Title: Republique cubaine
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Title: Republique cubaine
Series Title: Republique cubaine
Physical Description: Serial
Language: French
Publication Date: October 15, 1896
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Bibliographic ID: UF00081139
Volume ID: VID00040
Source Institution: University of Florida
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*


Patrie et Libert


RDACTION & ADMINISTRATION PRIX DE L'ABONNEMENT (EN FRANCE)
20, ue Saint-Vincent-de-Paul re Anne PARIS 5 Octobre I896 No N 39 ,.I..,.,,'. DPART.
ADRESSE TLiGRAPHIQUE: I O Un trimestre, id. id. ... 6 fr. 6.50
ESSTGRPEA L'TRANGER
wIzI.Ei0o is PAR.A.IT TOUS LES JETUDIS Une anne, payable d'avance ............. 25fr.
Un semestre, id. id ............. 13 fr.
Les manuscrits ne sont pas rendus UN NUmtiERO ....... 0 fr. f5


10 OCTOBRE 68

'heure o nous crivons ces
lines, sonnera la vingt-hui-
time anne depuis que le
soleil aura clair l'une des
dates les plus glorieuses de
l'indpendance amricaine,
et l'une aussi qui fait le plus
honneur, qui donne le plus
de prestige au people cubain. Vingt-huit ans
sont passs depuis le jour o l'esclave blanc et
l'esclave ngre de Cuba se sont dresss contre
quatre sicles de la plus inique et barbare des
.conqutes. En ceignant le machete, avec un bai-
ser au front de leurs enfants et de leurs femmes,
ils ont brl leurs propres maisons pour arborer
l'toile solitaire et s'lancer la guerre au cri
de : Vive Cuba Libre! dmontrant ainsi au
monde, combien justement, de quel droit et avec
quelle force, ils revendiquaient une place entire
les nations indpendantes.
D'ce jour-lb, et malgr un pacte qui, en ra-
lit n'a t autre chose qu'une trve, la Rvolu-
tion Cubaine, considre comme la ncessit la
plus imprieuse, le recours unique et seul effi-
cace pour donner au people ses liberts, a t la
pense constant des Cubains rests dans l'le et
de leurs frres migrs. De toutes parts nos aspi-
rations ont t les mmes ; nous n'avons compt
sur aucun vnement plus pratique, plus libra-
.teur qu'une nouvelle prise d'armes des patriots
Cubains, poursuivant la lutte.
A un chef comme Carlos Manuel de Cspedes
qui s'est sacrifi pour la Rvolution don't il avait
pris l'initiative, il fallait que rponde un autre
chef eomme Jos Marti, dployant au vent le
drapeau du. Zanjn, et succombant pour la di-
gnit de Cuba en Dos Rios, de la mme faon
que le premier tait tomb pour la redemption
de la patrie, dans les tristes montagnes de San
Lorenzo.
Et ces nobles gnrations cubaines, qui, dans
ces dix ans, offrirent leur vie de vaillance et
d'abngation la mme cause, sur les champs
de bataille, dans les supplices, dans les misres
-et les angoisses de l'migration et de l'exil,
d&autres gnrations ont, succd, non moins
vaillantes, non moins prtes au sacrifice, non
moins enthousiastes dfendre.les sacrs prin-
cipes de la Rvolution de Yara. Comme la gnra-
.tion prcdente, celle-ci ne connat pas d'autre
voix ni d'autre loi que celles de la Patrie, qui en
appelle de nouveau ses enfants, pour qu'ils tra-
vaillent chacun selon ses moyens, mais tous unis
chacun dans la mme foi, conqurir sa condi-
tion de pays libre, mritant le respect et l'estime
des autres.
Voil synthtiquement tout ce que doit dire et
Sdit aux Cubainsle 10 octobre 1868, et voil pour-
quoi aussi dpuis ce jour de gloire de Yara,
chaque fois que revient cet anniversaire, avec
Sune vnration gale et le mme patriotism,
nous tous, nous allons l'autel'de la Patrie por-
ter l'hommage d'amour et le trsor inpuisable
Sde foi qui aois sQutient.


Avec tous ses compatriotes, La Rpublique
Cubaine tient, dans sa premiere anne d'exis-
tence faire les veux, les plus fervents pour le
rapide triomphe de notre arme et pour la pro-
clamation definitive de l'indpendance.
------.^ ~t -------

COMIT FRANAIS DE CUBA LIBRE

Premire runion
La premiere runion du Comit Franais de Cuba
Libre s'est tenue jeudi dernier, 8 octobre, dans la
chambre du Conseil du journal L'Intransigeant,
mise gracieusement sa disposition par notre sym-
pathique confrre.
Etaient presents : MM. Ernest Roche, dputde:
Paris; de Hrdia, ancien ministry; Bernard Lazare,
Mestre Ambile, Malato (Cosmo), Crotti, correspon-
ahnt'de L'Italia del Popolo, et Achille Steens, se-
crtaire du Comit.
Aprs une intressante discussion, qui s'est pro-
longe tardivement, et aprs lecture faite au Comit
Franais de la proclamation du Comit Italien de
Rome, il a t dcid qu'un appel au people fran-
ais serait rdig et public par les soins du Comit,


comme manifestation de sa champagne en faveur de
Cuba Libre.
La second runion du Comit se tiendra vers la
fin d'octobre.

-------** ~ -------

CARLOS MANUEL DE CSPEDES

Le grand anniversaire de la patrie, le io octobre
1868, est aussi le jour le plus glorieux dans la vie de
Carlos Manuel de Cspedes, ce jour o, se jetant
dans la lutte pour la libert de Cuba, il s'est conquis
une place dans le group immortel des Washington,
Bolivar, Sucre, Saint-Martin, Hidalgo, Juarez et telles
autres personnalits glorieuses du Nouveau-Monde.
Aussi est-il impossible de clbrer le io Octobre
dans notre journal, sans rendre hommage ce nom
vnr de tous les vrais Cubains.
C. M. de Cspedes, 'est n Bayamo (Cuba), en
avril 1819. Reu bachelier La Havane en 1838, il
voyagea ensuite en Europe, notamment en Espagne,
o il fut, dit-on, en relation avec le gnral Prim,
concertant avec lui, pour l'indpendance de la grande
ile, un plan de conspiration qui avorta.
Il s'tablit au retour Bayamo o il se fait une
double reputation d'avocat (ayant fait son droit en
SEspagne) et de littrateur. C'est ainsi qu'il se fait une


important situation de fortune. Mais Cspedes,
comme tous les Cubains intelligent, a dj compris
que la domination espagnole est une honte pour
l'Amrique et pour la grande Antille qu'elle ruine.
Il pursuit donc ses projects d'affranchissement avec
les plus notables du dpartement de Santiago de
Cuba. Aussi est-il arrt plus d'une fois et prisonnier
de forteresse; mais rien n'a prise sur ce caractre
indomptable, qui n'en a que plus de resort. Enfin,
le 8 octobre; les patriots commencent se runir
dans sa sucrerie La Demajagua, dans la province de
Manzanillo, et le o1 est acclam au mme lieu pour
la lutte de l'indpendance. De ce jour-l, Cspedes a
donn au monde le plus grand example de patrio-
tisme.
Il a souffert toutes les privations,et plusieurs fois,
mme en face de la mort, il s'est montr vaillant,
tranquille et inbranlable. C'est bien l'homme qui
lanait cette proclamation brve et nergique:
Compatriotes l'heure est solennelle et decisive.
La puissance de l'Espagne est caduque et vermou-
lue. Si encore elle nous semble forte et grande,
c'est parce qu'il y a trois sicles que nous la con-
templons genoux. Levons-nous


Cspedes fut le premier president de la premiere
Rpublique Cubaine, mais il ne put voir la fin de la
premiere lutte. Surpris par les Espagnols en 1874,
San Lorenzo (Sierra Maestra), il se dfendit jusqu'au
bout le revolver au poing, et l'on ne sait s'il se sui-
cida ou tomba sous les balles enemies.
Les nouvelles gnrations cubaines, qui grce
tant de sang vers, un sang si gnreux, seront
affranchis demain,'n'oublieront point ceux qui se
sont sacrifis ainsi leur indpendance. Honneur
Cspedes et ceux qui l'ont suivi!
La R6publique Cubaine s'honore aujourd'hui
de saluer leur mmoire devant la postrit.



AUTORITE ESPAGNOLE

Les promesses jamais tenues, les abus de tous
genres, l'exclusion des naturels du pays de toutes
les branches de l'administration et une foule
d'autres.fautes ont donn naissance l'insurrec-
tion de Yara.
Gnral Martinee Campos.


*


Il CUBA LIBRE
A MARSEILLE

NOUVEAU DBARQUEMENT
SOULVEMENT A MINDANAO
RAPPEL DE WEYLER


L'envoy special de La- Rpublique Cu-
baine, M. Jacques Albin, nous envoie les nou-
velles suivantes :
Marseille, 12. En ce moment se distri-
buent 20,000 affiches don't je vous envoie copie:
Grand meeting donn sous les auspices du Co-
mit Franais de Cuba Libre, form Paris, sous
la prsidence de IHenri Rochefort, directeur de
L'Intransigeant. Prendront part ce meeting
les citoyens Achille Steens, Lon Parsons, mem-
bres dlgus du Comit Franais de Cuba
Libre; Carnaud, dput des Bouches-du-Rhae ;
Bernard Cadenat, Lvy, David, Clrissy, etc.
Citoyennes, citoyens, venez tous mercredi
soir vous instruire des souffrances de vos frres,
apprendre comment ils luttent en hros et mler
vos acclamations leurs premiers chants de vic-
toire.
De l, beaucoup d'excitation dans la colonies
espagnole, trs nombreuse ici. On dit qu'elle
prpare une contre-manifestation, Mais la popu-
lation en gnral, qui est trs favorable aux
Cubains, se dispose donner tout son appui
leur manifestation. Grand enthousiasme, et par-
tout il n'est parl d'autre chose que de la Rvo-
lution Cubaine et de son triomphe.
Jacques Albin.


Un tlgramme de Key-West, announce que le
vapeur Dauntless, sorti il y a quelques jours de
Palm Beach, conduisant une expedition Cuba,
a dbarqu sans difficults. Nos informations
particulires nous permettent d'ajouter que trs
probablement, dans la dite expedition., serait
parti un enfant de La Havane, trs connu de la
colonie cubaine de Paris.

Confirmation, par dpche officielle de Manille,
du soulvement, dans la nuit du 27 au 28, de la
3e compagnie disciplinaire, employe dans les
fortifications de Mindanao et de son passage aux
rvolutionnaires. Le reste des troupes discipli-
naires a t dsarm.

On sait, des Etats-Unis, que les Espagnols de
.La Havane, avec l'appui de ceux de presque
toute l'le, ont demand au gouvernement le rap-
pel du gnral Weyler. Leur demand se fonde
sur diverse causes, niais la plus grave c'est
l'mission du billet de banque dont Weyler,
sous peines trs svres, a impos l'acceptation.


CARLOS MANUEL DE CSPEDES


LYI






15 OCTOBRE 1'96.


ET L'EMPRUNT ?

Eh bien, les banquiers de la rue Laffitte et d'ail-
leurs, tes-vous toujours aussi dcids .fournir des
fonds pour prolonger Cuba l'agonie du-despotisme
espagnol?
Mareo 'sse sucdesient ~ient Arlas, .'elguizo,
Fraihes, l4krrnandez. g~nraux et colonels, boil-ie-
vester.Aar7focha, ~prend des canons, met en capilo-
tade ses.ennemis i ui, nitjureien-n.rit, crieni : Vie-'
tdIfe :. plu- fort que jan'iaiis p. ur'donner .Jec.:haige
sur'leur. Siruatlri.
.A.ix F'nirppirnes..la midice indigne ombe suolties
chefs, les massacre et fait cause commune avec les
insurgs'.'Il est vrai que le gouverneur gnral
Blanco, qu'on ne: i 'ei 'psitrop blanc, se liSte ge
tlgraphier Madrid que l'affaire n'a pas d'impor-
tance.
P.as'd'inp'ortan'ee 'les .crasements .';de"'Piinar del
Rio !Pas .d'importance les soulvements successifs
dteicoute 'la :population militaire et..civile,des Phi-
lippines Diable! .ils sont de bonne composition,
messi'eurs les 'cano'istes. -Faudrag.t-il.que la :Rpu-
blique Gubaine, une fois victorieuse, organisee l'in-
vasion de i'E'pacgn.r t er i :e-ic \lMaceo a Ma'drid pour
que les ministres d'Alphonse numro treize com-
mencent s'apercevoir de la gravit de la situation ?
En tous cas, les financiers, don't c'est le mtier,
doivent tre un peu- plus. clairvoyants :qu'eux. Aussi
n'avons-nous pas 't tonns outre measure d'ap-
prendi'eque le fameux.emprunt tait peu "ptsi-
vau-l'eau.
Lesigens :de finance peuvent-rserver toutes leurs
sympathies pour le gouvernement 'du royal bicy-
cliste :-ce qui domine les -actionsd'eshommes en
gnral et des banquiers en'partiiculier, c'est l'intrt
Sfroid et raisonn. Alphonse numfiro 'treize est -cer-
tainement leurs :yeuxon ne -peut :plus 'digne de
demeurer 'accroch, comme l'huitre sonrocher, au
trne de sa chaste grand'mre; mais il est dcav,
ses sujets d'outre-mer se rvoltent tous centre lui-et
ceux de la pninsule refusent avec persistence d'aller
se faire glorieusement massacrer au service de son
auguste personnel.
Par consquent, le royal modtard ne peut leur
demanderr que des sympathies on he peut plus pla-
toniques : ce n'est pas assez pour. retenir sur son
jeune front la couronne 'en cellulode -prte lui
chapper.
Maceo, au contraire, est leurs yeux un flibus-
tier, un malfaiteur; un brigaid; tout ce qu'on vou-
dra; mais il est le plus fort, A ce compete, il pour-
rait, beaucoup plus que le numro trize en' ques-
tion, demander aux Crsus de Paris et d'ailleurs,
sinon leurs sympathies don't il 'se fiche vraisembla-
blement autant et plus que de Colin-Tampon, du
moins l'avance de quelques millions.
Il ne le fera pas pour ne point humilier le patron
de Canovas qui, dans son dsespoir, serait capable
d'en crever son pneu ; et puis aussi parce qu'il pense
sans doute, come certain personnage de l'antiquit
romaine, que c'est le fer beaucoup plus que l'or qui
doit racheter ses compatriotes.
Co'smo.
-------- as-.-----

CUBA LIBRE

EN ITALIE

Nous nous faisons un plaisir de reproduire la
lettre suivante,'adresse un Cubain par le pr-
sident du Comit Italien de Secours la Rvo-
lution Cubaine.
Comitato Italiano central di' seccorso
per rivoluzione di Cuba

Monsieur X.......
Paris.
Rome, 16 Septembre 1896.
Monsieur,
J'ai l'honneur de:vous remettre tiotre'second appel
aux Italiens en faveur de la cause:'de votre' noble
pays et la premiere liste des sousctipteurs qui y ont
adhr.
Nous avons dcid de mettre -la disposition de
Cuba Libre les sommes qui seront verses notre
Comit, les dpenses pour publications, poste, pr-
paration des Comices publics et tous autres moyens
de propaganda pour clairer l'opinion publique en
Italie une fois payes. Notre but est de faire con-
natre la lgitimit de la cause Cubain aux tudiants,
aux ouvriers, aux femmes de chaque ville, et de faire
entendre avec force, au gouvernement espagnol, le'
,cri de protestation de la dmocratie'et du people de
la sceur latine en faveur de.la jeune rpublique
indpendante de Cuba.
Notre nation est loin d'tre riche; elle est plutt
appauvrie par les derniers dsastres africains. Mais
nous ferons voir, je l'espre, que les coeurs italiens
battent l'unisson avec ceux des'dfenseurs de la Li-
bert Cubaine, et que'l'es republicans d'Italie sont
'prts porter, avec enthousiasme, la contribution
de leur sang aux braves insurgs de' votre ile. Ils
sont tout frmissants d'impatience -cause des diffi-
cults conomiques qui s'opposent la ralisation
de ce cher project.
Je vous prsente les salutations fraternelles des
membres de notre Comit..Ils vous prient de ne pas


vous arrter aux polmiques et aux obstacles qui8i N
press italienne oppose notre propaganda. L'~um-re *
cubaine ne peut plus tre interrompue. En Itiae,iil
y a des hommes intresss .dfendre la mo~iarahie
espagnole,,j condamne.dans:,'la conscience des
peuplesiciviliss. Nous liu~terons avec courage et re-
.~'ae'b'erons d-'efforts-po~ur soulever l'indignation:pu-
bli.ue contre la formidable exploitation de-Cuba
par.iEspagne. Nous nous sentons..unis par un.,devoir
de solidarity humnaine. votre;peuple et ses hros.
.tr.oyezrmoi.
STocu~tvo.aus.
iPoauriteComit Italien,
'Dr-.Francisco Federico Falco.
Nous joignons a la lettre du citoyen Federico
Falco, les noms des citoyennes italiennes qui ont
sign l'appel, dans lequel il est dit entire autre:
Dans quel but ces jeunes gens vont-ils vers la
mort ?
-Quel idtal :.-rille an. lJeur- drapjeau.
De quel ct est la civilisation, le bien-tre du
people et la justice ?
Cet appel, insr dans II Futuro Sociale, est
spcialement adress aux femme d'Italie et est
sign par :
'iMesdames Pablina Fontana ,lMauro, dloto-
'resse AMaria'Mon'teszori, Adle .\lliii. Emnilia
'Marabini, Debora Ghiirza, lesquelles cllaborent
conjointement avec le Comit 'central .ayant
son sige Rome et est dirig .par les citoyens
Felice Albani, directeur .du Futuro Sociale, -
av. :Atonio Fratti, ex-dput, ,- .colonel Fe-
*derico Gattorno, cons.:,prov., Emilio Nisjolini,
'cons.:com. de Rome, doct. 'Feriucio Tolomei,
-.av. Federico Zuccri.
-Le docteur' Fedrico Faleo, ce vAillant htit'teur
'et zl dfenseur -de la 'da-iuse c.tbai'ne, 'a com-
menc Rome, au milieu d'un public n'inm-
. breux, la' "-re .le cl:nl'o;f:rnce'- qu'il se propose
'de faire dans toute f't'alie,,par un irsum ra-
pide de l'histoire de Cuba,-et de ses diff'rentes
tentatives afin d'amener sa propre autonomie,
,appuy en celaipar des donnes historiques et
.gographiques.
A la fin de cette'conf6rence, qui a.t trs sou-
vent interrompue par'des tonnerres d'applau-
dissements, le docteur Falco a donn lecture
d'une lettre crite sur les champs de bataille par
le ministry de la guerre des'insurgs, et unis-
sant la cause cubaine avec celle de Candia ; il
fait appel aux Italiens afin qu'ils se rappellent
les traditions crites dans l'histoire internatio-
nale, de Santarosa de Quadrio,.de Nullo et de
Garibaldi... .
A. Crotti.



OPINION D'UN FRANAIS

D'une lettre d'un de rios compatriotes rcem-
ment arriv de Cuba, nous' reproduisons le .pas-
sage suivant, qui montre comment se comportent
les Espagnols Cuba :
Comme je viens d'arriver de Cuba, o" j'ai
vcu pendant 20 ans a ct de Cubains, je ne
puis que dsirer la russite 'de leur cause; Dieu
veuille qu'ils puissent janimais chasser de l'le
cette race maudite d'Espagnols !
C'est, en effet, le people le plus traitre et le
plus cruel que j'aie jamais connu : leur grande
joie est, chaque fois qu'ils le peuve'nt '(et cela
leur arrive journellement), de.se venger suri'les
femmes et les enfants, sur les malheureux
hommes sans defense, sur les travailleurs paci-
fiques ; ce ne sont ni plus ni moins que des assas-
sins.

--i-----^,I~ Bii--------

LE GENERAL :RADOTEUR


les ni:'ll. :1neii rs 'V leyler,'quiborne son am-
bition d"str''atg'ffsiller d'-s pris,:inn?r
dans les' rl:il'lres,',, a su inspier grande
confiance la gent'ipicire de La Hfavane. C'est
dj quelque chose.
Aussi, en retour, le Casino o les ordinaires
petits chevaux sont remplacs par 'de petites tau-
romachies et lesipiciers en question ont-ils
dcid d'envoyer un album (?) M. Canovas,
president du conseil, et une pe d'honneur au
gnral Azcarraga, ministry de la guerre, en re-
connaissance des efforts 'du government pour
anantir la rebellion.
Le comit des'propritaires,' apprend-on gale-
ment, tudie aussi les moyens de dvelopper' la
richesse de Cuba qund'la 'guerr sera fine.
Dja!
Voil au moins de bons forbans qui ne seront
pa:s pris au d4.,:urt u On' nepourra les accuser
de s'tre endormis dans les dlices de leurs hi-
deuses fainantises dava'nt':la guerre.


Au surplus, qu'elle placidit touchante !
,Le'naruitude est en vrit plaisante alors que,
's~sssouci du future, ils organisent encore leur
-vie,'leurs quivoques labeurs pour la joie des
grosses prbendes.
Ils ont, en effe.t,asi belle confiance enrWeyler.!
L l-h:...i n- leur att-il pasjpromis le -balayer j
l'nle d'une p'nte l"autreiet de jeteio'toutrionne-.
ment M.?.::, ' la mer? Gloire eux eti' leuss
iespoirs deb as mer i'.nlis i nd' i:. 'tiriMpfhater
vodt-d i ,iiUttlir son quartir-'.'nrrall
1'-i qul ser-5 oi cjo'ur lur?
Juasq' l'heure de la ruine absolue, definitive
,d.I o. IrEp'i, l'inlassable faussaire ne peut aban-
n'iSer son officine d'o il ment si abondam-
Sment, sans logique et sans suite..Il promet bien
'toujours. de se mettre la tte de ses troupes,
merveilleux vnement! mais de cela il n'a
l'envie. Ce .guerrier :a peur des.blessures ; et ,il
s'entend beaucoup mieux, ce Cid publier des
nouvelles vraiment bouffonnes, sous forme
d'ordre du jrour o de bulletins de victoire.
On dit qu'il,ne .se, dissimule ni la gravit de.la
situationo, nicee qu'elle exige de sa part; et il ne
.dout'einu'le!mnt delui, du reste,.cariil a :delar
vouloir se!e rserver: les dpouilles !opimes, cest-
S-dire' larcapture .de Maco.
Aussi lieni. li. ,:li iiia de La Havane, lui ,pr-
cisent son devoir. S'il march, s'il tente quelque
chose, ce sera peut-tre pour satisfaire aux exi-
gences, qui peuvent devenir imprieuses, de ces
trafiquants.
Ce sera la cohorte des comptoirs poussant en
avant le gnral radoteur. Il y aura peut tre
encore de belles luttes, des rsistancesopinitres;
~mais cela, l'indpend'ance de Cuba, peut se ter-
miner aussi d'une faon comiquement inattenidue.
Jean. Guitozn.
------- ^ ------

LES JOYAUX DE "LA LiBER;T"

On lit dans La Libert du 3 octobre l'entre-
-filet suivant: .
Un journal rpublicain de Madrid, qui profess-e
des sympathies pour la France, El Pais, engage ses
coreligionnaires envoyer une dputation au Pr-
sident de la Rpublique Franaise pour le fliciter
au nom du parti ; nous regrettons d'tre obligs de
la dcliner. L'Espagne est une monarchie avec la-
quelle nous vivons en excellent rapports, et notre
'gouvernement ne peut se mettre en communication
avec aucune des factions politiques qui cherchent
la miner et la dtruire. C'est une rgle rudimen-
taire en matire diplomatique. Les rpublicains es-
pagnols ne sauraient donc trouver aucun accueil
parmi les rpublicains de gouvernement, et, quant
aux autres, ils sont bien disposs en faveur des
Cubains, contre lesquels El Pais et ses amis sont
anims d'une haine aussi farouche que les parties
retardataires, carlistes oq alphonsistes.
Ce n'est pas sans un certain tonnement que
nous'voyons La Libert, journal rpublicain,
'prvenir' les rpublicains espagnols qu'ils n'ont
rien attendre 'on France des rpublicains de
gouvernement.
Par contre, nous prenons acte de l'aveu du
'mme journal dclarant que les rpublicains
'fri' ,iii r,ianintii dignes de ce nom sont bien
disposs en faveur des Cubains.
,..*....... L *....'.


.LA REVOLUTION DE CUBA
ET LE PEOPLE FRANAIS

Le temps n'est plus o la France, ne redou-
tant pour elle-mme acun pril extrieur, as-
*sistait non seulement de son appui moral, mais
encore de ses initiatives et de ses actes; gesta
Dei per Francos, toute nationalit naissante qui
tendait les bras vers elle. Les vnements de
1870 ont change' quelque chose son tat d'me.
Mais ce que ne lui ont pas fait perdre les plus ef-
froyables malheurs, c'est son instinctive sympa-
thie pour la justice des causes. Si Lafayette et
FatbVier ne peuvent pas avoir d'imnitateurse quant
present dti moins, l'approbation' de la' France,
'de quelque manire qu'elle se manifeste, a tou-
jours une signrification dans le monde. Or, cette
approbation, quoi: que fassent ceux qui 'vou-
draient la dtourner de sa direction spontane,
ira finalement l o apparatra le droit.
Nous avons donc nous poser cette simple
question :
La cause de Cuba est-elle just ?
Voilk une grande et riche colonie, que sar M-
'tropole a prive, depuis qu'elle existed, des liber-
'ts les" plus lmentaires. Elle est -habit' par
une population qui a le sentiment' de sa "valeur,
et qui sent bouillonner en elle toutes les fierts
du caractre espagnol lui-mme. Ce n'est pas
elle qu'on peut appliquer ce systme de gouver-


nement qu'un de nos publicistes diplomats re-
commandait, l'autre jour, comme le moyen et le
but de toute politique colonial intelligent, et
qu'il dfinissait ainsi: L'.ia]iii.istralii.in dl'un'
possession lointaine avec. ses resources locales.
habituelles,:par l'intermdiaire des indignes, r
leurs fiais .et 'notre ,,'of'!. par consquent,
sanns charges et sans risques.
Cette population n'entend ,pas :tre ecrPoite
iaisi,; elle .veut avoir sa .part s.i.frisante;. ans la
i'adreetionide 'ses a lairii. ete'lle 'dsire ique ses
rTassourcesineiprofltentipas seulemen.t.ila Mtro-
pole. Or, ses'.intrts ont t:exclusivement con-
fis J'i- rii:p,:'i iii in q, qui les ont mal grs.
Son bidg~et de 14-0 millions, vot tous les ans par
les Corts espagnoles, ne l'a pas t pour elle.
'Une arme de gnraux et 'de hauts fonction-
naires europens y'trouvaient'de rn:iign ifiin, do -
tations, et 'de cette table, largement service, les
miettes.seulement allaiaent ;aix Cubains. A.ceux-
ci, l'accs des fon'ctioas;imp.rtantes a t rigou-
reusement .interdit, come s'il tait,.ewcore de
rgle qu'en tout pays espagnol un, mulet' de' Gas-
tille et le pas sur les personnel d'origine colo-
niale, mme 'les .plus recommandables. Leur
commerce a i41: enri'v' .au profit de l'Espagne
qui, pour fav.orser "le .peu de suree qu'elle pro-
duit, a irmp:'os'" Jd ruin-usiies s.lr"i .s aux prove-
nances de sa coloie. Leurs services publics ont
t laisss dans .,. l.im.:iln-iii tat de dlabre-
ment. Leurs iatrts:.moraux n'ont pas t l'ob-
jet de plus de s.ollicituide que.leurs intrts mat-
riels ; sur ce budget; dmesurment grossi pour
'le paiement des dettes :de l'Espagne, on n'a
trouv le moyen de consacrer aux besoins de
l'Inst'ruction ,publique qu'une some d'environ
900,000 francs, alors que, dans les petites miles.
.franaises des Antilles, don't le budget ne d-
'passe pas cinq six millions, Laippart de 1,'ensei--
gnuement public 'est plus considrable. Ils ont.
vcu, en pleine,paix, sous' le rgime'de' ltat de.
'sige, devenu leur rgime normal.
Ils ont eu, il'est'vrai, une reir.i'senlitifon ril.a-
'tivement nombreuse dans les Assembles lgisla-
tives de la mtropole; mais cette reprsenta-
'tion, grce un systme lectoral habilement
combin, n'a gure t accessible qu'aux Espa
gnols d'Europe. Il n'y avait, ces temps derniers,.
que trois dputs ;originaires de la grande An-
tille au Parlement de Mladrid. Dans les conseils
locaux,. mme exclusion de l'lment colonial;
tout icemment, le conseil municipal d e La la-
vane ne contenait pas un seul Cubain.
J'abrge. 11 faut lire ces dtails, et d'autres-
plus navrants encore, dans la trs instructive-
brochure qui'vient d'tre publie par -le Comit'
rvolutionnaire cubain de Paris, sous la signa-
ture de M. Enrique Jose Varona, ex-dpot 'aux-
Corts.
La population cubaine a rclam; blle ne pou-
vait pas s'en abstenir. On-lui a rpondu par 'des-
-rformes mensongres qui n'ont fait que eonsa-
'crer les abus don't elle souffrait. Fatigue, elle
s'est rvolte. Qui donc, dans' le pays des Droits
de l'homme, pourrait songer lui en faire un
crime ?
Maintenant, le glaive est tir et ne rentrera
dans le fourreau que quand le conflict sanglant.
aura t dfinitivement rgl. Si quelques doutes
pouvaient subsister encore sur la lgitimit du
movement insurrectionnel, il s'uffirait, pour les
dissiper, de jeter seulelent les yeux sur ce qui se
passe Cuba. Ce n'est pas pour des offenses imagi-
naires que tant d'hommes qui auraientpujouir pai-
siblement, sous leur merveilleux climat,'des dou-
ceurs de l'existence, sont-alls au-devant de tous.
les sacrifices; que seuls, loin des regards dlu
monde, qui pense autre chose, ils offrent
tout moment, sans reculer d'un pas, sans hsiter-
un instant, leur fortune, leur libert, leur vie,
celle mme de leurs families ; et qu'crass au-
jourd'hui, ils se relvent aussitt pour recom-
mencer demain la mme lutte ingale. Le crit-
rium .est l : la cause de Cuba estjuste, et l'Es-
pagne le sait bien, elle qui a commis partout
les mmes fautes,'et qui a perdu dj, dans des
circonstances analogues, tant et de si belles co-
lonies.
Il ne faut pas que je ne sais quelle solidarity
entire mtropoles nous empche d'apercevoir.la.
vrit. Toutes les mtropoles ne sont pas les
mmes, et toutes les colonies ne sont'pas sem-
blables. La France, par example, n'use pas,
l'gard de ses anciennes possessions, revenues
la chair de sa chair, des procds qui ont rendu
insupportable la domination espagnole en Am-
rique; aussi son drapeau y serait-il dfendu au
besoin, comme il l'a t en d'autres temps, avec
une persistence passionne. Il imported encore de
remarquer que la situation de ces petites les n'a


r- ~- ---


44i





kg-iJ O(DTO BrIE' 1199(31i


rien dP' ctin'ri,trll, ii' cell d, CiCb, qui estiun
grand pays, assez pourvw d resources de toutes
:soiles pour. former une- RtI.pubirqpe indpern-
drint~:.' C est'" cettel ir que tend''-nt i's Cu.b'ainsj
car ils n'ont nulle envie d'entrer' dans' la Cnf-'
Sdration'amricai'ne. Qu.iand bienr- n'rme.ls inter-.
prtes les plus immodrs de: la doctrine de :
3iunro les pousseraient i'cettc solution, trop d'.
raisons lessen dtourneraient; entire les Anglo-'
Saxons de l!Amrique dti Nord,; dpourvuns'de la' .
:sertimrentilit propre aux. races- du: Midi, et les .
latins croiss de Berbres, d'Africains et de Ca-
rabesiqui composent la'p,optiiati.on de l'lle. espa--
griole,' iln'y a pas de fusionpossible.
Quoi qu'il en soi.ti l'Espagne perdra Cuba,
pace qu'elle a m'riion nu, .l'.gard 'd ,e piay. le;
-devoir d-s miTlropi'ies, qui esti.dd se fire -aimer.'
-de leurs colonies. parcel' qu'eltinit' pps su: l'i-,
-donner le raode.delgouverni eniqui.lui conve----
nait, parce qu'elle a. voulu appliquer ,un peup.le
fier le systme, d.e misi'ra4le' ex-p'ditatiton' q.ue-
'conseillait le puhlhl,-l'-iliplbin.ile qiie je citai-s-
tout ;il'henre: Ell peqdrpa Cub, parce qu'elle nie'
pourra .pas, i ii':l ini ii.. i, ,puiser o'n,:trso'. pour
maintenii, , coups def8silsp une dom'niaitio'nrd-
teste, et parc. qu'alors mme.q:i~'ellie.viendrai.t;.
. bouLt dei la:foriti.dhbl insurrection qt'lle-ten te.
-en ce moment de rprimer,,.bl-asrig vers. fe-'
rat eeniore :germer befin.tt isuri las tterre, cubaine
de nouveaux fermejats. de rvolte. En prsece
de ces ventualits. qui, sont ds-: aujourdih.iui.
des certitudes, puisse-t-ell reconnatre que la
-solution la.plus digne et la plus avantageuse,
pour elle-mme, c'est encore celle que prconi-
.sait: M. Amabile. dans' l nmou:van.ta confrenese'
quil, a. faite dernirement l'Htel des Socits,,
-Savantes : la paix fraternelle, la reconciliation
dans la libert commune, .
Quant nous, spectateurs, mais'spectateurs
non indiffrents de la grande bataille qui se
livre derrire l'Atlantique, nous n'avons aucune
raison de prendre parti pour une nation don't le
dernier roi fut colonel de uhlans, et don't les sol-
dats, s'il faut en croire de rcentes nouvelles, fu-
sillent Cuba des Franais non combatants.
Nous pouvons, sans crainte de nous nuire i
nous-mmes, montrer nos prfrences pour ceux
qui revendiquent les droits de la patrie; tous les
Franais qui ont conserv le culte de la libert
peuvent former des-vauxx pour l'indpendance
*de Cuba.
Alexandre Isaac,
Snateur.

I----^r~5-----


LES FRANAIS A CUBA


Oni lit dns L'Intransigeant du 29 septembre:
Nous recevons, d'un de nos correspondents d'A-
.mrique, les dtails les plus navrants sur la situation
-de nos nationaux Cuba.:
Dans la' province de' Santiago, nous crit-il, soi-
xante-dix families franaises- se trouvent sans abri et
.sans pain, car on a dvast et brl leurs proprits,
.et ceux qui ont voulu faire des observations se sont
vu maltraiter, bien' heureux encore de sauver leur
-vie.
Au commencement de l'insurrection, Gmez avait
public une circulaire taxant chaque proprit selon
sa valeur. Les propritaires, pour la plupart tran-
gers, ont recouru leurs- consuls pour savoir ce
qu'ils devaient faire. Ceux-ci demandrent appui au.
.gouvernement espagnol, qui se dclara impuissant,
Rsultat: aprs avoir pay des taxes aux insurgs et
au gouvernement, les propritaires ont vu leurs biens
-dtruits sans jouir de la rcolte.
L'une des plus belles plantations, value prs
d'un millions de francs, tenue par la famille Dumois,
.a eu le mme sort.
Chemin de fer, gares, quais, habitations ont t r-
duits en cendres ; aprs que-les insurgs ont eu d-
truit la voie ferre, les Espagnols sont venus saecager
les maisons et dtruire tout ce qui restait, puis ils
-ont mis le feu pour couvrir leurs vols.
On a vu le lieutenant Lago paratre avec des bottes
que le propritaire croyait en sret dans son ar-
moire, les soldats avec des vtements et des mou-
choirs de soie don't les initiales trahissaient la pro-
venance. Comme vous le voyez, dans tout ceci le
mobile des guerilleros espagnols est de voler.
L'abandon de la proprit de Banes par la famille
Dumois a t suivie du dpart des colons, la plupart
Franais, tels que : Limousin, Duinand, Mitchel, Peil-
lon, Le Fbure, Duruthy, Orseau, Arnaud, Suarez,
Rousseau, etc. Quant aux malheureuses quatre ou
cinq mille families don't les resources avaient t
dtruites, elles se sont rfugies dans les bois. Les
pacificos ont plus peur des Espagnols que des in-
surgs. A Sama, Cabonico, Vita, etc., mme r-
rsultat: un trs grand nombre d'hommes aban-
donnent femmes et enfants pour aller avec les insur-
gs, qui, m'ont-ils dit, ne les laisseront pas, au


m'oins,, crever de.faim;. Le! pire de tout'est d'tre
t-.ranger;icar vous tes rrail'vusisi vous. tesFranais
oufAmricair:;
Laasituatioriid'nrs ls-villes'esest'encore, plus cri-
tiqtue:~ les,:irnsurgsner laisserit.-reniter ni: lait, ni
fruits,..ni lgumes,; un ceuf.se'paie jusqu' 75 cen',
times; le pain, la viande sont hors de prix.
Les temmes et les enfantsmeurent de faim ; quel-
ques-unes vont jusque dans les cafs vendre des bil-
lets de loterie(autre volautori'spar le gouvernement,
qui y voit son profit) pour gagner une pice de vingt
sous, de quoidonner du pain deurs. enfants, s'expo-
san.t, ainsi., itoutes-lesi avanies-. ordatires, qpe.ls
sold'ts-' d'. Weyler'lhur prodjiueni pour'paiement.
Aiussi n'est-iL pas tnnant..d, voi' les:.femmesplus
exatts'ique Is:homm'es,' q.u'eHles.engagentj de:toutes
leutsbforces, prendie les armes.

_





Pdur montrer que nous n'xagions pas qiand
noe~ie exp'oonr~s l.i \-rri':ibl sit &tiiort: clu. soldat
espagnoal;nostra'd'uison sce qgii' adisent h ce pro-
posdes j ourntux e espagnoe aos
El C(orreno fC,/,iporio, de Ilur,.s., publiela dcla'
ratiotit suitvatt d'dnseldt':

CIChq.ue g.nal; e heffet; apporte- un' nouveau
systme qui ne resemble en rien celui de:son
prdcesseur. Et cela ne sert qu' rendre plus g-
nraIe" ete plus profonude la- dmnoralisation qui
existed .dats.:l'ai~rndec II.' estiirrtant, d'autre part, d
Svoir:toug, les:jors'lqu'elergnrTl.qu;i se fatigue s'en
va, sans raison, et qu'on le remplaee'par'rutircolonel'-'
afin, d'en fire ungnral, lequel, une fois son
grade obtenu, se moque du reste... et de l'Espagne;
tous font leur pelote et rentrent chez eux, tandis
que norks restons, nous, et que nous ne tirons de
ces.fatiguaes d'autre, profit que la perte de, notre"
sant. Voil ce qu'on devrait dire en Espagne, car si
on persiste dans la voie o l'on s'est engag, il n'y a
pas de raison pour que la champagne de Cuba prenne
fin.

De son. ct, El Pais, de Madrid, rapporte le
fait suivant :
Jusqu'alors nous l'avions cru, car nos confrres
de province nous l'avaient dit.
Nous nous livrions hier notre besogne ordinaire
quand nous vmes entrer un jeune homme vtu de
l'uniforme de nos soldats de Cuba.
Jervoudrais, nous dit-il tout d'abord, que vous
me conseilliez propos de ce qui m'arrive; et il
nous raconta aussitt sa triste, trstriste odysse.
Il se nomme Francisco Sivila y Morales et, bien
que n dans un petit village de la province de Te-
ruel, il a rsid Barcelone jusqu'au jour de son in-
corporation- dans- l'arme.
Envoy Cuba; dans l'infanterie, de marine, il y'
resta onze mois, luttant contre lennemi et. suppor-
tant toutes les fatigues et les souffrances de la cam-
pagne. Un jour, dans un engagement, prs d'un
in-genio de San Juan de las YeraS, dans la province
de Pinar del Rio, Francisco Silvila fut bless d'une
balle la jambe gauche et d'un coup de machete
la tte.
Guri, on l'envoya La Havane et.on.l'emba.rqua
sur le Col'n:en' lui remettant, titre de secouts,
douze pesos (i). Or, pendant toute la dure de la
champagne, c'est dii'e pendant onie mois, il n'en
avait reu que'cinq; -total, dix-sept pesos.
Avec l'argent qu'on lui remet' titre de secours, il
doit s'acheter des.vtements. Ceux. qu'il avait. pen-
dant la champagne taient hors d'usage.
Le Colon arriva Satitander...En dbarquant,
l'invalide Sivila n'avait pour tout capital que le sol
de la patrie.
Avec cinq de ses compagnons, qui se trouvaient
dans la mme.situation que.lui,,il se.prsenta aubu..
reau de la marine, o il lui fut rpondu qu'on, n'.a-
vait rien voir avec lui. Les six rapatris allrent
trouver alors d'autres autorits. On leur rpondit de
la mme faon. C'est alors que les malheureux,
laissant leur auberge' impaye, partirent dans la di-
rection de Madrid, avec la certitude que l, au
moins, on leur paierait la sold qui leur tait due.
Arrivs Madrid, ils se rendirent au ministre de
la marine. On leur rpondit come Santandcr,
et la seule promesse qui leur fut faite, fut qu'on leur
donnerait la part de vivres que laisserait la garden
et que, pour dormir. ils pouvaient coucher par terre
sur un manteau, pendant tout le temps qu'ils pas-
seraient Madrid..
Que me conseillez-vous de fire ? nous deman-
da l'infortun Sirila, en finissant son triste rcit.
Nous ne smes que lui dire, la seule rponse qui
nous vint, nous n'osmes pas la laisser sortir de nos
lvres.

(i) Le peso quivaut une pice de cinq francs.
- N. de la R.


*


VIVA CUBA LIBRE'!'


Noua avons-le plaisir de'ptbl'ieri-apri'- l'artile.e
paru sous ce mme titre dainsL' Le. People de Lyo,;
diut romars 1895, que. nous corintmunique 1's.teur.
notre vaillant comnpatri6te. Max Durard-Sar':,:i qui
fitlep'remier en: Framince poursser le cri de' Vive
Cuba Libre!
SDepuis 1848; le peupl' h'roiqu'e' decette perle des
Antilles se soulve contre lest exactions des Espa-
gnols qui oprint'contr les' Cubains de la faon la'
plus inique: volant leur travait'et leur libert.
Dans toutes les insurrections amricaines, qui'
taient de..formidables guerres d'indpendance, les
Espagnols se.sont, toujours, conduits avec lader-
nire des inftnies et ont commis. les. cruauts' les,
plus atroces.
Considrant les. insurgs comme des esclaves, ils
soumettaienrceux q'utomb'aint entire. leurs mains
aux plus .cruelles tortures.ava4t,.deles :,.fusille-r,
Marttine-m Gampos,, ne paira jam:is:a!sezel'ch,:~es
souffrances et les tortures qu'il" a infliges aux pa-
triotes cubains . iqai'il neofaisaitip'astd quartiri.'
Aucune contre d'Amrique n'a eu plus de mar-
Styrs dellalibert qu'e, Gu'b i IP 'semble nanmoins
que pour conquri'r'soni indpendance., I vaillante
phalange des: rpublicains cubains renait de ses
cendres peu pr' ;tous les .o ,arss, Et.si- Cuba n'dest
pas encore une. florissante:rpublique,, cela. est id!
-certainement -sa.situation gographique eni tanti
qu'ile, les secours arrivant difficilement aux insur-
gs, tandis.que les Espagnols peuvent se ravitailler,
par leur marine, en hommnesmet,'en armes.
La valeur des Cubains est proverbial dans' les-.
Antilles et'aux Etats-Unis,- et lorsque leurs, maelz-
teros, arms de leur norme et redoutable coutelas .
attaquent les troupes espagnoles, la panique s'em-
pare d'elles, 'cherchant le salut par une fugue pr-
cipite. Dans les surprises, les. insurgs ainsi' arms
font un carnage affreux; ,leur' courage et-'leur. au-
dace explique qu'une poigne d'hommes hardis et
dtermins, luttant pour une noble cause, tient.quel-
quefois trs longtemps contr de ntmbreuses troupes
disciplines.
Les rpublicains de tous les pays doivent sympa-
thiser avec les insurgs rvolutionnaires de Cuba.
C'est-avec raison et justice, qu'isls lu.ttent pour! se-.:
couer le joug de l'Espagne qui a toujours t une
martre pour eux.
Disons aux Espagnols de hter chez eux la sup-
pression de la m'onarchie'et aux Cubains : 1Aimo,
islefos valientes, y Viva,Cuba.Libre:!
Max Durand-Savoyat.

--------.^.---------

CHAR.LES. GOVIN.


L'nergique reclamation que vient de prsen-
ter le consul amricain La Havane, au, sujet de
l'assassinat de. M' Charles Gbvin, continue
mouvoir vivement l'opinion aux Etats-Unis.
M. Charles Govin, naquit'a Nw-Tork. en.i873;
son pre fut, pendant plusieurs annes, percep-
teur du port de-Key-West et membre de l'associa-
tion des avocats: de IRloride; il fiut, pendant un'
certain temps, consul amricain Leghoun.


Nomm correspondent du journal Jacksoncille
Equator D)emocrat, M. Charles Govin fit parties
d'une expedition cubaine qui dbarqua a Cuba
au mois de juillet dernier.
Il fut attach h la colonne du major Valencia,
qui fut surprise h Correderas (Jaruco) par le colo-
nel espagnol Ochoa. Govin n'ayant pu suivre la
colonne, rsolutde e liver lui-mme aux Espa-
gnols et agita un mouchoir blanc en signe de
parlementaire. 11 ne portrait aucune arme lorsqu'il
prsenta au chef espagnol les papers tablissant
sa quality de correspondent tranger.
Celui-ci, s'tant saisi de ces documents et les
ayant jets terre, ordonna ses soldats d'atta-


cher Govin'a un arbre, ptis il l. fi't hftiblement
massacrer coups de machete.
Spt Cubains de la colonne d major.Valencia
firent les tmoins cach's'd cet horrible.assassi-
nat qu'ils ne purent empcher en raison de la su-
piiotit numrique des Espagnols.
Le chef espagnol Olioa, la suite de cet ex-
plit; fut propos pour l decoration par le bou-
cher Weyler.

S------. ^., -i----

APPRCIATIONS DU TEMIPS

Toiutefois,,il ne faut pas se dissimuler .qt' un
double 'point de vue la situation devient chaque jour.
plus grave. Militairement parlan't; l'ftange paralysis
qui a ,pes'jusqu'ii sur toutes les rsolutio:ns 'etl les
plans'- ds:, commandants en. chef :. Cub'~,. et! qui
tient probablement - tout un. ensemble, de co~di..
tions morales et matrielles, ne parait pas prs de.se
dissiper.
Le. gral Weyler n'a: gure tenu, les prom'sses
ebt.uiA.asa'nls de.sonravnement. D'imprud'nts amnis'
serp'laisaient- 'mettre d'avance en conttaste la rapi.-
dit et l'efficacit decisive des coups qu'il allait por-
ter..l'ennemi.et.l'espce d'irrsolution et de mol-
less dabit'le marchal Martinez Campos avait fait
preuve, suiva-nt'-eux.
Mrme h!al'h'leer actuelle', les premires rumeurs
qui reprsentaient le chef insurg Maceo comme
battu. pjate:couture.dans la.province de Pinar- del
Rio, sont. reconnues fausses. La phase des prpara-
tifs n'~t'pias -encore fihie, celle mme des demands
derenfrts' -n'est probablement pas close.
A.: fond, les; choses en-sont' toujours, au mmnie
point.etil n'y a pas de. progrs ,sensible . enregis-
trer, en dpit d'une dpense que. l'on estime dix,
millions d pesos (cinquante millions de francs) par
m-ois, six-cetitsl'm'illions' de frhincs'par-an. C'est 'ici
qu'in.tervient le second ordre de.considrationrs aux-
quelles- nous, faisions allusion.,plus haut:
L'Espagne a besoin tout prix de resources ex-
traordinaires. Elle cherche avec une iacii i rfi,.reuse
contracter.un emprunt. Elle avait.espr un ins-
tant pouvoir trouper un milliard dans une grande
optation ngocie avec un puissant: group de
financierse-trangers.
Les conditions mises par ce syndicate sa coop-
ration ont paru inacceptables au gouvernement.
M. Canovas dcel Castillo a; rassembl 'un certain':
nombre de. publicistesi pour leur dclarer que l':Es-
pagne n'est ni la Turquie ni la Grce, et que c'est
l'outrager que de lui prtendre imposer des moda-
lits analogues aux concordats que subissent cer-
tains Etats en dconfiture, et qui, constituent une
alination, partielle ou total, de'leur souverainet.

---------***~-------


RVOLUTIONi. CUBAINE


D'aprs les rapports officielsadress a.Madrid, il
y a actuellement dans les seuls hpitaux de La Ha-
vane 4,500 malades.
Des nouvelles reues de La Havane nous ap-
prennent que les, fermes de la Gatera; Chinchal, Tira-
beque et 7 autres proprits prs de Santiago de las
Vegas, ainsi que plusieurs fermes'prs de Guira de
Melena, ont-it brles: par les.Cubains.
On announce de Crdenas que la ferme Ro-
lando a t aussi incendie par les Cubains. Une
gare situe prs de Jovellanos a eu- le mme sort,
ainsi que plusieurs fermes'des environs de Nuevitas.
Les plantations de tabac situes prs de Palos
(Matl;azas), qui s'levaient -.la soimmede $400.000,
ont t galement incendies.
Mximo G6mez se dirige vers Santa Clara pour
s'unir, Sancfi Spiritus,. avec les troupes de. Rodri-
guez.
De La Havane, on confirm que dans un grand
nombre de localits de l'Ile, des soldats espagnols
dsertent, surtout Camarones (Santa Clara) et
Bayamo. Dans. cedernier district, les Espagnols,ont
dsert avec leurs armes et se sont runis Calixto
Garcia. La mme chose est arrive Sagua la
Grande.
On dit que. le gnral Weyler ira diriger les
operations contre Maceo avant la fin d'octobre, le
gouvernement l'ayant invit obtenir des rsultats
dcisifs le plus tt possible. Le ministre de la
guerre tudie le moyen d'envoyer 40.000 homes de
la classes 1896 avant Nol pour Cuba, et 3.5oo pour
les Philippines.
Le lancement du croiseur Princesa-Astur'l'as a
chou Cadix. Le navire est dans une situation
trs critique; on craint qu'il n'ait de grandes ava-
ries.
* Une dpche de Melilla a annonc que les
Maures avaient commis une agression contre un
navire franais. En ralit, ce navire n'tait qu'une
grande barque, le Prosper-Corintihe, qui naviguait
prs d'A:\lhucemas. Le pillage fut complete. Mais au
moment o quelques canots tiraient vers la terre
avec le butin, ils furent surprise par un vapeur mar-
chand espagnol, le Seville. Alors, les .I1aures rests
sur le Corinthe firent feu sur le vapeur espagnol.
Parmi les victims de cette aggression, un ma-
telot franais, Auberi Vincent, fut bless au bras, et
un dport cubain, Oscar de los Reyes, qui se trou-
vait board, fut tu.'


*


~ __~___i< I<~ ~I I ~~ I _I __I~1_ ) I~_)~ ~~ i ~ ~
_ _ )I/_ ~ ~< ~





15 OCTOBRE 1896


AMNIT CASTILLANE 4
Un incident trs srieux s'est produit au con-
cours d'admission d'lves pour le college d'in-
fanterie de marine en Espagne.
Un contre-amiral, furieux de voir son fils re-
fus, a insult les examinateurs.
Ceux-ci, l'unanimit, ont dcid de commu-
niquer le fait au ministry de la marine.
---------*-------

RVOLUTION PHILIPPINE

Une dpche officielle de Manille confirm que,
dans la nuit du 27 au 28 septembre, la 3' compagnie f
disciplinaire, employe aux travaux- de fortifications
de Mindanao, s'est souleve. Les disciplinaires ont
massacre les indignes qui faisaient parties de la com-
pagnie. Toutes les troupes disciplinaires ont t
dsarmes.
On a envoy d'Illigan une compagnie d'infan-
terie, trente artilleurs, une compagnie du gnie et
deux cents soldats d'infanterie de marine pour cou-
vrir Gagayan.
Un vapeur vient de partir de Manille pour l'Es-
pagne avec cent. cinquante et un dports.
Mille soldats de la peninsule sont arrivs di-
Smanche aux Philippines.
-: Le marchal Blanco a quitt Manille, le ~I oc-
tobre, avec les renforts rcemment arrivs de la p-
ninsule et les troupes indignes tires de Mindanao,
environ cinq mille hommes, pour diriger les opra-
tions contre le principal rassemblement des insurgs
de la province de Cavite. D'autres colonnes,'com-
mandes par le gnral Echaluce, ont pris l'offensive
contre les bandes rebelles de l'intrieur de l'le de
Luzn. Le gouvernement attendra le rsultat de ces


operations avant de designer le successeur du mar-
chal Blanco.
Le marchal Blanco va encore disposer de
6,000 Europens, de 12,000 soldats indignes et de'
4,000 soldats espagnols, qui doivent arriver Ma-
nille avant la fin d'octobre.
A Madrid, le juge d'instruction a ordonn hier
l'incarcration des deux magistrats, membres de la
cour de cassation et francs-maons, accuss d'avoir
t en relation avec les sparatistes des Philippines.
La saisie des papers et d'une correspondence com-
promettante a motiv, dit-on, la svrit du juge,
malgr les dngations des accuss, qui attribuent
leur msaventure une champagne entreprise en Es-
pagne et Manille par des ordres religieux contre les
francs-maons.
D'autres personnel galement impliques de
complicit dans la rebellion aux Philippines, parmi
lesquelles M. Raritoja, rapporteur auprs de la cour
supreme de justice, ont t arrtes Madrid.
------ -*~~~L---------

DERNIBRE HERE

CUBA LIBRE A MARSEILLE

Marseille 15, 8 h. 45 matin.
Rpublique Cubaine.
Paris.
Meeting revolution. Manifestation formi-
dable espagnole. Salle vacue police. -
Agitation extraordinaire. Vive Cuba Libre !
Albin.
De son ct, notre confrre L'Intransigeant
public le tlgramme suivant :
Le meeting/Cuba Libre a t empch par


une bagarre fomente par des bandes soudoyes
Spar des ngociants espagnols protgs par la po-
lice. Carnaud, assist par Cadenat, Garaut,
Steens et David, ont essay de rtablir le calme
et ont t brutaliss. Le drapeau espagnol a t
dploy sous les yeux du commissaire de po-
lice.
-------A~------

BIBLIOGRAPHIE

Voyages dans tous les Mondes. Nouvelle bi-
bliothque historique et littraire, publie sous
la direction de M. Eugne Muller, conservateur
la bibliothque de l'Arsenal. (Librairie Ch. Dela-
grave, 15, rue Soufflot, Paris). Histoire des
Flibustiers Amricains au xvm' sicle, par A.-O.
CExmelin, I vol. in-12, br. I fr.; lgamment re-
li, 2 fr.
Au moment o les vnements qui se passent
l'ile de Cuba attirent et passionnent les esprits, on
lira avec intrt ce petit volume.'
Ce curieux rcit, public pour la premiere fois
Amsterdam en 1678, raconte les ventures de cette
poigne d'aventuriers qui se dnommrent eux-
mmesflibustiers (corsaires) et se donnrent pour
but de combattre et dtruire la domination et la
tyrannie de l'Espagne en Amrique. Les aventuriers
qui se lancrent sur cette terre vierge de l'Amrique
au xvi" sicle comprenaient des boucaniers ou
chasseurs, des habitants ou colons et enfin des
libustiers. Il suffira de rappeler ici les noms de
Pierre Franc, Barthlemy, le capitaine Roc, Alexan-
dre Bras de Fer, le capitaine Montauban, Morgan,
MonbarS, pour faire comprendre tout l'intrt palpi-
tant de ce curieux rcit qui, aujourd'hui o l'Am-
rique est connue en entier et dj compltement
peuple, permet d'tudier un des points les plus
intressants de l'histoire de sa premiere coloni-
sation.
Nota. Aux auteurs et diteurs nous donnerons,
sous notre titre Bibliographie, l'analyse de tous les
ouvrages don't on nous aura adress, franco de port,
deux exemplaires.


SPECTACLES DU 16 OCTOBRE
7 h. 3/4 Opra. Faust.
8 h. 1/4 Franais. L'Ami des Femmes.
8 h. /. Opra-Comique.- Le Pardon de Ploerdmel.
7 h. 3/4 Odon. Le Capitaine Fracasse.
8 h. 1/2 Vaudeville. Lvsistrata.
8 h. 1/2 Gymnase. La Famille Pont-Biquet.
8 h. 1/2 Renaissance. La Dame aux Camlias.
8 h. / Palais-Royal.- Le Dindon.
8 h. r/4 Varits. La Vie parisienne.
8 h. 3/4 Nouveauts. Mignonnette.
8 h. / Porte-St-Martin. Jacques Callot.
8 h. 3/4 Bouffes-Parisiens. Miss Helvett.
8 h. 1/2 Gait. Les Cloches de Corneville.
8 h. 1/2 Folies-Dramatiques. Franois les Bas
bleus.
8 h. 1/2 Ambigu. Les Deux Gosses.
8 h. / Chtelet.- Le Tour du Monde en 8o jours.
8 h. 1/2 Menus-Plaisirs. L'enlvement de la
Toledad.
h.'/ Eldorado. Relche.
*8 h. 1/4 Cluny. La Marraine de Charley.
8 h. 1/4 Djazet. Mademoiselle X...
8 h. / Th. de la Rpublique. Nina la Blonde.
h. / Th. d'Application. Relche.
8 h. / Cirque d'Hiver. Exercices questres.
8 h. / Nouveau-Cirque. Paris-Pkin, panto-
mime.
8 h. 1/2 Folies-Bergre. Spectacle vari.
8 h. / Parisiana. La Revue rosse.
8 h. / La Scala. La Prise de Grenade.
8 h. / La Cigale. Concert.
8 h. 1/2 Trianon-Concert.-M"'"Juana, Marthe Lys.
8 h. 1/2 Tabarin. Fursy; Le Rai veut rire.
8 h. 1/2 Carillon.-Teulet Lemercier; M'" Delmry.
8 h. 1/2 Muse Grvin.- Ouvert de io h. minuit.
8 h. 1/2 Ba-Ta-Clan. Hardi les Bleus.
8 h. 1/2 Caf Rochechouart. Chansons.
8 h. 1/2 Divan japonais. La Revue enrage.
h. / La Fourmi. Relche.
8 h. 1/2 Concert Europen. Chansons.
8 h. 1/2 Concert parisien. M-" Durand-Ulbach,
Dora, etc.
Moulin-Rouge. Spectacle-Concert; 1o h., bal.
Casino de Paris. Vnus Paris.
Olympia. La Gran Via, oprette.
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yaut6grafo del primer president de la
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contado) mas el franqueo
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ejemplar.



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Se ha .puesto la venta, al precio de
25 cts. ejemplar, el folleto que contiene
el discurso del senor Manuel Sanguily,
pronunciado ei; 27 de Noviembre ltimo
en Chickhring Hall, y que est reputado
como la mas fUlgurante de sus oraciones
tribunicias.
Los pedidos: pueden dirigirse la admi-
nistraci6n de .Pairia, 81, New St., New-
York.


LA VOZ DE CAIN

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... .'. ia
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ministraci6a g.e Patrid, 81" New Street, Nueva
York.


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Grant, 20, rue Saint-Vincent-de-Paul, PAI S.


Jos MARTI
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GUILY el 19 de Mayo.de este aio, en la reuniii
pdblica para conmemorar el primer aniversairij
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