Title: Republique cubaine
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Title: Republique cubaine
Series Title: Republique cubaine
Physical Description: Serial
Language: French
Publication Date: September 9, 1897
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Bibliographic ID: UF00081139
Volume ID: VID00080
Source Institution: University of Florida
Holding Location: University of Florida
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Patrie et Libert


PRIX DE L'ABONNEMENT EN FRANCE
RDACTION & ADMINISTRATION 2e Anne PARIS. 9 Septembre 1897 Nos 77-78 Une -an payabedavan.e.. I0 fe. 2r.
Un semnestre i vi. i... l, fr.
20, Rue Saint-Vincent-de-Paul PARAIT TOUS UnES JEUDIS semetre, i. id... )) i1. 50
A L'TRANGER
Tlgraphe : IREPCUBAIE Une annLe, payable d'avaneo...... 25 Ir.
Tlraphe : EPCUBAINE Directeur-fondateur : DOMINGO FIGAROLA CANEDA Un semstre, ii. id ......... 13 f.
Les manuscrits ne sont pas rendus UN NU-IItEO : 0 fr. 25


LE GNRAL

NARCISO LOPEZ

Anniversaire

i les Ames leves ne met-
taient pas la pit etl'ineffable
y satisfaction qu'elles mettent
ne pas laisser tomber dans
un mortel oubli ceux qui
'f-surent avoir assez de valeur
,. pour mriter l'loge ternel
,.. de la postrit, il y aurait
toujours du moins, le devoir sacr qu'a
cette mme postrit de payer de sa recon-
naissance la dette qu'elle a contracte en-
vers eux.
Il n'y a aucun people qui ne compete en
son histoire une collection d'hommes occu-
pant une place prominente parmi ses
hros et ses martyrs; il en est de mme
Culba qui, durant toutes ses conspirations
et ses guerres pour l'indpendance, vit
augmenter la riche pliade de ceux qui
en mourant pour sa redemption, lui firent
le sacrifice entier de leur tre, et laiss-
rent leur nom inscrit au livre de l'immor-
talit, immols par cet affreux supplice qne
l'Espagne inventa dans sa barbarie et sa
frocit.
La Rpublique Cubaine ne peut
oublier de tels hros, et c'est pourquoi elle
s'honore aujourd'hui, en tmoignant un
souvenir de vnration et de reconnaissance
ce au gnral Narciso Lpez pour le 46
anniversaire de sa mort.
Aussi malgr toutes les difficults inh-
rentes toute entreprise qui comme la
ntre s'entreprend une telle distance des
archives et autres centres pouvant nous
donner les documents ncessaires, nous
.sommes arrivs runir en quelques mois
les lments que nous prsentons nos lec-
teurs et qui, quoique bien loin de satis-
faire tous nos dsirs, nous ont permis n-
anmoins de donner ce numro le carac-
tre historique qu'il doit avoir tant don-
nes la victim illustre laquelle il est con-
sacre, l'poque de l'histoire de Cuba que
nous traversons, et l'anniversaire qui se
clbre en ce jour.
Que nos compatriotes et amis veuillent
bien l'accepter ainsi.

Au Vnzuela

Le gnral Narciso Lopez de Uriola na-
quit au Vnzuela en 1798 d'une familledes
plusrespectables. Il perdit son pre alors
qu'il tait encore tout jeune, et comme
beaucoup de jeunes gens de cette poque,
il s'enrla sous les drapeaux de l'Espa-
gne contre ceux qui luttaient pour la libert
de leur patrie, soit manque de discerne-
ment provenant de son inexprience et
de son jeune ge, soit qu'il ait t bloui
par la gloire des armes et entran par
sa valeur et son courage naturels, joints
son extraordinaire dveloppement physi-
,que.


Quand les Espagnols furent vaincus Costa
Firme, beaucoup de Vnzueliens partisans de
l'Espagne se transportrent la Havane, et
parmi eux Narciso Lpez dj colonel.
Arrive la Havane
La renomme qui l'y avait prcd lui ouvrit
promptement les portes des meilleurs asiles de
la capital : ses exploits Costa Firme, sa connais-
sance des armes, sa belle prestance cheval, sa
stature lgante, son caractre joyeux, affable et
communicatif, enfin sa modestie proverbiale,
telles furent toutes les qualits runies qui
conquirent Lpez de profondes et gnrales
sympathies.
Il se maria la Havane avec la jolie made-
moiselle Dolores de Frias, soeur du distingu
comte de Pozos Dulces, et peu aprs, fatigu


sans doute de l'inaction dans laquelle se trou-
vait un home n pour la vie agite des camps
il s'en fut en Espagne se mettre aux ordres d'I-
sabelle II contre les prtentions de Don Carlos.
Second Campagne
Dans la mtropole, le gnral Lpez arriva
tre une des figures militaires des plus nota-
bles.
A peine arriv, on le mit la tte d'un rgi-
ment de la garde Royale, avec lequel il accom-
plit de grands faits d'armes qui inaugurrent la
second priode de son histoire de guerrier
clbre, et telle fut la renomme de son cou-
rage dans la mle et de son habilet dans le
maniement de l'arme alors en usage qu'il fut
appel la premiere lame de l'arme .
Nombreux furent les glorieux faits d'armes


.. 7~*.-
- -r ~. L.~ r ~ -


DBARQUEMENT

DU GNRAL NARCISO LOPEZ EN PLAYITAS

Lithographie appartenant son fils


de ce vritable hros, et jamais l'Espagne
ne rencontra un chef qui accomplit pour la
renomme de ses armes, autant que ne
fit Narciso Lpez.
Nomm brigadier en 1836, et en 1839
marchal de camp, il remplit divers emplois,
entire autres celui de gouverneur de Valence.
L'anne suivante il fut un des chefs du
pronunciamniento du parti progessiste,
triomphe qui lui valut le grade de gnral.
De plus il fut snateur de la province de
Sville, et il tait dcor de l'ordre d'Isa-
nelle la Catholique, de Saint-Ferdinand et
de divers autres.

Retour Cuba
Etant donn la situation laquelle tait
parvenu en Espagne le gnral L npz au
commencement de 1841, il est bien certain
que sa grandeur alors son apoge ne com-
mena dcliner que parcequ'il fut bles-
s en son amour propre parles intrigues,
les ddains, et les ingratitudes de la cour,
des principaux courtisans et de ceux qui
taient la tte des affaires publiques.
Ayant demand son retour Cuba, il re-
vint la Havane, aux ordres de Gernimo
Valds, qui tait trs ami de Lopez et sujet
apprciateur de ses mrites.
Valds sut ds son arrive, utiliser les
services de son ami, en lui confiant des
postes d'importance, entire autres celui de
Gouverneur de Trinidad; mais aussitt qu'il
fut remplac dans le,commandement de
l'ile par cette panthre que le monde con-
nut sous le nom de Lopold Donnell, le
gnral Lpez se vit releverde ses emplois,
et enlever les commandments que l'habi-
let de Valds lui avait confi la satisfac-
tion de tous.
Un tel procd ne fit qu'approfondir les
blessures mal cicatrises qu'avait reues le
gnral la Cour, et aigrir son caractre.
Livr de profondes rflexions, il com-
parait les immense services qu'il avait rvn-
l'Espagne allant jusqu' la dfendre au
pril continue de sa propre vie, avec la
manire infme don't cette nation le rcom-
pensait; il se reprochait lui-mme l'-
pret avec laquelle il avait lutt contre la
libert de sa patrie, en faveur de la plus
corrompue des monarchies, lui qui par son
origine et sa naissance ne pouvait tre au-
tre chose qu'Amricain indpendant, et
dans tout ce qui lui arrivait il ne vit plus
quele douloureux chtiment, et l'amre le-
on qu'il mritait pour la lgret don't il
avait fait preuve en sa premiere jeunesse,
ayant perdu si jeune un -pre qui l'aimait
pour l'avenir qui tait alors ouvert tout
Vnzulien.
Tout cela, le gnral Lpez le reconnut
avec une immense douleur; et comme la
sincrit de sa noble et gnreuse me ne
pouvait s'clipser de devant l'amour


sn~





9 Septembre 1897


propre de l'homme et du militaire offense,
aprs avoir accept la faute il reconnut que
personnel autre que lui ne devait chercher le
chtiment qui le rhabiliterait devant la post-
rit, et que ce chtiment ne pouvait tre que
son entier dvouement cette mme cause de
la libert Amricaine qu'il avait combattue .
De ce jour, il fut conspirateur, in,,,,.l, flibus-
lier, bandit, ennemi de l'Espagne, traitre l'un
des premiers gnraux de l'arme espagnole!
Qu'y eut-il en tout cela, sinon la consequence
incontestable de faits insparables de l'histoire
de l'Amrique.

La conspiration
L6pez se spara de sa mre, vritable matrone
qui, informe de ses projects demand seulement
retourner au Vnzula, ce qu'elle fit. aprs
avoir bnit pour la dernire fois son fils idoltr.
Ce dernier s'entendit avec la junte rvolution-
naire de la Havane, don't faisaient parties Ana-
cleto Bermdez, le comte de Pozos Dulces, et
Ramn de Palma; la conspiration tait prte
russir et ils prparaient tout pour prendre les
armes au cri d'Indpendance, quand les conspi-
rateurs furent dnoncs au gouvernement.
Celui-ci envoya des ordres cachets au gou-
verneur de Cienfuegos pour qu'il ait mettre
en prison le gnral qui alors avait son domi-
cile dans cette ville; mais Lpez prvenu
temps par la junte de la Havane, put se sauver
d'une manire qui prouve sa resistance physi-
que et sa force comme cavalier : en seize
heures, sans changer de cheval, s'tant arrt
seulement quelques minutes pour prendre
quelque aliment et boire, lui et son cheval,
il parcourut la distance qui spare Cienfuegos
de Matanzas.
Une fois arriv, il fut rendre visit son ami
le gouverneur, dinatranquillement avec lui, et
10 heures du soir s'embarqua sur un navire
amricain qui l'emporta aux Etats-Unis.

Premires tentatives
Aussitt qu'il fut en pays libre, Lpez com-
mena travailler pour former et transporter
Cuba une expedition d'hommes et de matriel
de guerre avec laquelle il pt commencer la
revolution.
Les deux premires tentatives chourent ds
les premiers prparatifs : la premiere comptait
sur une troupe d'expditionnaires qui fut disper-
se par le gouvernement des Etats-Unis Cat's
Island (Ile du Chat) etla second Isia Redonda
(Ile Ronde) fut galementdisperse par le mme
gouvernement. On put pour cette dernire'prou-
ver plus facilement que pour la premiere qu'elle
tait commande par le gnral Lopez.
Pour sa part, le froce capitaine gnral
Roncali trouva la fuite de Lpez motif suffisant
pour le condamner la perte de son rang, de
ses decorations et de son emploi, c'est--dire
qu'il terminal l'oeuvre d'humiliation et de spolia-
tion commence par la Cour et continue par
0' Donnell.

Prise de Cardenas

A la Nouvelle-Orlans, le gnral rencontre
le plus chaleureux accueil pour son entreprise.
Il runit facilement les lments don't il avait
besoin, et le 13 mai 1850 il abandonnait le quai
de La Leve bord du vapeur Crole et suivi
de la barque Georgina qui peu aprs transpor-
tait sa cargaison bord du vapeur.L'expdition se
composait de plus de 600 hommes pour la plu-
part fils de la Louisiane, le 14 ils arrivrent de-
vant l'ilot Contoy et dans la matine du 19 ils
taient devant la ville de Crdenas. Le dbarque-
ment effectu, le gouverneur qui tait le colonel
de cavalerie Florencio Ceruti, dut se rendre et
livrer la ville aprs un combat.
Lpez y resta un jour, et avant que personnel
xie vint grossir satroupe car pour la moyenne
partie des gens du pays, non seulement son
evasion fut une surprise, mais encore on ap-
prit l'arrive du vaillant rvolutionnaire en
m me temps que son dpart il se rembarqua
et quoique poursuivi par le vapeur de guerre
espagnol Pizarro, il put gagner le port de Cayo
Ilueso et se moquer ainsi de ses perscuteurs.
Invasion de Vuelta Abajo
Le gndral Lpez, pas plus que l'opinion aux
Etats-Unis qui le soutenait, ne se dcouragrent
; la suite du dsastre materiel de Crdenas, et
nous disons matriel, car il est indniable qu'au
point de vue moral, le coup de main incroya-
ble excut par le caudillo ne fit qu'augmenter
aux veux de tous son renom de bravoure et
de courage. Malgr tout, il russit causer
une certain panique parmi les espagnols, car
niii eux, ni leur gouvernement, sachant trs
bien que le pays n'tait pas prt ne pouvaient
croire que le gnral s'aventurerait frapper
un coup si risqu sans s'assurer auparavant un
appui sr dans le pays.
Mais l'admiration et la surprise furent encore
plus grandes lors de la second expedition qui
ut celle du vapeur Pampero. Cette expedition


partit le 1" aot 1851, et le 42 elle dbarquait
avec bonheur Playitas canton municipal de
Bahia Honda, province de Pinar del Rio. Lpez
emmenait plus de 600 hommes, tant cubains
qu'trangers, parmi ceux-l le patriote Ramon
Ignacio Arnao, et au nombre des derniers le
gnral Pragay, hongrois qui avait combattu
sous les ordres de Kossuth, et le colonel Crit-
tendem, personnagedistingu natif du Kentucky.
Le gnral Lpez avec un peu plus de la moiti
de la troupe se dirigea vers le village de las
Pozas, laissant le reste des hommes au colonel
Crittendem pour garder le chargement.

Proclamation du General
J'ai sous les yeux la proclamation que lana
Narciso Lpez lors de sa dernire expedition.
C'est un document qui constitute le vrai pro-
gramme de l'insurrection qu'labora le clbre
envahisseur pour nous dlivrer de l'Espagne.
Cubains,
Nous allons avancer le jour o la Patrie libre et
indpendante devra prendre le rang qui lui appar-
tient parmi les puissances de la terre, par son droit
natural et l'importance de sa population : ce jour
qu'il serait honteux de retarder et partir duquel
nous pourrons montrer avec orgueil l'univers en-
tier un nom glorieux et national. Vos compatriotes
et vos amis qui m'accompagnent et m'obiront jus-
qu' ce que nous y soyons parvenus, ont comme
moi la ferme resolution de mourir ou de russir.
C'est la meilleure rponse que je p-is faire votre
appel. et l'hommage que mrite votre patriotism.
Espagnols et Canariens, soldats ou non, vous tes
nos frres, mais le gouvernement oppressif de Ma-
drid et ses agents veulent nous rendre ennemis par
leurs inventions calomnieuses pour mieux nous do-
miner et nous exploiter tous : contemplez la justice
de notre cause, et unis comme frres et opprims,
dtruisons pour toujours la tyrannie dans ce beau
pays qui nous est si cher, et nous verrons luire la
gloire du jour que je vous announce.
Hommes de toutes les nations qui vivez sous le
beau ciel de Cuba,
ne plaignez plus la
servitude de ses fils,
ils sauront se rendre
libres et dignes de
la libert. Appuyez
leurs efforts et ils
vous bniront ; la
grande cause de
l'humanit vous en
sera aussi econnais-
sante.
Une si grande
gloire, un si beau
rsultat, ne s'obtien-
nent pas sans de
grands sacrifices, il
faut une volont
nergique et une d-
cision aveugle pour
y arriver. La dli-
vrance de la Patrie
doit tre notre but
et nctre loi supreme
et, en de si solen-
nels moments, ci-
toyens, elle vous
demand de vous
conformer aux obli-
gations que je vous
impose en son nom
dan slesarticles sui-
vants : Photlligrapi
Article 1 (Grandem
Tout Cubain g
d'au moins 15 ans
et de 40 au plus, doit se runir l'Arme Libra-
trice sans perdre un instant, en important avec lui
les armes qu'il possde et pourra se procurer.
Art 23 Les autres Cubains doivent aussi
s'armer et s'organiser d'une faon spciale pour sau-
vegarder l'ordre public, les enfants, les femmes et
les vieillards, don't la vie et la scurit se recom-
mandent l'honneur de tous les habitants du pays,
dans les villes comme dans les campagnes.
Arti. 3 Les trangers peuvent galement
s'armer, s'associer et se runir en toute libert pour
cooprer au maintien de l'ordre et protger leurs
proprits et leurs families, d'accord avec les autres
habitants.
Art. 4" Aussitt qu'il sera possible et con-
venable de le faire, je constituerai un gouvernement
provisoire et proclamerait une constitution gale-
ment provisoire jusqu' ce que les populations de
cette Ile puissent nommer une Assemble Consti-
tuante qui organise dfinitivement le gouvernement
ou la Constitution qui lui conviennent.
Fait au quarter gural de





Les comnbats
Le hardi gnral, loin de rencontrer le se-
cours qu'il attendait du pays, se trouva promp-
tement face face avec une colonne espagnole
forte de 500 hommes, qui venait sa 'rencontre
il la mit compltement en droute. Il remporta
ensuite une victoire plus important, non seule-
ment en mettant en fuite une colonne de 800
hommes, mais encore en tuant son chef, le g-
nral Ena.
Pendant ce temps, le colonel Crittendem
avait repouss victorieusement une attaque des
Espagnols; mais sa troupe s'tant disperse
lors d'une second attaque, il dut s'embarquer
sur une chaloupe avec 50 de ses hommes, et
tous furent faits prisonniers par le vapeur es-
pagnol Habanero, qui les conduisit la capital.
Le gnral Lopez avec sa poigne de hros,


)i
ur


sans le secours de personnel, entour de forces
nombreuses, continue faire de vritables pro-
digs, jusqu'au dernier combat, qui futcelui de
Candelaria, aprs lequel le restant de cette l-
gion de patriots se dispersa, et il resta seul
avec 7 homes.
Massacre d'Atars
Aussitt arrivs la capital, les cinquante
expditionnaires, ayant leur tte le colonel Cii-
tendem furentjugs par un conseil deguerre te-
nu bord de la frgate Esperanza, et condam-
-ns tre fusills genoux et par derrire com-
me traitres... L'excution, c'est--dire ce sau-
vage massacre renouvel en 1873 Santiago
de Cuba, avec la plus grande parties de l'quipa-
ge du Virginius, eut lieu le 16 aot au pied de
la forteresse d'Atars.
Ce fut une terrible boucherie et pour en faire
la narration fidle, il faut la plume d'un pote et
tmoin oculaire, comme celle du malheureux
Juan Clemente Zenea.
Dans l'dition Espagnole nos lecteurs trouve-
ront quelques fragments de la posie de Ze-
nea, pleine d'horrible motion; nous donnons
en suite les noms et les grades des cinquante
martyrs dpouills et mutils aprs leur mort :
Colonel: Wiliam S. Crittendem.
Adjudant R, C. Stanford.
Capitaines : Frederick S. Sewer. Victor Ken.
F. B. Vencey.
Lieutenants : James Braudt. F. 0. Bryce. -
Thom. C. James.
hirurgiens: John Fisher. -- K. A. Tourniquet.
Serqgents : J. *Whiterens A. M. Cotehett. -
G. M. Green. Napoleon Collins. J. Salmon.
Soldaits: N. H. Fisher. William Chilling. -
G. A. Cook. S. 0. Joues. M. H Ball. -
James Buret. Robert Caldwel. C. C. Wil-
liam Smith. A. Rosa. P. Berourke. John
Christdes. William H. Homes. Samuel Mille.
Edward Rulman. William B. Litle. Geor-
ges W. Arnold. B. J. Wregy. Robert Cantley.
--John G. Sauk. William Niseman. E. T.
Collins. James
Staton. Thomas
Harnott. Ansel-
mo Torres Hernn-
clez. Patrick Dil-
.ton. Alexander
Mc Ilcer. Toms
Haracy. Samuel
Bee d. John
\, Stubbs. James
.' Ellis.-H. T. Vin-
ne. William Ho
gan. M. Philips.
Charles A. Ro-
binson. James
t > L. Mauville.
La trahison
Jos Antonio
Santos CastaFieda
selon les uns, et
Jos de los Santos
Castafieda, sui-
,, vant les autres,
aisnsi se nommait
le miserable qui
livra le gnral
re du geaucneali Lopez, la suite
e du g sonral dela mise prixde
naturelle) sa tte par le ty-
ran.
Le malheureux L6pez n'avait plus dj avec
lui que sept hommes. comme lui rendus de fa-
tigue et mortsde faim, dsillusionns par l'aban-
don o ils se voyaient, sans l'aide de personnel
et poursuivis jusque par des chiens de meute.
Castafleda tait un voisin de la localit ;il
connaissait trs bien le gnral qui lui avait
rendu beaucoup de services, et lui avait donn
les moyens de vivre. Seize homes bien arms
marchaient sous ses ordres, mais nanmoins
ils n'osrent s'approcher que lorsque la troupe
de Lpez, mise en joue par eux, eut jet ses
armes. Alors Castafieda les attach tous par le
cou et par les mains et les livra l'autorit mili-
taire la plus proche, puis il court la Havane
pour toucher le prix de son infamie. Ce prix de-
vait consister en de l'argent, des decorations et
des terrains, mais le gouvernement espagnol,
usa avec le traitre vendu des mmes procds
qu'il employait vis--vis des gens honntes et
il parait nquil ne parvint toucher que peu
de chose ou peut-tre rien de la plus grosse
part. Ce qui est certain, c'est que pendant il't
de 1872 nous avons vu pendant plusieurs jours
venir la Bibliothque Publique de la H-avane
un fils de Castafeda, qui venait y copier dans
la Gaceta Oficial la proclamation et autres
dcrets relatifs la chose pour appuyer une
reclamation qu'il faisait au gouvernement.
Par centre, le traitre ne demeura pas si long-
temps, sans recevoir le chtimnent qu'il mritait.
Quatre ans plus tard, en 1855, au moment o il
allait faire une parties de billard au Cafd de Marte
y Belona de La Havane, il fut tu d'un coup
de feu parti de derriere une persienne, qui lui
traversa l'occipital. L'auteur de ce chtiment
put s'enfuir et se rfugier aux Etats-Unis.
Execution de Lopez
Le hasard voulut que le navire qui conduisit
la Havane l'illustre prisonnier fut p-cisment


le Pizcarro ce vapeur de guerre espagnol qui
en 1850 fit une telle chasse au Crole sur le-
quel le gnral revenait son point de dpart.
Il pouvait tre 9 h. 112 du soir, le 31 aot, quand
le Pizarro arriva. Lpez fut immdiatement
transfr la forteresse de la Punta et mis en
chapelle, on pouvait se dispenser de tout le
crmonial du conseil de guerre pour celui qui
d'avance tait vou au supplice.
Pendant ce temps, le gnral Gutierrez de
la Concha, pour que rien ne manqut la
fte espagnole, fit publier le ban ou plutt le
programme suivant :
Gouvernement et Capitainerie gnrale de la tou-
jours Fidle Ils de Cuba. Ordre de la Place du
31 aot 1851 : Par dcret suprieur de son Excel-
lence, le Gouverneur et Capitaine Gnral a t
condamn la pine dgradante du garot don Nar-
ciso Lpez, qui tait la tte de la bande de pirates,
qui dbarqurent dans la matine du 12 du present
mois l'endroit nomm !as Playitas voisin ? de
la capital; l'excution aura lieu 7 heures du ma-
tin le 1" septembre et en consequence, les troupes de
toutes armes de la garnison de cette Place et des
forts extrieurs se runiront temps voulu au champ
de la Punta o se trouve l'instrument du sup-
plice, pour former le carr, ayant en premiere ligne
le rgiment de Galicie portant le drapeau. Les au-
tres corps devront s'y rendre avec tout ce qu'ils
auront d'hommes disp2nibles, l'artillerie se placera
sur la droite, et ensuite les Ingnieurs et autres pi-
quets sans designation d'emplacement qui leur sera
dsign ultrieurement. La cavalerie aura son em-
placement dsign par M. le Brigadier Lieutenant
du Roi de la Place qui commander les troupes,
ayant sous ses ordres deux officers de l'Etat-Major
de ce corps et un nombre gal d'adjuctants de la
Place. Zuriita.
Le gnral Lpez ne devait ni ne pouvait
mourir par le garot: ni comme militaire' ni
cause de ses titres, on ne pouvait lui appliquer
ce supplice infamant. C'est ce que fit observer
L6pez, demandant en mme temps tre fusill,
mais ce droit lui fut refus malgr les observa-
tious qui furent faites au commandant de la
malheureuse colonie.
Et quel tait cet homme? un amricain com-
me Lpez, qui comme lui avait combattu pour
l'Espagne pendant la guerre d'Indpendance du
Vnzuela, qu'il eut par la suite pour jeune lieu..
tenant dans le rgiment de la Garde Royale, et
qu' diffrentes reprises horrible sarcasm
des choses humaines-il proposapour l'avance-
ment, la croix et les honneurs.....
Nanmoins, Lbpez, en apprenant le refus du
miserable bourreau, sourit avec mpris et se
content de rpondre :
A l'homme qui a la conscience nette ilimporte
peu de mourir par le garot ou de mourir d'une
fivre pernicieuse , et il conserve le mme
sang-froid et le mme courage exemplaire qui
surprenait tout le monde.
L'heure del'xcution arrive, alors qu'on s'at-
tendait voir cette nature suprieureflchir sous
le coup de la supreme motion de cet horrible
moment, le gnral continue tonnerses enne-
mis les plus acharns. Cette matine du -l' sep-
tembre 1851 sera toujours clbre LaHavane.
De son pashabituel, ferme, cadenc et mme ma-
jesteux, portant sur le visage sa franchise ca-
ractristique habituelle, l'esprit tr anquille, le g-
nral Lpez avec son lgante stature d'athlte,
parcourue la distance qui sparait la prison du
lieu du supplice; avec le mme calme, il monta
le fatal escalier, et s'assit sur la bancelleo avant
lui s'taient assis de si grands criminals, victi-
me illustre de la cause laplus digne, car ellepeut
faire prendre les armes un people : on dit
qu'il pronona un adieu Cuba, mais sur ce su-
jet les auteurs ne sont pas d'accord, et le gn-
ral Lpez mourut pour l'Espagne, mais s'imnmor-
talisa dans l'his'oire de l'Indpendance de
Cuba.

Bibliographie consulte

Contestaein de Narciso Lplez various
eargos relatives los sueesos de Va-
leneia. Madrid. '1839.
Historia de la Guerra Civil o Panorama
Espailol. Madrid. 1815.
Biografilias de Espanoles Clebres Con-
temporancos. Madrid.
El general Nareiso Lpez y la isla de
Cuba. Caracas. 1851.
Levantamiento en Puerto Principe. -
Por Juan Clemente Zenea. Nueva York. 1851,
Case of the BlacK Yarriar. Washing-
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EL Laud del Desterrado. Nueva York.
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Life of Captai Joseph Fry. By Jeani
M, Welker.
Morales Lemus y la Itevolueion dle Cu-
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Por Jos Domingo Corts. Paris. 1876. -
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Diecionario Biog'raico Cubano. Por
Francisco Calcagno. Nueva York. 1878. -
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Grand Dictionnaire Universel. Larousse.
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Apiuntes para la historia. -Don 'arciso
Lopez. Por Jos Quintin 8uzarte. E1l Anmigo
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El Criollo. Habana. 1888.
L'le de Cuba. Par Hippolyte Piron. Pa-
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Cuba en 1851 .-Naci.'so L6pez. Po! Jos
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Cromitos Cubanos. Por Manuel de la Cruz.
Habana. 1892. Pg 19'i.
Gaspar Betaneourt ('isneros. Por Ma-
nuel de la Cruz. -R-cistaCubana. Habana-1891


_ ~I_ _ ~ ~





9 Septembre 1897


i)iecionario Eneiclopdico de la Lengua
Castellana. Por E. Zerolo, Toro y Gmez, y
Isaza y otros escritores. Paris. -1895.-pg. 215 y
un retrato.
Cuba y sus jiueees. (Rectificaciones opor-
tunas.) Por Raimundo Cabrera. Filadelfia. -
1895. Pg. 174 y un rptrato
La Expediciones Cubanas de Narciso
L6pez. i New Orleans Picayune. 1896.
La Grande Encielopdie. Par un socit
(le gens de lettres. Paris. En publication.
Pg. 510.
Memorias del general Narciso Lpez.



LITT1& A l R1

XII
Je n'ai point eu de chance, mon cher Pierre,
avec mon dernier article: la peur de Mazas pour les
uns, la perspective d'un voyage forc hors frontires
pour les autres, en a empch la publication... en
France. A l'heure qu'il est, le pauvre manuscrit,
contenant le meilleur lan de mon cour, vogue sans
doute sur l'ocan, vers un pays o tous les monu-
ments publics ne sont pas placards de rubriques
mensongres, mais o la Libert, l'Egalit, quoique
bien relatives encore, ne sont pas tout fait de
vains mots.
Ce n'est point toi, certes, qui m'eusses blm, je
ne plaiderai donc point ma cause devant toi, mais
en faveur de la raret du fait et pour l'dification de
nos amis, je vais me permettre de me commenter,
voire de me citer moi-mme.
Il s'agissait de la mort de Canovas et de celle
d'Angiolillo. J'avais intitul l'article : La fin d'un
monstre, et je croyais qu'il m'tait permis, tout
en rprouvant l'assassinat de Canovas, d'admi-
rer le courage stoque de son meurtrier, face face
durant de longs jours, avant comme aprs son geste,
avec sa propre mort, voulue et dcrete par lui-m-
me. Au surplus, j'avais pris le soin d'affirmer que
trsarchiste de temperament, je n'ai jamais essay de
rien comprendre la chose de l'anarchie, don't le
nom seul me parait absurde... Mais laisse-moi me
citer moi-mme de mmoire, par peu prs. Je
disais : On peut affirmer, sans crainte d'tre d-
menti par tout historien impartial, que le plus
grand criminal politique des temps modernes vient
de disparaitre .. Le feu, le fer, l'eau, la corde, le
poison, le confinement, les privations, les tortures des
christifres de l'Inquisition, tous les moyens lui
furent bons pour supprimer ses ennemis personnel
ou simplement ses adversaires. Hommes, enfants,
femmes, vieillards, ni l'ge, ni le sexe ne firent ja-
mais reculer ce chef de bande.
On connait maintenant le calvaire des torturs de
Montjuich; nous frmissons encore d'pouvante au
souvenir de l'excution mmorable de ces malheu-
reux condamns, fusills " petits feux" en cinq
dcharges barbares, longuement espaces; l'univers
civilis sait parfaitement quoi s'en tenir, aussi
bien sur l'assassinat du gnral Maceo, que sur
la mort "par congestion" (oh! les lches!) du pau-
vre Docteur Ruiz, assomm dans sa prison sous les
coups de bton de ses geliers!
Personne cependant n'aurait pu croire que ce
cynisme dans le meurtre, comme moyen gouverne-
mental allait trouver un approbateur official, non
oblig par la moindre ncessit ni l'ombre mme de
convenances diplomatiques. Eh! bien, l'erreur tait
profonde, complte... Une voix s'est leve au des-
sus des tombes innombrables... Un vampire soli-
taire, le plus norme de nos bandits d'Europe, n'a
pas hsit dclarer, dans un tlgramme de con-
dolances, son admiration inconditionnelle... C'est
ainsi que le fauve Prussien, l'tre sans me et sans
coeur d'homme qui rpond au nom sinistre de Bis-
marck, affirmant ne s'tre jamais inclin devant
personnel, affirme aussi avoir toujours ccurb la tte,
au nom seul de Canovas!
Quwlle admiration pouvantable de la grandeur
dans le crime, et que se propose donc cette vieille
hyne dcrpite, pour oser sortir ainsi de sa ta-
nire, et lancer de sa bouche baveuse a force de men-
songe et d'impudeur, ce nouvel outrage et ce san-
glant dfi la face de l'Humanit blesse.......!
Voil le corps de l'article. Je ne te parlerai pas,
mon cher Pierre, d'un adieu que j'adressais
Augiolillo, l'encourageant bien mourir... Ce que

je veux te redire aujourd'hui c'est que si l'Espagne
atteinte d'une cruelle psychose, a droit comme
tous ceux qui souffrent notre ardente sympa-
thie, il faut bien comprendre que la mort de Cano-
vas n'a pu faire disparaitre la pourriture des hommes
de gouvernement.
N'oublions pas que, si lors de l'assassinat d'un
gnral Cubain, des ftes, des chants et des danses
furent dcrts, ces rjouissances furent sauvagement
excutes dans toute l'Espagne, et que c'est l'horreur
mme de ces ftes officielles qui mit la plus
grande rancoeur sur les lvres Amricaines.
L'opinion est faite dsormais sur l'Espagne; cette
opinion est definitive. C'est au point que l'honnte,
courageux et habile Woodford, que tous mes vux
accompagnent, et don't le nom sera pieusement con-
serv dans les annales de l'Amrique libre, c'est
au point, dis-je que l'ambassadeur Amricain a reu
l'ordre de no pas engager de pourpalers au sujet de
la question Cubaine, avant de voir, si d'ici peu, ce
gouvernemient de bandits et d'assassins ne peut tre
roemplac par un nouveau ministre, avec lequel on
pourra so commettre avec moins de rpugnance etde
dgot..

La Rpublique Cubaine me fait l'honneur
ie me rclamer ma chronique de tr'as los montes y
los miares; tu pourras dire ses lecteurs que, de ren-
seignements reus l'instant o je t'cris, il semble
rsulter que :
1" Le gouvernement actuel est convaincu qu'il ne
poeut traiter avec celui Jes Etats-Unis, le terrain de


rencontre s'effondrant sous ses pieds; il tombera
donc.
2' Les libraux prendront le pouvoir au retour de
la reine de St Sbastien-
3 Ceux-ci (nagure complices de tous les crimes
de Canovas) ne se front qu'un jeu de rejeter sur
l'asno muerto le fardeau de toutes les responsabilits
du pass. Dans unedclarat on solennelle ils exprime-
ront le regret, pour le salut de leur patrie, de n'avoir
pas t appels plus tt au pouvoir, don'tt Sagasta ne
voulut aucun prix, lors de la dernire crise).
4' Ps paraitront enchants de pouvoir enfin traiter
avec WVoodford (qu'ils essaieront de tromper), en
promettant pour Cuba le moins possible, mais ac-
cordant tout au besoin, pour viter la guerre.
5" On tchera par tous les moyens possibles (Cas-
telar, Martinez Campos) de conserver la monarchie,
et ce prix. tous les fonctionnaires de palacio pro-
mettront de ne pas rejoindre D. Carlos ( les bra-
ves gens!).
6 Depuis deux jours, les ministres ont dcid en
conseil de s'occuper immdiatement le ladisparition
des papers compromettants pour le Ministre, et de
prparer la liquidation prochaine, en mettant d'a-
plomb, force de ratures et de sandaraque, les bi-
lans de tous leurs bureaux.
7' Aprs cela... qui vivra, verra.
Il est une liste qu'on ne prendra pas, sans doute,
la peine de modifier et que je serais bien curieux
d'avoir un jour entire les mains : je parle de celle
des fondsdestins soudoyer les journaux nationaux
et trangers, agencies d'informations,messages officials
et officieux qui pitancent dans la mangeoire. Cette
liste doit tre longue et de fortes sommes y figurent
certainement. Je n'en veux pour preuve a priori que
le silence complete, absolu, qu'on russit faire au-
tour de certaines nouvelles. En voici une qu'aucun
journal n'a publie, et don't tu pourras donner la pri-
meuraux lecteurs de LaRpublique Cubaine,
je veuxparlerdel'entredes Cubains dans la ville de
Guantanamo, le4dece mois. Je fus informaussitt de


LES CRIMES DE WEYLER

ET LA LACHET DE L'ESPAGNE


Aveux d'un journal espagnol
Nous n'avons cess de dnoncer au monde
civilis les forfaits pouvantables commis
Cuba par Valrien Weyler, le nouveau duc
d'Albe, forfaits don't les Espagnols honntes
rougissent pour leur patrie.
Voici qu'un journal de Madrid, l'Heraldo vient
dans un accs de franchise, mais nullement au
nom de l'humanit outrage, confirmed tous les
horribles rcits que nous avons publis sur la
bestiale frocit du bourreau dguis en gnral
qui reprsente, -combien fidlement l'Es-
pagne Cuba.
Voici comment s'exprime notre confrre Ma-
drilne :
La press ministrielle a dit cent fois en dfen-
dant le gnral \Veyler qu'on l'attaquait parce qu'il
employait le seul systme convenable pour terminer
la guerre de Cuba. Ce systme se rduit dtruire
le pays et condamner ses habitants au moyen de
la concentration force et de la privation de se-
cours, mourir de faimi et de misre.
Bon ou mauvais (nous ne le discuterons pas
maintenant) ce systme tait suivi imperturbable-
ment par le gnral Weyler qui se faisait l'illusion
que les insurgs don't la tactique consiste viter
le combat pour prolonger la guerre fuyaient
lchement. Logique avec lui-mme, le gnral dicta
il y a un mois un dcret applicable aux dparte-
ments du Camagaiey et de Cuba reproduisant ceux
qui sont en vigueur dans les autres provinces de
l'ile. Le 30 juin dernier expirait le dlai accord
aux paysans pour se concentrer et pour que les
colonnes commnenassent dtruire le pays. Le gn-


Frontispice id'un livre
(Grandeur naturelle)


quelque chose d'anormal par un cablegramme fort
peu explicit, mais me rassurant pleinement sur le
sort des ntres. Aujourd'hui, l'ai l tous lesdtails de
l'affaire, et je puis t'affirmer que-le 4 aot minuit,
des forces du gnralP. Prezsontentrs dans Guan-
tanamo o elles se sont ravitailles a loisir, je ne
puis dire malheureusement sans coup frir, car la
garde de la prison ayant rsist, quatre hommes en
furent tus, ainsi qu'un officer. Les coups de
feu seuls purent donner l'alarme aux troupes garnis-
sant la ville et les forts, profondment endormies et
qui ne russirent se former qu'alors que l'ennemi,
suffisamment pouivu, marchait dj en retraite vers
son campement.
Je crois que le soldat Espagnol est peut-tre le
meilleur du monde, mais que peut-on penser d'une
pareille vigilance et d'une telle organisation du
commandement? Pouvons-nous, en revanche trouver
des terms trop logieux pour louer la gnrosit d'un
gnral comme Prez, defendant ses troupes de fare
feusur les civils etdonnant l'ordre exprs de ne pasal-
lumer mme une cigarette, dans la crainte de pro-
voquer des incendies, etd'augmenter ainsi la misre
des pauvres habitants, dj si cruellement prouvs !


29 aot 1897


ra! Weyler arriva dans la province de Santiago de
Cuba, et de l il renouvela sa menace, annonant
que, pour la mettre excution, il avait 40 batail-
lons derrire lui.
Lorsque nous prmes hier connaissance du dernier
cablegramme du gnral \Veyler, nous ne pmes pas
imaginer qu'il et rectifi sa manire de voir, ni
qu'il renont au systme de destruction don't la pra-
tique, si parfois elle peut tre dfendue, est certai-
nement excusable dans des regions comme la parties
orientale de l'ile, qui depuis longtenmps se sont sous-
traites presque entirement la souverainet de
l'Espagne. Par consquent notre stupfaction fut
grande en lisant le cablegrammede notre correspon-
dant la Havane, rendant compete de l'humanitaire
proclamation de Sancti Spiritus.
A quoi attribuer ce changement de conduite?
Comment expliquer que le gnral Weyler qui jus-
qu' present s'est moqu de ceux qui le qualifiaient
de cruel pour sa politique dans des rgions o abon-
dent les hommes et les intrts espagnols, comment
expliquer que le gnral Weyler, disons-nous, s'hu
manise au point de promettre des rations, des se-
cours, des abris et du travail aux orientaux, incor-
rigibles sparatistes Celui qui a laiss
mourir de faim par milliers les
paysans concentrs dans les provinces de
Pinar del Rio, de la Havane, de Matanzas et de Las
Villas, peut menacer comme il l'a fait rcemment,
mais il ne peut promettre des amabilits comme
cells qui ont t offertes Sancti Spiritus.
Il faut donc chercher les causes dlu chang-nmir
t


qui s'est opr dans les ides et les procds du gn-
ral Weyler dans des raisons indpendantes de sa
volont ou plutt de sa conscience : ce changement
obit, sans l'ombre d'un doute, des ordres du gou-
vernement.
Et celui-ci qui obit-il ? Il est certain qu'il ne
s'est pas rendu aux arguments de ceux qui ont bl-
m les procds que tout--coup abandonne le

gnral Weyler, puisque le dit gouvernement les a
toujours qualifis d'errons comme il a qualifi de
flibustiers inconscients ceux qui les exposaient ;
mais en revanche, tant donn que le gouverne-
ment dans des cas nombreux a cd des prten-
tions injustifies du cabinet de Washington sans
pcher par la tmrit, on peut supposed (et avant
peu il sera peut-tre permis de l'affirmer) qu'il
s'agit d'une nouvelle chose impose pir les Yankees,
chose annonce, il y a longtemps, sur tous les tons
et accepte par notre gouvernement afin d'viter
M. Woodford la peine de l'exiger officiellement.
Restons-en l comme commentaires; peut-tre
aurons-nous les continue lorsque la press minis-
trielle expliquera pourquoi le gnral Weyler s'est
humanis en dictant sa dernire proclamation.
Quant nous, Cubains, nos commentaires
seront brefs. Nous nous bornerons dire que
les lignes prcdentes, publies dans un des
principaux journaux de la capital d'Espagne,
sont prcieuses pour nous. Elles sont prcieu-
ses, car elles prouvent qu'en dpit des dmentis
des reptiles franais, Weyler est un misrable
don't le seul systme se rduit dtruire le
pays et condamner ses habitants mourir de
faim et de misre , un monstre (pas au point
de vue espagnol) qui a laiss mourir de fait-i
par milliers les paysans de Cuba . Elles sont
prcieuses parce qu'elles montrent que les
deux tiers de l'ile se sont soustraites la sou-
verainet de l'Espagne, prcieuses surtout
parce qu'elles montrent dans toute sa hideur
l'esprit espagnol. Le IIeraldo en effect ne blme
pas Weyler d'avoir commis tous ces crimes, il
il le blme au contraire de n'avoir pas persvr
dans son infme systme d'extermination. Pr-
cieuses enfin parce qu'elles prouvent combien
nous avons toujours eu raison de dire que l'Es-
pagne qui est trs hroque lorsqu'il s'agit de
verser comme de l'eau, suivant l'expression du
Temps, le sang des innocents et des faibles n'a
jamais cess d'tre plat venture devant le puis-
sant Oncle Sam.
Cruelle et iche, voil comment les Espagnols
mmes nous montrent l'Espagne... et mainte-
nant les immondes prostitus qui s'intitulent
journalists, les dfenseurs tant la ligne (1)
d'une si mprisable martre patrie, peuvent
chanter la noblesse et la fiert castillanesn.









LES EN EIIIS DE CUBA LIBRE


Il n'est pas de cause, si just soit-elle, qui
n'ait ses dtracteurs etl'insurrection des Cubains
qui est, au premier chef, une de ces causes ne
manque pas d'avoir ses ennemis. Ce qui nous
console, c'est que les ennemis de Cuba Libre
se recrutent parmi les plumitifs affams, les va-
lets d'ambassade et les crtins qui ne se don-
nent pas la peine de rflchir une second pour
exprimer une opinion gnralement en contra-
diction avec les ides qu'ils affichent d'habi-
tude.
C'est ainsi que l'on voit des rpublicains qui
passent la moiti de leur temps manger du
cur, palabrer contre l'Inquisition et les Tor-
quemada et qui se dclarent, en invoquant de
prud'hommesques arguties, pour l'Espagne in-
quisitoriale et monarchique contre les cham-
pions de la pense libre et de la Rpublique
dmocratique.
Tel le franc-maon qui chante au lutrin.
L'autre jour on parlait table, dans une mai-
son amie, de l'insurrection cubaine et jefus trs
tonn que la premire pithte qui vint aux l-
vres du matre de cans au sujet des insurgs
fut celle de flibustiers que les communiqus
officieux ont mis la mode dans cerlaine
press.
Je m'empressai de protester, ce qui dmonta
un peu mon amphitryon, qui, homme d'esprit s'il
en est, ne tarda pas avouer qu'il ne possdait
que de vagues renseignements sur le procd
de guerre et les justes revendications des Cu-
bains.
Sans fausse modestie j'avouerai que je ne tar-
dai pas le rallier la cause de ces rvolts qui
ne veulent plus vivre sous le rgime poli-
tique et fiscal de l'Espagne, de l'Espagne de
Montjuich.
Hlas! combien, comme l'ami mral renseign
,_...i ., en les notes payes publides par cer-
taines feuilles, se prononcent la lgre, s;ms
savoir, en laveur des exploiteurs et des bour-
reaux.
Voil pour les ignorants.
Les valets d'ambassade!
Notre honorable collaborateur M. V. Mestre
Aminabile disait son fait, ici-mme, il y a quelques
jours, l'un d'eux.


(1) Le mot est de El Impa.rcial de Madrid, qui a qua-
lii d(le la sort la genralit des journaux :parisions.-
Y. de l'hA.


~I _I_ __ ~ I I_ _I ~


1


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Septembre 9, 1897


Il y a des diplomats fourbus et dos courbs,
nous le savions; mais la riposte vhmente de
M. Mestre Ambile nous a permis de constater
qu'il y en a parmi ces personnages qui poussent
la frousse jusqu' ne pas oser reliever les provo-
calions directement adresses, les dmentis les
)lus catgoriques.
Si l'anonyme de l'ambassade, veut croiser le
fer avec un Cubain, crivait notre honorable
collaborateur, il me trouvera quand il lui
plaira.
L'anonyme de l'ambassade, qui avait insult le
colonel Aranguren parce qu'il savait que l'int-
ress ne pouvait pas lui rpondre, est rest coi.
Dire que ce sont des lches de cet acabit qui
veulent nous enseigner le courage et qui ont la
prtention d'clairer notre patriotism!
Et de deux.
Les valets de la press !
On les fustigea suffisamment dans cejourual
pour que je n'y revienne pas. Il est assez dou-
loureux qu'il existe, parmi les journalists, trop
de gens tars pour n'avoir pas y insisted, d'au-
tant que les rcriminations n'auraient aucun
effet : La Rpublique Cubaine continuera
leur mettre le nezdans leurs salets, voil tout.
Allons, les ennemis de Cuba Libre ne sont
gure dangereux : les ignorants on les plaint
et on essaie de les instruire; les larbins
diplomatiques, on s'en moque; les malpropres
de la press, on les mprise.
Ce ne sont pas ces gens l qni empcheront
la vrit d'apparatre et le droit de triompher.










NOS CRAVURES


Dbarquement Playitas. Lithogra-
phie appartenant au fils du gnral. Elle measure
66 centimtres de haut sur 55 de large. Le tra-
vail en tut fait l'imprimerie de Bertauts, 11,rue
Cadet, Paris. Cette lithographie tom-
ba par hasard aux mains du fils du gnral
vers 1858, dans un tablisserrnent de la rue
Montmnartre, o se vendaient des dessins de
routes sortes.
Nors savons que c'est la copie d'un beau
tableau l'huile de grande dimension que pos-
sdait chez lui New-York le patriote, martyr
de notre cause, Domingo Goicouria. Elle est
signe de Francisco Cisneros, artiste bien re-
grett, natif de la Rpublique du Salvador, qui
fut longtemps directeur de l'Acadmie de dessin
et de Peinture de San Alejandro, la Havane.
Cimeros remplit les functions de secrtaire de la
lgation de son gouvernement Paris jusqu'en
'1856; mais ce que nous ignorons c'est si ce fut
lui l'auteur du tableau l'huile, et qui fit la litho-
graphie Paris, ou si ce fut seulement cette
copie qui fut son oeuvre. On dit que le tableau
existe la Nouvelle Orlans.

Photcgraphie du Gnral. C'est le
portrait bien connu, et le dernier qui se t
de L'pez. C'est la reproduction d'un bon da-
guerrotlype qui doit se trouver Caracas.

Frontispice d'un livre. (Grandeur
naturelle). Ce dessin appartient la brochure
El . ...el. Lpez y la Isla de Cuba, don't nous
parlons dans une autre parties de ce numro.

:EBuste apl:arten art la Rdaction de
La Rpublique Cubaine . Il fut
excut la Nouvelle Orlans quand le gnral
Ll ez partit la tle de la malheureuse exp-
dition du Pacoiper'o et aplorlt Paris je crois en
1815, par scn beau-fire le come de Pozos
luitlces.
Des personnel ayant connu Narciso Lpez
disent que la resemblance en est parfaite;
uant son execution artistique, je dirai que
plusieurs considrent ce buste comnme une vri-
lle ouvre d'art.

Lithographie du gnral Lopez. -
(Grandeur naturelle.) C'est galement la pro-
prit du fils du Caudillo qui on la donna
Caracas, elle parat avoir t arrache d'un
livre.

Gravure en bois (Grandeur naturelle).
Elle figure dans l'Album de El Criollo , public
la Havane en 1888. Comme on le voit facile-
ment, le graveur s'est efforc de copier la litho-
graphie prcdente.



REVOLUTION CUBAINE
SERVICE SPECIAL
DE





D( 2:;. Le Newt-York lIerald dit que les
instructions donnes Monsieur Woodford, l'in-
vitent intor'mer le gouvernement r,..l que
les intL.'ts du commerce,du gouvernement et
de la civilisation exigent que la guerre de Cuba
prenne lin h bref delai. De plus, le nouvel arm-


bassadeur des Etats-Unis Madrid doit pr-
senter l'Espagne la note payer pour les dom-
mages qu'auraient subis certain sujets amri-
cains.
Du 24. Malgr les dm entis officials de Ma
drid et de Washington, on est inquiet au sujet
des relations avec les Etats-Unis.
Du 25. M. Woodford arrivera le 31 aot
Saint Sbastien.
Du 26. 2,000 homes seront envoys a
Cuba.
L'vque de la Havane s'est abstenu d'assister
au service religieux clbr pour le repos de
Canovas.
Du 27. M. Sagasta a faith de nouvelles dcla -
rations, distant que la lettre du marchal Martinez
Campos a une importance exceptionnelle.
Le gnral Woodford ne prsentera ses
lettres de crance la reine qu'aprs le retour
de la cour Madrid.
Dnu 8 Le cardinal Rampolla a dclar au
correspondent du New- York lHerald que le pa-
pe n'a jamais manqu de conseiller au gouver.
nement espagnol la prudence et la magnanimit-
Le cardinal Bampolla a en outre dclar que
Lon XIII s'empresserait de demander la grce
de Mlle Evangelina Coh y Cisneros.
Les ministres se sont runis hier soir sous
la prsidence du gnral Azearraga. Le president
du conseil a exprim le dsir de confirmed a
M. Weyler la confiance du gouvernement.
Du 30. Une expedition important a quitt
un port des Etats Unis destination de Cuba.
Un tlgramme de Madrid announce que
le gouvernement serait dcid avancer l'appli-
cation des rformes.
Du 31. Les ministres sont occups de fixer
le prochain effeclif de la classes appeler 80,000
hommes, don't 40,000 pour les colonies.
Du 2 Sept. Weyler a tabli son camp Ma-
druga, province de la Havane.
M. Woodford, est arriv Saint-Sbas-
tien.
On announce que Mlle Evangelina Cosio de
Cisneros n'est nullement la nice du marquis
de Santa-Lucia president de la Rpublipue Cu-
baine.
Du .. M. Woodford, a rendu visit au due
de Tetuan, ministry des affaires trangres d'Es-
pagne.
Le gouvernement Espagnol a dcid d'aug-
menter la surveillance des ctes du Maroc.
---- --. -- -i--i--



BIBLIOGRAPHIE


La Grande Encyclopdie Inventaire
raisonn des sciences, des lettres et des arts. H.
Lamirault et Ce, diteurs. 61, rue de Rennes.
La Grande Encyclopdie formea environ 28 volumes
grand in-8 colombier de 1,200 pages. Ellese public
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plet (vol. brachs ou livraisons) sont reues au prix
600 frans payables raison de 10 francs par mo's
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Tous les mots de la languefranaise, avec leurty-
mologie, leur prononciation et et les locutions par-
ticulires. Des notices historiques, gographiques,
mythologiques, scientifiques, philosophiques, litt-
raire, artistiques et bibliographiques sur les hommes
et sur les choses, depuis l'origine du monde jusqu'
nos jours. Les inventions et dcouvertes contempo-
raines. La liste complete des grands corps l'Etat
franais, des membres de l'Institut, du Collge de
France et de la Sorbonne, etc. par E. R. Blanc
Ancien professeur; membre et Laurat de Socits
Savantes et Litraires. Brullier et Policier librai-
res-diteurs, 7, Avenue du Maine, 7.

Revue de Paris.-Sommaire du dernier nu-
mros: Impressions d'Annam, par Pierre Loti; le
trs curieux roman de Pol Neveux, Oloo, Contes
pour trois soirs d'automne, par Henri de Regnier;
Correspondance de J.-J. Weiss sur la commune
et Paris aprs la Commune, retrouve publie par
le prince G Stirbey: Une amie de Lit par D.
Telegari; etc.

Dictionnaires Dpartementaux M.
Henri Jouve, diteur, 15, rue Racine, pursuit avec
une tnacit mritoire la publication de ses diction-
naires dpartementaux. Aprs les dictionnaires du
Calvados, Aisne, Maine-et-Ltoire, Manche, Lot-et-
Garonne, Cte-d'Or, Haute-Garonne, Indre-et- Loire,
Loire-Infrieure, Meuse, Ille-et-Vilaine, Alsace-Lor-
raine, Maurthe-et-Moselle, Sane-et-Loire, Arden-
nes, voici maintenant le Pas-de-Calais, un gros vo-
lume de mille pages environ, avec plus de trois cents
photographies. Dans les dictionnaires dpartemen-
taux se trouvent prsentes avec une impartiality
absolue, les notices biographiques des hommes qui,
a des titres divers, possdent quelque notorit ou
remplissent des functions publiques. La politique
la magistrature, l'arme, le clerg, l'administration,
tout dfil dans le simple apparel d'une silhouette
1 estement trousse, On connait ainsi les notabilit
de son dpartement. L'ouvrage est imprim avec
beaucoup de soins. Il sera bientt entire toutes les


mains pour tre consult agrablement ou utilement
et prandre place dans toutes les bibliotques parti-
culires et publiques.

Le Yacht. (Journal de la Marine).-55, ruede
Chateaudun. Extrait du Sommaire du no 1016.
Accident du Bruix Union des Yachts Fran-
ans. Communications des Socits. Cercle
de la Voile de Rouen. Compte rendus des courses
Le steam-yacht Armor'cain. Marine marchan-
de. Chronique des rgates anglaises. -Nouvelles
et faits nautiques, Correspondance. Bibliographie
!Demandes, Rponses Renseignements. Nou-
velles Marine franaise. -Mouvement des yachts
Rgates annonces. Tableau des btiments. -
Avis.

NoTA. --Aux auteurs et jideurs nous donne-
rons, sous notre titre Bibliographie, l'analyse de
tous les ouvrages don't on nous aura adress, franco
de notre port, deux exemplaires.



A VERTISSEMENT


Le numro de La Rpublique Cu-
baine parat double, comprenant les Nos
77 et 78. Nous avons t guids, en le
faisant, par la ncessit en laquelle nous
nous trouvions, de donner place tout letexte
et aux gravures relatifs l'anniversaire de
l'excution du gnral Lopez, ainsi qu'au
dsir de mettre notre journal jour.




A NOS LECTEURS


Pour donner satisfaction aux demands qui son
parvenues, La lplublique Cubnine est mise en
vente Paris dans les kiosques suivants :
Kiosque 51 boul. Poissonnire.
52 Poissonnire en face Brbant.
16 Montmartre, en face le pas. .Jouffroy
37 des Italiens, coin rue Richelieu.
35 en face pas. de l'Opra.
3.1 coin rue Lepelletier.
33 en face pas. des Princes.
32 en face caf Riche.
25 en face Crdit Lyonnais.
18 des Capcines.
290 Place de l'Opda.
131 en face le caf de la Paix
7 boul. de la Madeleine, coin rue Gambey.
3 Place de la Madeleine.
120 Gare St-Lazare, cour du Havre.
172 cour de Rouer.
58 boul. Poissonnire, coin rue Possonnire.
62 Bonne-Nouvelle, un face Marguerv.
92 en face le muse de la Porte Saint Deni s
69 coin du boul. St-Deiis et Sbastopol.
96 boul. -i, ,1 ....... coin r. du Cheteau d'eau.
89 en face la gare de l'est ganche.
95 -- droite.
79 Place de la Rpublique, face les omnibus.
Librairie 74 Boul. Voltaire.
Kiosque 93 Sbastopo', coin rue Rambuteau.
271 enfaceles Petits-Agneaux
108 en lace la tourSt-Jacques,
151 Place de la Bastille.
227 Pont au Change.
1- 16 coin dit boul. St Germain et St-Michel.
158 boul. St-Michel, coin rue Soulllot.
250 b. St-iernmain coin r. de l'Anc. Comdie
1.16 Place d(lu ''Thtre-Franieais.
114 Place du Palais-Royal.
119 Gare du Nord.
225 Rue de Chteaudun.
32t RLue du Quatre-Septembro.
111 Rue Monge.
327 Rue Rivoli.
50 Rue d-s Martyrs.
230 Rue Marengo (face Louvre).
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Nous avons l'honneur d'informer nos lecteurs que nous mettons en vente la
collection complete du journal illustr La Rpll[Uquie CIlbnea, comprenant
l'anne 1896 chue, pour le prix net de 33 francs pour la France et 36 francs
pour l'tranger. Les frais d'affranchissement restent notre charge.
Dans ce journal illustr, le seul organe Cubain en Europe, et aussi le seul
qui se public en francais et en espagnol, on trouvera les renseignements les plus
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Nous offrons, titre de prime exceptionnelle, une remise de 20 pour 103 sur les
prix sus-indiqus, ce qui rduit le prix de la collection 26 francs 40 pour la France
et 28 francs 80 pour l'tranger.
1 A ceux de nos abonns actuels qui dsireraient acqurir cette magnifique collection;
2 A tous les nouveaux abonns au journal pour une anne.

L'affranchissement sera fait nos frais et les demands doivent tre accom-
pagnes d'un ordre de paierient en monnaie franaise, adresses 20, rue Saint-
Vincent-de-Paul, PARIS.

NOTA. Nous avertissons nos lecteurs que nous ne servirons aucune collection
gratis.


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