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BHFIC DLOC UFLAC MELLON



Le Matin
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 Material Information
Title: Le Matin
Physical Description: Newspaper
Publisher: s.n.
Place of Publication: Port-au-Prince Haiti
Creation Date: June 17, 1907
Frequency: daily
 Subjects
Subjects / Keywords: Newspapers -- Haiti   ( lcsh )
Genre: newspaper   ( marcgt )
newspaper   ( sobekcm )
Coordinates: -72.2803802891673 x 18.5142993036392
 Record Information
Source Institution: University of Florida
Holding Location: Bibliothèque Haïtienne des Frères de l'Instruction Chrétienne
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: aleph - 000358166
notis - ABZ6468
System ID: UF00081213:00063

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ire ANNi No a3.


PORT-AU-PRINCE (HU~?)


LUNDI, 17 JUIN 1907.


MA


QTZTJ ) L 3VXI X3~q'*


'IN


I GOURDE.


DEPARTEMENTS 8& STRANGER
Frais de poste en sus.


DIRECTEUR :
dle6xmenat MICagloire,

RICDACTION-ADMINISTRATION
45, RUE ROUX, 4.5


LE NUMIRO 10 CENTIMES.
Les abonnements parent du ier.et
du I$ de chaque mois et sont paya-
bles d'avance
Les manuscrits insr6ds ou non ne sont
pas remis.


Pour tout ce qui concern 1'Admrinistration du Journal, s'adresser


A M. Arthur ISIDORE.


Faux Socialisme

No'is aVOIS Vu comment en Anglo-
terre, lo- ;associations d'ouvriers unt
pour !ut I'atliorlioraion de lelr con-
ditioin r:'li('id1ce:le et a ( (iel degrt e6-
toui:;:t:t cil os y atteignetnt. Un fait sini-
licatifc'est qae cetto force formidable
n'esttiiii:'oe centre aucune puissance :
ellc n'est (u'1; la manifestation collecti-
ve (da s'lf-help, et elle ne dcmandle a
l'Etat qe do, n e pas 1'entraver. La hai-
ne (tu capital est iiconnue ai ces as-
sociati,:s, car le capital ne traduit
pas, 'omme dans les socictOscommu-
nautairies, I'idee d'une situation acqui-
se ni d'u but atteint : l'anglo-saxon
risetive, : rancune centre ceux qui,
iavan '.ipital, :;'.it'al).tienn nt de o 1!
fair V trvaiilr. .Il'ai tjit d i, entire q(ui
le ,pii., (~dans 1 coonccept anglo-
sax 1n, '. U n moycn t 110n n but : 1
capitalist. )imple jouissur' do routes
sur la s(c -. anglo-saxonni'.
L s.ocia'is-ne, je I'ai d'ja dit, est
rare Ldas ik,'s pays particularistes: le
peu d(I sIWcceS qul'il V rtencoOntre vient
d'adiet c',ts avant emigre des pay.-,
con:lnu1mim,4taireis. II est remarqua)!,'
que, en An gletrre, la solution do la
question ouvriere so tIrouve retard&oe
et moinr:; avanc let cliez lei ouvriers do;
cette formation : c'est que, d'uno part,
ces ilmncents qui sont represents par
des Irlanlais, des Ecossais, des Alle-
maitls, d. s It Ialiens, sont rSfractaires
ua c,-. asuociations,- tols les portetaix
des dlock.; do Londres qui n'ont p)as
d'uiios ; d'autre part, co sonI eux quil
SOnt les ilu-s; assidus aux reunions.
socialists et qui attendant leur salut
de la r'vollution social; its sont 6gale-
ment Ies jlli'rs (lu paup6rismo en An-
gleterre t autx Etats- Unis.
Dans ce dernier pays, le veritable
centre do I'organisation syndicate est
l'American idderalion of labor, la Fddd-
ration amu'icaine i du Travail, don't la
creation a 6t. provoqude surtout par
union des Typographes et des ciga-
riers, et un peu par celle des char-
aentiers et menuisiers. M. Paul de
Iousiers rapporte dans La vie ameri-


caine que le president de cette associa-
tion, M. Samuel Gompers, lui disait
un soir, A la suite d'une reunion agi-
te : a C'est une do nos constantes
preocupations de nous ddbarrasser de
la politique. I Le mme auteur pense
de ces syndicats c qu'ils out besoitn de
rester fidlles "a leur mission pour Mtre
bienfaisants. II les assimile aux gou- I
vernements et nous savons djAi queIl
peu do place les gouvernements oc- I
cupont dans les socidtss anglo-saxon- S
nes. le veux dire que les ouvriers
n'entendent pas que ces syndicals s
soient compressifs de leurs tendances t
particularistos. n Ce qu'il faut, cc sont I
des gouve nenments qui fassent bien co I
qu'ils ont -i fire, ni plus, ni mooins.
)o mnme, il faut des syndicats qui se '(
renferment dans leur besogne id syn- I
dicats, mais qui y suffisent. I
Vous vovez, l'est-ce pas, combien
ipoleus syrndicats anglo-saxons ressem-
l ,)Iet ainx auitre' et conmbien M1. lPatl
de liouisiers a raison de dire quoe dans
ces p) '.., (ta 't',xi.stence de syndic:.tt., l
puissants est le meillour gage de paix.n
Voici un petit tableau qui rellte les (
diftl'reiices de temperament entire les
ouvIiers (jiii travaillent anux l'tats- Unis
et qui p'euvent donner au lecteur la '
cletf de l)in dos manifestations d'ordre
coimmunautaire qui so produisent en (
terre particulariste.
SIes Allemands sont ccux qui res-
tent le plus ioigte;ips lidJles au m(- 1'
me patron. Leslrlandais presque aussi 1
nombreux quo les Allemands, sont c
intelligent, mais suscitent constam- a
mnont des difficulties a cause de loier
caractbre u tlniant 1 a (ranl, s)in d
de nte pas .-;s 1 it.n it' dans I> mil',I n. 1,2 [
atelier, 1'ord 'r seait trop)) (lificiclf v ay
faireo rgter ; aux ioqui,.-;s d'ait t iot ll
ploliti(lue s11tout, its devi( iicio t l'1,er1- v
vi scen ts do phii is n'oit 1(1 0ne

remarquer par lur," imp i'Tvoy;'lVc. I1 1'
Scandinaves .ie (e urenit ordi- dl
naireme)nt dans les ls afactures (d I
I'Est que pour agne, r I'airgnt dut voya- I'
ge ou, tout au plus, pour se con,.stitluer i
quelques petites avances et lii-r au n
plus vite vers les terres inocup'es sur v
lesquelles ils s'installent. .Voici le I
plan de 1'migrant hongrois: aller dans t(
une contree oit la main-d'wmuvre est ti


chUre, y trouver du travail on consen-
tanIdes prix moi ns 6lev& qs quo I course,
y vivre comm ti lln clien pour fpar-
grier Ic JALIS possible ell pei do temps,
puis ll,; revenrir, ln pw;, se mnarir et se
a isser vivre. Q (,,tauit tA I'A uienicain
s'il debuto (dtlils I;t Vi-O ('Ol hllO ol'ivier
det' inaniufact i a re, cvst I oumj ( )I1 s avoc
d'~te (10 mouter (i-, :Iuit ; It 4''saiIe ra
u':-n t ri-ti ors d It ;
r paisijbileilneni attachait ti trlvail
sail- ,.tIA I Ia 2i 1
j;1 41h11 Idal IIA0 is s
tres- &.0notimityIC5, 11011 Iulflonte que
la coil)?: sl. I lon a uarci ih "do iEst vers
I'( )u"5-t. do, New-Yt)Ik Fvos C:iczi(Eo:
(1A ('heu~re -act eflt todit-ilI. Ist sort
'ell (qLeI'jIl orsit ro ud~r..oeA
l'(ueSt ; e''As111i (111uuitiul-Illit 1-,(e- api-
liaX pOtil' los 1r1auildeis ''LitUwilsc.-; (ui
vc (firidoait 110 est t 'i(1iutfolpil-Iu-'.alle
*i ltps (j tIhi plire dIuerl0 l n-
Idel 11o (C1i2i',t d '(' IC z-; tLe

(mlkoe (adI.ltb o do'uvv-A ~i-/l()/4i're


c~,esit~ A rzjlai.-.
V ei j 'Mi (t ( 'j '-( I st u
~-'iouic l ,I")c', q ut ('.\ui1cte Ir (Cs i1&111l
1,011".4 avoc1, dcS Yall





Ioes ( tolo-ieis Pc4Ill Yisa'-,s
;at J.a CC (/110 jlai (lit tIL SOC1iLi me
arus les pays a uigio-saAouus, to Ic & tcur



Vit I A d j' I Ves t ,;II I a I It u

Li -\ -t(li~. tla


'(-X2iItal liefi lelo 1) l i, i e> f o iels eS,
lostoresiii1~Iel. S;uvez-
oilS Sclcen eLt c ti'u I fllt ,
Aor iseviCeS C'SS('11 t 10ll l(Ilit puof_-lics,
als qjuo les routes, los roailsay, t los
ramwayV, lec dock.. II o ( Los ex loi-


ABONNEMENTS :


.X 1'AR OIS


--


c









te meme pas dans un but purement
lucratif, mais pour favoriser lessor in-
dustriel et agricole de la colonie.
La colonisation a pu progressed de
l'Est ambriaiin vers l'Ouest avec faci-
litd A raison de la proximity griAce A
laquelle les banquiers de 1'Est out pu
fournir du cr'ddit A l'Ouest. L'Austra-
lie et la Nouvelle-Zelande, ou simple-
ment 1'Australie, se trouve dans une
situation absolument contraire: elle
est aux antipodes de la mdtropole.
Comment le particulier australien
eut-il pu trouver un credit suffisant
pour se lancer dans ses entreprises de
colonisation ? II lui fallait n6cessaire-
ment I'appui do l'Etat, et c'est pour-
quoi I'Etat colonial dut se faire ban-
quier.
D'ailleurs, son rl6e se borne A cela.
S'il a Wtd amen6 A exploiter les servi-
ces publics que je viens de dire, c'cst
pour le memo motif pecuniaire. C'est
ce qui explique pourquoi la dette
publique australienne' est si lievde;
mais en d6linitive, l'cquilibre est rila-
bli par les crdances de l'Etat centre
les colons du fait des advances qu'il
leur fait. Aussi bien l'inlluence de I'E-
tat tend-elle diminuer au furet A me-
sure du reinboursement de ces avan-
ces.
C('est en tout cola que consisted le
pseudo-socialisme on Australie; si le
mot y est impose, ii faut reconnaitre
que la chose diflereo sensiblelment de
ce qu'elle est en Europe. Que le lec-
teur se garde des rapprochements ir-
rIll6ehis et se d6pouille un peu de
i'habitude do voir les closes particu-
laristes avec des y jux de communau-
taire: ii faut de temps en temps chan-
ger de verre.
I). S. I)ans ron article de vendre-
di intitul : S:cboais voir, j'ai p:Ir'!6 de,
la situation econonmique do l'Allema-
gn, (*onimoe inflri-,ir'i? e celeo de I'An-
uleterire ct c'est a coe ioi[t de vue queo
j'ai t rait' do a ltpend la falcon doC
voir quli tend it (:tallir entire les deux
p1issanceOs une ('a'iit (I d situation,
Les clitiques ;persont iolles qu'oit hieli
voinlt in e1O pji'stetr des amnis, me por-
teil, oin attendant. quoIi je revientIe sur
le ra) go('-oi tiqi de I'Aikemagiue,
Ia (!",ialr'crr ( m'' naitiietiant, que je ne
li, pIas st iltiis-ance qui en soi eost
r'e!! e.

10



Divorces et Remariages
Sous cc titre, nous publions remain
des appreciations fort intdressantes sur la
nouvelle loi proposed par l ddpute Leon.
La Cr6te-a-Pierrot
Nous croyons savor quc la second re-
prd.sentation du drame, de M. Charles Mo-
ravia la Crcte-a-Pierrot. aura lieu, en l'hon-
neur de S. E. le President de le Republi-
que, jeudi prochain au Palais National.
Corps L6gislatif
On se rappelle que les deux Chambres
s'etaient reunies en Assemblee Nationale
pour discuter le project de r ponse au Mes-


sage prdsidentiel accompagnant 1'Expos6gd -
neral de la situation.
Vendredi dernier cette rdponse du Corps
LUgislatifa 6et apport& au President de
la Rdpublique par une d6elgation compo-
sde des Senateurs Cin6as, Lerebours, Theo-
dore et des Deputes Wiss, Abelard, Sejour-
nd et Bouchd.
D6part
HIier est parti le steamer hollandaise
Prins IFillm II avec les passagers suivants
pour:
Petit-Godve: Mr B. Zakd, Mr Douyoin.
Cay)'s: Mne Claire Pascal, Mr L. Me-
nand, Mme Bellevue Placide et bebd, Mme
Naud6 Pristine, Mr Auguste Daumec, Mr
G. Simon, Mr Thomas Robinson.
Jacmel: Me Leon Liautaud.
Curacao: Mr Dario Saavedra.
Administration Postale
SERVICE INTERIEUR
Lettres rtcommand&es en souffrance:
Gal Corbulon Giordany, Justin Elie,
Clement Jn. Baptiste, Mile Celestina Jn-
Baptiste, Duquis Baptiste, Alphonse La-
guerre.
Port-au Prince, 17 Juin 1907.
RE-TNSEIGNEMEN TS
METOROLOGIQUES

O3bservattoire
DU
SEMINAIRE COLLEGE St-MARTIAL


DIMANCHE I6 JUIN
Baromktre A midi
Te ratureminimum
Temperature maximum
Y


761,o
22,7
34,0


Moyenne diurne de la tenmprature 27,4
Le ciel a etd clair jusqu'A i heures et
presque covert dans l'apres-midi. Pluies
intermittentes depuis i h. a 6 heures.
Total de l'eau rescue 2.3 millimitres.
Orage au sud a 6 heures. Le vent de terre
a dtd asscz frais. Le baromctre est ind&cis.
Note.- La tcmprcature de la semaine
a et normal. L'excedent de chaleur de
1'apres-midi a td compensc p.r la trai-
cheur de la nuit. Des oranges tous les jours
aux environs et trois fois sur le lieu. L.e
baromctre a oscillt autour de la normal,
et est rest plut6t en baisse. Total de la
pluie de la semaine : 15,7 millimetres.
J. SCHERER

..- o tel ellee.

DIEJEUNER DU 17 JUIN
MIDI A 2 IIEURES
Prix : G. 2.50
PAte de foic gras
Melon de France glacd
CEufs durs A 1'oseille
Boeuf said A la Francaise
Rognons grills A la Maitra d'h6tel
Haricots rouges en sauce
Riz blanc A la crdole
Cr6pes A la confiture
Fruits
Cafe
1/2 Vin


BILLET


DU MARTIN


On demandait un jour ATheophile Gas.
tier ce qu'il pensait de la musique.
La musique, rcpondit le bon Tho,
est un bruit comme un autre.
Tel n'dtait pas tres certainement le sea.
timent des hommes distingu6s qui, avart-
hier, au Pensionnat National dirigd par l
personnel de rare mdrite qui s'appelle Ma.
dame Virginie Sampeur, avaient et con.
vies a venir ecouter le considerable pianiot
Dario Saavedra, de court passage d4
notre ville. L'inoubliable apr6s-midi Poor
honorer avec eclat M. Dario Saavedw
MM. Ludovic Lamothe et Justin Elie,ci
deux jeunes artistes qui donnent ga
si haute idde de notre pays tant denial
avaient promise de se fair entendre. Janmk
pareil regal n'avait encore etj offeti
I'activitd d'une assemblee d'amatettrs. A-s.
si s'etaient-ils hates de se presenter dans h
coquette salle de l'institution de la rue-
des Miracles. On y remarquait entire autres
M. Eugene Roy que ia passion de l'art
tient toujours en eveil, Clement Magloire,
Directeur du o Matin ,, I'ingenieur Doret,
le conferencier bien connu Dantms Belle.
garde, les Drs Borno et Coicou qui,se lais-
sant aller A quelque sdduisant reve, entrevo.
yaient peut-Ctre dans l'avenir une sorte de
musicothdrapie, toute supposition don't e
leur demande bien pardon, le maestro 0:
Jeantv, A. Lochard, Lion, ce francais don't
la courtoisie exhale un agr6able parfum,
que sais-je ? Georges Muniet, bon ghat
S1'amiti6 delicate. les frtres Victor et
Georges Gentil, enfin tout cet ensemble
de jeunes hommes don't le d6faut de pla-
ce m'emptche de mentionner les noms et
don't la caract&ristique est l'inquietude do
beau. Tandis que j'6cris ces lignes sous
l'empire d'une emotion qui vibre encore,
l'6minent virtuoso de qui nous regrettions
qu'il ne pit prolonger meme de quelques
heurcs son stjour A Port-au-Prince, pro-
bableincnt s'aamene dej vers Curacio ob
I'appcl'c un engagement.
Je ne s.is si vous avez eu l'avantagede
rencontrcr M. Dario Saavedra. M. Dario
Saavedra est un home jeune, de taille
moyenne, avec un vaste front e6laird d'in-
telligcnce... M. Saavedra :est reveuu du
Cap-Haitien ou il avait donned quelques
concerts qui avaient obtenu un veritable
triomphe. L'admiration capoise en effect
tait inontee au plus haut` diapason pour le
talent du pianist. Ainsi 1'attestait du rest
Ic journal le (( CAble ,,. En v'critc, devant
un cmiblable tdmoignage, il *tait natural
ue nous montrassions quelque impatience
douYr I'cnchanteur. Cette satisfaction
nous fut accordde. II faut d'abord convenir
que M. Saavedra est un virtuosoe de reelle,
de trcs grande valeur. Je ne sais si vous
en avez dtd frappd : ses mains si agiles et
si nerveuses sont pourtant d'une petitesse
particuliere. Pourrai-je traduire fidelement
les impressions diverse que sa magistrate
execution produisait successivement sur un
auditoire qui manifestait ses enthousias-
mes par des applaudissements entrecou-
pes d'exclamations ?.
-Oh mais cet'homme est feroce, tor-
trua quelqu'un derriere moi.
II est vrai que, A ce moment, le pianistC
dans l'ardeur d'une execution formidable,
venait d'etreindre tout-A-coup le pirao


- -- .I








d'uc serie de traits de mecanisme qui sou-
kverent parmi nous toute une temptte
d'cclamations. Puis il joua A tour de role
nOe demi-douzaine de prices don't voici les
titres : Sonates d'Estrade et de Viderique,
Etude de Palacios, Danses et Rapsodies es-
pgmoles de sa cormosition, puis un d6li-
ceux Nocturne de Jimen:s, ce grand musi-
den don't le souvenir se garden vivace, en
quelques iames.
Que dire maintenant de ces deux 6ton-
tants, extraordinaires lutteurs qui se nom-
ment Ludovic Lamothe et Justin Elie et
qui, dns cette espece de joute internatio-
ale en raccourci, repr6senterent si super-
bwPnat le pays ? Et mon patriotism s'ex-
ailit progessivement, a measure que leur
surprenante et superieure et incomparable
et souveraine execution retentissait dans la
salle comnme un allegre fanfare. Oh !
oomme il ferait bon pouvoir, par de tels
spectacles, confondre la mauvaise foi des
partisans atttardes de quelque inegalit6 pos-
ible des races humaines Et pendant que
e regagnais mon domicile, 1'Ame 6panouie
comme une fleur, je songeais doucernent
icette autre suave harmonic qui rdsulte du
movement des sphteres a travers les spaces
etqu'il ne nous sera donnd de percevoir
qu'aux approaches de la mort.
M. BRUN.



No0uvlles Etralng'res

DEPICHES REUES CE MATIN

La Haye
Les ldliguds sont arrives.- Gramde
animation. Ouverture de la conference.
Advesses d Nicola.q et d la reine de Hol-
Iande.
Les dildtius &I la Conft'rcnce de la
paix, sont presquie tous arriiv6s a la
Haye. LIes pavilions des P(1 is;sances
qu'ils reprtesentlent out 6t6 hlissCs sur
les maisons ou lh6tels i ( u'i0s occupant,
ce qui doiite tni aspect particu!iire-
ment ai a la ville.
La Conference a did ouverte samedi
selon le precedent cr-d en 1'8i,.- Le
ministry des Alfaires E'lrangeres de
iollande propose que la (:onfdrence
adresse & I'Einpereur Nicolas un t(ld-
!amme de gratitudeet d'appr6ciation.
Sretour, M. Nelidoffpropose d'adres-
ser i la reine Wilhelmine et au Gotu-
Vernement hollandaise un message de
remerciemeints polr, l'hopitalit6 offer-
te aux tnemiolics de la Conf6rencc par
la Hol0ande. Mr de Beaufort, chef de
la dl6gation liollandaise proposealors
qe Mr de Nelidoff soit elu president
2e la Confdrence.
Discours de M. de Nelidoff.-- Une
dlpdchc d 1'Empereur Nicolas.
LA-HAYE. La conference de la
Paix a 6 ouverte samedi avec le
mIme ceremonial observe en 1899.
Dans son discours, M. de Nelidoff
afirma que la paix universelle et le
Ermement (6taient des choses im-
possibles; le ton des paroles du diplo-
ate russe 6tait plut6t nuance de pes-
flhame. II a declare qu'il croyait a
hom6ioration des moyens de r6gler


paciliquement les conflicts internatio-
naux, mais qu'il considdrait ceux-ci
comine aussi indvitables que les con-
hlits entire particuliers.
Pendant son discours, M. de N6lio-
doll' a fait 1'6loge du Pr6sident Roos-
velt et de M. Andrew Carn6gie,
L'orateur a ensuite cdd6 la parole
au )octeur van Tets van Coudrian,
Ministry des AlTaires EtrangBres de
Hlollande. Alpres avoir fait I'expos6
des travaux qui attendentles d616gu&s,
ce Ministry a propose d'envoyer h
I'Empereur Nicolas la d4p6che sui-
vanto : a Au d6but de ses travaux, la
2e confdre:nce do la Paix depose aux
pieds de Votre Majestd ses respectu-
eux hommages et sa sincere gratitude
do ce qu'elle a pris I'initiative de con-
tinuer I'ouvre commence en 1899 ..
La stance a dur6 vingt minutes, los
d leaguess se sont ehsuite ajournds a
mercritdi.
France
Le. souvurains danois.-- Discussion d
la Chambre.
M. Falliires a quitt6 ltaris mercredi
soir pour Cherbourg, allant au devant
du roi et la reine de Danemaik (qui ar-
rivrent ce jeudi.-Les souverain.s ac-
compagns dte M. Falliires, passerent
la revue de l'escadro du nord et repar-
.tirent tantot pour Paris.
La Chambre continue 1; discussion
sur la cruise viticole et discute ''inter-
pellation sur le repos hebdomadaire,
sur les chemins de fer.
Etats-Unis et Japon
La meilleure preuve que le Gouver-
nement Ambricain a la plus grand
conlianco (tans le maintion do se rd-
tions anicales aver '" ,Lton, a e
fournie s.,,,o par le deparlemtnot do
la marine. Celui-ci vient en eifet d'or-
(lonii.r l'erivoi (de 0 (X),) tontnes do char-
bon au d'pi.t naval amndricain dot Yo-
koh'ina. C(o d,'p (st (t 1 'utsaeo des rn-
vires ;le ,gerre amn6ricains tattacllh'i.s A
l'escaidre des mers de Chine.
Allernagne
La coursed' e I'Empleri'ur.- Accidents.
l'ondant les pour ia course de la coupe di l'::ipe-
reur GuillauiLnoquli ; d cournts1, \voi-
dredi, la machiion 19 C. a t01 dnmotiic
pres dt WVisbacll. Son cliaulreI~r M.
Goebei, a tdi tut ; pluisieutis ;u't'es ac-
cidents de moindreimportance, se sont
products egalement.
Espagne
La tentative dit .'? / .ai I (iH6.- Les
coupables seront gracies.
Dans les cercles officials, on croit
que M Jos eMakoren, rddacteur du .ou,
nal El Matiln et los anarchists Matla
et Ibarra, condamnu"'s jeudi dernier <'
neuf ans do prison, apres avoir etc re-
connus coupables de comrplicit6 dans
la tentative d'assassinat commise le 31
Mai 1906 centre les souverains espa-
gnols, seront gracids.
Panama
Le President en Congd.
L'Assemblee legislative vient d'ac-
corder six mois de cong6 au president
Amador. Pendant I'absencede celui-ci,
le general Obaldia, en ce moment mi-


nistre de Panama A Washington, oc-
cupera les functions de dPrdsident de
la RLpublique.
Russie
La Douma ct le ministry Stolypine .-
Un assassinat.
Le )retmier ministre Stolypine de-
natnde que la l)ouma exclut tous les
membresdu parti d mocrate-socialiste
au nombtir do soixante-cinq et sanc-
tionne l'arrestation de seize d'entre aux
sous l'inculpation deconspirationdans
le but de renverser le Gouvernement
et d'atablir une Rdpublique ddinocra-
tique.
Mr Stolypine announce que si la Dou-
ma ne consent pas A sa demand im-
mddiatement, elle strait dissoute. La
Douma, a,~' s quc let public etla pres-
se ourent dt6 expuls6s de la salle par
la police et la troupe, entra en secrete
session pour discuter la demand du
premier ministry, qui, croit-on, sera
rejetde.- D'importantes measures de
police ont etd prises dans les environs
du palais de Tauride of sibge la Dou-
ma.
Le commandant on second du port
de St-Pttersbourg a 6td assassin u. Le
coupable a etd arret.
Traitd russo-Japonais.
Le nminislre des allaires dtrangeroe
MI. Isvolsk., et ie docteur Motono, mi-
nistre duJapon, ont sign lo traits rus-
so ja)ponais relatif A I'exploitation des
chemins de fer de la Chine Orientale
et au sud de la Mandchourie.

HiAN GEA NENT D'ADRE SSE

Docleur Lissade
,'! ), lt e du Centre, 8< .


loiine occasion
A vendie p,.ur los con structions en
IIurI, (Its mobile I pour ter'Iass ,
traverse;s, ci ;-
1tra no inagrit. couveuse de
340 ceufs :.ivoc ::ceis-Oires.
S'adlre-s'. r.at:t bureaull du Journal.

LA
Meilleure Farine
(I11 Monde
(:ell e qui d inn-e le meilleiur pain.
)ui lproduit le- l lus de p.liin.
Qni done le p)ain le plus blanc et
le plus 1'ger,
C'est la Pillsbury's Best de la
Pillsbury WashbIurn Flour Mils Co,-
Minneapolis Minn.
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