Title: Republique cubaine
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Title: Republique cubaine
Series Title: Republique cubaine
Physical Description: Serial
Language: French
Publication Date: July 22, 1897
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Bibliographic ID: UF00081139
Volume ID: VID00075
Source Institution: University of Florida
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Patrie et Libert


RDACTION & ADMINISTRATION PRIX DE L'ABONNEMENT (EN FRANCE)
20, Rue Sint-Vincent-de-Paul PARIS. 22 uillet 1897 72 DPART.
S PARIS. i NT 7Une anne, payabe.d'avance...,20 fr. 22fr.
2eAnneiPARIS. 2,2juillet1822 Uhe I 7 Un semestre, id. id ... 11 fr. 11.50
Un trimestre, id. id. ... 6 fr. 6.50
Tlgraphe s REPCUBAINE A L'ETRANGER
-- A..AIT TOUS LES JEUDIS Une anne, payable d'avance............ 25 fr.
Les manuscripts ne sontUn semestre, d. id RO ........... fr. 13 fr.
Les manuscripts ne sont pas rendus UN NUMIRO; ...... 0 fr. as


TO BE OR NOT TO BE

tre ou ne pas tre : les Cubains
se rendent parfaitement compete
que leur patrie livre l'Espagne
serait irrmissiblement conduite
sa perte par le rgime ignoble ins-
taur par la mtropole et, plutt
que de voir Cuba pricliter rapidement et s'anantir
sous l'treinte ibrique, ils prfreraient la voir
mourir de sa belle mort, en l'apothose des ba-
tailles sans merci.
Mais Cuba, Cuba Libre sera : de l'implacable,
resolution, de l'effort dsespr d'un people qui ne
veut pas prir sous la botte des tyranneaux tran-
gers naitra la dfaite de l'Espagne. Les hommes de
couleur, nos frres au mme titre que les caballeros
d'au del les Pyrnes, encore que le genre de
sentiments que ces derniers semblent vouloir mono-
poliser ne contribute pas consolider notre sympa-
thie nos frres .un titre plus grand puisqu'ils se
rvoltent contre l'oppression et qu'ils ont besoin de
nos encouragements, se sont donns corps et me
la cause de la Patrie : leur abngation, leur courage,
outre la rcompense qu'ils portent en eux, les corn-
duiront au succs. Ne seront-ils pas aids d'ailleurs
par la couardise et l'incurie des Weyler grand ou
petit module ?
Etre ou ne pas tre : la sublime rvolte des
Cubains, l'Espagne oppose la resistance du carnas-
sier qui ne veut pas lcher sa proie.
C'est que l'Espagne a peur : son sort est en train
.de se dcider sous le ciel des Antilles; la solution
,de la Rvolution cubaine est pour elle une question
,de vie ou de mort et, singulire alternative, plus sa
resistance sera grande et plus le dilemme se dressera
menaant. Les rpublicains fdralistes espagnols se
montrent partisans de l'autonomie absolue des
Philippines et de Cuba : le clbre patriote Pi y
Margall un de ceux don't nous admirons le carac-
tre et les gnreuses vises proclamait derni-
rement ce sentiment; mais ce qui lui fait le plus
grand honneur, c'est de reconnaitre aujourd'hui
* qu'il faut Cuba l'indpendance absolue.
Oui, mais que fera l'Espagne sans ses vaches lait?
Le moyen, le seul qui la puisse sauver, c'est le
renversement du pouvoir despotique et des institu-
f.tions surannes qui la rgissent. Ce moyen, la force
,des choses l'imposera sans doute et la Rpublique
:il appartiendra, l comme partout, de laver le linge
sale de la monarchie.
.En attendant, vous pouvez vous efforcer, fier
Hidalgoo, de ramener votre cape sur votre chine :
par les trous don't la pnurie l'ajoura le fameux hon-
.neur castillan s'en est all.


A LA PRESS FRANAISE

Un correspondent de El hnparcial de Madrid t-
lgraphie, la date du 5 juillet, que la mortality des
paysans concentrs par Weyler dans les lieux de'
garnison des troupes espagnoles, augmente d'une
manire effrayante. .
Il cite l'appui les noms de lieux divers, et indi-
que le chiffre de leur population et de leur morta-
lit, dans les mois d'avril et de mai, ainsi qu'il suit :
Gines, 12,000 habitants : 2,299 dcs.
Madruga,6,ooo idem : 1,172 idem.
Artemisa,5,ooo idem : 1,170 idem.
Jaruco, 7,000 idem : 1.007 idem.
Les journaux franais qui portent Weyler aux
nues, et qui dfendent les porteurs de bons espa-
gnols, pourront profiter de ces renseignements -
de source espagnole que nous leur procurons.
Ils en tireront, sans doute, des arguments irrfu-
tables pour convaincre leurs lecteurs civiliss et hu-


mains, citoyens de la Rpublique Franaise; du droit
absolu qu'a l'Espagne, la chevaleresque et catholique
nation, de dtruire par la misre, l'pidmie et la
faim, amoncels dans des quarters militaires, les
femmes, les enfants et les vieillards d'un people
qu'elle n'a su gouverner en temps de paix, ni vaincre
en temps de guerre.
G. Z.



UN CLAIREUR CUBAIN

Cette gravure montre un des advantages que les
Cubains ont sur les Espagnols, dans la guerre de
l'indpendance.
C'est un claireur de l'arme cubaine qui
grimpe sur un palmier pour se renseigner sur les
movements des forces espagnoles.
Qui donc, si ce n'est notre incomparable campa-
gnard, pourrait en un instant, avec un appareilaussi
ingnieux qu'original, pourvoir au manque de bran-
ches et grimper sur ces hauts palmiers, examiner avec
des yeux d'une puissance de vue exceptionnelle et


un instinct sui generis, la situation qu'occupent
les ennemis, leur nombre et leurs armes, la dis-
tance laquelle ils se trouvent et les movements
qu'ils dessinent ?
L'claireur descend ensuite, gai, agile, en chan-
tant une chanson patriotique, reprend le fusil et le
machete qu'il a dposs au pied de l'arbre, et accourt
en toute hte rendre compete au chef de la mission
qu'il lui a confie.
Qu'elles sont, nombreuses les conditions qui, comme
celle-ci, rendent nos combatants invincibles!


Read at the second page the very
important letter addressed at the
president of the american red eros
association.



L'IMPUDENCE DE LA EPOCA

Le journal de Ctnovas, La Epoca, feint de
s'indigner de l'article crasant pour son matre,


crit par Rochefort sous ce titre : Gana le tor-
tur.
La feuille tout fair des jsuites et des bour-
reaux, non seulement nie les tortures don't exis-
tent tant de preuves irrfutables, mais encore a
l'impudence de dclarer que les dtenus de Mont-
juich ont t chtis (de quoi, bte froce?
ils taient innocents) avec une grande modra-
tion.
Tout ce qui a t dit dans L'Intransigeanl
ce sujet est faux, dclare la feuille water-closets
madrilne. Faux sans doute sont aussi les certifi-
cats de mdecin constatant l'tat physique dans
lequel les tortionnaires ont laiss Gana ?
Il n'est vraiment que temps que le vent rvo-
lutionnaire souffle un peu en Espagne !


LA SITUATION A CUBA


A la date du 18 du mois courant, le correspon-
dant de El Imparcial de Madrid envoie ce
journal un long tlgramme de Cayo Hueso,
tant donn qu'il lui est dfendu de l'expdier de
La Havane, dans lequel il dit en extrait :

Les politicians espagnols en brouille.
Les conservateurs n'achtent plus le Diario
de la Marina. Santos Guzmn propose Rabell
la prsidence du parti espagnol ; Rabell en est
flatt, mais les rformistes sont alarms. Vrgez
dirigera le Diario de la Marina.

Santos Guzmn prvoit la catastrophe
et se sauve.
Santos Guzmn, sr de voir la catastrophe se
produire sans que personnel ne puisse l'viter,
propose de se retire de la politique pour que la
fusion des rformistes et des conservateurs puisse
s'oprer; il affirme qu'il faut absolument aider
Cnovas contre l'autonomie de Sagasta, qu'il
faut crer un parti espagnol et l'opposer au parti
cubain.
L'ex Quimbo Habanero au
palais.
Jos Maria Gilvez est all voir le secrtaire du
gouvernement, et lui a manifest sa surprise de
voir certain tlgrammes tre prohibs, car on
empche ainsi le pays de connatre l'opinion des
personnel qui seront appeles a gouverner.
Bayamo vacu par les Espagnols.
On insisted pour l'vacuation de Bayamo. La
population se transportera h Manzanillo et Ve-
guitas.
Grve de l'arsenal.
Cinq cents ouvriers de l'arsenal de La Havane
se sont dclars en grve parce que, depuis six
mois, on ne leur a pas pay de salaires.
Victoire des Cubains.
Le chef cubain Delgado, la tte de 300 hom-
mes, a attaqu la guerrilla de Rinc6n'(Jlavane) et
lui a tu 7 hommes. Le reste de la guerrilla s'est
sauv par miracle.



POUR LES INSURGS CUBAINS


Nous avons le plaisir d'annoncer nos lec-
teurs que les ouvriers de la maison Emile Morin,
Romilly-sur-Seine, ont fait entire eux une
qute, l'occasion du 14 Juillet, en faveur des
insurgs cubains. Cette qute a produit la
some de trente francs.
La Rpublique Cubaine,au nom des dfen-
seurs de la libert, adresse, en inmme temps que
ses remerciements, ses bien sincres flicitations
ces braves citoyens.

*k


Un claireur Cubain






22 JUILLET 1897.


POUR LES BLESSES' CUBAINS

SOUSCRIPTION OUVERTE PAR


\^W^m. S


18me Liste.

M "" M athilde H .................... ...
Le petit Maurice ........... .......
C halindo .................. ..........
V erena .......... .......... .........
T eresa Jes s ... .......................
M. C. Cza-ykowski, Cap Haitien .....
M Brow .................. ..........

T otal .................
Total antrieur......:.

Total gnral..........


Francs.
1 .00
1 .00
i .00
I .00
1 .00
12.00
o.5o

17.5o
I.107.75

1.125 25
I.oo


Nota. Les donateurs sont pris d'envoyer leur
souscription au directeur ou l'administrateur de
La Rpublique Cubaine, 20, rue Saint-Vincent-
de-Paul, en ayant soin d'crire clairement les noms,
les prnoms, les professions et les sommes, afin
d'viter des erreurs dans les listes que nous publie-
rons. Toutes les souscriptions figurant dans la
liste qui prcde ont t remises M. le Dr. Be-
tancs, Dlgu du Gouvernement Cubain Paris,
qui nous en a donn reu. N. de la R.




TO MEMBERS OF THE

RED CROSS ASSOCIATION


bhe follow-ing letter which we have already
published in French in our last has been ad-
dressed by the Professional Cuban Club Fede-
rico de la Torre (Nearly ail members of this asso-
ciation are physicians) to Miss Clara Barton, Presi-
dent of the American Red Cross Association, The
readers will find in i.t sufficient proofs showing that
Spain in her methods of wasfare stands at a far
lowerlevel twan any of the half civilized countries.
The Spanish Government has had no consideration
whatever towards the wounded cuban patriots and
has destroyed their hospitals, although the Red Cross
flag was flying over twem, Rilling ail the sich cubans
twey have found.

To Miss Clara Barton,
President American Red Cross."
MADAM : At a meeting of this professional Cuban
Club Federico de la Torre, an account was given
of your communication dated in Washington, D. C.,
the 24 th ult., and while this Club thanks you most
kindly for your answer, thinks .it its duty to call your
attention in regard to certain facts, which, by their
importance, cannot go by unperceived.
Your humane sentiments, Miss Barton, as well as
those of other members of your honorable associa-
tion. and the born honesty of the people of the Uni-
ted States, make you believe that the Spanish gover-
nment cannot but comply with the agreed compro-
mises had with the Red Cross and humanity at
large, if only by her being recognized as one of the
civilized nations, and her boasting of practicing
Christianism, but the facts daily realized, to the
present moment, are more than sufficient to dissi-
pate all doubts, if we are to believe what is officially
published in the Spanish newspapers.
To our question Whether the hospital, ambu-
lances, and other necessary materials for the success
of auxiliary operations were to be considered in
Cuba as absolutely neutral, you answer: The
Red Cross is recognized and can have no enemies;
the sick or wounded, woman or child, is according
to the spirit of the Red Cross, a neutral being
which does not belong to either party nor religion,
nor to a determined country. "
This admirable doctrine, conquest of modern civi-
lization, unhappily, we are sorry to say, is not prac-
tised in Cuba by the Spanish government, which
caring but little for the rights of humanity, and
what is there most sacred, publicly declares .that the
Cuban hospital, its sick or wounded, women and
children, must not be attended to.
In order to prove this fact, let us but call to our
mind the meeting had at th Spanish Casino in Ha-
vana, when the Spanish Red Cross was constituted.
Amongst other agreements therein taken, and sanc-
tioned its president, Mr. Santos Guzmn, announced
and declared tht the Red Cross in Cuba would not
extend its help to the Cuban hospitals and wounded
as thev- were considered as rebels by the government,
which proposed to treat them as such.
You will remember that the Turks never interfered
with what they promised in the ample and free per-
mit given to the American Red Cros, and you be-
lieve that it would have been an insult to said
government, to ask if the employes ofthe institution
were to be respected, and considering that Spain is


one of the nations which signed the Geneva treat,
you still further sav: whv should we ask or doubt,
a single moment, that the permit of the Spanish
government would not signify that it ought to ?
It pleases us very much to deduct by this question
and previous subjects that the American Red Cross
recognizes to the wounded and sick of the Cuban
army a right to the benfices of such humanitarian
institutions and we feel sure that on being convin-
ced of the facts which we are about to relate, pu-
blished by the sane Spanish Government, you will
accept that our Club has sufficient and well founded
reasons why to make the questions which were for-
mulated.
La Lucha, Spanisb paper of Havana, in its
issue of Aug. 4th. 1896 brings the following official
despatch: The command under Pintos destroyed
a hospital established at the Plantation Tesorero,
province of Havana rendering useless medicine
found on the shelves, Dr. Redondo taking note of
medicines found. AIl the Havana papers published
the following official despatch : The Almanza bat-
tallion took possession in the Cienaga de los Cocos,
of a hospital composed of a barracks, drugs and sur-
gical instruments and killed three men".
Through an official despatch it is told the landing
of the Spanish gunboat Alcedo on the 24th of Jan.
97 and in regard to saine the following was publis-
hed at Havana: The command proceeded inland
and having found the enemy fought and dispersed
it destroving their hospital '"
In La Discusin, (Havana, October 13th, 1896),
the following appears : On the 8th forces made of
a Navarra company and 8o cavalry volunteers from
Matanzas, under the command of Lieutenant Cosio
and afficers Mndez and Nogueras, met at at the
farm Hoyo Colorado. After half an hour under fire
their hospital was captured, having two dedd aad two
wounded. which after identification proved to be the
leader Nicolas Surez and Domingo Trujillo. "
La Lucha under date of Nov. 21 st, '96 says:"
Lieutenant Colonel Fondesviela with a command of
the batallions Princesa and Las Navas near Campo
Florido took by surprise hospital, which he des-
troyed, killing 18 of its inmates, taking medecines
and ammunitions. The same paper on Dec. 3rd,
1896, says:" The command of Asturias destroyed a
hospital and many hts.
El Pais, another Havana paper, with the con-
sent of Censor, brings the following, occurred at
Sagua : The chief of the Luzon half brigade, details
the account of having surprised the hospital Victo-
ria, killing eleven of its inmates, of which seven
were taken to Las Lajas and the other four abando-
ned, as it was made impossible to be carried away.
" Machetes, horses, a medicine chest, surgical ins-
truments and cooking utensils and documents were
captured. Among the dead there was the chief sur-
geon of the hospital."
Dr. Sentino was killed, together with 84 wounded
and sick, in a hospital under his charge in the pro-
vince of Havana, where also some nurses were but-
chered. (Reproduced by The New York Herald).
On Sept. 3ad, '96, Benigno Hernndez was shot
in Havana, without being recovered from a machete
wound received in his right hand when made a pri-
soner. On the loth of said month, Luis Pairol y
Martinez lieutenant of the Sanitary Corps, wearing
his distinction when made a prisoner, was shot at
the city of Havana.
On Oct. the i5th, '96, Bienvenido Snchez,'a pri-
soner was shot in Mantanzas, being seriously woun-
ded in the abdomen. Being in a preagonic state, his
trial was speedily carried and the accomplishment
of the sentence, as per La Regidn newspaper pu-
blished at Matanzas, was fulfilled by taking him to
the place of execution in an ambulance. As he did
not receive a single shot from the first volley fired
(perhaps the terrible spectacle impressed so much
the mind of the soldiers) a second one was ordered,
which also he was spared death, making it necessary
to give him what the Spaniards satirically call the
shot of grace. "'
On Oct. the 27th, the Spaniards shot in Matanzas
Armando Prado y Yorka, 18 years. He was made a
prisoner near the Felix plantation, wounded through
both legs. He was also shot without being cured ;
he was taken on the firemen's wagon as it was im-
possible for him to walk, and two soldiers carried
him on their arms from the wagon to the place of
execution.
There appeared in the Havana papers, the officials
notice that the colored man Teclo Prez, was
wounded when shot at the San Severino Castle in
Matanzas. In order to shoot him he had to be taken
on an ambulance to the ramparts of the castle.
These facts, which truthfulness cannot be doub-
ted, as they come from an official course, are more
than sufficient to prove what humanity and civili-
zation means for the Spanish Governement, which
makes believe that they will accep the services of
the Red Cross to suit their interests, doing ail in
their power to impede that its good services may
reach the Cuban camps, as this will be against their
practice of devastation and ruin.
WVe have omitted. among other news, as it does
not directly deal with the murdering of wounded,
the fact not less significative, of therefusal to the
American Consul General at Havar to contirbute


with 3ooo loaves of bread to the relief of a distressed
town near that Capital.
Neither have we mentioned, as it has not been
published officially, the denial of the Spanish
government, under severe menaces, to Dr. Luces
of Puerto. Principe, who pretended to assist a
wounded friend, brought from the Cuban camp,
this denial having been made after this same Dr.
having assisted several Spaniards in those days. The
Dr. is today in the Cuban Armv.
It is also a well known fact that Dr. Casuso, a
very disguished surgeon, was detained and thrown
in jail at Havana and recently banished, simply by
his being assisting a Cuban wounded, wvho had
surrendered to the Spanish authorities. And ifwe
want to gather still more facts to prove that the
Spaniards have always behaved in a ferocious
manner against the helpless, we will bring to me-
mory .the well known fact of the burning alive, by
the soldiers under Cen. Acosta, in 1871, of the
whole family of a valiant Cuban chief, whose
youngest member wvas a child only two ears old ;
we would also say that Col. Gonzalez Boet, after a
dinner by his invitation to several distinguished Cu-
bans, caused his soldiers to put them to dath ; xwe
would also recall Gen. Valmaseda's proclamation
in 1869, which was qualified by Mr. Fish then Se-
cretary of Foreign Relations, in this country, as an
infamous document, and in which it was enacted
that every Cuban 15 years and upwards, made a
prisoner, to be immediately shot. Wewould also cite
principally, Gen. Dulce's order, afterwards published
in Madrid by Gen. Pelez, that ail doctors, lawyers,
notaries and teachers falling -in the hands of the
Spaniards to be shot at once, and which order was
repeated in 1871, as well as in 1877 by Gen. Martinez
Campos not to let go a Cuban prisoner.
Their sparing the life of Gen Rius Rivera is an
isolated case, which would not have taken effect,
but for the intervention of the American Government
and it is well known the displeasure of Gen, Weyler
at not being able to do away with him on falling a
prisoner, the Spanish opinion being thusly expressed
in the Heraldo de Madrid: In military circles
it is estimated that after the speedy court martial to
the leader Rius Rivera he will be executed. without
awaiting the recovery of his wounds. This belief is
founded in the consideration that it would be cruel
to wait for Rius Rivera to be well and then to shoot
him. There are established precedents of wounded
man having been shot for identical crimes against
the mother country. "
It is not our intention to take any more your va-
luable time, but it is impossible to let go by the
marhed contrast offered by the treatment of the
Cubans to the Spanish prisoners.
The papers already referred to, published the
devolution mad: by Rego, of the, Spanish soldiers
captured at Cumanayagua, and how Lope Recio
after curing them, delivered the wounded prisoners
made at Guaimaro, of which. facts an act was duly
signed by Spanish officers.
Gen Martinez Campos himself, solemnly declared
in the Spanish Senate, that the insurgents returned
the prisoners and cured the wounded, he being the
best witness of the return of 200 wounded made
prisoners by Gen Maceo in the battle of Peralejo,
which men he caused to be attended to and fed
before delivering them to their command.
And if ail this is not sufficient, the following from
the Heraldo de Madrid, in its issue of April 9th of
this year, will tend to demonstrate that the war
practices of Spain cannot be compared to those of
Turkey, which has not interfered with her promise
to the American Red Cross, in regard to the
wounded enemv : On the 3rd. inst, there apperaed
the leader Alberto' Rodriguez, at the head of 1,00oo
mounted men, between Pozo Rezondo and Caiman
in the province of Havana, addressing himself to
the Lieut. Col of the Canarias Bataillion, offering to
deliver to him a Corporal af said batallion, which
he had taken prisoner and was unhurt, also three
other men from the Pizarro Regiment also prisoners
but wounded, if our chiefs would only send the
ambulance to take them away. The Lieut, Col. then
consulted the acting Captain General, who repelled
the offer at first, without resolving anything definite
until the case were to be resolved by the highnst
authority. But the leader Rodriguez persisted that
the delivery of the Corporal had to be made, which
was really done, in the presence of the Canarias
Batallion and other local troops."
It would have been useless the statement of the
facts hereto referred, were Miss Barton acquainted
with some of the previous year in.prisoners under
18 years of age her natural intelligence would have
told her why the lack of confidence that the permit
of the Spanish Government to the American Red
Cross would signify what that respectable Corpora-
tion supposes.
The Spanish Laws prohibit capital punishment on
persons under 18 years of age, considering that age
as a circumstance, which lessens the criminal res-
ponsability, Nevertheless, the prisoners made in
Havana, since Sept. Francisco Barroso, Polonio
Saez y Saez, Antonio Perdomo y Guzmn; at Ma-
tanzas Armando Prado y Yora, Jose Tomas Carme-
nate, Eleuterio Martinez y Niez Alfonso Morgan y
Olaon, ail of them under the age of 18 years as per


the Civil Registers, why could it be supposed that
the la\w was not to be complied with and what fear
could have been entertained for their lives ? The
court martial which were to condemn them were
postponed from day to dav and with the pcrseve-
rence of the tiger, which waits and watches its op-
portunitv to devour its prey the Spaniards waited
until these bovs had reached the age of 18 and each
and ever one of them was successivelv condemned
to death and shot giving to this butchery a mock
legal form.
Before closing this, we will oniv add to the 4th
question that the Club Federico de la Torre wishes
to make known that it proposed to take steps, dic-
tated by the patriotism of its members, without
inflictingin the least with others' rights or woun-
ding their just pride.
The Cuban Doctors, by their immunity with
regard to the endemic sickness of their country, and
bv their ow\n dignity, have the right to offer their
cooperation to a foreign medical corps, which is.
disposed to take their chances in Cuba through the
dangers of war and climate aud they inquired if the
Spanish Government would guarantee them the
consideration of neutrality, without which it would
have been a foolish act on their part-to so deliver
themselves defenseless and by their own knowledge,
in the hands of their executioners, and should this.
not be accomplishable thev will keep on joining the
Cuban army, and forwarding all resources that may
be needed by the Government of our republic.
1-....----_ to be excused for having taken up so
much of vour valuable time, we remain, dear
madam,
Respectfully vours,


Dr. Julio San Martin.
President.


Dr. Eduardo F. Pla.
Secretary.


Tampa, Fla. June, 1897.





LE GNRAL WOODFORD


La nomination du gnral Woodford comme mi-
nistre des Etats-Unis Madrid a provoqu dans les
journaux espagnols beaucoup trop de bruit.
Comme antcdent de grand intrt, le correspon-
dant du Heraldo de Madrid, communique ce jour-
nal qu' en 1870, dans un meeting de la Ligue Cu-
baine, prsid par le maire de New-York, M. Woodford
pronona un discours contre l'Espagne, sur un ton
des plus violent; il dclara, entire autres, que si l'or
achetait les bayonnettes et touffait ainsi la Rvolu-
tion Cubaine, celle-ci claterait de nouveau jusqu'
l'obtention de la libert complete de l'ile de Cuba.









t ,
























Le temps a prouv la vrit de ce que M. Wood-
ford sut prdire il y a vingt-cinq ans; et cela mme
prouve qu'il est loin d'tre un de ces imbciles si
nombreux dans la politique et .la diplomatic espa-
gnoles.
On reproche encore M. Woodford d'avoir pris
une part trs active dans l'organisation de la Ligue
Cubaine de New-York, comme si les Amricains
n'avaient que le droit d'tre les organisateurs de
ligues espagnoles.
Cependant le gouvernement des Etats-Unis, sans-
tenir compete du Don Quichottisme espagnol, a nom-
m M. Woodford comme reprsentant.
Militaire et avocat, le nouveau ministry Amricain
est trs connu dans la politique et la diplomatic An-
glo-Amricaines; avant longtemps son nom figurera
souvent dans tout ce qui aura rapport la guerre.
de Cuba et l'attitude de la Rpublique modle.


*


-%p-k4 % uuLiu~o





22 JUILLET 1897.


NOTES ANTI-ESPAGNOLES


Nous extrayons du Heraldo de Madrid du 9 juil-
let 1897:
Entre ce que disent les informations officielles,
,et les nouvelles qui se reoivent par lettres particu-
lires, il y a de sensibles differences.
Le silence observ par le gnral en chef sur
certain faits, et la presque impossibilit dans la-
quelle se trouvent les correspondents de connaitre
ce qui se passe, etc.
Malgr cet aveu, le Heraldo de Madrid fait un
article de foi des nouvelles officielles.
Oh Sainte logique !

La declaration du Heraldo revient dire que les
mensonges officials de l'Ibrie ne se competent plus;
~c'est ce que nous avions dj avanc quelques di-
zaines de fois.
Nous recevons cependant parfois des nouvelles
-exactes; entire autres celle qui nous a annonc que
Weyvler, l'intgre, tait arrt par les eaux dans ses
operationss de guerre !
Si le parapluie d'escouade avait exist, les Cubains
seraient en pices, l'ile pacifie, l'Espagne agrandie
,et l'illustre Weyler triomphant verrait les belles
andalouses jeter des fleurs sur son passage.
Mais hlas !

Nous attendions une champagne du vaillant gnral,
-on ne nous announce que ses dplacements paci-
fiques.
Weyler est all Santi-Spiritus.o il aurait pu
chanter Veni destructor.
De l, l'incendiaire s'est .rendu Cienfuegos
(Cent-feux) o il ne pouvait tre que le bienvenu.
Le gracieux gnral est heureux dans le choix de
ses villgiatures, c'est une compensation la malen-
contreuse pluie qui l'empche de vaincre.
A propos de Cienfuegos, il parait que les pro-
pritaires de cette ville ont offert une pe d'honneur,
*enrichie de diamants au gnral Pin.
Cette pe est un bijou plutt qu'une arme;
'quelle drision !
Et encore le moment d'offrirdes pes d'honneur
.aux gnraux espagnols est-il opportun ?
Un bouclier solide ferait bien mieux leur affaire.


Le gnral Ahumada announce dans une dpche :
Les colonnes de Las Villas profitent du beau
-temps pour active la poursuite de Gmez; certain
assurent que le gnral insurg a donn sa dmis-
sion et qu'il s'est embarqu pour New-York'.
Cette dernire nouvelle nest pas certain.
Sign: Ahumada.
Les troupes de- Las Villas poursuivent Mximo
'Gmez qui s'est dj embarqu pour New-York.
C'est absolument espagnol !
D'autant plus qu'il y a i5 jours peine, on nous
disait'que Mximo G6mez tait grivement bless.


Voici une perle pour .la fin.
Un journal des mieux informs de l'Espagne
intitule un de ses articles Plus de srieux , et
il dit : On apprend cette heure que Mximo
Gdme. n'est pas bless, et qu'il n'a jamais pens .
quitter l'le de Cuba.
N'est-il pas pnible de voir le gnral en
,chef consigner dans ses tlgrammes officials
les premires nouvelles qu'on lui donne, et
pour si absurdes qu'elles soient ?
Bravo! Heraldo ; un flibustier n'aurait pas mieux
,dit.


I .\


El Imparcial de Madrid nous apprend que M. Sa-
gasta, chef du parti liberal, aurait dclar qu'il tait
fort tonn de voir la gnralit de l1 press accuser
d'insuffisante et de vague la parties de son manifeste
qui concern la question cubaine.
M. Sagasta a dclar que sa politique Cuba con-
sistait dans l'autonomie sans les mystifications du
project de M. Cinovas .
Nous avons appel les rformes de M. Cinovas
une farce, M. Sagasta les appelle une mystification;
on voit donc clairement qu'il n'est pas besoin d'tre
flibustier pour rendre justice aux fameuses r-
formes.


Est-il ncessaire de rappeler que lorsque M. Cno-
vas publia sa farce ou sa mystification la press


parisienne entonna l'unisson un hymne la gloire
du grrrand ministry espagnol? Le Temps, L'Eclair
et bien d'autres encore allrent jusqu' mettre ledit
Cnovas au rang des plus grands hommes d'Etat qui
aient daign exister. Richelieu, Cavour et Pitt ont
d tressaillir de surprise dans leurs tombes.



Il convient, toutefois, d'ajouter que presque tous
les journaux de province publirent le mme article
que L'Eclair, Le Temps et Le Figaro, ce qui en
dit long sur la provenance de l'article en question.



Nous venons de lire une circulaire de M. Salvador
Cisneros, president du Gouvernement provisoire cu-
bain. Cette circulaire est date de la premiere quin-
zaine de juin 1897.
Comme L'Eclair nous a annonc, au mois de
mars dernier, la mort de M..Cisneros, nous sommes
obligs deremarquer que le president cubain est beau-
coup plus fort que La Palice, lequel tait encore en
vie un quart d'heure avant sa mort.
M. Cisneros, lui, est encore de ce monde, deux
mois et demi aprs son dpart pour l'autre.
Etrange!... mais quotidien.



.Nous trouvons, dans Le Temps du 17 juillet, une
dpche de Madrid constatant que les relations sont
fort tendues entire le gouvernement ibrique et le ca-
bihet de Wasington. Le premier aurait rpondu sche-
ment la note que le second lui a adresse au sujet
de la champagne de Cuba.
11 s'agit, bien entendu, de la note don't La Epoca
a dmenti l'existence. (Voir les Guerillas du prc-
dent numro.)


Il y a quelques jours, nous lisions, dans certain
journaux parisiens, une dpche de Madrid ainsi
conue :
Les gnraux espagnols, retour de Cuba, d-
mentent les atrocits don't on accuse les troupes
espagnoles.
Cela prouve tout simplement que les gnraux
espagnols ressemblent Troppmann et Avinain
encore plus que nous ne le supposions.



Si les gnraux espagnols, en parfaits criminals
qu'ils sont, nient leurs forfaits, le monde heureu-
sement sait quoi s'en tenir sur leur compete. Il
suffit de lire les dpches de Weyler lui-mme pour
se rendre compete de la bestiale frocit des Espa-
gnols galonns ou non.
Les gnraux espagnols nient. La belle affaire On
-peut bien tre un menteur quand on est un assas-
sin.


Une chose nous console de l'injustice de la press
franaise rotre gard : c'est qu'il est impossible que
les-gouvernements s'en tiennent aux informations
d'une press don't de rcents vnements ont mis en
evidence la vnalit.
Toutes les nations ont des consuls Cuba, et
nous sommes convaincus que ceux-ci sont unanimes
dire :
En temps de paix, l'Espagne n'envoyait Cuba
que des voleurs; en temps de guerre elle y envoie
des assassins.


C'est qu'il suffit de passer huit jours Cuba pour
devenir moins qu'on ne soit aveugle et idiot -
un ennemi de la domination espagnole. Et si les
Cubains, fils d'Espagnols, sont sparatistes, jugez
quel degr de flibustirisme doivent arriver les
trangers qui habitent la perle des Antilles.



Pendant ce temps, ici, des gens qui savent tout au
plus que Cuba est une colonie espagnole, prennent
journellement parti pour l'oppresseur et calom-
nient l'opprim.....
Triste poque que la ntre!




LA PRESS FRANAISE
Et la Guerre de Cuba


Repue Diplomatique: Tandis qu'en Orient les
ngociations continent, et que les puissances luttent
contre les Turcs victorieux, qui ont vraiment mau-
vaise grce vouloir profiter de leurs avantages, et
s'obstinent demander plus qu'on ne veut leur ac-
corder, les Cubains tiennent tte l'Espagne pui-
se.

Les Cubains, eux aussi, ont voulu dfendre par
les armes leurs droits mconnus. Ils ont voulu chas-
ser les maitres de leur ile florissante. Maceo est mort
dans la lutte; Maximo G6mez l'a remplac. Il guer-
roie la tte de ses troupes, et ses lieutenants 'con-
duisent eux-mmes leurs bandes au combat. Ils
donnent l'exemple leurs soldais en luttant chaque


jour leurs cts et en partageant leurs privations et
leurs dangers.
Aussi tandis que la Grce vaincue voit les Turcs
la menacer d'un nouvel envahissement si les puis-
sances ne cdent pas ses prtentions, Cuba va tre
en measure de dicter ses conditions l'Espagne. Les
insurgs ont envahi la province de La Havane et,
ravitaills d'armes et de munitions, vont tenter un
coup d'audace aux environs de la capital.

L'Espagne se voit rduite aux dernires extrmits
et devant l'ardeur indomptable des capitaines et des
soldats de l'indpendance, ses troupes sont dcou-
rages.
Quel contrast entire la conduite des troupes et
des gnraux hellnes et celle de ces insurgs!
A Cuba, tous, commandants et soldats, ont du
reste un intrt la lutte. Ils savent que chaque vic-
toire gagne est peut-tre une libert conquise, et cet
esprit les soutient sans doute dans la bataille. Au
lieu de marcher l'ennemi par la volont et dans
l'intrt d'un roi, c'est pour l'affranchissement de
leur patrie, c'est pour la reconnaissance des droits
imprescriptibles de l'homme, c'est pour l'indpen-
dance de leur drapeau- qu'ils luttent. Plus heureux
que les Grecs, ils verron.t couronner leurs efforts,
mais quelle que soit la difference du rsultat, ces
deux guerres sont entire toutes nobles et gnreuses,
et les deux peuples qui les ont entreprises mritent
galement d'tre salus du nom de grands.

E. de Beauquesne.


REVOLUTION CUBAINE
SERVICE SPECIAL
DE





Du 14. Mr. Woodford a eu une longue conf-
rence dans la Maison Blanche. Quelques instants
plus tard, dans une entrevue avec un rdacteur d'un
journal, il a dit qu'il partirait pour Madrid le
28 courant.
Le gnral Weyler est arriv Cienfuegos.
L'emprisonnement de 8-) commerants effectu
mardi dernier la premiere heure par le juge mili-
taire, le commandant Villar, a caus une grande sen-
sation La Havane. Parmi les personnel arrtes se
trouvent l'ancien maire Quesada, Argelles, Xi-
meno, et les droguistes Sarr, Jonhson, Alvarez et
Torralbas accuss d'avoir enfreint l'dit du gnral
Weyler du i" fvrier dernier, sur l'envoi des mar-
chandises aux villages de l'intrieur. On les consi-
dre ds lors comme les auxiliaires de la Rvolution,
car ils expdiaient des marchandises sans les laisset-
passer dlivrs par le gouvernement militaire. Deux
cents colis environ taient en souffrance dans les
gares cause du manque de formalits.
Les Cubains ontfait sauter par la dynamite un
train, sur la ligne de Gibara Holguin.
Des forces cubaines en fortes colonnes prove-
nant de Las Villas, continent envahir la province
de La Havane.
Les rencontres continent tre frquentes
dans la province de La Havane.
Les Cubains ont attaqu deux reprises Qui-
vicn, prs de Guines, o ils se sont empars de
170 ttes de btail.
On a prsent aujourd'hui la Chambre de
Washington une resolution demandant au secrtaire
d'tat d'envoyer au Congrs les noms des citoyens
amricains qui ont rclam contre l'Espagne au d-
partement de l'Etat, pour la destruction de leurs
proprits, la saisie de marchandises, ou les empri-
sonnements.
La Commission des relations extrieures du
du Snat a dcid d'accueillir favorablement la rso-
lution qui autorise le Prsident Mac Kinley pren-
dre les measures qu'il considre utiles pour l'obtention
de la mise en libert de tous les citoyens amricains
pris bord du Compeiitor, et pour la remise de ce
bateau ses armateurs.
Le journal espagnol La Unidn Constitucional
de La Havane dfend la parti conservateur contre les
attaques des journaux El Liberal, El Imparcial et
Heraldo de Madrid. Il affirme que plusieurs rdac-
teurs de ces journaux doivent ce parti, qu'ils dni-
grent tant, leur dputation. Il ajoute que la cam-
pagne inaugure Madrid, par la press indpen-
dante, est en tous points semblable celle que les
Cubains mnent New-York.

Du i 5. Hier soir, le parti rpublicain fdral a
clbr Madrid l'anniversaire de la prise de la Bas-
tille. M. Pi y Margall, chef du parti, a dit que l'vo-
lution de tous les parties en faveur de l'autonomie
vient donner raison au parti fdral. Il a mis ensuite
l'avis que si la question de Cuba ne peut se rgler
par les moyens pacifiques, il faut dclarer l'ind-
pendance de Cuba.

A Washington on dment qu'une alliance soit
sur le point d'tre conclue entire l'Espagne et le Ja-
pon. La lgation japonaise Washington fait obser-
ver que la press esp'.gnole est aussi monte contre


le Japon qu'elle accuse d'intriguer aux Philippines,
que contre les Etats-Unis relativement Cuba.
Du r6. M. Cinovas va se rendre Saint-
Sbastien pour entretenir la reine rgente de la si-
tuation cubaine et des relations des Etats-Unis avec
l'Espagne. Il parait qu'un change de notes a eu
lieu rcemment et que le premier ministry tient
prendre l'avis de la souveraine.
Une dpche de La Havane announce que le g-
nral Mximo Gmez a lanc une proclamation
portant que les insurgs n'abandonneront pas leur
attitude tant que Cuba ne sera pas indpendant. Il
ajoute : Sous peu, nous remercierons l'arme cu-
baine aux portes de La Havane, pour les services
qu'elle a rendus.
Des forces de Carrillo, dans la province de
Matanzas, ont dfait la colonne espagnole d'Almen-
dars. Il y a une grande activity autour de Crdenas.
Du 17.-. Le Conseil suprieur de la marine a
examin le dossier du procs qui a lieu La Havane
au sujet de la capture du btiment le Compelitor.
Il a dcid que ce procs devait suivre la voie lgale.
Le Comit des relations internationales du
Snat a dpos une motion tendant donner au
president les pouvoirs ncessaires pour qu'il puisse
obtenir la mise en libert de MM. Melton, Gilda tt
Laborde, tous trois dtenus Cuba. ainsi que la res-
titution du schooner Competitor.
Du r8. Le gouvernement espagnol a' mis une
certain raideur dans sa rponse aux observations
trs prcises et trs nergiques que le secrtaire d'Etat
Shermann lui avait faites sur les procds du gnral'
Weyler, peu de temps aprs le retour de Mr. Cal-
houn. Depuis cet incident, les relations entire les
Etats-Unis et l'Espagne sont un peu tendues.
Du 9i. Dans un meeting, organis par le parti
liberal Saragosse, M. Moret, ancien ministry, a
prononc un discours trs violent contre le gouver-
nement. Il a critiqu le systme employ dans la
champagne de Cuba et la solution apporte la der-
nire crise.
Du 20. Une dpche de Madrid communique
qu'une autre de La Havane prte au president Mac-
Kinley l'intention de prononcer l'annexion imm-
diate des miles Hawva et de reconnatre la belligrance
des Cubains, pour rpondre ainsi aux bruits d'al-
liance entire l'Espagne et le Japon.





BIBLIOGRAPHIE



Le Droit Humain. Revue international. Se-
crtaire de la rdaction: Eugne Chatelain.
Nous avons reu les deux premiers numros de
cette intressante revue.
Le Droit Humain n'aura point de programme sp-
cial; ses aspirations tendront obtenir le droit la
vie et au repos.
Il est constitu en socit en participation capital
illimit.
Les adhsions sont reues aux bureaux de la revue,
rue de Turenne, 64.


Annuaire de la Publicit. Paul Ollendorff,
diteur, 28 bis, rue de Richelieu, Paris.
C'est un guide pratiqe de la rclame l'usage des
industries et des commerants.
11 est divis de la faon suivante :
Confection d'adresses, affichages ambulants, dans
les gares, lumineux, par peintures murales, dans les
wagons, omnibus, voitures, etc. ; Agences de publi-
cit, almanachs, articles pour rclame, catalogues,
guides des voyages. Il content enfin un grand nom-
bre de renseignements sur l'importante industries de
la publicity.


Orphelins d'Alsace. Le succs du roman de
Paul Bertnay s'affirme, en librairie, aussi vif que cet
hiver, en feuilleton.
Paul Dupont vient de l'diter en deux volumes in-
tituls : l'un, les 1Millions de l'Oncle Fritis, l'autre,
l'Aventure de Maa.
Toutes les femmes veulent relire le rcit qui les a
si fort attendries; et le livre est de ceux qu'on
peut laisser ouverts sur la table de la famille.


L'Accusateur. Le nouveau roman de Jules
Claretie, remet l'ordre du jour un de ces mou-
vants problmes qui ne cessent de passionner et de
trouble le monde savant : c'est le secret du vivant
conserve par le moribond, l'oeil du mort rvlant la
dernire pense de l'tre human, le disparu devenant
accusateur. Ces pages impressionnantes paraissent
chez l'diteur Fasquelle en un volume de la biblio-
thque Charpentier.


Revue Blanche.- Le numro du 5 juillet porte
ce sommaire: -Catulle Mends : Le Crpuscule po-
laire et l'Aube Franaise. Albert Delacour : Les
Csars anarchistes. Gustave Guiches : Snob (ac-
tes I" et II). Barbey d'Aurevilly : Une lettre in-
dite Roslia Rousseil. Henrik lbsen : Pomes.


~~i __


1 -~ CP~e





22 JUILLET 1897.


- Choudieu : Mmoires sur la Rvolution. Paul
Leclercq : La Table d'Emeraude. Lon Blum :
Les Livres.

Magasin d'Education et de Rcration. -
(J. Hetzel et C'e, diteurs, 18, rue Jacob). Som-
maire du numro du 15 juillet :
Le Sphinx des glaces (2' parties, chap. 1I-IlI), par
J. Verne.- Une Chasse aux serpents, par A. Ferm.
Double conqute (ch. XVIII), par F. Dupin de
Saint-Andr. Petite Jeanne, par Edmond Stuart.
Pche et Chasse sur les ctes de France, par Lou-
demer. Grard et Colette (ch. XIV), par Andr
Laurie. Dessins de : Roux, Lalauze, Destez.

Le gnral Hoche Quiberon. Par Ch.-L,
Chassin, vient de paraitre chez Paul Dupont (4, rue
du Bouloi, Paris; in-18 2 fr. 5o, avec portrait et
carte).
C'est un prcis, du plus vif intrt, bas sur des
documents incontestables, rdig suivant la mthode
du hros qu'il fait revivre : Res non verba, des faits,
pas de phrases.

De Paris au cap Nord. Notes pittoresques
sur les pays scandinaves, par Paul Ginisty, avec illus-
trations. (Librairie L. Chaux, 23, quai Voltaire.) -
La curiosity va volontiers, depuis quelque temps,
vers les choses du Nord. On ne s'intresse pas seule-
ment la littrature scandinave. Un grand nombre
de Franais qui, nagure, se hasardaient difficile-
ment franchir leurs frontires, .se rendent mainte-
nant chaque t l'extrmit de l'Europe septen-
trionale pour assister au prestigieux spectacle du
soleil de minuit. Le livre de M. Paul Ginisty, De
Paris au cap Nord, est le guide littraire le plus
attachant d'un voyage en Danemark, en Sude,
en Norvge, voire en Laponie. Types, murs,
paysages, les pays scandinaves sont tudis dans leur
pittoresque par un observateur avis, qui sait bien
vdir et donner une impression intense de ce qu'il a
vu. Signalons notamment les chapitres sur la folie
mystique dans le Nord, sur l'Universit d'Upsal, sur
la littrature orale laponne, sur les iles Loffoten, sur
les baleiniers, sur la vie des paysans norvgiens, sur
les questions brlantes qui sparent l'opinion en
Sude et en Norvge, sur le romancier Strindberg
ou sur l'illustre Nordenskiold, etc. Ce volume at-
trayant est un des plus nourris qui aient t crits
sur ce sujet.



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parvenues, La RpbHliqne Cubaine est mise en
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33 on face pass. des Princes.
32 en face caf( Riche.
25 on face Crdit Lyonnais.
18 des Capucines.
29w Place deoFOpra.
131 en face le caf de la Paix.
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3 Place de la Madeleine.
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92 en face le muse do la Porte-Saint-Denis.
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secret. C'est grce aux Pastilles
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