<%BANNER%>

BHFIC DLOC UFLAC MELLON



Le Matin
ALL ISSUES CITATION SEARCH THUMBNAILS MAP IT! PAGE IMAGE ZOOMABLE
Full Citation
STANDARD VIEW MARC VIEW
Permanent Link: http://ufdc.ufl.edu/UF00081213/00051
 Material Information
Title: Le Matin
Physical Description: Newspaper
Publisher: s.n.
Place of Publication: Port-au-Prince Haiti
Creation Date: June 3, 1907
Frequency: daily
 Subjects
Subjects / Keywords: Newspapers -- Haiti   ( lcsh )
Genre: newspaper   ( marcgt )
newspaper   ( sobekcm )
Coordinates: -72.2803802891673 x 18.5142993036392
 Record Information
Source Institution: University of Florida
Holding Location: Bibliothèque Haïtienne des Frères de l'Instruction Chrétienne
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: aleph - 000358166
notis - ABZ6468
System ID: UF00081213:00051

Full Text

.Lro ANNSE, No 5-1.


I I-


A


TI


SCex C~ 'TI r~o l .x a


N


ABONNEMENTS :


GOURI)E.


ljpAlTE.Nlf-'1NS & -ETRA14OER
I- rais ele poste teit S-us.


DivwrEURR:



BtMAG'rION -ADMILtN-TR A1 leONT
45% Rue IOub 45..


N: UMp-Ilo 10 1 ATM~.
Les alormenu ents parent du ter.et
du I) dc .ilalque uois ct Sont paya
bleY d 'dvance
I~t34 fllll,Cit int~ts i iol ne gont


pour tout ce qui s'ad e .--sser A Art ur ISID E.
Pour tout ce qui concern l'Actmtninistration du Journal, s'adresser A M. Arthur ISIDORE.
S-- --- --- -- -**- -**-- -- **--


UIE VICT:ME


.C I' a u is ( iini < ins es l hur iu ili pu-
blics, V taialt die courtes apparitions
cll qle..it'olr et i acontliiit ai sos oUpa--
gilols 1i',s hisltair'' d.t- '( i< s ,|I
les a-tiUaieint iinltilnilmnt. ILe chetf de
bureau, tilln I ibn ieuix pnllctluel et pa--
teinel ll.ssiut fairer, eln lva t VI bleut'
d'tmtres del i is I'6poqtue tr.- t loint;l-
ne oft il entra cdans ce ininistie t'.om-
me E1vye nion salaries.
1t I'aul taquinait pariois it bureau ,
bomn, vieiile bote rosigndIe et coura-
geuse qui attendait tout des Grauds
Pouvoirs de I'Etat. 11 6tait le pince-
sans-rive qlui apportait la plague a
ces humbles don't toute la vie s'4cou-
lait, plate et eHInuye, dans I'attente in-
quiete (i'une revocation (ou dants 1'es-
poir d'unre charge lucrative.
Vers Ie milieu du jour, on le voyait
dans le quarter des atfaires, la redin-
gotte verdatre r|anidant utne forte
odeur de benzine et le geste familiar.
II proptsait toutes sortes d'atlaires,
brasseut intfatigable au cerveat inven-
tif et.ai tintIpemrainie iit pilein & ( res-
sources.
Les lonlue courss ue nlie I'tei'rravaient
pas et souvent en plein soleil de mi-
di, sa silhouette fuvait, vite disparue,
la marclhe actioinnie par I'esperance
d'un courage remunmrateur.
11 connaissait tous ceux qui, 1nmo-
yennant de ros ilnterts avaiiceraieit
de petites. vtleurs aux aflanit's lais-
sant eln dclpt leurs derniers cliers
objets ; il racolait des objets de com-
merce les pIlus disparates et combi-
nait des changes extraordiuaires,
depensant des resources d'dloquence
pour K enmmancher quand mrnme
une atlaire don't ii bn6tlicierait pour
une part quelque restreinte ftt elle.
Malgrl ses eiforts, c'stait la misLre
dans le logis du pauvre fonctionnaire.
I se tuait cependant A la poursuite
de fa(;ons ingenietuses ou hiabiles qui
lai Permettraient des moments de
tranquillity. Peines Iertdues. ht le
matin, a ses amis du ministire, it ra-
contait les p6riputies de la veille.
SPuis, je ne le vis plus. l)es seimai-
ies entiees se passerent. Qu'ttait de-


venu cetindigent grandiloquent don
j'adultrais le stoicisrme, goguenard, c(
personage heroique don't la vie n(
s'ecoulait certainemt nt pas comm(
un rcve et qui s'dtalt pris corps l
corps avec Ia destinde. Dans quels
q~artiers looches promrenait-il ses
miseres souriantes en proie aux tor-
tures morales qui humilieraient peut-
6tre sa tlert6 obstinee.
J'avais oublle finalement ce ratW
don't la conversation charmaute m'a-
v4it si solvent distrait quand brus-
qnement vendredi je le vis apparaltre.
Un attendrissement me vint en face
du spectre qui s'avan;ait, lamentable
victime'de nos erreurs scolaires et de
notre education fausse. n souriait
malgr6 tout et ses sotires rendaient
plus navrante sa physionomie rava-
Sge don't les rides hurlaient des soof-
frances et des privations sans nom-
bre.
Salut dit-il l'une voix qu'il es-
sayait de reudre joyeuse.
Je lui ollris une chaise en lui ten-
dant la main. Et cet h mme me ra-
conta son histoire, car c'etait trop et
le coimdien laissait de cote le r61e
magnitique qu'il avait joue avec tant
d'art pendant ces derniires annees.
II me parla de ses debuts. Apres
une p6riode 4clatantedesucces scolai-
res qui l'avaient enivre, il entra & I'E-
cole de droit ou il ne put achever ses
6tudes, les exigences de la vie l'appe-
Jant ailleurs.
RTachelier en Droit, il esava de
gagner sa vie en plaidant devant les
tri)unaux de paix, on'i le petit inonde
tripotier et querelleur des fau-
bourgs apportait au r6le des atraires
nombreuses et passionnres. Mais les
cont6vres, gens hargneux et hostile
orglanisaient avec le concourse d'liuis
siers sans scrupules, des piges an
I)ord desquols s'arnrta heurelu-ement
sa conscience droite.
Que faire 0 II 6crivit dans les revues
des articles iemalruahlesqi lu lui va-
lu[rent des l'licitations etdes poign6es
do maitns enthousiastes. On l'apl ela
le dislingu6 confri;re, I'artiste, le ino-
raliste, le jeutne talentupux. .
Pendant ce temps, il ne put se
suffire i lui-inItne et sollicita au Mi-


t iasttie miu jOi ic. qi t 'i ouii oprc
l do grades difficult.
e Sea energies s'aneanttissaient, at vo-
e l&nti ql|'i sentaif ardeite et anda-
C i(?ese V're\rva'. son sens d'initiative
Ss'atropl)tiu I s journalihre d'une Itache qui ne un4ces-
- siti al' ,ln elrort, uicn n talent, au-
curne peine.
Mals ses appointemients ne sufli-
sairnt pas et )pen A pea il lit plue cour-
tes ses visits anr Mliniistt'ro of il ne
.qe rtedit enfin tite pour fr'ie acte de
presence.
11 fallait vivre iupurtant et II escomp-
ta. L'escompte devora le plus certain
de ses mtuigres revenues. II se lan;a
alors dans des aventures de courta-
ge...
La voix de mon interlocnteur dtaft
devenue blame et ift voquait les
rentrses chez lui, aprbis les jonrnees
inutiles. ofn sans orientation, sans but
il avait vainement ceierch6 la pitance
lquotidiensie;
a Enfiu, dit-il, j'ai Pt4 remplac6 au
Ministere et la naladie centre laquelle
je luttais a en raison de moi. Je me
sens a pen pr s r Itabli; mais que
fair ? Mortes, rnes energies ; inutile,
mon intelligence. II est trop tard d'ail-
leurs pour recommencer la vie...*
Le regard humide, le geste las,
Paul continuait. Des frissons secou-
aient son corps us6 d'of s'indignait
une protestation farouche centre ceux
qui l'avaient aussi mal prepar6 pour
I'existence.
E t )rn(Id l!t ,l' -' t,;I l 't 1' th', es-
ses ex;sp>'ree's dt '<,tie vi(tin e,, le.
coups de inarttie, aaiir6),l'.s; d'(t`ticelles
du forgeron d'en face rivthirnaiernt la
chanson du Travail qui montait ra-
dieuse, en ce matin de f'te...

L'administration du MA-
TIN ) announce aux abonnes
qu'ils ne doivent rien payer:
abonnements ou autres. que
sur RECUS IMPRIMES et
signs de M. 1'Administrateur.
Priere d'aviser 1'administra-
tion de la moindre irregularity
dans le service du MATIN .
a fin qu'il y soit de suite reme-
die.


PAR MOIS


-----C~CL~I_~==~=EI=5~;=~=E====~--*---~ I-_i ___c____ ~-~.--I


-~------ -


LUNDI, 3 JUIN 1907.


PORT-AU-PRMU CE HAlan)


-jE









RENSEIGNEMEN TS
MfTEOROLOGIQUES

CO)Gbservatoire
DU
SEMINAIRE COLLEGE St-MABTIAL


D MNC1i.2 JUIN
Baromktre A midi

Tennpr ra tureflinif uin
jinaxi tIn UIl


76r,5
22,9
33,3


MoycUnii. diuran dc la ctilperature 2j,4
Le ciel a td assex clair en general et
nuageux de I h a 4 h do soir. Les nuage-
inferleurs viennent du sud. Orage au sud
A 4 heures. La brise de mer a 6td faible
Le barometre en baisse dans la -journ6e es:
remont6 cette nuit.
Le pendule microsismique assez alme
depuis le 29 mai esi plus agit6 depuis 5,
heures 25 minutes de l'apres-midi et pen-
dant toute la nuit.
Note.- 'La temperature movenne diu
mois a 6t 26.7, d6passant ]a normal dc
4 dixiemes. Total de la pluie 2:49".milli-
metres au lieu de 272. Le maximum'-de
pluie a etd constatd en 1902 et le mini-
mum en 1903,
I. SCIIERER
A Saint-Antoine
D)main commence dans la chapelle du
Bois-Badcrc la neuvaine prdparatoire .1 la
fete de Saint-.-Anoinc qui arrive le 13 de
ce mois. I1 v aura nmsse tous les matins A
5 heures et demie.
Des domain, comment les annies precd-
dentes, en defiles interminables des miliers
de fidles des deux sexes, de tous les points
de la ville, graviront allcgrement et picuse-
ment la colline du Poste-Marchand. pour
implorer les grace du Grand Saint, qui,
jamais, ne refuse d'ouvrir les tresors de
son ccxur a tous ceux qui, par de ferventes
prieres s'adressent A lui.
Exposition Internationale
L'Exposition Internationnale de Spa ou-
vrira ses portes le 20 Juillet prochain, et
I'inauguration en sera faite par S. M. le
Roi des Belges, accompagn6 de sa belle et
gracieuse Altesse Royale, Madame la Prin-
cesse Climentine, ainsi que des autres no-
tabilites de la province et de la ville.
Une affluence considerable venue de
tous les points du nord se pressera ce jour-
IA, dans la coquette Exposition, qui, par
l'heureuse disposition de sa structure, par
l'harmonie de ses proportions, et I'1legan-
ce de ses lines produira une impression
des plus saisissantes.
La Belgique compete, avec raison, ence-
gistrer un success 6clatant par le nombre et
la vari6td des products exposes A Spa, puis
les visiteurs qui y viendront chercher un
champ d'utiles observations.
Nous ne saurions trop recommander a
nos compatriots de ne pas perdre de vue
la date du 20 Juillet. Qu'ils se hatent d'a-
dresser leurs ahd6sions, s'ils sont desireux
de montrer a l'etranger les products de no-
tre sol: qu'ils se rapellent que la section
Haitiennt ne doit pas paraltre inferieure, et


qn'il est d'un patriotism bien compris de
contribuer a 1'clat de notre pays par tous
les moyens dont'chacun de nous pcut dis-
poser.
DA'L 1 N-N w SAINT-CYR.
COnul, issailr.i-. n lJdrLal dt, 1' 'xpositiont In erna -
'tionntIle dI Spa.
Naissance
Nous enrcgistrons avec plaitir la naissance
du dixicnme gargon de notre aini P.J. Mcxile
aqui nou.s prds,cntonstous i ),,o ominpllimncnt-,.
Dix citoyenv s pour ddfendrc la IRpubli-
que .... 'cst ccrtainement un record qui
eit tait la joie du senateur Piot.
Conferences avec Projections
lumnineuses
Ceux qui se sont rendus hierA i'Hospicc
St Vincent de Pauly oqt passe -des heure-
vraiment agreables..et. instructives,-
La conference de Fequiuire sur IAl'codlism:
et scs effects a tid 6ouvent soulignee -pir del
applaudisemenits entho'usiastes de l'auditoire.
Quant aux projections lumintuses qui
exposaient les diffdreuts tableaux presented
et.d&erits par le. conf6.rencierc'tait simple-
ment merveilleux et l'assistauce n'a pas
marchand .ses compliments pour une si
belle oeuvre d'dducaion' social.
Nous indiquerons la date de la prochai-
ne conference don't la haute port&e ne peut
ichapper A personnel et A laquelle nous con-
viens tons nos lecteurs.


iotel IBelle

DEJEUNER DU ; JUIN
MIDI A 2 HEURES
Prix : G. 2.50
Melon glace
Radis
B3cvuf sale A la Franqaise
Ortolans A la Pidmontaise
Cotele ttes de mouton aux epinards
Haricots rouges au lard
Riz blanc A la creole
Compote de riz
Fruits
Cafe
1/2 Vin



Discurs Parlemeintires

Nous avons annoned dernierement
que le premier volume du Comitd de
production des Discours parlementai-
res haitiens etait pr6t.
Voici la lettre de M. JerBmie qui lui
servira de preface.
Messieurs DANIEL APOLLON, PIACIDE
DAVID & EDOUARD DEPESTRE
26, bis, Rue Pavee, 26
MESSIEURS,
J'ai eu I'honneur de recevoir, le 5 de
ce mois, votre lettre du 4 me faisant part
de la constitution A la Capitale d'un Co-
mite de Reproduction des 'DircouLrs 'Parle-
mnentaires Iaitiens. Enadressant mes felici-
tations au Comitd don't vous formez le bu-


reau, je vous prie d'agreer mes reniercie
meats pour le titre de Directeur honor.l
que vous m'avez decerne par un vote u.
nanime.
J'estimne que votre entreprise aura des
resultats d'une tris riche portee. Aucune
generation n'a ete plus curieuse que ceii
d'aujourd'hui dans la recherche des faitsqui
constituent notre existence national. es
faits sont rappcles -non pour irrier It pre.
sent, mai: pour attirucr la v6rirt historic.
que. I1 ne sagit pas de nier le pass, ni e
ddelat.r les r.ponsabilie:t&, mais de savoir
si, d'apr.ss Jt dspo.it.io- du temTpsdontoo
feuillette le annals, tel fait etait plans l
logique des choses et tel personage dan
son r6le. Ce n'cst pas cepcndait que I
fatality lustori qu L- xcu.s tout. I.e e-pq ues
-commettent des'tautes come ies ion-
mes, mais les circonstances attknuai4^
tuent pas la conscience .danis l'h: toi:
Vous rassemblez, vous aussi, M~ icc:
des tdrncignage. pour I'avem'ir. Dev::.
me ni juge et a la meme Jheure 4,:
comparaitre les'f.its et les -idees. Li ,
role est complice du geste. Ce poi,;:'
vue rend interessants les. d6bats pa;rkt:n
taires. La tribune est Ie champ d'acti )n
l'idde. De irnme que le semeur cql:ni
un space peu etendu'la semence d4-tin
A nourrir des homes appartenant &d;:v\.
ses contrees, de mnrie le tribune en p:-
lant A une assemble tres faible ea norr
bre, s 'adr-cssc tout le payv: ct sime u
parole qui sera medit&c sur pluieuol
points du territoire.
Chez les peuples libres, c'cst dans ;,
Chambres qu'on va suivre le mouvemer:
de l'opinion. Les orateurs dominant la D
litique, parce que c'est le droit de la pe-
sde de gouverner. Aussi est-ce pourqu)
on a confondu l'histoire de la libertnc
l'histoire du parlement. Mais le gouvernr
ment de la pensde n'est pas seulement
droit de tout censurer. Pour que l'orate:
exerce une influence profonde et durabit
il faut que sa parole soit le fruit de l'obser-
vation et dela meditation. Autrement,cen'el
plus qu'un virtuose qui charme les jeun
humanistes, mais qui ne poss&de pasl
nerf effectif du commandement, l'actioi.
Mille circonstances empechent parm: "o.
l'6tablissement d'un regime reprdsentar:: s::.
cere et ces memes circonstances font qu- noi
avons un tres petit nombred'hommes poi;
tiques reellement grands par I'eloqur:ni.
Les protestations sont in6vitables dais a
Chambres, car le contr6le legislatif rtnIr"
tre toujours des abus A rdprimer. Mais :
ne sont pas les brllantes periodes cui a
testent le ddsir du mieux. La parole fcon i
c'est elle qui vient affirmer un principle
qui, en depit des clameurs itouffantes, pc
netrent dans le co rant de la vie publiquc
Un grand orateur politique c'est ceii q1
a su faire admettre m6me une seule vei'
sous I'action de sa parole vibrant et t
mde. II sera demain tenu A l'dcart part
hommes nouveaux, mais sa gloire survi"
A sa popularity edvanouie. II ne sern 'pli
que la tribune rtentira encore des dernit
accents de sa voix.
Le bien accompli est le garden fidW
de la mdmoire des morts.
Je ne sais pas si vous aurez assez de 1.
sir pour rappeler les incidents ao sailid
desquels les grands discours ont dI*P
n 'nces. Mais j'affirme, des maintenanl, q
votre recueil servira d'illustration a 4






ac re .non moins utile, la biographie (ide
05 namess d'Etat qui ont aimn les lettres
milementaires, et qui ont faith admirer leur
i rpublicaine.
Cependant, Messieurs, le concours pure-
meet moral que vous me demandez, es-
treindrait d'une faon trop gcnante 7otre
tiche, si je vous proposals de reproduire
sealernent les tortes oeuvres de ceux qui
o'ont jamas tfilli :A leur mission et qui
seat morts incorruptibles. Quel houine du
present peut se flatter de donner aux ho:n-
ees du pass leur place d4finitivc ? L'his-
oire ne l.isse en repos que la cendre des
bommes obscurs.
SOn appr6cie mieux le m6rite en face des
contrasts. Avide de verite, l'esprit d'in-
vestigation sc sert de la vie irtmce pour
&clairer la vie publique. L'honnetetd privic
engcndrc la probi.r publique.
Entre 'lionime et le citoyen, la ressem-
blance n,'c: sansi douwc p.s parlitL : i'ar'ne e
politiquc ou 1'liommle es; aux prises avcc
d'autrc's homnies qui n'ont pas rc1a la
mernc LJtUi tion que lui, n'est pai l Ie to-
yer domcstiquc ou Lrgne la contiance ct
I'iffiction. Miis, tialgre touts les posibi-
lites dc Jt!iaillan 0.c, on c.s plut su r d'arri-
ver unTL tin hlnoiincte avec un honncte
hommnc iq'avcc un ddpravc.
Ji;Hitfc:\in
La fin d denmati,


Nouvellpes Etanllres


DEPECHES RE UES CE MARTIN

PARIs Havre.- Campeche Hai-
ti Cap. Bfiches 5,40 ? Racines : 4,90.-
Conseil des Ministres ce matin
sous la presidence de M. Fallibres.
M. Pichon communique le t61egram-
me de M. Regnault rendant compete
de sa premi-re entrevue avec les de-
16gues du gouvernement ch6rifien en
vue de l'execution des measures pro-
mises, duquel il rdsulte que 1'entre-
tien est satisfaisant. Le conseil s'occu-
pa de la reception prochaine du roi
de Danemark. II examine ensuite la
grWve des inscrits maritimes qui, quoi-
que presque gentrale, se pursuit
sans graves incidents. \hi. Thomson
declare que la d6terinination prise
parles inscrits lui semble injustifiee
et ii fit connaltre les measures prises
pour parer aux difficulties ; notam-
ment l'envoi dventuel, d'accord avec
le Ministre des Finances, d'instruc-
tions A I'Administration des Donanes
on vue de 1'admission en franchise
des products algeriens parvenant en
France par des navires Btrangers.
BRUXELLES.- La Chambre des re-
Pr6sentants a vote une resolution ex-
rimant 1'espoir que la Conference de
La Haye discuterait la question de la
limitation des armements.
AMOY- Une insurrection a eclate6
quarante miles au sud d'Amoy;trente
mille natifs ont'pris les armes ; sont.
dit-on, commands par des chefs avi-
.sa. La rAvolte s'4tend aux villes voi-
sines d'Amoy, le vice-roi de Funchow
envoi 8.000 homes pour reprimer


ce soulvement, des. navires de guerre
sont attendus ici.
ST PETERSOU RG.- La Chambre
basse duParlement a d6clar6 non-satis-
faisantes les explications du gouver-
nement au sujet des tortures infligees
aux prisonniers de Riga. L'alTaire sera
donc sonmise A l'empereur. I)ans I'af-
faire de la mutinerie de Riga, le 13;
Avril dernier, 7 mnulins ont et6 tues et
12 blesses. Le Ministre de la Justice
nie qu'on ait intlig6 la torture aux mu-
tins faits prisonniers, mais il reconnait
qu'ils out et6 firapp6s avec des fouets
de cosaques e- des bAtons en Abonite;
e'est A la suite de ces d6bats quee la
Chambre a d6clare non satisfaisantes
les explications du gouvern[,enent.
MAI)DII,.-- La reine Victoria a quitt&
iier le i'alais potu la premii-ro tois de-
puis son accouchiement et elle a fait
line court pr)ioO llado ;' l'lteure ce la
relive do la gaide du 'Palais. Lte 1
Al])hi'oise s'est mnontr' :I I, tIl'on t,-
iinant son tils dans ses I Ias le: sol-
dats l'on acclatine.
LeIs nouvelles req:ues d( (tla Chrnv ,
soWit luoins lbo)[nns, la houle ,'iIP4:118e
les travatiix dd sa-ivetage.
Le gednr;al I:irl)e-iasse an c:dre d,'
reserve.
NEW-Y oRK.- LOs crolseiirs ffrati,'.js
, Kleber P (:Chasseloup-I. itu, at ,, et
c Victor Hugo D nt quittV' New-Yolrk
ce mnatin se renrdant A Hamliton-I,;oads
Virginie.
CANTON.- Un sanglant combat s'est
livr6 entire les troupes provinciales et
une bande de relbelles ; ces derniers
ont etd defaits, ils ont perdu une cen-
taine d'hommes tu6s. Le chief des re-
belles a kt fait prisonnier par les trou-
pes du gouvernement; ii poss6dait
une quantity considerable de muni-
tions.
PARIS.- Le correspondent du a l'e-
tit Parisien ) a St. Petersbourg dit que
le gouvernement russe a decid6 de
raser les fortifications de Vladivos-
tock et d'en retire toute I'artillerie.
Le correspondent du ( Matin n a
Berlin dit que NI. Cambon, Ambassa-
deur de France, s'est rendu hier au-
pros du Ministre des Affaires Etran-
geres d'Allemagne pour lui communi-
quer le texte du trait franco-japonai-
se.
Le S6nat vota le project de loi sur
les jeux, dans les Casinos.
La Chambre vota la liberation de
la classes 1904, fix6e A la fin de Sep-
tembre prochain.
Le Capitaine de frigate Bonnet,
commandant le c Algdsiras incen-
di6, a 4t6 traduit devant le conseil de
guerre de Toulon, et a et6 acquit
l'unanimite.
Le gAenral Billot, ancien Ministre
de la Guerre, Snateur inamovible,
est d6c de. M. Laloge, ancien de-
pute est decade.
Par d6cret en dAte du 25 Mai, M.
Boulloche, admis A faire valoir ses
droits A la retraite, est nomme gou-
verneur general honoraire des Colo-
nies.
La noavelle de Washington annon-
cant que l'Ambassadeur de France, M._
Jusserand, a entame des pourparlers


avec le Secrstaire d'Etat' Root pour la
conclusion d'un arrangement com-
mercial, est tout A fait d6nune de fon-
dement. Ainsi qu'on I'a ddjA dit, la
France est prete At discuter la ques-
tion; mais elle attend que les Etats-
lnis fassent les premiers pas. On
croit qu'ils s'y dtcideront aussit6t
que le modu.s-vivendi avec I'Allema-
gne deviendra oll'ectif.
Les cloisons *tanctres du Chanzy .
cident et le ,navire coula par l'arri;'re.
Au moment de quitter la France,
le roi de Norvege envoya une ,lpiche
de remerclments au Pr6sidenit Falli-
res.
L:t Chamubre disc ute anjourd'lhui
l'interpellation au suit dui r'envoi de
la classes I.)1'0 .


LIGNE HOLLANDAISE

L.,- Sf.ct,,ii,* ,PRINS FREDE&
RIK HENDRIK et attedlliu le
Ne. ]ti
po, Satint-ML.ur Petit-Gal,.'.v'i ( ye .(:i,-
rnel at Co: -r;tc (':, .
1'ort-a:u-Prince, I" :' JuLin '1. '7.
GERLACH '-7 Co, AI;T-:-rs.


illlH ll' AI~i''llI
lltIl)ii4I Amterician
Line

le steamer 4( ASCANIA venant
de Kingston, .Jeremie et Petit-Goavo
sera ici lenaiLin inatin.
11 repa i ti '.c Il n e>'rii j )ur poui r Mira-
go:tne, St-M.trc, ( )ildiVes, Giort-de-Paiu ,
Cap-liaitieu, I'urtOI-Plata, St-omas et
I'Euro l e.
Port-au-Prin-e :, 3: .luin 100 9 -
G. KEITEL & Co, Av.i-:NTS.

Lanque Anglaise

Le caract re cosmopolite le la vie
moderne est tel, que les connaissanoes
d'une seule laniie ne permettront plus
a un individu ie repondre aux exigen-
ces dJe ses relations, de son activity et
emme de son existence. C'est pourqU i
toute personnel, lhonmme ou femme, qui
est i rnesure de fire lace ai une tell
ndecessite, meme au prix d'un sacrifice.
doit cultiver les laFues vivantes, sur-
tout les plus repandues : I'anglais et
'espagnol, a c6te du trancais, cette bel-
le ue le laa liplomnatie et du rafia-
ment.
Pour un prix tres raisonnable,
Monsieur J. J. DESCE,
Ancien professeur au Lycle Aatienal
de la Capitale.
Se met a la disposition du public pour
des leAons dans ces trois langue.
S'adresser au No 97, Rue de la Rdvo-
lution, dite de l'Enterrement,

Bouquets, Fleurs,
A vendre chez Mme Vve A. MARTIN
VOIS-VERNa




____________ ___ II:


COMPAGNWE P. C. S-
AVIS


Sla suite de I'ruverture du Traflc de la line de (arrefoTur, le
prcaenu que l'horaire suivant est provisoirement adopt.
DIpart de la Gare du Nord ( D6part de Carr(


6 11. it. j( ju j~u'r (CARRF R LJR)
7.45


1h.~DO p. ill. Itjusqu'A CARHiiI'%IR )
ur.i a)'O (I jIltol.o
433L) ( jus41u'd C:ARRE


pxiblick


four


de (.%urnE11ou1i 61, 45 a. IiI.


d4-! Jizont1n1 .47


)) (A:At5REV IR 5p
Bizoton 2-45
1 (CAsti:Fou nR 4,15


II1.


7 U I 7.4,7
Le tiouveau Triaic avcLV appheliation de o horaii~e rJ-dessus wutiWmeuccera
Ap 3rtir do diic/w mali,' 96 6',raart par la train dti c) h. 50. Ies prEemiers
t"aills de ce jouL-. ceca ( it- lseres et de 7 It, 'i caarrmnL .cPjn i'anciwa )w
coinme c'habiflude.
Les Pz'iX des passages sont:
I0 et 11& C1. *, Iji .111 1'~de lo~r 0.30. Atu de1t, Ju.lju'ci (:aitre4fuflf 0.50
ta fourgor l I0 0.120 0

THOR, poste militaire
COTTE, pLaga3
COTT.E, Moulin
CA R RREFO U E.
et Viae ver9S
LA I.IREOTION.


PHOTOG(RAPHIE
J, Mi. Dlxl]plesIsy
12>, U 1:( jl : IC .:N 'Ii 1'& 1 )20
Entre l, s tp ani' ,,, P,* I I p., ,/ (,f T/f,'ard
Travaux soio nes
SS-pe Ic It i '- t .

!ei)rductins.
Nouvea utes
Prix rmoderes.

lFrancisco IESSUSE
iBabricant de chaussures

Ita Manufacture t. j( L ur( en d(-
pOt uin irand stock,- pourr la vente
en gros et dtail,- d cuha-uss;ures en
tous genres polur
HoM.MuI 'E.MMEIS, ENFANTS
Les commander des commercants
de 1'interieur pourront ttrr, extcutbes
dans une semaine a peu pres.
23, rue des Fronts-Forts, 23
PORT-AU-PRINCE ( HAITI )


VOULEZ-YOUSbon acc
deuretreparateur de Pianos ?
Adressez-vous sans crainte des condi-
tions, a Me. Arthutr BHnntfil artiste
pianist Professeur c eMusijue.
81 RHU TIREMASSE 81
Quarticr St. Joseph


Maisoil F. 11-RUNES.
19)5 (GHANWI'iI'E 1954
Dirig6e par

L. III)DELIN
Ancien membre de, la Societ6 Philan-
hropique des maitres tailleurs de Paris.
Vient die recevoir nit grand choix d'd-
tolles diagonale, casiinir alpaca, chaevio-
te, clieviote poiir dleril, etc, Reconimman-
de pi-rticulibrement at sa clientele 'une
belle collection de coupes dle casimir,
de gilets de fantaisie et de pique de
toute beauty.
Prix mod6res defiant toute
concurrence.
Specialite de Costurmes de no-
ces.- Cuupe.s Fl'anaiwse, Anglais et
Aimnricaine dle la derniire erection.
ILa maison confectionine aussi des Cos-
tumes militaires, habits brodes
dolmans, tuniques, habits car-
res. etc etc, de tous grades.



RHUM-SYLVAIN
Produit de Usine St. Michel (Arcahaie)
Vieillissement natural jusqu'A 12
et 15 ans.
RIX TRIES MODIRtFS
Ve-te en gros et en detail.
Maison M. Sylvain
S43 ,Rue des Fronts-Forts.


COZZ MADAME

ARTHUR BONNEFIL
81 Rue Tremasse, 81
QCUARTIER ST.-JOSKPH
OH TROUVK :
luite de coco pure ( en gross ete
detail, ) Amidon, Arrow-root des Ca.
yes, lE:ufs de poles amuricaines tour
dowmer A cover aux poles do pay
ehocolat ( de Jrmrnie), before fras
( des Cayes.

C'est incroyable


Pour la Toilette

MaJgri tlous les savons antiseptijues,
totes les eanix dte toiletteo qne vous a-
vez dejdi employeess. sls sucdcs, Ia'lhesite
plus ,inwt iletuit i es ayerle L ait vir-
glnal antiseptique ie A. Botlitiur
Ille, Lpharnr;acci&', qlui a poIur vertus in-
Cnl slable's lt'en lever les houttoi:- au
vis-age, <.t Iil dolier tne c(uplsse
ag'eaubie d(e I 'in lbelli et de con. ei la
fra-tlhenur i l teiut.
MODE liEM(PLOl -- Se lavor lali ure
2 u 3 fo)is iar jour .avec un pqtu d- ce
lait dan( s (to reun fot'ile.
Prix du flacon G. 1,00

PlIS ALT I;Il:ES
,Suve\z-ous miaintleCuaLt de la Pcu-
dre dentilrice antiseptique il. A.
Bonlomme, plarmaciern, qiu conM\,rt
i la toilette et a I'autiseptie de Ja iti-
che. EUe est done d'une saveur et d'nn
parfam Itares, elle rafratchit ia b ietbe,
conserve les dents, les preserve do tar-
tre et de la care, maintient leur. llan-
cheur. C'est un -sp6citique qui privient
les inflammations des gencives eai-tes
par I'usage des prep ,rations mercirie-
MOIDED'EMPLOI :-Au moyen d'une
brosse ldegrement monillke et impre-
gnde de la poudre dentit'lice on fricticn-
ne les gencives et les dents.
JI)pot Gddral: pharmacieSt-A-
toine.
AVENUE JOHN BOWN (Laus.
Prix de la boite G. 1.60.

*
n rawsrehement

A L'LLEGAKCE

D. FERRARI,
Fabricant d.e chaussures,
Porte t la connaissance du public,
particulierement de ses nombreux cli-
ents de la C6te et de la Capitale, qua
l'4tablissement a un stock incalcula-
ble de chaussures pour bommes,
temmes et enfants, en tous getres,
et qlue, malgr6 l'offre de inq pour cei
sur 1'achat en gros ( 5 0/0 ) fait uP rI-
bais exceptionnel sur les prix.
L'etablissement se charge de fairly
preudre des measures A domicile.
Toujours : Soin, exactitude, ponctlitt
42, Rue des Frbnts-Forts, 42.
PORT-AU-PRINCE (HAITI)