Title: Republique cubaine
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Title: Republique cubaine
Series Title: Republique cubaine
Physical Description: Serial
Language: French
Publication Date: January 7, 1897
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Bibliographic ID: UF00081139
Volume ID: VID00053
Source Institution: University of Florida
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Patrie et Libert


RDACTION & ADMINISTRATION PRIX DE L'ABONNEMENT (EN FRANCE)
e AnnePARIS 7 Janvier N 5Un anne, payable d'avance... 20 fr. 22 fr.
20, Rue Saint-vincent-de-Paul e Ann e PARIS 7 Janvier 1897 No 5i is:::- set 01'
ADRESSE TLGRAPHIQUE: I97.A.I [OCA Un trisemestre, id. id ...1 6 fr. 6.50
Un trimestre, id., md. 6 fr: 6.50
ADRESSE TLGRAPHIQUE: H.. L".r A L'TRANGER
A L'TRANGER
TELLPgTONrS PAIAIT TOU TS LES JEUDIS Une anne, payable d'avance ............. 25 fr.
"--- p Un semestre, id. id.............. 13 fr.
Les manuscripts ne sont pas rendus tUN NUMUiRO....... fr. 25


SALUTS

En commenant la nouvelle anne, nous pr-
sentons nos meilleures salutations tous nos
lecteurs, et nous leur souhaitons ce que nous
croyons leur tre le plus agrable, c'est--dire
le triomphe de la cause de notre indpendance.
Nous adressons galement a toute la Presse
nos salutations fraternelles.

--------**
FOURBERIE CONNUE


es maux de l'administration
espagnole sont bien anciens
pour qu'on puisse esprer -
mme en songe qu'avec le'
nouvel an la nation de Don
Quichotte, de Cnovas et de
Weyler, verra son sort lgre-
BB ment amlior et ses infirmits
aussi chroniques que pernicieuses disparues. Le
soleil de l'an nouveau a clair souvent et clairera,
encore la nation sur laquelle, une poque trs
loigne, l'astre du jour ne se couchait jamais et au
lieu de progresser l'Espagne n'a fait que s'appauvrir
et descendre d'un degr de plus dans la dcadence
et la corruption.
Il n'y a donc rien d'tonnant ce que, -avec le i"
janvier, l'Espagne persiste dans ses fourberies et
donne de nouvelles preuves de mauvaise foi, comme
elle en donnait' la fin de 1896.
Les fausses nouvelles stupides qui ont t rpan-
dues ces jours derniers la Bourse de Paris et que
nius allons citer en sont la preuve :
On a dit :
Que le gnral Miimo G6mez tait rsolu se
rendre aux Espagnols;
Que les Cubains acceptent l'autonomic garantie
par les Etats-Unis ;
Que l'assassin Weyler a pacific Pinar del Rio;
Que les troupes espagnoles .remportent deux vic-
toires par jour ;
Que les cubains se rendent par douzaine, etc.
C'est par ces inventions que le gouvernement
espagnol espre tromper l'opinion publique et faire
monter la rente Extrieure. Il lui imported peu que
les gens qu'il a tromps apprennent le lendemain
qu'ils ont t victims des fourberies les plus extra-
vagantes, car l'Espagne a depuis longtemps perdu
cette unique chose qui fut sauve la bataille de
Pavie.
Nous ne perdrons pas notre temps montrer la
fausset des nouvelles que les journaux salaries pu-
blient et qie curtains centres financiers propagent
en vue d'influer sur la Bourse. L'vnement ne se
lasse pas de faire triompher la vrit. Il arrive seule-
ment parfois trop tard au gr des nafs, des ambi-
tieux ou des sots, qui percent misrablement leur
argent dans cette adventure.
Il nous suffit de savoir que la cause de Cuba est
trop haute pour que son succs puisse tre comnpro-


mis par 'des machinations si basses et si' mes-
quines.
Ainsi que nous ledisions au dbut, les infirmits
de l'Espagne sont incurables. Nous ajouterons qu'elles
ne portent prejudice qu' elle.

-------* t-~-------

SAUVAGERIE ESPAGNOLE

Nous lisons dans L'Echo du Mexique du i" D-
cembre, journal favorable l'Espagne,, l'atrocit
suihante :
Le colonel Struch s'est vant publiquement,
La Havane, d'avoir permis que ses soldats asssas-
sinent 3oo vieillards, femmes et enfants, Pinar del
Rio.
Et voil le people qui prtend donner des leons
de civilisation au monde I


REMERCIEMENTS


Nous remercions les journaux de la France et de
l'tranger, particulirement : L'Intransigeant, Le
National; La Fraternit, Le Jour, La Politique Co-


loniale (Paris); Le Petit Provenal, Le Phare de la
Loire (Marseille); Le Radical Algrien (Alger); Le
Midi Rpublicain (Toulouse); La Dpche (Lille);
Le Petit Troyen (Troyes); Les Pi-rnes (Tarbes);
L'Italia del Popolo,. Il Secolo' (Milan); Il Futuro
Sociale (Rome); La Rforme (Bruxelles), etc., etc.,
qui ont reproduit, notamment l'occasion de l'assas-
sinat du gnral Maceo, les renseignements donns
par La Rpublique Cubaine en citant le titre de
notre journal.
Notre but tant d'clairer l'opinion publique sur
les affaires de Cuba, nous sommes en mme temps
heureux de constater par ce rsultat que notre jour-
nal est chaque jour plus connu et plus utile la
cause que nous dfendons.


*


AU MACHETE!


Une charge du gnral Maceo
L'ori'inal de la gravure que nous offrons aujour-
d'hui nos lecteurs est d un artiste habile, qui a
excut son travail sur le champ de bataille mme et
saisi son sujet sur le fait.
Le gnral Maceo est reprsent avec une fidlit
admirable et tel qu'on peut se l'imaginer, en une de
ces nombreuses et brillantes charges au machete qui
lui ont valu une si glorieuse renomme.
Un autre dtail noter, que le graveur fait ressor-
tir : Pour le gnral Maceo, ordonner' une charge et
se mettre la tte de sa cavalerie, tait mme chose.
S'il et agi autrement, il n'et pas cru remplir scn
devoir. C'est l une.qualit trs frquente chez nos
chefs. Elle explique pourquoi il en meurt en aussi
grand nombre, relativement aux chefs espagnols.
Pendant la dernire guerre, nombreux furent ceux
qui succombrent pour n'avoir pas su rsister ce
dsir, entire autres Angel Castillo y Reeve. Ignacio


Agramonte, comme le gnral Antonio Maceo, ne
comprenait pas qu'une charge pt tre donne sans
qu'il se plat en tte pour donner l'exemple ses
soldats. Le gnral Mximo Gmez s'est fait signaler
pour le mme fait.
Nos lecteurs n'auront pas oubli que, dans l'ac-
Stion de la Loma del Gato, en juillet dernier, le gn-
ral Jos Maceo mourut pour s'tre mis la tte de
la cavalerie. Son frre, assassin Punta-Brava,
avait reu la plupart de ses blessures au moment o
il chargeait la tte de ses troupes, ne se proccu-
pant que de vaincre avec son machete, pour dlivrer
Cuba du joug odieux de l'Espagne.


*


t


1A LA TROCHA FRANCHISE

PAR LE GNRAL GOMEZ

VOLS DU GOUVERNEMENT ESPAGNOL A CUBA

CUBA LIBRE A PARIS

DBARQUEMENT DU DAUNTLESS

Nous apprenons, par un tlgramme de La Ha-
vane, que le gnral M. Gmez, poursuivant son
plan de champagne, vient de franchir la Trocha
de Jcaro Morn et march vers les provinces
de La lavane et de Pinar del Rio en combinant
Sses movements avec les chefs Jos Maria Aguirre,
Lacret, Rfus Rivera et Ducassi.
Le gnral Weyler a envoy des renforts trs
important pour s'opposer la march du gn-
ral cubain; mais celui-ci, par des movements
habilement combines, est parvenu- tromper les
forces espagnoles de la province de Santa-Clara
qui n'ont pu l'empcher de s'avancer vers l'Ouest.

Il rgne Madrid une grande effervescence
la suite de la dnonciation faite par plusieurs
grands journaux au sujet de vols trs important
commis par les autorits espagnoles Cuba, no-
tamment dans les services de l'intendance et des
approvisionnements de l'arme. Six journaux
ont t saisis pour tre poursuivis simultanment
devant les jurisdictions civils et militaires; un
journalist a t arrt et sera personnellement
poursuivi.

.A la suite du meetingdu Tivoli-Waux-Hall,une
manifestation de plus de cinq cents personnel,
grossie bientt d'une foule nombreuse, est alle
devant l'ambassade d'Espagne, criant : Vive
Cuba Libre! Vive Maceo et aussi : A bas Ca-
novas! A bas Weyler! A bas les tortionnaires!

Un tlgramme de La lavane announce que
vapeur Daunlless a russi dbarquer des armes
et des munitions;

--------^--------

DE HENRI ROCHEFORT

Le correspondent parisien du New-York World a
demand un certain nombre de correspondents du
monde politique, littraire et artistique, des auto-
graphes ayant trait la fin de l'anne 1896 et au d-
but de 1897.
Parmi ces autographs, nous reproduisons avec un
vif plaisir celui de l'illustre rdacteur en cnef de
L'Intransigeant comme tant l'expression de notre
souhait le plus ardent :
Le premier voeu que je forme pour l'anne 1897,
c'est de voir l'tablissement de la Rpublique Cu-
baine.
lenri Rochefort.

*


Au machete! Une charge du gnral Maceo


C~L~C\~;\






7 JANVIER 1897.


FAUSSE LGENDE



L'incomparable foudre de guerre, le grotesque-
ment horrible Weyler se repose, sa couronne de
lauriers frachement arrose du sang de Maceo...
La guerre devait tre. acheve-.pour la Nol, ou
tout au moins, la province de Pinar del Rio allait
tre compltement pacifie, or, les troupes cubaines
demeurent matresses, incontestes de la campagne-
d'occident come de.tous les territoires .ruraux de
toute I'ile; quant la guerre, elle aura peut-tre: une
conclusion prochaine, mais il reste savoir son
genre de terminaison.
On donne en Espagne la fte de Nol le nom de
Pques, Pques de la Nativit, Pascuas de navidad;
mais ces Pques sont passes : la'noche buena se
vino, la noche buena se fu! Nous avions mal
compris, sans nul doute; il s'agit de l'autre fte de
Pques... ou.de celle,de la Trinit, .. moins encore
qu'il ne soit question de la Nol, mais d'une anne
indtermine...
Cependant les troupes espagnoles subissent chaque
jour de sanglantes dfaites se terminant, gnrale-
ment, par de honteuses dbandades, que .le sinistre
farceur Canovas transform et arrange, dans ses tl-
grammes, suivant les besoins du moment.
Cet homme est grand, en vrit, grand dans l'or-
dure inoue de tous les'forfaits-.politiques,.grand par
son aplomb incomparable, ,comme'par son incom-
tmensurable nullit. Il fut un temps [o l'on.put
croire 'qu'il y avait. quelque chose en lui, comme
l'amour erron d'un faux principle; or lest dmontr
dsormais que le-seul,principe pour lui est.de n'en
pas-avoir, et son nom est jamais clou au pilori
de' lHistoire. Sa renomme s't't j.:ablument trans-
forme,.et de-chef d'Etat, le oI ;'nc rinontestatiilem- i t
chef de- bande, d'une bande de voleurs, de fau.\-
monnayeurs et d'assassins. Car il .n'y a plus de
doute: Si Weyler s'agite Cuba, .c'est bien le bras'
du Monstre qui le mne, du monstre chef rel de
toute-la crapule. Ibrienne et le pre incontestable
de tous ses crimes.
Ce bandit inconscient a moralement et matriel-
lement ruin sa patrie: aprs avoir dilapid ses
finances, il a dcim la. jeune gnration actuelle,
que, du cceur le plus lger, il envoie la mort cer-
taine, soit ..Cuba, soit aux Philippines.;, il a sous-
trait de l'Espagne les milliers et les milliers de bras
de ceux qui se sont enfuis perdus vers: des .terres
plus hospitalires; voil que le Trsor est encore
devenu vide, vide de tous ses millions jets aux
quatre vents du dsordre et de l'incurie; il: aura
perdu enfin ce qu'il voulait sauver,'-car c'est bieni
lui qui a perdu les colonies !
Si c'tait l tout, on pourrait encore croire que
quelque chose de l'Espagnol faussement !gendaire:
subsiste en lui, que s'il a perdu les colonies, dila-
pid l'argent de son pays-et fait couler des flots de
sang sans reculer devant l'emploi:du fer ou du poi-
son de l'assassinat, c'est par pur patriotism, un
patriotism outr servi par up. enttement sans
bornes! Il y a peut-tre du vrai dans cette lgin de
qui nous montre l'Espagnol brutal, sauvagement
farouche, mais brave et avec un particulier mpris
de la mort ? Le Torero n'est qu'un example : il est
comme le taureau lui-mme don't les cornes se
dressent toujours menaantes, comme est prt
briller l'clair de la navaja L'Espagnol n'admet pas
la possibility de l'injure et par lui l'insulte la plus
lgre est immdiatement lave dans le sang, quite
s2 tuer lui-mme et aussitt, sur le' cadavre de son
ennemi... Voil la lgende Voil Canovas luttant
jusqu'au bout, quite sombrer lui-mme avec tout
le reste dans le dsastre final !
Eh bien! non! cent fois non! La lgende est
Sfausse: Cnovas et la clique gouvernementale ne
' luttent point pour, l'honneur Dpouills de toute
honte, ils ne font la guerre que pour conserver tous
leurs privileges et, dans ce triste pays, c'est bien
l'honneur qui a t perdu avant toute autre chose.
Frocement barbares en presence d'enfants, de
femmes, de vieillards, de blesss ou de prisonniers,
ils courbent l'chine sous l'injure du plus fort, et
supportent sans murmurer les outrages les plus r-
voltants. En plein Snat des Etats-Unis, on a fait le
procs de l'Espagne a'ec une chaleureuse vh-
mence; les orateurs ont succd aux orateurs et
l'loquence la plus rude n'a employ que les quali-
ficatifs les plus justes et les plus blessants... or, le
lion espagnol n'a pas bondi, il n'a point rugi mme ;
le President Cleveland, dans son message, a laiss
comprendre tout l'univers qu'un terme devait tre
mis promptcment aux iniquits de Cuba, et aprs
ce soufflet formidable, Canovas et sa bande se sont
borns simplement se demander si cette sanglante
njure pouvait ou non prsenter un Casus belli.!
Voil le point d'interrogation qui dtruit jamais
la fausse lgende espagnole: la navaja luit facjle-
Inent, cela est vrai, mais pour assassiner dans'
l'ombre et par derriere, jamais devant une autre na-
vaja, face face et en plein jour !
Espagnols, courez vos cirques Vous en avez
grand besoin: le. taureau vous montrera qu'un
cheval avec une pique, qu'un home avec une pe,
qu'une simple cape ou que tout autre obstacle cons-
titue un Casus belli, et pendant qu'aux Etats-Lnis


o brle vos reprsentants en effigie et qu'on traihe
vos tendards dans la crotte, aprs ce dernier coup
de botte aux reins, croyez que- tout a un term en
ce monde et que l'heure de la-justice a sonn!


FRANCISCO GOMEZ I Y TORO


Tous les dtails romanesques de l'assassinat du
gnral Maceo relatifs au jeune et vaillant patriot,
fils de.notre gnral en chef, doivent tre condamns
aummpris. Ceq.u'il ya.de certain Jpour le moment,
c'est que ce jeune homme a t une des victims de
cette horrible trahison. Nous laisserons donc les
naifs et les imbciles.ajouter foi aux contest stupides
du traitre Zertucha et nous nous bornerons ho-
norer.la mmoire de ce nouveau martyr de la libert
de notre patrie.


Francisco Gmez v Toro tait'n dans l'ile de
Cuba. Il alla rsider Saint-Domingo quand ses
parents s'y rfugirent en i878. Ardemment dsireux,
comme tous Cubains, de voir sa patrie libre, et lev
dans les principles, rpublicains que son pre, notre
*invincible gnral, defend aujourd'hui come il les
dfendait hier, l'pe la main, quand clata la
Revolution de Baire, Francisco Gmez, estima qu'il
tait de son devoir d'aller occuper un poste auprs
de l'auteur de ses jours.
Mais, empch par sa sant prcaire, il dut atten-
dre d'tre un peu rtabli pour supporter avec quel-
que resistance les rudes fatigues de la guerre. Ds
qu'il se sentit mieux, malgr les recommendations
des mdecins qui lui faisaient remarquer que la vie
agite qu'on mne forcment en champagne ne pour'-
rait qu'aggraver promptement ses maux, il se lana
dans l'expdition du gnral Ris Rivera, qui dbar-
qua heureusement en septembre de l'anne dernire
sr les ctes de Pinar del Rio.
En attendant de rejoindre son pre, le gnral M-
ximo G6mez, il servait.en'qualit d'adjudant du
gnral Maceo, et c'est dans ce post qu'il trouva la
mort grce la trahison et l'infamie.
Qu'il repose en paix, le brav et noble jeune hom-
me, et que ses parents dsols reoivent l'expression
de nos condolances, unies celles de tous les
Cubains.



--------*ba -------

PTITION JUST


A New-York, les membres du Conseil municipal
viennent d'adresser la petition suivante au Congrs :
Nous, soussigns, citoyens des Etats-Unis,
prions respectueusement votre honorable Assem-
ble d'user de son- influence pour mettre fin aux
actes de barbarie et d'inhumanit commis en ce mo-
nent contre le people de Cuba par la monarchie
espagnole.
Le monde civilis est stupfait des atrocits coin-
mises dans ce pays, sous prtexte de faire respecter
la loi. Plusieurs des victims tant de nos compa-
triotes, il v a lieu d'intervenir, et, en consequence,
nous prions respectueusement le Congrs des Etats-
Unis d'observer qu'il se fait une vritable guerre
Cuba, que les Cubains pourront conqurir leur
libert politique et qu'ils ont les sympathies et les
meilleurs souhaits du people amricain.


*


UN FAIT CURIEUX

Nons lisons dans Le National :
Un fait curieux:
Plus les Espagnols se ruinent Cubae, plus'la
guerre se prolonge, plus les Etats-Unis menacent
d'intervenir, plus l Bourse franaise soutient la
Rente espagnole.
Rien de plus factice, nous le reconnaissons :te
public n'est .pas si gogo. Mais n'est-il pas trange
qu'au lendemain de l'affaire deLangson pour ne
pas remonter plus haut.- les fonds d'Etat franais-
aient.baiss de plus de deux francs sur la nouvelle
d'vnements fcie'ix,'mais qui ne pouvaient cepen-
dant*affecter ni l'avenir ni surtout le credit de la
France, autrement solid que celui de l'Espagne?
Que serait-ce donc, en cas de graves complica-
tions ? A' quelles manuvres n'assisterions-nous
pas, danscertains, milieux financiers, tentes pour
jeter en France la panique ?
Nous reviendrons sur cette question. Qu'il nous
suffise aujourd'hui de constater que, chez nous, tout
le haut personnel oprant la Bourse et y exerant
une influence est tranger et nettement hostile la
-France.
Nous ajouterons que ce personnel financier, don't
parle notre' confrre, en soutenant par tous les
moyens les.cours de l'Extrieure, veut absolument
profiter du nouveau Panama qui se prpare pour les
Franais assez imp.rudents de convertir leurs cono-
mies en rente espagnole.

-,--- ^ , ---------- *


LE GENRAL MACEO


UN DEMENTI
Dans le numro de' l'Heraldo de Madrid.portant
la date .du a8 ,.ii.cbre, un. individu .qui signede
T. G. (Texifonte Gallego). et, qui se pose comme
trs au courant des faits de la guerre de Cuba, dit
qu'aprs la protestation de Baragu, Maceo solli-
cita et obtint l'autorisation de quitter le terri-
.toire .
Cela est compltement faux. Celui qui l'a crit le
sait aussi bien que nous et les passages suivants
d'une lettre crite par le hros assassin donnent
la dite affirmation un clatant dmenti :
Je ne cdai ni au pacte, ni la situation angois-
sante de cette poque fatale. Je parties pour
l'tranger et, ,je n'ai -pas honte de le confesser,
tromp par mes amis et par mes compagnons
les plus chers, lesquels, suivant une lettre du
docteur Flix Figueredo au gnral Mximo
G6mez que je conduisis sans le savoir -la
Jamaque, prfrent me' faire' sortir du pays
que de me voir prir sur la terr'e cubaine .
Comme on le voit, l'infortun plumitif que nous
avons cit-n'a t guid que par le dsir d'amoin-
drir Maceo. Mai'. qu'il ne l'ignore pas: bien qu'il
ait affaire ..n E p.ri,.: a' ec une troupe de balourds,
de brui't de m*.:ri'.: ,:r dL I :..:.:.- s prts ajouter.
foi : ncr: on -ri. . troi u crsa i.u. ur; s qui.l u'. un
pour i. reb i- r d',i hn. r- rince 1iqu-: l''- qu'il altt r.- r
la vrit.

A GAYO HUESO
Ainsi qu'o,n devait le prvoir, la patriote colonie
cubaine de Cayo-Hueso a complterrient rpondu au
sentiment qu'a' veill partout l'assassinat du gn-
ral MaceQ, ainsi: que cela rsulte des nouvelles pu-
blies par notre confrre El Yara :
Ds que coururent les premires rumeurs, les Cu-
bains se runirent en un grand meeting qui vota les
resolutions suivantes:
L'migration cubaine de Cayo Hueso runie San
Carlos, dans la nuit du 12 dcembre 1896:
Considrant: Que le gouvernement espagnol, per-
fide, fourbe et cynique, partant d'un point de vue
qui peut tre faux puisqu'il n'a d'autres garanties
que son information dsaccrdite par ses continues
mensonges en tout et particulirement en ce qui
touche la Rvolution triomphante de Cuba;
Considrant: Que mime si la triste nouvelle tait
certain elle n peut en aucune manire affected fon-
damentalement la vie de la Rvolution, parce que
celle-ci se trouve bien au-dessus de l'illustre-Can-
dillo et de tous ceux qui ont dj disparu, comme
de ceux qui sont tombs, entire autres le divin Marti
qu'on ne remplacera pas;
Considrant: Que le people de. Cuba, accoutum
au malheur, retrempe son me dans la tombe de ses
hros et s'il les pleure, les venge en se plaant la
hauteur du dsastre ;
Il est dcid que, la nouvelle de la mort du Ma-
jor Lieutenant Gnral.de l'Arme Libratrice, Anto-
nio Maceo, vraie ou fausse, nous sommes rsolus
briser la domination espagnole, quels que puissent
tre les sacrifices en hommes et en argent rclams
par la Patrie. Nous affirmons de nouveau solennel-
lement en cette nuit o, de toutes :aons la protesta-
tion s'impose, notre adhsion la plus fidle au Parti
rvolutionnaire Cubain et notre confiance la plus
absolue dans le gouvernement de la Rpublique et
dans les chefs des forces libratrices. Nous avons
enfin l'assurance qu'il n'est pas un Cubain qui ne
fasse veu d'attachement cette resolution et qui ne
soit dcid mourir pour Cuba non l'heure o on


l'appellera, mais quand il saura qu'on a besoin de


I:


A...Borges. E. Paula.

A. TAMPA

L'attitude de l'migration Tampa n'est pas
moins digne d'loges,.ainsi que cla.rsulte des rcits
faits par Cuba, notre batailleur-confrre dans cette
ville.
Voici d'abord une des resolutions prises par le
Club Federicb de la Torre:
Considrer comme tratre la Patrie tout mde-
cin qui, se trouvant au service de. la Rvolution, se
prsente aux Espagnols, comme indigne de la toge
qu'il porte et, ptir suite, suspendre avec lui toute
relation professionnelle ou personnelle. Par le fait
de sa prsentation,.le Docteur Mximo Zertucha est.
dans le cas prvu par laprsente resolution.
Communiquer cette resolution tous les clubs
professionnels, aux socits et corporations mdica-
les afin d'obtenir leur adhsion. Ds .que les preuves
de la participation du Dr. Mximo Zertucha cet
assassinat'seront connues, publier et rpandre
profusion un manifeste contenant le .rcit dtaill
des faits et l'expos de la conduite du traitre afin de
le vouer- l'excration de tous les honntes gens.
Ou.vrir:uine s':'.0u 'rpu.:., ..::r ..rd ar.-: d.iran:, liqu, l.:
vienara se f:.iidr- ._elle qui 3' .at ;lc d,.dl. ;d dans la
':a. r.'' f prc de'i' .n vue',nde' .e.'-ndLr Iu,,l ,i ;;i.
p" is'. psr i .-iri'raT ..n ,de ',.-i :. Hi, : ..;,. -C.tii. ._' -
..ripion prendral le i nm de .::.-i, .... .:: Maceo
f I pr,:,,uir n -.r.i er,'.,. i .i -l i r.. .ari-, pour l'a-
(.nIu e j,. n'i..rrdi drj- iuereor dr:liin: permettre aux
patriots .1. ... c..r- li m.. rnrt u hcros de :cent com-
bats que Fi'..nc . p :.u' iit : vaincre que par l'in-
famie,et la.trah son.:
Quelques heures aprs la publication de ces rso-
lutions, la souscription Maceo fut ouverte. Y prirent
part: MM. Eugenio Varela et Grande pour ioopesos
chacun'; M. Thomas Mederos pour 200 pesos
MM. Miguel'Barbarrosa et Zndegui, en sus de leur
offrande, donnrent chacun un' lot de terrain afin
d'en affected le. product la souscription; M. Font,
,tranger et partisan fervent de notre cause, indpen-
damment de sa souscription, donna cinq grands
portraits du gnral Maceo, pourqu'on les mette en
loterie. Le premier jour on avait recueili la. some
de 96 dollars.
Vingt quatre heures plus tard, le Corps de Conseil
de Tampa, dans un manifeste Au Peuple Cubain,
publiait entire autres resolutions, la suivante :
Qu'on sollicite de tous les Cubains qui se trouvent
dans cette ville un don extraordinaire d'argent, afin
de l'envoyer immdiatement par la voie lgale au
Dlgu du Parti Rvolutionnaire Cubain, M. C. To-
mas Estrada Palma. Cet argent devra servir l'achat
de poudre et de balles, l'offrande la plus significa-
tive que puissent faire les migrs dc Tampa et qui
permettra le mieux de tirer vengeance de l'horrible
hcatombe d'une pliade d'ardents patriots, hon--,
neur de Cuba et gloire de l'humanit.


A JACKSONVILLE ET A MEXICO

Nos dlgus dans ces deux villes ont adress les
.tlgrammes suivants M. Poyo, dlgu de Cayo
Hueso.
Jacksonville, 13 dcembre 1896. Poyo.
Mort par trahison Maceo a enflamm esprit cette
colonie qui redouble efforts cause indpendance.
Souscription extraordinaire commence.
Huau.
Mexico, 13 dcembre 1896. Poyo, Caldern,
Carrasco. Cubains Mexico adhsion absolue ma-
nifestation Kev West. Communiquez Estrada
Palma. Domingue; Cowan.

INTERVIEW DE ZERTUICHA

Le correspondent du New York Herald, La
Havane envoie son journal les nouvelles sui-
vantes :
Je viens d'avoir une entrevue avec le docteur
Zertucha, l'homme le plus extraordinaire du monde
quand il s'agit de rpondre d'une faon vague et
vasive aux questions les plus catgoriques.
Il a commence par me dire qu'il ne savait rien
des accusations terrible portes contre lui, ce qui
est impossible, Zertucha tant rest un jour entier
La Havane.
Est-il vrai que vous ayez t toujours connu
sous le nom de Zertucha le lMaurais, taniis qu'on
appelait toujours votre frre Zertucha le Bon? lui
demandai-je.
C'est possible, me rpondit-il .avec impa-


--


lui.
Que cette resolution, que nous jurons d'obser-
ver en homes d'honneur, soitpublie darns:tous.,Les
journaux cubains et qu'il soit donn copie des pi -
sentes au Dlgu de la Rpublique l'tranger et
aux antres centres- d"rnigration.
Comme consequence de cette entente patriotique,
les ouvriers de la fabrique des tabacs de Gart oont
consacr le product intgral d'une journe entire de
'travait. augmenter les resources de lIa Patrie ainsi
que I'ii.lique iLe itl _riirnm.. -uva.nt:
Key' West, I3 dcembre. Estrada Palma.-
56, New St. New-York.
Ouvriers atefiers Gato travaillent aujourd'hui pour
Revolution Cubaine. Etrennes, munitions. Vive Gou-
vernement, Arme Cuba.


1~7i ~eCvS~cjizi~ri~






7 JANVIER 1'897.


.tience, iais on peut 'dire-bien des.choses sans les
prouver.
QLie fites-vous aprs avoir laiss 'le cadavre de
Maceo ?
Je sautai sur.un cheval et je rejoignis le.colo-
-nel Pedro' Diaz, qui commandait une partiese .des
forces rebelles.
Pourquoi fites-vous cela-?
Pour lui annioncer que Maceoi et G6mez:taient.
:morts. Le colonel envoya .alors vingt-cinq homimes
pour recueillir les cadavres aprs que je lui eus indi-
qu .le lieu o Maceo.avait succomb.
Pourquoi vous tes-vous prsent aux troupes
espagnoles ?
J'e ne puis vous le dire. Ma situation est trs
delicate.
Je lui demandai s'il tait vrai qu'on lui avait remis
5o,ooo. pesos come 'prime ; il me rpliqua, .mais.
san's s'indigner, .que. c'tait. l uneinsulte.
Son rcit de la mort de Maceoest celui que je"vous
:ai tlgraphi dimainche dernier sauf cette dclara-
.tion important:
A'prs la nmortde'Maceo, le:filsde:Gmrez resta
. cheval, le bras bris par une balle. Au moment., o
-nous allions, lui et .moi,:charger sur- un cheval le
cadavre de Maceo, une nouvelle dcharge brisa
l'autre bras.du fils d:e G6mez.
Le docteur Zertucha prit la fuite, mais G6mez
demeura prs-du cadavre.
:II ne faulj p.i- .:,u ,iie r .qu'on .a trouv une lettre .de
Fnancisco *Gmez,. citee d'une .criture 'ferme et
claire. Comment cette lettre a-t-elle' t crite par'u-n
home qui avait lese.deuxubras, coups. ?
Le.docteur .Zertucha dit -qu'il possde un .passe-
port et qu'il partina pour l'E-pagne par -fe:premier
vapeur franais..Il .dbarquera. 'Saint-Nazaine.
Ailleurs, d'aprs ce que j'ai entendu dire, .on
doute que le.docteur Zertucha.,ose quitter l'ile .


. 1 t.


'Nous lisons dan's l'ieraldo de Il.,rril :
Nos gouvernants voudraient bien destituer
.le gnral en chef de l'arme de Cuba; mais d'un
ct ils estimeit que son chec n'est pas encore
-assez vident...
Un peu d.e patience, avant.peu,il le sera.
...et d'autr' part,ils :iml:,uponi iii quee esuc-
cesseur du gnral Weyler devra employer beau-
coup de'temips organiser la aguerre qui :n'est
pas :encore orgavnis.e.
Il serait temps d'y soiger au bout de deux
-ans.
Et l'chec de 'Weyler ie leur parat pas encore
assez vident Les gouvernants espagnols atten-
dent sans doute que Mximo G6mez se soit ins-
tall dans le palais du gouverneur gnral.


Lae.mme jouVnali&ontine :
( Le gouvernemerit craignant qu'au mois de
mars l'esprit national ne soit fatigu, puisqu'
cette poque les resources fournies par l'par-
gne national seront puises, craignant pour
cela que nos nergies ne soient considrablement
affaiblies non seulement vis--vis des Etats-Unis,
mais encore vis--vis de la fatality qui rend
striles Cuba tous les efforts de l'Espa-
gne...
De tels aveux se passent de commentaires.


Le gouvernement espagnol veut.se prparer
contre de semblables dangers, en 'cherchant ou
en aceptant ds aujourd'hui tous les moyens
d'obtenir une apparence de pacification.
Pour sortir de sa poche ses ridicules rformes,
Cnovas n'attendait, disait-il, qu'une pacifica-
tion; maintenant il se content d'une apparence
de pacification.
Aprs tout, pour une apparence de r-
formes...


Voil donc la vrit sur la pacification de Pi-
nar del Rio, don't se vante Weyler; mais voici
venir la lgendaire loyaut castillane tant chan-
te par la press franaise :
( Si nos gouvernants pouvaient distraire les
Etats-Unis sans s'engager srieusement dans une
ngociation avec eux, ils prfreraient ce che-
min tout autre.
Fi! Messieurs les hidalgos, que c'est vilain!...
Mais combien peu cela nous surprenld!


Il est vrai que nous autres, nous avons pay
pour vous connatre, et au lieu de vous juger
d'aprs Corneille, nous vous jugeons d'aprs
votre histoire, d'aprs vos crimes ou la frocit
le dispute i la perfidie.
Tartufes et assassins, voil ce que vous avez
toujours t. Chantez, chantez, les vertus .castil-
lanes, Libert qui soutiens le plus. infme despo-
tisme, Gaulois qui n'as rien de: galois, Fiyqrin,
D)(bats! Oui, chantez; le chien aboie, lIa eara-
vane passe.
k
Mais vitons la nause, parlons-d'aatrc chose.
11 pleut des victoires pour Weyler en ce moment-
ci, et, chose curieuse, c'est dans la province de
Pinar del lifo, qu'il prtend avoir pacifie, que
l'on se bat le plus. Cnovas voulait de la pacifi-
cation, Weyler lui en done; il est complaisant,
le Weyler, et puis cela lui cote si peu... qu'il en
reviendra les poches pleines.


Je recommande particulirement la lecture du
Heraldo, de Madrid, portant la date du 1er jan-
vier 1897. Tandis qu'un de ses correspondants
tlgraphie victoires sur victoires (dpches re-
produites par nos reptiles), un autre correspon-
dant lui tlgraphie le mme jour : Les sv-
riIs de la censure nous obligent adresser nos
dpches par la voie de Key-West, profitant du
bateau d'aujourd'hui.
. .......... ........... . ...... ............. ....
Jusqu' present, 1iras Rivera, successeur de
Maceo, loin dese:s umnettre, ne songe qu'a r-
sister... G'Cstt n Lbonime habile dl.ni ce genre de
guerre.; ,il a imodifi I'oirgarni-tion et la manire
de comb~st-e'es ore s 'iqu'il a prises sous son
commandement... Il a soutenu un rude combat l
Puerta Muralla, d'abord contre les forces de Se-
gura, puis contre celles du ginii-rr.il Obregoin; on
n'a pas encore permits de tdlegraphier cette
nouvelle.

* lMes impressions sont bien ami(res.
Autrement dit, la dbcle ne saurait se fair
attend-re bien'longFemps.



LE MACHETE DU GNRAL MACEO


Autant titre de souvenir historique que come
complement de notre gravure de premiere. page,
nous publions le dernier machete don't s'est servi,'si
nous en croyons:un journal des'Etais-Unis, le gn-
ral Maceo.


























Comme on le voit, l'arme est on ne peut plus
simple, mais, en mme temps, elle prsente toute la
solidit que son maniement exige.
Nous prparons un travail trs document sur
cette arme de guerre puissante et essentiellement
cubaine. Bornons-nous, pour aujourd'hui, repro-
duire celle don't s'est servi un des hommes qui l'ont
brandie avec le plus d'honneur pour l'indpendance
de Cuba.




REVOLUTION CUBAINE
SERVICE SPECIAL
DE





Du 30o.- Un tlgramme de New-York dit que
le gouvernement poursuivra le capitaine et l'quipage
du Three Friends pour avoir tir coups de canon
sur un navire d'une puissance amie.
Le vapeur Dauntless a demand ses papers
Jacksonville pour se rendre Nuevitas. Il lui a t
permis de charger des munitions de guerre. M. Car-
lisle, secrtaire de la Trsorerie de Washington,
consult ce sujet, a rpondu immdiatement que
le Dauntless Fouvait partir si ses officers et ses pro-


pritaires se conformaient la loi, aprs avoir jur
d'observer les formalits de douane. Un incident de
mme nature s'est produit galement avec le vapeur
Commodore, qui a demand ses papers pour Cien-
fuegos avec un chargement d'armes et de munitions.
On croit que cette attitude du dpartement de la
Trsorerie indique un changement radical dans la
politique du gouvernement fdral, en ce qui con-
cerne les navires suspects de servir les rvolu-
tionnaires cubains. Comme effet. immdiat- de cette
nouvelle politique, on s'attend voir partir des ports
amricains plusieurs e'pcdii.:.nn avec. un. matriel
de guerre important pour les rvolutionnaires
cubains.
Du 3r.'- M. Olney souhaite vivement que la
guerre de Cuba soit termine avant son dpart du
dpartement d'Etat. Il en est de mme de M. Dupuy
de Lme, qui redoute la nouvelle administration.
M. Mac Kinley a laiss entendre qu'il etaLi dispos
signer une resolution conjointe comme celle de
M. Cameron. Il est persuade, d'autre part, qu'il lui
serait trs difficile de porter un dfi au sentiment
populaire come l'a fait M. Cleveland et d'empcher
l'intervention amricaine.
Le gouvernement de Washington a accord
aux vapeurs Dauntless et Commodore l'autorisation
de transporter des armes et des munitions dans les
ports de Nuevitas et de-Cienfl.-i.:,- et ordonn au
directeur des douanes deremettre aux capitaines des
dits vapeurs les -pF.ers qu'sil r. Ll: In:i .
La veuve d'un colonel cubain, arrive de Cuba
New-York, dclare que, d'aprs des officers
cubains, Maceo tait seulement bless et que les
mdecins considrent sa gurison comme certain,
mais tardive. Cette dame affirme que le mdecin
Zertucha, ayant reu 25o,ooo francs des Espagnols,
avait trahi. Maceo. et l'avait-bless.
Des nouvelles de source espagnole, non confir-
mes, disent que le gnral Rivera, successeur de
Maceo, a t bless.,
Le DatunMess a quitt.hier les Etats-Unis avec
un important m'atriel de guerre pour'ls rvolu-
tionnaires cubains.
Un.tlgramme de Nbraska dit qu'un certain
M. Colby.,a dclar qu'il recrutaitine force arme
.pour .les. rvolutionnaires ..ubairis. I', value
io ou 20,ooo0 homes la 'force.qu'il peu.rirettre sur
le pied de guerre.
Du i-' Janvier.-,Le, vapeur Laurada, dont on
avait craint l'arrive 'Valence dans.la' crainte de
complications I'iternati'naik., a mouill Gibraltar
sans faire escale dans aucun port espagnol, il doit
reprendre la 'mer pour Baltimore.
Une manifestation aritiespagnole a eu lieu
Dubois (Pensylvanie), et a caus un vif moi dans
la ville. Une centaine de jeunes gens se sont amuss
pendant la soire pendre, fusiller et brler en
effigie le gnral Weyler. Des faits analogues se sont
passs New-Brunswick et Holland (Michigan).
-.On signal de tous cts de nombreux enrle-
ments dans les rangs des.Cubains. A Hornellsville
(New-York), vingt.jeunes gens se sont offers et ont
fait demander les conditions auxquelles ils pouvaient
s'engager. Un journal de New-London.(Connecticut)
The Telegraph, public une announce demandant
mille recrues pour l'arme cubaine, pour venger
les actes de barbarie commis par les Espagnols .
Une dpche de Boston announce que 85 volontaires,
bien exercs, ont quitt cette ville, sous les ordres
d'un nomm Louis Marshall, pour se joindre aux
insurgs cubains. La junte ne leur a fait aucune
promesse.; mais ils n'en 'sont pas moins parties,
payant ieux-mimes les frais de leur voyage.
On mande d'i -idiornopoi, que .la junte a tabli
de nombreux bureau de recrutement. Le docteur
Wright, qui tient le bureau central de recrutement
pour l'Etat de l'Indiana, s'engage faire avancer les
frais de voyage et trois mois de solde et .faire four-
nir des armes aux volontaires.
On continue galement signaler de tous cts
l'ouverture de souscriptions et l'enrlement de vo-
lontaires pour aider les Cubains.
Du 2. Le ministry des Etats-Unis, M. Taylor,
a eu une conference Madrid avec le duc de Tetuan
ministry des affaires trangres, sur les affaires de
Cuba.
A Saint-Louis, Edward Hastings a- form une
compagnie de volontaires pour aller combattre
Cuba dans les rangs des insurgs.
Du 3. La surveillance aux abords de Cuba doit
tre exerce par quelques nouveau bateaux amri-
cains pour empcher le dpart des expditions.
Le correspondent de El Jmparcial, de Madrid,
tlgraphie que le gnral 'Weyvler est rentr La
Havane bord du Lega:pi.
Le Docteur Federico Falco, secrtaire du Co-
mit italien de Cuba, publiera demain une brochure
ivitant l'talie intervenir en faveur des rvolution-
naires cubains. La prface de ce livre est crite par
le Dput Bovio.
Une dpche de Jacksonville au New-York
Herald dit que le vapeur Commodore aurait fait
naufrage au sud de Jacksonville, la suite d'une
voie d'eau ; on croit que l'quipage est sauv. ..
Le vapeur Laurada a quitt Gibraltar en par-
tance pour les Etats-Unis.
Le correspondent du New-York Herald La
Havane annonce que les Cubains ont repris la ville


de Guanabacoa. Pour ce motif, le gnral Weyler a
dpos le come de O'Reilly, gouverneur de cette
ville. De plus dix-sept habitants ont t assassins
par les Espagnols sous l'accusation compltement
fausse d'tre de connivence avec les assailants.
--- On rpteavec insistence que le gnral Maceo
n'est pas mort; qu'il est seulement bless la poi-
trine et au visage et qu'il est.soign par 'te Docteur
Francisco Dominguez y Roldn, de la Facult de
Paris. On ajoute que le gnral Maceo viendra aux
Etats-Unis pour achever de se rtablir, et qu'il re-
partira aussitt pour se mettre la tte de ses
troupes. Ces nouvelles sont communiques au
New-York Herald par son correspondent de La
Havane.
Du 4. La discussion de la resolution prsente
par le snateur Cameron au sujet de l'indpendance
cubaine, doit commencer au Congrs et durera pro-
bablement une quinzaine de jours.
Du 5. M. Sagasta, parlant de Cuba, a dclar
comme grave toute ngociation relative la paix,
car des ngociations ce sujet seraient de nature
affected les intrts commerciaux de la Catalogne, de
l'Andalousie et de la Biscaye.
Le bruit court que si le gnral Wevler don-
nait sa dmission ou tait remplac, l'arme de Cuba
serait divise en deux corps, don't l'un oprerait dans
l'Est de l'ile et l'autre dans l'Ouest. On parole des g-
nraux Primo de Rivera et Macias Correo come
commandants de ces deux corps.




LA PRESS FRANAISE
ET LE GENERAL MACEO


L'Autorit: Aussi ce Maceo se dtach'ait-il, au
*milieu de cette lutte implacable, comme une trange
figure, incarnant en lui la libert d'une nation qui
se croit le droit, et pourrait bien l'avoir, de secouer
un joug par trop pesant et insupportable,
Il tait devenu lgendaire, Maceo, avec ses rapidits
vertigineuses, son ubiquit, 'sa resistance indomp-
table.
Et sa disparition aura t sensible beaucoup de
gens qui, pourtant, ne prennent point parti pour les.
rvoltes de La Havane.
On aurait mme souhait que les Espagnols
triomphassent moins bruyamment de sa mort.
Je sais bien qu'aux yeux du people, il-tait devenu
un pouvantail et que c'est lui qu'on rendait respon-
sable de ces cruels dparts pour Cuba, o la fivre
jaune, plus encore que l'ennemi, se dressait mena-
ante.
Mais il y aurait eu une certain chevalerie fter
discrtement son dernier soupir et n'en pas com-
plimenter joyeusement le chef espagnol, qui l'a fait
tuer, sans le savoir, d'ailleurs.
C'est si rare notre poque, veule et avachie, o
les caractres sont lamentablement abaisss, les
hommes qui se battent et meurent pour l'indpen-
dance.
Faut-il au moins les saluer quand on les rencontre
par hasard, mme Cuba.
Autrefois, la France rpublicaine et fait de Maceo
un martyr et l'et glorifi.
C'tail l'poque o elle criait: Vive la Pologne!
'C'tait le temps o la I:-pubiiqu.. acclamait Kos-
suth, difiait Garibaldi.
Et tout le peoplee qui tentait alors de recouvrer
son autonomie tait certain de rencontrer chez les
rpublicains franais, quelquefois de l'argent et de la
sympathie toujours.
Ces rpublicains-l avaient encore le sentiment de
l'indpendance et chez eux et chez les autres, et se
faisaient comme une spcialit de maudire toute
oppression, toute tyrannie, tout abus de la force..


Et c'est nous, les monarchistes, qui sommes r-
duits, alors mme que ce n'est pas tout fait notre
opinion, et c'est aujourd'hui le cas, nous dcou-
vrir devant un hros qui meurt avec la sincere
volont d'affranchir sa Patrie.
Paul de Cassagnac.

Le Petit Rouennais:- Les incidents auxquels
a donn lieV en Espagne mme la mort de Maceo
sont autrement graves, mes yeux, que la frocit
dploye par Wevler. Car cette fois, c'est en quelque
sort officiellement par les classes dirigeantes d'un
pays qu'a t donn le spectacle d'une joie atroce
cause par la mort d'un ennemi.
Que l'Espagne et clbr une dfaite des insur-
gs en bataille range, tress des couronnes de lau-
riers aux gnraux hardis, don't la tnacit autant
que la bravoure seraient venus bout d'un ennemi,
rien que de trs natural, et malgr les sentiments
que nous inspire la cause de Cuba Libre, nous
n'aurions pas song blamer les rjouissances du
people espagnol.
Mais Maceo est mort dans des circonstances sin-
gulirement louches et qui laissent planer un doute,
l'heure o j'cris, sur les moyens mis en ruvre
pour se dfaire du clbre cabecilla. Les dpches
officielles de Madrid ont racont que laiss mort sur
place, avec le jeune Gmez, l'otficier qui le reconnut
l'attacha la queue d'un cheval, pour le trainer jus-
qu' La Havane.


_I~__


C~ar~i~






7 JANVIER 1897


La lamentable inconscience avec laquelle on
raconte cet incident, en dit long sur les mours mili-
taires de l'arme espagnole et le respect des vaincus
ne semble pas tre le sentiment dominant du gou-
vernement espagnol. Au contraire, la lecture du
billet crit in-extremis par le jeune G6mez, qui se
suicide pour ne pas abandonner le chef don't il tait
l'officier d'ordonnance; tmoigne de quelle rso-
lution hroque sont anims les jeunes Cubains qui
ont lev l'tendard de l'indpendance. Un people
dans les rangs duquel on compete des Maceo et des
Gmez est digne de la libert. Quelque sophisme
don't on argue pour' lgitimer la prtention que
s'arroge l'Espagne de maintenir Cuba sous' sa suj-
t'on, il suffit de rapprocher l'acte du jeune Gmez
des manifestations indcentes des tudiants madri-
lnes, pour se convaincre de quel ctsont'l'hrosme,
la gnrosit de la jeunesse.
L'Espagne fut cependant un grand people; quel-
que sympathie que nous inspire Cuba, la nation
espagnole eut une histoire glorieuse, travers les
dfaillances douloureuses qui la conduisirent son
tat d'abaissement actuel. La dcrpitude de ses
classes dirigeantes gostes, qui fut la cause de tous
ses malheurs, aurait-elle contamin l'Espagne popu-
laire, au point de rendre impossible tout relvement
intrieur ?
L'exemple de ce pays, progressivement ruin par
la, dgradation de ses maitres, offre un sujet de m-
ditations singulirement suggestive pour nous,
Franais, que la dgnrescence de nos classes poli-
tiques menace du mme sort.
Gustave BRuanet,
Dput de la Seine.

Elles ont retenti douloureusement dans le ceur
des rpublicains, les folles. acclamati.:'ri, qui ont
salu l'annonce de la mort .je MNlacy, le chei r'ili-
taire de l'insurrection cubaine. Les fils de ieu qti,
il y a cent ans peine, se rgalaient des horribls
'spectacles de l'Inquisition brlant les juifs et marty-
risant les' hrtiques, lesnimes homes qai, aujour-
d'hui, font leur joie de l'ventremen. des chevaux et
du massacre du .taureau, ls: imes -qui laissent
torturer dans les prisons de. Barcelone,.sans qu'une
protestation s'lve contre une- tell' barbarie, des
accuss que la loi prsume innocents, se.uls de tels
hommes sont capable de manifested cett joie sau-
vage en apprenant qu'un ennemi est tomb en un
combat loyal.
Si tant est que Maceo soit mort...
Le government espagnol l'affitme: Ce n'est pas
un preuve: Puisque la band. de Maco, pour
emprunter aux'agences officieuses. leur' injurieux
language, a t disperse, comment se fait-il que l
cadavre du chef ne soit pas entire les mains' de
ceux qui se disent ses vainqueurs -. et ses
assassins ?:
Oui, ses assassins. Vous ayez tous lu les rcits
officials: Un guide, dit l'un, un soldat, dit l'autre,
est occup dpouiller le hros, qui n'est que
bless. Es-tu Espagnol ? lui demand Maceo
revenant lui. Pour toute rponse, le Thnardier
assassine celui qu'il tait en train de voler.
Voil les dpches que le gouvernement espagnol
communique au monde civilis. Etonnez-vous aprs
cela que le president des Etats-Unis, dans son mes-
sage, manifeste l'intention o est la grande Rpu-
blique amricaine de mettre fin ce brigandage.
Maceo mort ou non, Cuba vivra. La reine des An-
tilles a achet de trop de sang et de trop d'or son
droit la libert.

Cependant, quand je vois que le pays o se pro-
duisent de tels scandals est le mme o le prtre
est tout puissant et o ses abus d pouvoir et ses
exactions ont dtermin les Philippines une insur-
raction qui me parat en aussi bonne voie que celle
de Cuba, je me demand si les classes dirigeantes.
de ce malheureux pays ne font pas l'ducation du
people dans le sens du fanatisme et de la cruaut.
Songez qu'en Espagne, le niveau de l'instruction
publique est le plus bas de toute l'Europe. Rappro-
chez cela : Peu d'coles, beaucoup de cruauts. Et
demandez-vous si ce people qu'on abrutit est le vri-
table coupable.
Vous vous rappelez que, pendant la dernire
pidmie de cholra, en 1884, des mdecins furent
envoys dans les provinces espagnoles les plus mc-
naces. En quelques villes, la populace, qui ne
croyait qu'aux plerinages et aux rosaires comme
moyen de conjurer le flau, saisit les mdecins et les
tua en les forant avaler les remdes qu'ils avaient
apports. Puis elle se rua de plus belle aux pleri-
nages o s'accumulent, fermentent et s'enveniment
toutes les salets et toutes les crasses d'une popula-
tion qui ses prtres ont enseign que l'hygine est
une invention du dmon. Les malheureux mou-'
rurent come des mouches. C'est srement les sur-
vivants de ces plerineurs-l qui ont illumin l'autre
soir en apprenant qu'un voleur avait assassin un
bless, aprs le combat.
Mais esprons. L'Espagne est actuellement au
dernier rang des nations civilises. Epuise par trois
sicles de domination religieuse, elle agonise sous le
triple joug du prtre, du noble et du monarque.
Mais un grand people ne meurt plus, en notre
temps. Cette preuve lui sera salutaire. L'ide mo-
derne est entre en elle ; le socialisme grandit. C'est


h[
zr \ee .


I 1


(D'un journal Aimr cain .)

A nous deux maintenant, assassin!


******^***^***************^*******~k~


par l'mancipation des bras que lui viendra l'man-
cipation des cerveaux et l'adoucissement des coeurs.
Je vois d'ici peu Cuba libre et l'Espagne rgnre
enfin rconcilies, par la Rpublique.
Eugne Fournire,
Conseiller municipal de Paris.

Le Jour : Donc ceux .qui c 'crchent persua-
der au public que.la, situation de. l'Espagne n'est
nullement critique le trompent, scierrnment ou non.
Les capital' franais ne sont que trop aventurs
un peu partooi. Qu'ils se garden de tomber dans un
nouveau pige. -
Une some de 77 millions en or 'franais a dj
t envoye Cuba. Elle est aujourd'hui reprsente
chez nous par des bons cubains, J'esi-a-dire par du
paper d'une valeur douteuse, pu.isque l'insurrection.


cubaine triomphante ne reconnatrait vraisemblable-
ment pas une dette contracte par l'Espagne. .
Le devoir de la press franaise est de. renseigner
ce sujet le pays et de.dnoncer le pril.


Le XIX' Sicle : L'Espagne fait preuve d'une
ignorance absolue de tous ces faits, lorsqu'elle s'a-
charne maintenir Cuba sous son autorit absolue.
Peut-tre sa domination aurait-elle dur assez long-
temps encore si elle s'tait adoucie measure que les
Cubains avanaient vers la civilisation et prenaient.
,numriquement plus d'importance; elle s'est con-
damne un chec fatal, le jour o elle a remplac
le marchal Martinez Campos par le gnral Weylr,
le jour o les excutions en masse et les brutalits
de toutes sortes ont inspir la colonie la certitude


COLLECTIONS

DE









Nous avons l'honneur d'informer nos lecteurs que nous mettons
en vente la collection complete du journal illustr ~I\^1B MS.,"
comprenant l'anne 1896 chue, pour le prix net de 33 francs pour
la France et 36 francs pour l'tranger. Les frais d'affranchissement
restent notre charge.

Dans ce journal illustr, le seul organe Cubain en Europe, on
trouvera les renseignements les plus complete et les plus exacts
sur la guerre de Cuba.


PRIME OFFERTE PAR LE JOURNAL
A l'occasion de la nouvelle anne, nous offrons, titre de prime exceptionnelle, une
remise de 20 pour 100 sur les prix sus-indiqus, ce qui rduit le prix de la collection
26 francs 40 pour la France et 28 francs 80 pour l'tranger.
10 A ceux de nos abonns actuels qui dsireraient acqurir cette magnifique collection;
20 A tous les nouveaux abonns au journal pour une anne.
Le dlai pour profiter de la prime a t fix :
1 Un mois pour la France (janvier 1897);
20 Deux mois pour l'Europe (janvier et fvrier 1897);
30 Trois mois pour l'Amrique (janvier, fvrier et mars).


Toute demand de collection devra tre accompagne
mandat-poste et adresse M. l'Administrateur-Grant, 20,

Saint-Vincent-de-Paul, PARIS.


d'un

rue


NOTA. L'Administration de ce journal prvient qu'elle ne servira aucune collection
gratis.


qu'elle n'avait plus choisir entire l'indpendance
ou la soumission.
Quelles que soient dsormais la dure et la. nature
de la lutte, et alors mme que l'insurrection actuelle.
pourrait tre rprime, l'indpendance de Cuba est
un fait ncessaire.
J.-L. de Lanessan.

L'Observateur du Centre, Nevers.: Si Maceo
est mort, d'ailleurs, cela empchera-t-il les patriots
cubains de continue la lutte hro'que qu'ils ont
entreprise si vaillamment pour la dlivrance de leur
pays. Les chefs ne manquent pas parmi eux, et. plus
d'un est digne de remplacer celui qui restera un
example dans les fastes de l'histoire, ct des plus
grands et des plus braves.
Les bruyantes manifestations qui ont eu lieu
Madrid n'ont pour but que de prparer l'emprunt
que la monarchie espagnole, bout de resources,
doit lancer prochainement.
Mais la France ne s'y laissera pas prendre. Ses
sympathies sont acquises au vaillant petit people
Cubain qui combat pour sa libert et qui l'obtien-
dra.
Les bourses franaises ne se dnoueront pas pour
le triomphe de l'asservissement.
Charles Achard.

L'Echo de Paris: A Madrid, les journalists
qui ont os critiquer les actes du gnral Weyler et
l'administration de La Havane, vont passer devant
les tribunaux militaires.
Ainsi on peut dire que l'tat de sige rgne Ma-
drid, comme Manille, comme Cuba, car il nous
est impossible d'appeler autrement un rgime o les
dlits de press sont ports devant les tribunaux .
militaires.
Les amis de l'Espagne sont profondment con-
trists de voir se perptuer des abus aussi odieux,
qui. rvoltent l'opinion librale chez toutes les na-
tions claires de l'Europe.

.... ----:-----^----------i

BIBLIOGRTAPHIE

A la Socit Libre d'Edition (12, rue d'Ulm).
Miettes et]Menu Grain, par M. Achille Magnier,
un trs curieux recueil de sensations et' d'impres-
sions philosophiques condenses en ;de sobres et
exactes formulas. C'est tout le cycle human que ces
penses sur les origins et les manifestations de la
vie.* Cela est bien crit; et c'est d'un tour tantt
grave tantt humoristique.

A la mme librairie, Pdaleuse, par Marcelle
Vermont. C'est un roman touffu inspir par le
monde du cyclisme. uvre toute d'actualit, certes,
o l'on voit dfiler tous les professionnels et. ama-
teurs connus. L'action est captivante et dramatique.

Chez Lon Vanier. L'Orient .et lis Tro-
piques, par Victor Orban, une suite de pomes co-
lors inspire par l'euvre. de M.- Pierre' Loti. Soir
d'Afrique, La Mosque bleue, Stambortl, -Des Hau-
teurs du Taxim, sont de jolis sonnets lumineux et
exacts.




Nota. Aux auteurs et diteurs nous donnerons,
suus notre titre Bibliographie, l'analyse de tous les
ouvrages don't on nous aura adress, franco de port,
deux exemplaires.

------- ^ ^ --------- .1

TIMBRES-POSTE CUBAINS

Nous portions la connaissance de nos lecteurs
que les timbres-poste de la Rpublique Cubaine
continent h tre mis en vente l'Administration
du journal, 20, rue St-Vincent-dc-Paul.
La collection se compose de quatre couleurs dif-
frentes : mais bres sont de 2,
le dessin,repr- 5, 10, 25 cen-
sent ci-contre, tavos. Nous
.est le mme sommes en me-
pour tous les sure d'affirmer

Les dits tim- librement en
France. Ces timbres sont la disposition de
toutes les personnel qui en front la demand
contre remboursement. Le prix de la collection,
affranchissement compris, est de deux francs
cinquante centimes.
Nota. On n'accepte pas en paiement d'autres
timbres-poste que les timbres franais.

**** *** *** ****

A. IL. B ER] FT RIUT Z
Dentiste Amricain

OPERATIONS GARANTIES
23, Avenue de TVagraxn

L'Administrateur-Grant: FOURREAU.

;TROYEI,. Imprimerie G. ARBOUIN, rue Thiers, 126"


_


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