta- neite d'un ph6nomene nature. a Pour la developper, il s'agit done de se placer dans les conditions re- quises pour la production du pheno- mene. On me permettera de finir en rdep- tant cette banality que I'assistance dans une society est d'autant plus as- suree que cette society est rice et prospere, et par society j'entends desi- gner les individus qui la composent. Conference de la Paix Nous extrayons du proces-verbal de la 5e seance de la 2e Confdrence de la Paix, tenue le -2i juillet 10K07, les passages suivants relatifs aux droits des neutres. On discutait I'art 62 de l'amende- ment suisse ainsi concu : Uine persoiwe eutre ne peut plus se prdvaloir de sa neutralitd... etc. ( a ) Si elle comment des actes hos- tiles centre une Partie belligdrante. S. E. M. le Baron Marschall de Bie- berstein avait declare accepter l'amen- dement suisse. M. le PRESIDENT ayant indique que la discussion restait ouverte sur la nouvelle parties de cet amendment, M. HUDICOURT demand des explications sur le paragraphe a, en ce qui concern les actes hostile. a L'article 62, dit-il, indique deux series de causes qui font perdre aux neutres les benefices de la neutrality. Le paragraphe a est defini, quoi que sous la torme negative i l'aticle 63 ; tandis que le paragraph a, avec les mots a actes hostile a demeure dans un vague qui pourraitt, mon avis, ouvrir la porte A l'arbitraire. Car il est diffi- cile de distinguer sun acte en faveur d'une Partie belligrante a qui ne sit pas, en meme temps, a hostile A I'autre panic belligrar, te. Je voudrais done savoir si, dans le vague de l'expression acte hostile k on n'embras- serait pas, par example, le fait d'un journa- liste qui publierait sur la guerre des com- mentaires defavorablesqu'une panie bellige- rante pourrait considerer comme un acte hostile i. Je suis oppose i une tell inter- pretation. a S. Exc. M. CARLIN declare qu'il hsite un peu a prendre la parole, car ,tant Jon- n6 que la ddlIgation allemande s'est rallied au text suisse, c'est elle qu'il appartient de r!pondre & M. le d6legu2 d'Haiti. Mais il tienr A rassurer celui-ci, car aucun doute ne peut subsister en ce qui concern le cas qui le preoccupe, qui ne peut videm- ment etre interpret comme un acte hostile. Un change de vues s'engage A ce sujet entire M.le PKi:si:NrT et S. E.M.BEERNAERT. Uls reconnaissentque l'expression dd'acte has- tile a pr6sente en effet, un certain vague, bien qu'elle soit d6finie par l'article 64 au- quel renvoient les textes allemand et suisse pour le paragraphe, mais que d:ns le cas pr6vu par M. HUDICOURT, elle ne peut prC- ter A aucun doute. S. E. M. Leon B )RGEOIS tient a repon- dre aux preoccupations qua manifestoes M. iHudicourt en ce qui concern les publica- tions par la voice de la press. Il est evident que la publication de commentaires, mrnm e 6favorables. ne peut etre considered par une des parties belligerantes comme un ac- te hostile. Le scul fait q-ii pourrait etre vise strait la publication de renseignements militaires d a nature .1 dcl.irer une des parties bellige- rantes sur les operations de I'adversaire. Mais il ne semble pas qu'il y air lieu d'6tablir ce sujet une distinction dans les textes actuellement en discussion. L'impor- tant 6tait de pr&ciser la question, ainsi qu'il vient d'etre faitau course de cet 6chan- ge de vues, qui a dissipd les apprehensions de M. le Delcgue d'llaiti en etablissant qu'il ne pouvait y avoir rien a craindre pour les commentaires de press. A la mtme stance : M.HuicouLRT donne lecture de la d6cla- ration suivante : a La Rdpublique d'Haiti a l'honneur de declarer qu'elle ne peut pas assumer l'obli- gation d'emp&cher ses citoyens de s'en- roler sous les banni&res d'un belligerant, parce que la liberty individuelle estgaran- tie par sa legislation interne et que le Gou- vernement se reserve le droit de prendre a 1'egard de ces citoyens qui prendraient du service..A I1'tranger sans son consentement, telles measures que commanderaient les cir- constances. Nous publierons remain les con- sid6rations faites par notre D6tlgue M. Pierre Hudicourt concernant le paiement des dettes contractuelles. ouvelles Etrangeres DPICHES REUES CE MATIN Attaque. CASAHLANCA 20.- Les arabes ont encore attaque les troupes franeaises commandoes par le Gal. Drude, mais ils ont ete une fois de plus repousmos avec d'6normes pertes. La tranquility regne dans les autres ports marecaits. On demand des renfo ts. PARIS 21.- Le Figarod de ce matin a d6clard que le Gal. Drude a t6elgra- phi6 au Ministre de la guerre pour demander des renforts. De nouvelles troupes vont a Casa- blanca. O(i\x 20.- 70 homes du 2 regi- .nent de gdnie sont arrives hier soir ici; on attend domain i'arriv~e de 700 tirailleurs algeriens venant d'Orleans- ville et de 100 meharistes du sud-ora- nais; ce troupes s'embarqueront de- main et jeudi pour Casablanca. Instructions aux Consuls. SAN-STEBASTIAN (EspagnA) )I Comte Allende Salazar, Miitrek d4 Affaires Etrangeres,. a afn'ionc q r'Angleterre, la France, I'AIllma,,ne 1'Espagne avaient donn6 pour in!tre. tions A leurs consuls respectii & FS de quiter cette ville avec leurs naio. naux quand ils jugeront que la sita. tion deviendrait dangereuse. La question marooaine.- Les relia tions franco-allenjandes PARIS 20.- M Pichon, Ministre de Affaires Etrangeres, le gral Picqurt Ministre de la guerre, M. Thomso, Ministre de la Marine, M. Mauojn, sous-secrdtaire d'Etat au MinistBre d S'Intdrieur, se sont r6unis aujourd'hoi pour examiner la question marocai. ne. Le a Matin a announce que I'Amba. sadeur de France a Berlin va aller passer quelques jours avec le Chance. her de Bulow A Norderney a Mer do Nord Cette visit est consid6r6e comme une preuve de I'am6lioration des rapports franco-allemands. Un difflrend soumis au Tribunal de la Haye LONDRES 20.- L'Angleterre etles I.E. UU. se sont mis d'accord pour soumettre au tribunal d'arbitragede La-Haye leur diffdrend relatif aux p. cheries de Terre-Neuve. Un t61dgramme du Gdn6ral Philibert Fete en 1'honneur du roi de Siam PAmIS 2t1 : Ilente : 91,50. L'Amirl Pliilibert t6lgraphie que le g6ndral Drude estimait sesforces insuffisanta pour assurer efficacement la protec- de Casablanca la situation est calm A lRabat et sans changement A Cai- blanca. Les conciliabules des tribes Doukalai continent sans incident i Mazagran.- Un bataiilon de tirailleon et cent gourniers embarqueront sur la & Nive a et le a Vinhlong A destination de Casablanca. Le President de la RIpublique i offert hier un diner et une fPte de nuit en I'honneur du roi de Siam qui coucha a Rambouillet. Le Pr6sident et le roi firent ce matin une promena- de dans la fort ; apres le ddjeuner, le roi reprit le train pour rentrer i Paris. Neutrality de la Norv6ge LoNIREs 21.- On apprend daM les cercles diplomatiques que 1'lo des principles questions discated par 1'Empereur Guillaume et le Tnt Nicolas, lors de leur r6cente entrem A Swinemunde, atait la neutrality 60 la Norvege et qu'ils s'6taient enteMndi pour faire respecter cette neutralli par leurs gouvernements respectif. La situation av Maroc PARIS 21.- La situation au Mar est considered ici comme ayant pr" une tournure plus critique. L'exci-' tion des esprits dans Iintdrieur, proclamation de Mulai-Safig, coI"s Sultan, par une parties des rebelled I'arriv6e devant Casablancad'o e o velle armee mare, font ctaainre j le pays entler solt, sous pse, au P~" voir des fanatiques. Des t4l4grammes regs aujourd'_. annoncent que Mulai-Smafli B'rch Casablanca avec 45 000 1boimn _ crut6a parrit lee tribus les p'lus f ques et farouches. do sad uiDoc Le general Drude a demanded tD renforts, plus de mille homaese toutes armes ont 6te moyiliUs A ,M et sont prets a s'embarquer sur ti ansports. .n Les navires de guerre stalloo dans la M6diterranse -* tie t Pi' a partir pour le Maroc. PNSEIGNEMET T 8 JUITOROLOGIQUES ()ObservatOire DU StglHAIRE COLLEGE St-MARTIAL MERCREDI 21 ABOUT Iarommtre A midi minimum Tewoparature maximum 762,4 24.7 36,7 Moyenne diurne de la temperature 28,4 Le ciel a ekt clair le matin et tres nua- geuxdans 1'aprds-midi. Les nuages supe- riurs viennent de NW. Eclairs. Le baro- a~tre reste stationnaire. J. SCHERER Chambre des D6putes S/atce du Mercredi 21 .Aorit 1907. La Chambre a ouvert sa seance par les sections des membres du Bureau. Le I'. Secrktaire, M. le D6put6 Gerson Desrosiers a et& elu, a l'unanimite des suf, rnges, President de 1'Assembl6e pour le tese de la session. Le 2"'c, M. Louis Bru- is a et lu Ir. secretaire ; M. le Deput6 Harces Leconte ayant rduni la majority des afrages le replace comme 2meSecretaire. Puis ont et6 entendus plusieurs Messa- pldu Snat par lesquels le Grand Corps maoce A la Chambre qu'il a porter certai- m modifications aux budgets de la R&- plique notamment A ceux de l'Instruc- "a Publique, de la Justice et des Rela- lios Exterieures. Ces modifications ont t adopt6es par l'Assembl6e. Ensuite le Scr&taire d'Etat de l'Interieur obient l'urgence et le vote immediat pour L trois projects de loi suivants: - to Un project de loi qui accord une loovelle durbe de io annees A la conces- ionde l'Abattoir du Cap et du Haut du Cap. - 20 Un project rapportant certain arti- de du contract d'6clairage 6lectrique des i"es de Jrmie, de Port-de-Paix et des "es. 30 Un contract accompagni de la loi knaction qui accord A M. le Depute hbincius Lubin le privilege exclusif de fa- Det des bougies et de la glace dans l'ar- ment des Cayes. La concession ra 30 annues cons6cutives. Ant de cloturer sa seance 1'Assemblee ftundilerapqort de laCommission char- d ridiger l'Adresse au Peuple, lui an- t qu'elle s'est constitute .ret e sera soumise aujourd'hui A la Sde l'Assemblie. 86nat S ucedu 21 .Aodt 1907: AprTs le depouillement de la correspon- Sle Saiat passe au vote du Contrat Gen0til relatif A 1'tablissement d'uc Sde courses, etc. E* Budgets de l'Interieur, de la Police e, de Ia Guerre, de Ia Marine, des ux Publics, de l'Agriculture sont 6ga- t otes. Lsnateurs Archer et Colas, nouvelle- luspretent le sermentconstitutionnel. Itre est ensuite donn6e par le sdna- SLaroche du Rapport de la Commis- s Comptes g6ndraux et le Grand Ya L oi relative A la refection des Ixdu Bassin General. 1is Isuc est leviCe. FianGailles Nous avons recu la carte de fianqailles de Mile LAURE PIRON avec Mr SAMPIERO GIORDANI. Toutes nos felicitations aux jeunes et in- tdressants fianc6s. Assemblee Nationals Ce soir, ks Membres du Corps LUgisla- tif se r6uniront en Assemblhe Nation2le pour proc6der A la fermeture de la derniere session de la XXV* Legislature. D6part SHier est part le steamer a Virginia * avec les passages suivants pour : PTeit-Godv. Raymond Ainm. E. La- mothe, R6v. Le Guidec. R6v. Presume, Dr F. Coicou, Miss N. Coicou. Jirimie : Miss C. Jordon, cinq soeurs Ch. Valin. AContego-Bay : C. Bouillon et cinq enfants Henri Martin, LIo Lumarque. New-York : E. Robelin. otel1 Bellexr , DEJEUNER DU 22 ABOUT MIDI A 2 HEURES Prix : G. 2.50 Beurre glac6 Radis Lambis au riz Navarin de mouton aux pommes Filet salade au cresson Haricots verts sautes Riz blanc A la crdole GAteau de riz Fruits Cafe 1/2 Vin Je, soussignd donne avis au public et au commerce qu'A partir d'aujour- d'hui, je ne signe plus Louis Joseph Eugene Clai:ier, mais avec le meme paraplie. Iouis Joseph Eugine, mon vrai norm, come l'atteste mon acte de naissance. Port-au-Prince, le 12 Aout 1907. Louis JOSEPH EUGENE. LINE HOLLANDAISE ILeS/S0PRINS WILLEM IV, estattendiu deNew-York, jeudi, 22 cou- rant, pour continue probablement dans la soir6e pour Saint-Marc, Petit- Goave, Cayes, Jacmel &Curacao. Port au-Prince, le 21 AoCt 1907. GERLACH & CO, AGENTS. Je Ibussigne declare au public et au commerce n'etre plus responsible desactes de Mme Emmanuel Petit, nee Herrnance Bernard, ce, en attendant qu'une action en divorce lui soit intelitee. Port-au-Prince, 19 Aotl 1907. EMMANUEL PETIT. SEANOFELE ESANOFELE D'une efficacite incontestable tre la flvre. con- S5.000 lacons dfjd dpuiss I Stock renouvel6 par le dernier hol- landais. PHAMAucI NoTa-DAm. SMaison F. BRUNES. 195 GRAND'tRUE 195 Dirigee par L. 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