Title: Republique cubaine
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Title: Republique cubaine
Series Title: Republique cubaine
Physical Description: Serial
Language: French
Publication Date: April 9, 1896
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Bibliographic ID: UF00081139
Volume ID: VID00012
Source Institution: University of Florida
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Patrie et Libert


.RDACTION '& ADMINISTRATION PRIX DE L'ABONNEMENT (EN FRANCE)
A2P I --A Rue -auin 896 t N PAYABLE D'AVANCE:
O Rue BuAnne PARIS Avril 1896 I N 12 U-- ^ ED'.............................f: .
_____Un semestre ............................. 15 .
,ADRESSE TLGRAPHIQUE: E.LA- -A XIO Cr- Un trimestre................................ 5
nTsLEP-sonas A L'TRANGER
PARAIT TOTUTS LES JEUIDIS Une anne ........."........... 35fr.
Un semestre .................................. 11 50
Les manuscripts ne sont pas rendus UN NUMRO....... O fr. 50


AUX CUBAINS
ET AUX PORTORICAINS

Constitution de la Rpublique -de Cuba
ART. 19. Tous les Cubains sont obligs de
servir la Rvolution de leur personnel ou de leurs
biens, suivant leurs aptitudes.
Bases du Parti Rvolutionnaire Cubain
ART. 8. Le Parti Rvolutionnaire Cubain se
propose rsolument :
I. D'unir, dans un effort commun et persv-
rant, l'action de tous les Cubains rsidant
l'tranger.
... ......... ........... ......
IV. De runir des fonds d'action pour la rali-
sation de son programme et d'employer constam-
ment de grandes resources pour la guerre.

Le Dlgu plnipotentiaire de la Rpublique
Cubaine a New-York rappelle aux Cubains rsi-
dant house trouvant accidentellement l'tranger,.
qu'ils doivent tous, absolument tous, continue
aider rgulirement de leur argent la Dlgation,
pour lenvoi des armes et des munitions desti-
nes leurs frres, qui luttent et qui versent leur
sang pour la patrie sur les champs de bataille.
Ces articles imposent aux Portoricains les
mmes devoirs qu'aux Cubains.
Les cotisations, en Europe, sont reues Pa-
ris, chez le Dlgu, M. le Dr R.-E. Btances,
6 bis, rue de Chteaudun.

------*^<~ ------

LE MORT VIVANT

N:osant vraisemblablement plus fire mourir
Maceo, qui a pris l'habitude dsobligeante de
ressusciter chaque fois, sans mme attendre le
troisime jour, les informateurs officials de la
Havane se sont rabattus sur Maximo Gmez. Ce
*dernier, tu de temps autre lui aussi, mais;
Peralejo, leur semblait peut-tre, pour cette rai-
son, susceptible d'une plus grande dose de com-
plaisance. Qui sait si le gnral en chef des
forces cubaines n'allait point, par un acte de gen-
tilhommerie, se rsoudre quitter ce bas monde
-pour un autre o se serait prudemment abstenu
d'aller le relancer l'intrpide Weyler? Puis, cette
mort et si bien fait dans le tableau c'tait une
-compensation au dbarquement de Garcia et de
Collazo, ainsi qu' la prise de Pinar del Rio. Le
systme des compensations, il n'y a rien de tel
pour les stratgistes et les politicians dans l'em-
barras.
Or, si le successeur de Martinez Campos est
invariablement une brute, il n'est pas toujours
un abruti; une fois sur dix, il a des ides.
En consequence, entire le pousse-caf et l'ex-
cution d'une demi-douzaine de femmes le g-
nral Weyler semble particulirement misogyne
cet illustre guerrier tlgraphie Madrid la
mort de Miximo G6mez, poussant la sincrit
-dans les dtails jusqu' ajouter que le dfunt


avait succomb une maladie de poitrine, qu'il
avait t embaum et reposait maintenant sous
six pieds de terre dans la banlieue de Matanzas.
Nouvelle qui dut tre bien agrable aux boursi-
cotiers ayant coler des actions sur les che-
mins de fer cubains]
En annonant que celui que les Espagnols ont
surnomm viejo chino, pour se venger de ses
victoires, tait inhum aux portes de Matanzas,
le gnralissime des troupes royales avouait im-
plicitement que cette ville tait troitement blo-
que par les forces rvolutionnaires. Mais cet
aveu lui semblait sans doute propre donner de
la vraisemblance la nouvelle principal, la
mort du guerrier habile et brave, autant que
peu rclamier, qui, en janvier.dernier, entreprit
sur la Havane la merveilleuse march que l'on
sait.
Ceux qui, depuis treize mois, suivent attenti-
vement la march des affaires Cuba et sont
habitus aix fausses nouvelles que le gouverne-
ment espagnol sme avec une prodigalit sarda-
napalesque, ne s'alarmrent pas outre measure.
Certes, ils se dirent que Mximo Gmez tait
mortel comme tout autre, come Marti qui n'est
pas mort tout entier, car son nom ne prira pas,
comme les hros anonymes qui, chaque jour,
arrosent de leur sang les champs de bataille cu-
bains; quelques-uns mmes eurent un serrement
de ceur en pensant que, par extraordinaire, les
Espagnols avaient pu dire vrai. Toutefois, le
doute ne dura pas longtemps: trente-six heures
aprs le dcs, on annonait la resurrection,
ajoutant, pour en attnuer l'effet, que G6mez,
souffrant, faisait une cure au.Camagfiey.
Faire une cure, ces mots rendent rveur, car
ils signifient, si nous ne nous trompons, vaquer
en tout repos aux soins de sa sant. Pour que le
ressuscit de Matanzas puisse se soigner en toute
tranquillit au Camagfey, il faut que les Cu-
bains soient tablis dans la region de faon
dfier toute attaque des Espagnols.
Et ce sont ceux-ci qui prtendent que les rvo-
lutionnaires ne possdent pas un pouce de ter-
rain fixe dans l'le !
Se figure-t-on l'hilarit qui, en France, accueil-
lerait un tlgramme official ainsi conu :
Un miserable chef de bande qui, aprs avoir
pill et incendi des habitations sans defense,
s'enfuit pourchass par les gendarmes, se' rend
Biarritz pour y soigner une laryngite et rele-
ver des vues photographiques.
Il est vrai qu'une autre dpche, tout aussi
vraisemblable, announce que le mort de Matanzas
et le convalescent du Camagiey se trouve (et
non se trouvent, car les deux ne font qu'un)
Santa Clara.
II faut avouer que si les informateurs patents
de sa majest ibrique vous forcent fair des
accrocs la grammaire, ils compensent ce dsa-
grment'par la varit des dtails. Ce sera, en
vrit, une tche bien commode que d'crire un
jour, d'aprs leurs documents, l'histoire de la
Revolution Cubaine!
Cosmno.



UN PEU D'IMPARTIALITE, S. V. P.


Quoique la revolution actuelle soit la cin-
quime qui clate Cuba depuis le commence-
ment de ce sicle et la manifestation d'un mcon-
tentement dont-la lgitimit est reconnue par tous
les hommes de bonne foi, mme espagnols, une
parties de la press franaise continue a se mon-
trer malveillante l'gard de ceux qui combat-
tent pour affranchir leur patrie.


Le Figaro, tout aussi injuste l'gard des
Cubains que du temps de M. Saint-Cre, accueille
chaque jour avec empressement les accusations
les plus mensongres contre eux. C'est d'abord
M. Valera, qui vient nous dire que les Cubains
sont des lches; que sont alors les Espagnols
qui, cinq fois plus nombreux, parfaitement ar-
ms et disciplines, n'en viennent pas bout ?,
Ne dites-vous pas que tout le pays est avec l'Es-
pagne ? Mais assez, l'accusation ne vaut pas plus
que celui qui la porte, et nous connaissons de
longue date M. Valera, qui nous ne voulons pas
faire l'honneur de discuter avec lui.
C'est ensuite un M. Phelps, qui ressuscite le
fameux: ce sont des bands de ngres et d'a-
venturiers , absurdit laquelle te gouverne-
ment espagnol lui-mme a renonc, ne pouvant
plus cacher ce fait vident, connu du monde en-
tier, que tous les Cubains sont de fait ou de cour
avec les insurgs.
Nous n'hsitons pas dmentir catgorique-
ment M. Phelps, ou plutt ce n'est pas nous qui
le dmentons, c'est l'homme que, dans le monde
entier, on souponnera le moins de favoriser la
cause cubaine, d'abord parce qu'il est Espagnol,
ensuite parce qu'il est president du conseil et
enfin parce qu'il est personnellement optimiste,
et anti-cubain.
M. Cianovas, puisqu'il faut l'appeler par son
nom, dclarait l'autre jour, au sujet des lections
de Cuba, que la masse des lecteurs est presque
toute entire dans les rangs des insurgs et qu'en
ralit, les quelques dfenseurs de l'autonomie
par les voies lgales sont les seuls qui se trouvent
en tat d'accourir aux comices lectoraux . Si
l'on tient compete que Cuba est un pays de suf-
frage restreint, trs restreint mme (53.000 lec-
teurs sur 1.600.000 habitants), on verra ce que
vaut l'affirmation de M. Phelps.
Le gnral Canella, qui revient de Cuba et qui
n'est pas plus flibustier que M. Cnovas, disait
textuellement, nagure, un reporter de El Im-
partial: TOUT LE PAYS, SAUF LES PNINSULAIRES ET
L'EL1MENT OFFICIAL, EST AVEC LES INSURGS. Et encore,
le gnral Canella tait en de de la vrit, car
tous les pninsulaires et tout l'lment official ne
sont pas fidles a l'Espagne, comme le prouve le
grand nombre d'Espagnols et de fonctionnaires
qui se sont joints aux soldats de l'indpendance.
M. Phelps est donc en retard sur M. Cinovas et
le gnral Canella qui, tous deux, retardent sur
la ralit.
Et puis, les aveux des Espagnols sont su-
perflus, nos affirmations ont autant de valeur
que celles de n'importe qui, plus que celles de
certain publicistes discrdits. Nous sommes
Cubains, et connaissons bien notre pays, tandis
que les gens qui nous calomnient le connaissent
peine de nom. Nous savons que nos compa-
triotes se tiennent soigneusement l'cart des
Espagnols, s'efforant de diffrer d'eux par la
mise, par les murs, par le language; nous sa-
vons que nos surs et nos filles vitent, dans les
bals, de danser avec eux et mme de porter dans
leurs parures les couleurs de leur nation, car
tous, tant que nous sommes, et quelque classes
de la socit que nous appartenions, nous avons
horreur de ces couleurs qui nous reprsentent
l'or qu'on nous a vol et le sang de nos frres
impitoyablement vers. Nous le proclamons bien
haut: nous n'avons pas connu un seul Cubain
qui ne ft sparatiste.
Dans l'insurrection actuelle, comme dans
toutes les prcdentes (rvolutions prches de
tout temps par nos penseurs et glorifies l'a-
vance par nos potes), nos avocats, nos cri-
vains, nos magistrates, nos mdecins, nos ing-


nieurs, c'est--dire notre lite intellectuelle, mo-
rale et financire, luttent contre l'Espagne cte
cte avec les ngres, oui les ngres imports
Cuba par l'Espagne elle-mme au temps o elle
faisait l'infme commerce des esclaves.
Un journal de Barcelone, La Publicidad,
disait, il y a quelque temps: A Cuba, il faut
nous dfier de tout fils du pays qui se donne
nous comme ami, depuis l'autonomiste qui nous
tend une main, nous, et qui tend l'autre Ma-
ceo, jusqu'au dernier enfant mdme issu de ma-
riage espagnol .
Ce journal disait la vrit et rfutait ainsi-
l'avance l'objection que l'on pourrait nous faire,
savoir que l'on a vu des Cubains proclamer leur-
fidlit l'Espagnc. Mais ces Cubains, tratres-
par ambition (car on n'en peut. citer que parmi
ceux qui vivent de la politique), ces Cubains ont
menti; si assoiffs de pouvoir qu'ils aient t,
leur avidit a toujours t moindre que le res-
sentiment natural chez tout Cubain contre l'Es-
pagne, ressentiment que fortifie chaque jour l'air
mme que nous respirons. Et ces tratres don't
nous parlons se sont vendus sans profit, d'abord
parce qu'ils n'ont rien obtenu et ensuite parce
que les Espagnols n'ont jamais cru la sincrit
de leur loyalisme.
Oui, tout Cubain est ennemi de l'Espagne,
mme, surtout le Cubain issu de parents espa-
gnols. Cela est, pace que cela est logique. A
Cuba, il n'y a qu'une classes favorise : celle des
Espagnols d'Europe, c'est--dire les bureaucrats
ou les traneurs de sabres; en un mot, ce que le
gnral Canella appelle l'lment official.
On a tout sacrifi, non seulement le droit et la
justice, mais l'avenir mme du pays ces gens-
l, eux seuls; car les propres fils de ces ex-
ploiteurs front parties de la classes des ex-
ploits.
Il suffit d'tre n Cuba pour tre tre trait
en paria par l'Espagne. Que voulez-vous? Il faut
bien laisser les places pour la gnration sui-
vante des affams de la Pninsule..
Et, pour que nous, Cubains, nous renonions
tout ce que les autres homes vnrent: leurs
traditions et leurs anctres, pour que nous re-
nions note pass et notre sang, il faut que les
injustices qui psent sur nous soient telles...
qu'elles sont. Nous avons eu recours aux armes,
oui, parce que nous n'avons pas d'autre moyen
d'obtenir justice et que nous ne pouvons plus
nous laisser prendre aux promesses des Espa-
gnols : les rformes qu'ils allaient mettre en ap-
plication n'taient qu'une infamie de plus pour
tromper le monde et aggraver leur despotisme
car la tyrannie n'est jamais pire que lorsqu'ell,
prend les dehors du libralisme.
A ceux qui nous calomnient sans savoir un
mot de notre histoire, nous dirons simplement:
Au lieu de prendre pour paroles d'Evangile les
discours de nos ennemis, rapportez-vous en '
vous-mmes, regarded ce qui se passe l-bas.
Qne voyez-vous? Des combatants de toute con-
dition et de tout ge: riches, pauvres; igno-
rants, savants; penseurs, ouvriers; jeune gens,
vieillards et mme femmes et enfants. Tous ont
quitt leurs foyers, leurs joies, les tres qui leur
sont chers. Paix, travail, avenir, ce people a
tout sacrifi pour souffrir des maux de toute
sorte; ce people s'est rsign la ruine et la
mort pourvu que... Ce spectacle suffit: ce
people a raison.
Un Cubain.


*


RLr






2
" 2 .* .*." 1 '. . -


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i ` i 'r .


CUBA CONTRE ESPAGNE

(Suite)
III
Deux d.yces tablissegents .ub ;siiteit 'u.seuien
auLui.ifS huI $ la Banpi- .spa~srne,;qiuJ c-stldeenate
un ai$rii.dble bureau' defEtat, t la Binque el'
Cu:mnrerceequi d4it sa Sabilit&.aux .pgagesins et
c haMiins dedfcr q.I:elle pagsiJe. .
-' (NriFtBe, riL, 'autra';ri',e nkni,en aide [hile;i -ust"e
duisw e. '
tl. 14e dctlt68afsbac is isitrloris.saate.tistrnmermoge:
d'une ruine complete et,prochaine. Le recueil heb-
domadaire El TaaFio calgulait qpe dans si; a, s
l'exportation du tabac-'.trd'uu .ura.,corpIl toi'tt
cess. De 1889 '1894, on a constat dans l'ex-
portatiiondu, port de la Ha\a ne une diminution -de
S16.2oo.ooo cigars.
ya gialeur, d.l a .prop.4ti.it cba a .b ~asid:pi-p
ti,, et parfois 'des deux tiers, par rsppst, 4 41lle
qu'elle possdait ayant.8.4. : '.
,.Qn,)a vuy, ' 'la' H.avane, un difice. aa.nt coite
3.ooo.ooo, de" francs vendu, en '.i893,-pour .600.ooo
S francs. Et cependant, dans tout pays prospre, la
vileur de. la proprit"foncidre 'ive'; -meu fe
qu'augmentent la poBulatien-etrdeur~i :c. ; :
'Lei valcurs mribifeces dIfrsnt ie -mi'm*e sptciMNe. i
La ,pupartiids.acntns cutes surda ,pLtap; dejia Jia- .
vane sont a.u-4eQsagsulu spair.,,- , I.a,,J.pFi pF-J.e ,
'ruae.,,:i.se a, Malgr .sa rc.ltele n u ,lr. .m'in.,dcj
tonns,et ses admirable ch4mpsnde eabac, ejt', fl~ile
trouver,-'La grande'ale n, cpitalise pas. -'La
fate en est au rigim': fiscal qui lui; est ipose par
le gou'.ernement de la Mtropole.
Les so:mmes quesa lorte deportation lu' rapporte
rie oint retour au pays ni-en inmip,.trLti'jrts ni gn
effectif; elles restent dehors pour pa'er les ijntri;-s'
*deisildeLtt ~flabuijuse u ,Ra.otr ,0l;.mfTvic.r Ce -,ri:'q-
S mpnt. nqW ej4prgpn"uehg ^t jW,,1 ggNP :.-.u f"pVJty '
S dans l'i,, p t i.miri'iat.erent. tex4dj :ans a.l Pfni.-
sule.,-- Les pern s in ,.. aites (par n.o:tre Jtgeor ,(e.
E.pagn.:.l habijant l'Espagne, et'l'argeint, nvoy
par les isie it s soit leurs protecteurs pl.iique
soit leur lan' li.- absorbant 'e rest, Cyba paie
i.y.9-3.9;5 'fr.'5d de pen i.: n des employss er' re-
traite du -en disponibilit.' Presque tout cet urgent
est exp'r .'
Les premiers .'chapitre s .kdu ;budget.des .-idpnss 1
reprserite;t: ane exportation ide plus ide 5&9.o0o.o
deifisraocs.
4. a i:oltpaggie tre reojt de. Cylba a
2.359,t83 fr.40. --.De plus, i.lest impqssibl, d'4va-
luer les sommes, certainement cons,rable,,ques,
particuliersenvQient ou emportent de l'le. Ce mou-
vement d'argent est nanmoins significatif. Il
prouve qu' Cuba tout le monde est "mcontent et
que l'avenir de la colonie''n'inspire de c:niiance
personae.
La consequence de cette siruauon est que. malgr
les rstltats fav.orables :de la: balance amereantije, ie
change est tonljo.urs d'une lvation exagr4e.
I.: D'autre,part, si Cuba travaille .et, cherche ,e
placer au mme rang que ses comptiteurs .pls
avancs, elle.le doit aux sacrifices incessants de, ses
habitants, le gouvernement se proccupant fort peu
de lui procurer les resources, les facilits' et "les
moyens de travail, prvus cependant au chapitre de i
Fomento du-Budget.
S Lorsque .la .guerre actuelle ai clat, et malgr.les
5oo -millions .dppepss depuis 1878,. ,pas un.e.; vie |
stratgique n'avait t c:ns-trutE; il:p'ya-yaltai f-
tifications, ni hpitaux, ni matriel de guerre. L'Etat
n'avait mme pas song sa propre defense !
Ceci dit, nous, e surprendrons personnel en rap-
Spelant que notre'le,, d'une longueur de 670 kilo-
mtres et d'une supetfiice -de ri'8,833mtres'carrs, :
possde seulement 246 kilomtres et idemi de-'routes
carrossables, se trouvant presque toutes ,danps -a .
* prawince, dei la 'Havane. Cell dc -Santiago de iC.uba
Sen. compete ,9. Les.:provinces ;de :Puerti:.-Pri ncipe et
las Villas,;.pasun seul.
Les ctes de Cuba ont: une .-tendue..de 3,.506.kilo-
mtres et renferment,54 port; sur,ce. nombre, I5
seulement ont. t mis en tat.
Le.ddale d'ilots, de bancs de sable et de rcifs qui
entoure File n'est clair que par 22 feux de toutes
classes.
Plusieurs de nos meilleurs ports sont.entrain de
s'ensable'.
Nuevitas, Gibara, Baracoa .et Santiago sou.tjpcur
ainsi dire inabordables.
Les; particuliers ont parfois .oulu prendre l'initia-
tiative des .travaux ncessaires. Le .pouvoir central
est .alors intervenu et, aprs des .annes de pourpar-
lers, les choses sont restes telles quelles ou en
plus mauvais tat qu'auparavant.
En 28 ans, on a construit dans la colonies i39 ki-
lomtres de routes carrossables; on a lev deux
phares de I" ordre, trois 'de 2', un 'de 4', trois fa-
naux c-t deux feux de jete; on a assaini som.mai-:
rement ou balis quelques :ports et.construit.246
mtres de quai.
C'est tout.
En change, le .personnel des travaux publics
consomme des millions en appointments et rpara-
tions.
L'tat d'abandon dans leqel se trouve l'hygine
publique Cuba est proverbial.


La Commission technique envoye par les Etats-i
Unis la Havane, pour tudier la fivre jaune id-
clara que ce'port, par son inconceivable salet, coas- '
tituait un foyer d'infection pepaFganent contre sequel
on devra;Ir. inpodr, les plu.grandeqSprcautions.
Il exie cependant lJ Ha a n~ upe Commission
i, uii)i&t. qui .rmarj.c'utTrc.r et f it des frais a.ec O
iPa ni-qtei rr.hificence que les aitres administra- i
tions:.
Qh croit, peutre q ie l'E-pgeric nous ia..:.rise ,
,i~gpngeiu poini. d,-,' Si: l.:onoeerSMlie n.:,c.te0oqpltueux budgtsR nnape /
tetr..:.u..eg u;afte..s.inmmed..id2,.-..-. pesos a i - ce ;i
chapitre.
Peut-tre pourrait-on prouver que l'Universit de
la Havane rapporte de l'argent l'Etat au lieu de lui
en coter.
S..rIlein.Qe.Qa.pri ea pJ, eJ .oa4.atoiacs.,,~t
d'instruments; l'eau ncessaire ses experiences lui
fait dfau!,
T.ps les pays de l'Amriquc- dat' if la.iBolivie, sans
excepter Hati, la Jamaque, la Trinit, la Guade-
loupe, o la race de coular-Estrenrqugiqritppnt- un
budget d'enseignement plus lev que celui de Cuba.
.,-rS.aW. ee, e...M, fB&Bl...AHft uggl.le
p9WFf l:eJ~1$t;r dJg.';~mpd3-.
*.ni si .se ti .t E.i. q le, ~ tgie,,q ,hc, ~~un .p n u-
ple,,Vssi inruelliger et .i ctill, que .le .C baii, le.
S d p,;.i.Jaio; n ne sache ni \ire ni' crr..
L'instruction .qui,' dans .le-pays, strait < l plus nces-
i satre.'Tinstructi'n- technique et industrielle, n'existe
pas.
'ths arrflres et les pron -ssions que, la ci'.ilisaiion
imO b e rdcafe '.imppr;eousenibnt, soL.ii-hez ,nous
j letter i ; ort .
i rii r. rt atr. rigr., ;r tr ,ielp _,A .'C, r. nme. c- -
tiricni.agliieuJ irdJusiri. gg;c. ipier jm4ca,.:iimen,
I d i.,p.:,nt -ei--haussis,, u ,di;s nin, les, le Cubaj;n; git
,aller s'instruire , l'Eu.ar~r.
l 'Ett n'enrtretient i as, q; sple bibi ih guie pu-
Sbli.e.e .
Les lacunes du rgime espagnol .sont-elles au
mniis com'bles dans: une certain measure par une
administration claire? "
G haque fcis que' le Gouvernement a entrepris la
solutio:n id'an d~ies gradss pi-obi,e cubains,:il.l'a
!embrouill et compliqu, agissant ien. aveugle ou
cdopt,au. inri qlq.ii nC.dec,L xu ..que. ;ei,hapge,.gei-
:ch,i4ts it..
.C it ,ns ilcrimint ,p.o.r ,rm1ipoire le .,re1tiLt..l.4es
<'bilct. qui:fut,,pog certai.ns. une exctlerte affgire,
,mais ne fitqu'epnt ver la circilati;,n rrn,,_nrtairc dans
;l'(e..
Du jourCu lendemain,, les prix augmetrent de
40-o/o.On lana .dins ia ciroulation'la pice d'ar-
;gent espagnole. Le centen d'or se trou-va ainsi ex-
port:peu,, pel utie'1 c et l.s pt iic;.yrnsLac;i s su-
fbirentisurise e. .
L., G;u mern.iimientl,-pour,pbni;r, qe beoaiu risulul i
adait (r,.nsiformu f ,Oe u jU. ,siinpic en sidt9l .a.grrs
linitd .r s. ,
l ,est vrai.' ., Je,.cpoprn~e.qe .,ap i .dj;4 d.o:nt ,op
ivoilait se manager les vypes, profit de l'appaineet
ralisa 'i]mp,..'rtanti: bnfic.s.
Est-jl b.eson de dire que .ces commerants taient
!espagnols.
Enqrique Jose'Varona,
Ex-dput aux'Corts.
New-York, le 23 octobre 1895.
(A suivre.)

..-- --- ^ . ,, , ; ""-- - ;

iCOMMENTAIRES
;sur lss:'Votes des Chambres amnricaines


Decidi~~igt .-t, ayc lai& meill~jre .olot du
imond,,ilal'y ajp;nroqyent ,:de pr:iuere au srieux
les ,cop.ieptaires.4de .os jptis gros .cQfr.res,:
Le Temps, La Libert et le Journal des d.bats,
isur le vote .es Phanmbres .amiwcajnes, recon-
!nagl~spt, , 1, qiuai-iur.;iniit, l, a qs.glit de
ibelligpants. aux,,Cubains.
L,1' Ii''r', du 7.avrjl,.dont le Bill.;,n de
:l'dtranger est ganralement soign et .docu-
lii'-n.! '. 'lil iuii.: dijr',/;; l',n'y(evi le Congrs .des
Etlats-Unis est n /' 'i, d;uine .sorte d'agiailion. .
isa'ns but, ou ,lI;'ili,,qui e/laige sans cesse de
ibut, etc...
Quand, don, austre confrre,.a-t-il change de
manire ':de -voir est ce qui concern Cuba?
\Le:Temps 'se ,livre ensuite;a de singuliers. com-
'mentaires, rappele. es Turcs ]oulltin"s d-uMa-
lade imaginaire :et, sur. un ,ton .goguenand,: ap-'
ipelle: les. membres .du ,Congrs de grands diplo-
mates,, doubls de.polutrons la suite de l'article
le dit assez.
Ce 'n'est:ni l'un ni l'antre, b. grand confrre,
ce sont seulement des gens de bon .sens :qui
parent des fous.
Quant ce que fera ou ne fera:pas le presidentt
Cleveland, vous n'ei savez rien en .dpit .des
tuyauxr que vous pouvez recevoir du boulevard
de Courcelles. Et puis, croyez bien, cher confrre,
ique cette .dmonstation ne s'est pas elle-,mme .


'condamztie l'imipuissance. Attendez un peu et
, sfl&swasrez.
'.MIdaat La Libert du mime jour, lisez ses
:deux articles (Ire et 2e colonne, 'Ire page), et
vous verrez combien est instructifee cormmence-
ment ,d'volWin ;-,uo:n.i, apcrs le -,bte des..t
('li.aniliaes aomniriines. Masiec'est encore siVti-
mi;d !.....
Q'Iu.ai aux. bats, ilsmnous d'ann'niil.auii:ur- .
.d',hui.la rin:,i.;g.i-ic. Liisez, 'cherslet[e rs. i'aami ,.-
.ilh avril ilw6.pag,:. derhni.,'-.? r olonne'fl ,.ehnlmiii-
i.a.it le paragrajal:o ' D'i Ulleur, r,:'yi'dbi les !
,'l,,e.;'de prs, etc... , lisez-le jusqu'au bout et
vpi.mr'r,.-z alors ce que peut oser l'ignorance ou
Iflg'uvaise foi.
Suit un article du correspondent Madrid du
journal 'du''banquier Aynad, qui -nous ramne
aux beaux temps de la lgende de Don Qui-
chotte.
Que dire que nous. n'ayons dj dit ?... Voil
.;des jo y .aux.qui, tou. s'intitulent rpublicains
et qui se font les dfenseurs acharns de la plus.
u. Lt\c.:al,de .lip ,pire des,,nilnatoblet. f
I Ti,:' ,'iu t f tsi ntUS pou$.S.,iuiv.iJndrVnI--,ecoe ,
'i ] ian .:,,, ,pmlt-atre oaz.-vaBagelrsdlspreWnIners
;.i.RIpikite-,. 4ul -HV.? us, OvezinmaiJrqul' de ,lair-
voQ<4ga, qgu,d.,di ai ,.resseitel oplrporttin.

--e--- arnrrf-W ,. f


ST!JIMBRESQ;OST CIUBAINS

Quelque-s-uins die .nos eort'frreside la press
Sfriancais,:. li'iebles notre 'i:une. n'e itpam.nrin-
'qdtd'i:nsitluer'q'ue'Kan.ionce de 'l'.aippari tion'des
S(iiambt srposile d i la .Hlpubli.qu, Culiaiine n'avait %
(,t'un but sp ci. laJi'f et ne -r,'posait sur a ti.n.ii .-
l.-,nnr, Sviu e. ; .
S;l n'y .aait oeu que des joj.rnaux. 'omme O
iLa rotni:r piur colpa.rter c" bruit. malveillant,
[nous aurions ddaign d'y rpondre; mais de
,graids et ::srieux journauxxl'ayjnt reproduit.
,nous'somiams rblhlgi tli dii:.:nnir nos conf~tres
le dmenti :le ,plus formel, et nous esprons que
la -traduction du dcret officiei que nous don-
,nons plusloin suffira les 'difier.
Quelques-uns aussi ont..ajout en persiflant
qu'en admettant que ce dcret et ces timbres
Sexistent 'rellement,"'leur a p pa ri ti ioi tait tbien
r[iv:ma t'u me.
'Aceuxi-ci, nous nous contenterons'de rpondre
ql'ils pre'i.-ienti la peine de lire ce qui suit':
Dcret .pffiiel

REPUBLIJpUE DE CUBA

Gou cernement Provisoire

Moi, Salvador Cisneros y Betancourt, Prsi-
ident de:la Rpublique de Cuba,
A tops salut.
En vertu des pouyoirs upi m'ont t i-.inifi'r's
par l'Assemble Constitrante etselo.n la Cpnven-
tion du 18 septembre, 1t95, je viegmp dq dqnnr
au citoyen Tpmxis Estrada Palma,:Dlgu ,Plri-
jpotentiqire, eis facults ssuiyites :

IV..- .Em ,tte ,dp fs.,,rmbnles i po- t,:. ,port..tl
;les dJmini, ijLatiucis i tU i j ,p tii p tiiil plis
coReaenarJle, p.ur le ,seplvice, de la ,ipubliqie.

'.p vertuu 4qs :powvoir, qui wi': -otl .qiifir'-.
ij'ai i cid, de faire., ne, wisgiop de timbre,, ,
:poste pour la Rpubljqne ,e .uCaa, 1.iot.lt ];,s
.dognin4ions suivantes,:
2. centavos, gris.
.5 bleu. e.
10 ,r ..pratg.
25 vert.
JLe Dlgu,
:'TomdasEstrafid; Ialt.r.

"-----" r----- .

'INTERVIEW NTE RE SSANTE

Un rdacteur du Gil Blas a inter'view'le doec-
,teur Betances, 'dlgi du gouvernement insur-
rectionnel de Cuba, .iii-ll'-uiient Pr'
En France, a-t-il dit, les nouvelles officielles don-
nes, par les agencies .ne permettent :pas de connatre
la vrit. On ne s'imagine pas l'importance et l'en-
thousiasme du movement amricain en faveur de
l'indpendance cubaine. Ce movement est irrsis-
tible, et le president Clveland sera contraint de ci-
der la pression de l'opinion publique.
Trente-cinq mriille CUbains patriotes,-qui ont'-d
fuir leur pays, la suite de la dernire insurrection,
sont rfugis en 'Amrique. Ils habitent deux. eotres
importants,..o ils. ont cr des l!abi;que: de,. igares
don'tt la prosprit est toujours .gran4ig iatsae. ess,


deux centres sont la petite le de Key West et la ville
de Tampa, dans la Floride.
La guerre, en mme temps, a pris Cuba un ca-
ractre de frocit qu'elle n'a .it point euitjusql.ici.
lieslxtldres du gnral 'V.. c er. d.:rt ii'ecution aisit
ett suspendue pendant quelque'tempspgour des*lai-
-'n : dip if l.':.r riquc r;l .ont mainr.enri tro.pfidlejp'ent
excuts.
(:h '-que jour, de Ic.n ileL s d, prisouhierisont
mTer'.: .. la.iHavaa e, et,.7.:.uic i..i urat. oni.,lteend
'.e.lm.emu, delapeloton .:.iut Ic mur, .du chi-ieau d'el
.l!loErra'ede .i fCab.a,..
Jid qu''..presreni.. c'esi--dir;: dumnr la .~yr.ri'..
anne, lesd'sses approximairsiwsde :arnlce espa-
gnole d'.: i anon. en se basant-sur unc.contingent
de ioo,qdlrhommes alors qu'en ralit if dpasse
20o,ooeioincmes, sontde 3oo millions de francs selon
les Jdnre oS lticellsi sI t r_ dci i million-pajo.u.r.
Il faut computer, ;suivant ,la rFpairtiti;or, otiicie
frais gnraux, 290o millions;..armement, transport
et communication, 5o millions;.solde du corps'exp-
ditionnaire, iomillions.
Voil, jusqu'ici, ce que cote cette insurrec-
tion. Mais.'il ,faut ,bien. se .rendre -.aoppte 4d'une
chose.:. c'est que ces,3oo millions .ont4t alcuis. -
sur une arme de Ioo,ooo hommes, alors que dsor-
mais, il faud. tblijr .1. ibudu ..d'apr 'murn effectif
de I3o,oo0 Ih-o:rnm ce qupp.iae ta .e.pen;,, fu-
tures 37 miriliisppour,. Wiaipoel J m. G s q t ,le-. sui-
vantes s'il y a ]iauL 'sksgdt ,i adl.leGraSapt demand
deux ans encr.:.feqpur .atar jsrti ijternent Ies lin--
surgs, il c.:,nitus t ionc:. -deppres'deipr.':n.:.- ti du
commandant egtti':h..d'..l!iper.k. '" pillli.:r. plus
375 millions, lut .? t iitlll ',on- ..sdCit i :d iilliard cin-
quante millions', its .4popti r .,tIales L. u'entranera
cette guerre ju-qi .i':u.4o u ~ d,i.lar i tlirc.
Prcisons : Plus d'un rirlliiiard. 3nris profit aucun,
puisque mme il ne faut pas computer sur les r-
colts.

------iLn Hi. -^B---r----

,HIFFPES AMI.JUS-ANTS

On ompte pour 1000 soldats:
En France..... 64 pfficiers
En Allemagne.. 65 -
En Aubriche.... 67 -
En Angleterre .. 71 -


En Italie.......
'En Espagne..


86 -
179 (!)


Plus drle encore est la comparison, an pi;nt
de vue du nombre des officers, entire l'arme
espagnol..' et l'arme .allea. nlde U1i pas-e pQgr
tre la mieux organiJe:


Colonels..... . .
Li.ittn, niiL-QolQelso e ..

Ca pil iis '...... . . ..
Lieut- i.ui nii ... .....

Tr OT nL .. . . ..........

ArCle 'n t,.. ,J: rMi,


420



3.80
3.QQO

iL.00 0
,, q.


B 's a N E





5.500

STim


Ainsi l'arme espagnole aurait 50'.000 officers
pour un effectif gal celui de l'arm4e alle-
mande, qui n'en compete que 9.870.
A dfaut d'autres qualits, l'arme espagnole
est certainement la plus galonne du monde.
C'est une compensation come une autre.

------- ^, L------

UNE ARME VAPOREE


S,\ y4.aLj'eja .'lu ]'.!i d Ouis, nlYS, aviqgs S,9Q-
inaifS sga; e, .;p n fait,,te!le. ent ,.\ Ltr.,'ordi' iL, . q.''
iiu. ivuS ['Ir:i ni D. p P g,.ilc igyap t .'-
voir reu des iii-_irtn.,ul- ,e.caa , a eq .1
cogtIl er. -..
l1, s;.gsdgait ,de la displ:ailioin rd'ug patip ,e,
Il'apme e-p.z..... ~. Cu,a. ) ja,,u,.e ,l'[ .:l ,l d:i
ila. ji.iv in- i. .iiiiiui-ial.',:- p .i'r ,l .gielq s j.QMUFla.tu
ar2r,MicpA s, di-.iit que ItiOQp Aldqfts esaPgrio
- m.i..el l 1 .1-m ,,:ru r ,,vgcMJeirs ,9,,pqQJk et 9pp
' ii t .eii-l '- ct f,qU le;lqp 'fijsaii t ,s',r liv':,'s im,l.;r-
chs, ,par ord.e du .gouyernerent .de 1l.i~.ri,
:dans la s.uppositipn que de ces -1,000 soldts,
;les us taient,morts spr les clamps de I-..diile.
*etqpe,l esgtrps,taient passs dans les rangs-
des ,Cubqins, sans que la chose et t annonce.
;Tout cela, sa s .umiii'l'i que le .,:iui\.ri ui.-nt es-
;pagnol n,'a,.pas,envoy uba le nombre de sol-
dats que l'on a dit.
Deppis, Jes rdres. du .gnral Weyler,. deman-
dant..les renseignemen ts dtaills surles chiffres,
la position et la condition des iilffrentes co-
lonnes espagnoles, jetrnt quelques lumire sur
les- fait, car le.dit, gneral.dit, ans une interview
avec le correspqndapt du Hera4do: qu'il avait
trouv l'arme dans un tel tat de dsorganisa-
Stion, .qu'.il .i/ ,''it.des ch /'s :q r i i',l'v" ',.", ott <
Sse .t:vaient, leurts ie iolt, s


LA REPUBLIQUE CUJMINE


-


9 AVRIL 1896.






9't AVRIL f896.


SRE'1J~-I~UR. C~'A!N~


UD i 'ifrmations postrieures,.di source espa-
ygnol' et autorise, nous permettent'd'assurer
qpe l'on sait (et l'on cache), au. ministre de la
guerre, qu'en effet, non-seulement il n'y a.pas
Cuba la quantit de troupes que l'on dit, mais
qu'un nombre trs considerablee de soldats,
-que quelques-uns font monter jusqu'.. 20,000, a
disparu aveoarmes et munitions.



OPINIONSS IMPARTIALES



Quelles-sont donc les causes de ces insurrec-
tions sans cesse renouveles, malgr' la rpres-
sion iL.ipitoy.i-ble, die pl'emiersi soulvements?
M; Yictor Meignan) dane l'ouvrage' quil a.pi-
.hb}i sois.ei titre,*: .Asu'a Ai.ntilles; nous,:lesefait
coinnattre' .
Si- l'ibsurrection'a clat, si Cuba se ruife,, si cette
coldtrie s'effdndr'; je ne crairs pas d le dire, c'est
par 'lafdaute de l'Espagne.
Onrprlfe' clique jour de nouvelles taxes sr ls
cigares"'de':"Havane; de' n0uveaux imp6't' sur la fa-
brication du sucre. Les derniers gouvernants de la
pninsule ibrique' n'dntpas craint de tirer plusieurs
fois quelque quinze ou vingt millions.de l'ile de
Ce baipour leur'cassette particuli ere. Et pour payer
touus-ces'service,, nul honneur;' grille function publi-
quenlont-encore t jusqu'ta ujourd'hui donns un
Cubin: T6out' ce qui administre, tout ce qui tient au
gouvernement, quelque distance que ce. puisse
tre; arrr'.' tioujours d'E'uro.pe.
Les.'Cubai'ns sont'considrs par ls Espagnols
comme des nmathines eni.!a'i'r la. mtropol.:


M. Meignan, reut un.j ur h: Cuba, une lettre.de
Francetrs..rgulirement affranchie, Il! dut don-
ner 10 fr. l'employ des posters: espagnolt pour
obtenir sa lettre :
Quand je' rclamai l'autorit,'il',mee fut rpondu
que c'tait ainsi pour tout le monde, et qu'on pou-
vait me .citer..telle important maison..de commerce
qui payait .soixante mille:francs. par, an. aux .em-
'ploys subalternes, de la. p.oste..ppur retire: ses ,lettres
d'affaires,., lesquelles .a aient.,t, lgalement affran-
chies.en Europe.
.. ..; ................ .. .......................
On comprend que: tous .les propritaires soient,
au fond du ceur, dvous l'insurrection. Le gou-
vernement espagnol n'est pour eux qu'une entrave
sans leur tre d'aucun secours. Ils sentent quelles
seraient leurs ressources..sans cette pieuvre .absolu-
ment inutile, qui, force de sucer leurs resources,
les laissed'ans: ine faiblesse absolue, si prochaine-
ment'el'lene" cause leur 'ruine.

Cuba travaille pour son indpendance. et elle y
traivaille; avec dcimmenses' chances-.de succs,
dmns tm a.veni i.plus-ou m.oi'ns loign

Lon: P/itlor.,:.
(Le Havre):


fe gnral. Arolas, qui ;opre, actuellemnent.
SCuba sous les. ordres de Weyler, eut .une.en-
trevue Valence,, le 24 juillet 189,5, avec le; cor-
respondan t de El:Pais,, de Madrid.
Le correspondent ayant:, demand, au..gn,ral
Arolas son opinion :aur suje.t .de-l'origine delia
guerre, le gnral,fit les.dclarations suivantes:
La question est complex, mais l'on peut
affirmer que la cause primordial est':purement
politique. Les causes conomiques, sont secon-
daires, mais trs efficaces. La some d-. toutes
ces causes a prpar les esprits, et la masse du
pays, mcontente de l'tat actiiel des choses, a
suivi le movement, commenc par les chefs de
la politique sparatiste; cette masse est:offense,.
blesse,, dsillusionnei ...car- les rformes poli-
tiques; offerteset jamais appliques, ne conduisent
aucun rsultat pratique.:'
,L'insu'trectiron :n:'est pasunm o' ovemenit'artti-
ficiel ypradui, par..quelques tuib&tlehits,.inkenTses.
C'est" l'expldsioz..d d cCtmtitefeCtntt d ,. dil.re.'-
senti'hents de'ild'imfi'riicevet "dit malaise d'ine
colonies qui, .'sr- ,'ron nt Parvenue' l'd'ye 'de' la '
majo'rit', a perdit lit foi dans la' metropp[e.

i---------.^------

SUN PETIT WEYLER


Afin de.montrer, nos lecteurs les. qtalits na-
t uilles des solldais qIqe l'Espagne envoie aCuba,
nous reproduisons, d'aprs les journaux espa-
gnols de la Havane, le rcit relatif un crime
affreux commis par deux soldats deWeyler, sur
un paisible habitant de la capital de I'ile.
Voiciu les, dtilb' d' crime, d'apr.s, ldejournal
La 'Luhn, d'l'a.Itvane, d 20'fvrier 1896f':
79 coups de baonnette et. 9 coup .de.mahete
Dansla ruede,la.,Rein4, un, des;endroits,,les:plus
frquents: de la. ville, passaient.,hier,i, npidi,plu-
sieurs personnel. Parmi les passants taie.nt.un june
home et.,deuxsoldats.,,On. ne, sait pas. ce.,qui se
passa.entre eux,.mais tout ..coup;une;rixe se, pro-
duisit, et le jeune hommetomba par terre..mortelle-
ment, bless.
.. .... ......, ...o .. .,.
Les gardiens.de la paix n" 659:et 494 aritrent un
soldat appel Jos Vifias Millares.
Vifias tait agenouill et il tenait avec ses deux
mains la baonnette avec laquelle il'lardit sa vic-
time qui n'tait plus qu'un cadavre.

UIa. buionnette, tait'tpu.te,,tordue etl, pointe tait
casse, Dans-toutes ld blessures de la'poitrine et- du
cou, l'armne' avait-,traverms, le corps et tait sortie par
le:dost Sur ls,dalles:d.'itrottoir, onwvoiti les coups
de. pointe faits par l'irrmre', aprS- avoir traverse, le
corps.,
Aprs avoir lav.la figure et la tte du cadavre,
ls docteurs Romero Leal et Diaz ont reconnu et
certifi les blessures suivantes : 3 du ct droit
de la poitrine; 1 au premier space intercos-
tal, 5 :la., face.externe.du.ct droit; 2 au


ct gauche; 5 au niveau du sein gauche; -
3 auiddsstis de' es dernires; 6 -l'a parties su-
pe'ieure de la poitrine i'gauche; 23 au cou; ;
- 1 la michoite infri9ert~ qui. fracture une
dent; I au menton--avec fracture de la m-
choire infrieure; 1 autre pntrante dans l'oeil i
gauche qui tait sorti de l'orbite; 1 l'avant-
bras droit; au gauche; 1 la cuisse;
droite.
Ces 79 blessures taient toutes dea l::,nnette, ;
il y avait, en outre,;une blessure de 8centimtres
qui s'tendait du bord libre du nez jusqu'au bord
zygomatique avec fracture des os carrs; ;de
5 centimtres au-dessus du sourcil gaucf'e avec
fracture de l'os frontal; 1 au-dessus laissant
sortir la matire cebrale; autre conmmen-
ant Vaile droite du nez et se terminant au
sourcil droit avec fracture des os du nez ; l'a
l'arcade sourcillre droite fracturant l'os frontal
et donnant issue lasuibstance (oi :.i' l; 2 au
temporal droit'; 2 lI face postrieure du
cou.
Ces 9 blessures sont dues un instrument per-
forant et:tranchant.
(.: qu'il y ,a de plus curieux dans e'i. i i.le re,
c'est que les 9 ibk.suii.si d la tte et. de la figure
sont fait'es avec un maclheie (sabr e' cubhin) et
que le soldat Viinas n'avait'qu'une baTnnette, ce
qui indiquerait que l'autre soldat' qui accompa-
gnait'Viias, et qui disparut, aurait pris part'au
Smeurtre.
Le journal espagnor le dit, du rest :
Nous avons dcrit les blessures. La plupart sont
faites par une baonnette ; mais les autres sont pro-
duites .par un:;instrument tranchant.
Vifias ne portait qu'une, baonnette;. qui faut-il
donc attribuer les: autres blessures,?
Et,. lee leidemain, le mme journal :ijoutle
Les mdecins qui firent l'autopsie certifient que
les blessures de la figure et de la tte ont t faites
avec uri instrument tranchant qui 'dbit-tte-un ma-
chetev ,
Eli'binI!'voulez-vous savoir ls commehtlirs
que' cet acte sauvage inspire au jburnal'espa-
gnol'?'
L,:- w'',I,:i' :
L'excs de boisson avait product y Vias, un grand
accs de deliritnI tremens. Il fit la premiere blessure
et, en voyant couler . sang, il fut pris du vertige
que,.produit la'vuie dk ce -LIQUIDE (1)'et continue .son
oeuvre-,aveo 'fuor:e
D'haliitude' des courses de-taureaux filt qu
les Espagnols trouvent si naturel'ce vertige. Si
cel arrive...tux soli.'at de'Weyler.dans les rues
de la capital, songez ce que front ces fauves
quand ils trouveront de malhenreux paysans
aprs avoir vu, dans une escarmouche, couler ce
liquid qui leur donne le vertige.



*


LES: FINANCES. ESP'AGNOLES,
Eti la Gunerre' dei Cbi i


Les ministres es~ ,gnos iont, au moins.. le, bon
sens, de comprendre q,'ils, nedoivent plustenter
d'exprience comme celle de.la;Banque.,de,,Paris
et des Pays-Bas; ils renoncent chercher
l'tranger un credit qu'ils savent, ne pas trouver.
Reste voir maintenant ce qu'ils I:"'ni\.nl
espr.er de.crdit dans..le.ir..popopre pays,.Ici,, la
B..inl|u l d'Espagne doit .tre le .barn.mtre, .car
,e-,orii',, ,i'iiinri'e .que,cette. institution de credit
est.la.grande..roue financire du government
espagPol..
:Un rsimple>r.?.arid jlij.siu le:bilan.
La disproplortioniqui existed entire t i ir..I liti.i'n
fiduciaireiet la reservee mtallique est. llnois-
true'ise, E!f ,:ile ':ircilati(.iO.aii in rient' di. jo r:: en
jour. En janvier 1891, elle itait de 147 millions
de..pesos (l); au. ,mQi de .mars'.de, l'aane der-
.nire,, quand ;le..ministre. GCqQvas,. Santar au
ppuvoir, elle.tait de. 180,800,000. Clil- anne,
e. fvrier, elle tait de, 2Q2! millipns.i. Laugmen-
tat4prn,ien dix Inois..,latiL e.. lOft millions Jd p":-
s.ta :(2),
Commrne si cela n:'laii.I.i's sutffisant, l Binmque
estsur. le point d'treicrae epar.les valenr.s-. di
Trsolx Sunisoi.actif fig iir,_ n it '.09l, iilli -, pe.,-
tas de, dette. 66 miblino sdebons dar.TlrorJ Le tuttt
forme un total de 728 millions enicr'dits.,contire
l'Etat. Pour fire face, ctte..norm .sidde va-
leurs ,,elIe,ne compte,,qu'avec 4.56,; ili ionsri .d:es-
cqmpote.et: i7 rili)iniis dJ'a auces sur lit lru. iL-A'
dernir.e parties npus..mqt de, ~noueap faqe ,,fatle
aye..l'Etat, carc spot.des f.gypnces sur lis f'oind
Spubpics, et, quant , la. premi,re.priae,,.ylimpi'^s-
sion dans,:lesrcercles- boun.i.ers.de Madr;id est.,,qe
l'on a influence, au moyen d'habiles stratagmes,
afin.d'attnuer la mauvaise impression que son
vritable chiffre pourrait produire.
On voit que la Banque ne peut pas faire plus
pour I'Etat sans s'exposer 'une catastrophe
immediate. L'augmentation de la circulatiqp'
fiduciaire la prcipiterait aussi. vers. l'abme.
L'Heraldo de Madrid dit, avec raison, que le
bilan de la Banque est un coup dp canon d'alar-
me et qu'il est impossible au gouveriement de
s'exposer bonder le.commerce de papier-mon-
naie.
Ces simples considerations dmontrent que le
gauvernement de l'Espagne doit-se heurter des
diffcults presque invincibles ppur, obteni~ du
cr,dit, ce don't elle a besoin pour cpntinuer, la
champagne de Cuba, qui lui cote, d'aprs les cal-
culs les plus modrs, 200.000 piastres pay joyp.
Ce qu'un gouvernement prend credit, c'e,.t

(1).Le.peso vaut cinq francs.
(2) La peseta quivaut au franc.


FEUILLETON
de La Rpublique Cubaine 3




CI Q S EMAINE S

PARMI LES INSURGS CUBAINS


.I(e la. ContemporaryB Review, de Londres.)'


(Siite)
Un brave homme un Amricin' devait
se rendre un point situ le long de la cte, dans
une petite embarcation de pcheur. Il tait dsi-
reux de-m'emmener, mais come je n'avais pas
de sauf-conduit et que cette pice m'tait aussi
indispensable pour aller par mer que par terre,
nous g:ag'nmes tous deux le patron du bateau,
(lui accept de me cacher sous quelques sacs,
l'a'vant de l'embarcation. Nons emes bien .du
mal le persuader. Je devais me cacher pendant
la nuit, et le dpart devait avoir lieu de grand
matin; mais au dernier moment, bien que notre
.affaire et t bien combine, une douzaine d'au-
tres individus survinrent qui voulaient aussi
partir. Le matelot qui manceuvrait le bateau avec
le patron tait d'une nature craintive, et il refusal
catgoriquement de nous transporter pour quel-
ques pices de monnaie; bien lui en prit, car,
just au moment o le bateau se disposait fire
Voile, les autorits du port arrivrent et fouill-
rent l'embarcation dans les moindres recoins.
Rester enferm dans la ville m'tait intolra-
ble, et je vis bien que si je voulais m'en chap-
per, il me faudrait agir tout seul et de mon
.mieux. Mon plan tait de rejoindre tout prix
mon ami qui avait disparu avec son bateau, et
qui devait m'aider me runir quelque force
.insurge. Mais, pour y arriver, il m'aurait fall
me diriger vers les motagnes, et les troupes es-
pagnoles se trouvaient entire elles et la ville. Il


tait fohieux.que. je ne comprise pas.l',espagpol,
mais j'appris cette phrase: Je dsire viter les
troupes espagnoles , et je parties une aprs-midi
les poches bourres.de cigares, precaution la-
quelle je dus mon salut. Le lendemain, j'tais
avec les insurgs. J'arrivai sans contretemps
jusqu' des mines'de, fd.r' su .la o'ei, et'e jappris
l qu'une bande d'insurgs devait, cette nuit
mime, descendre, de. la iiiunl.iii Jii;b l jipreenre
des dpches; je m'attachai ces gens.
L'extrmit orientale de Cuba est montagneuse
et' couverte partbut' d"'fetts vierges'. La vgta-
tion est semi-tropicale; les lines et' les taillis
constituentun obstacle si formidable.la march
que souvent les hommesiqui marchaienten tte
taient obligs de s'ouvrir un chemin avec le
machete, le grand' coutelas des campagnards,
qui sert en temps de paix couper la canne
sucre, et qui en temps de guerre est utilis comme
arme blanche.
La premiere tape que je fis avec les insurgs
- ils taient d'eux, un' capitaine et un soldat -
s'accomplit et me procure' le plus merveilleux
spectacle que j'aie jamais vu. Toute la nuit nous
allmes travers la fort et toujpurs en montant;
c'tait la pleine lune, et nous pouvions contem-
pler constamment la mer qui s'tendait au-des-
sous de nous et les sommets boiss au-dessus.
Pendant deux heures, nous dormimes , ct de
nos chevaux pendant qu'ils se reposaient, et
avant le lever du soleil nous nous tions remis
en -marche ; notre intention tait d'arriver un
campement dans l'aprs-midi suivante, et le plus
rapproch tait encore loin. Les ckemins taient
excessivement mauvais,, parfois la boue tait
profonde, et parfois nous rencontrions sur notre
chemin des prcipices et des rochers sur lesquels
les chevaux grimpaient comme des singes. Toute
la journe nous marchmes, toujours une al-
lure lente et en file indienne; de temps en temps
nous nous redressions pour appeler nous, car
nous tions prs des troupes espagnoles et nous
ne savions pas qui nous pouvions rencontrer.
L'tape avait t longue et les chevaux taient
morts de fatigue, car ils n'avaient cess de mar-
cher pendant la journe entire et la plus grande
parties de la nuit. J'avais eu terriblement chaud
et nous n'avions mang qu'une seule fois, de


grand martin, Nous '-tion-:. puiss,;. et4 lons-
qu'aprs le coucher du soleil, nous nous aper-
mes que nous avins perdu notre chemin et
que nous nous mimes errer au hasard dans
des v.ill-e boises qluiparaissenttoutes pareilles,
ious. fi:es. vritahblamoen tidccourags. Danps.cette
derntire soire,,n :,e .1' ,' i t. .I .ui.x t\ au l,-p,:i'st[s
des insurgs, et dans l'obscurit leur Qui'vive'?
arrival jusqu'- nos oreilles; en passant prs.d'e
leuirs. sentinelles, nousi apeu.nmes; a travers-les
arbrels.le feux dpi. :c." .' iu" t.. G luirci tait sit,
sur un, terrain de forme triangulajre;, derrire
et au-dessus taient les montagiies; par devant
s'tendait au loin la plaine, et au del la mier.
he- colonel;. rillk.i iian, un i maulAtie, occupait
ces positions depuis plus.ieu~s ur se n.iines avec
quelques officers cubains et une force d cent
homes. Au-dessous, i environ dix.miles plus
loin, sur la cte, campaient les Espagnols au
nombre de deux ou trois mille hommes. Les in-
surgs se trouvaient donc sur leur chemin ; ce
n'tait qu'une poigne d'hommes dans une forte
position, et les Espagnols n'avaient fait aucun
movement contre eux.
Le lendemain de mon arrive, au matin, les
Espagnols quittrent leur camp. Les insurgs se
placrent sur le bord de la colline, observant
avec des lorgnettes, la march de l'ennemi et d-
sirant son, arrive. Oni envoya des vedettes en
avant, chacun tait prt; mais ce jour-l, comme
les prcdents, se passa sans que l'attaque et
lieu.
Le camp tait form d'un certain nombre de
hangars.construits avec des feuilles de palmier.,
et sous chaque hangar deux ou trois hamacs
taient placs cte cte. Ce fut une aprs-midi
intressante; les officers se rassemblrent au-
tour de nous sous la tente du colonel, les uns de-
bout, les autres assis, fumant des cigars, pen-
dant que nous mangions d'un apptit formida-
ble le repas qu'ils nous avaient servi. Quand il
fut plus tard, la lumire vacillante des feux du
camp, mon capitaine lut tout haut les nouvelles
des journaux espagnols qu'il avait apports avec
lui: il s'assit dans un hamac, entour des offi-
ciers au dehors, quelques ngres, qui coutaient
attentivement, riaient de temps en temps au r-
cit d'une soi-disante victoire espagnole.


Cette nuiit, je. trounyaj, mon, h'mai. -.iip. ol
tout ct de celui du soldat qui avait i,.-\,-
avec moi. Le pauvre diable tait' dj l; il ai tl
,iii peu ,] fivre et e dJlire, i ls' ii(lit *, drai-
soQprait, ce qui tait on ne peut plus dsagr.a he
pour moi. J'avais apport de New-York diverse
sortes de pilules, mais malheureusement, je. ne
m'y, reconnaissais pas du, tout dans, le nombre,
car elres etaient marques suivant le mdicament'
qu'elles i::unritnaiernl et, non suivant la maladies
laqu2lle l elles. taieent destiies, Mis jeus, l
chl bne de tomber sup celles qp'il falliait, car n
ayant donn quatre au soldat, il se calma et re-
ppsa tranquillement le reste de la nuit. J'appris
aprs; que ces.pilules avaient la,proprit d'abais-
ser. la temperature dans les fivres leves,
qu'C ll.is taient trs efficaces et qu'on devaitles
iiipluy.': avec modration. Nous dormmes donc
bi9 tp.u~ deux,. et mpn. malade, malgr un ntou
vel accs le lendemain, se gurit rapidement. 11
me fut trs reconnaissant de mes soins.
I y. avait, dans 1 il,- i i iere, environ 25j000.(1)
insurgs sous les armes; tous, infanterie et cava-
lerie, portent le machetee au ct, et un fusil
d'une, espce quelconque, le -plus souvent un
1jepii gton, Quelques hpmmes sont, arms, de
Mailsers, le nouveau fusil espagnol; ces armes
proviennent des prisonniers ou des ennemis tues;
'e5st un fusil d(e petit calibre, et dans les cas, que
j'ai vus, il semble que la blessure q.u en rsulte
se gudrit rapidement, la balle faisant un trou
dans l:os au lieu de le briser.
pour le moment, ils semblaient avoir suffi-
samment de munitions, mais pas beaucoup, en
reserve, et pour l'avenir ils doivent comipter sur
des nouvelles resources venant du dehors. Cons-
tamment des fusils etd.es. munitions arrivent
dans le pays, et avec d,es armes suffisantes, le
chiffre des insurgs peut s'accroitre dans une
grande proportion, tant donn que le nombre
de ceux qui dsirent se joipdre eux dpasse
de beaucoup celui des fusils don't on dispose
actuellemen t.


(A suir're.)


Hubert /loward.


(1) i'r'l y c.il y a aumoemins h .1doublel.


~ __ ~~___~


` I-- -- --I


r


-






LA RPUBLIQUE CUBAINE


9 AVRIL 1896


le contribuable qui le paye finalement, c'est--
dire qu'un emprunt dissimule mais n'vite pas
l'augmentation de-contributions. L'Espagie fera
tout son possible pour ne pas tre oblige d'im-
poser des contributions de guerre, c'est ce qu'elle
a fait depuis le commencement de la champagne,
en se servant du credit qu'elle a puis. Il ne lui
restera maintenant d'autre remde que d'affron-
ter la grande difficult.
SQuoiqu'il entire dans les vues du gouvernement
de faire payer les frais de guerre Cuba, et c'est
ce qu'il fait croire au contribuable espagnol, au-
cun homme sens ne peut penser srieusement
une semblable chimre. Le correspondent espa-
gnol de la Gazette de Francfort confesse avec
ingnuit que le gouvernement a l'intention de
porter les frais de guerre au passif de Cuba. Si
ces frais de guerre, ajoute-t-il, ne sont pas trop
levs, Cuba les supporters, qu'elle veuille ou
qu'elle ne veuille pas; mais, dans le cas con-
traire, il n'y aura pas d'autre moyen que de re-
courir au budget espagnol.
Eh bien c'est le cas contraire qui va arriver ;
premirement, parce que les frais de guerre sont
dj trs levs, et ils vont s'ajouter l'norme
dette antrieure de Cuba. On ne peut tre tax
d'exagration en calculant 75.000.000 de pesos
ce que l'Espagne a dj dpens Cuba, ce qui
fait l'le une dette de plus de 300 millions; se-
condement, parce que Cuba, espagnole, serait
compltement ruine et ne pourrait solder un
budget normal d'administration et de travaux
publics des plus modrs.
Pour avoir un renseignement qui puisse servir
d'indice sr pour connattre l'tat gnral de la
richesse, fixons l'attention sur la baisse des va-
leurs qui constituent la Bourse de la place de
la Havane. La simple comparison des cotisa-
tions des emprunts principaux vers la fin de
1895 et de 1896 est d'une grande loquence.


Chemins de Fer Unis de la Ha-
vane ......................
Banque de Commerce et de Re-
gla.................. .. .
Banque Cardenas et Jucaro.....
Caibariet, Sancti-Spi-
ritus ......................
Banque Natanzas, Sabanilla...
Sagua la Grande.......
Cienfuegos.............
Ceste............. ....
Urbano., .............
S- Espagnole.............
Raffinerie de Cardenas.........
Magasins de la Havane.........

Gaz Cubain ........... . .
Gaz Amricain converti........


1895 1896


83 40

102 55
93 41


4.6
39
20
34,

52

6 12

12
41
2
16


Ceux qui croient encore une culture de
400.000 vivent en rvant.
Le peu de. movement commercial qui se soit
maintenu dans les ports exportateurs de sucre
est d l'existence de vieilles marchandises.
Tout ce qui est arriv au port de la Havane,
dans les mois de janvier et fvrier, a t de
62,532 sacs,. c'est--dire un peu plus de 8,600
tonnes.'
Cette anne-ci, il n'y aura pas de culture,
et si les Espagnols prolongent une guerre qui
doit se terminer, pour eux, par une droute d-
finitive, il n'y en aura pas non plus l'anne pro-
chaine,
C'est--dire que le fisc espagnol ne doit rien
esprer de Cuba. Si le gouvernement espagnol
veut de l'argent pour les frais de guerre, il lui
faut longer la main dans la poche du produc-
teur et du travailleur espagnols.
Il est ncessaire que les Espagnols se rendent
compete de cette amre vir-it : eux, et rien
qu'eux, doivent payer les frais de la guerre de
Cuba ; plus ils la prolongeront, plus elle doit
leur revenir cher.
Par malheur ou par bonheur, ceci on ne r-
pond ni par des bravades, ni par des fanfaron-
nades. L'Espagne succombe aujourd'hui sous le
poids de charges fiscales non seulement on-
reuses, mais mal rparties et injustes. L'aug-
mentation de tribute qui doit leur incomber si-
gnifiera plus de ,misre pour le people, plus de
vexations pour le contribuable, plus de retard et
d'oppression politique pour la nation.
(:! ne fait jamais de mal impunment: que
celui qui faith le nmal en subisse les cons-
que nces.


*t


LA CHAMPAGNE A CUBA


Dernires operations


Du 22.
Hier soir les troupes cubaines ont attaqu
et pris Arroyo Losado. La mairie,-qui servait de
defense aux Espagnols, a t dtruite.
Les forces rpublicaines 6nt pris encore
une fois Bahia Honda et Pefialver. Toutes les
maisons fortifies ont t dtruites.
y a eu des rencontres Corral Falso, Nep-
tuno, Maravilla, Montes Guasimal,. plantation
San Jos et dans laproprit Rico .
-'Ont t attaqus encore une fois par les
Cubains : Hoyo Colorado, Cayajabos et Sumi-
dero..
Un combat acharn a eu lieu las Tenerias
de Guane. Les troupes espagnoles ont t mises
en droute et ont abandonn beaucoup de
morts.
Une autre rencontre sanglante a eu lieu
la plantation Garridos. Les Espagnols essay-
rent de dloger les forces cubaines qui occu-
paient la plantation; mais ils furent forcs de se
retire aprs un combat corps corps dans
lequel ils eurent de grandes pertes. Parmi
leurs blesss se trouvent le lieutenant Pefia
et le capitaine Feijo; ce dernier, avec d'autres,
blessures, a reu trois coups de machete la
tte.
Du 30.

Les prisonniers suspects continent tou-
jours arriver la Havane en grand nombre.
Rien que deSancti Spiritus ont t enfermes au-
jourd'hui dans les cachots de la Cabaria, 26 per-
sonnes, parmi lesquelles le maire de San Ni-
colAs.
Le colonel espagnol Moucada, aprs une
rencontre a Siguanea, a dtruit d'aprs une
dpche espagnole 100 maisons et plusieurs
hpitaux cubains.
Les Espagnols ont fusill le prisonnier de
guerre EnriqueAlemin, qii fit preuve jusqu'au
dernier moment d'une srnit et d'un courage
admirable, dans la chapelle comme en face d es
soldats qui devaient l'exuter.
Ont t mis en t,/i,p'll,. pour tre excuts
remain, par le cGAnOTE cIVIL, 5 prisonniers cu-
bains. La sentence de mort a t dicte contre
plusieurs autres.
Le village de San Luis (peu loign de la
ville de Pinar del Rio) a t attaqu par les
troupes cubaines.
Des rencontres ont eu lieu dans la planta-
tion Cayajabos, Palos et dans les montagnes
Purgatorio.
Des forces cubaines qui protgeaient le d-
barquemenit d'une expedition ont t attaques,
prs de Cabo Cruz, par les troupes espagnoles
arrives sur un vaisseau. Les Espagnols furent
battus et forcs de se rembarquer, protgs
par les coups de canon de la canonnire Acedo.

Du 31.
Les 5 prisoiniers' de guerre cubains qui
taient entrs hier en chapelle ont t execu-
ts aujourd'hui. Ils ont tous montr un grand
courage.
11 ya eu de nouvelles rencontres Peial-
ver, Nazareno et Madruga; .dans la plantation
Conchita (Matanzas), Mogote et Consola-
cin.
Le village de Guanabo (llabana) a t prij;
par les forces rdpublicaines.
----- -- ------


LA PRESS FRANAISE
Et la Guerre de Cuba


Bevue Encyclope'dique :

Le moment des grandes resolutions semble venu.
Si tout n'est pas perdu, tout parat aventur, e la
perte de l'le, ce serait pour I'Espagne un irrparable
dsastre.

Mais ce qui prouve-la gravit de la situation, c'est
que cette insurrection, qui paraissait n'avoir pas de
racines dans le pays, a trouv, en ralit, un terrain
tout prpar pour son dveloppement.
Les nouvelles qu'on reoit de Cuba sont fort con-
tradictoires, suivant qu'elles manent des autorits
espagnoles ou qu'elles proviennent des insurgs par
l'entremise des journaux de New-York. Un fait in-
dniable, ce sont les progrs constants de l'insur-
rection.


Le gouvernement espagnol ne fit rien pour rime-
ner lui les colons: les impts taient crasants, les
fonctionnaires joignaient l'arbitraire la vnalit, le
rgime conomique avait t conu au profit exclu-
sif de la mtropole, et les Cubains rclamaient en
vain les liberts civiles et politiques don't jouissaient
leurs compatriotes d'Espagne.


La Justice :

La saison des pluies qui approche obligera certai-
nement les Espagnols suspendre les operations, ce
qui permettra aux insurgs de s'installer en matres
incontests sur l'le entire, l'exception des quel-
ques grandes villes occupes encore par les troupes
espagnoles.
Il n'est donc pas tonnant que le dcouragement
se soit dj empar du gnral Weyler. Il n'a rempli
ni la promesse qu'il avait faite au pays de repousser
les insurgs de l'ouest de l'le et d'assurer la rcolte,
ni celle qu'il avait faite au ministre conservateur de
rendre possibles les lections lgislatives dans l'ile.
Sa banqueroute est dj plus complete que celle de
Campos, et avec la reconnaissance, maintenant
peu prs certain, de la belligrance aux insurgs par
les Etats-Unis, s'envolera le dernier espoir pour
l'Espagne de triompher du movement sparatiste.


L'Univers Illustr :
. . . . . . . . . . . . . . . .. o ., . . .
Les dpches officielles annoncent que les insurgs
sont toujours repousss ; en attendant, ils semblent
s'avancer toujours et gagner plutt du terrain.
...................... .................. .

Le Grelot:
. . . . . . . . . . . .. . . . . . . ; . .
Les journaux bien pensant- poussent des cris de
paon et hurlent au vandalism, la sauvagerie, la
devastation.
Voici pourquoi.
Un group d'insurgs cubains se sont empars de
Pinar del Rio, place forte urbaine, et l'ont brle,
puis vacue.
Parbleu !... ils n'taient pas si btes que de s'en-
fermer derrire des remparts et de s'y faire bloquer
comme dans une souricire.
Quant aux dgts qu'ils ont faits dans la ville, a
n'est pas sensiblement suprieur au mal' qu'aurait
caus le fisc espagnol en passant par l.


Le Grand ,Journal:

Tout autre serait la situation si une.guerre venait
clater entire l'Espagne et les Etats-Unis. Mais elle
est peu probable. L'Espagne n'a pas oubli les
checs qu'elle subit dans sa lutte maritime dans le
Pacifique, o sa flotte se couvrit de gloire en sques-
trant les iles guano du Prou et en bombardant,
au Chili, une ville ouverte, mais se terminal par une
piteuse retraite.


La Patrie :

La guerre outrance, comme la comprend le g-
nral Weyler, n'aura d'autre rsultat que d'exciter
les insurgs et leur donner plus d'nergie et de puis-
sance encore, pour arriver proclamer dfinitive-
ment la Rpublique de Cuba.



Le Petit Moniteur Universel :

Il imported de signaler le changement de ton de la
press, qui est unanime conseiller l'opinion de
se prparer voir les Chambres amricaines voter la
belligrance pour les insurgs cubains.

Et ce facteur, nous n'avons pas besoin de le dire.
est dfavorable aux Espagnols.


Le Mlarch Franrais :

Les Etats-Unis sont un gouvernement d'opinion,
or l'opinion se prononce trs vivement contre la do-
mination espagnole.


Le liHare :

Le gnral de Weyler vient d'inaugurer la ma-
nire forte Cuba : c'est--dire qu'il a fait fusiller,
un peu au hasard peut-tre, de nombreux insurgs
et de non moins nombreux suspects.
L'Espagne s'abuse grandement si elle imagine
s'attirer ainsi les sympathies de l'Europe. Pour tre
autorise une repression aussi impitoyable, il fau-
drait, titre sinon d'excuse, au imoins de circons-
tance attnuante, qu'elle n'et en rien provoqu ce
soulvement hroque et'dsespr.
Si l'on va au fond des choses, en effet, cette insur-.
rection, don't la press officieuse de Madrid a voulu
faire une guerre de race, est, beaucoup plus simple-
ment, la rvolte de tout un people cras par la bu-
reaucratie et le militarisme.


Dans cette le malheureuse, il y a deux classes :
la classes dirigeante (exclusivement espagnole) qui a
tous les privileges ; et la classes des Cubains, oppri-
ms come au temps de Philippe II et du duc
d'Albe.



Le lereil les Travailleurs, Dijon :
Jusqu' ces derniers jours, Ics Espagnols ne
s'taient jamais aviss de notre parent avec eux,
leurs dirigeants n'avaient que du ddain pour les
vaincus de 1870, et mme leur roi Alphonse avait
accept le grade de colonel de uhlans de la main de
Bismarck.
La France tait donc bien loin de s'attendre tre
acclame au del des Pyrnes.
Mais voil que les Amricains, nourrissant l'en-
droit des Cubains des sentiments de sympathie que
nous partageons, montrent les dents aux Espagnols.
Du coup, ces derniers nous appellent leurs frres,
et croient dj que nous allons voler leur secours.
Ils nous donneraient,'les bons aptres, le Touat
en change de notre concours. Vraiment ils se font
une drle d'ide d'une Rpublique, s'ils croient que
nous allons aider l'gorgement des Cubains.
Quoil nous irions dfendre une mauvaise cause
car les Cubains ont raison pour une oasis que
nous occuperons quand nous voudrons! C'est un
comble.
Car remarquez, bons lecteurs, que le Touat est en
litige entire la France et le Maroc; or, come les
Espagnols ne possdent pas le Maroc. nous n'avons
pas besoin de leur consentement pour arranger nos
petites affaires.
Et vraiment, c'est regrettable qu'il en soit ainsi: le
Maroc est la colonie naturelle de l'Espagne. Nos
-voisins, qui en some sont un people fier et sym-'
pathique, feraient mieux de turner leurs hroques
efforts de ce ct, et, reconnaissant la Rpublique de
Cuba, de cesser une lutte fratricide et nfaste.
C'est le seul conseil que notre gouvernement
puisse leur donner.

L'Avenir, Rennes:
.. '.................. .......... .......... .... ,*
Le movement insurrectionnel qui a mis aux
mains les patriots Cubains avec les Espagnols n'est
pas, comme les journaux de Madrid voudraient le
faire croire, une simple meute;.c'est une rvolu-
tion, le soulvement d'un people qui, fatigu de
ployer sous un joug odieux, aspire se rendre ind-
pendant, comme le firent les Etats-Unis il y a un
peu plus d'un sicle.



Le Petit Ardennais, Charleville :

Les troupes rvolutionnaires se sont empares de
la ville et de la forteresse de Pinar del Rio.

11 est possible qu'il n'entre pas dans la tactique
des Cubains de s'enfermer dans les localits qu'ils
conquirent. Quant aux incendies don't parle la
dpche, ils se rapportent trs vraisemblablement
la destruction ncessaire des fortifications, casernes.
et btiments de l'Etat, non celle des demeures des
paisibles habitants.
En tout cas, cette superbe victoire aura dans l'ile
et au dehors le plus grand effet moral.



Journal de Quelma, Algrie :

Malgr les renforts arrives dans ces derniers temps
aux Espagnols, et qui se montent plus de i6,ooo
homes, les insurgs, loin d'tre refouls vers l'est,.
ne lchent pas prise.
Les lieutenants de Weyler continent se signa-
ler par leur frocit : dans toutes les petites localits
o ont eu lieu les combats entire insurgs et soldats,
ceux-ci ont pris l'habitude de fusiiler les habitants
qui leur tombaient sous la main et, dans le rapport
militaire adress, on les compt comme ennemis.
tus sur le champ de bataille. C'est ce qui explique
pourquoi, dans leurs bulletins de victoires, les.
troupes espagnoles extrminnent tant de inonde et en.
percent si peu.




Pour paratre prochainement




CFB CONTE ESIPAGNE

PAR


ENRIQUE JOS VARONA

EX-DEPUTE AUX CORTES


L'administrateur-grant : G. ETARD.

TnOYES. Imprimerie G. ARBOUIN, rue Thiers, 126.







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