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Le Matin
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 Material Information
Title: Le Matin
Physical Description: Newspaper
Publisher: s.n.
Place of Publication: Port-au-Prince Haiti
Creation Date: May 4, 1907
Frequency: daily
 Subjects
Subjects / Keywords: Newspapers -- Haiti   ( lcsh )
Genre: newspaper   ( marcgt )
newspaper   ( sobekcm )
Coordinates: -72.2803802891673 x 18.5142993036392
 Record Information
Source Institution: University of Florida
Holding Location: Bibliothèque Haïtienne des Frères de l'Instruction Chrétienne
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: aleph - 000358166
notis - ABZ6468
System ID: UF00081213:00029

Full Text


SA LMEDI, 4 MA. 1907.


Q4J T TIX: -NTr


ABONNEMENTS: DIRECTEUR: LE NUMiRO 10 CENTIMES.
1U). lrde er t 1Va.galoire, Les abonnements'partent du ier.et
'.\i \()IS GOUlDE. dnu 5 de chaque mois et sont paya-
-^ bles d'avance
ItET I UT nANGR HiTDACTION-AiDMINISTRA'iON b
IL' ARTE-MENTs & ETRHANGER I fls mnaisci its i -s on ti i lie south
Frais de post en sus. 45 RUE ROUX, 4 5* pas rt irts.

Pour tout ce qui concern l'Administration du Journal, s'adresser A M. Arthur ISIDORE.


Le Ch lemin eau audi

11 est deux hours apr;'s-dind. Le
soleil dans touto sa puissance veut
suibmerger la terre sous ses catarac-
tes d'ardescence. Les bois qui r6gneitA
au nord du Poste-Marchand ont de-
puts longlemps tu la querelle deleurs
oiseaux et le bruisselis monotone de
leurs criquets. Les tamariniers las et
le. carmptches 6plords courbent vers
ie sol leurs rameaux oil la sevb em-
paressde dolt cooler tres, trbs lente-
inent. 6paissie.
Parfois une pierre pyromaque eclate
tout A coup en lancant un crepite-
meit d'ktincelles ; une couleuvre
(rtaintive aux spirales reluisantes, sa
verte parure pregnant des tmintesd'une
ardente pAileur, glisse, alanguie et
ilentie, en quote d'un trout plus frais
dans une terre plus grass.
Cependant,dans la rue une mdlanco-
lique clocihette ( avez-vous remarqu6
coinlien est melancoliqLce le son
d'tiie clochette qui s'eloigne ? ) sem-
bie, elle aussi, se laisser gagner par la
torpeur caniculaire et va, son tinte-
ment s'at'aiblissant, par degrees.
Ce sont los vendeurs de crnme A la
gla'e. Sur leur passage, des servantes
madiriotes ou plantureuses, parfumte;
au graillon et ai I'eau de vai sselle, pa-
raissent sur le pas des portes et hblent
pour la maltresse alt6r6e, le dispensa-
teur du salutaire rafraichissement.
Celpendant, try's la-b)as, vers la mai-
son de Madame Ponor, une voix de
cuivre, rogommeuse, canaille et farce,
monte, dclate : Min 1d Rhum. min ld
Rhum, oud la lu, Ul lu to !
Depuis des annses j'entends chaque
jour ce cri ; depuis des ann6es je vois
passer ce gentleman en complete de
a faut etre chicn ., 1hegamment chaus-
s6 de pantoufles en peau de cabrit,
le chef patriotiquementrecouvert d'un
large a clapeau de paille de Jacmel. *
II tient de la main gauche un demi-
gallon en fer-blanc rouill6 et caboss6 ;
sous le bras droit ii porte une dame-
jeanne d6paillde remplie d'une li-
queur rousse-fausse et 4cumante.


Mitt lj Rhtmn, Miin 16 Rhumn ch ante CA
tiie-tUte cet interessant personnage.
Milit Ie l/Ium, hin 1 (fe ium !..
La voix rigole, la voix comlmando
par son impertinence, elle s'egaille
par toute la rue, implacable. Un ache-
teur I'interrompt par a coups, puis
elle reprend. On I'entend, infatigable,
a travers les mille et une venelles, qui
sillonnent lo Bois Danneau et le Bois
Bad,'re. Les centaines et centaines
d'Ames qui habilent cette section po-
puleuse, journaliers employs a laCa-
th6drale, manouvriers engages par
des boss-ma.ors, revendeuses, trieuses
de caft,s marchandes de manger cuitt
arretent te sinistre trafiquant et font
ample provision, les malheureux de
la terrible merchandise.
Samedi soir, ils s'en empliront glou-
tonnement, developpant, au milieu
de cris et de vociferations en I'hon-
neur d'Ibo et de Hogounm, les crises
hysteriques qui andantis:'ent I'orga-
nisme.
Toute cette nuit, la fr6n6sie dtbri-
d6e tournoira au bruit iinervant des
caisses de savon rytlimiquement bat-
tues du plat des mains ou avec des
baguettes do bois dur.
l),s incantations 6tranges, profon-
d6ment impressionnaItes ameineront
concuremmnent avec les grades et
fr6quentes engoulees de rhunm pur,
cette paroxyste et myst6rieuse ivresse
don't les effetssont si curieux.
Min Id rhu,i, Min iil rhuin I)epuis
le miejour chaud jusqu'au minuit
frais embaum6 et plein d'astres, le cri
sinistre retentira A travers toute cette
zone extra-urbaine du nord-est port-
au-princien.
Les cerveaux s'exalteront vers la d -
mence; les corps se disloqueront en
contorsions inattendues ; les bouches
noires de faim mal apaisee, marquees
pourtant au dessus des commissures,
de la poudre blanche des pelures de
cane a sure 6ructeront inlassable-
mnent les sacramentelles etolscenes pa-
roles du culte des a Mysteres et des
a Saints v.
Repassez vers quatre Iieures, avant
le jour. Dans la case ouverte et mal
eclairde, vous verrez l'ivrogne 6tendu
sur la terre nue, dcrase sous le som-
meil et jugaul par la fatigue, ses pe-


naillons exhalant c tlo intol6rable o-
Sdnirde suiuiitr et d'in:npvreuvne parti-
culiere aunx iin-oriirt tie his 6tage.
Son rl iiolleilenit emilarlralssc et iliter-
mitant tinoignera soul d'uin reste de
vie chliz c'-t 'rtj.
II dort si profoliditnent I1 ,lormira
encore inIalrge le concert discordant
des coqs trompettanit la diane. Los pi-
pirits autoiiur d lui, jetteront en vain
pour saluoir l'aurore leurs degorgees
d'appel claims. Qii'impiorle moine la
terre jeunie et fraiche criljl6e des flH-
ches d'or du Soleil inatutinal.
11 domtnira paissement, l'ivrogne. I
dorrnira. 11 dormirait toujours, mAne
si tout it coup, aux .quatre points du
ciel 6clataient les trompettes de 1'An-
ge notitiant 1'6chdance de l'humanit6
et I'ordro de d comparoir n, au Supre-
me jugoinent.
Tu 'dors, miserable eitre, et cepen-
dant la vie reprend splendid, autour
de toi.
Alexis Larotiie, ai son cole dusoir,
propose do to dispenser e la la bitl,,ie,
de lt lt i,'r'. VIa dolln ptj)L's de lui
apprendre it lire.
La personnaiit, liaitieiinne a 'tO remi-
se en hauteur Ipar e (douveinement;
- mille journaux naissent pour ton
profit et demnain I'on va inaugurer pour
toi des conferences popuilaires.
Strnio Vincent chatouille ton or-
,ueil eI i t conviant A exposler pour
l'adiniration de tous, If produit de tes
soins, de ton cerveau et de tes mains.
Massillon Coicou et Charles Moravia
6du t,'ir':, ii'l o uNt ix ; .In. Chairles
Guiteau, cc inaitro do 1'ellort oll'rent
ta nudity d'esprit et a ton animtie mo-
rale la paraire intellectuelle et lo forti-
liant (11ji foi'rme i'iit tol sens d'initia-
tive, exihausserolit ton uine et arine-
ront ton bras.
ll1veille-toi, endormi. Les 4coles
rurales out Mt6 ruL1veCrtes. Lve-toi, va
envoyer ton ils prts (du maltre de la
lecture. lFerrnm I'oreille a la chanson
du rhum : Ieeclteinineau audit pro-
pagateur d'alcoolistne et de d6morali-
sation doit briser sr; dame-jeanne et
jeter sa merchandise empoisonnde
pour ne d6sormais gagner son pain
qu'A I'aide du rabot, de la truelle ou de
la houe.


I


-ire ANNZE, No 20.


PORT-AU-PRINCE (HAM)












Chambre des d6putes
Le :Secretaire d'Etat des 'Finances, M.
Marcelin, s'est pr6sent6 hier A la Chambre
des Deput6s ou il a fait le d6p6t des Comp-
tes g neraux, exercise ( 1906-1907. ).
Le Ministre a aussi pr6sentC les Budgets
de la R6publique exercisee 1907-1908 ) et
les lois de finances qui les accompagnent
ainsi que les projects de loi suivants :
S0 Project de loi fixant les appointe-
ments du Personnel du Bureau : Recettes
et Dipenses.
2 o Projet de loi sanctionnant I'arr&tC du
12 d&embre 1906, autorisant le pret de
3oo mille gourdes A la Caisse du Retrait.
3 o Projet de loi don't voici les points
principaux :
(a) Des que le montant des valeurs reti-
rdes de la circulation aura atteint 6 mil-
lions. le produit des affectations precues par
les lois du iI aout 1903, du 21 aoit 1906
et toutes cells prevues par les lois antc-
neures ou actuellcs pour cl retrait du pa-
pier-monnaie, revicndra au service cou-
rant.
(b) A partir du ler octobre 1907 le ca-
fi triage payera par cent livres 2 dollars
1/2 don't i dollar 1/2 sera affect au retrait
du papier-monnaic et i dollar au service
courant.
(c) A partir du ierJuin 1907, les droits
d'importation seront payables en gourdes
avec les surtaxes de 5o o/o et 33 o/o, plus
25 o/o exclusivement en or americain por-
tant sur le montant total des bordereaux.
Le Sec-etaire d'Etat demand l'urgence
pour les deux derniers projects de loi. Mise
aux voix, elle est votee.
Esp(ces confisqu6es
La Linterne, des Cayes, informed que sur
la ddnonciation du cl'ef des movements
du Port, le Gendral Emile Labossiere, deux
caisses d'argent (monnaie Salomon) enbar-
qudcs sur le steamer iPrnsident ont 6te
confisquecs par la douane. On parle d'une
valour dc six mille gourdes environ.
D6c6s
Deces
Mr ct Mine Georges Ohiricli ont cu la
doulcur dc perdre Icur lille LINA OHLRICH
dccdcdc hier matin I':.gc de 17 ans. -- Ses
funrniillcs ont eu lieu ce martin au milieu
d'un grand contours d'amis.
Sincerescondoleances aux epoux G. Ohl-
rich si cruellement 6prouv6s ainsi qu'aux
autres parents.
Echo de Lascahobas
On nous prie d'insdrer :
Nous formons des vceux tres sinceres
pour le rtablissement de notre sympathi-
que Commandant d'Arrondissement, le
General Auriol Pierre Andrd, alite depuis
quelques ours.
Son concours ne nous a jamais faith d6faut.
C'est vraiment le pIre protecteur de la
population qui iui gare une eternelle
reconnaissance pour tous les bienfaits don't
il l'a toujours comblee.
Les mauvais citoyens sont surveilles acti-
vement par lui et sont rappeles a I'ordre A
l'occasion. Sauf la Douane de la Rue
Espagnole qui continue a percevoir des
droits sur hes rapadoux, poules et autres.


Point de benefices sur ces sortes de pro-
duits puisqu'ils sont toujours saisis et ven-
dus au detriment des bons travailleurs.
Nous esperons qu'un jour le G6n6ral Au-
riol surprendra tous ces faits signals A sa
pr6voyance, car les habitants persecut6s sont
fatigues de payer cinq gourdes et demie de
ge le.
A bon entendeur salut.
LUCIOLE
Lascahobas le 24 Avril 1907.
La M6decine frangaise A HaitiI
Sous ce titre L'illustration public, it
la parties des cDocuments et Informa-
tions la note suivante consacree a no-
tre eminent compatriote le Dr Ldon Au-
dain. Ces lines sont accompagnees
d'un portrait du docteur dans son labo-
ratoire et nous sommes heureux deles
reproduire, parce qu'elles honorent
inliniment notre pays, en pla(;ant au
premier rang, pour l'Mtude de la m6-
decine tropical, la jeune Ecole Hai-
tienne .
Le gouvernement francais vient de dkcer-
ner la croix de la Legion d'honneur 'A un
medecin d'Haiti don't le nom, A peu preIs
inconnu du grand public, merite d'etre si-
gnale A nos lecteurs. Le docteur Audain,
apres avoir fait en France routes ses 6tudes
classiques et medicales et avoir et6 admis
comme interne dans les h6pitaux de Paris,
est retournd dans son pays oi iLa fond, A
Port-au-Prince, une veritable cole Scienti-
fique m6dicale pour l'6tude des maladies
tropicales.
N'ayant pu organiser une assistance pu-
blique analogue A la n6tre, il a cr6e succes-
sivement une Societ6 de prevoyance medi-
cale, une Ecole libre de m6decine et d'obs-
t&trique, une clinique gratuite qu'en souve-
nir de son ancien maitre il a appel6e Poly-
clinique Pean. Enfin, depuis quelques an-
nees, il dirige un laboratoire de parasitolo-
gie et de bact6riologie cliniques rcconnu
d'utilite pulblique et subventionn6 par la
Republique d'llaiti C'est dans ce laboratoire
que le docteur Audain a decouvert le bacil-
le caractdristique du paludisme tropical,
une des affections les plus meurtri&res de
nos possessions d'outre-mer et encore peu
connu, malgred ler travaux considerables
de nos mddecins coloniaux.
L'importance de cette decouverte atteste
une fois de plus la valeur des methods
francaiseset elle placeau premier rang, pour
I'Ntude de la m6decine tropical, la jeune
Ecole haitienne
RENSEIGNEMEN TS
M-T-OROLOGIQUES

Obserx-vtoi-re
DU
SEMINAIRE COLLEGE St-MARTIAL

VENDREDI 3 MAI


Barometre A midi
Tepratur minimum
Terraemaximum


762,4
22,4
32,2


Nloyenne diurne de la temperature 27,2
Le cief a te6 nuageux toute la journ6e
et s'est couvert apres 6 heures du soir.
Direction des nuages: SE et NE. La pluie
a commence vers 9 heures, accompagn6e
d'eclairs. QuantitC d'eau reque: 26 milli-


1


--- --


metres. Maximum de vitesse de la brise
de mer: 8 metres par second. Vent fai.
ble pendant la nuit. Le barom6tre est in.
decis.
Macrosismies.-Jeudi entire midi et 4 hen.
res 30 minutes, agitalions microsismiques
frCquentes.
La nuit a 6t came. Hier vendredi, trois
secousses isolees A 4 heures, 4 heures 4o
minutes ( dur6e 5 minutes ) et A 6 heures
o1 minutes du matin. Une serie de mou.
vements de to hs 40 minutes du mating ih
40 du soir. Aucuo movement n'e s p MA
io divisions du microsismom6ere. Aucune
secousse sensible a Port-au-Prince, sinon
les microsismes.
J. SCHERER
Remerciements
Monsieur Kernizan Etienne remerc*
bien sinccrement les personnes qui lui out
adress6 des compliments de condoleances,
A l'occasion de la mort de sa regrettCe sour
M,11e Vve CONSTANT ALBRY, n6e MARIE
ETIENNE.

^..otel EBellev.

DIJEUNER DU 4 MAI
MI1DI A 2 HEURES
Prix :G. 2.50
Melon d'Espagne
Salade de bcuf tomatee
Fricassee de homard
Navarin de mouton aux pommes
Cotelettes de veau au cresson
Haricots verts sauce blanche
Haricots rouges
Riz blanc
Sorbert d'ananas
Fruits
Caf6
1/2 Vin



Noiuvelles Etrangeres

DPECHES REUES CE MATIN

PAIU 1, -- Le roi Edouard est ar-
rive Ici aujourd'hui. Au course de la
journee, il a eu un entretien avec M.
Piclion, Ministre des Alfaires Etrange-
res. Domain, ii rendra visit au Presi-
dent Fallicres. Sa Majest6 restera A
Paris jusqu'A samedi.
VIENNE i. La journee s'est passee
sans incident la pluie a empechl la
manifestation monstre qui devait a-
voir lieu au Prater. A l'exception de
Trieste oi une collision s'est produite
entire socialists et anarchistes, le cal-
me a et6 complete dans toutes les vil-
les de la Monarchie. -
ST.PgrEERSBOURG 2. Dans sa se&
sion d'aujourd'hui, le Conseil des Mi
nistres a decide de faire construirE
uce double voie ferree sur le Transsi-
berien.
MADRID 2. Le sonor Perez Cabal.
lero, ex-ministre des Affaires Etrange
res, a 6t6 nomm6 Ambassadeur au,
pres du Quirinal, en replacement dt
Due d'Arcos.







LIMA 2. Le volcan Alarcon, pro-
vince de Neuquen, Argentine, est en
violent eruption.
MExco 2. La police de Guatema-
la a fait une descent a la Legation de
Mexico pour s'assurer qu'aucun guat6-
malien suspect del'attentat recent con-
te la vie du President Estrada Cabre-
ra, n'y avait trouve refuge. Cette per-
quisition fut faite sur l'invitation du
Ministre mexicain qui apprit que le
gouvor"am& fatoattaUen aonutenait
que la Ldgation abritait les personnel
ayant tratm cette conspiration. Cette
suspicion a cause une grande indigna-
tion ici. On apprend de source auto-
ris(e que le gouvernement spexicain,
ressentant cette insulte, a donn6 des
ordres pour que I'armbe soit prtle a
partir incessamment pour la fronti;'re
guatemalieniae.
PARIs 2. Rente 94,95. Cafe,
Haiti Cap 38. Hier soir, Paris, un
arnachiste russe tira cinq coups de re-
volver sur une patrouille de cuiras-
siers et fantassins. Pas de soldats bles-
ses, mais le criminal a ,te lynch par
la foule. Bagarres assez graves a
Nancy et a Dijon oh un agent de la
s6iitete a ete assommr. Le Pr6sident
de la RIpublique recut ce matin la vi-
site du roi d'Angleterre. -M. Cidmen-
ceai a assist ce matin au dejeuner
offert par le prince Fuslini. -- Le g(-
ndral Picquart, accompagn6 du gn i-
ral Brun, est arrive A Verdun pour ins-
pecter la place et les forts. M. Pichon
a recu la visit du colonel Bernard,
arrivant de Bangkok, qui apportait le
texte du trait signed avec le Siam, le
2^) Mars dernier.
La greve des Boulangers de Paris
est terminee.
On announce le d6ces du Professeur
Poirier, Membre de l'Accad6mie de
Mddecine.
L'abbe Izart, archiprotre de la Cath6-
drale de Saint Jean & Perpignan, a
4t nomrme dveque de Pamlets.
TANGEII 2. Des nouvelles re:Sues
aujourd'hui de Cassablanca annoncent
que !a situation est de nouveau tres
grave dans cette ville. Le Ministre de
Portugal a demand au gouvernement
marocain des reparations pour le
meutre recent d'un sujet portugais a
Cassablanca.
WASHINGTON 2.- L'attitude du gou-
vernement francais en refusant d'ac-
cepter les conserves de viandes des EE.
UU. sous le couvert de la nouvelle loi
americaine a decide le gouvernement
Srchrhohkr an terrain d'on4eote. L-t
gouvernenient americain est tres em-
barass6 pour trouver un arrangement
qui puisse empecher une guerre de
tarifs au cas oit le Congres n'adopte-
rait pas tous les traits de r6ciprocit6
proposes par la France.

i Suile x a la totalive

Les Journalistes
Nous publions avec plaisir I'article
suivant consacre au journalisine
de Tlidophlraste I enaudot, l'ancdtre
de la profession, aux journalists con-
temporains. Nos lecteurs apprtcie-


front ces pages oi soot exposees les
difftrentes phases par lesquelles pas-
sa le journalism aujourd hui triom-
phant.
Aux contempteurs de la Presse il nous
serait facile de rdpondre en 6tablissant I'o-
rigine quasi-divine de notre profession.
Qu'est-qe que la Bible, sinon un Journal ?
Certes, ce livre des livres est encore et
avant tout le journal des journaux et qui
content tout ce qui est aujourd'hui la
matinre denos feuilles : chroniques, 6chos,
nouvelles de 'intarieur et de I'tranger, di-
vertissements, tribunaux, etc. Y a-t-il per-
sonne pour ressembler mieux aux prophctes
que ces chronqueurs qui reolvent les va-
riations de nos moeurs et nous en predi-
sent les consequences ? Ce paralldle pour-
rait etre suivi jusqu'au bout et dans les
moindres dd:ails.
Mais ii nous plait de remonter plus
haut et de chercher notre origine plus
loin encore dans la nuit des temps, jus-
qu'aux ages primitifs de la. pierre 6clat6e
ec nous dirons :
Le premier journalist
L'anctre des eportelrs pho)to(raph:s
Si le premier qui fut roi fut un soldat
heureux, le premier journalist fut un chas-
seur satisfait. Cet enfant de Cain, vetu de
peaux de b.tes, fut sans doute un jour
tellement ravi des prouesses de ses compa-
gnons et des siennes propres au course de
certain chasse l'auroch ou a l'ours des caver-
nes qu'il ne peut se faire a l'ide d'en voir perir
la memoire. Sans computer qu'une serie
de figures explicatives seraient 6minem-
ment propres 5 faciliter aux auditeurs 1'in-
telligenct de ses r6cits. II tailla sa plume,
c'est-A-dire qu'il usa longoement un fer
de lance en silex de facon A en faire un
style fort aigu et, comme il savait A mer-
veille de quoi il etait question, il s'em-
ploya de son mieux A reproduire les inci-
dents de sa chasse: le journalism sor-
tait des limbes, cet home n'dtait autre
que le premier ancitre du reporter- pho-
tographe. Son objectif n'dtait pas peut-etre
des plus rapids et, quant A sa plaque,
corner de boeuf ou paroi calcaire de quel-
que grotte, elle n'etait guere plus sensible
que son cecur de sauvage, mais ses des-
sins enthousiasmnrent si bien ses conge-
neres que les imitateurs furent legion, ce
qui se comprend d'autant mieux que l'honm-
me, A cette epoque, dtait encore bien pres
du singe ancestral don't il ne s'est, d ail-
leurs, pas fort 6loignC depuis.
Anciens et modernes
THIEOPHRASTE RENAUDOT,
Prc du journali.n:c.
Le journalism 6tait en march, on ne
l'arreta plus. II n'est pas une civilisations
si antique soit-elle qui ne nous ait laisss
quelque vestige d'une sorte de journalism
me. Les homes ont toujours attache unt
grande importance A la connaissance immbe
diate des faits ct gestes de leurs sembla-
bles. En Assyrie, en Phenicie, en Egypte-
partout les rois proclamtcrent leurs victoire,
i la face des peuples au moyen de papy-
rus que des cricurs allaient lire haute voit
de carrefour en carrefour, au moyen de stcle$
de pierre gravee qu1 l'on expos.it sur
la place publique. Pour ce qui est des
faits divers et des menus scandals, it y
cut toujours des gaillards passes maitrel
dans l'art de se trouver partout A la fois


et d'etre au courant de tout. Ceux-IA, on
les invitait & tons les repas, toutes les fetes
et on les 6coutait avidement.gC'otaient en-
core des reporters.
A Rome, il en fut de mmne. Les nou-
velles de premiere importance, on les gra-
vait sur des plaques de pierre ou de bronze.
Quand il ne s'agissait que de locations,
d'annonces, on les dcrivait sur des plaques
de bois ou de chaux. Les curieux se pres-
saient autour des endroits ou ces plaques
6taient exposes et, par leurs commentaires,
c'etaient eux qui compltaient l'informa-
tion. Plus tard, C6sar faisait 4crire sur
't, 'tur'banc de Ta Regfa, ou de-
meurait le grand pontife, un compete ren-
dn des actes du Senat et du people. Des
salaries en ( esent des copies qu'ils exp-
Alaient dani les provinces. M. G. Boissier
dit que c'6tait l1 quelque chose comme
le Journal de Rome et ces mercenai-
res qui fournissaient, moyennant finances,
des nouvelles de la metropole : tous les
coins de 1'empire, its ouvraient tout sim-
plement la voic aux futures agencies t61d-
graphiques.
Et tous ceux qui, depuis, ati cours du
moven Age et de la Renaissance jusqu'A
Louis XLII, ecrivirent des chroniques oit
l'histoire au jour le jour de tell person-
nalitd, tranquilles relatcurs de faits, qu'&-
taient-ils donc, sinon des journalists, grains
de afaits-diversiers, de suiveursde voyaces
pr6sidentiels ? Puis, nous entrons dans
l'histoire du journalism moderne, du vrai
journalism, quand Louis le Juste et Ri-
chelieu ne dedaignent pas de rediger de
leurs mains augustes de petits filets qu'ils
portent A cet indiscret Th6ophraste Renau-
dot, fondateur de la Gazette et de toute la
press, un redaeteur en ehef qui s'y en-
tendait a se procurer des reporters bien
rerseignes. Pour son coup d'essai, il fai-
sait un coup de maitre. Quel triomphe
ne serait-ce pas pour un journal de nos
joursquede publier la acopiep de Guillaume
II ou d'EdoLard VII Depuis lors, des 1-
gions de braves gens s'dvertucrent a cou-
vrir de hitroglyphes, lisibles sculement
pour les incomparables Champ, litons cjue
sont nos compos teurs, des tonnes et dJs
tonnes de paper. De toutes leI feuilles
tires depuis I'institution de la Iresse,
en les collant convenablement. on ferait
plusieurs chemises don't chacune serait sus-
ceptible d'envelopper la terre, cette sphere
de quarante millions de kilometres de tour
comme on tortille un cintaloup dans in
vieux numdro du Jurial. Et ce qu'ils
vous donnen: ainsi, lecteurs, les forCats
bdnevoles de ce labeur ereintant. c'est leur
cervelle, leur sang, leur chair, leur subs-
tanee; ces journalists, parfois dtcries par
les imbeciles, sont des pelicans qui se per-
cent le flanc pour alimenter la curiosity
publique.
b ( A suivrc


LINE HOLLANDAISE

Le steamer < PRINS WIL
LEM IV ,) attend de St. Marc
dimanche matin, 5 courant,
repartira a onze heures du ma-
tin pour Petit-Goave, les Cayes,
Jacmel. Curaqao.
Port-au-Prince, le 3 Mai 1907.







USINES MON-REPOS

SUCRE TURBINE
le plus pur, le plus propre, le plus
riche en mati6re saccharine
defiant toute concurrence.
Tafia Sup6rieur : 20 degr6s
DIPOT GINeRAL:
9', Rue Roux, 23
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