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BHFIC DLOC UFLAC MELLON



Le Matin
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Permanent Link: http://ufdc.ufl.edu/UF00081213/00079
 Material Information
Title: Le Matin
Physical Description: Newspaper
Publisher: s.n.
Place of Publication: Port-au-Prince Haiti
Creation Date: July 6, 1907
Frequency: daily
 Subjects
Subjects / Keywords: Newspapers -- Haiti   ( lcsh )
Genre: newspaper   ( marcgt )
newspaper   ( sobekcm )
Coordinates: -72.2803802891673 x 18.5142993036392
 Record Information
Source Institution: University of Florida
Holding Location: Bibliothèque Haïtienne des Frères de l'Instruction Chrétienne
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: aleph - 000358166
notis - ABZ6468
System ID: UF00081213:00079

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t, jN3E, N' 80


SAMEDI, 6 JUILLET 1907.


.)


I


6U


QVOTIDIENr


ABONNEMENTS:


OAR MOIS


Une Gourde D'AVANCE


D19PARTEMENTS & ItTRANGER:
vrais de poste en sus.


DIRECTEUR:
Cl0me ent V.Iagloire,

R9DACTION-ADMINISTRATION
45, RUE ROUX, 45.


0 CENTIMES.


Les abonncments parent du Ier. et du I$ de chaque
mois ct sont paya bles d'avance
Les maniscrits instras ou non no sODt pea remis.


Pou~r tout ce qui concern 1'Adoxinistration du Journal. s'adresser A IVonsieur Arthur ISIDORE. .Is. R~ue Roux on Bonne-Foi.


LES EXAMPLES

SO strait tent6 de croire, apres ce
quej'ai dit dies autodidacles, queccux-
Sn'ont jamais pu parvenir qu'A une
itualion intellectuelle mediocre, la
kste culture no p)ouvant se concovoir
inhparable du rgimno scolaire officiel.
Caserait Ia une orreur regrettable ; ce
uit t plut6t vrai, c'est que les hom-
*mde scionco n'ont pa devenir tels
grAa:e des efforts exclusivement
panels, et ququques-uns sans mne-
vioir pass pjr li*nei:IIlment
ieritai'r. Assez souvOet, its onltdfi
m)donner Ie college p3ur I 'pre lat-
e l'existencc et cost durant qu'ils
psen et quet'ils so dbhattent, (lu'ils
crifient au feu intirieur qui les ani-
maet subissent les impirioux assauts
duwe vocation irresistible et qui s'im-
pose.
Jevais citer (q icques n.)ms relev6e.
pr Max Leclerc et l'on vorra (quo cc
Iusont pas los uioindres des autodi-
dctes.
Voici d'abord Faraday. Dou5 d'un
pke forgeron et d'un voisin libraire
relieur, c'est entro les deux ateliers
qu'il partagoa ses jourinees A partir de
rig, do douz= anis. Avec le pa1u qu'il
I .ait, it payait un shilling chaque
VS poarassister a une lecon do scien-
0C plhysiques A un course du soir. Un
tient assidu do son patron relieur,
rat tfrapp% do son ardeur pour l'6tu-
deas sciences, lui offrit un jour qua-
te billets pour les quatre dernieros le
us du course de physique profess
Ir le g:and Davy.
F araday, common bien on le pense,
_perdit pas un mot des quatre con-
(Scos ; la sdrio dpuiste, il ddvelop-
e notes, redigea les quatre lemons
pu encadra dans une magniflque re-
re faiti par lui meme etfit hommage
l tout a Davy ; it joigoit a l'envoi
NO leltre par laquello ii pridit 16 sa-
"0t de I'aider. Davy I'engagea com-
1e garona de laboratoire A 25 schillingt
I.semaine. Tel fut le point do depart
lIa carrier scientiflque de Faraday,
tarquee dedecouvertes fecondes.
Voli ensuite Darwin,- n, lui, ills
No riche bourgeois de Shrewabury,
tqed pourtanut la fortune paternel-
B joa6 aucun ro e danr i devo-


loppement do son esprit. Darwin dd-
clare Ini-mnime t'avoir rien acquis a
la public school 0o it fut de bonne lieu-
re plac.c. I)oud d'un gont particulier
pour les sciences, il faisait au logis,
avec son fr re, nn course parliculier
do gdoaitnrio et its se livraient ensenm-
ble A dos experiences do chimie. I)ans
lo but d'en fire un m6decin, sa famil-
et l'envoya A Edimibourg( qi'il quitta
apreL. unI s jour de deux ans et alprcs
avoir constaltl son peu de gonUt pour
la mndecine. On lui proposaalorsd'en-
trer dans les ordreo : ii accept sans
g}rarndempre5semiantet sous la robe de
cleregytman, fit rtequ hAcilielior s-arts,
plulotmnalqui. bien. dit un liographio.
Mais les ouvrages do Humboldt I'a-
vaient depuis longtemps stduit et il
avail 6tabli des liaisons avec un bota-
niste reinarquable : il se sentit alors
profondtinent la vocation do natura-
liste, sans cepenrlant que son educa-
tion eIt jamais tidirigke,dans cosens.
Posse giant A un tras haut degr 1'esprit
d'observation, ii accept la proposition
(pet lii lit un capitaine do la marine
royale de l'accomnpagner dans une croi-
sire autour do monde, ai condition
(1e garder en toute )propriitt6 les collec-
tion"s natiirelle. (lu'il aurait con.sti-
tudes, sos services devalt P~re par1
aiilleurs gratuits. La croisireo diira cinri
ainni os apres lesquellc-s I)arj\\in rent1ra
dans son pays, la sant% ruinde, nmais
l'osprit singulierement enrichi.
11 vtcut encore quarantl alns, sans
l'aide de la richesse paternelle, devant
mtmre, dit un ecrivain, t a un hasard
de fortune de pouvoir vivre sur sa
residence de Down ; on salt ce (quo
ces quarante annees out rapport Ile
prolta la science. Darwin apprit done
Stout de I'univers, n'ayant rien appris
de 1'universite. *
Ce court apercu biographique no
vous a-t-il pas frapp6 par un certain
c6ts et n'etes-vous pas louchd de voir
I'Aminent homine de sciences relir
durant quaranto ans sur sa residence
privde, travaillant seul dans son cabi-
net a A r6volutionner la pensoe humai-
ne sans fracas et sans reclaitmo
SSI, dit Max lIeclerc, Darwin 6dait nd
Allemand. Leipzig, Jena, Berlin, M u-
nich ou Bonn so seraient disputeIe hon
neur de lui offir une chair, de lui
baSr un laboratoire, commie lClausius,


a Hlaeckel, a Hllnltholli et A tant d'au-
tres. Flit il i Frain:.tis, il utir;iit sains
doute trouv': asile aIn C lli~:I ,I, I'raii-
co, coinmne Claude l,*liiard, (on I'E-
cole Normale, co.nimo Pastur. .
Huxley auss. i est ttn autl )li acte. II
laissa Ic collo* A doiz oin l Ir /.iz' ans,,
a ne sachianit i)'.s grtiaiId'ctio.;,, x et sow
mit A lire avoc acliar1itine nt. I,'pi,itt
do no pas trouver d.is les Iradiucilions
do Ftcatst les bIautCs sigalces, il ri-
solut do lo lire datis le texto in.inv',
et c'est ainsi qu'il apprit tout sVul I'al-
l demand; il en lit aulant di farart .iis.
Aprts avoir oblenu son diplh'in d& tdu-
ldes Indicalos, il prit servicee A bord
d'un navire, puis coirno Darwin, il
accept I'offre d'accompiagiir tun ca-
pitaine do It marine anglaise, eln qua-
lit( d'aide-chirurgien, dans uin croi-
siere autour du moin do. (:Coine I1 but
do catte croisiere ttait ld' xp)lorer tout
d'abord (iuelques-ius des pays les
mnoins connus du glob,, Illxlefy sit
proliter de celte circoul.stllti(nct turie u-
so pour un lihonml do scicenic ct tUn1
observateur, et c'est, en Clli't, A itii
que l'on doit le plre iior relovf d(I'-
taill de la cote m* ridion ale de la
Nouvelle-(ltindie.
l.icroi-i'.-r3 tdura qu:ttr a: i'.'.s |),, -
dant le:' ui *::," il tlitd im .po.ti. t -s c. n--
Imni ic tit )is scienltiliqlues .'i la l,inr1 0';1n
Society tt la I la oyal Society. I)oI' tt.uri
a L'ojiiitr,'s, luxlev s5( livra etili;.'Ce nent
SI'Atudc dci lai pihy.iologio cit dle I'ana-
tornie compaljies et, pour oc pLas tare
detournd de cette 6tude, it dtoimia sa
ddmission d'aide-major, sur nil ordre
de d part que lui ex prima l'Amirauti'.
Voudra-t-on le croire'? Huxleyv clier-
cha vainement une chair tit physiolo)-
gie et d'anatomio compareo- il est par-
tout refuse. 1I posa sa candidature a la
chaire d'histuire naturelle de I'univer-
sit6 de Toronto; la n mme r poque et
dans la meme university, Tyndall po-
sait sa candidature la chaire do phy-
sique: its furent lous deux reftuss.
Ce fti un sieur Henry do Ia Beche qui
tira Huxley de sa disponibilite en lui
proposant une chair de paleontologie
et d'histoire naturello e i'tcole des
mines de Jermyn Street.
Malgr6 son pau do goit piur la pa-
leontologie et pr6toxtant do ce peu
de goat, Huxley accept la c'haire pro-
posee sous la r6aerve de I'abandonner


\A tun p)l comnpMetnt, A la premiere
occA.sion piti so iprsontorait. II paralt
1quo co plus compt )Iltent se fit longtemps
;att-'ndlr, car Huxley occupa la chaire
trento et tin ans et I'6tude des fossiles
(occupe une grande parties de sea ou-
vrages.
Jo viuns de citer le nom de Tyndall:
ii com:,nmentia par ctre constructeur de
cliemins de for et partagea trois an-
iia''s entire la ,pratique du metier et
l't6ude pen'rson'lle ; apruis quoi, il en-
tra coin ne mnaltre do sciences A
(tueenswood CollIge, en pleine provin-
ce ofA il commenca ses importantes
reclierclies scientili(ues. II n'a lien
appris a I' cole et dolt ses connaissan-
ces do chiinie et de physique pour a-
voir t6e cn Allemagne les etudier a-
vec Bunsen, Gerling, Knoblauch ot
Magnus.
Le grind Spencer a dt ses connais-
sances mnatlimatiques A son pere et
'o so once. 11 est longtemps rest on
apiprntissage chez un ingenieur civil,
,nais dtt r,'noncer A celte voie pour
cause d'encombrement. La lutte pour
la vie Ie sollicita ensuite et il devint
collaborateur de l'Economist et se lais-
-;a peAu peu attirer et absorber par
le's ktudes p)hilosophiques.
Max Leclerc a pu dire de lui (I dt
'Tyndale, que rce qu'ils sont, ce I est
p;As A une cole, un enseignemoet aca-
dtlmiique, c'est presque enlierement
a eux-memnos qu'ils le doivent. a


N. B.- Pri;:re de fair A notre arti-
cle d'hierr: LEs AUTODIDACTES, lesrec-
tificationsl suivantes:


lo- Ire colonno, 5o ligne; au
de : a l'on so propose d'dloigner
matieress, lire: tl'on se propose
laquer las matieres,a


lieu
lea
d'J-


2o- m'mne colonne, -14e line; au
lieu de: s trop de tendance a eloigner
le r6le ,, lire: a trop de tendency & diar-
gir le r6le.D

Priere d'aviser 1'adzninistra-
tion de la moindre irr6gularit4
dans le service du MATIN s
afin qu'il y soit de suite rzip6-
di6.


I I -


-- __ -- --- ---


P 7


PORT-AU-PRINCE (tlili)


LE N~UUMPROO















RENSEIGNEMENTS
MitTOROTLOGIQUES

Observatoire
DU
SEIINAIRE COLLEGE St-MARTIAL

V'ENs I: I i JUL .I.Tl


Baromitre A midi
Vtninoinumn
Tem prature),naxnum,,

Moyenne diurne de la temperature
Le ciel a tcl nuagcux touted la
Alto-cumuius du SW ct stratus
Pluie au SE A 4 jicurcs Brisc de


762,0
24,2
3 ,2
28,9
journee.
de SE.
mer tai--


ble. Nombreux dclairs. Le baromIetrc cs!
rest lc me aec.
Agitation. miicrosi-,niiqus A 3 -cures o10
minutes et 3 Icurcs, cc maultin.
J. SCIIERER
Le livre do Demolins
Sous ce titre, Haiti' S,,iia et Litti:rri-
re a a bien voulu, d ns un entretilet, Inat-
uer notre lontguc iiultif r-unce et ver lI
livre en question, lequel, avant paru depuis
1897, ne siemb! c cpciiJL.int .tre connu en
Haiti quc dcpuis pcu.
Le reproclih d'indiltfdrnce l.usse indemne
le Matin qui n'a p.s attend i de I' .'e,
I'autorit neccsairc pour prscenter A ses
lecteurs cct ouvrage considerable.
Ce qui nous cencut davanta1e, c'est le
mot d'encouragcnvenit venu de notre sN11-
pathique confrrc ct qui a d'autant plus dc
valeur quc, de son propre avcu, notre ca.n-
pagne le trouve pIut6: scptiquc.
Fete renvoyee
Le Thditre llaitien ne donnera plus sa
reprCsentation de domain. A c-use de la
mort de Justin Godefrov, le tin lettrI, Ic
diseur correct dot !a participation aux
jeux de la scone est inoubliai'.e pour ccux
qui ont suivi notre ImouvIement littdraire
et theatral cn toute son revolution.
La fite aura lieu jeudi, sans quc le pro-
gramme varied.
Un course d'apiculture
Nous avons announced 'autre jour la crea-
tion d'lun .ours d'apiculture A /' Eco' ,es
scief.' /.' ./u 1uc's et nouLs avonls d:it que cctte
dJ si,,l i.s proft essrs de lI'lcole avait
pour 11o)1t d':crniin.at l'I\tctnsion de cette
branclie Jde 'industric .gricole en Haiti.
Scrait-,e de la f.uuite de pens(r quc la
voix du .\ .i;,i n 'a pcut-tre pas td indif-
fIrente A l'lihureuse idce de cctte creation
en faisant le jour sur nec exploitation si
interessante ?
Dans ce cas nous aurions dejl beau jcu
centre ceu> que Ic pessimisme scemble en-
vahir et aussicontre ceux qui -par une ctran-
ge ironic et une inconceivable interversion
cs roles nous traitent d'idiJolgues.
Paiement de Juin
Les employes publics apprendront avec
jole que les valeurs budg6taires necessaires
pour e payment du mois de Juin sont pres-
que completement rentrtes.
Bieni6t, le gouvernement sera entiere-
ment A jour avec ses fonctionnaires reguliU-
rement pays.
Chambre des D6put6s
Slanrc du 5 juillet 1907.
Aprs les preliminaires d'usage, la cham-
bre a emendu lecture du Rapport du co-
aiti des Finances concernant la suppres-


sion des 12 ooo accorded; la Banque pour
le s':rivce de la Trdsorcrie.
Puis Ic dcputd Ab.llard a proseint une
proposition de loi augmentant 4es appointe-
ments de la Musiquc du Palais.
Nous csperons que lc Corps LAgislatif
prcendra en s.rieuse considLration la nesu-
propose par Ic depute Abellard en faveur
de la Miusique du Pal.is,surnonmmne la prc-
miere des Antilles.
Avis Important
II a itd vold cette nuit un cheval noir
etampe des lcttcrs N N .: la cuisse gauche.
11 porte in outre tois cicatrices de d.
coudre au poitrail. une longue crinire et
urin longue quueue.
Bainncr:ompense A qui le fera retrouver.
Gal. DORmiL.s Js. PHILIPPE.
Le Pers6v6rant
Nous avons rc-ui awvc! p!aiir le fascicule
,11C [ "il l h I t rcvuii littdraire L-' Pteri't-


(Cc 111111110 :()Ilti l1t dc'S tnaticrcs
I ater~i ~Y~jlI te lcc IC oUS rconiniaiidomis


tort
i nos


lcctcurs.
N6crologie
No)ts appricnon1 la mort A Paris, Ic 19
k'in J lriiic.r dc Monsicur J. B. GLNTIL, A
l'.';,Cg lc 70 a n s.
Condolcanccs sa famille.


CA LSE"IU
DU

I)OCTEUII

NOS FEBRIFUGES

J'.ai crut slurprt-cndre dans la letter du
l)L'. lI, liska pit. li'-e ici I'autre jour
une v.giu 1 lout' dI d de ain a I'adrs.-
S ( dtu plat J'asoi, ,'i et de ,l').<';-,lo. otf-
f'ert lat semnaine d r(''ni'-ie par leo 31-itn
A nos ilnnombrlltablls felriCitants. Je ne
plaisante.' (It'l" (tm i, eL t'is s rieiise-
IIl('nt, jo crois dtlt'oir dire cc (ue je
sais, (ce j'ai 'rese ti du w'ai .degri
d'amerlutne de ces Ihuines-remtndes
*louit j'eus i e 111 sCIvi colmne nets ..
piotfessiotlnel.
( iQueblue- consi Ief'rations sont ici ,i6-
ccssaires c l)n (j 'ls do I'emiiploi en M&-
delciiie diu ,t/id (1o>s ect de 1'assoroci.
I'II l'. )uon ,'l*::'alc, la tlieurapou-
i 11t e a toujourIs C r., pir sni les dill'6-
intitc. l t tief s do la Mi',iecine, extr4
lclitlleit iiltn'p i -ci I.a m iselll i corn-
nen111 1c dtpi is I'lcole et elle la trialie
parfois, tlilas miiallieureusemnent au
d(l'la.
l1-I France, par example, le fait se
constate dep)tis les temps jadis. (4a
a (li mn'a toiijours ftrappe, dit Dujar-
a din lIeaumnetz, lorelquej'interroge les
, elIves do min service, mimne ceux
a qui sont t rs avances en Mddecine
a et qui possdeijt des connaissances
c suflisaminent itendues sur la clini-
i (ue et la Pat hoogic interne, c'est
u leur ignorance presqu'absolue non-
a seulement de la maniere de formu-
a ler les prescriptions, mais encore
a des m edicaments les plus usuels. Je
t crains bien qu'une fois aux prise3s
a avec la ,clientUle leurs connaissan-
* ces n'augmentent que sur ce point.*
Leurs connaissances peuvent s'ac-
croitre mais ii persist chez eux quel-
que chose come une bouderie A la
science du medicament. Je crains bien
que cette maniore dededain thdrapeuti-
que qui existe aussi en Haiti ne nous


fasso n6gliger la realisation de notre
programmed ternel et sublime : sou-
lager ou gu6rir 11 semble vraiment
qu'au lit du malade l'unique science
ou diagnostic congestionne les cer-
veaux et atrolie Io sens th6rapouti-
quo. Certes Ie diagnostic a cette qua-
lit6 don't nous sommes si jaloux, cette
perfection de I'investigation clinique
doit etre poursuivi avec un soin ja-
mais trop minutieux ; mais je ne pen-
se pas que nous devions tant nous
laisser allei A son 6goisme qu'il nous
pousse A oublier notre m6tier de m6-
decin gu6risseur et inous maintienne
passionn6mient rives A l'lnique preoc-
cupation de I'art pour I'art. D'autres
diront que le nmalade nous jauge Ai la
precision de votre diagnostic et qu'il
nous tient grand comnpte de la ssrete
de votre pronostic. Mais no m'accor-
derez-vous pas qu'dl ne vous a appeal
que plans un but de sauvetage. II ne
pourrait donc pas lui fire la tragi-
plaisanterie de l'hominc achevant tin
discourse A un inallicureuIx qui se noie
et rclanme son aide. Notre grande,
notre belle, notre unique tAcie est
d'oporer co sauvetage de I'liumanit6
soullrante. lt c q(uand mtmne si nous
Ic pouvuois, n'imlporte oh, n'importe
comment, en mlettant toute note
amne!
Oue les aoyens a employer r6poin-
dent A la civilisation ou s'attachent A
la barbaric, nous devons les cliercher
IA oef ils s~- t, les recruiter, les trans-
former, les assimiler A I'usage qui
leur est dlvolu et en avoir des r6ser-
ves touItts pretes.
L'art dte urir est avant tout une
lutte pied A pied contra la Douleur et
la Mort. Si les armes ranges avec or-
dre dans l'arsenal de Pharmacologie
et don't le jeu nous est familiar ne
convienuent pas ou conviennent
pen A la bataille ; s'il faut mime aller
les clierclier trop loin ou que leur luxe
soit pas trop ruineux, soyons sages,
aimnonts mieux nous armer de bran-
ches et de piques, si.ces carm,nes lrossic-
res assureat tout aussi bien la i,'t'oire.
Les lommes de 180' n'avaicnt pas
des arms perfectiionmes et 'nous de-
vons certes de la vendration A leurs
piques de bambous aiguises ot dur-
cies au feu, aux imicendies qu'ils allu-
maict ett e gare a (Juoi ils foIndbrent i
I'lIdependaince ltatieInne!
Voila qui est pour dire qu'il faut es-
sayer de toutes les arms en Medeci
no no serait-ce (tue dans un but de
contlrle dI, ces armes qui lpuvent
blien d'aill ctrs t'tre dangereures par
ellos-t ,ii- *. ou le devenir en des
mains ii liabiles. N'oublio.s pas le
viiil adal.- : Pritno non nocere.
()Juli la .\i.dcine, est une science
d'observation. On le crie par dessus
les toits. 11 cst tout a fait banal de le
redire. Et la Medecine n'observe pas
seulement en cliimie, en physique, en
botanique, clle observe encore en cli-
nique et en tlhtrapeutique. C'est pour-
quoi et comment j'ai pu experimenter
I'assoroci et le ddyd-dos encore bien
que je ne sois sp6cialiste ni en chimie
ni en botanique
Chez plusieurs maladies frappes
d'impaludisme j'ai mis ces plants &
l'4preuve A force d'avoir entenda apo-
theoser leurs el'ets et j'ai ete moi-me-
me 6merveille des resultats que j'ai
obtenus.
Elles agissent absolument a la facon
de la quinine : impuissantes comme
elle A Juguler I'acces d'impaludiame
deja en court's et comme elle d'une
action certain sur l'acces prochain.


REM


Avec une simple infusion de
d'assoroci et de deye-dos prise
soir, vous voilA quiniuni tout
un autre mais non ji meti
avec, en plus, la roideur de
gousset, conlserve. Heureusemei
Price Mars y a pens6, a co boe
vieux gousset que nous aimoog
dorloter et don't nous surveilloot
bonpoint comme une tendre
I'ampleur de son gross bObi v
Si l'on song que malgr4 la pr6
ce de notre ciher (deute la
bourse sera encore adultr6re,.
MM. les Pharmnaciens :;o font paU
cadeaux,- oh tres et trie
malades, peut-etre aimuriez-vous
conitinier votre douce sollicitudel
ner assoroci. D'ailleurs il no vous
pas que ce seul avantage de com
tre les maudites vernnines de
ran. Tout derui#rem.nt j'eus lei
hour d'assister A de va;ritables
plies de l'assoroci sur mtn autrd cha
de bataille. Je soignais cliez de
vres gens plusicurs cas d'ecdmru
belle. (C'tait uno vtvtitable pid~
miniature et lA oft I'liiile de cad,
fleur de soulfre, I'oxy.ie de zinc, r
cide borique- j'cii :sse nelai
rent lionteux et confus come Mn
nard... ce fut le divii., I'hroique
roci qui me sauva.
On se frictionne avec les feil
broydes et on laise le jus en pb
sur les parties malades. Les scrf
sdreuses tarissent, la d6ssication a
rapide, les de maniigeaisons se temp
rerit et la gut-risonm galope si je
dire. Le voilA donc l' ssoroci avec
propt idt&s aiti-ecznmateisesbien
blies. (ue vieninent dune mainte
les grads appareils d'analyse a
leurs longs tubes surcliaulf6s et
robincts luisants.
Ils me diront par quoi, ils me
ront comulment tnes Ilonnes pll
agissent ; mais ce qui resteraco
et irrefutable c'est que je sais
qu'elles agissent. J'ai besoin ded
qu'elles peuvenit sans indigtild i
dans la thllrapeutique. Et je le
mialgrh la hideuse moue que je
nme fire d'ici, D)ame Pliarmnacie et
sevire oh tris Sev;re majesty
Doctrine. Je no sais pas si toot
motnde fera come elles, Si mesco
vives, les maladies mettront lamai
mon plat d'assoroci et de dydl
cuisine A point ou bien s'ils y fo
ront le pied. J'ai au moins consCie
d'avoir dit la veritd.
Jo ne renio lpas mres dieux,oh1 I
mais je me rappolle avoir lu danso
nan, un esprit auquel auctn de nD
no peut d6nier la culture scieDnti
qu'a I'lieure oft la science d
et se croise les bras, ilnpuiss"
devantle malade a I'agonie, I'ora
doit pas hdsiter A courier chez I'
pirique et a employer ses solOs.
Au rest, j'ai conflance qu'eo0
crise... mddico-culinaire, j'aura
jours pour commensaux fldelsl
lecteurs du a Matin v, ceux qui
nent interet A la champagne que
menons centre les societes fanaP
des a doctrines canoniques et -
nitres .
Au surplus, je suis fort d'obd
au commandment de m1on ,
savant maitre Audain qui a bcrit
sa c Pathologie Intertropicale O *'
en m6decine ii faut poursuivre L
rite sans crainte d'6branler oand
verser certaines croyances d6j.i
ment 4tablies, des croyances
s6culaires. >
Etre tolerant, c'est 6tre i 1









rin'aestn oins sci.ntifiqu quo u d
nlr a garde avec hAilios ct IMi-
devant la citadelle dels crovya-
t des m6thodes institu('es lpar I,
N'est-ce pas J. IH d llosii, o
Squi protendez que :,s api lles
i0cher sont de petits corve:n;x
'l au bout des doigts ? N'est-ct
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trait avec le Siain.
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'sur le revenue. Corbeaux t t pi, ;
S6nat. Reconstruction dl';r:chives.
lliresreCoit le prince royal de
Gr6ce.
Il3.- Hlier, la CThatmbro, al)'
eatendu l)lusieurs ori'itors (doiit
Viviani et Caillaux, a v'olt 1'li-
de la loi prohi iant to ile)itic
se. Ello adopla O siis itt, tin e
lion de M. Jaur--s disant qu
les seances des aps-e.-;mn so-
eOnsacrTes it lI'illnp)t sur lo ievc-
S~tat liier, a vote le 'iioi a
Coiinissio'i, (I i iro )j.t i'a ii' l'' i
ayant our oljet do treli'reo : -
lela loi dtu 2 (l'Iceil)r' iSS.
lrnantla dostructionid)iies corbl'ix
es; Le SInlt vota, en o!jtr', iii
Sde 44i082 francs (dtstini -' l1; 1
isltructiou desvearliivs do St-
1e.
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ins le cadre do la reserve.
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so, ancien co'isul.
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tile et deficit. La ceinture est sup-
4epPour les officers g-,njraux.
iRs3.- Le t Qai|)Cc, vetatil
R d
e.iles est arrive aujourd'hui au ;
INsident do la R6publique ac- J
-6d de M. Lanes, visit au- C
u l a maison d6parteineitale de
*t.- Ce matin, la Chainbr3 exa-
Es project de loi sur la riglcnmen-
des eaux de la Dulrance. Eilo
cet apres-midi la discussion
t sur lo revonu ; M. Merle a
oICraOmission du budget a cxami-
lPjet de quatre contributions
-u ua deposer son rapport i1 v
SPour que la cloture do la scs- 8
)1Sse avoir lieu A llalin de la so- n
Echaine. D'apresle rapportdu Y
SFinances il rn.sulte qu'un
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cost iiii s ccds officers g6nZr'aux et
*,ssimilt s.
Le Bandit dicto ses condition au
Sultan
Ml'.\;lI :3.- Les conditions do Itai-
s.oili sontt los suivantes : reconstruc-
lion dIoe l;a liaison do Ilaisouli i Z iii.il,
pai'i;i;ent d'ma n indomnnit do 100.000
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