Title: Republique cubaine
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Title: Republique cubaine
Series Title: Republique cubaine
Physical Description: Serial
Language: French
Publication Date: April 29, 1897
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Bibliographic ID: UF00081139
Volume ID: VID00070
Source Institution: University of Florida
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Patrie et Libert


RDACTION & ADMINISTRATION PRIX DE L'ABONNEMENT (EN FRANCE)
20, Rue Saint-[ince2nt-de-Paul e Anne PARIS 29 Avril 1897 N 67 Unmestanne, payaled'aance.. 2fr. .5
Un semestre, id. id. ... !! fr. 11.50
Tl.graphe REPCUBAINE lUn trimestre, Id. id ... 6 fr. 6.50
Tgraphe : REPCUBAINE A L'ETRANGER
p-- PA.RAIT TOUS LES JEUDIS Une anne, payabled'avance............ 25fr.
es nsta s enUn semestre, id. id. '3 fr
Les manuscrits ne. sont pas rendus U N emestUMROid. id. ....... ..... .,5


MENSONGES


OFFICIALS


a mauvaise foi, ou la folie des
Don Quichottes parait bien vi-
dente dans les diverse dp-
ches espagnoles qui nous par-
viennent, au sujet des Philip-
pines et de Cuba.
Chose curieuse, tonnante!
des journaux franais, qui ont
la prtention d'mettre la lu-
mire claire et prcise autant que rapide, avec la,
plus grande impartialit, se font l'cho complaisant
des plus incohrentes nouvelles.
Passons un examen rtrospectif aussi court qu'in-
complet des dpches de ces jours derniers.
28 Mars: Le gnral Polavieja croit pouvoir ter-
miner la champagne avant la date qu'il a fixe pour
quitter la colonies, c'est--dire le i5 avril.
Quelques jours plus tard, le 7 Aril. Une nou-
velle dpche announce que le chef principal des in-
surgs aux Philippines, Bonifacio, s'est, dirig vers
le Sud pour y continue la resistance.
Cette resistance ne peut tre de longue dure si le
gnral Polavieja doit finir la champagne pour le 15.
Est-ce sa champagne ? Le texte ainsi modifi de-
vient trs'exact, les insurgs des Philippines n'tant
pas outills pour aller Madrid faire la guerre au
gnral espagnol qui s'est dj embarqu pour la
capital des Espagnes.
Les rebelles ne sont pas soumis: ils ont mme,
instruits par la cruelle experience, pris le seul
moyen de combattre qui puisse leur donner la vic-
toire. Ce moyen, qui fait le succs constant des Cu-
bains dans la grande Antille, est la guerre de parti-
sans.
Une dpche du 16 Avril dclare que le nombre
des insurgs est rduit 6,ooo alors que deux lignes
plus bas cette mme dpche announce la soumission
prochaine de 20,ooo rebelles.
Passons aux nouvelles de Cuba qui nous int-
ressent plus particulirement.
Le i" Avril: On nous annonait 1 i
le gnral Mximo G6mez serait prt
entrer en ngociations pour la paix,
condition que les chefs insurgs faits *
prisonniers seraient amnistis. La red- '.-
dition d'une amne de 40,000 hommes
pour l'amnistie d'un chef!

Est-ce plausible ? )-

Une autre condition que pose MNximo --
Gmez, condition plus dure pour l'il- '
lustre Valeriano qui sera oblig de l'ac- i'.1
cepter, condition de paix, sine qua non,
c'est le retrait des forces espagnoles de
Cuba.
Wevler announce qu'il espre pacifier
les quatre provinces de l'Orient don'tt
on avait dj annonc la pacification)
pour le mois de Juin:.
Ce qui pourrait bien arriver au ter-
rible gnral tant donn sa frousse -
incommensurable et l'approche de la
saison favorable aux relchements.
Et le fameux emprunt ? Le bon Ca-
novas se dcide-t-il longer sa cuiller
dans ce chocolate ?
Cet emprunt a t dcid, dclar inu-
tile,'redcid; il sera srement rat. _
Et bientt le vent des Antilles nous
portera le-hourra immense des Cubains
en l'honneur de la proclamation solen- -
nelle de Cuba Libre.


LE DOCTEUR RIZAL


Avec intention nous attendions d'avoir reu le por-
trait public par le Comit Rvolutionnaire des miles
Philippines, sigeant Hong-Kong, pour offrir nos
lecteurs la physionomie exacte du Dr. Jos Rizal, cette
illustre victim sacrifice Manille par la frocit
espagnole, le 3 dcembre dernier.


Philippines. Dans ce pays o tant de milliers d'infor-
tuns tagalos sans defense, et don't beaucoup taient
ignorants de ce qui se passait, ont t assassins juri-
diquement, une personnalit comme Rizal, qui pen-
sait, qui avait appris en France ce que signifient les
droits de l'homme et la libert humaine, et qui sou-
haitait pour sa patrie tout le bonheur possible, cette
personnalit ne pouvait pas vivre. Il tait ncessaire
que Rizal expit ses crimes par la mort et il fut con-


Le Docteur- Rizal


Rizal, qui tait n aux Philippines, tait un de ceux
qui font le plus d'honneur leur patrie. Trs intelli-
gent, il avait fait son. education en Europe, parlait
plusieurs langues et avait voyag avec profit. l laisse
un ouvrage Noli me tangere qui lui avait
donn la notorit. Tous ces antcdents furent suffi-
sants pourquelabte fauve espagnole, reprsente par
le gnral Polavieja, vit en lui un des ennemis les
plus redoutables de la domination de l'Espagne aux


damn au dernier supplice, ainsi que les lecteurs
peuvent le'voir dans notre gr.vure.
Les Philippines ont perdu en Rizal un de leurs
enfants les plus illustres et l'humanit un homme
utile; mais la barbarie espagnole a remport une
victoire de plus, une victoire d'importance, et si les
nations civilises s'en sont 'rendti compete, elles ne
l'ont pa; seulement montr.....

MOI* M-


Manille. Excution du Docteur Rizal


ll L'EXPDITION DE MARIEL
TOUT AU POUVOIR DES CUBAINS

DROUTE DE CIRUJEDA

A PUNTA BRAVA

Notre distingu compatriote, et ami, le renomm
Dr. San Martin, a reu la lettre suivante, que public
El Expedicionario de Tampa, et dans laquelle on
donne des dtails trs intressants sur l'expdition
dbarque Mariel le mois dernier.
Campement prs de La Havane, i" avril 1897.
Dr. Julio San Martin.
Mon cher ami,
Le dbarquement de l'expdition a t on ne peut
plus heureux. Par une nuit claire come le jour et
calme comme un cloitre, il s'est opr sans intur-
ruption et, quatre heures du matin, tout tant
achev, je parties avec deux compagnons la re-
cherche des forces insurges.
Ce mme jour je rencontrais le colonel Baldomero
Acosta, et je me dispense de vous exprimer sa satis-
faction en apprenant la bonne nouvelle.
Colonel, vous avez l 5oo,ooo cartouches et 600
fusils.
Cet homme devint fou de joie: il m'embrassa,
m'embrassa encore, on poussa des vivats, et sur le
champ tout le monde se mit en movementt,
La guerre est finie, disait l'un. Nous nous instal-
lons La Havane, disait un autre. Un troisime s'-
criait : maintenant nous pouvons prendre Cirujeda,
et l'enthousiasme tait si grand un moment
qu'une colonne en vue aurait t bien plaindre.
Ensuite on transport tout le chargement sans
que les cipayes (Espagnols) se fissent sentir, et au-
jourd'hui tout est distribu et ne risque pas d'tre
perdu.
Les consequences de ce fait furent que le 28 nous
emes un combat contre Cirujeda qui venait plein
d'importance et de fiert, et qui prouva la plus
grande droute de sa vie militaire (i).
Ils taient 3oo cavaliers et 8oo fantassins : ils occu-
prent deux plantations de palmiers en face de l'u-
sine Baracoa Punta Brava, o nous tions. Aussitt
le feu se gnralisa, si continue et si nourri de notre
ct que, remarquant notre supriorit, les Espagnols
compltement dconcerts montrrent
les talons.
Alors la voix magique de Baldomero
Acosta se fit entendre: Au machete!
.. Ce fut horrible. De tous cts on
voyait des gringos (Espagnols) taills en
." pieces. Ils eurent 1oo hommes hors de
combat, sans exagration; quant nous,
nous n'en emes pas plus de douze.
Je combattis ct du lieutenant-co-
lonel Andrs Hernndez, qui mrite
une mention spciale. Je le vis faire de
telles prouesses que je le crus plusieurs
fois mort.
Le combat dura trois heures. Jamais
je n'avais vu combattre avec un pareil
enthousiasme. C'est que les gibernes
y4 taient garnies !
En gnral, j'ai trouv l'esprit rvolu-
tionnaire latent, peut-tre plus anim.
Sans aucun doute il ne nous restera
plus que la champagne d't.
On m'a nomm commandant. Au-
jourd'hui je vais la rencontre du gn-
ral de la province, Al andro Rodriguez.
A revoir, mes souvenirs aux amis et
aux compatriots, dites-leur qu'ils nous
envoient des munitions.
Mes sentiments votre famille,
Je vous embrasse.
I V/na1t[.


(i) Ii se rapporte la rencontre don't
La Rpublique Cubaine du 8 avril a
parl dans cette mnme sec;on, et dans
laquelle la troisime compagnie du ba-
taillon de San Quintin, commande par
le capitaine Ruiz Carmona, a t mise
en pieces coups de machete par les
forces cubaines commands par le chef
bien connu, Baldomero Acosta. -
N. de la R.


- --






29 AVRIL 1897.


POUR LES BLESSES CUBAINS

SOUSCRIPTION OUVERTE PAR


14me Liste.

Un Argentin, rentier...................
Mr. X..., tudiant, Montpellier.........
Un ex-autonomiste ....................
Mr. T. P...........................
Sangredo, rdacteur de La Rpublique
Cubaine.......................

Total.................
Total antrieur........


Francs.
10.00


1.00

5.oo

20.50
1.0o46.55


Total gnral.......... i.067 05

Nota. Les donateurs sont pris d'envoyer leur
souscription au directeur ou l'administrateur de
La Rpublique Cubaine, 20, rue Saint-Vincent-
de-Paul, en ayant soin d'crire clairement les noms,
les prnoms, les professions et les sommes, afin
d'viter des erreurs dans les listes que nous publie-
rons. Toutes les souscriptions figurant dans la
liste qui prcde ont t remises M. le Dr. Be-
tncs, Dlgu du Gouvernement Cubain Paris,
qui nous en a donn reu. N. de la R.




DU TIMES


(r4 Avril 1897.) (1)
La situation Cuba
De mal en pis
C'est en vain que certain organes de la press eu-
ropenne s'efforcent depuis deux ans d'amortir la
chute de l'Espagne Cuba. Les louanges que cer-
tains Pindares la galette ont ddi l'infortun
Don Quichote peuvent tre savoures dans certain
sanhdrins lorsque l'Extrieure monte. Il imported
peu que tous ces cantiques contribuent faire couler
plus longtemps encore les larmes et le sang. Il suffit
aux Shyloks que la Turquie d'occident et l'Espagne
du Bosphore puissent leur offrir en garantie, faute
de mieux, des lambeaux de chair humaine arrachs
des Cubains, des Armniens, ou des Crtois.
De l leur empressement cacher l'Europe la v-
rit sur la Rvolution cubaine.
Mais toutes ces arguties de certain ploutocrates
europens tombent devant les faits, et surtout grce
l'attitude louable de la press anglaise, qui parait
avoir adopt pour devise : Vitam impendere vero. -
Seuls, dans le vieux monde, les journaux anglais
ont fait connatre avec impartialit, precision et sans
omettre un dtail, tout ce qui s'est pass depuis que
la Revolution a clat Cuba. Le Times, don't l'in-
dpendance et le bon sens sont connus, public, dans
son numro du 14 avril 1897, la lettre suivante que
lui adresse son correspondent :


Rius Rivera fait prisonnier
L'oeuvre du hasard
Sans importance
Les Espagnols viennent de reporter une nou-
velle victoire : ils ont fait prisonnier le gnral cubain
Rfus Rivera (le premier chef d'un grade lev qu'ils
aient russi capture en deux 'ans), qui, depuis la
mort de Maceo, avait pris le commandement des
forces cubaines dans la province de Pinar del Rio.
Bien que Rius Rivera ne soit pas un homme auissi
important que bien d'autres chefs de la Rvolution,
sa perte est un coup sensible pour les insurgs dans
la parties occidentale de l'le. D'autre part, SA CAP-
TURE A T, COMME TANT D'AUTRES
FAITS HEUREUX POUR LES ESPAGNOLS
DEPUIS LE COMMENCEMENT DE LA R-
VOLUTION, SPCIALEMENT EN CE QUI
CONCERN MARTI, ZAYAS ET MACEO, le
fait du hasard. Dans le cas present, Rius Rivera tait
camp avec une petite escorted lorsqu'il fut surprise
par un dtachement de troupes espagnoles. Les Cu-
bains firent un effort dsespr et perdirent dix hom-
mes, parmi lesquels un lieutenant qui servait d'aide
de camp Rivera. Le chef tomba grivement bless
et fut transport une certain distance par le colo-
nel cubain Bacallao ; mais ils furent faits prisonniers
l'un et l'autre par les Espagnols. Ils seront probable-
ment jugs-par un copseil de. guerre et condamns
mort. Dans le cas de Rius Rivera il v a, toutefois,
certaines circonstances attnuantes qui valent d'tre
tenues en compete. Rius Rivera servit pendant toute
la dure de la Rvolution prcdente, de 1868 1878,
et lorsque fut signe la Convention du Zanjon, entire
les autorits espagnoles et les rebelles, il fut un des

(i) Comme complement de cette trs important
lettre du Times, nous ferons connaitre dans notre
prochain numro l'article que ladite lettre a inspir
au grand journal de Londres et qui a caus en Es-
pagne une impression plus terrible encore que la
correspondence en question. N. de la R.


rares qui refusrent leur signature. Il quitta alors
Cuba, o il ne revint qu'il y a trois mois environ. Il
est vident que sa quality de rebelle cubain ne doit
lui laisser d'autre esprance que la mort. Mais jamais
on ne l'accusa d'avoir dtruit sans ncessit la pro-
prit et, dans ses luttes, il s'est acquis le respect de
nombreux officers espagnols de haut grade.
LA PERTE DE RIUS RIVERA, TOUTE-
FOIS, N'AFFECTERA PAS D'UNE FAON
APPRECIABLE LA REVOLUTION, PAS
PLUS A PINAR DEL RIO QUE DANS LES
AUTRES PARTIES DE L'ILE. IL EXISTE
UNE DOUZAINE D'HOMMES CAPABLE
ET DSIREUX DE PRENDRE LA PLACiE
DU CHEF PRISONNIER, ET LA LUTTE DE
GUERRILLAS CONTINUERA COMME DE-
VANT. Pour le moment, les rvolutionnaires, agi-
ront moins jusqu' la nomination du successeur de
Rius Rivera et, alors, les escarmouches seront
l'ordre du jour.


Echee de Weyler
Il n'a pas pacific une seule province
Succs ngatifs des Espagnols
LA CHAMPAGNE DE WEYLER PENDANT
LA SAISON SCHE -QUI VA PRENDRE
FIN A T UNE INQUALIFIABLE D-
FAITE (UNQUALIFIED FAILURE). IL N'A
PAS SEULEMENT RUSSI A CHASSER
LES REBELLES D'UNE SEULE PROVINCE.
La fortune a t favorable aux Espagnols en plus
d'une occasion, mais les chefs espagnols ont inva-
riablement nglig de tirer parti des circons-
tances que le hasard leur offrait. Lorsqu'ils ont
obtenu un succs, -jamais ils n'ont eu l'activit et
l'nergie ncessaires pour transformer leur advantage
en une bataille gagne. TOUS LES SUCCS DES
ESPAGNOLS, EN EFFET, N'ONT EU QU'UN
CARACTRE NGATIF. Voici maintenant la
saison malsaine, et leur situation est peu prs la
mme que celle du mois d'avril 1896.


Aveuglement des Espagnols
Ils croient aux esprits
Les nouvelles qui, de temps. autre, nous par-
viennent de la Pninsule, nous montrent que la
majority en Espagne ne se rend aucun compete du
vritable tat de choses. CE N'EST PAS UNE
TACHE FACILE DE CONVAINCRE LE
PEOPLE ESPAGNOL DE LA VRIT. Ils
entendent suffisamment des rcits exacts des faits
aussi bien de la part de leurs compatriotes que de
celle des trangers; mais ils prfrent croire aveugl-
ment (aux esprits follets. N. du T.), aux brillantes
nouvelles officielles envoyes par les autorits,
chaque fois que l'occasion s'en prsente. Et cepen-
dant, il est essentiellement ncessaire que le people
espagnol, avant de chercher un moyen de mettre
un terme une lutte si dsastreuse, se rende
compete de la vritable situation.


Lches destruction Weyleriennes
La moiti de l'ile abandonne aux
Cubains
20.000 Cubains bien arms dans
l'autre moiti
La situation conomique de Cuba va d'une
faon sre de mal en pis. La politique du gnral
Weyler, politique de destruction en bloc (La lche re-
vanche des faibles. N. de la R.), a rduit en cen-
dres les provinces de Pinar del Rio, de La Havane
et une grande parties de celles de Matanzas et de
Santa Clara. A l'exception de quelques villes princi-
pales dans les provinces de Santiago de Cuba et de
Puerto Principe, ces deux provinces qui forment
environ la moiti de l'ile ont t compltenfient
abandonnes aux Cubains. Dans les quatre pre-
mires provinces cities se trouvent aujourd'hui
plus de 20,00o Cubains bien arms, dissmins sur
tout ce territoire. Les villes fortifies des dites pro-
vinces sont pleines de femmes et d'enfants affams
arrachs leur foyer des champs sur l'ordre de
Weyler. (Oh hrosme espagnol. N. de la R.) La
viande et les autres provisions, dans ces villes,
montent rapidement des prix de famine, et les
faibles secours que l'on russit fire venir des envi-
rons, sur le march, se rduisent en rations insigni-
fiantes. On ne cultive plus les products alimentaires
afin de pourvoir aux ncessits futures, tandis que
les troupeaux qui n'ont pas t encore captures par
les rebelles, s'puiseront rapidement, la consomma-
tion de l'arme avant ncessairement augment. De
fait, la perspective de l'avenir, et d'un avenir imm-
diat, est plus terrible, et l'on voit difficilement d'o

pourraient venir des secours.


La question dlu Comnpetitor
Pourquoi l'Angleter're intervient-
elle 2!
Forte representation amicale
recommande
Un fait qui, en tout temps, pourrait trouble les
relations des Etats-Unis et de l'Espagne est celui des
prisonniers captures sur la golette flibustire Le


Competitor. Ces hommes sont depuis onze mois
dj dans les cachots de La Havane. Le consul des
Etats-Unis La' Havane a demand diverse
reprises leur mise en jugement; mais, jusqu' ce
jour, il n'a pas russi se faire entendre par les au-
torits espagnoles. Parmni ces prisonniers se trouvent
deux Anglais, nomms Gildea et Barnet. Ces-
hommes ont t capturs sous le pavilion des Etats-
Unis; ils sont donc sous la protection de ce pays;
mais, dans les circonstances actuelles, il n'est
pas douteux qu'UNE FORTE REPRSENTA-
TION AMICALE (a strong friendly representa-
tion) par laquelle le gouvernement de S. M. Britan-
nique ferait connatre combien il serait desirable de
mettre promptement fin l'affaire, contribuerait
active les choses. Et une telle representation, en
faveur de Gildea et de Barnet, ne-pourrait tre con-
sidre sans fondement, d'autant plus qu'elle don-
nerait plus de force strongg then the hands, dit l'ori-
ginal, ce qui signifie que l'oncle Samuel va fortifier
encore ses mains normes pour administer la gifle
la plus formidable que les Espagnols aient reue de-
puis qu'ils existent. N. de la R.) aux Etats-Unis
pour protger ces deux sujets anglais.


Echee inevitable de l'Espagne
La question financire
Deficit annuel de 525,000,000 de ffr.
C'est dans la question financire que l'Espagne
trouvera invitablement son chec final en ce qui
concern Cuba. Qu'ori prenne par example le bud-
get cubain pour 1897-98, prpar par le secrtaire
des Finances (?) La Havane. Les chiffres sont les
suivants :
Dpenses ordinaires: 38.900oo.ooo
extraordinaires 83.ooo.ooo

Total.... $ 121.'900o.ooo
Soit 609,5oo,ooo francs.
Les recettes pour la mme priode 1897-98 sont
values $ 3o,ooo,ooo (soit i5o.ooo,ooo de francs),
le double des recettes prvues pour l'anne courante,
et environ $ 10,000,000 (5o,ooo,ooo de fr.) DE,
PLUS QUE LES RECETTES DE L'ANNE
QUI A PRCD LA REVOLUTION. (Nou-
velle preuve des mensonges honts du gouverne-
ment espagnol. Aprs deux annes de guerre achar-
ne pendant lesquelles la plus grande parties des pro-
prits Cuba ontt dtruites, l'Espagne auraquel-
que mal faire croire au monde que les recettes se-
ront d'un tiers plus leves que pendant les annes de
prosprit. N. de la R.) DE TOUTES FAONS
LE DEFICIT SERA CONSIDRABLEMENT
SUPRIEUR A $ 100,000,000 (5oo,ooo,ooo de
francs) et l'Espagne devra le payer. Et cela mme
n'est pas tout le deficit. Le gnral Weyler dclare
que les frais extraordinaires sont reprsents par un
chiffre trop bas et qu'ils exigent pour l'anne au
moins $ 10o,ooo,ooo (5o,ooo,ooo de fr.) L'Espagne
est-elle dcide bonifier CE -DFICIT DE
21,000,000 (525,000,000 DE FR.) PENDANT
LES DOUZE MOIS PROCHAINS ET D'AF-
FRONTER ENCORE UNE SITUATION AUSSI
DSAGRABLE EN 1898-99 ?


L'Espagne abandonne Cuba
Un an au plus
Banqueroute et ngation de dettes
Avis aux Boursiers
Certes il reste l'Espagne l'alternative de rap-
peler ses troupes de l'intrieur de l'Ile et de conser-
ver les principaux ports maritimes, ce qui rduirait
son corps d'occupation 5o,ooo ou 60,ooo hommes.
De cette faon Cuba continuerait tre nominale-
ment une colonie espagnole pendant quelque temps.
La majority de ceux qui ont pes Cuba cette me-
sure estime que l'Espagne ferait mieux d'abandon-
ner l'le compltement.
L'ESPAGNE PEUT, SI ELLE LE DSIRE,
LAISSER SON ARME A CUBA UNE AN-
NE D PLUS, MAIS ELLE NE LE PEUT
QU'AU PRIX DE LA BANQUEROUTE ET
PROBABLEMENT EN NIANT UNE
GRANDE PARTIES DES DETTES QU'ELLE
A CONTRACTES EN CES DEUX DERNI-
RES ANNES.


Ce qui est d aux troupes Cuba
Plus de 250,000,000 de trancs
Les sommes dues aux troupes Cuba s'lvent
plus de 5o,ooo,ooo (250,000o,000 de francs). Cette
dette pouvait tre rgle par une mission de paper
monnaie de pareille some, mais si avec une mis-
sion de 8 3o,oooooo, aujourd'hui en circulation, 1
paper monnaie perd 40 oo, une mission de 8
5o,ooo,ooo (250,000ooo,ooo000 de francs) lui front perdre
sa valeur complete. Le gouvernement pourra ordon-
ner que les billets soient acceptss au pair de leur
valeur crite, comme cela a lieu aujourd'hui ; mais
la communaut commercial refuse et continuera
refuser, dans l'avenir, de se servir de ce paper sans
credit.


*


NOUVELLE PAR CABLE


Le gnral Rius Rivera a t surprise par deux
bataillons, commands par le gnral espagnol Her-
nndez de Velasco, dans une maison qui avait t
transforme en hpital et o il venait tous les jours
faire soigner ses blesss. Son escorted ne se com--
posait que de vingt hommes. On suppose qu'il a t
trahi comme Maceo. Le tratre serait un habitant.
de Pinar del Rio, trs au courant des habitudes du.
vaillant portorricain.



A LA SOURDINE


Quand paratront ces lignes, le drame' de Mont-
juich sera sans doute consomm.
Sur les quatre cents malheureux de toutes opi-
nions ou mme sans opinions, embastills et tor-
turs pour l'attentat commis par un seul qui.
selon toutes vraisemblances ne se trouve mme
point parmi eux '- huit avaient t condamns
mort, aprs avoir subi d'innarrables tortures.
Les protestations indignes de toute l'Europe
firent reculer les assassins est-il plus lches que
des bourreaux ? mais ils ne renoncrent pas
perptrer leur crime : ils se bornrent l'ajourner,
se disant bien que le moment finirait par venir o
les prisonniers seraient oublis.
Et, en effect, ils sont revenues la charge, rcla-
mrant non plus huit vies mais dix.
Faut-il que les trangleurs canoyistes aient cons-
cience de leur infamie pour, tout en ayant la force
en mme temps que l'appareil de la justice, n'oser
perptrer leur crime qu' la sourdine! Les grands
brigands, les Schinderhannes, les Mammone, les.
Troppmann, avaient plus d'allure.
En mme temps qu'ils tuent la drobe, ils se
prparent faire les poches, la drobe galement.,
Les prtendues victoires aux Philippines et la soi-
disant pacification Cuba n'ont pas combl le for-
midable deficit du trsor espagnol; Plus un sou en
caisse: il est difficile de guerroyer dans ces condi-
tions.
Aussi, Canovas, qui ne peut mme plus payer les.
intrts de la formidable dette espagnole, se pr-
pare-t-il rcidiver le coup de l'emprunt.
Les ngociations sont menes trs secrtement,
ce qui n'empche que, la saison aidant, elles com-
mencent transpirer. Pour le moment le vieux cri-
minel de gouvernement se content d'assommer ou
de griser ses compatriotes du rcit de prestigieux
faits d'armes participant de ceux d'Amadis et de
Tartarin. Mais que les bonnes mes de la pninsule
ne se dsolent pas: elles ne perdront rien pour
attendre: tout doucement, l'homme d'Etat de la.
monarchie se prpare leur prsenter sous forme.
d'emprunt la carte payer.
Assassins et voleurs, les gouvernants de Madrid.
le sont sans reserve, mais ils joignent l'hypocrisie la
plus cauteleuse la frocit et l'escroquerie.







BONS CUBAINS

On lit dans The Journal, de New York :
Les banquiers de Wall Streetngocient des bons
de la Rpublique de Cuba. Williams D. Mc-Dowell,
agent de change, don't les bureauxsont situs 116 et
121 Broad Street,a t charge de la vente par M. Ben-
jamin J. Guerra, Trsorier de la Rpublique.. Les
bons sont lithographies l'encre verte sur paper
parchemin, en anglais et en castillan. Les dnomi-
nations sont $ i,ooo, 8 5oo, o100, $ 5o, $ 10 et $ 5.
Les intrts sont payables par semestres 6 o/o en
or amricain comme le principal. L'mission a t
faite le [" avril 1896. Elle sera rembourse dix ans
aprs l'vacuation de l'ile par les Espagnols. Plu-
sieurs milliers de bons des denominations les plus
leves ont dj t vendus 5o pour 0oo de leur
valeur nominale, mais les petites denominations de
$ 5 et 10o se vendent au pair.
Notre confrre de New York, Cuba y Puerio Rico,
fait suivre cette information des lignes suivantes:
Nousengageonsceux quisympathisentavecnotre
cause se hter d'acheter ces bons. En mme temps
qu'ils aideront Cuba, ils front une bonne affaire.
L'indpendance est aujourd'hui certain et la ri-
chesse naturelle de l'ile est une garantie reconnue
par tous.



LA PACIFICATION


I'n rdacteur du Matin, journal qui defend, on le
sait, la cause de l'Espagne Cuba, c'est--dire de
l'esclavage et de l'oppression contre un people qui
lutte pour sa libertt, a interwviev notre respectable
ami, le Dr. Betances.
Cette interview que nous reproduisons ci-dessous
content de nombreux et important passages qu'il
faut signaler. Nous ferons surtout remarquer que le
Dr. Betances s'est attach bien mettre en lumire


%ki~ Cj~~n






29 AVRIL 1897.


le fait significatif suivant : Tandis que les journaux
espagnols aident le gouvernement, en annonant
tous les jours la pacification d'une nouvelle parties
.de l'le de Cuba, tous les jours aussi ils publient les
rapportss officials dans lesquels le pacificateur Vale-
,rien rend compete de nouveaux combats plus ou
moins sanglants qui ont eu lieu dans les diverse
provinces..... pacifies.
Voici cette interview :
C'est un bruit priodique que le gouvernement
espagnol fait courir, nous a dit le docteur Betancs.
Et il est probable qu'on voudrait, Madrid, inspire
confiance l'tranger pour un emprunt devenu n-
cessaire en vue d'un nouvel effort de la royaut ma-
drilne Cuba.
Mais la pacification n'existe que dans l'imagina-
tion optimiste des 'ministres espagnols. L'insurrec-
tion est plus forte que jamais. Elle svit, en ce mo-
ment, dans toutes les provinces de la plus grande et
.de la plus belle des 'Antilles.
Bien mieux, avec la saison des pluies qui com-
mence cette poque de l'anne, elle va prendre
encore plus d'activit. Alors que les insurgs, accli-
.mats, peuvent rsister au mauvais temps, il est in-
dispensable aux troupes du gnral Weyler de
prendre garnison dans les villes.
Pendant leur inaction, nous allons battre la
-campagne. Il y a peu de jours, Maximo G6mez m'-
-crivait qu'il se disposait envahir de nouveau les
* provinces occidentales de l'ile et conqurir ainsi
de nouveaux territoires la jeune rpublique.
C'est d'ailleurs un fait que si les Espagnols gar-
dent les villes importantes et les cits du littoral,
nous sommes les maitres des campagnes.
Dans la province orientale et le Camagey, l'in-
-surrection est particulirement triomphante. C'est
dans cette region que commande Calixto Garcia.
Les paysans y cultivent leurs champs. On est ici
*en pleine paix, m'crit-on. L'administration fonc-
tionne parfaitement. La poste y fait un service r-
gulier, les coles sont ouvertes et :frquentes par
un grand nombre d'enfants. C'est la paix et l'ordre
.avec la Rpublique.
. Matres seulement de deux villes, Bayamo et
'Manzanillo, les Espagnols sont en quelque sorte
nos prisonniers. Nous avons fait sauter deux de
leurs canonnires et ils n'osent plus gure s'aventu-
rer ravitailler Bayamo, que nous allons assiger.
Les chefs
*< A ct du Camagiey, c'est,en ce moment,Mxi-
mo G6mez qui command. A Matanzas, c'est Col-
lazo; L'a Havane, c'est Rodriguez; Pinar del Rio,
,c'tait Mayia Rodriguez, et c'est probablement,
*cette heure, deux Franais, les frres Ducassi, qui
,dirigent nos forces.
- Vous voyez que nous sommes toujours parfai-
tement organiss. D'ailleuirs, les bruits de pacifica-
tion sont formellement contredits par. les dpches
,officielles elles-mmes.
Et ce disant, le docteur Btancs nous montre des
numros du Heraldo publiant les tlgrammes
communiqus relatant des engagements entire les
forces du gnral Weyler et celles des insurgs.
Nous tenons mme les environs immdiats de
La Havane, nous dit le docteur Btancs. Derni-
rement, les Espagnols ont pu s'en apercevoir ce
trait d'audace d'un de nos jeunes chefs, Aranguren.
Dans un tramway qui relie la capital l'un de
ses faubourgs, Aranguren aperoit douze officers du
gnral Weyler. Le vhicule est cern et les Espa-
gnols sont faits prisonniers sans coup frir.
On les a dsarms et renvoys La Havane,'
l'exception d'un seul qui tait Cubain- et que, pour
cette raison, on a pendu comme traitre sa patrie.
En ce moment, nous avons 5o,ooo homes
bien quips, bien arms, vaillants et solides, rfrac-
taires au paludisme, prts tous les actes d'h-
rosme. En face, voici le bilan exact des forces espa-
gnoles :
Jusqu'ici, on a envoy d'Espagne exactement
90o,413 hommes. Sur cet effectif, 16,683 sont morts
de maladies diverse; 10o,o090o ont t rapatris;
14,000 ont t tus sur les champs de bataille.
Restent donc i5o,ooo hommes ; mais 40,000 de-
mandent revenir en Espagne, et on va les v ren-
voyer bref dlai, si on ne veut les voir brutalement
succomber*aux fivres pernicieuses. On pourra donc
mettre en ligne contre nous environ 110o,ooo hom-
mes, contre lesquels, par leur endurance et leur
connaissance du pays, peuvent lutter nos 50,00ooo fli-
bustiers.
a n'est pas fini
Vous voyez donc, conclut M. Btancs, que si
Cuba est pour elle un calvaire, l'Espagne n'aura pas,
loin de l, fini de parcourir son chemin de la croix
avec le dernier jour du temps pascal.
Une dernire question, si vous le permettez.
Et la situation continental de l'Espagne? N'y a-t-il
aucune correlation entire le movement carliste qui
se dessine et les insurrections coloniales?
Aucune. Par patriotism, les carlistes se sont
tenus sur la reserve. Mais, vienne la solution
de Cuba, et le movement clatera, formidable. Peut-
tre mme, quand sera affirme l'impuissance des
christiniens , se produira-t-il malgr tout. Qui
sait ?.... termine le docteur Btancs, avec un sourire
nigmatique.

*


LA CL1 DES MENSONGES

Ddi la Presse franaise.
Nous lisons dans El Imparcial de Madrid :
La Epoca se plaint de ce que parmi les nouvelles
communiques aux journaux par la voie de Kev-West
abondent celles qui sont dfavorables notre cause:
Ces nouvelles proviennent, notre confrre le sait
bien, de la capital de la grande Antille et elles sont
toujours confirmes.
Si elles n'arrivent pas directement de La Havane,
c'est parce que la censure les supprime.
Il est facile de voir qu'au palais du gouver-
neur gnral de Cuba on dsire qu'on ne
sache presque pas, dans la Pninsule, ce qui en
est de la guerre, sans doute pour faire croire
la presque pacification de l'le ).
Vous le voyez, lecteurs franais, nul ne croit en
Espagne la pacification don't se vante le cynique
Valrien, et vos journaux sont .es seuls qui se soient
laisss prendre cette fumisterie qui n'a pour but
que de vous soutirer votre pargne.




LE DSORDRE SUIT


Nous avons dit plusieurs fois, et chaque jour nous
avons de plus fortes raisons pour le rpter, que le
dsordre qui rgne dans le gouvernement et dans la
press d'Espagne, relativement la vraie situation de
la guerre de Cuba, est non seulement vident, mais
encore qu'il se gnralise tel point que les jour-
naux eux-mmes se contredisent dans leurs nou-
velles comme dans leurs jugements et les opinions
qu'ils mettent, sans penser' la diversity de leurs
affirmations.
Un nouvel example de ce don't nous parlons, nous
est offert par El Globo de Madrid, du 18 courant,
qui insre en premiere page, et come pour une
coincidence plus grande, dans les premiere et se-
conde colonnes, respectivement ces deux opinions :


La perte de Rfus Ri-
vera n'affectera pas l'in-
surrection d'une manire
sensible, Pinardel Rio,
et par consquent moins
encore dans les autres
parties de l'ile. Pour le
moment, il pourra avoir
moins de movements
chez les insurgs, mais
seulement jusqu' ce que
le successeur de Rivera
soit nomm, mais une
fois ce fait accompli, les
escarmouches frquentes
reviendront l'ordre du
jour.


La dfaite subie par
Rius Rivera, dans sa ren-
contre contre la colonne
commandepar'le gnral
Hernandez de Velasco,
blesse de nouveau, en la
personnel d'un de ses
chefs les plus impor-
tants, l'odieuse cause s-
paratiste.
Avec la droute de
cette troupe et l'empri-
sonnement du succes-
seur de Maceo, on voit
d'une faon claire que
ces rebelles sont dans
une mauvaise passe.


La premiere est du correspondent du Times de
Londres, la deuxime de celui du Globo.
La premiere est l'opinion gnrale et dsintresse;
la deuxime, la fausse, l'officielle, en un mot l'es-
pagnole.
Maintenant que le public juge et qu'il dise si
la press espagnole mrite un credit quelconque.




LA SITUATION EN ESPAGNE


Les citations suivantes de plusieurs journaux es-
pagnols de Madrid et des provinces permettront de
se faire une ide de la terrible situation conomique
de l'Espagne. Les capitalistes franais. pourront.. en
prendre note;
El Heraldo de Madrid. Algeciras. Un
grave conflict a clat entire l'autorit civil et l'auto-
rit militaire, cette dernire voulant s'attribuer des
pouvoirs appartenant la premiere.
MIadrid. Le ministry de l'intrieur est fort en-
nuy des blames qui lui sont adresss propos des
actes arbitraires qui se, commettent en vue de pr-
parer les prochaines lections municipales.
Cordove. La crise ouvrire dans la province,
aggrave par la scheresse, prend un caractre trs
grave. Un grand nombre d'ouvriers, suixis de plu-
sieurs femmes, se sont prsents devant la maison
consistoriale en demandant grands cris du travail.
Les portes des maisons ont t immdiatement fer-
mes et l'inquitude est grande dans la population.
Depuis les premires heures de la nuit dernire des
groups nombreux parcourent les rues de la ville en
criant et brisant les rverbres. Dans la nuit de mer-
credi, d'autres groups avaient fait de mme et bris
les vitres des maisons particulires et municipales
coups de pierre ei coups de revolver. Ils se dirig-
rent vers l'octroi et chassrent les employs. Les
listes lectorales places l'extrieur de la maison
consistoriale ont t brles. D'aprs les informa-
tions officielles parvenues au ministre de l'int-
rieur, la cause de l'meute est la faim et le manque
de travail, dus la crise ouvrire et aggraves par la
persistence de la scheresse.
El Eco de Hellin. Murcie. Un grand nom-
bre d'agriculteurs d'Elche et de la huerta de Orihuela
ont commence , liboure leuirs champs. Toute la
rcolte de crales est perdue cause de la sche-
resse. La situation des agriculteurs est trs difficile.
El Diluvio, Barcelone. Andalousie. De tris-


tes nouvelles nous parviennent. Le manque d'eau
a fait perdre les rcoltes et des milliers d'ouvriers
manquent de travail. Des groups d'hommes et de
femmes affams et amaigris parcourent la champagne
la recherche de vivres. Le pain ne peut tre trans-
port qu'avec de grandes precautions. Les travail-
leurs se nourrissent exclusivement de mres des
haies. Et le gouvernement n'essaie pas de remdier'
cette situation qui n'a pas l'air de le proccuper.
Il s'arrange au contraire de faon augmenter les
droits sur les objets de consommation.
La Correspondencia de Espaha. Osu'na. Les
esprits sont toujours trs surexcits. On craint de.
graves dsordres.
Herrera. Des travailleurs sans ouvrage se sont
mutins.
El Liberal, Madrid. Milaga. Un employ
d'octroi a donn trois coups de couteau au visiteur
gnral, qui a t gravement bless.
Jan : Une longue scheresse alarme les agri-
culteurs.
Villagarcia: Les ouvriers qui travaillaient la
construction du chemin de fer se sont dclars. en
grve, en protestant de l'excs des heures de travail.
Ils demandent la journe de dix heures, ou une aug-
mentation de salaire.
Tainarite : On considre la rcolte come
compltement perdue si avant huit jours la pluie,
attendue avec anxit, ne tombe.
Puebla de Castilla. Les affams ont mis sac
le moulin bl.
La Epoca, Madrid ViLcaya. A, la suite du
scandal qui s'est produit dans la dernire sance
du Conseil municipal de Bilbao, l'alcalde a frapp
d'une amende de 100oo pesetas chacun des trois con-
seillers qui ont quitt la salle sans prendre part au
vote. Le gouverneur a inflig une amende de. 5oo
pesetas au journal socialist La Lucha de Clases,
pour un de ses articles.
Valence. Plusieurs individus ont tir sur deux
gardes municipaux et se sont enfuis vers le centre de
la ville en continuant tirer des coups de feu. Dans
un jardin voisin du chemin du Grao, un individu a
tir huit coups de fusil sur un autre.
El Imparcial, Madrid. '- MonNn. La rcolte
des crales qui promettait d'tre trs abondante et
qui est notre seule production est srieusement me-
nace par la scheresse. La crise ouvrire s'en trouve
fort aggrave.
La nuit dernire, un group trs nombreux de tra-
vailleurs exasprs par la misre se sont prsents
chez l'alcalde auquel ils ont expos leur critique
situation en lui demandant d'y porter remde.
Ce matin les ouvriers sont alls Alcampel, AI-
belda et dans d'autres villages voisins o la crise
svit galement, afin d'inviter les travailleurs adop-
ter la mme attitude vis--vis de leurs municipa-
lits.
El Correo, Madrid. Ronda. 5oo ouvriers de-
mandant du travail, se sont prsents hier devant la
municipalit. On n'a pu les satisfaire faute de
fonds.
Lucena. Les meutiers, aprs avoir parcouru
les rues en poussant des cris subversifs et tirant des
coups de feu en l'air, se sont dirigs vers la maison
de l'alcalde et vers celle du chef du parti conserva-
teur qu'ils ont assaillies coups.de pierre. Les bu-
reaux de la poste et du tlgraphe ont t pris d'as-
saut. Les rvolts ont galement jet des pierres sur
le Circulo Lucenlino, la brasserie et l'Htel de ville
et ont bris les meubles de l'antichambre et les
vitres du premier tage de cet difice.




MARRIAGE


Nous avons le plaisir d'apprendre le marriage de
notre estim collaborateur M. Flicien Court avec
M'" Flicie Merlac.
Nous faisons, au jeune couple, nos voeux les plus
sincres de longue flicit.

----- MI-goum- -----


L'oEUVRE CONOMIQUE

DE L'ESPAGNE A CUBA


(Suite)

Pour se rendre compete de la situation malheureuse
dans laquelle se trouvaient les producteurs de sucre
Cuba, il suffit de considrer que, de trs rares
exceptions, aucun d'eux n'obtenait les advances qu'il
sollicitait un intrt moindre de 15 ou de 18 pour
cent par an; que beaucoup payaient 24 pour cent et
beaucoup encore 30 et'mme 36. Il est impossible
de mieux prouver que l'immense majority tait com-
pltement ruine. Quand, dans des conditions nor-
males, un commerant, un industrial ou un agri-
culteur paye un pareil intrt, il n'est pas ncessaire
de demander quelle est sa situation finan'cire. C'est
l un baromtre infaillible. Que quelques-uns d'entre
eux, places en des circonstances spciales, aient tir
de leurs entreprises quelques bnfices, on peut le
supposed; mais que sont ces exceptions devant la.
gnrale, pour ne pas dire l'universelle banqueroute?.
Avant de finir la description de l'oeuvre dvasta-
trice du gouvernement espagnol, il convient de si-


lp


3


gnaler la place qui correspond ses coadjuteurs et
complices, le dtaillant, le commerant et le posses-
seur de monopoles pninsulaires.
On sait qu' Cuba tout le commerce en gros et en
dtail, k l'exception de quelques rares trangers et de
quelques plus rares Cubains qui ne sauraient entrer
en ligne de comptes, tait entire les mains des pnin-
sulaires, tandis que les Cubains, au contraire, se con-
sacraient l'agriculture.
Cette division si radical d'occupations entire les
deux lments de la population avait eu une cause
conomique; mais bientt intervint une politique
qui d.'abord l'accentua et bientt la perptua lorsque
dj la premiere avait disparu compltement. '
Tant que- les ports, de l'Ile restrent ferms au
commerce tranger la consommation des articles
imports, ceux de la pninsule inclus, fut excessive-
ment.limite. Si on fait exception pour La Havane
o tout se fit toujours sur une plus grande chelle
par anticipation sur les autres villes du pays, quel-
ques, rares pacotilles d'objets manufactures anglais,
franais ou allemands, introduits en contrebande
par des commerants strangers,' taient les. seules
choses qui faisaient leur apparition sur les divers
marchs pour satisfaire le got ou le caprice des
consommateurs. ..
Les prix obtenus taient elevs, mais la ralisation
tait lente tant donne la raret de ceux qui dispo-
saient'des resources suffsantes pour se pourvoir
d'articles qui n'taient dpas de premiere ncessit.
D'autre part, le nombre de ces derniers, dans un cli-
mat comme celui de Cuba et dans un pays o. l'on
vivait alors avec une tf's grande simplicity, tait petit
et restreint. Quelques products fabriqus .de l'ext-
rieur et ceux de son agriculture, de son .levage et
de ses forts offraient au people cubain, les moyens
de satisfaire aux ncessits de la vie.
Dans ces conditions le commerce tait trs limit
et ceux qui se conisacraient au commerce de dtail,
pninsulaires en grande majority, amassaient avec
difficult une fortune au bout' d'un grand nombre
d'annes de persvrance et d'conomie et lorsque
les liens qui les ttiraient vers la pninsule tant
briss ou relchs' ils se sentaient lis par d'autres
au pays dans leqel pendant de longues annes ils
avaient vcu en franche et cordiale amiti avec les
habitants. Finalement ils y mouraient, aims' et ap-
prcis, de leurs concitoyens et laissant une fortune
avec laquelle ils avaient augment la richesse de l'ile
et une postrit cubaine de naissance comme ils
avaient fini par l'.te de sentiment.
A cette poque, la fin du sicle dernier et tout
fait au commencement du sicle present, les terres
arables abondaient dans les environs des villes et
des villages et se vendaient des prix excessivement
bas, comparativemqnt ceux qu'elles ont atteints
plus tard. Les grades tendues de terrain conc-
des aux premierscolons s'taient subdivises entire
les individus des gnrations successives et les famil-
les cubaines taient1jares qui nepossdaient pas quel-
ques terres cultiveq ou incultes, tandis que celles
qui n'en possdaient pas en pouvaient acqurir
facilement et dans des conditions trs favorables.
En gnral, le (ubain se mariait jeune et se
voyait rapidement ptour d'une famille nombreuse.
Les marriages avec sppt ou huit enfants taient alors
nombreux et commnins, aussi ceux de dix ou douze.
Des premires ncessits de la vie, c'tait l'alimenta-
tion qui, proportionnellement, cotait le moins. On
y pourvoyait facilement en cultivant une estancia
quelconque, don't on retirait en mme temps, par la
vente des products restants, des resources suffisantes
pour faire face aux autres ncessits et aux autres
commodits de la vi. Si la famille, au lieu de rsi-
der au village, vivait dans la ferme ou dans l'estan-
cia, le rsultat conol'tique de cette dernire tait
encore plus favorable.
L'agriculture tait donc, sinon absolument, du
moins relativement l'occupation la plus lucrative
pour le Cubain ; aussi s'y consacrait-il, bien que le
travail qu'elle exige soit un des plus rudes et des
plus absorbants. Le pninsulaire, au contraire, trou-
vait dans le commerce de plus grands stimulants.
En premier lieu, ils venaient en grande majority des
villes espagnoles, n'taient pas habitus la vie de la
champagne et bien moins celle de la champagne
cubaine; le climate leur tait contraire et les connais-
sances pratiques ncessaires celui qui veut se
livrer l'agriculture avec chances de succs leur fai-
saient dfaut. En second lieu, si les profits du com-
merce pendant les premires annes taient petits,
come cela arrivait gnralement grce au capital
restreint engag, petits aussi taient les frais per-
sonnels, l'Espagnol n'ayant ni une famille faire
vivre comme le Cubain, ni les obligations et les n-
cessits sociales de ce dernier.
Les conditions conomiques du pays avaient dj
change radicalement quand arriva Cuba le nfaste
gnral Tac6n. La cause de la division des opra-
tions entire pninsulaires et Cubains avait disparu.
Le commerce en gnral donnait autant ou plus de
rsultats que l'agriculture, et celui de dtail beau-
coup plus que la petite culture. Mais sous la funeste
influence de ce chef, les divisions politiques de parti
se transformrent en une profonde division de race
et de nation: la race crole et la race pninsulaire.
Aprs la cause conomique, tait venue la cause
politique. Le Cubain rpugnait devenir marchand
de comestibles parce que le pninsulaire l'tait et,






29 AVRIL 1897.


si d'aventure il le tentait, l'Espagnol le pourchassait
et le rduisait par des moyens insidieux et secrets
une telle extrmit, qu'il finissait par l'obliger aban-
donner le commerce ou par le ruiner. Cette affirma-
tion, je ne la fais pas la lgre. Je connais les faits
survenus et les moyens qu'on mettait en jeu, et j'en
pourrais, citer plus d'un et expliquer comment on les
employait; mais le temps me manque pour entrer
en ces dtails.
Le rsultat de cette division entire les deux lments
de la population, division provoque et stimule-,
par le gouvernement, fut que les pninsulaires .ne
venaient plus Cuba que dans le but exclusif d'y
amasser une fortune par tous les moyens en leur
pouvoir et de rentrer ensuite en Espagne. Nous
verrons bientt la consequence conomique de e c.i
situation.
Compltons maintenant grands traits, l'espace
nous manquant pour nous tendre, le tableau de la
spoliation de Cuba par l'Espagne.
Les exportations des products de l'ile, de 1826
i85o, se sont leves 48i,9io,oooduros. En valuant
la production total du pays au double de l'expor-
tation, valuation plutt large, puisqu'en des
annes postrieures, sur lesquelles nous avons des
renseignements moins incomplets, la proportion est
raremenit de un deux, -' et en estimant le bnfice
net 3o o/o, intrt qui peut tre considr comme
exagr en ce qui touche la production agricole,
nous trouverons que le total de cette dernire, de
1826 i850, a t de 963,820,060 duros, ,et 'le bn-
fice net de 289,146,000 duros. Mais, pendant les
annes cities, les entres du fisc se sont leves
116,80o,ooo duros, il est clair que cette some a t
arrache auix producteurs cubains; or elle reprsente
tout implement plus du 40 pour 100o de bnfice
net de leur industries. Cela parait xagr ? Eh bien,
d'aprs les calculs soigneusement faits par les
hommes les plus comptents de Cuba en la matire
et prsents au -gouvernement espagnol en un rap-
port sign par les envoys cubains et pninsulaires
la Junta d'iiformation sur les rformes, Cuba et
Porto Rico en 1866, le produit liquid de la richesse
agricole, foncire et urbaine de l'ile tait alors grev
en dehors des gabelles illgales et des fraudes
employes de 48 pour cent environ, c'est--dire de
trois fois plus que l'estimation du tribute maximum
que peuvent supporter les peuples les plus riches et
les plus prospres sans subir de graves catastrophes.
C'est pour cela que les envoys crivaient les lignes
suivantes entirement confirmes aujourd'hui :
Tandis que, grce des conditions aujourd'hui
transitoires, l'ile a russi maintenir un certain
quilibre entire les frais et la production agricole, elle
est arrive aussi conserver la production et mme
l'augmenter force de travail, en mettant profit
les progrs raliss dans les autres pays, dans la
culture de la canne sucre et surtout dans la fabri-
cation du sucre. Mais il ne faut pas calculer sur les
mmes bases pour l'avenir. Ces conditions, en effet,
ne peuvent que se modifier peu peu et, comme
d'autre part il faut craindre de voir augmenter la
concurrence, les rsultats des tarifs protectionnistes
deviendront tous les jours plus sensibles et, si l'on
ne soulage pas l'ile, si l'on ne ddnne pas son
agriculture les moyens de sputenir.cette concurrence
en transformant compltement la systme d'impts,
Cuba sera bientt impuissante supporter. des
charges qu'elle avait paru supporter jusqu'en ces
derniers temps sans trop de gne .
(A suivre.)









REVOLUTION CUBAINE
SERVICE SPECIAL
DE




Du ig. De nombreuses rencontres sans impor-
tance ont eu lieu dans diverse provinces.
Les pluies ont commenc jeudi dans l'ile.
Du 20. 25o malades s'embarqueront aujour-
d'hui La Havane pour la pninsule.
Plusieurs escarmouches ont eu lieu dans les
provinces.
M. Mac Kinley a communique au Snat la
correspondence change entire les Etats-Unis et
l'Espagne, relativement l'affaire des deux marines
amricains arrts Santiago de Cuba par les auto-
rits espagnoles. Il rsulte de cette correspondence
que le gouvernement espagnol refuse de payer l'in-
demnit qui lui est rclame par les deux marines,
sous prtexte que leur arrestation tait parfaitement
justifie.
-- M. Morgan a rappel de nouveau aujourd'hui


l'attention du Snat sur sa resolution relative Cuba
et en a demand l'approbation immediate. M. Hoar
s'y est oppos. Le people des Etats-Unis, a-t-il dit,
a dj fait connatre ses sympathies pour la Grce et
pour les chrtiens opprims en Armnie et en Crte,
alors qu'on respirait encore l'odeur de la boucherie
espagnole de Cuba. Il estimait, dans ces conditions,
que le mieux serait de renvoyer la semaine pro-
chaine le vote de la proposition Morgan. Le renvoi a
t ordonn.
Le president Mac Kinley, a nomm le. juge
William. Day envoy special Cuba. M. Day est
charge de tirer au clair l'affaire du Dr. Ruiz, qui
aurait t, on le sait, assassin dans sa prison par
les Espagnols. M. Day est galement charge d'tudier
la situation de Cuba.
Du 21. 700 ballots de tabacs, reprsentant une
parties de ceux rclams par les Yankees, ont t
expdis hier de La Havane.
Le Dpartement. de marine de Washington a
reu la nouvelle de l'arrive dans la baie de Saman
du fameux vapeur Bermuda, avec un chargement
de munitions de guerre qu'il va essayer de dbar-
quer Cuba.
La Commission du Snat de Washington a
rdig aujourd'hui son rapport sur l'amendement
de M. Morgan, tendant accorder au gouvernement
un credit de cinquante mille dollars pour la cons-
truction d'oeuvres de defense Pearl Harbourg. Le.
rapport est favorable.


* Du 22. M. Allen a prsent au Snat une rso-
lution dans laquelle il dclare que le Prsident des
Etats-Unis pourrait sans violer les principles amri-
cains, qui interdisent toute intervention dans les
affaires europennes, envoyer au people que l'ex-
pression de ses sympathies. M. Allen a qjout que
la guerre greco-turque tait la guerre de l'humanit
contre la barbarie et que les forces amricaines
devraient servir dfendre le christianisme grec et
la libert cubaine. Les atrocits commises par les
Espagnols galent celles des Turcs. La resolution
de M. Allen a t renvoye la Commission des
affaires trangres.
Du 23. D)es forces cubaines sous les ordres du
chef Alejandro Rodriguez, retranches sur le mont
Purgatorio, province de La Havane, ont pendant
plus de trois heures chang des coups de feu avec
une colonne espagnole.
Plusieurs escarmouches sans importance ont
eu lieu dans diverse provinces.
M. John Day vient d'tre nomm secrtaire
d'Etat adjoint. Il ne partira donc pas pour Cuba.
Du 24.- Les Cubains ont repouss les Espagnols
Melones, province de Santa Clara. Les Espagnols
ont perdu 14 hommes et i officer.
Un autre combat a eu lieu dans la mme pro-
vince de Santa Clara.'Les forces cubaines, comman-
des par le gnral Quintin Bandera, o.nt attaqu les
Espagnols, qui ont t forcs de battre en retraite,
aprs avoir subi des pertes importantes.


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On signale d'autres rencontres dans les autres
provinces.
M. Mora, clbre par sa reclamation contre
l'Espagne, est mort hier New-York.
M. Shermann, secrtaire du Dpartement d'Etat,
a t inform que le gouvernement espagnol avait
dcid de mettre en libert les citoyens amricains
Jos epero et Georges Washington Aguirre, dte-
nus dans les prisons de Cuba-
Le gnral Solano rentre en Espagne avec 552
soldats malades.
90 officers, i sergent et 104 soldats. partiront
pour Cuba sur le vapeurAlfonso XIII.


TIMBRES-POSTE CUBAINS

Nousportons la connaissance de nos lecteurs
que les timbres-poste de la Rpublique Cubaine
continent tre mis en vente l'Administration
du journal, 20, rue St-Vincent-de-Paul.
La collection se compose de quatre couleurs dif-
frentes : mais bres sont de 2,
ledessin,repr- 5, 10, 25 cen-
sent ci-contre, tavos. Nous
est le mme sommes en me-
pour tous les sure d'affirmer
timbres. qu'ils circulent
Les dits tim- librement en
France. Ces timbres sont la disposition de
toutes les -personnes qui en front la demand
contre remboursement. Le prix de la collection,
affranchissement compris, est de deux francs
cinquante centimes.

Nota. On n'accepte pas en paiement d'autres
timbres-poste que les timbres franais.

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Dentiste Amricain
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23, Avenue de Wagram-'


Oui, je suis guri, je ne tousserail
plus jamais, et je tiens par recon-
naissance a faire connatre mon
secret. C'est grce aux Pastilles
du D' CABANES que ma toux a
disparu. C'est grce aux Pastilles
du D' CABANES que vous n'aurez
plus ni Rhumes, ni Grippes, ni
Catarrhes, ni Bronchites.
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