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HIDE
 Décembre 1904
 Janvier 1905 - Février 1905
 Mars 1905














Title: Revue de la Société de législation
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 Material Information
Title: Revue de la Société de législation
Physical Description: v. : ; 29 cm.
Language: French
Creator: Société de législation (Port-au-Prince, Haiti)
Léger, Jacques Nicolas, 1859-
Publisher: Impr. H. Amblard
Place of Publication: Port-au-Prince
Publication Date: 1892-
Frequency: annual
regular
 Subjects
Subject: Law -- Periodicals -- Haiti   ( lcsh )
 Notes
Dates or Sequential Designation: 1. année (le 2 avril)- 1892-
Issuing Body: Publisher varies: 1892-1894, Imprimerie de la jeunesse.
 Record Information
Bibliographic ID: UF00080974
Volume ID: VID00009
Source Institution: University of Florida
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: aleph - 001109456
oclc - 18691953
notis - AFK5956

Table of Contents
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r1eAn~.N 1.~-- -.pl OR-AU-PI CE -cmb 90


REVUE


-.-


DE LA


SOCIETY DE LEGISLATION
ParaissanDxt ble 2 dte ch.aqu.e, JVois.


COMMIT DE DIRE GTION ET BE IDACTION.


'Messieurs :
SOLON MPENOS ...
'LAMARTINIfRE DENIS
ED. HERAUX. ....
MAXIMILIEN LAFOREST .
GEORGES SYLVAIN .. .
A. -DYER. .....
F. BARON .........


PRESIDENT.
SECIrETAI RE-GENI, R AL.
TnRsonIPER.


\IEMABRES:


SOMMAIRE:


I. StANCES DE LA SoCIEft :
a Reunion du 8 Novembre 1904: --Rapport sur la -question
poseepar M. le Greffier J.'M. Bredy..... .... .. M.
k b. Reunion du 17 Ndvembre 1904: Rapport sur la com-
munication faite par M. G. Sylvain, h la Reunion du'SG
Octobre 4904. ......... .... ............ T.
II. Considdrationsa'propos de la loi du 7 Juillet 18741, sur le-
mode de procdder centre les Secr6taires d'Etat ..... D.
IIJ. Letire Ouverte.Aux Membres de la Socidtd de Legislation.. A.
IV. Bibliographie. Annuaire financier administratif do la Rl-
publique Argentine, par M. A. B. Carranza (41902. ). ... .A.

ABOFN4NEMENT:
PORT'-AU-PRINCE: UN AN. P. 5.00 PROVINCE: UN
SLE NUMtERO. P. 0.450


LAFOREST.

LALEAU.
SAINT-AUDK.
FIRMIN.
POUJOL.



AN ....


'T us i d .,its dl. Traduction et de Reproduction esepvios. .

Adcliesser la Coi,',i v'.,,/,l.',p,
chez le PrIsident de Ia Socidte, rue toux. (el-rlev/ant 'Bonne-Foi) No 49
IMPRIMERIE DE L'ABEILLE.
116, Rue du lI,,..j ,, de l']<,alt, 116.


. 5.50


126 Annie. No 1.


P ORT-AU-PRINCE


D~cembre 1904













REVUE DE LA SOCIETY~ DE LEGISLATION


SEANCES DE LA SOCIETY


REUNION DU 8 NOVEMBRE 1901.

Presents: MM. Menos. Georges Syl-
-vin. Heraux, F. Marcelin, Poujol,
Denis, Laleau.
Presidence de M. Soon Menos.
AprLs quelques observations sur
Ades questions d'ordre interieur, lectu-
re est donnee par M. Georges Sylvain,
du rapport, de M. Maxinmilien Lafo-
rest, empech d'tetre present a la ruu-
nion, sur les questions posies par
M. le greffier J. M. Br6dy.
RAPPORT DE M. LAFOREST:
J'ai I'honnetur, res cheers cl:, I gi.u',
de vous presenter le rapport suivant
:smi la question pose par M. Bredy :
L'article 830 cu code de procedure
Scivite, en prescrivant qu'il soit appe-
I., lorsde ia confection d'un inven-
taire, pour tous les absens, un seul,
notaire requis par le juge de paix,
pour representcr les parties appelees
-ou d6faillantos ouw, h d6faut d'un no-
Staire, un memire !lu conseil des no-
tables, n'a pas piescrit que cette rd-
cluisition dut 6tre honorifiq ue terme
de la question ). Si tell 6tait l'in-
tention du 1lgisIateur, il I'aurait for-
riellement exprimere.
Et cela s'explique davantage par
T'article 3Z do la loi sur le notariat
qlui accorde-au notaire en second la
.moiti6 des emoluments lu- notaire
instr mentant.
Vous constatercz done que cette re-
quisition du notaire ou, it son defaut,
du member du conseil des notables,
n'es pas honorifique et ne peut Ctrio
exercec gratuiteerrent, et I'exermple
suivant fixera votre conviction : Un
inventaire doit ktre fait sur plusieturs
points, e i:vile d'abord et i la campa-


gne, et cela necssitera naturellement
des dipenses. Peut-il etre agrei que
ces d6penses soient acquittdes par ce-
lui qui remplit une forfetion que l'on
qualife gratuite?
De ce qui precede, je demeure con-
vaincu, qu'en I'espOce qui nousoccu-
pe, le legislateur n'a jamais entendu
qu'un officer public requis ou, a son
d6faut, le membredu conseil des no-
tables, soit oblige de fournirun tra-
vail gratufit et meme d'acquitter a
ses.frais les depenses exigees par
cette requisition.
J'ai faitde mon mnieux pour luuci-
der cette question : a vous il appar-
tient d'en decider.
M. LE PRESIDENT: Notre collOgue
Laforest n'Mtant pas present, la dis-
cussion de son rapport sera portee it
I'ordre du jour di la prochaine s6an-
ce. (Marque d'assentiment).
'LE PRLS,.PENT, reprenant: J'ai vu
figure A l'ordre du jour de eette se-
ance la discussion du rapport sur la
communication de notre collogue Syl-
vain. Le rapporteur est-il pret?
M. GEORGES SYLVAIN: Le rappor-
teur, notre college Laleau, n'est pas
prit.
LE PRESIDENT : Alors, la discussion
de ce rapport sent mise a. 1ordre du
jour de la prochaine seance.
Rien n'etant plus h l'ordco dujour,
le President declare la 4Aance lev6e.


-----
M'inion dau 7 Novembre 190.4.

Presents :.MM. Solon Minos, Ed. H6-
raux, L. Denis, Laif in-i, Sylvain,
Poujol, Laleau.
PRISIDENCE DE M. Mi.NOS.
M. LE PRISIDENT : Nnius abordmL.s.













REVUE DE LA SOCIETY DE LEGISLATION


la discussion du Rapport de M, La-
forest sur la question pose par M.
Bredy. 11 s'agit de l'application de
I'art. 830 du Code de procedure civil.
Le notaire appeal a remplacer un
pr6sume absent a-t-il droit a la moi-
ti6 des 6molumens du notaire instru-
mentant, ou doit-il op6rer gratuite-
ment?
M. HJRAUX: Je puis accepted les
conclusions du Rapport. pour ce.qui
concern le notaire requis. C'est un
officer public qui, en principle, doit
etre retribu6 et a qui la loi alloue des
6molumens speciaux. Mais il n'en
est pas de mrme, lorsque le presumr6
absent est represented par un mem-
bre du conseil des notables, ou au-
trement dit, par un membre du con-
seil communal. (1) Les functions de
Magistrat communal etdeConsei Hers
communaux sont honorifiques. Rem-
plissant un des actes de leur minister
1gal, ces fonctionnaires, dans le cas
qui nous occupe, ne sauraient preten-
dre a aucune retribution.
M. LAFOREST~S'iI leur faut se trans-
porter a la champagne pour inven-
torier des biens ru raux, its prendront,
selon vous, a leur compete ces frais
de ddplacement ?-
M. HERAUX: Celi peut nous.parai-
tre aujourd'hui excessif, mais ainsi
1'a voulu le 16gislateur, qui, d l'6po-
que ou ces functions ont c~t insti-
tuees, comprenait qu'elles seraient
toujours confides a des gens ais6s. a
des notables, disposant de certain
moyens et de certain loisirs et ac-
ceptant de les mettre au service de
la communautd.
Ce n'est pas le seul cas de ce gnre.
Le Magistrat communal, corn me pr6-
sident de la commission scolaire, est
bien force de faire des frais de dd-
placement pour visitor les 6coles ru-
rales de sa commune-: il n'a pourtant
droit.de e c h clef..h aucun traitemlent.
Cela f;lir partie dle.-i obligations de sa
charge. qi'il asume avec toutes les
prdrogatives el tous les incoinv,'.niens
qui y.sont attaches.
I. Lp attribultonidu'Cons il des notable~ I onL actuille-
fn lt-reiaplies parJe Conseii Communal.


M. LE PRESIDENT: Peut-etre ne se-
rait-il pas maurvais de pr6ciser -le
point en d6bat. La loi sur le notariat
a prevu des emolumehs pour le no-
taire en second, qui assisted le ntotai-
re instrumentant. Or, il s'agit ici d'un
troisi&me notaire, et a son defaut,
d'un membre du conseil des notables
requis pour representer des donatai-
reset l1gataires,pr6su ms absens. En
d6cidant qu'il doit etre r6tribu6, nous
devrons trouver une base legale a
cette retribution.
M. HiRAUx: Elle sera fixee par
analogies au mnme chiffre que la va-
cation du notaire-en second.
M. LE PRISIDENT : Les questions de
taxe sont de droit strict. Comment,
reclamer en justice une vacation qui
n'est pas portee au tarif? -,
M. LALEAU: En fait, la succession
pourvoit d'ordinaire aux frais, mais
le 3' notaire, en casde non payment,
n'aura pas d'action en justice, puis-
que dans le tarif il ne lui est pas
allou6 d'6molumens.
M. LE PRESIDENT: Onpeut trouver
un principle a son action.. II me sem-
ble qu'il a droit, non a des 6molu-
mens, mais a-une indemnity, qui, le
cas 6ch6ant, peut etre arbitree par
le juge.
M. SYLVAIN: Cette solution me pa-
rait la plus acceptable. Le ministare
du notaire n'est pas gratuit,-mais
dans le cas qui nqus est soumis, la
loi n'a pas pris 'oin de fixer les 6mo-
lumens du notaire requis.
II fournit un service qui, en prin-
cipe, doit 6tre rdtribue. Si 'on s'ac-
corde sur le prix, pas de difficult;
si Fon ne s'accorde pas, le juge arbi-
trera.
Diffdrente.est la situation du con-
seiller communal. Ses functions sont
gratuites. Indemnit6 ou dmolumens,
la loi ne lui permet de rien reclamer
pour un service rentrant dans les.at-
tributions de sa charge.
La reunion consulate, decide que
le notaire requis pour represented les
presumes absens, ne s'acquitte pas
d'une function honorifique, commne
le membre du Conseil des notables


-










REVUE DE LA SOCIETY DE LEGISLATION 3


appeal, A son d fait, A remplir Le
mrme office. T a d roit, parsuitea trne
indemnity, que le juge arbitrera, s'il
y a conteslation. eu 6gard aux emo-
lumens da notaire en second pris a
titre d'indication.
M. LE PRESIDENT: Nous passons
-au Rapport de notre coll.gue Laleau.
M. LALEAU donne lecture de son
,Rapport.

RAPPORT DE Me T. LALEAU
Messieurs,
-Vtius avez bien voulu me confer le
rapport sur la communication que rntre
-collfgue $jylyain a faite a la Sociedt de
Legislation, dans sa seance du 26 Octo-
bre der'nier. Notre college nous deman-
!de de determiner le sens exact et la por
t6e de la parties finale de fart. 6 de la
-Constitution: Nul, s'il n'est haitien, nE
peut etreproprietaire de biens fanciers.
en'flatti, a quelque titre que ce soit
.ni acqudrir aucun immeuble. La pre.
miere parties de I'article ne fait l'objel
d'aucuue discussion, car il est admi,
sans d6bat quo l'dtranger ne peut etre
propridtaire de fonds de terre, c'est-a
dire des souls hiens qui ont en realitE
le caractere d'imrrieubles par leur natu
re. Ceci dit, je crois que le Constituan
.de 1889 n'a pas voulu reproduire seule
ment dans l'art. 6 la prohibition port(
-contre l'ttranger dans l'art. 450 du Cod(
-civil; en ajoutant aux terms de cot ar
tide les mots ni acquerir aucun im
_lble dain le texte const'itutionnel, il
voulu etendre cette prohibition a tous
les immeubles. Ainsi, l'etranger ne peu
4-tre proprietaire de biens fonciers, il nI
peut l'etre des autres inmelubles pai
oeur nature. des immeubles par desti
nation et des immeubles par I'objet aux
-quels ils s'appliquent, tels que ces differ
rents biens so trotvent dnum6ros dani
les articles 427, 428 et 429 du Code civil
L'article 479 du Code civil qui disposs
que <, Nul ne peut 6tre usu'ruitier a vi(
Ade biens- fonciers, s'il u'est liaYtien, n',
plus sa raison d'etre, car 1'Ptranger n(
S-pP t m6me pas etre usufruitier, a :tom'
de biens fonciers: .Larticle 429 dr imln,i
,Code ne'distinige pas. on effTt, eitre l'iu
saifruit des choses immobilieres Ai-temp:
-et a h ie, il declair simp lement. im nieubli
V'uufriiit des choses iminmDilieres. et ,t
jiartio ina:e de l'art. 6 de la Conrstitutior

.


dispose que i'Mtraniger ne peut acqu6rir
aucun immeuble ern Haiti. L'article 429
du Code civil designeseulement comme
immobiliers trois -sortes de droits : L'u-
sufruit des"choses immobilieres, l3s ser-
vitudes ou services fonciers et les ac-
tions qui tendent A revendiquer un im-
meuble ; mais il est reconnu que cette
enumeration est incomplete, et que dans
cat article, la loi determine les caracte-
res des droits r6els immobiliers. Nous
savons que la proprietor se compoe' de
trois elements : uti, fruti, abuti. Lorsque
l'un de ces trois dlemens se trouve con-
fereh un tiers, le droit du propridtaire est
demembre ; et si ce dimembrcment
s'applique a un immeuble, il constitute
un droit rdel immobilier. Ce sont ces
droits que I'art. 429 du Code civil decla-
- rent immeubles par l'objet auxquels ils
- s'appliquent, et que l'etranger ne pBut
- acquerir, en vertu d3 la parties finale de
l'art. 6 de la Constitution. La prohibition
porter centre I'ptranger dans ce texte
constitutionnel s'applique A tous les
droits reels immobiliers; ainsi, il ne
- peut acqurrir ni un droit d'habitation, ni
t un droit d'usage etabli sur un immeuble.
s C'est pour cette raison qu'apr6s avoir
reconnu le caractere immobilier du droit
- que Ie bail emphyteotiqne confere au
: preneur, danns 'une do ses s6ances, la
- Sociedt de L6gislation a opint, h-juste
t titre, que dans l'etat actual denotre Le-
- gislation, 1'otranger ne peut pas lInefl-
ecier de ce contract. Je ne partage pas ce-
e pendant I'avis de Sylvain qui pense que,
-' comme consequence logique de 1'jnter-
- diction consacree enl'art. 6 centre I'd-
a tranger, le droit d'hlypotlhque lui est
- rerusp. L'i,.vpil,,liequ ne:constitue pas
t un d6membrement de la propriety. elle
garantit simplemeut le pavement d'une
r creance. Lo crdancier ne peut exiger
- que de Fargent du (ltlAitiir hypothecai-
- re, et il ne peut que saNir l'immeuble
- pour so faire payer sur le prix do la
s vente. L'hypothequo est donc un droit
. rdel particulier qui no tombe pas sous la
e prohibition da l'art. 6. J'estime, en finis-
e sant, que la.SocietO de Ldgislafion main-
a tiendra le vote qu'elle a djijh dQnnn sur
Sla derniere qmu4ionf, en se basant sur
s les opini,,n- des cl',!l gueC lu' :u avalent
- motive.
N M 1.1: H CIL.:W I'": IO .'' ipp r-t ost
S on d.i-olii f
a Ml; l. p. e 'I la Socite6,
I vu II iNpTaue.iol, e* n











4-BE' UE DE LA SOCI1RTA DIt LI8GiSLATION


renvoyer l'examen a une autre. s6- dans notre Code, h prIop, do'usage et.
ance. Rien ne press. On aura ainsi de lliabilatiun, qui no ie uvent Atre ni.
le teams d'imprimer le Rapport, et louds nicedds. Mais pas pins cue 1S-
chacun de nous sera en measure de le servitudes ou,services-fonciers, les sor-
discuter. vitudes personnolles ne sauraient pas-
Yser pour-des dl:oits personnel, autre-
M. SYLVAIN: Je ne suis pas bioln ment dit des droits de creance, car il est.
str d'.tre present le jour oiu cette de leur essence do.creer un railort di-
discussion sera reprise. rect et immddiat entree le beneficiaire du
Aussi vous demanderai-je de l'en- droit et la chose dont il a la jouissance.
tamer aujourd'hui, afin de me per- Pour exercer son droit, une fois le droit.
mettre d'ajouter quelques consid6ra- constituB, e1 b6neticiaire n'a Pas besoin
tions a cells que j'ai deja 6mises. de l'intermidiaire du proprVitaire : il
Cela ne peut prejudicier A persoone : jouit par lui-mdme. et- la servitude suit.
bien entendu, nous ne voterons pas, le bien grev&dans toutes les mains ou
stance tenant. La discussion sera onc lusion: La listed des immeurbles-
amorece, voila tout. par l'objet auquol ils s'appliquent, don-
La reunion ayant acquiesce a cette nee en l'article -j29 u Code civil, Wn'est
facon de voir, M. le Pr6sident accord pas limitative. Elle s'augmente, confor-
la parole a M. Sylvain. moment a la doctrine et a la-jurispru-
dence fraanaises,.de tous les droits qui
M. SYLVAIN ont pour objet d-es choses corporelles,
immobilieres. (( Les principaux ( de ces
MESSIEURS, droits immobiliers) sont: l'usufruit des
choses immobilires, le droit d'usage
En ce qui concern le champ d'ap- sur ces memes choses, le droit.d'habita-
.plicationde 1'art. 6, in fine, peut-etre ne tion, les servitudes, les actions immo-
trouverez-vous pas inutile que je m'ex- bili'res et 1'lypotheque., ( Baudry La-
plique un peu sur I'opinion dmise en ma cantin'erie, Precis de droit civil, tome III,.
communication: page 701).
J'ai dit que l'numdration doqnde en Chez nous, il convientd'y ajouter deux
l'article 429 (C. C.), des immeubles par droits, qui, depuis quelques annees, ont
I'objet auquel ils s'appliquent n'est pas acquis une grande. importance pratique,
complete. Ce qui le prove .premptoi- en raison de 1'usage qu'en font ies ktran-
rement, c'est que 'article ne mention- gers:J'emphytdose etanticlireso.
ne pas le principal, le plus incontesta- L'emplyth'ose est-elle un droit. rdel
ble des droits reels immobiliers: le droit immobilier ? Oui, si elle se presente-
de propridte. Si le legislateur avait vou- avec les caracteresl-qui ii slontoreoon-/
lu proceder ici h une classification limi- nus par la doctrine francaise, caracte-
tative, il n'aurait pas manque de citer, res qui no different pas sensible.nent
a c6te de I'usuifruit, l'usage, qui n'est des formes don't la revt .notre pratique
pas autre chose que l'nsufruit, restraint usuelle. Mais rien, en principle, ne s'op-
aux besoins de l'usager, et l'habitation, pose a la conception (l'une form de-.
quin'est qe l'usage d'unemaisond'habi- contrat ril-iil t.,:li ;:1. 'lui se rdduirait
station. Usufruit, usage et habitation ont aux *caIrlI.',i:c' .--nriull-, des haux A
et0 de tous teams con dIrds come des long term, modifies dans la. mesr;e
droits de mmrne nature., permise par nos lois-et-autoris.e par la
Anciennement confondus sous la me- liberty des conventions. Roste, il ost
me denomination de servitudes per- vrai, a se dermnder si, en co cas, le nom
sonnelles ,, ils ont ete, pour ce fait, reu- ne subsisterait pas -a;n la chose. 'C'est
nis dans la m6me loi No 13 de notre la nrance d' i.1initn par oi .je. me rap-
Code civil. On Jes appelait servitudes prochais d'Ethea'rt, lors de la discussion
'personnelles, parcel (I'a. la difference d de -il Railpport.;
servitude-, peddia/Vi ., ;1., laie'nt consti- La qu~( llti..i li-.; i--je, est 1ll d'or-
tuds, non aii profit d'un li'nds, mais dre Iprliqi:u. lesilence de notre i;.i-;-- .
d'une 1Irr'-.rsnn I.l.i-d ermini. 'e ne pou- tioil a I'.garl do l'empliytlose perme't-
vaient en aici n I I ';- -iuir ivri x cetto tla t .1>o liii ,.n nuri toutes les forrnes, et.
pe'sonne ou se traismettre par hArita-' I'iuntlr,1: dtant surtout de savoir siklcs-
ge. Ce caractere m.t -ni:tuici:t marqud Otran.-,.s en favour do qui elleo est d'or-
/i'


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~i'


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REVUE DE LA SOCIT~ DE LEGISLATION


dinaire consentie, ne s'enn -er'vnt pas
pour deguiser une p pi i ipial ti.iin de beinhs
.fonciiers. Jed'rois que de ce drn'ier point
de vue, a ne condiderer que 1'itnttion
don't se sont inspires les. r6dacteurs de
notre Code civil, ils eussent certaine-
merit etendu h l'emphytdose et i 1'anti-
chi'rse la prohibition formelle qu'en l'art.
479 (1) ils ont idictee a propos do l'usu-
fruit a vie de hiens fonciers, si en leur
tears une pratique aussi frequente de,
ces deux contracts leur en avait revdl6 le
danger. Car la du-ree normal de la vie
humaine dans laquelle se circonscrit
l'usutfruit, droit non transmissible aux
heritiers, 9: trouve singulibrement de-
passee par I'edmiphytiose de 99 ans. qui,
selon le mot de notre.. collogue J(rimnie,
( embrasse trois vies d'liomme.,,
Quant A l'antichrese, sa durde peut
etre indefinie. Tant que I'antichrisiste
n'est pas integralement pay6 do sa cre-
ance, interets et capital, il conserve sur
I'immeuble don't il est nanti son droit de-
de jouissance et'de retention.- Or, le
moyen str de n'etre jamais illlt'gr:le:
meant payd, si le debiteur n'a pas d'auti e
ressource-ou ne peut pas disposer d'au-
tres resources pour se liberer du capi-
tal, c'est de stipuler que les raits de
l'immeuble se. compenseront en tota-
litd avec les interets de la chance. Je
sais-bien que l'art. 1855 du Code civil
decide que le crancier ne devient point
propridtair9'"de l'immeuble par le seul
defaut de payernent au term convene;
mais cette garantie risque fort d'etre il-
lusoire, si. a I'6cch6ance du term, le pro-
prietaire n'a aucun moyen do recouvrer
la jouissance de son-bien.
Quoiqu'il en soit, I'art. 479 du Code
civilne s'applique qu'b lIu-ufruit a vie
de bieng fonciers, mais l'antichrese, tell
qu'elle est define par. notre Code,,pr-
sente tous les caract6res d'un droit r&el
immobilier, et a. ce titre, tombe i elle
'aussi sous la prohibition formulde en
I'art 6 in fine de la Constitution.
Notre SociBt6 a dej& opine avec raison
que 1'hypotheque, rmmeo quard elle se
-rattache A une creance inmlhili.i'e, est
un droit reel immobilier. C'6tait egale-.
ment I'opinion du grand jurisconsultO
Pothier. comme de la plupart.de nos
maitres francai.. Nous p-'uvyns nous
appri.iprier d'au.ant .mieuxleur argumen-,
tation clue lloi a comm la lot Ia n comm a lo

(1) Nul I.e p.-ut-tLWe p -rtLi-.l511 r ad vie de ,biens toerii ',
'il n'est 1H llt ri


franchise, definit 'hypoth6que 1e6el sur les idrmeubles affC.L:t'- ia I 'ac-
quittement d'une obligation : ( Cod'e ci-
vil, art. 1881): ce qui coupe court a toute
controversy.
Des actions immobilieres je n'ai pas
grand'chose a dire. II se comprend, en
effect, queo 'action n'tant pa- distincte
du droit'd'ot elle drive, les memes pro-
hibitions qui s'adressent i I'un frappent
auissi l'autre.
Telles sont, MM., les considerations
par lesquelles sel'ortifient, selon moi, les
conclusions que je vous ai soumises. II
en resort la ndcessit6 impbrieuse pour le
Pouvoir LNgislatif d'amender Particle G
de la Constitution, si vous estimez, com-
me je le pcnse moi-mme, que les con-
.equences qui d6coulent de l'applica-
tion de cet article en sa parties finale
sont exorbitantes.
M. LE PRESIDENT: Ces ddveloppe-
mens seront imprimns avec le Rap-
port et distribu6s avant notre pro-
chaine reunion. Vu l'heure av;ance,
la seance est levee.


CONSIDERATIONS
A
PROPOSE OE LA LOI DU 7 JUILLET 1871
Sur le mode de procdder contre les Secrd-
taires d'Etalt .

SCe n'est pas un .vanement banal dans
nos annales politiques que la mise en
jugemeit d'un Secr6taire d'Etat on plein
exercise de ses fonctions.II m'a scinble
qu'il y avait la un champ oUvert aux
observations juridiqucs. Mais par un
scrupule don't tout le monde compren-
dra l'opportunite, ji'ai attend pour les
presenter que l'affaire ai laquelle ces ob-
servations s'appliquent, fat entire, d'une
facon quelconque dans lo domaiine. des
faits accomplish. On ne peut _pas dire.
quc'elje aitjusqu'ici requ une solution ro-
guli 'r.
w-Desinit in piscem muller formosa su-
perne, aurait plut6t dit ie poete~iatin.
SMais elle est, provisoirement tout au
moifs, sortie de l'actualite brilante.
Cela suffit pour que l'homme 'd'Atudo
puisse en parler en toute in.ltpenirlairn:c
et entout&e "c.-u"ite d'e-|prit.-


S /


~


*a











6 REVUE DE LA SOCIIET DE LEGISLATION


Au course de cet percu, j'expose-
rai les notions qui dominent finstitit-
tion dte i Haute Cour de justice. et,
.apres avoir signal les differences
entire les 16gislations franCaise et hai-
tienne, je m'arreterai A quelques
points important et speciaux de la loi
du 7 juillet 1871 et A certaines difficul-
tes d'application auxquelles elle peut
,donner lieu.
Contrairement aux habitudes que
nous avoas constamment suivies en
rnatiere de legislation depuis l'adop-
tion du Code Napoleon, Ja loi du
'7juillet 1871 qui a remplace celle du
18 octnbre 1860 ( une des lois Du-
bois ) n'est pas une oeuvre concue par
le l gislateur franQais et adapt6e de
toutes pieces ou A peu pros A la I1gis-
lation haitienne.
Pour une fois et par exception, nous
avons devanc6 notre modIle, en cri-
ant une loi de proprio motu, pour r6-
pondre aux provisions des diverse
Constitutions, qui en 1806, 1816, 1849,
ont institu6 la Haute Cour- le justice.
Notons que cette institution ne de-
vait recevoir une tentative d'applica-
tion que 40 ans plus tard
La loi constitutionnelle francaise
du16 juillet 1875 n'a pas, en effect,
privu le mode de proc6der devant la
Haute Cour de justice en cas de mise
en accusation des ministres.
Apr's avoirorganis6 la Haute Cour
qu'avaicnt cr.ee les lois des 28 et 29.
mai 1791 et lui avoir rrttribue une
double com ptence: to celle de juger
le President de la Ripublique et les
.,ministres ( art. 12), 20 celle de juger,
sur un decret diu President de la Rs-
publique, ( toute personnel prevenue
d'attentat commis contre la siiret6 de
l'Etat ,, la Constitution franQaise de
1875 renvoie i une loi post6rieure
pour ce qui ci(olncrne Ie mode de pro-
.cder seulement en ce dernier cas.
C'est pourqubi la loi du 10 avril 1889
qui est intervene neufans plus-tard,
ne concern que la procedure a sui-
vre devant le Senat en cas d'attentat
commis contre la sCret, de 1'Etat.
En cas de mise en accusation des
ministres, ceux-ci sont encore & la


discrtiona'i Sennt poor la prmctdu-
Te Asuinve et les peines A appliquer.
C'est sans doute en raison d ela ra-
ret6 des especes que la n6cessit6
d'une loi,de procedure ne s'est pas
faith sentir sur ce point dans I'organi-
sation judiciaire francaise oi il est
laiss6 si peu de lacunes.
Notre Haute Cour de- justice ne
connait pas desattentats commis par
les particuliers centre la siret6 de
l'Etat. L'Etat a pour ce but d'autres
fleches son arc. Mais en revanche,
nous avons une procedure qui d6ter-
mine clairement les attributions du
S6nat, de telle sorte que celui-ci, dans
ses functions de juge, ne pourra pas
trop marcher dans les sentiers de la
magistrature ordinaire.
En effet, le S6nat. jugeanten Haute
Cour de justice, n'est pas absolument
mis en lieu et place de la jurisdiction
de droit commun; sea attributions
sont ind6pendantes, et il ne tire sa
raison d'etre que de la protection don't
le t1gislateur a pens6 qu'il 6tait utile
d'use"..A l'6gard de personnages ex-
1poses par la nature de leurs functions
A des r6clamations et A des poursui-
tes continuelles.
S'il en etait autrement,s'il n'y avait
.pas cete 'garantie attach&eis la fonc-
tion, il serait& craindre qu'6 certain
moments de prevention ou de dUfa-
veur publique, un ministry ne passAt
plus de temps a sejustifier devant le
juge d'Instruction qu'il n'en emploie-
rait & expidier les affairs publiques..
Nos constituans ont mmne pens6
qu'il etait utile d'acborder une protec-
tion plus grande aux Secretaires
d'Etat haitiens que la Constitution de
1875 n'en ;,,our'e aux ministries fran-
cais. Tandis que ceux-ci restent justi-
cial.,l,.dle.d tril'u.iim' -iii de droit com-
mun pour les ddlits et contraventions
commis dans l'exercice de leurs fonc-
tions, leurs colleagues h4itiens, emtme
en natire-.de d.lits, ont'la garantie
des form;ilit-s de la mise en accusa-
tion et du jugement.par le S6nat.
Nou, avons dit cependant que les
juges s-tnatoriaux ne sont pas enti6-
reinent suibstitu.s7 chez nous aux ju-


`












REVUE DE LA SOCIITIt DE LEGISLATION


ges de droit commun : en vertu de la
loi de 1871. ( art. 9) il peut choir a
cesderniers une part d'action apr6s
lejugement du S6nat.
En effet, le S6nat, qu'il condamne
ou qu'il acquitted, ne fait, si l'on peut
ainsi dire, qu'oeuvre morale: C'est la
consequence a laquelle aboutit toute
cette longue procedure de la loi de
1871 (art. 27). Le legislateur n'ayant
pas voulu fire une trop forte breche
au principle de la separation des Pou-
voirs a limitO la condemnation du
pr6yenu i des sanctions tells que la
destitution, la privation du droit
d'exercer des functions publiques
pendant un certain temps, (art. 27),
lesquelles, strict sensu, ne constituent
pas des peines. En quoi il s'est mon-
tr6 consequent avec lui-mrnee.
La scule sanction positive que conm-
porte le jugement de condemnation
d.u Sdnat, co est qu'il devient inspira-
teur de 'action publique ordinaire a
diriger par le ministry public centre
le pre 'enu cordamn6 par le Senat
(art. 27). Insuffisant A satisfaire la
vindicte publique, ilsert de point de
depart l'infervention des juges de
droit commun, lesquels d6cideront
s'il y "a lieu d'appliquer des pines
d'ordre materiel.
La Haute Cour de justice, institute
pour prot6ger les functions de ceux
qui relevent d'elle, fait encore et sur-
tout oeuvre morale, lorsque, 'apr6s
avoI t-rouv6 les 616mens d'une justi-
fication saihe, malgr6 les prevention
6tablies, elle arrive h acquitter l'ac-
cus6 qui avaitcomparu sous le poids
6crasant de- I'opinion publique. Car,
dAsorniais, le personnage ainsi res-
suscit6 reprend tous 'se. droits h l'es-
time et A la consideration publiques.
Sile S6nat jugeant en Haute Cour
de justice, n'a pas ledroitde condam-
ner, meme a un simple emprisonne-
ment, il est permis de se d(emtander
quelle est la valeurlogique del'art. 9
de la loi de 1871, qui prt6voit qu'une
ordonnance de prise de corps (< sera
d6cern6e par le S6nhat, dans le -cas ofi
le fait imput6 au prdvenu peui entrat-
.ner unepeine afflictive et infamante,.


Comment admettre qu'il puisse etre
attribu6 au S'nat le pouvoir d'ordon-
ner la prise de corps d'un accuse qu'il
n'a pas le droit de condamner d6fi-
nitivement a une peine afflictive et
infamante. rien qu'en raison de la
qualification donn6e au fait incri-
mine par la Chambre? Je conviens
qu'il n'est pas sans intedrt de s'assu-
rer de la persorine d'un haut fonc-
tibnnaire contre lequel la mise en
accusation etablit une prevention de
culpability. Mais cette ordonnance de
prise de corps, introduite dans la loi,
n'est pas sans en detruire I'harmonie.
Pour ne pas fire entorse au prin-
cipe qui limited le pouvoir de con-
damnation du Senat, d'une, part, et,
d'autre part, pour sauvegarder l'int&-
r.t de la vindicte publique en em-
pechant l'accus6 de s'y d6rober, peut-
etre eOt-il ete pr6f6rable de reporter
la rmise en movement de Faction pu-
blique ordinaire, non pas apres le
jugement de la Haute Cour de jus-
tice, mais a partir du d6cret de mise
en accusation par la Chambre des
repr6sentans. De telle sort que, le
d6cret rendu, les faits qualifies, la
Ch-mbre du Conseil d'instruction cri-
ninelle comp6tente pourrait 6tre sai-
sie de la cause, a fin seulement de
d6cerner I'ordonnance de prise de
corps en attendant le jugement du
Senat.
Cette procedure, entreprise con-
curremment avec celle qui continue-
rait devant le S6nat, n'aurait rien
d'anormal; car elle tendrait a un but
special et devrait s'arrtter la, en at-
tendant que la Haute Cour de jus-
tice, par sonjugement de condamna-
tion, virt- confirmer I'ordonnance de
prise de corps, ou en d6truire l'effet
par un jugement d'acquittement.
Dans le premier cas, ii ne resterait
plusqu'a proc6der au jugement du
Ministred6chu par les Tribunaux or-
dinaires, don't les fonctionsse r6dui-
raient a application des penalitds
pr6vues par le Code p6nal, et a I'ap-
pr6ciation des circonstances atte-
iiuantes ou aggravantes.
Telle est la modification queje vou-




-S~L


RlEVU9 DE LA SOCl~T1, DE LIRGISLATION


-drais voir apporter t. cette loi, don't
I'application, quoiqu'elle soit acci-
dentelle, n'en est pas moins utile, ne
filt-ce quo comme procede commina-
toire.
Comme on le voit, la loi du 1871 a
rendu le Sdnat absolument ind6pen-
dantde la Chambr'e, une fois quecelle-
ci a epuis6 les foimalites prdliminai-
rcsjusqu'i la sanctiQn de I'acte d'ac-
,cusation. II semble, et c'est 6videm-
ment la pensOe du legislateur, que le
Sdnat n'ait plus alors qu'a continuer-
ses travaux dans les ddlais impartis
par la loi. En cffet, le concours des
travaux l6gislatifs n'est pas A recla-
mer dans l'espice, puisque le. Senat
n'accomplit pas li une mission ligis-
lative, mais bien un-c mission judi-
ciaire sp6ciale et independante, don't
il est saisi. i partir de la mise en ac-
cusation.
En consequence, il devrait lui. etre
interdit, sous peine de comrnettre un
deni do justice, de clore ses s6ances
avantd'avil.r vid6 le litige important
soumisa son verdict souverain.
lMais la loi de 1871 a trouve une dif-
fic.ultd d'application inattendue dans
I'artifle 5 ide la Constitution de '889,
qui Jecide, en Jtermes trop absolus,
quoe ihors du temps de la session du
( Corpslegislatif, saufles cas pr6vus
par is esar s tcle63ct6i ,.
Qu'adviend ra-til si, dans I'inter-
valle do la mise on. accusation dl-
ment notified au Snat, et du juge-
ment, la session 16gislative vient a.
prendre fil ? Peut-on considdrer le S-
nat come enchalne a sa besogne
judiciaire, pour enmppcher un d6ni de
justice, soit it I'6gard du justiciable
qui aurait pu etre rqnvoye de I'aecii-
sation, et qui se trouve sui-i.,n:nl u sine
died ses functions, soit it l'6gard de
1'opinion publique accusatrice? Ou
bien, faut-il; envisager la lettre bru-
tain d la Constitution, en abandon-
nant les parties dans une malheu-
reuse 'quivoque?.
II est vrai que, come on dit au
Palais, poser la question c'est la rd-
soudre, mais pour ma- part, je n'aime


pas les denis de justice et ii m'est
penible de reconnaitre que notre droit,
public ne donne aucun moyen de ro-
parer en temnp: utile des erreurs me-
me constitutionnelles, qui sont par
trop flagrantes.
Quoiqu'll soit, il y a lieu de s'ton-
ner.que les auteurs de la Constitu-
tion de 1889, en dlaborant le texte de
I'art. 54, n'aient pas pens ia I'exis-
tence de la loi de 1871, et n'aient pas
pr6vu le cas qtli nous occupe, ainsi
qu'ils ont fai4t de deux autres cas.
Ceux qui se melent de fire des lois,
et surtout des lois constitutionnelles,
ont pour devoir de lesfaire concorder
avec la legislation existante:
Autrement ils courent risque d'a-
boutir aux pires consequences. C'est,
'on 'avouera, une situation penible
que celle d'un Secrdtaire d'Etat qui,
6tant mis en accusation, se voit enle-
ver les moyens d.'une justification
legale et la possibility d'etre rdha-
bilitd par un jugement en due forme.
Et si I'ordonnance de prise de corps
ayant 6td ddji exxcutee contre lui,
les Chrimbres avaient close leur ses-
sion en vertu de l'art. 54 do la Consti-
tution, il lui faudrait done jusqu'it la
session suivante subir la prison pro-
ventive?
Voilt un r6sultatque n'a certes pas
pu prevoir le I6gislateur de 1871 en
organisant sa procedure protectrice
des functions de SeClr,'.ti; i d'Etat.
La lofdu-l8 octobre 1860 (art. 8) au-
torisait, dans I'intervalle d'une ses-
sion a une autre, la convocation it
I'extraordinaire du S6nat en Haute
Chur de justice par Je Prisident
d'Haiti. Mais, outro que Ic 16gislateur---
de .187.1 a tenu le Chef de 1'Etat com-
plktement en dohors de cette proce-
(lure, la Constitution de, 1889 elle-me-
me n'a nulle part prCvu ce cas unique
oi le Senat, travaillant sans le con-
cours-dp la Chambre base. aurait be-
soin d'une convocation special. Ain-
si, parlant de la convocation de I'Ex(-
cutif en cus d'uI u I i'-* et. dans Fin-
tervalle dessessiens. 1'art. 63 dit: (( l
Pouvoir Executifpeut convoquer les
Chambres ou 1'Assemblde Nationale >.












REVUE )E LA SOCIETEi DE LEGISLATION


Tout prouve done que ce souci parti-
culier du fonctionnemeit'possiblede-
la Haute Cour de justice qui s'itait
maniCest6 en 1871 6tait tomb6 dans
. oubli en 1889, lix huit ans plus tard.
C'estd'autanjfplus a regretterque la
loi de 1871, en son ensemble, a part,
l'anomalie quej'ai signalde plus hau-t
est:assez bien 61abore : elle apparalt
a distance come une ceuvre dc re-
flexion, degagde de toute influence
6trangrle, inspiree non des besoins
-du- moment, mais des intrrets perma-
nens de la nation.
Je saisis ici occasion d'exprimer
le d(esir de voir notre' legislation s'.6-
Smancrper._ de )plis en plus de la tu-
telle des lois Otrangres, devenir une
ceuvreo plus personnelle,, s'adaptant-
mieux a notroe tat- social,h nos Ta-
ciult.'-s i-t a nos bcsoins.
Certes, en pregnant pour base de
notre 16gitlation les Codes franCais,
nous sommes lids,'en quelque sorte,
non-seulement aux institutions qui y
sont consacrees, mais encore entral-
n6s a tous les progr('s qui y ont .et
a-ccomplis 'et qu'elles impliquaient.
Cependant, -il n'e'mp0che que telles
dispositions 16gislatives, crc'6es en
vue d'un milieu special, out et' re-
cueillies pieusement et adaptees --la
hato a la legislation liaitienne, qui
se trouve ainsi elm rgee de lois: don't.
-quelques-unes n'oit avec-rnotre etat
politicque ,t.social q u'unc affinity to ut-
A-fait lil'itlnI.. ?
D'autre part, q tIe de loi. on nr glige
-de cre'er et (ll rI'1'|ri'lraient veri-
tablemnent aux])es(ins de notre so-
cidtd Que de videos laiss6s dans notre
legislation j usqu I'a jour oui, talonn6s
par les circonstances, -- los Clhamn-
-bres votent d'urgence, au pied loeve,
des measures qui ount un air d'cxpe-
diens, quite a les ab roger ofh a les
modifier I'arnoee d'a.iri-, quand on en
voit les inconvennies.
Presque toutes -i.os. Constitutions
sont empreintes de cette proj'il.it,'il ii(
qui en fait des ceuvres i.p:lar;t,-,
'lujitti".- a inl rill c6tations 6quivoques,
q.uand, au contraiire, elles devraient
-Irie c'llirel, c.xenmptes de commeCn-


taires, appropriees aux exigences
du milieu, au point que leur revision
ne s'imposerait qu'aprts une longue
d ur6e d'application.
Aussi, serait-il beau, dirons-nous
en terminant, de voir les Chamnbres
l1gislatiyes prendre A coeur de 16gi-
firer avec came et r6flexion, sans
passion et sans system Cela ne coO-
terait rien d'essayer.. '
DENIS ST-AUDE.
------------/-I----- ---
Les-matieres tres abondantes de
notre dernier numinro ne nous aynt-
pas permis d'y insArer la Lettre ou-
verte de M. Firmin, nous cro()ons
neanmoins utile de la reprodui"e ici,
on raison merne de l'Qtendue donnee
a sa r6plique par notre Presiddei7t,
M. Solon Ml6.Is.


L-ettre Ouxverte
AUX MEMBRES 0E LA SOCIETY DE LEGISLATION
.-DE
PORT-AU-PRINCE

Ma pensee est qnu dans tous
les cas, nous devons riduire A
leursstrictes linites les restric-
tions a la ibert des conven-
tions, et, lorsqu'il s'agit d'une
convention pe- nise A I'tralnger,
II,... ....i '. .... ..... -, de
lui en enlever Ie b6hnllce.
Louis b onxo.
Mi:~-'-I cU Lns.
J'ai eu le bonheur do lire les nume-
ros de la f Revue de la Sociktd de Le-
gislation contenant le rapport de M.
Em. Ethdart-et les discussions qui
s'en sont suivies sur cette im;portante
question: L''-th I.i r peut-il b6nefi-
cierd'un bail ernphytootique? ,.
Poiur mieux fixer I'exacte portie de
cette question,-ii serait peut tre bon
d'ajouter: en Haiti; car il ne fatt pas
de doute que, dans les pays oft 1'd-
tranger n'est point exclu du tlroit de
propr'itd-immobiliere, I'ac-ees de
l'emphyteose ne saurait lui 6tre con-
ti t .. ..


? i












S10 REVUE DE LA SOCI..LT: DE LEGISLATION


Dans son interessant- rapport, M.
Etheart a conclu que ( rien ne peut
empicher l'6tranger de b, (,nficier
d'un bail emphyteotique ,. Est-il dans
la v6rite? fait-il erreur? Poiur y re-
pondre, la Societ6 de L6gislation .a
consacr6 deux de ses s6ances A des
discussions minutieuses dans les-
quelles les argumentations doctrina-
les furent produites avec une am-
pleur ct une assurance qui prouvent
non seulement la sollicitude mise
dans I'etude de la matinre soumise a
votre deliberation autoris6e, mais en-
core la conviction de chaque opinant
dans la valeur et la solidity juridique
de ses-arguments. Le rapporteur a
Wte malheureusement absent de cette
joute oft il aurait sans doue -plus
d'une lance Tbrisor.
Pourtantla reunion du 18 mai et
celle du 15 juin so distancaient d'un
intervalle de pros d'un mois! Pensait-
il que sa presence n'avait aucune
utility pour la solution du problehe,.
se flant peut-t.re sur la seule force
de la >'rciht: pour edrevei-les opinions
meme priconcues. Ce qui est certain
c'est que le rapport de M. Eth6art,
r6di g avec une sobriet ect une mo-
destie qui caclent une- science des
Plus aisees; pouvait bien se soutenirl
parson propre poids. Aussi, suis;je
d'avis que, dans les discussions qu'il
a -soulevees, vote savante Socitd6
s'est trompe, et sur le vrai caractre
Sde l'emnphyteose et sur les consequen-
ces juridiques du bail emphyt6oti-
que.
Pour bien elociderja question con-
troversee, il est uti-e de la s6rier. II
y a ase demander: 1o L'emphyt6ose
equivaut-elle a laI proprit&e d'un-bien
foncier? 2o Le bail emphyt6otique est-
il interdit a I't,'anger d'aprS s I'article
6 de la Constitution et ]'article 450 du
code civil?...
I
Il n'est point- neessaire de revenir
sur-l'histoire d u jue t'mph y/I( tic'lnd, r-
ja esquiss6 en traits rapids par votre
intelligent rapporteur; cependant
pour la v6rit6 historique; on doit dire


que le droit que concedaient d'abord
les municipes remains a des particu-
liers sur Les domaine-, municipaux
portaient, a limitation des conces-
siois faites par I'Etatsur les terres de
l'ager publicus,le norn de jus in agro
vectigali, prot'g- par une action sp6-
ciale appel6e actio vectigalis. Ce n'est
que lorsque les grand propri6taires
fonciers se mirent irniter a leur tour
ce mode de concession que le droit
donn6 pareuxcommenga a s'appeler
jus emphlyteuticum du mot grec bm-
phyteusis plantation indiquant que
le concessionaire tenait la terre pour
la mettre en culture. Ce nouveau droit
fut proteg6 par-l'aclio in rem, utilitatis-
causa ou actio publiciana accordoe a
tout possesseur bonitaire.
D'ailleuris ees institutions finir'ent
par se fondre en une seule dars le
dernier 6tat du-droit remain. Ce qu'il
est essential de-noter, c'est que- l'au-
tori;t pr6torienne, tout en reconnais-
sant l l'emphyteute un droit reel sur
le fond baille a ferne, ne lui avaitja-
mais reconnu le droit' de propriety,
m4me lorsque le bail impliquait une
concession inperpeltuuim. Malgr6 1'd-
lendur, des droits qui lui sont accor-
d6s, l'emphyttote, dit Gaston May,
n'est pas substitu6 au dominus. Ceiu!-
ci, outre le droit resultant pour lui .du
contract constitutif de l'emphyteose,
pout reprendrela chose, lorsque l'em-
phyttose prend fin. ,
L'institution.de 1'empbyteose pass,
ldu droit romain a l'ancien droit fran-
cais, sans avoir change de caractere;
mrais il y a lieu de remarquer que I'E-
glise, en sa quality de grande pro-
pri6taire terrienne a te la premiere
i remettre en usage le bail-emphyteo-
tique, dans I'administration de ses
vastes domai-nes. Contrairement A ce
qui a pu etre avance par ceux qui
n'ont pas suffisamment tudib.la ma-
tidre, 1'emphyteose, quoique fortpra-
tiquee.durant I'-6poque feodale, sans
parler de la confusion qui plit en etre
taite avecla censive, ne rfki-aifi nulle-
ment parties des tenures leodal;.,- elle
a toujours 6t6 class6e parmi les tenu-
res puiemcnt-foncieres. C'dtiit, sui-











REVUE DE LA-SOCITE:f DE LEGISLATION 11

vantEsmein, une simple amodiation du rapport de M. Etheart,je n6gligc-
de la terre et elle n'impliquait au- rai int'fetionnellement toutes les a-
cune superio-iit6 du concedant sur le formations qui ne me paraissent point
concessionnaire; elle pouvait.exister avoir uore influence decisive sur le
ou subsisterdans unesoci66t qui n'au- vote de la Soci6t6, afin de ne pas
raitjamais connu ou qui aurait Mlimi- allonger inutilement ma lettre.
n6 le syst6me fModal.- ( Aussi, dit I'6- On pourrat croire par la faqon don't
eminent lhgisrie.A l'gard des tenures s'exprime M. M6nos ( page 122, 'lo"
foncieres, Ila R6voluti:on les traita-t- colonne, de la Revue de la Socidle de
elle autrement que les tenures feoda- Ldgislation (11 annie, No 9) que le dd-
les: tandis qu'en definitive, par les cret de 'Assembl(e Constituante fran-
lois de la Conventionelle abolit sans qaise, auquel il fait allusion, n'a con-
indemnit6 toutes les tenures fodales, I serv la faculty du bail (d99 ans que
elle laissa g6n6ra-lement, au contraire pour I'etnphytcose; mais ce serait
subsister les tenures foncieres. sauf lun erreu'. Le d6cret-du 18-29 dcem-
faculte de rachat pour le tenancier.',i bre 1790 inlerdit toutes lcs. locations
-C'estdone toujours avec le niln- perpetuelles, en assignment h la dur'e
-caractere que l'emphyteose a pass de extreme des baux la limnitc dC 99 ans,
1'ancien droit'franqais, a tra.vers le sans distinguer lc bail emphyteoti-
droitintermdiaire, au drrit frangais que desautres baux,qui peuvent 16-
actuel. L'emrnlphyl.ise, ecrit Planiol, galement comprendre cette dure'e de
-tait dans le droit remain, comme ii 99 ans. Ce n'est done point de sa du-
est encore dans le droit francais ac- rde seule que I'emphyt.oso pourrait
tuel un droit rdel de -jouissance sui- la tire, en droit francais, son caract6re
chose d-autrui. de droit reel immobilier.... Mais pas-
Cepoint6tantbien etabli, comment sons aux autres arguments qui ont
la Societe de L6gislation en- est-elle entrain- Ie vote de la Soci6te.
venue- a dclarer-doctrinalement clue M. Edmond I-Hraux, qui a travail
lepreneur du bail emphyteotique de- assez longtemnps A I'enregistrement,
vient proprietaire du bien foncier, en pour fair adnfettro quce le bail em-
vertu du. bail qui lui est consent ? phyteotique esttranslatifde propri6t6,
Pourserendrecompte des causes d s'est ,tily9' du fait que la aRgie,. en
.son erreur, ilfamut suivre et analyser France, fait payer, h l'enregistrement
soigneusement les discussions qui l'y de ce bail. le droit de transmission.
ontconduite. Cetto fagon de voi'r, ajoute-t-iI, est
Le premier faux pas a 6td-commnis non seulement-appuyee sur l'opinion
.dansles'ternmes nmrrres par lesquels des auteurs les plus Ominiits, mais
Mh. Solon Menoi,, yotre honorable aussi sur la doctrine de nombreux ar-
president, a ouvert -la discussion, rels ,,.
.en distant: i I1 s'agit de savoir si 1'em- Jo n-i pas le bonheur de connaitre
phyt6ose constitute un droit p.-r'-'iin- les mrninents auteu is i l'opinion de qui
nel ou un droit rel imminobilier. Si ello M' Heraux s'en ropporte; mais je
*est considdrie come un droit reel puis citer, quoiquede nmi', oire, Gar-
immobjilier, l6tranger ne pourra L pas sonnet ( Histoire des baux o longs termnes
en profiter. Comnme l'artile 6de delay el des locations perpituelles ) Tecilesco
Constitution interdit-a. I'tran-er lei (I'Emphyldose ), Colmet de Santerre et
droit de propri6t.ede biens fonciers, Demante ( Cowrs anliIyitiqriu. du code ci-
en Haiti. cette derniere phrase signi- vil) P6pin Lehalleur( Ilistoire de I'em-
flait, indirectement: Si I'enphytoo- phylease) Planiol ( Trailt de Droit Ci-
se est (o -'i r.i''-.r comrue un (Idrit reel vil) Demante (Enregistrement) Guillo-
immobilier, elle constitutee un dtroit nard.( TraitD des privileges et hypotlh-
.de propri6te de'itens fanciers ,... ques), et une -foule d'autres autorites
Dans l'analyse des arguments mis dansla matiie'e, qui sont d'une opi-
-en avant pour discuter la conclusion nion absolument oppos6c.












REVUE DE LA SOCIIET DIE LEGISLATION


Quant h la Jurisprudence des ,irr'-t, .
elle se reduit probablement a deux.
arrits de la Cour de-Cassation, rendus
le 1" Avril 18i0, qui ont donn6 gain
de cause it Ian Higie. Mais il imported
de recherchef la-valCtfrdoctrinale de
cette jurisprudence. S'appuie-t-elle
sur untexte de loi don't nous,avons
la repetition dans hotre 16gislation
national? A-t-elle une tradition qui
remote A la premiere interpretation
du code civil frangais lui-m~me et qui
en serait come un corollaire ?
Si nous voulons nous arrdteraux
textes, on ne trouve, ni en France, ni
en-Haiti, [me loi quelconque pouvant
legitimer l'application du droit ou de
la taxe de transmission i l'enregistre-
ment d'un :bail emphyt6otique. En.
droit francais, comme en droit hai-
tien, u'n bail quelconque n'implique
jamais une transmission de propriety,
( Depuis la Revolution francaise, dit
'Planiol, le rmot bail -s'est restraint
.dans l'usage au louage proprement
ditet ne s'emploie plus poutr-des ac-
ies transtatifs de propriety ,).
La valour traditionnerle de- ctte
jurisprudence eat tout aussi conte'sta-
Jle. De la promulgation du code civil
franqais al'annn6e 1834, la Rogie avait
constamment applique aux bnux er-
.ihyt(otiques la nmme taxes applica-
ble aux baux a fernre ordinaires En
vue sans doute d'augrrenter les res-
sources du fisc. elle so ra-visa. vers
cetto 6poque, et- exigea' le droit de
transmission percu sur lesdi'oits rcels
immobiliers constituent la propritte6
fonciere Les intire.ss's protesterent.
De lh des contestations don't r6sultt-
rent les deux arrkts cites plus haut,
lesquels fontjusqu'ici autoritd; mais
les protestations n'ont jamais cess6
de se produire centre cette jurispru-
dence explicable par la tendance bien
connue de la Cour de Cassation h pen-
cher du co6t de la Regie, dans toutes
contestations fiscales.
Aussi en 1882, lors du vote du titre
V L 1"' du project du Code rural, lequel
reglemente d'une facon precise le ca-
ractore et les conditions de l'emphy-
t0ose, en France, le. Senat avait-il


decid6 d'a-bord cuce le droit d'enre-'
gistrement d'une constitution ou
transmission d'emphyteose serait
tax6 come ilen-est pour les-baux
ordinaires. Sur In relamatitn dc.la
Regie, il est intervenu une transac-
lion (1) avant le vote ddfinitif, le droit
de 0,20 serait perOu lors de la consti-
tution de I'emphyt.ose; mais les mu-
tations ulterieures donneraient lieu
au droit pergu sur les mutations im-
mobilieres, avec un procedd special
pour 'estimation de la valeur d l'emphy-
tiose ),. Co titre du L 1 r du Code rural a
6te vote, sans discussion par hl Cham-
bre des Deputes en fvvrier 1899( de-
sorte qu'on peutac'epter ce point com-r
me une loi 6tablie en France et qui
infirme essentiellement la jurispru-
dence don't voudrait s'autoriser M.
HWraux pour souteni ril'opinion que
le bail emphytotfique est translatif
de propriety. i
I1 s'agit de savoir, dit M. Georges
Sy-lvain, si chez nous l'6tr-nger peut
bhndficier dos baux at long term.
En ce cas, il pourrait aussi b6ndficier
de l'emphyt6ose .R Hien de plusjudi-
cieux; mais centre cette objection un
peu-timide, M. M6nos s'est empress-
de prendre position.
--Le bail de noufans, dit votre
pi"sident, est le plus long que letu-
teur puisse contractor. S'il veut pas-
ser un bail a plus long term, il doit
ktre autoris,. Cest parce que les baux,
de plus de neuf ans sent r(putes des'
actes de disposition ,. Cos paroles,
considdrees en elles-mcmes, sont des
plus orthodox6s; mais en .r6ponse A
la question de M. Sylvain n'implique-
raient-elles pas que lesbaux a long ter-
me, quelle que soit leur espace, sont
des actes de disposition, dans le sens
d'aliination de la propriktV?... Dans
tous los cas, on doit tre.-averti que
l'a rguOment present par .'honorable
president d la ,i SoC'i'i de L6gislation
n'a pas une port6e bifn serieuse;- re-

-(1) Cete transaction don't lefondementparalt peu logique
eat sans dute line rerminiscence dela cENSLVE, dans laquele
-es se uls profits serieux du -iI.,,iur>.%rnsir. en lieu da qui
sBmblese mettre la Rdgie, .... -I -rt darI i les droits qu'il
-percevait lors des mutations Voir Esmein, -IISTOIRE. U
DorrO FRANCAIS ).











REVUE DE LA SOCIETY DE LEGISLATION


lativement A la matiere et au but de
la discussion. Cet argument ne porte-
rait qu'aui point de vue de la discus-
sion a tablir entire les actes d'adminis-
/rationet les actes de di.position. Cette
distinction, ditPlaniol, est tres im-
portante en droit; mais elle concern
bien plusla. l/orie des personnel que
la theOrie de la propridte .
Mais M. M6nos continue ainsi:
CommQ dit notre colltgue Hdraux,
lorsque le bailleur a donned h bail em-
phyteotique, il-n'est plus tenu d'au-
cune charge ou contribution fonciere.
It semble done qu'il .a transfer son
droit de propri(t6 ,,.
On est vraiment 6tonn6 d'unetelle
deduction de la part d'un home de
la trs "haute competence juridique
de M. Menos. En effect la discussion
roulant sur lath6orie de la pi pri' 1
et de ses d6membrements, il devrait
tout naturellement se orappelcr que
d'apr`s I'article 216 du'code civil. ( Si
celui qui a un droit _di-hbitation oc-
cupe la totality de la2naison,.il est
coi) me l'usufcuitier ,fIinjell aux re-
parations (l'iitri tien- et au t-aineent
des contributions ). i u rta nt, ourrait-
on en conclude que c .Lui qui accord
un droit. d'hliitation a transfdre son
d roit de prop:itd ?...
SLa conviction de M.. Mdnos est si
forte qu'il n'a cure lde"s'arrter aux
rigles, et, aux principles de droi-t
usuellement obser 'Vs dans toutb in-
terpretation doctrinale.
Au lieu de refl6chir sur une obser-
vation pl usque j udicieu-se de M. Louis
Borno, il s'empresse de prononcer
J'oracle: ( Le bail emphyteotique. nf-
firme-t-il, a vraiment pour objet I'i,'-
.quisition d'un droit de propriete. La
personnel qui donne a bail; -par cc
contract, renounce i la proprfitd du
fonds: l'emphyleote exerce les afc-
tions du propri'tui rec a qui il estco.n-
senti pour la former une redevance
annuelle dcont la modicito est une
prusomption du paietnent antericur
du prix veritable ..
Jarnais assertionsjuridiques aussi
imp6rieuses ne couvrirentautant-der-
reurs dans' une huitaine de line !


On a d6jh vu que l'emphyteose ne
constitute, au plus,, ,qu'un droit de
jouissance sur la chose d'autrui,,;
pour que le bail qui le.-confere pOt
avoir pour oblet acquisition d'un
droit de proprit0,, il faudrait que ce
dernier n'eit point une purtee ct un
caractre supdriours, qui le distin-
guent du premier. Aucun jiriscon-
suite nesoutiendra une tell opinion,
en se rappelant 1, texte de l'article
448 du code civil. ( Ce qui caractdrise
ledroit de propri(ete, dit Plfniol, ce
qui le distingue de tous autres droits
reels, c'est la faculty de disposer de
la chose, en la consommant, en la dd-
truisantmnariellement, en transformant
sa substance. C'est la ce que les an-
ciens appelaient I'abusus, jius abutendi.
TousJles autres droits ri'-sCI. autorisent
leurs titulaires a jouir de la chose
d'une faic;on plus ou moins complete';
mais toujours (( la charge de conser-
ver la substance ,, comme dit I'arti-
cle 578 pour i'usufruit (478 du code
civil haitien ); c'est-a-dire que ces
differents droits ne comportent ja-
mais rabusws qui reste ainsi lPattribut
caracteristique de la proprited,,.
Ensuite, pour que la personnel qui
accord un bail emphytdotique sur
son bien fat considered come ayant
Srenoncd d la propri6te du fonds, il fau-
drait, au rebours, qoe le droit de
jouissance de 1'emphytiote fit, sinon
renforcd du jus abutendi, au moins
illimit6; cepe.ndant la jouissance de
I'emphytot.e, quoique plus grande
que cells conf6roes pay d'autres
droit3 r6els, ne comporte pas moins
une limited.
I1 ne peut rien fire qui soit de na-
ture a diminuer Ta valeuidu fonds nil
ne peut ou,vrir les mini"res, ni les
carci6res san's le' consentement du
proprietaire.-'Toutes les a m liorations.
faites par lui restentau propridtaire,
sans indemnity, 6ala fin du bail.; il en
est d6 meme des constructions 6le-
vedos on vertu des clauses du bail. La
jurisprudence admettait en sa faveur
le droit d'enlever les constructions
qu'il a faites ,olontairemeni,0 pourvu
que le fonds n'en fit point degrad4;












REVUE DE LA SOCIETf DE LEGISLATION


mais le titre V du L lr du project de
Code rural vot6 par le Senat et la
,Chambre des d6put6s lui-retire le
-droit d'enlever les constructions m6-
me faites volontairement. Dktenteurs
prccaires, ni lui, ni ses h6ritiers ne
peuvent prescrire la propriet6 du
fonds.
En affirmant doctoralement que la
< modicit6 de la redevance annuelle
est une presomption de plus du paie-
ment antirieur du prix veritable ,,
M. M6nos laisse a croire de deux
choses l'une: ou il n'a aucune ide
delay nature du bail emphyt6olique,
-ou il so met au-dessus de la science
du droitet de ses reprosentants les
plus autorists.*
( Je d6tacherai seulement la cen-
sive, dit Esmein, pour l'etudier d'un
peu plus pr6s; c'Mtait la plus usitdAet
traditionnellement on la prenait com-
me le type des tenures roturi6res ,....
L'6minent juriste continue: ( Mais,
*dans le droit coutumier classique, a
partir du XVPI siecle,-les auteurs re-
le.vaient, quaint au census ( correspon-
dant a Ia redevance ou canon de T'em-
phyteose) une particularity strange;
*c'6tait sa modicite6 ,.II 6tait loin de re-
pr6senter le revenue de l'immeuble-
censive et ne constituent, la plupart
du temps, qu'une some insigni-
fiante; les jurisconsultes d6claraient
,qu'il etait surtout recognitif, du do-
maine eminent: par le paiement an-
nuel, le censitaire reconnaissait qu'il
n'e'tait point pleinement proprietaire ,.
J'ai fait cette citation, rien que pour
montrer a quel point est faux le ju-
gement de M. M6nos, quant it la si-
gnification qu'il done a la modicild
de la redevance, modictitd don't la tra-
di-tion va directement a I'eicontre (to
.sa doctrine. Mais il y a plus. Cette mo-
dicitd de la redevance est I'un des ca-
ractbres distinctifs. sinon essentials
du louage emphytfotique. Le pre-
neur emphyteotique doit trouver la
compensation des charges qui lui
sont imposes dans la modicite dd
loyer annuel qui lui est drn:i:ni;d.
ditPlaniol. Si le prix du bail est en
rapport ayec le taux ordinaire des lo-


cations, et que la valeur des construc-
tions doivelui Mtre remboursee a sa-
sortie, on doit voir la un louage ordi-
naire et non une emphyteose. ,
On en 6tait li quand, la Soci6t6
de Legislation ayant r6serv6 son vote
sur la conclusion du rapport de M.
Em. Etheart, 1M. J6remie est inter-
venu dans-la discussion d'une faCon..
remarquable, avec l'intenlion 6viden-
te de donner une consecration deci-
sive aux affirmations dogmatiques
de M. M6nos. En effet, M. Jdr6mie
possede dans notre pays la reputation
incontestable d'un esprit pVnetrant,
d'une de edes voix re4lentissantes qui
se fo-nt. counter, Os magqna sonalurum,
dirait le malin Horace. Je ne le sui-
vrai pas dans ses con siderations
transcendentales ;je me contenterai
seulement de la recherche des argu-
ments nouveaux qu'il croit avoir ap-
portes dans la discussion.
Il est-inutile de faire observer que
l'emphyltote, ayant une tenure pure-
ment fonciere n'a jamais te le pro-
pridtanre vassal don't pa.rle notre hono-
rable concitoyen. Pour lui, les deux
conditions caract6ristiques du bail
emphyteotique sont Ia possession c-u-
irable Ct la faculle de, transformation.
Pourtiint ces deux conditions ne son-t
nullemen"t-siL'I-II'-s h I'emphyteose
et peuvent bien so rencontrer dans le
Iouage ordinaire.
M. Jr6cmie, oblige de reconnaitre
que la durce lu bail et le paiement
d'une redevance ne suffisent pas-pour
consl-tl.er l'emphyt6ose, s'accroche
surfout au droit de transformation ; mais
1c magistrate qui sitge au Tribunal de.
Cassation public sans doute que .'ar-
ticle 1499 di Code civil en faisant
I'obligation au preneur' d'user de la
chose en bon pi're de family' et sui-
vant la destination qui lui a 6t! don-
n6d par le bail ou suivant cell pr&-
sumne d'apris les circonstances, A dU-
faut de convention ,, lui concede im-
plicitement le droitde transformation,
si cette transformaiiiin '>t la condi-
tion i'.-i, de l.i inuii.?;inLcL du bail.
C'est le cas(,inlini ir p pour tout baiil a
ferne, mime d'une duree de 5 A 6











REVUE DE LA SOCIETITE DE LEGISLATION


ans, qtiand le terrain amodi rn'a pas
encore 6td cultiv6 ct m6me quand il
y aurait une culture preexistant.e ; car
toute action de homee sur la nature,_
en vue de la production de la riches-
se; implique uno transformation. ,< Des
procedes divers,qui se perfectionnent
per- a peu, dit Bea i regard, transforme-
ront les portions cultivees et y multi-
plieront les r6coltes. Les travaux de
drainage, de desschlement ou d'irri-
gation ,, ( autant d.e transformations )
livreront la culture cells qi j usque
l& ne produisaient rien et -estaient
en friche. ,,
Peut--tre, M. JMir'mie, en parlant
de transformation, nre vise-t-il que les
constructions que peut lever l'em-
phyteote: mais le preneur d'un bail
quelconque a implicitement Ie mrme
droit, aux conditions privues par
l'article 461 du Code civil. Cela n'est
point contestable. Quant a la trans-
formation, qui consisierait A d6molir
purement et implement les cons-
tructions existantes,au moment ol le
bail emphyt6otique est consent, me-
me a I'6tat de ruines, on a d6jA vu
que le droit de-jouissance r':~.'clnn1ii
l'emphytdot -nne lui permit pas de di-
minuer la valour du fonds.
.Comme derniere demonstration que
le bail emphyteotique ne confore pas
la propridte du fonds, il suffira d'ajou-
ter que ce bail peut, comme les baux
ordinaires, 6t.re rsolu, comme l'em-
phytoote, 1 pour,inexecuition d'une
condition particulihre impose par le
contract, 2 -pour abus de jouiss.ance ou
d(h'lriov' ali.is yratves, 39 pour defout de
paileine1 de la redevance. ( Voyez Pla-
niol, Traite de Droit civil ).
L'emphyteose, tell e ula coridi-
tionne le d6cret du 18-29 docembre
1790 prend fin : 1 A la fin du term et
20 par la mort de l'emphyteote qui ne
laisse pas d'li-'riiier au degr6 succes-
sible et i'a point cd6 son droit...
II me s-erIble -ju'apres s'-tre bien
p6netr6 du caraclere, de l-iIjb't et des
consequences juridiqPes de !'emphyt&-
ose, personnel ne coinprreidi a qu'on
aitjamais song" h reconnaitre l'iden-
titc. lIgale entire le blil qui le conf ere


.et une alienation d'immeuble. La
discussion serait done 6puisee si nous.
n'avionsa nous arreter qu-au droit
civil ; mais MM."inos, afin de gagner
plus sir-ement la conviction de ses
colleagues et enlever leur adhesion A
ses conceptions qu'on ne saurait dire
banales, a portei ses affirmations sur
le terrain do la procedure, en avan-
cant, sansaucune reticence, ou att6-
nuation, clue I'emphytoote exerce les
actions du propri(taire. ,
Si cette derniere assertion etait ju-
ridiquement vraie, mon opinion en
recevrait un choc serieux, capable de
1'ebrariter dans son meilleur fonde-
ment. En effet, les esprits habitues
aux controversies et a la philosophic
du droit, savent qu'it y a virtuelte-
ment une correlation logique entire
la loi qui definit les rapports d'inti-
rts entire les homes et celle aci les
protege ou les sanctionne. Les lois de
procedure appartiennent a cette der-
niire cat6gorie; et c'est pourquoi en
la comparant au droit civil qu'il ap-
pelait Droit diterminateur, Pudot pro-
posait, danssa Philosophie du Droit,
d'appeler la procedure, Droit sw ction-
naleur.
Malheureusement, il faut reconnal-
Ire que, l, encore, votre honorable
president vous a induit i une d6plo-
rable erreur.
La verit6 est que l'emphyteote
n'exerce aucune des actions qui ne
corn p ten-tau l)ailloi.ir i..n ili t6oltique
qu'en sa seule quality de proprictaire.
La principal de ces actions est celle
en revendication ; ( l'action en reven-
dication veritable n'est pas autre
chose que le droit de proprikt6 r6cla-
mn en justice). L'emphyt6ote est dans
l'incapaciteabsoluede 1'exercer.Sans
doute, il est-arm6 d'u'ne action' pour
la defense de son droit, mais c'est
toute autre chose que l'actioq -en re-
vendication.
( Etant titulaire-d'un droit rdel,
1ii-iifruitier, dit Planiol a une action
reelle qui lui sert & se faire dolivrer
leschoses soumises d son droit par qui-
conque les possede, que ce soit le
constituant, seshdritiers ou un tiers.












REVUE DE LA SOCIMTIE DE LEGISLATION


Cette action qui est pour Nlusufrui-
tier ce que la revendication est pour
]e proprietaire, s'appelle l'action con-,
fessoired'u.sufruil On sait que, dans
les d6membrements de la proprikt6,
'usufruit est, par definition, le type
de tous les droits reels dejouissance,
jus utendi; c'est done seulement t'ac-
tion confessoire d'c,,pl' g,: j ; q ue peut.
exercer l'emphyteote, ( Voir aussi
Garsonnet, procedure civile, surles
diverse actions rdelles.
Vient ensuite I'action possessoire.
L'emphyteote. est encore incapable
de l'exercer en ce qui concern la
proprict6 du funds, a cause de la pr&-
carite de sa possession.
_Sont dtenteursou p, --i. i-.miS prd-
caires, ditPlaniol :
10 Les localaires et feermers, qui tien-
nent en vertu d'un contract de lou-
age;
20 Les melayers associes pour la cul-
ture avec le proprietaire du fonds;
3o L'emphytlole qui cultive en vertu
d'un bail d tongue duire appele: o em
phyteose ), ;
4 Les creancie's gagistes, qui d6tien-
nent une chose mobiliere a titre de
nantissement;
5 Les cranciers antichrisistes. qui
un immeuble a 6t donnK en nantis-
sement etc ,.
Si cotte action possessoire est exer-
cee parn lVmphyteote, c'est seulement
dans les limits de son droit de jouis-
sance. ,( Toutes los fois qu'une per-
sonne, dissent Aubry et Rau, possdeo
sur one chose un droit 6rel qui lui
done ia jouissance exclusive sant lui
en conf/rer la pn opried, cett.e personnel
se trouve dans une situation particu-
li-re: lile est tout a la fois posses-
- seur pr6caire,en ce qui concern le fonds
et p'obsesseur ( animot 'I. jini pour
1'exercice deson propre droit. L'usu-
fruilier, I'rl ,,"/i'; I'emphytdote sont do ns
ce cas : ils possident la chose en leur
,norm, pour 1'exercice de leur droit qui
est limit la jouissance, et ir'.ir e-
ment pour la piopriMt6. On leur accor-
de done les actions possessoires, pour


la conversation de leur droit et dans
la measure of ii existed ,.
C'est net etclair.
II ne resterait qu',un point pour don-
ner une certAine apparence de raison
A ceuxqui declarent que le droit con-
,cde6 i l'emphyteote est identique au
droit de propridt6, c'est le caractUre
du droit r6el susceptible d'hypSthe-
que que la legislation hypothecaire
du droit iuterm6diaire avait rectunmu
A l'emphyteose par les lois du 9 Mes-
sidor an III- t 11 Brumaire an VII;
mais Ia encore, il faut d6chanter.
SLes deux grades lois hypothecai-
res de la Rdvolution, le d6crot d(t-9
Messidor an III et la oi du 11 Brumai-
re an VII, dit Planiol, ne volent dans
1'emphyteose qu'un simple droit de
jouissance de la chose d'autrui, c'est-
a-dire un demembrement de la pro-
priWt6 et non un domain utile n.
La faculty d'hypothdquer !-emphy-
t6ose malgri les lois de ovfessidor et
de Brumnaire cities plus liut est des
plus contestables, en fac-e de 1'article
2017 du Code civil et les 6nonciations
formelles de l'article 1885. 11 en (tait
pareillement, en France, en face des
prescriptions de l'article2118 du code
civil, jusqu'au vote du titre V du L
1" du Code rural, qui consacre dofi
nitivementcette nouvelle assiette de
l'hypoth6que. Cependant, en ecartant
toutes consid6ra'ions scientifiques et
-sans aucune prtcontion dogmatique,
je ne- suis nullement oppose ft la sus-
ceptibilitO d'hypoth(que qui serait
reconnue a l'emphyt4ose on Haiti.
D'ailleurs l'un des plus* remarqua-
bles juristes -du si.cle dernier, Tro-
plong, aurait voulu qu'on 6fendit Ie
caractireoe la reality au droit du pre-
neur, meme dans les baux ordinaires.
11 s'appuyalt sur 1'article 17-13 du code
civil franu;ais ( article 1511 do notre
Co4e civil ) crant en favour -du pre-
neur uncertain droit de suite centre


Ie nouvel a:n'li'Ireir. La doctrine s'est
g6neda lenient prononcee.eontre cette
th6orie, et la jurisprudence, qui do
1858 A 1861 ou 1863, semblait s'y ral-
lier, ost retournte aux anciennes tra-
ditions plus conformes aux principles


___


16










REVUE DE LA SOCIIET] DE LEGISLATION


.du droit moderne. Pourtant, totit lais-
se 6a prdvoir que, la,thoriie de Tro-
plong, don't la port6e pratique est si
remarquable au point de vue du Cre-
dit agricole, remontera le courant et
reprendra de l'autorit6 un jour ou
I'autre en imitant les institutions du
droit remain, d'apres lesquelles il
suffisait, pour pouvoiP consentir une
hypothdque, qu'on eut la chose in bo-
nis. Cejour Ia, il ne restera plus aucu-
ne difference serfieuse entre-l'emphy-
Itose et les baux ordinaires.


jouissance de l'usufruitier, de I'usager
ou de l'emphytdote et celle du propri-
taire. Lorsque ce dernier va plus loin
que 1'emphyteote ou un usufruitier
quelconque, c'est qu'il ne s'arrete pas
h la jouissance mais la pousse jusqu'.
abusesis, en vertu du droit de deterio-
reret de d6truire, ce que confere a
lui seulement son titre de proprid-
taire.
Ces concessions faites, il me roste
a vous demander ceci :


Passons maintenant au deuxieme Par quellelogique inferez-vous que
point de la question pose par M. Han- l'emphyteose a tombe sous le coup
nibal Price. Le bail emphyt0otique de la prohibition edict6e en 1'article 6
est-il interdit, enfaveur d'un stranger de la Constitution ?... Est-ce parce
par l'article 6 de notre constitution et que vous avez reussi h la definir ( un
1'article 450 de notre Code civil? Le droit r6el itnmobilior principal qui
vote de la Socite6 de L6gislation y existed par lui-memne et implique une
r6pond:de la fagon suivante: jouissance analogue a celle d'un pro-
Sprietaire- de biens fonciers? Vous
<" Au rebours de lhypotheque, droic croyez sans doute l'avoir masque
rdel suigeneris, accessoire A une cr&- plans la peau dela prop:it16 fonciere ;
ance qu'il sect A garantir et n'atten- ma masmalgr6 tout le soin que vous
plant pas a la propriety immobilire, 'avez .mis a-l'attifer, la campagnardo
l'emphyteose est un droit r6el immo- laisse trop facilement voir qu'elle'
bilier principal, qui existed par lui- n'est pas la grande dame que vous
m me et inplique une jouissance ana- voulez en fire. Votre definition no
logue a celle d'un proprietaire de suffit pas a op6rer le prodige, a preu-
biens fonciers. C'est pourquoi elle ve que je l'ai accept e sans 6tre nul-
tombe sous le coup de la prohibition element embarrass pour garden une
6dict6e par l'article 6 de la Constita- bonne posture. Mais si c'est d'elle
tion, et l'exercice doit en etre refuse que vous avez tir6 votre conclusion
A l'6tranger dans les conditions ou dout l'importance est si grande, ii
elle so present actuellement chez faudra continue vos exclusions arti-
nous",, ficielles et declarer que le droit d'ha-
YJ'a .i,: humblement que mon in- bitation ,, tombe soas le coup do l'arti-
telligence nepeut s'ever a la corn- cle 6 de. la Constitution et ( l'exerci-
prehension d'un-atntat pla proie- ce dolt en ktre i-efus6 a l'6tranger,
te, don't serait in-nocento lhy pothr- dans les conditions o0i il se present
que au rebours din-nocen tpose qu- chez nous ". En effet, come l'rn-
en serait coupable ; 'empeliytat ad- phyteose, t<-le droit d'zabitation peut-
.etr.e d'fini < un droit r6el immobi-
hbre sous touoes reserves, A la quali-tr dln unroit rel immobi-
fictin de-dioit rdelimmobilier princi lier principal qui existed par ui m&-
pal donnee B cette derniere. Je vais me-et implique une jouissance ani-
plus loin: j'ad.llee encore A la doc- logue a cell d'un propriotaire de
trine declarant que l'emphytsose biers fonciers.
(( implique une jouissance analogue a Irez-vous jusque .li par I'analogie
.celle d'-un propri6taire de biens fon- tire de l'identit6(de la definitionn ? Ce
ciers ,. En effect. la science du Droit n'est nullementau-dossus-de vos for-
enseigne A quels litres on peut jouir ces et iil.i'ul du prestige incontes-
d'un bien foncier; mais olle n'indique table que vous exereez dans toutes
gueree d drfffrence formelle entree la les control 'r--.j'.rili'l -s soulevces


*


~ __ _i~










REVUE DE LA SOCIIETfs DE LEGISLATION


en Haiti. Mais, come Th6mistocle,
je. vous dirai ( frappez, nmais 6cou-
tez -
Vous avez reconnu que 1'arlicle 6
de la Constitution.(et vous pour:riez
ajouter 1'article 450 dutcode civil) est
une prohibition. En droit, toute prohi-
hition, toute interdiction est une res-
triction de la liberty et une exception
au droit common.
II est. n1mentaire, ei matiere d'in-
terpr6tation doctrinale, que l'on ne
peut se servir de l'analogie cu appli-
quer 'adage: Ubi eadem e-t ratio,
eadem lex esse debtt,, lorsqu'il s'agit
d'une exception, 1a rAgle Exceptio stl c-
tissinma interprelulionis y fais;. nt obsta-
cle. Outre cela, vous savez encore
que 'essence do tout rapportju rid ique
est la liberty doJ'argent, inque!le'no
doit souffrir de limited qne dans h li-i
mile exacle de la loi qui i la streint.
de fa;on qu'il :-il--. du moindre dou-,
to sur intention du 16gisilatour ou du
Conslituant pour qu'en pare'l cas on
soit oblig6 do pencher du c6t6 de la
liberty: i in dubium libertas prcefe-
renda eist,. Or lorsque I'article 0 de
la Constitution dit: ",Nu!, sil I'est
Haitien, ne peut kt'e pr'opriiStaire de-
biens fanciers en Haiti, a qu(1q1ue ti-
tre quece soit ni acquerir nucun itin-
meuble ,, un juge, un jurisconsulte
a-t-il le droitd'6tendre cotte interdic-
tion A une 'possession precaile, tell
l'emphyteose, sans enfreindre les
principles de droit qui doniinent toutes
les conceptions de la science jujiridi-
que ?


debiens fonciers cheo nous, ni atitre
d'/ie'itier, ni i titre -de l d,,/Iailtire, ni i
titre de le gataire, lesquels constituent
les diff6rentes rnanieres d'acquerir la
prolpriil'-. en dehors de acquisitionn
proprement dite, resultant de I'e//ef
des obligalions, aux terms de 1'article
572 du code civil.
Toutefois, il y a une demonstration
qui a-ura sur votre esprit, j'en suis
convaincu, plus de poids que tous
mes arguments. J'ai, en effet, le rare
b.onlieur d'nvoir pu mettre la main
sur une decision jurisprudentielle, se
rapportant ai uneespece absolument
identique i la question que vous avez
discutee, laquelle me donne pleine-
mont ra'ion. II s'agit exactement du
bail empliyt6otique, en Russie oi la
propritd dle biens fonciers ou d'im-
-meubles est interdite il'6tranger, en
dehors de certaines villes.
Je transcris textuellement:
'iftrangers. Inimeubles. Bail emplyt6otlque,
-Tacalte de racha.t refuse .aux h6ritiers
strangers. Application de la lot du 14 Mars
18s7.
Court d'ai pe de Varsovie, 28 novem-'
bre 1811. Journal du droit civil et p6nal
( en russo ) 1893 1. Suppl. p. 68.
A. N.. possesseur du domaine Ai ti-
tre emphy dotique, molurui t n lais-
sant des hi'ritiers, don't les uns Mtaient
russii.s et les itres tran ers. CeI.x-e.i


d~si rliint ncq urir p' vole de rachat
ia 1)10111 pro19rik(, do I a teiro, s'fad nres-


iCe qui semble avoir induit M. Jrd6- serent au notaire, qui retusa dce cres-
mie, come tan,t 'a utros, A cotte ex- cer Facto de rachat, en raison de leur
msieeome tn rtr'an it&
tension arbilraire de l'interdiction extranit-.
constitutionnelie, ce sont los mots Lo tribunal d'airondisseirent, par
a quelque itre que ce soit i, qu'il jugement des 22e1 26 Septembre1891,
souligneavec complaisance. Mais cos rotusa de fire droit a leur plainte.
mots n'ont rien qui done a cette in- La CoiTr de Varsovie, les 19, 22 et 28
terdiction une portie plus large que novenmbre 1891, confirm ce juge-
celle de l'article 450 du Code civil, mont, en s'appuyant sur la loi, quiin'-
dont la r6daction plus correct dit terdit aux strangers d'acquerir le
bien toutce que la Constitution a edic- droit de propriete d'immeubles par
t6 en des terms sulrabll_ ni.1;iri... Ces QiULQUE VOLE ET A QUELQUE TITHE QUE
mots ( A quelque titre que ce soit ne CE sorT, et d6clara que le rachat ne
signiflent d'autre chose que l'6tranger pourrait avoir lieu que.dans le cas od.
ne peut ttre ou devenir proprietaire -Ie partage opdre, 1'objet du bail em-


.









it.


REVUE DE LA SOCIETPTl DE LEGISLATION


phytiotique echerrait-exclusivement
aux sujets russes ". JOURNAL DU DROIT
INTERNATIONAL PIRIV et de la JuIs--
PRUDENCE COMPARIE 21n'e"' anne, 1894,
tome 21, p. 925 ).
Ce serait fire injure A votre intel-
ligence que de formuler le plus 16ger
commentaire de l'arrt de- la Cour de
Varsovie; -mais il n'est peut-Itre pas
inutile de vous fire remarquer que
les mots a quelque titre que ce soit,,
de notre Constitution, renforc6s de
(( par quelque voie se retr'ouvent
dans la loi russe applique dars 1'es-
pece. Ces mots sont soulignes dans
le-texte meme, comme vous pouvez
vous en convaincre, en ouvrant le
volume citf.
I1 me semble qu'apres cela il n'y a
plus t rien dire.
Vous vous demanded sans doute,
Messieurs, comment avec les soucis
qui m'assiegent foricment l'eeprit,
aux prises que jesuis avec toutes les
miseres de l'exil,j'ai pu me-- dcider,
m'enhar'dir i vous dresser .cette
lettre I1 n'y aura rien dans votro
Otonnement qui puisse m''6tonner.
Mais vous le save aussi: 10 patrio-
tisme est un sentiment q-ci s'avive
par les sbutTrances mnIme qu'on en-
dure par suite du desir ardent, inex-
tinguible qu on a de voir la -patrin
plus grande, plus considered, plus
heureuse.
En vous adressant 'ma lettie. jo
crois accomplir une oeuvre patriot
que don't l'ulilit6 est d'autant plus ap-
preciable qu'elle e.-t de la plus.saisis-
sante actuality. En effet, si vous avez-
diiiiii,' vous occuper de ce qui sedit
de notre pays, A l'etranger, vous n'au-
rez pas manque61 de constater.que,
pour des motifs fondes-ou non fon-
l 6s mais que je n'ai arde d'analy-
ser ici, il s'61e ve un ri -gendral con-
tre notre x6nophobie ou ce qui pa-
rait tel. Les Haitiens qui, comme tout
june peupl, TtoIute sociWti national
ddansl p:6 riodp d'., firiiiatin auraieint
tellement besain de l'estime et de la
synm'path'e des autres peoples d''jh
avances dlns la civili-atio'n, sont,


Ilchaque jour, d6noncis conlin, des
gens animns d'une haine syst6mati-
clue centre tout el6'ment stranger.
Votre vote, qui s'ccarte si hardi-
ment de tous les sains principles du
. droit et do Ia raison, de routes les.
. iid('es d'cquit6d t m ime d'utilit6 prati-
que, pour creor artificiellemont je
ne dis pas artificieusement- une
nouvelle exclusion de l'ttranger dans
note organisation juridique ct 6cono-
mique, ne vient-il pas donner raison
Sune opinion si prcjudiciable aux
Svrais intri'ts dgla communaute hal-
tienne'?
Sang doute je concois que, notre
ori'ganismc national n'ktant pas com-
pletement former, il est s6ae quo nous
nous entourions de certaiies precau-
tions qui nous mettent A l'abri detout
envaliissement pdrillcux. La. lutte
pour la vie, aussi intense, aussi im-.
pitoyable entire les nations qu'entre
los individus du regne veg6tal ou du
rigne animal, nous obligent 1 pri-
voir ces, movens de defense. C'est
pourq(luo j'adhire de tout mon ceur
et de toul mon espritA la prudence de
nos press qui ont judicieusement
pens6 que, dans In periode d'appren-
tissage politique o(i nous fitmes h&-
Sro'j cement lands par la conq uete de
Il'iilI-'.'' il:i'e national, il -fallait
i:excluije f'etranger du droit de pro-
i priete' immobili6re, droit si menacant
-pour l'autorit6 de 1'Etat, avec sonjus
abulendi, la iib!ert absolute de disposi-
tion qu'il entraino, et les pretontions
qu on -n retire, toutes les tois qu'il
s'agit d,'n appr6cier la valeur,en ma-
tire d'expropriation pour eause d'u:
tilite politique.
Mais devons-nous oublier que, dans
les intrications d'inteir'ts que crCe !a
civilisation moderne, aucun people
d6'siiroux de progress et do bien rtye
social, ne doitso renfermer dans une
nouvelle muiraille de (hine, d'autant
plus per-niciieuse qu'on n'en pourrait
d(ecouvrir ni les., ,,,-.i'l" ents ni la
forme precise? Croyez-vous que le
people haltien i- plein de vitality,
mais qui s'6tiole rnalgre tout, par la
miisere physique ot morale, peutrmri-


-F .


~1 ~ _







-REVUE DE LA SOCIT DE GIS



.REVUE DE LA SOCIETF DE LEGISLATION


sonnablement se passer et du capital
materiel-et du capital intellectual ou
personnel que 1'etranger dj3a ayanc(6
seraitseul capable de lui fournirpour
la mise en.valeur de cette terre d'Haiti
don't nous sommes fibers A just titre.
mais don't la fertility admirable ne
suffit pas pour nous y procurer le
bonheur, qui est le but ordinaire de
tout effort humoain, sans les instru-
ments propres a la transformer et A
lui faire produire les richesses vir-
tuelles don't elle est pleine ?
Certainement, il nous faut, pour
progresser, les capitaux de l'etran-
ger. Orgueilleux et aveugle, vain et
anti-patriote, serait celui capable de
nier une tell 6viJence. Pour que ces
capitaux nous vie0nent, il est n6ces-
saire qu'ils trouvent chez nous une
s6curit6 l6gale, en dehors de celle que
donne la police de nos villes et de nos
simuler que 1'exclusion du droit de.
propriet6 immobiliere rend 'e6tran-
ger d6sarm6 a ce point de vue. Aussi
est-il un devoir pour tous ceux qui
,ont soucieusement mndite sur l'hi -
toire sociologique du d6veloppement
lies nations, de chercher A adoucir
plut6t que d'aigrir le regime economi-
que et juridique impose par cette ex-
clusion! Telle atoujours-6t6 ma pen-
sae intime et raisonnee.
Dans une conference faite au Grand
Ceile de Paris, en 1891, j'ai dit que
l'exclusion de 1'etranger du droit de
propridte fonciere, en Haiti, ne devait
point paralyser ceux qui voudraient
s'y rendre avec les capitaux pour tra-
-vailler s6rieusement, dais l'exploi-
tation do nos terres. Pour le demon-
trer, j'ai indique le bail emphyt6oti-
que, non prohibd par aucune loi hai-
tienne, garantissant une possession
utile pouvant aller a 99 ans, come
offrant touted s@urit6 que pourrait
donner la propridto-elle-mime, quant
au droit dejouissance. Votre vote, s'il
6tait bas6 sur la raison ou sur la loi
et la Constitution, viendratt retirer la
seule sauvegarde q'e les capitaux
strangers pourraient trouver dans
l'exploitation de la terre haitienne.


Est-ce li de la prIvoyance patrioti-
que?
Non, Messieurs.
Le vrai patriotism nous eomman-
de, tout en sauvegardant notre inde-
pendance national avec cette sau-
vage fiert6 qui ne se dement pas-
d'attirer chez nous l'dtranger riche ou
laborieux, I'Ytranger utile, de le pro-
t6ger, de- encourage avec toute la
sollicitude que metl'hcmme avis6e
obtenir et t conserver une bonne
clientele. C'est dans u-n tel esprit et
non dans un 6goisme ietrit de rester
leIsetfls moniteurs de ce people int6-
ressant, Ai qui nous n'avons rien on-
seign6 de saii et de slide, que nous
rendrons les Haitiens apples h remplir
la noble destine qu'emhitionnaient
pour eux nos peres, qui n'ont recul
devant ni les privations, n-i les souf-
frances, di la mort, pour faire de
nous le'premier people noir indepen-
dant et libre a la surface de notre
'hemisphere !
Songez-y, Messieurs, et veuillez
agreer 1'expression de mes senti-
ments les plus distingues.
A. FIRMIN.
Saint-Thomas, 20 Septembre 1901.(


BIBLIOGRAPHIE

ANNUAIBE Financier administralif -/de
la Rdpublique Argentine par M. A.
B. Carranza; tome 1, 127 pages. -
Buenos-Aires. Annee 1902.
Cat annuaire, unique en son espkce
daus la Republique- Argentine et peut-
ktre dans I'Amirique latine, e et 'une
va4te compilation ld statistique : c'est
le resumr des memoires officials pr'-
sentes par les Secretai-ts d'Etat de la
ConfCderation Argentine au Congres na-
tional, et par les Gouverneurs des pro-
vinces ou atats particuliers aux congress
lgislatifs locaux. A cause de leur volu-
m i dimesuLr,, ces Exposes sont pea .us,
mais constituent pour l'historien, pour
l'hommne d'Etat et mNme pour -les sim-
ples curieux de moyens puissants d'in-














REVUE DE LA SOCIITEi DE LEGISLATION 21


Investigation administrative. M. Carranza
a entrepris la tAche assez delicate d'en
presenter une condensation a ses nom-
breux lecteurs. Nous estimonq qu'il a
parfaitement reussi a r6unir dans ces
127 pages de tdxte tr's serr6 tout ce qu'il
v a d'interessant sur la situation econo-
miqlue et financiere de son pays ainsi
qie sur les different services admi-
pistratifs de la Republique.
SL'ouvrage de M. Carranza est A con-
suiter par_ ceux qut s'interessent au
movement social et economique de
l'Amerique Latine. On y trouvera de
nombreux elements de comparison
pour une etude sociologiques et finan-
ciere approfondie. A noter les chapitres
suivants:

Administration g6enrale: Droits d'im-
portation et autres imp6ts : -
Recettes ghAnrales (1902) P. 62.890.000
billets et P. 47.433.347 or.
Budget de ddpenses, annee 1902. Or-


. 'Instruction superieure. .....
<< secondaire .....
Les Ecoles normales. .. . .
des territoireset colonies
1'Instruction primaire. .. .. .
Subvention a l'enseiagement special..
Aux etablissements divers .....
Depenses diverse .. -.. . .


dinaires et extraordinaires reunies:
P. 108.237.740.74 billets et P. 44.858.072.53
or, desquelles it a ete effectivement
depens6 P. 104.035.062.58 billets et
P. 41.639.990.64 or. -- Le deficit de cette
annee a te motive par les armements de
guerre, t cause du conflict les frontieres.
avec le Chili, conflict qui fut hieureuse-
ment regle par I'arbitrage de 1'Angle-
terre.
(Budget de 1904: Recettes: P. 42.936.339
or et P. 64.155.000 billets. DBpenses.
P. 25.597.695or. P. 104.177.150 billets.)
Nousextrayons pour nos lecteurs le
budget de I'Instruction publique qui
donne uie idee de l'interet que porte
1Etat Argentin a I'education national.
Dans les chiffres cites plus loin se trou-
vent compris le prix des' constructions
scolaires. pour 1902, les frais d'installa-
tion des ecoles publiques, des bibliothe-
ques scolaires, pibliques et nationals,
livres pour distribution de prix, classi-
ques, etc. Il est alloud pour :


BILLETS
P. 938.920
1.681.748
2.259.260
401.856


BILLETS


P.


668.148
231.440
543.407


5.281.784

2.120.000 J

1.442.985 24


Par les municipalities de la Capitale
Saux ecoles communalede Buenos-
Aires (ville) .............
Par la province de Buenos-Aires a ses
S coles communales ........
Par la province de Santa-Fe i ses eco-
S les communales .. . .
SPar la Province de Cordoba. ......
S- Entrerios .... ..
Corrients. ......
S Tucuman ......
S- Mendoza........
S- Santiago del Estero
S -- Salta .. .. ..
San-Juan.......
Catamarca......
St-Louis (chiffre in-
connu).
" Roja. --
Jujuy. . .
Total garinral pour l'Tristruction publique.


3.589.177 68


894.548
842.046
317.128
122.270
152.000
18s.780
154.840
74.476
88.000



180.825


4.815.746 51







6.662.734 73


- 20.2!3.250 24


ri ~ii~3:


~[~~ "~i~-~




C._.. "AIV; r ,ZW.


S'~


22 REVUE DE LA SOCIETY DE LEGISLATION


Si l'on rdduit les rerettes en or a 100 'population de 5.203.000 habitants seule-
pour cent (le change est a Buenos-Aires ment occupant un ,, pays neuf ,,-iu a
A, 220 ill]ts pour cent dollars); on peut peu pres.
dire que le septibme des recettes gdne- Le.chapitre de la dette publique n'est
rales sont consacres A l'instruction pu- pas moins important. La dette publique
blique. Ce qui est considerable pour une comprend, d'apris M. Carranza, d'abord:


1 La dette interieure consolil'de, billets, au 31 dd-
cem bre 1902. .................
2 La dette intcriourne.xigiTli-. billets, Bons a iche-
ance fixe au 31 d.;cmni'i e 190 .. . .
-3 Les Bons du tresor, billets (mis au course de
1'anneo 1902. . .. .. .

Soit en billets un total de


1 La dette exti'ieure'consolidbe au 31 dt'cembre
1902. en o . . . . . .
2 La dette intorieure consolidbe au 31 dec. 1902 or,
3 La dette interieure exigible en or, bons h ech&-
ance fixe, au 31 ddcembre 1902 ......


4 Bons du tresor, or, emis dans 1'annee 1902


BILLETS

P. 84.474.590 12

9.900.000

1.500.009

P. 95.874.590 12

OR

S17.403.400
381.081.76198

637.658

399.122.226 81
31.704.604 35


Soit un tutal (de P. 420.826.83116

BILLETS
Au 31 (dL.''ri-jl,; .. 1903, apres amortissement les
S bons it 6ch6ance fixo en or. talent riduits it 11 0.1' 68
Et les Bons du tresor e0yor, ataieht ramenes au 31
mars 1903 apres amortissemcnts 18 18.650.071 36

S18.797.0040 40
D'autre part.. 'Ps hons h ichliance billets alpres
amdrtissement fin mars 1003 s'elevaient ii 1 1.181 43
EKles Bors du tir6or a -w- < i 515.083 15


Bill :ts


La dette exterieuro a dte surtout con-
tractee pour construction des chemins
de fer, des quais. ,difices publics-ot-ar-
mmements. Elle rapport'e un trrtr6t 'de
4o/0./
Chaque province-- et les villes do
-quelque importance ont tlur Banque.
La Banque de la Cooudration a un Inou-
vement d'affaires roulant sur 12.7.'.100,)1
or et sur P. 196.150.009 billets. A Buenos-
Aires, il y a.on outre..urqe Banque lhypo-
thecaire don't l'actif s'. l'\ov, :i;1;) ;.. 1 i I
billets et a P. 37.153.000 or. La province
de Buenos-Aires a sa Banque. Elle est
:'etablie tL a Plata, clef-lice de la pren-
vince. Son actif so mion te i 107.719.90. \


'billets et it P. ,.518.3.23.S3 or, excedant
son passif de G. 7', .iH.45,18 billets et
de P. 4.299.712.12 or. Ces ct'lifrc, don-
nent une idde de ce pays.
L:interossant ouvrage de0 M. Carranza
finit--par un tableau comparatir du Me-
xique et de l'Argentinc. '
Cette analyse. succintoe Iir.'.-:n-' un
bien faible apercu du travail considera-
ble de l'auteur. (1)

A. P.
(1, EKiri.. ..- .. I ni, |n .st,,, .-, i.,ll ,h.i,.
d6peensela ,.,le-.:l,, r.,l,..,, P. 0.808.287 86'_
S ..*' r ..... -, 9.-188.187 2'W
,: P I'' M i. :'


''C
lv. ;:.


,m


,--
















REVUE
DE LA


SOCIETY DE LEGISLATION
Paraissan.t le 2 d ce -cha-u.e ois.


COMITE DE DIRECTION ET DE REACTION,
Messieurs:
SoLON MINOS PRESIDENT.
LAMARTINIERE DE:NIl' 'SE F.l;r.\ .I:.-G NERAI.
ED. HIERAUX .r.n ;.
MAXIMILIEN LAFOREST. .
GEORGES SYLVAIN .
A. DYER .......... : l
F. BARON ...... ...

PIF1-.O F=PA'T1ZRIA

SOMMAIRE:


I. SlANCE D)E LA SOCIETEI-;
RPunion du4. Janvier 1905.......
< 11 Janvier 1905. .. ..:...
11. Acn uLrliti .
Ill. MRes d-ag, du Prf.-iii.'it R(-'.' v it ... .......
IV. D1iscours il: MN. .lil,.i oot .... ... ......
V In lrui ti'oi-n u l' l .Ti . . .
VI. (.r -- .ift.n lili u. i I a l i 'Am rique lal ti .. .
VII. F!e-ii-gnemi i st' s a Socidt, de Legislation .
V IIi I i liii_ u li .. .. . .


PORT-AU-PRINCE: UN


ABONNEMENT:
AN.; P. 5.00 I PROVINCE: UN AN .. .
LE NUNFIRO.. P. 1.00


'I'T i-W 11111 it do FIra. [.,.I 11 oi ot de. I epv)dtuction r'sewvv-i.



IMPRIMERIE DEE L'ABEl1--L E-
1 /6~. fblt' dif .1IN1pi'li,i fe row, 116.1


5.59


Janvier, Fdvrier 194~


12ac Annee, Nos .2 & 3.


P ORT-AU-PRIN CE


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SEANCES DE LA SOCIETY
-- -


Nolre iitte'ro ,du mois de a n v e r
n'ayani pu parallre a sa dale, nous
adressosa aujoud'hud t nos abonnds. et a
nos leclemrs not n uillp./ur souh/iils a l'or-,
casion de l'annee r noluvelne. -"



REUNION DU 4 .JANVIL11 1905.

I/t ,'vel.: MM. Laforest; HWraux.
Sylvain, Viard, Laleani, Denis.
En I'absence- de M. Solon NMjlllls.
President de laSoci6et, la's6anceest
preside par M. Maximili-en Laforest,
le plus af1 des memnbrel du (Cum-it'
de direction, en vertu de Iart. 15 des
Sta tuts.
Aprs' ,,i.ii i."- ,,I,- ,'l-rva tions eChan-
goes entire les ionn srlir- |wi-.. sur
des su Ijets riu laint I(oui.i i-ratiil inl-
tirieure de lai Soc.i'te, M. le Presi-
dent fail 1 comm rn iii i Iat i suivante.:
M. Lilcther Titus. de Jernmie, nous
pr!ie de l'-II;lair. suil cette question :l
<( Les servitudees discontin ues ne s'c-
quierent (que par titr'.. ot au nombre
de ces SsOvitudes se or'ii celle de
passage. e M;1; re Ie-, di-p .li ilii '-, for-
melles, claires et pri,.i-i ,- II code,,
d' ucuas pinsenlt que le e proprietaire
d'un fo nds en ve, a nyant eu lajouis-
ile' ;:innI;Il, d'un chemiin situde sur
-tn fon.ds voisin et qui.. conduit sue la1
qi, publique, .t apteaiexercer I'ac-
tiont p e-.. r,., d';n i _1 -5ud n in- 'i.l'l-| d,'lt
qu il i,.* |,,.,t ,tr i doni,,',- q i,:, lI lfor-
mne' exclitsiveimenrei tl -p 'it. ir.i a. :ine
tell aeiili. Qu'en ; irii- ,i i't
do [.e', i-l;iiinn? .


Nous avons encore rec(u une dc-
mande de renseignemens concer-
nant note Societt de la part de
l'Institut Carnigie.
Notre collgue Denis- a bien voulu
se charger du rapport sur la question
de M. Ltther T itus, et notre college
Sylvain, des renseignements deman-
d's par I'ln stitut Carnegie.
M. VIARD: Pourquoi ne faisons-
nous pas des dr'n ;eches pour pr6-
parer et publier Ie bulletin des lois ?
Depuis quelques anndes nos lois ne
sont pas reunies en bulletins, ce qui
cause un certain lprl'j.i ..'. iA tout le
Smonde.
M. GEORGES SYLVAIN: Le Mini-i,-re
de la Justice avait trouVe boni de nous
charger pendant une ann e de la pu-
bli,.-itioni des ;trrMts du tribunal de'
Cessation, parce qlu'il pensait que lit
Soci6td de Legislation 6taitassez bienw.
qualified pour s'occuper 'd'un pa-
reil travail. F;n co qui conicerne la
publication du bulletin des lois, nos
d6marc-es seraient san's succ6s,
puisque les Chambres ont inscrit au
IIIIl'_.et une valeur en favour dequel-
qu'un pour cettO pulibli'i;iion. Le bu'l-
letin des arrCts a :ii--i I1ii b6ndficiai-
re.
M. DENIS : Allons-nous discuter le
rapport de Laleau port a l'oridre du
jour de cette. i:,-'';i i. '?
M'. SYLVAIN: II est bien cntendu
que nous no pouvon-: pas ee soir en-
treprendre cette -discussion, ce qui
se fera inevitablement ai notre pro-
c i.iin reun ion.
SNotre prochain nu mrro cormp, rtri.-
ra, si vous. n'y voyez pas d'objection,
la publication des cominentaires de
Beaiii run iArdouinr sur iinstitltion dul
jury. rnprirnem peu do temps aprAs


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11EX E V E, L A OC* I'ED Li.~ :~GI& -;,r l


).'


la promulgation du code pdnal, ils
etaientdestines it faiil iterl'eNperience
de cette institution nouvelle eit a eclai-
Srer Ie public sur les intentions deses
promoters. La brochure est aujour-
d'hui introuvable. :J'ai .pens6 qu'il y
aurait quelque intr(~t, i la rerimpri-
mer.
La reunion consultco opine eli ce
sens.
M. LAFOREST : Pou I ma part je vais
donner Ie tableau chronologique de
no- chefs d'Etat. ( Approuv&. )
M. SYIVAIN: Nous ln'avons pas le
temps de discuter aujourd'hui le rap-
port du collogue Laleau, mais je tiens
a produire une observation a propos
des d6veloppemens donnis a ma
communication dans le dernier nu-
mero de la Revue. Dans la parties Con-
sacree i la distinction entire servitu-
des prediales et servitudes person-
nelles, il y a une interpolation fAcheu-
se. Le memnbre de phrase final : (-et
suit tl bien grev6 dans. toutes les
mains ol ii passe ,, appliqudaux ser-
vitudes personnelles, dit tout just le
contraire de ma pens6e. C'est pre-li-
sementle point ldela distinction entire
les deuxsortes de servitudes: ls sor-
Svitudes personnelles s-attachent a la
qersonne du b6neficiaire; les servi-
tudes rdelles au hien grev6.
M. H6raux. Cela tera l'objet
d'un erratum.
M. LAFOREST : Les condemnations
ai des pines perp6tuelles, afflictives
et infamantes font naitre au point de
vue de Ia filiation l6gitime certaines
consequences juridiques qui me sem-
b)lent intercssantes it d6gager: 1o un
condamn6 a une peine perpituelle,
afflictive .ct in f:.,, I:,ii revenue deli-
nitivc, peut-il revendciquei' Comm
sien PIenfant n6 de sotn pouse,,i partli
dle la cond:lnini ltion ? 23 Pout-il dIsa-
vouer un enlfant conc.u dans les 300
joursqui pr6cCdent la condaminati(on
et n6 apris la. coiil'. ni:il-i Iii ?
M. Laleau est. li:'r,.'- du I';Ipporl
Silties questions. ,
Pits, la s(eance est leve-
N


ERRATUM
,Dans notre dernier num:'o ( DScem-
Ire 1904.) a propose des developpemens
donnOs ia.sa. vimn--iiiir:atilI par M.
Georg-. S.lvaini. a'n- du 17 No-
veml)re 1N, pa. age -. l membre de
phrase final -,ri personnelles : e et la servitude suit le
bien grevd dans toutes les mains o"i il
passe -, a i t6 introduit par erreur. Le
pa-sage tout entier doit etre ainsi lu:
... pasplus que le servitude ou servi-
ces fanciers. les servitudes personnaelles ne
sauraient passer pour des droils person-
nels. autrement dits des d'roits de creance,
car ii est de leur es.ience de career un rap-
port direct et immddiat entire le bdneficiai-
re du droit et la chose don't il a la jouis-
sance. Pour exercer son droit. une fois le
droit constitute, le bne'/iciaire n'a pas be-
soin de l'interniediaire du proprideaire : il
jouit par lui-mzmene.


Reunion du iI Janviei 1905-

Presents: M. M. Laforest, Ed. H6-
raux, Sylvain, Poujol, Laleau, Do-
nis.
Pr6sidence par intiCrim de M. Mi--
ximilien Latorest.
Apres qu le Pr'sident a declare,
la sean'ce ouverte, Monsieur le Secre-
taire-g6neral done lecture du pro-
cos-verbal de la i,-u.niin du i. Jan-
vier qiii est sanctioned:
Monsieur DENis lit ensuitl le rap-
port siivant :
MESSIEURS,
Vous m'avez fait 'l iiin.-lIr I' 11i1 n ( -
fiei le rapport sur la question pis'' par
Monsieur L(ithler'Ti i-, je ml e fais I de-
voir de vous le souiitettlc.
NlMosiour Ltler..Titus, do Jt,lrn lioe,
s'interessoe aux travaux de rrntre So-
cidtd, aux questions de droit lqi s'ofl-
frent a nos discussions; car, ain::i ,pli-
vous lo remarquorez avec mdi6, 6* We'('st
.pas Ia piliii -fCr' ois. ,iS 'il s'ost adl'Se si'L
a niioIl-r i',ll solliclter' 1 ,lli ii II '- -.I.
des iI:,i'res q(lul li s *illi 'rn l o l'o -' ni, i
q, ilquie ,iliti/h' ltt -. *
| .1M al r.', ,it-il. I, l ';rmle '- claii,- rt foi;-,
! Iii I'!- d cl 11l, .*| i, ,li- ,i l ,ii I.-1 + ,-ll i .. L










REVUE DE LA SOCitILI DE LEGISLATION 5


vitudes disconrtinues ne s'acquierent que imperieuse pour le proprietaire dt fonds
par titres,-et que au nombre de ces ser- enclave d'avoir ce droitde passage, sans
vitudes se trouve celie de passage, il lequel son terrain resterait inculte et
s'est present pour plus d'un la difficult nul, ne pouvant 6tre ni habit ni exploi-
de savoir si le proprietaire d'uii fonds te. C'est done une des servitudes liga-
enclav6, ayant eu la Jouissance annale les prevues par les articles 526 et sui-
d'hn cliemin situ6 sur up fonds voisin vans du clhapitre II du code civil, y com-
ot qui conduit sur la vote publique, est pris le susdit art. 519 ot les articles 550
apte i exercer une action possessoire, et 551, pouvant touts donner lieu itl
s'il vient ia 6tre .1se dans exercisee de une action possessoire.
son droit de passage. D'aucuns pensent, Le proprietai r du fonds encla v ayarit
- aj6utc-t-il, qu'oit ne peut donner que Ius du droit de passage sans rien payer
la forme purement pAtititoire it une tell pendant plus de vingt ans, peat se. lib6-
action; d'autres, vu lia necessity, disent rer par la prescription de I'indemnit"
que la voice de l'action possessoire peut don't 'il est tenu envers Ie p.roplriO-
6tre prisce taire du fonds a--,nic-tri. C'est co qui
Messieurs, Ie 1$ alinda de l'art. 555 du resulte d'ailleurs de I'article 551 d(I code
code civil dispose que ( les servitudes civil, qui dispose que (l'action en indem-
discontinues no peuvent s'dtablir que nite, dans le cas prlevu par I'article 549,
par titres. La possession inme immt- est prescriptible par vingt anneos, et Ic
morale no siffit l)as pour les 6tablir.," passage doit 6tre continue, quoique
Et I'on volt dans l'art, 553, 4! alinia : Paction en ijiii-iilt.' ne soit plus rece.-
L I.es servitudes discontinues sont celles vable. n A in-,i la jouissance du passage
qui ont besoin du rait actual deT'homme peut Otre prescrito, tanuis que le droit
pour 6tre exer'cestels.sopt les droitsde de reclamen le passage ne peut. jamats
passage, depuisageoetautr'es -i Inl.laln le;-. I'etrc, alors mme quele propriotaire du
Or, un chemin qui conduit d'une proprie- fonds cnclav6'aurait laiss6 ekouler plus
t1 enclave passant sur un fonds, voisin de vingt ans sans exploiter son fonds.
pour deboucher sur la voie publique, Si I'usage du passage d'une manirre
n'est qu'un droit de passage par con- paisible peut 6tre acquis par la pres-
sdquent. une servitude discontinue, qui cription, il pout 6tre aussi l'olbet d'une
a Ib'-. -. du 'fait de Tihomme pour 6tro possession fficace au point de vue des
oexrc'e. A prendre it la lettre ia dispo- actions possessoires.
sition de I'art. 555 du cole civil', qui dit Done le proprietaire du fonidds enclave
que les servitudes discontinues ne peut- a 1'action p6titoire pour obtenir sur un
vent s'acquei'ir que par titres ct non par fonds voisin un passage ayant issue sur
la possession, il somblerait que le pro- la voice publique. II a aussi 'action pos-
prietaire o'uri terrain enclave qui serait sessoire en complaint si. ayant cxerc6
16s6 dans son. droit de passage, ne puisse le passage par un endroitd6termine pen-
pas exer'cr F'action -possessoire:' dant une ahiie' au moins, il vient it tre
S'il on ,tait ainsi, oil serait la sagesse tril il dans cet ex:,rcicc.
du 16gislat'aur? Non, Messieurs, la terre Telle est mrn opinion sur la question
est I'habitation et le champ des travaux de M. LOther Titus; elle est soumise A
de 1'homme; celui qui posside un fonds vos lumieres.
de terre, il Fa pour I'habiter avec sa fa- L DENIS.
mille et ses serviteurs, pour la cultiver,
y faire des I'.allis-,'*in -mi, les exploiter:r
un pa ag', lui est done aecossaire pour M- LE PREfI:;INT'C e rapport sera
y entrer et pour on sortir avec ses pro- iniprimn pour (tre discut6 i l' une de
duits, ses instruments, ses machines, etc. nos prochaines seances.
C'est pourquoi Ic li-i-latliU .'dans le cha- Le Pr'sidentcontinuant: Messieurs
pitre des servitudes 6tablies par la loi. nous avons reS u une onommunicatiort
(art.549.du .,,d civil), dispose que le pro- du CongrCs scienltifiqtie l ino-am6-
lwri:.-tiri. dl.nt le fondsest ciila v, etqui r quicai i se tiu l I :i Rio de Janei-
n'a au issue st a iul mois dc Mai rocll. Le Co-
l it'i allu n m riI" pa sag r 1-n i'-unn i- ..
de,-on voisin poi I.. ,-ii til, th*' .1 il' Mli,' de direction Inous iI\, i,.i un but-
roprl',p' '., a 1 .1 ,-il g, d('1til,: inl,.I'lllii r, letin dl' dhl sio n1 av.'e le p .gidh0rir n ,-.
lr.-pilr'tii'm.i ., au ,.. (ifag. qu'i peiit de(:.- L ll--ii:i ui si C ront.- o it-I ni-, i
.o casio.nr r. 11 ri'connalt la necessity. .


S ':




r 4i,.


4I 7


REVUE J)E sDE


.' Sur- la : proposition de Monsieur
Sylvtain, la reunion decide qu'un r6su-
rm( drs que.-tions juridiques, sociales
et pdagogiques i d, f'' ut1 de la traduc-
,-tion iial'.'-gale, sera instr6 dans la
Revue, afin que tous les membres de
la SociWte et le public en prennent
connaissance.
M. LE PRf StnENT : Nous allonsmain
tenant entarner la discussion du rap-
port de notre collogue Laleau sur
Ia cdmmunicaion du collogue Syl-
vain. '
M. EDMOND H.l.RAux : Je conclus
dans le sen- de la communication et
du rapport, mais je ne suis pas d'ac-
cord avec mon college Sylvain pour
ce qui s'agit de l'antichr6se.
Mon colligue Sylvain pense que
l'anticlhrese est un droit reel imrnobi-
lier. Ce n'est pas mon opinion : I'an-
l.i'li r,-i-' est une nation en payment,
elle n'accorde au cr6ancier que la
perception des fruits de l'immeuble
donn6 en antichrese.
SM. LALEAU: Le droit de F'anlichrl-
siste est certainement mobilier; il ne
fiit que percevoir les fruits de l'im-
meuble.


queiil ii n'y a pas dp' di -ergnc Pe t de
reserve Ie rest pour la. prochlm;ineo
seance.
La i' union consultee,-adopte la par-
tie des conclusions du rapport oi il
est reconnu avec l'auteur de la co0m-
nunicatiopi que I'article 6: fine de la
Constitution s'applique t tous les im-
meub!es comprise dans la classifica-
tion del'artic)e 621 du Code civil. par-
tant aux droits reel im mobiliers.
Elle reserve la discussion de :a par-
tie du Rapport concernant I'hypoth&-
que, sutr laquell1lerapporteur ne par-
tage pas l'opinion de 1'auteur de. la
communication, et celle qui concern
l'antichr6se, a propos duquel Mon-
sieu rH6raux se propose dedevelopper
ses objections.



ACT UALITE

Une question depuis quelq:ues jou rs
agite chez nous I'opinion. Elle est
d'une exceptionnelle gravity, si 1'on
songe que c'est laquestion mnme de
notre avenir national. Aucun haitien


IM. LAFOREST: OUi, I'antichrisiste a n'a don' le droit de s'en desintores-
simplement mandate de, percevoir les ser.
fruits... Quel contre-cu'ii.i prochain auront
;M. HfRAX : L'opinion soutenuepar sur les destinies de la .Ripublique
Laleau i propos de l'hypothbque est d'Haiti la s6ric d'6v6nemrnns qui
celle qui avait-cte adoptee par la So- se sent produits dans la mer desAn-
cieti, contrairement it mos conclu- tilles et dans le Sud-Amnrique aP
..sions. Puisque la communication du course de cesdernieros ann,--, ? Ainsi
college Sylvain, presentant I; quos- pourrait so fIcmuler l'ap pra1I:n-iin
tion sous une nouvelle face, nous gintrale.
permit d'y revcni, je r maintiens les II etait facile de prveoir quo la lutte,
terms du Happort 'q .J'avais 'pr(!- semncl d'inciden; qui s'est risolue
Sontc sur ce sujel. par la constitution de la R1,',lu.iliqlle
M. SYLvVA : Je me suis;1ilnpl-rnlant cubaine et l'incorporation de 1ort1.o-
expliquedans ma communication. Jo Rico au domain de l'Union 6toilee,
price coux demes collgues qui ne sont ne serait pas sans exercer (Iq- *l, li.
pas du minme avis que moi de pro- influence sur l' sort de F.ArI:ipi' l ?des
-luire Ieur opinion avec tous les d6- Antilles.La cession au Gi.u\ernm,'ihio
voloeppemens qu'ils croient utile d'y des Etats Unis du contract de laOom-
apporter. Jo serai ainsi plus h I'aisoe I) ni fr;iia'..ii- dii C ;ai l do Pan:;11n.1,
pour fire t.te a~ tools les contradic- IIa tIai.l.i.ii, du I'ETit libre (de P:ina ;-
tours, et notre di-'---in ne pourra mI;ni ont t1. des faits non. mioitns irni-
qu'y gagner en intert. p iirtans pour le f0 tu.rf l,."e:lllp enn't
M. HIf:Rx: : Nous pouvons cimet- econmilqu itr -wCial d-s I' ppulAilonjl
tre un vote i les oins points les- -de cet H1' j)i-plrr,. .M a **,. q, i a


*^ .-




REVI DE LA 8 01C I





it f I I Dl: LA Mf)OCIE~TEi I)E LEGiSL.ATiON


n li' vre .dc )tl ,' -i.-r a Ic s fail uIrt' si.-
gnification precise, i, qui en a' con-
sid!'erabliment agiandi la prti'c. c'est
I')rientation tris-n.-ette qu'ils ont dv-
ler'minee dans ta politiqae extiOi-eore
du pluspu ,isn nt. des Etats ambricains.
A la luiet do ses succes, favori-
se's par les circonstances. I'Oncle Jo-
nathan a pris conscience de sa. mis-
sion hunmanitaire, de son apo-idlat
ol vers les peuplesadolescensdu Nou-
venu-Monde. Aux I'gpi tr- et aux di-
plomates du Vieux Ci -lntirirnlt. d'abord
prompts a rallier I'outrecuidance de
ses pretentions, il a fini par irmposer,
avec In su priority d'argu mens qu'i Mi
pliquent les gros capitaux et les for-
tes reserves d'hommes, sa doctrine
Monroe, Bible des i'ni- nou0veaux.
DIsoriais I'Europe I'accepte an. I-le
irle qu'il s'eist attribule : mnoitie gen-
darnel. mnoit6 tuteur, il fern so.ul la
police de la civilization parmi ha tur-
'"ulente jeunesse e son voisinage.
Plus de rapts de territoire, jplus de
d(,possessioln violent au profit des
ap6tres, des bons aip,',trl-' venus
d'ailleurs! Charbonnier veut etre mai-
tre cliez soi. Et commre .ne action,
qui s announce m6ritoire et fructueu-
-';, ne vaut vraimnent, au gri d une
tite aiiglk-sxjiiin, qu'agriment6e
d'tn peu Id-. Iir'-l I'Oncll Jonathan,
avant l'acte, pOrde vertueuses conl-
siddrations s'est. 'lii li' raison d'agi r.
- j.* ,

Tout !e rn ii i. a lu (ans le Messa-
ge du Pt.'siden' t Il-- Etats-Uiis, (late
d u5 Di)_'-onmbre 190()1, 10 passage que
la. j,', 1--' l ..nl,- a ii I 1 sons c(e
ltilre significatif: : Police d.n- les
pays \Ain in i-. li mr6rite d'i'i ne, mdi-
Sto'. (cest po.iqu oi Inus le reprodui-
so0ns plus, loin, av.ec l- firaginns
d' ii i- d i rii. c i 't.de M. Root, ,an-
cieni S .i'i' ir i d'l-.i; t de-la Guerre,
un'dles Iin]il.-- |ilditiju,(| -- don't la
itarole f;it nii liir, aux. EL,is-L nis.
I e Pri'. -ul[it -ltdosevelt u:t est (pas
-: cil :n. ,l Ill iIt |l: -1 il it. Ili,; in:tel-
Jig'si-r,-- .-.rp' -rir-i .r -~, :'s't uiL de crs
,..ir;'i ,"rl.' r',.- ,, i, I li N i p.i: l,. (,'il |
a|.r|,l:iit ;,.i ,"'-- pai ta base C>. II
"* ;~ t / "* .' '


Sait ce qu'il vent, etil le dit claire-
ment, droitement, sans attenuaition
et sans ambages.

... Tout pays don't le people se conduit
bien. peut compete sur notre, sincere
amitie. Si tous ceux que baigne la mer
des Antilles progressaient dans une ci-
vilisation, faite de stahilit, et de justice,
comme a progrosse Cuba, a I'aide de
l'amendement Platt, depuis que nos trou-
pes ont quitt6 l'lle, et comme progres-
sent constamment -et brillamment. plu-
sieurs autres republiqu'es des deux Ami,'-
riques, il ne serait plus question pour
nous d'intervenir dans leurs affairs ..
,, Nous n'interviendrions qu' laa der-
niere extremit;, et seulement s'il deve-
nait evident que leur incapacity ou leur
mauvaise volonte a rendre justice cliez
eux et au dehors out p.orte attinte aux
droits des Etats-Unis ou provoqud une.
aggression 6trangere, ,au d6trimant do(
1'ensemble des nations americaines.
I C'est une verited pluS qu'6vidente que
toute nation, en Amerique ou ailtlurs,
qui desire garder sa liuert. son indi-
pendance. est tenure de se rendre compete
quo le droit d'avoir cette independence
ne so separ pas du devoir d'on fire un
bon usage. ,

11 n'y a aucune raison de ne pas
cr'oire it la sinctit6 de (es d6clara-
tions d'un Clief d'Etat, don't I'habi-
tuellc lf)rmet6 de pensee n'est contes-
tde par personnel. Certes, l'effort est
louable, qui consist i poser, on re-
gard des exag;rations du jingoisme
;nimiri'i.ain. une limitation morale i
la force d'expansion (des Etatsl-'nis.
Mais la digue sera-t-elle assez --dlidit
pour arrdter longtems le torrent im-
perialiste? C'.- I-e secret de l'avenir.
, Quoi qu'il en soit, les nations, po;-
toes sur la route de Panama t qui di'-i-
rent garder leur inidepeidanceoet qui,
potiies comrie to'utes les autres de
n-Ii-4.r I ll : argi le iumnaine, ne savent
pas toujourJs bienO so co iii', au-
raient tort do ni.lir la\'rti----,-
ment de I'holletc gendalme.
IL'lieure pi '*-.il.- commanddo uu
I\ iiliiier, uLne .ircO )Ons ctiorl extrh -
Ili :-. Janmais 1ie -;lle -- fri id no fit phis
noi c.p- ire a its g .I l.i 'l,, ;iII cl a
notre people. .


*:!~P~ ~Ln





:-


\"'.* '"'T' ** 4..-.'"


REVE DE: LIA- DF.lVk1 LIRGISLAT1C)N


SA la nouvelle quiune convention,
i, (ile entire le repriesentanta deg
Etats-Unis accredit:;- I.ia nto-DuoI ingo,
et leGouverInement Dominicain, ac-
corde aux Etats-Unis le: droit d'ad-
m inistrer lesdouanesde Puerto-Piata,
de Monte Christi, de Samana et de
3anchez. i charge de verser 45./*
des taxes percues'au Tresor domini-
cain et d'affecter les 55 o', restans
aux inti6rts de la dette publique,
('valuIe it pris de 30 millions de dol-
lars, ou n'a pasfmianiqu6 de pronon.
cer ici los mots de protectorate t ed'an-
nexion. C'est apparemment aller un
peu vite en besogne. Tant que nous
noeserons pas fixes surle sens exact
que les parties entendent donncr a
teur nouveau contract, nous devrons
Itre sobres de cobnmentaires et. nous
contender d';ppliquer it cet acted di-
plomatique les mnme.s rigles d';ip-
prOeiation qui conviennent it tous
ceux du mime genre.
11 est, t coup stir, facheux )pour un
Etat d'6tre re'duitLi a bandonnler it un
autre ou it plusieurs autres Etats, de-
venus ses cranciers, hla perceptionn
dl; ses revenues. Mais li RKpublique
Dominicaine noseraitni le premier
ni-le dernier pays ai finances avarices,
pour employer la pittoresquc ex-
pression I'e M. Leroy-lleaulieu, -
quise serait vu infliger pareille hlu-
miliation.
11 y a plus d'une annie la DOuane
,doi Puerto-Plata est aux mains do
1',,?r.,' -reni'/ Company.
En 6tendant la measure et en lui
donnant la sanction d'un acted inter-
national, peut-citre le Gouvernemnent
de Sat;to-Donmingo a-t-il voulu pre-
venir une solution plus on6reuse e't
a-t-iletO surtout domino par Ia. prei-
o.', upA. tion de sortir pr',lliii't-ni,,r ntr
d'une situation pleine d'incertitude et
de perils..ot I'abandon des d(roits de
sa principal Douane n'6tait compen-
so ni par un contr6le r6gulier exer-
c e' sur les concessionnaires, ni par:
leur re-Ipo, I iiiliti effective. '
A tout pi'endre, le danger n'est pas
tant dans; lestermos d'un traitor, de-
ven11 l'esque inevitable au ioint ou:


Ataient arrivice.-. l-- coli se., que dans
1'etat de fait qui I':. rndu possible,
dans I'6tat d'amedont il est 1'expres-
sion. Or, '.tat de fait'et 6tat d'ame ne
datent pas.d:'hier...
Sacli-,'s, pour notre compete, tirer
profit de la legon, et maiitenait. plus
que jamais, ayons l'ceil ouvert sur,
nos frontieres de 1'Est.
Gardons-nous, par-dessus tout. des
jugements Ipr.:-:illt,'.-, des affolemens
de pensee ou deanJ;ngage qui peuvent
etre pl'.l,,itr'-"sllltl:c nous.
SOn reste parfoisstupefait de cons-
- water comme des bruits plus ou morns
fantaisistes, taits pour joter le trou-
ble dans les esprits et ruiner notre
credit ext6irieur.. nutsibles, par cons,-
quent, h tous ceux qui ont des intd-
rkts engages en ce pays, tiouvent
aisement, creance et sC propagent
avec rapidity dans nos cercles culti-
,vds. I1 seomblerait ique pour' certain
Haitiens la perte.de notre nationam-
liti soit dejai chose, consomme e : ils
en ont pris sans trop de pine leur
deuil.
C'est une fatality i: historique (1 ), a
q uoi l'on est d'avance resign ft par
quoi l'on est excuse do deserter la
lutte, pour Ic bien..Mais 'o pensez-
vous pas que dcns cettl complaisan-
ce it accueilli' .sails discernement et
h colporter des rumenurs alaimantes,
qui, en passant de bouche en bouche,
s'enflent nu point de so d6former, il
entire une part de lchlet6 morale ?
La menace q.ui p '--' sur nos tetes
esftassez serieuse pou r no ps servir
do thme It la \'- o ir' aimplificatrice
des I;'1. hid-j de nos grand.s et si
petites villes !
Nous n'avopns,au surplus, aucun in-
il"i''t ai manifester au people ou au
G ui \ I ii.rn.'-m des I.t;ils-Unis uno de-
fiance qui irait audela de ce qu'autori-
se le souci 16gitime do note -','iiirite,



(lf1.o tot, .j '... i i ..i... il a I *... .- I i
.1 *.J, ,*-l 1, ,i,' i ..'.' ,i ni, 1 i La ,1-Ti. ,, I .I
,,.,1 ...-' i,-, cou I-, i*.' ...Li ,.,L- au-dpvant dt-
.. .i


* S -


y












111 JL D11, LA SOCIP.Y Ti DE LJI:(SFATION


I:r


ai lisser sahcreiditoe, at udeihors Vim- eivilisees pout, en Amverique ou ailleiors,
pir-e.-.i In quelepeuple haitienesstincul: requerir impirieuusement intervention
rablemeiii hoi ileu la eivilisation. Si d'une nation civilisee: et en ,Amriique,
da.ns le concessions que nous ac- l'll.'-iln -, '1.Etats-Unis. a la doctrine
cordons *i I'tranger capitaliste. (e Munroe peut les force; quoique a. regret,
cordons ng capitalize. en prOsence do ces cas flagrans de mal-
qiu'lqi-' pays qu'l vienne, nous faisance ou d'impuissance, a exercer un
avons pour devoir de toujourIs nous droit de police international.
inwpir,-or du sen-titient de, Iios i'espon-
inpij i1 di Seantinient. d F S l'( e1)O- n Si toius les pays baign6s pat' la Mer des
sabilites nationals, cela n'implique Antilles ma niestaient qu'ils progresent
nullement-lia cons6quenice qu'll faille, dans une ci vilisatioi .fondee sur la sta-
pari un surcroit de barricades, fermer bilite et la justice, combine a frit Cuba,
,la porte 'o progrcis qui passe, a -'aide de I'amendement PLATT, de-
11 y a des pr'.:c.l ution ,- que inotre po- puis iqe nos troupes ont quitt' l'lle. ot
sition do people faible nous oblige it common font constamment et brillam-
prendre pour lI sauvegarde de note ment plusieursautres rdpubliques des
autonomi-c Prenons-les sinmplement, deux Am oriu'ies, ii no serait plus ques-
tion' pour' nous d'intei'venir dans leu's
posenment, sans recriminations in- affairs. Nos int'tcrts et ceiux de nos
tempestive\s, routes les fois que oc- voisins du Sud sont, a la v6ritd, iJenti
casion s'en pr6sentera.- Mais il n ques. lls ont de grandes riclesses natu-
saurait ctre indifferent au res ultat relies, et si chez eux so realise le rg.gne
mi'me ou nous visions que 1'on sacri- de la loi et de laustic last la prospirite leul:
fie les traditions do cordiale-courtoisie adviondias suroenent. Tant qu'ilsobeiront -
et de liii -i' eenente, auxquelles notre ainsi aux lois primordiales qui regis-
diplomatic doit les eg.ards il.,n ell a sent les sociotes civilistes, ils peuvent
harder, I'a urnal,.', qu'ils scront tr'ai..-
6 iiisi n'i cc jour l'objetde ld o a irt p aadev. a rl.lct lll. qu'ls seI'ott ti'li;
e squ' jor Ibjet de a part par nous dans un esprit de cordialeet I i.
de nos puissans voisinsl. veillante sympatlie. Nous n'intervien-
GEORGES SYLVAIN. "drions (qu' la derniere extremitO, et seu-
.... element s'il devenait evident que leur in-
25 Janvioe 1905. capacity& ou leur mauvaise volont at pra-
____ _: tiquer la justice chez eux ou au dehors
ont port atteifite aux droits des Etats
Unis ou p'rovoqu0 uine aggression 'tran-
MESSAGE.dt Pr.side.UIROOSEVELT gere, au detrthent de I'ensemble des
a Coiigrisi.d s Et Wi r iai iaiS. est Lune verit&
.0 trait plus qu'6vidente qlue toute nation, en
AmOrique ou aillours, qlui desire conser-
-- ver sa liberty son ind(pendance, est
tenue de se 'rendre c.:jinltl, que le ledroit
...11 est pa. vrai que les E.lals-Unis d'avoir cette iiin'.l,'.iatida '<. l ne s spare
vis nli t ha I.b-: ,'-liii li..in- trr it ri.i,..- ou pas du devoir d'Cor fire un hon usage.
n ;airri -'ni i .:r, I1,.- i'witi-uli de IA- Ein affirmant la doctrine Moni'oi, cie
i 'i iill- I'alitr I.it-i 1 qtOue .''-'i qui pregnant leesmesures que nous avons
tendent a I i'; Iliii'.I-*r Tout .* 111. no- prises a lf'gard d1 Cllba, dui Vonexuela
trei pays desire, c'est de ;oir los pays (eit de Panama. en iu-.ii i eff.-,''at, de (oir
voisins jouli .ll' stalilite. do li'ilir i conse:ire le tlie tre de la guerre en Ex-
Pt de- la prosper ite. treme Orient, ct d'assurer le regime de
''out pays dont le -Isji l.. se ,..,l.iiit la porto ouverto on (llinn:-, nous avol s
bian I'. il conipter sur notre sincere. agi dans notre i'l.rlt, aussi ])ien que
,.liiii' "i iin-' niatio)n lllonti'( qI'eOllo sait .1i. .Ins 'iihtrt gone!r al de l'hurnaniti..ll y a
la Ira on : id'agir pa'! des pr(,,.,I'. Iraison- s,.ei-IIla;.r nt des cas, oil, iuioiiiqu nos in-
n l1,-.- ,-i ..rri-,-i. lnii- los li-'-tionris teret' s inesoient pas fortement on .i., ..
soeia ls .I. I.llill:i,. : --il iI iiliii-Ii I'.ir- un:appel puissant peut etie fait a nos
(Ire t i,,li .. ., Iin'll-.. i syVnil lli..'--. I' 11 tln'i :- oldinaihre, c'e st
'l< 'a pas ;'r '';iiil ,. I'i ;'l-r\,-nlii.,ii ,h Al n pii --. -a. -'lts- .L u title d nous (,-
liatl.-t-Unis. lr iii:lll:iai-.tii ril illill (..i.Iprt-r' de travailler clhez nous n io;r(i.
~u 1l uneillIll-.iainr qili ;ib1utiuit a 'al)ai7 iit'r$iro p Ie r tr.'lioili .lnrilnt m oral at mirfi--
Jdonh g',ii'-I l' ,I,- Uriin i 'i1, d- ab s.. -,ia';,-4 ', i.el que de nous m'ler dl c's--a ,-Ir d'amne-













RENTE 1DE LA SOCIETf; DIE I.l1'.;GLSATION


liorer la condition des anutres nations.
Nous avons en abondance des abus qui
nous sont propres et qu'il nous imported
de combattre,et normalement, nous pou-
vons fair plus pour I'avarienlc'lt gm -
ndral de humanityd, en nous eff'orcant
de tout notre coeur et de toute notre Ame
a mettre fin chez nous a la corruption ci
vique, aux i1legalites bcutales. aux pret-
juges violent de races, qu'en pregnant des
measures ;-ontre Ie mal qui sevit aillours.
Ndanmoins il sc comment frequetmment
des crimes sur une si vaste echelle ot
avec un caract6re si tarticulier d'howr-
reur quils nous font douter si nous n'a-
vons pas pourdevoir evidenrt dexprimer
au moins notre disapprobation de tels
actes et notre sympathie pour ceux.qui
en ont souffert. II faut des cas extremes
pour'justifier une semblai)le ingeronce.
Rien nie saurait nousobligera fire effort
pour retire la paille des yeux de nos
freres, si nous refusons de retirer :a
poutre qui est dans nos Ipopres yeux.
Mais, dans ces cas extremes, I'action
peut etre justified etopportune. La fo-rme
que cette action peut prendrre dtpendra
des circonstances, c'es4-t dire 1I lii i;',
d'atrocite du fait et de notre pouvoir d'y
porter rcmede...


COMMENTAIRE


DE LA


3 Qui tctute iintatie. d'une inaion
,europiten Le pour inIndTre W.t: action
siir e cCoitiinenl A nmricain sera- me-
.gardee come danlgert'.i- e pour,la
paix et pour la s'ieurit' des Etats-
Unis.
A coii fuft ajout, en 185 par le
President Pulk. I'artirlo ulltoirieyr, di-
sant qu'aucune colonies ou souverai-
net6 Epi;r'ipleiInn ne pourrait A. I'ave-
iir, sans note consentement, 6tre
implants ou filli -'sur note Conti-
nent. Cette deirniere addition s'appli-
que A tout transfert volontaire du ter-
riloire d'un Airj1s Am6ricain a une
puissance .iurip 'i'L ino.
Les. questions q ui surgiront pro-
bablement. de cetto revendication du
droit a-mricailn ne proviendront pas
d'unie attaqueouverte, elles ne sur-
giront pas d'un deni violent, nonjus-
tifi6, de notre droit a mainteiir cetto
doctrine come une reglo de s(cu-
rite national.
Je pense piouvoir dire en toute s6-
culitP que depuis de lngui's aiines
l'assentinment des nations krtriangtgre
en favour de notre dro'it d'affirimer et
de maintenir la doctriLe Monro6.a
pris en se repitant une tell consis-
tence 1qu'i n'y a p1as lieu do revenir
sL rcc sujet.


Ce.quIi I.e I fiire delater -la guerre, si
DOCTR IN E DE M ON R OE elle late, c'est le conflict des droits,-
-- d,roits des puissances tra ng6res exer-
Scs centre les Republiques Ami.ri-
/iscours de M. Elihu Boot an banquet caines. et le r1isultat de I'application
de la Socidtd de la Nouvelle -Angtleterre e ms droits contre les HRpubliques
S23 Dpcewmbre 1904i) AntiuAicaines anvec cette doctrine
... La doctrine de Monroe est une re- que nousprofessons pour notre pro-
vendication d IAn pree s cui it6 et -iotre preservation .
S1 t Tout Etat est tenu de tfmplir les de
1V Qu'aucune parties du Continent voirs de la souveraLnelt. 'iprts le
Americain ie peut etre, juste titre, droit des gens, les droits du plusfai-
sujette Ina lcotonisation d'une puis- ble sont reconnus: Ic dtroit duSouve-
sance Europeenne ; rainou du peu.ple souver!l'an ld'(ctre
2' Que l'iiiT.\ 1:,ntiiin d'une Puis- rllyI.'- g centre loute agreiision est
sance 6trang6re, dans I'id6e d'exer- reconiu' et assure par le ci'In-Itr.-
-cer d'une manedre qu iiolnnijue line ment universe. Mais ils i,,-iouissent
certain pr'-.-i 'iin ou un certain co( do ce lr. it qu't la I -'liililiiii do reom-
tr6le sur les destinees du 'i.iil.' i., plir s devoirs deo la ve';in.l
Amnericain sera regard e commn e n qu'a. i. itil iitte 1es i t.., 1-,s le,.
;acte non amical envers les Eli- autre. iiiiss;inii'. soient Ir 7ii,',',- sur
LUnis ; s leur terril, ir,' ; l Irl *~- --l.c- du 1 'dr,4l.


.: -----~-~-~----r~----~T-~-


~ "J .:L -~
F


A"
M 41'












RIEUF_ DE LA SOCI :Ir: DIE LEGISLATION 31

international s ,ient (-,bserv6es; que obliges de dire que quandle doni-
les eng;genii"n-, natioinaux soient mage ne peut etre repar cd'aucun6
fidllmrioni.t tenus. Quand nous. affir- nutre mani.ere, il nous appartient de
mons que nouos -orniii e- autorises a voir i le reparer nous-memnes.
dire qu'aucune puissance ktrangIre ... Le p:cifique, patient et longa-
n'entreprendra de contr6ler une Re- niane President Mac-Kinley a mis
publiqur Amrnicaine, qu' aucune touted son r&nergie et sa merveilleuse
p ii-n-r l ',' tr;i'tan :'l-- n p)rendra pos- habiletde i essayer d'eviter la guerre
session, amoo, ou sans Ie. consente-l avec .1Espagne, mais 1'indignation
meant d'un peopl:, atericain, de son croissante du people precipita cettt
territoire, ,retto affiliation ne se jus- gueire. II v a dix ans, nous O tions it
tifiequ'aux mines conditions. la veille d'une guerre avec la Granide
Nous ne ,voulons: pas dire que les Bretagne, a cause de l'attitude prise
Republique' s dl, I'A.mnrique Centrale par les Etats-Unis, attitude qui af rait
e.tde 1'Am rique du Sud doivent (otre plovoqu6 une guerre immediate avec
reeves de leurs obligations inteir- toute nutrle Puissance de la; clir&-
nationales. Nous ne voulons pas dire tientk. La seule cause de guerre pos-
que les Puissances Europiennes ne sible pour ce pays provient de I'af
doivent pasrevendiquer leurs droits formation de la doctrine. dite doc-
contre les nations soeurs. C'est seule- trine Moncoie, par le people Amri-
ment dans le cas oft la evendication cain et.de l'adhesion qu'il done.
de ces droits irait jusqu'it amener la L'ann6e prochainei. il y aira vingt
prise de possession du territoire d'un ars que M. Samuel J. Tilden, cet honi-
peuple a6nricain que nous disons med'Etatsage et ruse, ecrivait une
que 'est incompatible avec la paix letter, devenue c6lebre, o6t etait po-
et la'securite des Etats-Unis; et nous see la base de tout le system de do-
ne pouvons pas le di;e avec justice, fense de nos cotes: co pourquoi nous
A mnoinis de dire. ussi qi(e les Repu- avons d(jit d6pensc plus de soixante
bliques Ammriamnes dovient elles- millions de dollars et d6penseronsg
mmes ictrejustes. encore autant. L'argunment sur lequel
C'est choseltoujo urs possible quel; il fondait la necessitd de cette dl-
reparation d'uin injustice, la rdpres- pense tnait Ie danger d'une guerre
sion d'un lo rt anlllnent line occupa-- provoqu6e par 1'affirmation -de la
tion territorial". doctrine Monroe. La menace d'une
:De nos jours l'Egypto est en fait iir.-i' propoo? de la question vene-
sodus~ a (Il I iii jion de 1'Angleterre. zIi Llienne, i l-a loans. provenait, en
parcue que lEgypt t in ifiNcapabl, e o ffet. de I'auirmintion ide- la doctrine
payer scs letters Auljou.rd'luili la Greco Moniroe. ",'
es-t s. i.. I autorit d'un Gouvernement; ...La plus recent exposition de cette
impose par les Puissances et enle-i d cdi'ine que je coniiin i-O a dtd faite ;
v, it I'aut' orit de son ancierine sulzo- par M. Olney d;ns sa lettre s' i la de-
'aine. la T rqi-ie, parce il e la ''I u- liii-i in. d.esfrontieres \ t'ii
quie e n ponvait pas i. no \n vo lait pas tf.- 1.n '.I.i o; il disait: Aujour-
obhliger. la Gi..,',-, r'emplir ses obli- d'hui los Etals-Unis ont, en fait, la
gationsinlerinationales. sou"sverainet6 sur ce Continent etleur
Si nous di'.,i,- maiiteniri unedoc- i Fiat fit loi dans les quit+iin- of ils
trine, qui est c;apitale por 1notre exis- iinterviennent ,. La v;aste I,:e dr de
lence et notre -', Ili w ii national s. en ces paroles et Ion'r signification au
mim'r tens .que, nous dis'ons a ux egard' dlos. l)ibles potites Rpubli-
autroes Puii--;ios dt mnO de: i, Voii quoe de l'Amerique du Centre et du
ne devOez pas p .ii--I-r la rIpression Sud ne doiventi pas ere exagiltes.
des. domnimmges causs par les Rflpu- L,- li.s-Unisexercentaujourd'hui
lii .-, Aii,'-ri,';in -. au pointI d'occui- leir soiuvraiiet' sur ce eContinent et
\pI.:.- Iur li ,61 11.I ilI .. nou .' som mn s le, iSo, i i ,, rn"












REVUE DE LA SOCIE;'TE DE Ll:GISLATION


La declaration du President des
Etats-Unis dans sa lettre au B.-nqiiel
Cubain,.. declaration rep6t6e dans
son doinier Message, est un d6sa-
veu de tout ce que nous ne devons
pas nous approprieo dans cet expose
hard et quelque peu dcclamatoire de
M, Olney. I1 y est.dit que nous reven-
diquons, non pas la souverainet6 sur
fe Continent Amnricain. mais se:le-
ment lo droit de protection.
11 y est, dit, en outre, que ce que
nous ne permettos ps a aux Puis-
sances Europ6enrnes de fire sar le
Continent Am6ricain, nous ne per-
imettrons i aucune R.publique Amt-
ricaine de mettre cesPuissances dans
Ia nicesesit de le faire.
*

.. Avant tout soyons justes. Dans
le vaste cercle des nations civilis6es,
pratiquons l'equite... Mon trons-nous
justes, nous et ceux clue nous prot6-
geons dans l'intiert de notre sicurite ;
et nctre cause sera just. Et si une
injustice so. cominettait envers eux
ou envers nous, nus nSous rappelle-
vions ces nobles paroles du Pirsident
Cleveland, quand.il (ccrivait snr cette
mnme question du VenezuIlna : II
p'y a pas de calaniit6 qu'une grande
nation puisse provoquer, gale a celle
qui suit une lache soumiission au mal
et a 1'injustice, entrainant come
colnsq(uence la perte du respect ot de
I'honneur national, par quoi se de-
enodent et se garantissent la s01curitO
et da girandeu r (1'un people ,
Puis, selon I'esprit de nos Peros
Pelerins, dont la religion avait pour
ic rre angu Il ine lI justice, nous main-
tiendrons note droit et le droit do
tous celux qui, dependent de notre
protection ; nous le inintiendrons
an nwom de la justice et de lat liberty
nous le mu inliend ions d'un bras fe r-
ime, s'il e haiiul, et le maintiendrons,
toI;Ijours s
Ainsi par miciper ons-nous au grand
itxuvr'e ([Li doit aniculer dalns I'ni-
ve'r entier lI rigne de la justice et
de Ola lib ri, f .! '
.3.-rai'Ihx I'rult'.lN diu New-York He'rald.


L'tettenlion publique a ele, ces jours
passes, attire sr l''institution du jur'i.
Nous croyons fire euvre utile en reddi-
tant les conmentaires qui en ont td failed
des I'm,, iine parnotre mezlleur histories, -
qui fut aussi un de nos meilleurs homes
de loi.

INTRUGTIONS SUR LE JURY

Apres que l'appel des juris a et<
fait en la.Chambre du conseil, et que
le sort a eu d6signe les citoyens qui
doivent composer le Jury. le.tribunal
criminal ayant prissiEge dans la salle
d'audience, les douze jur6s sont pla-
ccs, dit 1'article 224 du Code d'instruc-
tion criminelle, sur des sieges sepa ris
du public, des parties et,dcs t6moins,
en face de celui qui est dstin6 a I'ac
cuse. .
Ici conmnenent les graves fonc-
tions des ju es. Ce rest point inutile-
ment que la loi s'est occup0e de r6-
gler la place de ces I1. ii-trats tlm-
poraires: s6parCs cidu Ipu.lii et des
tomoins, ils sont avertis par 1l qu'on
a voulu les mrettre dans l'impossili-
lit6 d'tre influences par les specta-
toeulr, par ceux qui poursliiveCt civi-
lement I'accusation, ot meme par les
tmiroins ; car un seul mot dchnpp6 a
la vigilance du magistrat qui diri-,
les dMbats, et adress6 aux jury's que
l'on approo:herait de triWp pris, pour-
rait 6tre d'une influence dl:gerbuse
sur l'espiit de ces homines don't tI
premier devoir est d'Otre d':l.l...i,-,Ide
touto prevention quelconque.
Les juries, dlot la conviction doil se
former su r tous les 61mo ns que fi'--
nissent les d6bats, les jurds. place
en face de l'ac.cusI,doivent itre atte n-
tits a dicouvlir dan-: I'.ii -eI iille d.,
son maintien, t dans les rap;l.l'rl-qi in'
'e manintien peut avoir avec les char-
ges qui sont 1p' luitl- control e lui ouI
avec les temoignages q u'il--ourrait
fournir en sa faveur, tout ce. quti Csl
de nature t socutever phls oit inoins ie
role donv la i','' ,l iM,, 4 '/l, ia"
' C ''I.i-lq,_ iul e i .-( .' ~ I,.,,-- irr ,l ai-d .
quell que la pi,- Lxe de la ciil[la lil,- de
I'ace se noe peutt ,.I l y.,&ndr,.,I,- w., '* e di,, ..


~ __li











HE'VJE: DE LA-SCR- Do11E LEG:I;;SL~ATLION


que lorsqu'ils excluent la possiluilite de
I'innocence.
'rr's souventi, un nallihureuex,
qT'"une accusation a conduit d:ans les
prisons et qui comparait pour la prie-
minre fois devant les.juges et un au-
ditoire nombreux, peut etre trouble
par le spectacle irnposantde la jus
tie :.on le jugerait coupable au pre-
mier aboard, lorsque la suite des d6-
bats finit par ddtmontrer que sa fautl
n'a pas ct naussi algrave qu'on 1'avait,
cru, ou qu(e des a ppar nices traompeu-
ses 1'ou.t rendu vict'ime d'une pour-
suite rigou .re0is'.
Art. 227. l.O davei dit tribunal crimi-
nel adressera aux jur s debut et decou-
verts, lc disiinCuis .sivant :
"..Vo~lUSjurItz ei promettez devant Dieu
et devant lets homes., d'examxaincr avec
attention la plus scrupuleuse les char-
ges qui seront portces centre N..., de no
trahir ni los intirlits de l'accuse, ni ceux
dela socito qui l'accue ; de ne commu-
niquer avec persirine .jusqu'aprW's votro
declaration. de ui'ecoutor ni la haine o l
la m cihancet.! n1i la erarinte on I'affec-
tion ; de vous dicider, d'apris los clar-
ges et les mnyens de d.'tIfonse, suivant
votre conscience et votre intime convic-
tion, avoc .1'impartialit6 et la fermiet0 qui
convienn(ot a un iotnmo prol)e et-libre..,
Chacundes jiurks appeld&s individuel-
lemeint par le I ,ny: .'. r'pond: a, en levant
la main. < Jc l0 juroe ,. i polin Cde nullitd

Ei pre.crivant !e sermient que cloit
printer charnun des juries. avuat de
commnrceri I''exneii de I'accusi cot
article l Ilor; indiqu en peu de mots
tous les devoi rs qu'ils ont ia remrplii,
C'est devna t la diviniitoet les homo'es
jlU'ilscnnttractclhtl-'rii: .l: ; l .ii, le plus
:-;i'r, de ld,.-iilrldi -iiI 1. II,.,ir soem -
blable, d'.i u,'.- leul c(' .i ;,ii-,ii.-, et
leur intiime conviction. avec l'i mpar-
tialit. et la ferrriet6 digne d'hionimes
probes et libres.
Cetteforminle n' pas besoindocom-
mentaires, si .- 'est rune explication
qu'exige, cttel phrase, '/< ne commu-
nile.g.er (u pe rson / .sjus.qtu'apre's "o/tre
I'i/vi l ii/ i I. iii riii.n* l wi. r-la( que los,
jurs, lors m'niue quo la cause tie p' -"t i
trejii, ,.'-. ,Il.uii- unei si hii audience et


qu-'ils se retirent chez eux, ne doivent
s'entretenir avec personae de rien qui`
y soit relatif, afin qu'aucune psrven-
tion ne puisse i tre suggeree, soit con-
tre l'accuse, soit en sa faveur.
Apr&s que co serment a dtd' pret6,
que le grfflier a lu lordonnance de
renvoi ct facte d'accusation, et que le
Colmmissaire .u government a eu
expose le sujet d-e l'accusation, les t-
mioins dposentsiccessiverment. C'est;
encore ici que les ju rcs doivent prIter
toute leui attention pour bien suivre
chaque t6moin dans sa deposition;
aucune circonstance no doit (i;tre no-
gligde ; chatlue jurt a le droit, en de-
mandarnt la parole au doyen, d'inter-
roger les temoins ou l'accuse pour
avoir los eclaircissemens qu'il croira
ncessaire h la manifestation de la v6-
rite: il pout prendre des notes pour
,di, r sa m'r:i''ri:re str tell ou 'tolle
circonstance, mais il dolt s'abstehir
de donner aucun signed, de fire au-
cun geste d'oli l'oni pourrait infCrer
qu'il concoit tell ou tell opinion:
l'impls;' sibi.lit i convent it son carac-
thOre de juge du fait : ii doit so rappe-
ler suirtou que quclquesolennito que-
la loi pre.,crive pour la prestation du
sermontdes tmoins, i s peuventdans
le course de leur.s dlpo:)sitions oublior
que ddeleur te mofi.-ni ..; voont dl-t-n-
Idre peut-ttrle la vie, la liberttc, ou
I'lionnetir de I'accuse,. II poeut arriver
qu l 'i hornme que ie iascrld a rendu
Ie ftmuoili dui fait impute t 1'accus6 se
1--ti ii- trainer malgire lui it une fu-
neste plreventibn et croie rdel le,ment
qu'il estcoupable :(d lo'rsil ., iii .'ef-
forcerde transmettre ce.tte prevention.
auxjureos, eli o b' int que -1,11 1 1'. se
borne it dire toute la virit et rien
que la veritS.
SLes.jurs i\ 'iii done, en quelque
sort, jugerI les tomoignages products
centre I'accus6, doe nil me que ceux
qu'il ;urait foiurnis en sa favotur.
Enilin, Ie riinistero public er la par-
tie civil (s'il y a.en une) ont e6tc trioir-
:dus ,l:,I- los moyens qui appuient
1'acctluatOlO et le (oniseil de I'accust,
Sa ipro'n)o sa defense : les debats sbnt
termini, e s,, ec Idoy. do u tribunal a











REVUE DE LA SOCIPTl~IE L'ILTO


reampli.la tAche la plus delicate que
Ia, loi Iui. ait prescrite, en faisant- un
!rsuminimpartial de 1'aflaire ; il a fait
remarquerauxjurds les principles
preuves pour ou centre 1'a i,'",-. il
leur a rappel6 les fonctions qu'ils ont
4 remplir at posi les questions aux-
quelles ils doivent rdpondre ; illes a
premises au chef du Jury, ainsi que
toutes les pieces-de la pro'-dure, a
l'exception des depositions ecrites des
tenloins qui ne pe uvent itre sou mises
A I'exame'n du Jury, pour qu"olles ne
soient d'aucune influence sur l'esprit
des jures, qui deja out entendu les
depositions orales des mcmnes td-
moins.
Entres dans lcur chambre, avant
de commencer la deliberation, les ju-
,res entendront lecture de l'instruc-
tion suivante que donnera leur chef,
afin de leur rappeler de nouveau les
devoirs. qu'ils ont a remrplir.


I'accuse e.t ou non *':' ijlablh du criimn
quon lui impute .

Cette instruction est si claite,qiu'ell
ne semble pas avoir besoin d'auciuri
explication. II est seulement nices-
saire, peut-etre. de ,'pl't.:.r avec ,ll:'
que les jur6s ne doi vent pas croire qjIe
I'accus6 est coupable, par cela seui
que les depositions de deux ou d'urt
plus grand nombre de temoins sont
concluantes centre lui: qiel que soit
leur iombre, les juries ne doivent s'at-
tacher qu'a l'ensenible des debats
pourjuger de l'innocence ou de la cul-
pabilit6 de 1'accus6; car ii peut arri-
ver aussi qu'aucun tinoin n.e soit pro-
duit aux ddhats. et ccpendant il pour-
ra en r6sulter que lesjurss le re*C':ii-
naitront coupable.
II en est de mnie des proci s-ver-
baux qui constatent ord.inairement
le corpsdu delit: ils event troe d'ii
grand noids dans I'csprit dus iures,


"La loi nedemande pas compto auxju- ( lorsque les officers de police judi-
rcs des moyens par lesquels ils se sont ciaire les ont dresses ) pour les con-
convaincus ; elle ne leur ir-lil point va.incre que le crime a ricllem,ont
de rglesdesquallesilsdoiventfaire par- exists, q'il a it6 commit mnais il
ticuliierement dependre la plOnitude et
la surfisance d'une preuvie: elle lour pres- peut ;iri veIraussiqu'aucunl proes-vero
crit de .'interroger eux-mames dans ie al n'auracti r6dige pour constater le
.recueillement, et dechlercler dans lasin- delit, pare que ces officers n en au-
edrite de leur conscien-e quille impres- front pas te pr6venus ah tern's, on qtie
sionont faiteslurleur raison les preuves des crimes, tels que les vols, pen vent
rapportees eontreo 'accuse, et les mo- avoir 6ti comiis sans qu'il soit pos-
yens de defense. Ia loi ne lour dit point: sible d'en 'reconnaitre l'existonce n-
Vous tiendrezpbur yrai tout faith attest trment que par la plainte du I)ro-
par tel ou tel nombre< de temoins ; elle nI ,t l ct l'ir. rn
leur dit pas non plus : Vous n rearde- taie et les actes de l 'i-li
rez pas commae suffiscamment ,:il,,,;; touted II lfat done on revenir a c(.-ll- seule
preuvequi ne serapps forbmee de telprocAs question que leur adr' o- laI loi: Avei-
verbal, d telles piecess, de tant de te'noins, vous uine inle conviction ? c est-. -// ,/
o.u de tant d'indices; elle ne leor fait &les-vous in/nieimentO concaiLfctis. daas la
que cette soule quetipln : Avez-vous une sincerit de rot'e conscience, qute 1'racus
une time conviction ? esl coupable, ou qu'il est innocent I
Ce qu'il est bien essential do ne pas
pcrdre de vue, c'est que tonte la delibe- Art. :',.". Les juriess ne poiuiront sor-
ration du Jury porite sur l'acte d'accusa- tir do leur cliamhre, qlu'apres av ir fimr-
tion ; c'est aux faits qui le constituent et e leur declaration.
qui en dependent qu'ils doivent unique- L'entrie ne pourra '*ti e permis'e pen-
ment s'attacher; et ils manquentit leur dant leur delibiration, pouer-: tIil I,' ,Iau-
premier devoir, lorsque en pensant aux se quo ce soit, que par leo dovon do tri-
dispositions des lois penales, ils consi- burial criminal et par 6crit...
dtrent les suites que o pourra av oir, par Le tribunal pourra punir 1e iJure con-
rapport h 'accus-, a dli'lrati.Ci qu'ils trle-V-a-nt d'u-ne amen ue dcL.,Lta crnt
oat a fire. Leur mission n-a iaes p')ulr ,,iul-- aiu [.lus
objet la. poursuite ni la punitioi, dosddlits!
ils ne scont appeals que pour dec'arer pi G Celle r.ieir o-t ue'-. I .-', II poui r


7










Ri A DRL EI~GSLATION


en pche r les ju re d''t re i n fl e,. ''.
Ils doivent tdoine s'n'ab.-liir do sortir.
ot. s'opposer it ce que personnel ne
\ i'-ell, tlan, leurchaminbre,h rmoinsque
co ne-soit avec 'ordre du doyen. Ce-
pendant, s'lls ont quelque besoin, ils
pcuvcnt le t~moigner au chef de la
Sgendarmerie de service qui en rendra
compteau doyen. Cc chef ne peut se
telir pr"s de leur chamlbre, afin qu'il
n'eintende pas la dIn lil '-r.;iiin, et ne
saclhe pas l'opinion indiviruelle des
jurls. Si personnel neo doit entendre
lIur dOliibh ration. C'io liiln ne doi-
vent ils pas etre discrets, pour ne pas
divulii mir leuur opinion respective ?
En _.AIl.r, ne serait-il pas inconve-
nant, dangerenx m0me,. qu'un accuse
qlui aurait .td acquittal parvin., Aisa-
voir clue tel jur6 avait o'-t6 sa-con-
damnation ? Et quand mtnme ii '--.riit
reconnu coupable ppar in ii l:l ri [ .'
haui-il que sa tamille sache quelssont
ceux qu i ont fait dntre lui iin :. dIIIi' a-
ration d&efvorable ? De la naitrhient
des haines entire les citovens : ils doi
Vent d,,Iini tons gardelr un secret in-
violable sur leur delibhration.
Revenons A I'artiele 251 du code
d'Instruction criminelle qui prescrit
la formula de la question princii)ale.
irsultant de f'acte d'aclcusation, qui
doit tlre 'posip e an jury par le doyen
du tribunal crimiel ; la voici :
1,Is_. i-' A--. -il coupalle d'avoir com-
mis tel iii ti tnr, tel vol, oU tel aittc i
cri'm e, ;it i tl.tiil,- lI s ,,iri.,,,-tan l.T
'*iil['ri '-.' (l in- I' r,'--uni d, I'act. d'ac-
cusation ?

L.a loi., i t 1.r-.- r-it au coin liii-ai-
ire dii ,ii\ riiii.i ,it-l d'exposer drais
i'acle ,1 'i. ,.iialii 1 la nature ,d du delit
qui f'orme la base It I l'acte d'.i'-'ll--c i-
tinl : a I,-' t. it .i fi, lit -.-.lns ,'irI',in-' -
tanices qui peuven uia-;_r;t.ver ou iliiii-
iiir'r 1; pine, a.t le I.''rinii r ''.' t ;,-'te-
,.1p. 1r IIlI r iS i inII,. c ii]", l:'i, h i-ii l I r1,- ,il it
iisdrer dians lerdsO.uind' qre je /tiil pin.-
S I/,pa' e ,t -,i ll lr I, '' nlll ji u if ., '
*l|ui-, p) r I'.-,r i: ,i'II.I rt I,.- disp(osi-
'P- tionS d,'" It II 'i, ,l( .Ill .7 /" /i/f,'*' t7
i lsmft e fa .rs/ l#r r It />,/)' eflillru
p.iu 0 -I '.ill lrili'ii l: leI -wir, cir-l b


constanrce ,doivent &tre co-riign.'es
dans le ci'rps de I'acte d'accusation;
ma.is il pelit arriver que le r6sum6
ne contienne aucune circonstance, et
inannmins la question ci-dessun sem-
ble devoir 6tre posee aujury, sutivant
le texte de la loi.
Pour mieux nous fire entendre,
tachions de preciser ces diffdrentes
expressions.
On intend par le fait principal, le
fait imput6 A I'accus6. qu'il soit de-
Tendu et puni par la loi, ou qu'il n'ait
pas 6t6 pr6vu.
Lorsq'-:il est d6fendu, i. est quali-
fid de crime, ddlit ou contravention. et
alors I'accus6 declard coupable su-
bit la pine infigde par la loi. Si, au
c I itri I'r, il a 6f d6clar 6 non coupa-
ble. il est acquitted.
Lorsqu e e ait imput6 n'apas 6t
pril'vu' par laloi, aucune peine n'Wtant
alors prescrite, si l'accus6 est decla--
r' coupable par Ie jury, il est absous
par le tribunal.
Ainsi, les faits suivans sont des
crimes, tels que-le vol ou la soustrac
lion /I'it. llu, l Pt. de la. chose d'autrui,
( c'est-A-d.ire la soustraction faite avec
I'intention coupable de ddpouiller le
d6tenteur, do !a chose enlevde, par
infraction du droit de propriHdt ) : Ie
nmeurre ou I'lomniide commis volontai-
remt ; I'assassinat, ou le meurtre com-
mis avec i) ('/ui'l'ddiltli,, i.ui guet-apens;
le purricidl, iiu I, miui lie du pld'e., de
laq moe ou de tout autre ascendant Idgi-
time- on. naturel, l'infanticide ou le
meurtre d'un enfant nouveau-nd. etc.
La cirronstance aggtravante est une
particular i qie a loi .reconnalt
co'mrme li 'i.iaiirl. A la gravity d'uq
fait qu'elle dlI .'-n1 .I : ce qui entraine
,une peine plus fIIrm contre Ie dclin-
q iUallt.
Ainsi, suivant l Iloi. le vol peut
etreaccompagni. de cinq rirW,';nston-
CCes p//" ',tiul.. savoir: elle delamain
atrmde, de l'd'e'i/,/,ii. ,l '/ffr/iction, des
ftmsse.S-cle/i ,t a li ';iide do violence : ces
cir co)nstanc.es Iaggri vent la pine qui
I est hl'lFoi'f a"II v'W omrrnis sans I'une
d' elles. d- c
N;,'i.- iliI'uiis dorcavec le trepep't.oire


~


Ik B











REVUE DE LA S(K:1 CETI DE LElGISLATION


de jurisprudence de Merlin, que les
circonstances sont des partliularites qui'
cicompagnellnt un faith.
Mais le fait principal pout 6tre aussi
acc'I-,ipaglnt .de particularit6s qui ne
sont pas des circonstances a9ngravanles,
c'est-a-drire de fails don't la preuve
reconnue par le jury n aggrave point
Ia peine. dterminrie pai' fa loi pour
le fait prrincip.il. 1ar exempie, un
hnmme est aecuse d'avoir sousirait
fr1a.111 l/,iue,,rnt un objet qu'il a vendu
a un a(tre; le fait de la vente, qui il in-
cecas est. iiir, parlicularitd, une cir-
constance du fait principal, s'il est
consigned dans Ie resume de l'acte
d'accusation, ne constituera poidt.
une circonstance nagi'; Iiito; le jury
peut done reconnaitre ce fait pi ,itiv,
et le tribunal ne prononcera cepen-
dant que la peine infligec au vol
simple, c'est-ai.dire sans.aggrava ti iii.
Neanmoins, it convent mieux qu'e le
7 ninistre public n'insere point dance
rIsu me ces particularites,.car, dit M.
Carnot dans seS ,omm-tentaires. les
circof:stances du d6litqui rie terident
ni i le qualifier, ini A infliger a son au-
teur une pine plius forte, ne doivent
pas enter dans le trsume de l'acte
d'accusation .
Art. 256. L"s jurw'A dlibei'rot Sir le
fait principal, et P'nuile sur chacune des
circonstances.
M. Carrnt daris ses commentaries siur
le code d'instru(ction criminelle, dit ea-
core:
SAviant que le cho l'l du jury fasse a
,hiaqu. jur Il'iii-rt.llli,..n iqdividuelle
don't il est part. ar1 "ri 2- ii doit s,'tre
etabli une discussion particuliere sur le
fait principal et sutr clacune des circori-
stances qui .'ont 1'objet de la premiere
question,
Cette di-.ui s-iin pirtlimint:ir e est ex-
trmrnement utile.,,
Ainsi, la premi(Ore chose don't le
jury devras'occuper dans la I.t iib.-ra-
lion, C'est de *//;,iumrll' ce qui dans Je
r6sumb de l'a,'t- d'ac'ii'1afi lni. consti-
tue Ie faith principalet les i't iin.1ihitev.
Einsuite, il passer a :1 i.libih.ratiori
surle fair jiinripal, 1pui, sur chalin-
ne des circonstances.


M. Carnot 'continue.
,< Lo'rsiu.l ciha;ii i de'j.iur,' a fait ses
observati mi-. *ti qui a ontend.lu cellesde
ses collegues, le chef[ dujury doit oe-
cueil lir- letir (i.iclarati 'n in ivitl'ielle ,
dans F'ordre du tableau.,,

Les ju rts ont done dO se placer
dans leur chiambre, selon I'ordre du
tableau, c'est-'a-dire. suivant la sortie
de l'ur nom .de ,Iurne, ainsi qu'ils
sont plac6s- l'audienee. Et si cliacun
des jurds doit- fire successivement
ses observations ( lorsqu'il en a a
fire ) et entendre .-illes de ses col-
legues, il est essential peut Atre, de
leur rappeler que d ns.le moment o~f
ils vont prononcer sur le sort d'un
individu que la societE accuse. d'une
grande infraction, :iUs ne: sauraient
mnettre trop de gra vit6 dans.l'exerci-
ce d'une fonotioni aussi imp l rt.anie.
:,Ce que nous disons de chaque ju-
rd en particulier, si,' Ippl iq uIe ien plus
specialement au *-lief du jury. II doit
porter son ;aUIition a ce. que la. de-
libration se f.-,se vec- methode, il
doit rappeler it 1'ordre tout jure qui
chercheorait fire adopter .son ,,pi-
nion ai un autre.. La loi 'a institu6
chef du jury,.parce.qu'il .tait nces-
saire qu'll y n e t tn parmi les dou-
ze ju rcs qui 1(,r:,/4' 1'ordre de la ddlibd-
ration. 11 ne pout done pas se per-
mettre de resumer de nouveau cc qui
s'est pass dans les il'-li:tl, I doyen
dti tribunal 1'a dejii fait; mais c'est h
lui do donner.h Il.'''I' d :-s pieces du
proces qul tIui ont ete remnises, si les
jures veulent s'-assurer de quelques
rFiIts don't il aura oet question dance s
les u1il:il-.
'Art. 259, -Lle clir duI jury is iiierro-
gera (l'lre;i les ,ii i-',' po (sese et
;lii-.uii d'eux r',epondr'a ain-si S.u'il suit :
1" ,i I.- jure pense que. 10 fait'n'est pas
,I',.iii-tit.i onU qu0e I'acti.s- n'en estpas
convaincu, it dira: Non,- laccuse:n'est
pas coupable. .
En c ca ,- I jur i ni'auria plus ri.'n
're1pi t i
2' s-'i penu-ni: qt I h faii ,.', n lit Vlt
qule i'i',:.'tli n e .l r' rilaiilicu. il dir;l :
Oui, I'airi,'e 'l*- e-t coup.h|).ili ,l'.iv iir 'com -




-


ItEVUE DE LA SOClITE DE LEGISLAIfON


mis le crime, avec toutesltes circonstan- saurait f op s'en defier; cair ils pour
ce. comprisess dans la position des ques- raient s'accumuler sur 'accuse. sans
il pese que e faitqui en r esultgit la certitudequ'il HItrel
que.. Sl cuse ne conve ait est constant, lem ent c_ **liIle, et ee n'est que lors-
qlle I'iccl.le ern t--L. convaitiui, inais qutei,.. "I .....
la Iprii\', n'existe q6' l'dgard de quel- (,'il y a certitude de la culpabilitede
ques-unes des circonstances, ii dira: 'accus que le Jury doit le d6clarer
Out I accuse6 est o-iupablle d'avoir corn- oupable. Pourque les indices soient
mis le cr-ime avec telle circonstance : de nature a 6tablir une certitude, ii
mais it West pas c'ii-tui qu'il Fait fait failt qu'ds excluent la possibili do
av-c ti.lh. at.tre. I' innocence; s'ils n'excluent pas cette
i- 'll prc -.' que !e faith est c tar t, possibility, ils n'ilablissent qu'trune
q(iue t'accuse els et couvaincu, mais preuve imparfaite, etil faut unepreuvo
iu'aucuune des circonstances n'est prou- I parfriie pout -quo Ia condanintino
vee.,ildira:: Oui, I'accuso est coupaple, pderf ie Pours e tl condclaate.
mais sans aucune descir, -..iitai..-,. e I accuse doiveetre prononcee.
A d6faut dc preuves positives, c'est
M. Carnot dit enore : dans la reunion des indices, que Ie
Jury (jdoit ehetcherit jPrireravCrito,
< Dans le jugement- de tout proc6s cri- Jur y doi. t he.e [" er la rit,
iminel. doux points ,doivcnt principale- nls 1 ne do mais perdre de ve
ment fixer l'attn~tioii du jury : la coni- le principlee que nous ayons por-e,
latation du corps du.ddlit, et la. culpabi- (u- il faut pour prononcer la culpabi-
litd personnello de accuse .lite de 1'accusc quce I reunion des
Sur ces deux points, lojur' doit avoir indices qui a '6lvent contr liii C.r-
u 'lneehtiere conviction pillr ,IIniii-r -a clue la possi'ilid de son innocence :
declaration centre I'accus--. 1i;i i i.i m. i ce seirit, en effect, une grande errour
peout avoir et co'tmmiS iini '1i1 i I ilL de croive que c'est une simple possi-
tlo par' l' eIusO ;'et it- ii11 -, que cuel bilitd de culpabilitd que le Jury doit
forts qu'il soient, tno epeuvent .. I uir 1 1(-
(dune maniero lieie certain la (iflpabi- Yy chercher ; car ce nest pas sur la
lite doe.accus. possibility que accusedd soit copMable.
C'est d'abord.sur la- ria(itd du crime Iquil doit. -iir condamnd, mais sur
que doit porter I'e.xamen dujury.,; car il i'i nip ssibilit6 qu'il ne Ie soit pas.
11n peut y a\ .iri ild coupable, si le crime insi, chaque: jured clanti nterrog6
n:a pas ("- .. mini- I et-lorsqu'li n'existe sur le fait principal, repondra au chef
pas un corps ,ltl- 1 i.. mrnent avir ( du J 1ry ; Si ley.jdp,-ri, m le fil ist
'aentcommeis?, a e 'ell pas constant, estdt-dire, s iI pense que
ment commis? .
Lorsque l'existeie lmi crime est...-. le' crime n'.\\i-te pas rtellement; ou
tante. 1. jury :doit s'occupcr du point de 'I"' (accutd 'n'en e'pa-y i coneainicu, C'est-
s i'iir si c'est I'alccuse soumis: auxd.:- a-dire s'il I,'-rwwe queo ce n'est pas l'ac
hats qui s'en est rendu couupable.; e.-I cus6 qui a .commirs le Crime,-: N',,,,
alors que le jury doituser:de touted sa I'.or, ,m' n':.l ,/m coupabie.
-ag;..t.-i( p, r al,'Ii .1.i-.ir los -rieuves (,li Si, aprI s avoir- ainsi interrog6 tous
.-ut iir ...le -.i i la ii, les juries et done son opinion, le, chef
-it a 1,1 Iar-l';l? f,' I .'c.(.U. .. reconnait que sixou un plus grand
L[.,i, In-:rii,. I. .lll al. i i Iivll I il nombre faisaient la me;me response,
/>//.li. .' ,I ii .: I,.[-, r ,ii .- sllur dOes i i';iti inutile de continue la doli-
I, i,,,,,,i -,,,,,' ,. h u -; l alili quelles que -,i lI lesques-
I.-.1 i,,i\ ,- ,/ s ,loivoent avoir' tions'qui suivraient-.-:
sul I't.'-i-rl ii .Ir ,! II I grnir:df' i-- E I e': cas, leI jird n'uam. rien de plus
I-luence ; cope ni nt. il no doit-s'y ar'- a repondre; car sa (ltclar;tiion i'iaiti
r''-. i ,I '0.ti; liii que -los (acles et les t1- n It.~ ur doe 'accuse, qu'il a a Iji 'a--
ii /1,,,,.r., oil ,)h. o(il les iait rcsulter Ilui clare n'.etr'I pas coupable sur le fait
Ilitl'l' tiii mif r i e: ,ii,i: con- prui 'ipal, it 'fnsuit. u'il ne peutpas
Sli;Ic-'i.. M;li- II. i;ult ;wi\ ,'/ii, '. iqui1'- non Ilu le cI-I- nsi'lr. r coupable sir
Squ,.e urnL *.- lji'ili- siiii It .IuIry ne I aucun.1I des cirIcoil;taille.-S; d; onc il n'a


* t-


\ I












38 REVUE DE LA .OCLIiflf!. 1)E LEGISLATION

plus rien it dire, apres sa premiere la cir. slaiii.s de a, m'.,in, .rmee seu-
dbclaration. element.
Si le chef du 'ju y a reconnu quela Si enfin, aucune des circon-lan-ce
majority des juries pcnse que le fai- n'etait admise, l:, clhiration porte-
est constant elque I'accuse ei est convain- rait : Oui i'accuse N.... est coupable d'a-
cu, il continuera I'iliri i.-ition cor- voir commnis rle ,rolp ij, i'lui e.:t impute,
me dans les cas des No- 2. 3 et. 4, se- maZs sans aucune des circonslances por-
Ion qu'il y aura lieu. Ides au resume de I'Wie d'accusation.
La majornit secompte depuis sept Art. 260.-Lejury fera de /,/., s'il y
Syoix. centre cinq, soit en faveurt, soit a lieu. une rdponse piarlicilire pour les
contre I'accus : I'egalhil est en faveur cas prevus par lsles article 53. et 254.
de I'accuse C'est- a-dire que si I'accus, a propose
Par example, si le r6sum6de d 'acte pour excuse un fait admisc.omme tcl
d'accusation portrait : parla loi, le jury :de:\ ra deliberer pour
En onis,.qtl,,.,, N.....est a:ccused'a- fire une reponse if la question quo Le
voir souslrait fl Iiiiilelii, r,,i, l'aide doyen aura posee a cet effect.
d-effraction et main arnee, des mar- Par example, si li Ii -.l a .qui acom-
chandises aei/p/i ,in/ att //i',' ....., mis un meurt re, pretend que ce crime
dans la maison du citoyen R.. a ete provoqu par des coups on riiile/,res
Ie jury aurait adelib rer: graves enverssaperwoime ou envers celle
1o Sur le fait principal, qui est, dans d'aulrui, la question qui sera faite au
cc cas. la soustraction frauduleuse ( ou Jur y aura, pour butde savoir sila pro-
le rol ) de mar(-handises appr-rtenant nu vocation est constiante si elle a eu lieti.
iIe,, P)..,; Et encore si l'accus6 a moiris de
;,' ,ur la circonstance e /'effi//ction seize ans, la question tendra a savoir
qui est .i, ,r;i aIrni : sil a agi avec discernement; c'est-A-dire
:,o Sur celle de la main armde. q ui l'est s'"l-' .;iavecconnassance, s'it .tir.l i/ 'i;
6galement. Quant a cette phrase.' duns f/isail le,;'al. ?
la mason du citoyen R..., c'est une par- Le jury aurait ;'-.-ll-ment une re-
ticularite qui n'aggrave point na peine, ponse particnli(ire a fire (dans le cas
mais qui sert it .constater 1'extistence de I'article 252. '
du ci'ime ; elle ren-tre necessairenment Art. 269.-L-essuress renlreront ensuile
dans in question de ,savoir si le crime dans l'auct(ioire e rllt ii,,/. lm leur place.
est -_n-lanlt, par consequent dans Le doyen di. tribunal criwninel leur de-
I'objet de la premiere dl(il.:.i':tion ; n'd, .rn que est'le resuilal de leur deli-
ii ne faudrait done pas en fire I'objet beration. Le che/'du /i jU, se Ieera, et la
d'un.e dilibhration particuliere. main p,!,r, sur son c(iw it dira:Sur
Et. si la mnajorit6 des jur6s pensait mon honneur el it,,i cnl.i',;, ,', devant
que Ic vol a eu lieu et qu'il a 6te corn- Dieu el devant les hommies, Iili-rrii/iii,
mis par It'ccusi, avec le.s deux cir- du jfur est: Oui. 1'accusi esl cotipable, etc:
constances, la declaration devrait por- Non. l'accus ni'est pas cowu)able.
ter : O:i. I'arcuse N.. est cotpable davoir Bi'n l i,. -.,..ite formule I I.Icl'ite au
Scommis le crime qui lui est imput., avec chef diu jury ne le soit pas it peille de
toules les circonstances porlees au resumed n ulfit6, nieanmoins il conviient de l'ob-
del'acle d',,-ri,.,l ,o,,. -,.r\,r, lorique le0 chief .u i.i:i reInd
Si, au contraire, la niajorite pwi:--aii compete de la (d,'.1ili.r -.tion iqu a eu lieu;
que le vol a eu lieua vec f'e/ riteI tI.i seu- mais tou tes I o fois q ue la -'i'.1.- iritionI
element, la dec airnatit ni portrait Oni,- pr '-r -ue r, ,,?"'' -.: 6P i ,bh. la loi n'a
I'accuse N .... esl houtpable d'avoir cor- pas presrit Pii 'ii.n tie une i;nanil'r.-
mis le crime qrii lui est impute, avec ef- de s'exprimer, .-,,,n/ ., /, ld iii /niioi, le
fraction; mais it n'est pas constant qu'il j urypouvant lui donner tell oxtensioni
i'ait commis ia main armee.. qu'il jugera I,,.:-'--air' pour bieii l'ex-
II en serait de mreme si le jury pein- plqiqii ; putii\ I qlu'il nliy- :it pas oii-
ait que( le 'rin,.ii i a etc commis lav .tradic tion d.i- I -idi'-.'. La '/lr,/,,m












:\ hL,. DE LA SEilLT hi :(;[..\r?6N 59


(co':ln ne1;iiC a ilrtitrd.e cesmots :Oui,
I''ll el/ K, Non, rccusd, etc.
Art .963.-La de'rlaratli, du.Ji, / aI.
,ei-iee par le chefet premise au di/o'gn, i1
trbuni l /i titine!# : le foul eiirepri. .. des
.ires. .
Le hdyei dfl11 tribunal ioin ,eil li, iS? //-
ta et la /ert .>'i' ,,/ ar "' gt reffier.
Aiu-i. 'e-t e n la salle d',li ,~lice.O
que' It. chef du jury doit sig Icr l;i di'-
claration et la remettre au dli .'i.. nlI
presence de ses clli-i4uei-.
N ,iiinniin-.'i| It') irait point nul-
lit-- d ,- la i.5-rlanlr iti i le ,. lI." 1 I
juryliy'. ;t -iiglni'., 1lii-' la ch;iinlrii
d .-, d i li l.''- ; til< 'n ,l. ,-' 1,-, '.' 1 ...i-
les jtuir s, elt qu'll la rem'nil .u11.1 i CII
leur piiri'-en. ; '
La se' irniin eiit les fi. nctili- d, -i ju-
res: le tribu i-'d criini 'li n'; 1111i- q i. I
d ,.'lil. ,l;lr', -u i' lei r qii.,l i-iti,,ln ,.IoI I lili-
nistire p billic, p-.ii I azi.pli,'a lim n deD.
lois pi ;Ilt,-- aux fait- dInt I ';i :.,ii-i
,-r. ,1h,.lhr" ,ouppble. Fr -'il li la ptia
i.'i-, hI di ,,ven sedi pia'o n.nr -,.,ii ;m.-
it iiinit-i1nt, el 1iest missurle c -Ii 11ip
en lil:,it,. s'il n'c-it i eten J pouri ail ri
cause.
Cependant, tous les fits lll lifiit-
crimes par la loi ldetaint I'Ir -i'imi-
,11 U I ll-1eIe ii dIU jill N, 'on ol-* Il lill ji: n
l i i (ll' 1 I 1 [i u y' ii 1 '_ii. l'. ;. i1 I''ll .
iI.lt',; n ,.' r; I II iwI. I It ,',., i, Ilr. le-.
t(- l'i. i i i, i ; ii i I| I i. i -' Ii.ll i ll i i -
('.i:' ilii I.I I r Il'i i[. I ;' l li .n I l; ,. I ( il-1
SI,, It, I ,ll Iin nl .i n, I l d I I .il ,-~.
I s,.r;,i il ,h .1 d 11 1-i-'," 1'il- ,,- :I
t n d
tu re du ic'udr i| II.'n1 ; I ri 1-1 d ,' w I 1iid r-


(I|. [ I II' llllI \' l. I II i I.. l II --Ai I-

M l_',_ 'Ii 1 l,. lU ii, ilrl r; il-,_ rll, ili. i
Ie\ -.crill 11. il.r1'|ltl 1 I |-sl,,11 r,,i iIv-.
1-tO | V' I "\;"l l lll r I+I", 'll ," ir l i|l ;.1p r'~

ois. 1p, ;Id- Il:Uilli :I\, Ii 'l,..-' ,l 'il
ne ,rais i i.a- inu il L I i ,,in rI I I
i" =t !, li, ln- prnt li,, l n. -l i ,n\tr. ii -

,d l o u \ t i ';llet l's'.''l.l]l lt ] tl li,*' -I.II
.,Ill, IIn itirl I;ir Mi li- iji,, i, alV ',,i ll
;'i Ia (< 1 1. t 11i I lr l .1l 'a .u dii o I d ilii 11


diction luiiietncii-e (e rcet an teru nou,
p;iirn it Liiui' r'' 1nn LI nda tii ri-ll sutffi-ante
en favkeir d' -i.1n ou\ rage qui. d'ail-
leu r". ;ia ibln i. les suffrages des gens
eclairds de son pays.
N .inii-II IIi-. -iiiiu_- d,.' .ns averti;'
nos conclitl, ens qu'ils ne doivcnt pas
.'effrayer pour cela de 1'6tude lque
iii.i-u 1. I'COlui-co i;l. l' ii. ; en effect.
les functions de jur6s 2\xiL,-iit moins
1il connaissances aprti' f ili,', que
du bon i'lns-et un cceur droit et probe
pour decider sur les questions qui
liuir sont. (iroilinrl ini' iii. :?oumn ises.
D'ailleur.? lc ,Il'',l:ii- d'une affaire
crim rin .l: ar ,'.n,-.nint p,, [ -,ii' li ,ij ur-s
Ile ,li,-.ui-sions luiiiii 111-'-s S.ur l'ac-
cul -.ilii .l. entire I' inii :-t,'-r,- public et
le cin-:'il de l'aici4 ; et les jur s
Ssont alors i mrme d'en jug.-'r.
Noiu-. ne: nous o":-upi-.iii.i. (I que de
V ''iain 1. "ri iil, -. et n,-iii, commence-
Irinl p'rI l'ii r lil_'2 d sI. cil-, penal qui
parle en g.6nral de la tentative de
tous les crimes.
BEAUBRUN ARDOUIN
( A rnjnilmi )

-TROISIEME CONGRESS


I L'AMERIQUE LATINE

CCe-I 1 i il rigri-Itable ,i iinup stir',
illi- iii ii;l ll. iIjlI hi plupart i'- -HaI,
!ii, -. iveIii ii llti\i -~. vivent dlans Lill,
Pr n,,11i" 1i'r' i,',ll -,l," ir (, I:, |i' I ~,l frail OU
i,_ e. 'cr i .I l ,u ,|lit i.,ia nli les I '', l li .jiu s-
,1,: l' :\ Ji'l iilii, lilli M l Ii, s l' II'- i n11",'
i-i ". I. i.illl'' lin de language, la

II. Ii jl' i ,i'i. i -~ l i -]' i l t-;1 11 i l l i. I I'lll l i-


l, i iiir i.-\r*ii- r r.)Iilm i I 1i' ii i l l ai ll Il'
l;t \ i.'lillr..1tl ( ., ,'ii'_* r,'' Iit*,rrliall (i|a 1d':
|i,0i ,,h-|, "-I \l '.'i.. ,r\ |ili iill ," il 1, |i0 1'in ; e'e l


I! ll, I'l. Ill ll ll.'il l, ,h. 1 '| l r ll -I ,I i S .

I l.;, l 1 It'- '. ,. I,' it I IrII l fll 'll't i ll S
i.' ,1 l l ll llld i |ll; ,i l .,ll ,|l ',l'i ,l 11 1 I ll c:il .'i ll'.
1 g'i I'|' -t' l r.. ;I i[n1I11'1', r (iIl\ 'IhUt'li al ni-


q













REV'UE DE LA SOCl-:lI:: ))E LiEGSLATION


16.~ US II rqL~ nomfli serifil heumu 1 Pir
de voiri' t'n' les joirnRLI X ( JI a '.s don-
iiocr Ia pidilicitO Ia pl'u- large 'I Ikippel sl
vant, adrtes.se ; fl Ino hommes 'hql' 'i -t II
1e COMit~l LhI Ht0'Au 3 0'i1191'S 'Vien -
tifqii do I .~m~iquS latine.

Riio do Janeiro, Tpaoinli' i90.2.
A hi Societe do li~ll i' 'n do
Port-auPrII ice.
MESSIEURS.
Avcc la rhalsation I travaiix du
Congriks viIIlliquik Jlatian- a rn icpain
41ails la prinii'n- ie~i l-ii qui eut leie A
Bwrtu- 4 ymmen 1898 et dans la eo' mi.nd
qui so int it Montevideo ton 1901, w`m t
affirmt F'inllrtJiiA q'wf't' lliii I- les inves-
tigat.ionsscientifiques dans tousju I p Pi
dJo PA ni~'i'nii. latine.
La %illeI cli Rio de Janeiro a dto Ic'i
gueo j)oui In 3" session qui aura lieu eti
l'ain6e 1(4.05. U~ne romuiss IL di i I'*.W 111 ,iii -
Wae.y sibge en p''rmanein- p 'Lii Ire-.-
ser le r6,grement d~tailld colitenaut les
Ilan-ot I- ot l a liii d'Wtude et ptour
6.tahlirl p~- ;II ~llli~l l etyoc-
CU pe c~e r.; Iplineutl .
La commission directr-ico .iei~- lI' II
-iginep A vottv aen M "tir'ii Vimportarire
de ia mi:.,ssiol: Pleve (iimpih oly V-004
au Br0sfl. et 4'iI\d 11111 uo 'otis i-int,
lui refusprei-b pas votWr 1 min iiiar-. M IIa
Ihouneur d1. sollicitor MoY-c adMi-i
,aul 3 (2.IeCngr. Ello cspfhre que Woias no
retuserez pas d'eii reialausse I'C'ciat cii
lui pre,_ehtaftl des ((',nirnLuiiVZllaiil1- sul'
les pnintsi c InI j : gi ; Wilino jui %ia- smra
M"' M j ail -lull ru quo o cil q / Jji liii
tiw Iji ii i*.ou, %plidllI J I"!
a U c .fl j)UIm i -i. -li-' I i., it1 %-III- I' k Ii-o
ci-jo int 11, 1. IaI'Il -l ',ii 1' vuiiI
frien jul-whr ., ni loi io. *jiijii

VoltSYl a p --in IIc, d ii i.' Dda QmIIi pn -H t
1-10 -111c1, 10 It- Ilr pi llllk-:10 -.11 \'(; -.ir (Ilai
rl' I 10 111 ,w it 1 11
d] k i-lir 11"11,oll Zlialll 1 -IM -0jBII.I'.1 1110 I I' t


nihatiops qui r %pu avet intentimiind,

quit WWI, iili w0 U uZsu-A-'.m~fi''ion-.
'C e uiPraei sid genii. -e 10 j que celte In%; tiI ion
el rielc de ,u.,lre ~odetl.


(.I A townh, Ann dhvdiicel_(~ic~ a I Imni-im-ll
do' ir c-sentc'r l'assurancco do sa 'i-
-ibhQ alp m bf ch siltinguiC~e.
[',-utI-la cornrni-nsion directrice:
Marqui''-z de Par-a nagliaide
)T A Iitoni irle Paula F'reita-.. 16r Seertitaire
D, Akffredol' Limb 'a, 7'riVurif 1.
N. .-S g dc- la liroofiora
de (it'-o,ia p'Iih ie Rio' do Janeiroi rua
41Ph di S _CIJ-1iil1' N' 1 A.
l6our les coi'resy raiiCe. jit'' ,-i' 'ii"
,,L hiii"rmalioriv Y adrem-'i au'* WNWct-
imm D, A.~ d e Paula Frcitas, '-i,*go do la
pDirctionm ot rua Maivjupz doi A Iran-
tes N, 82.


cWAGRtS ICIENTIFIQUE LATIN-AMMWRICAJ

STATUiS ET PROGRAMME
de ta 3' Sessio-n qui,.ve tiendca ).Riwde
hwho, 'Ie 6 1 ,',il 1.9015.
AKt. A 1". Aux terms do ea WrisolsAiri



tedlion du Gomi-vinrlIImon t Bi r-ilit-ii scin
i i i;Lt Ij4 II'a I an- II I jj11- N I' do.1 1 U i6 I. -
-li'oa C ui inoi; 0] a'. llii! 1905 L -l ii'- a pro
iAiial Lu Wiat'I. Q 11 a X dI nir i MnIjc etiri,

4'Iaigo Wune c''uliii--,i-iinr dji't'tiri.

Cioigi,-; o]I~ in -r----i I II, niorol: I.- ;';I

Air'i jNS ii njrijic 4.
.\I k iI. I ; c-I IIIIlIJ-- ifill lll i"~ lill-i
'' l-ti i (i mlt a II ui doit iljlvi-




t11 ~ zMA(( ~ l \r I 1~'11-11110o'? ll lit~tI.II;
cIAiii; ,0 j l ,,- I oniigir&--. avOc tini' et,





'-'. I I II\- 1 Lii '''I.i'aI 'i
Lail c-)1II.IIII. I. Ulf Ulll L ;.ijl ll Ilic
Url'.'.roIiil~llsoyior t I~~~LlClil Iil 11',rr
pluIant.





bqa ii'' ',ilii.. ''Ii p~'''~jICi i,-ii




44T.


1H: IVL; DF.\ Ui.ll::'li DE LEGISLATION


idi i. uiet'-eet acePpte! pa f' ux; 2de dIux
an tr&-s mon.mIbr--- Iblu par la (ommi-.-ion
dlir,,trice, suti la pi'.ip,,sition du prOi-1-
d,-nt do la soniit---i.'rni s.ion.
Art.5. II inc..ilmiiL i la cim;llni-siiii,
IiLr'.:triei' 1'' d i pril.par r par le It I 11. 't.n-
pp,.irtili- la r',alii-ali-in du 30 Congr,'-.
,'II ll i'iiiir-l' ei 'taiit. Idans ton te- les cir-
<',iin tanct-. t ;i I'. lt"s I'- fins, d'une
ill.niire Ml' ricil1 ll,. IallV; rnt IPan 'I. ll ut I' lI-
inlii-' i Ina l --.'ll l I'AnLlril ie latinr Ii
2" de rnimer dr.n- h-- ctapitale- do\ ii,--
nation- dleu piinttri i.l i drl,,i-ve'r
laI isIteI i I .' I '- ,znl in-i ,I ui (doin ent .Iv',-i
ililliteile- pr'[ i n'II .* |al, t I au t._ igrf -- i *'. ,I-
.;tni-frl1[a rIpf',i lti lloll de leulr |,;i -
r itr,.liilirr les 'I_- iiri fsl tiui, ell ra l-i
(IPd leur intirdt ptarti:,li.r, dAivl i *,'tro-
sonmi&e_"' a Cll;lnre-: Td'lArl tilile qups-
in,,nrairt. dcl finai lit I :- l..ngr6s e(t It..;iil1
de ses. miemlrdll '..- .I ill-r_.-, les tlra\ l.ix Ilow |
-,.it', par les .;'iu-,-commissi.:,r ; ,' d I
triansmettro la dlilectinii dui C.,ire .
;il r>:', ,' 11 iiui ii il_-' itll, li ;.h an ll] r a-ll l a l .! i
.rlll.'i '" (t Iu ti-t l -11 rI'-pr.i'lllll de, nou-
veat la lircl i a I ldi ln a c.' lure ldu mi-
mre ongro-, ih l';.,nii; qii aplr', a pulii-
iliil de-, tr', i\;ii r,-si. .lii' s les pou-
voir- I.i:'.t- tLt II a IC' .'lnlllii -.-ill q i aur'a
6t-- rniirilm '' p'-!'l' I,*rgaiI i-e, Iio l : Con-

Art. 6. A 'hnI:ItoI do(- soiI-colniunlli-
si' i i l inc Inill I" d'ltrrItt,'l I' qiii'-.lill-
liIN I d- la -ei:- n :.'ii 2 do riv\or It. cadre
,I-,. im lrr,"- 1l1- I ni util nir L ii-ecti ll" ; :;I3" ,Ih
i,.,',\,,Itr ',t,. ,- .- .i -t.r Ih1 rapp,-trt-. dis--
.'- rlll ill I' ll ll'in ti(il"'u ,? i\ '\ "s

I I .',i.'l ti .' il'i nl- h>-r i .m S' -, iii.i,
,Illilllil :," I'I., ".,'i'\,..iir dr' er.ll,,ri I,..,-
irint x i i.' Ilri I an i.n lr-~ .i.rv-
SIi, i a n t I,,-" t I',' nl''lien,.
.\t1'. 7 l."- Ili\ ii i s i.'',Liii i- ii,-,- u '1 I*.'
l- I' il tl 1 8,In n i dIrIOIii: i.i."
1.. M a ll]l,'.m :ditili l.mIr i ,.'t aplpliqli],', 0 :


0- i K-' GN
c S( n- I I>I'-. llli alh' f. .- *:*[I| 'i ':||.- ;


Mi o .A ,Ioi vl i i l' I i> liri *' ?


i l_"h _'nci -' -d. r t t --r ii' -P i rT11 1 )-, i

-f lir**- i l lirlli ln',:' \ n LI j'l | 'I L | rl
li t SO [,ts nl- 0,, LO lln.e'jle.
A rt. .'. .,. ;,iri ',.t;. lir- ,rit tr1 '.I ;. i -


ci.- pr'i.paraloires le.- truis jours qui
pri.rile'int -4on inautguriation, ailn d'or-
ganii-er It rvigL ime i ilt l ieir et d'6lire le
bi.ll'reau dtlinitll.
Danll '. *anll.i_-.- o .tioi ll nl.: le bu-
r',aii de la ,'oiiimli- .'n diri'etrice.
Art. 9. Sont considers comme mem-
liNt- dlu Ci anI'iU'-: 1 les delegues officials
dr- pa\'- 'luiy adlireront; 20 les dl1-
iil' d.-- il des Instituts ot des
Ic,.-ltrp' 'ientifir lup,, tant dii.Brosil '*ic.
Ipr'l.iiitiii.s ili\ ll-. par la commission
dirt'rIci', sirl li i.i pr'iiip liJi des sou's-
i''lllulli-;.ifll i t oi:lllim i l--.i'lls Ie'pc ,cti-
ves Ile-- ,li\-.r- .p.\ qui \ I'r", inlr.i ItI part.
Ai 1) rI' -, I- memiljros du Congris
a ni-'lint II droit d'assistcr' aux dances,
l'ri'l l I.11art aux .li-.'~n-xin voter et
i',':,-\,i' un ix\'ii[ipla;ir.. des publications
,li -..Trnt fait'..- jtr la commission di-
re.ti ice.
.\rt 11. Tous lesmembres duCongres.
1l-. Iir.ir adho;ion, contribuoront pour
la ,l|ti'it.art de 30.000 reis, monnaic
courante.
S.,nt exiept(-. ceux indiquos dans Iar-
Lticl- 1 cet :.'lix du m6me article, 2.
-'il slit 'lrillg,'l"r' .
L': pai-munit dle cotte iltel-part sera
lait Il tr'.ia n -i I'lr de la ol'inii-sioni di-
i'etirice a\ ev 1o visa des Iui-i'i mmim--
111ll-. I':'* -p '>t lives. .
A rt. 1 .-.Los ". --,- l' ils .'iii 'iL r lini et
drh i-A'.tune ,lrC.' I n" rI'1.*1 -.-r'oin t -, ,l ni-.Ill 11s.
Art. 13. Sont r,.i ,n_-idr.- ,-,min.- pi,-si-
dien honoraires du :"- Conf iIs:
1 Le Pri-idcint de la R tpuil.bliq:lu du
Bresil, 1 rniinistrl' des IRelali'uns Ext&-
i:i.iur. celui do Ii .Inu J tivi. t 1- l'Int('-
riLur. :.lui .d l'Ihidu-lirii', Ih- Routes et
Tia\aL.x Itililii-. et v'-lui I- ii Fialrn e-.
L ,el'- ,h' '-,ll I ih IAl,'el'-
u U li lit 'l ,'- I I i l itl I' -lll- l ri-.
qite lli':l I'- 11 1I1 i I.- il ln i a11.i

III' -, Oi .,l't il'h -. l :' .l l hl l -




tI*. It. li.n ;tll-i sio I- i t lo s triavi-u
ll3 eS d1 I 'ii l'"1 I .,i, 'll tiii ll' II illuYi'.
|1.;i la a',:,l lllii ~sii d i ,,"ri('i' O.
A rt. 1.>. L.it iInIIlii- ,li ii t tll'r; i dl ni -ll rl, ,1- Id.- li, l'xti.'-
ri t! ll' |. |,II| 'II \,Ililih' li ril. [1 l rIll ei it Sa-
( ,ar ,;:. I'iI\ i, i la o l' I'air : ;ttUX '_Lil\ l'n'-
I, -' .h-. i .1- d." o I' i.\ II I i( |Ui' lati lnr
p'I.,l I" 'll'l[- -, .- cl- it I'rr |l r -f'll' '.-rD ;t <- tl .
SOlh lill te ( i7, ithli J .
An'. Itd;. l.0:- Mill.sioh el. les travaux
|I:,,_ur I I :.II ',-r e 'rnt re ii.19 juSi.t'a t
3 1 m a i 1 ,1 >. ..




I


HE Ill. D rE L A 'SO( A TE D)E LK;1L


Ai 17. Eli .ILchlilrs dv d'iix *.,In ''et I

Ii'v-, le'- -nU, ~''m il-,i t lEn' I rc7nt SO-
pa rtirerail miltali do -Ii' '-' nes lu~i :, i'ra

re, 11111i leur seront conflees.

va c -il'-l( i temp, op portim It'"r l~i- P~lllft-i
IC, IiVit~ lX Ull (tabii-t:-mc11 w- zp-VNALIfl X 141.11
dorili lit raiie 1'Fobiot dfecixir'.ioris, si on
lejiigo i prcip .-. t in 'iqultI; I,-; 11ii' 'l in'
de rl'alimer ces excursions.
La Clmi,,,i'~m d, J'oi bir; c


Lfdi adre de nutre Revue Tie i, pe'u mel-
101d pas d' l,,uhli ii' *',l ce n'miero Ia tra-
dhi /--lon fh d ii l, if i'1fl iJ'i0
/I,./ fi/ dt Co&n grs, nous en ae'1ac/hoa; les
maie (l ,% i at i/ii jii ofld paru les phius sus-
em,,/,jh/i'- d, ,iii; smtr,jis l,'v'/,'u iot q i


QUESTIONNAIRE

ZIJ;~- o~ll lclliN ['I~SCIENCES MED]-
CAL [5 ET CHIRURdiCALEG.

Questions pour les seances' plionidres du
Congrbs.
1. La dlipbit.~i'ie dans Io's vi,;o doe FA-
eid iqe latine : son tiaiternent.
2. Fr~qucnce du tabes et do ]a pa'a.ly-
Ii ',riicralt' ,daii'- ba pays ol 'dr ucj

:3. La Malaria et sa fr6quence dart-
D..-'i~S~io -afbc l'i'icuain vs. lsrlj l
II loll 0z; dams,'I 'a\ d( I'Amei'iquIe 'a-

5.. Les i firmit's, do Ia \luo los pi'i
I'V69 -lur1to- et les (eausos do 'it_' iIl ri
I,,:!. jia s de I'Am9i'ique latino.

fil-n t1t- 'Ii i. I%. h.- [ays dlY, 'AmOi'ique



'hai irnio do louirs brailncho's lans 1 I':i P

Questions pour la secclion:
1. E:tiologi-o m c-ih aho.4Rm
do Ia Ii'1r'o ilI; 'Ii'( ti,'iiI
-2. Causes ot 1Alu:1 two d I -e'
cli 1'41


4i. Lttiiol lllie i tA d It a drl LL!W-\ i1-
5. EthC'l It" C1i-ti'i* dt'~ 1;1 lil~ 2'I i
8. II'riiali''l'g'i troipirali.

9; Pa t I og, i iv Ile, Ia uii-~
10. -ciii ii' io I ieu 'at liiii
11.[)ig fi itii li~i:i tio.' 1 a tltl~ir'u-
II t do Ia Whela I
1-2. 1 p'i t.th raji'.

15. S,6-aration des urii-.
1i. Etudo compau'ati li d-i it!. it

17.'De I'a du''il illr.uaiiiu..ri' darls I a
chirur~gie a ~lidi im i ria l
18. Tiraitement 'l'", ul ('e'O~
19 Traitetient do Ia ttilivivid-rcul i
cus s.
-2o. '1T'riateniiit du cianctr.

21. 'iJ iri a-1.1C-

22. Dial''i'aiioum Iic a-o IlI*--.
2 'k. P-athiiogoliie vt trziteiiici'll 411-

-2.Corps 0 11 r:;-Ii' -e 0H' Chzi i'0-iiil-
26. Anomalies do vlol-poin.cllt' it it
fir'nitds chiii iii uicalo-m, 1.l' oi g i' '')ngo-
nit'lo.

i10 doi'sale.
28. :Eti6logio- (ils diari'tM's
los onlans.

9. u.lcllo ll. hii
30. PoK. \lll''-


:1-2. Des dol'il i;it' n -levrJose ct do Ic Li i



I ia I.I 'I l 'lit


1li'ii-i' ll I do' -'i h l Ii C' ai i ( 0 Itt 1
dvfstocia



tddi b i'''L. I'nia





AV2. Tljlllfq IlrvI lol I I ;11ao 1l lg :I .I H 1


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4 %f'




-Y~elE V


B1EVI'U DE LA .-SOCIETt IE LEGISLATION


S i:. I aitlnient des oll lipatiri- ,

Tumour i.ll larynx.
S l linl-irrii ,.-l r, i,'ale- ra ', -aii B ',- il.i


S SC"il MISllSION -DC M.hlLEi'l.l
Pilht.IOL L
MI 'gnale'en
Questions pour les seances plenibres du

1 l. K I:- .i1 '*I':it i ne t- i'l'It la I.ir. t .i y li la \i I
ilhilt;lr.'" '.an:- ]I p >.\V- I.le I' .1.i ," i i|Ui-J il





I .. o I Ill I I I., e nllw I i iC I. .ie 111
A- 1'1 illilzI
I ,.'l,..li\ ,]" ,It -iD'n;ihl'iitien. rl I Id, II.Illntlh'<-

3. Enteonte ointeiTialilinal,' -til-ani-ri- -
I.: lii.' "i.' iiti I I: 'exercii; .- ,ii: li m I.'iJ -


















( ;I vi' 111W t't it l-
S i' i '" -. .









III ii '- ni t i inE Ii h-?Ill- it d iL.s I il -|ili r -














11 iI li. -111 111t ',i -lll[, l li ,.I 111 h:l'lllil,., -
.- .a *t l ;i '-I-b t11,_,:' _'l'i in e ll,? i.i ll i.. 1>
I '. _. s. s i.-ll a.< il 1..l i*fa lli.-. st' om.', e rt v',.g i-
Inl 1- | r.i. t<-n. -i, t e_ lll i-lritbi, ] l li-. p| -
SI ';' i -, ii l-, itl i,.l' i,' a i i.. r


: ItL,1'l l-iN- POUR LA ~.EI..TI'.'\
1. 1 l t -i: ',. l, n .l 1 i ,. ,_t | ii u 1 I ',, li.\ l i \ ,
ii,.l'r.l* ,, >' illlt '> I,? ,f.n otin o i i.i It 'i': tra t, li.-
Il:'illl -. *.1 111. It. ]Ja s NU'l -illil-i'> ,.' ill -.
".' .M eti.lL' .adm iii '-.lraii\ es e!i ~':",ial,.,
S ,-, r,1..- Ial'-oinli -mi e.
Si I ,tni -in i,,lnni-- i ali. < .ntr o l"

1.1'-. 1 il.-0 tai.lini -l li ~ill i:ih,-~
S t.,, i.i,' .if l ~, li lm -.
I.'. .\-- I- Il,:' |Iulli it a] .,i|]i ,,:'._ aux

I; l.'.ni.l ,. ,' ,..:-m i.iai liti^ i:. i- l.I", I'll iinf ll -
l ,, l ] ia.i [ii''l l';l i t l l l, t 11 a 'I',l lish 1.
S Ji.l I'I, attl i _,lril ,.1,. v-i Il.'ili,.' lt.- a l.
~ 1 .lii tl 'al '-' i> ,; ii [, ol," ) *.l1.'-_ | i,


lu.i l '.',_ ;i I -.' i- t *il', 4 I, llli "l" ;II \ a li, -
!i ,- r I ai ik allill :--, l' iT iili"l* _.
'.iI. t l ,t u'l l ,'l t Il .l l ._,l.l" rt : ] | 'l'r ,
S lind il' i ,I 'll[ ,h.' ]i I-I, la i _' ,1 ( ir i ,' l a,
.' la |.l' 1" > 'li'i lll illi .' iiia t "i lil "'- i, lII'-
l''\|, -1 lli, h 'l, |] .' .
I l l l, II I ;1 1 1i, I : -,. .I.l 1(? perfec-
tl. ll, l n I'li'llil ,1l I :l-.~ l .allia'i ,' LI ilal i ll ,i' ;:L
: la ,|e ll\ ir lll" li'l i _tr E '.ii.'.| Iall-li tl@l
iIni ,I ,'l i ';.ili,.)ii, ,'o ll .g e.-, I iin t .rin .alt; t.,t.
extr*,.llr ;l- ,


11. Bast.-. po Ulr le |i' 'l'ecitil nemni i d(e
Ia.ssistance alpili|ii ee aux R'als rlit.ii- ot
aux alelir-'i-. -- Ilygieni- piro'essionnellc.
12. ,Ascitanice aux ud1 liqii i II- ct, aux
d rie- utl rL-s inair,'l l (.ololii,'-n co( i'CC-
ti, ell ulle-.
13. Dui ii',Ijiu pa" la -itati.i luo ( (I
Il 'I',,ia Ii|.1 -aiiitaiia 'i dans le progTr s.
Ii,.,- Iiati iii-- il-a Ili i -aines.
11 E-Mh.lt i' 'mIlllJrd ati\ du suicide dai!s
It'. pia liil-a, ili .'i ili_; sts ,'all. ct
ses rI' i-i.lC. ',-.-
-l1. Rt,-:leie'nt ali.li. dos services mn di-
co-legaux.
16. Deo l'l(i'.' au point de vue du id-
r'il actual pouLI la i'lilll-tivitl; sa trW-
qnplilpo iJ..IIi- lr, I -i sud-amrirnains ;
I11- i .1_1I .. l ir i',II ll l:t\il|iu- t l iltt it la
suppression du mal.

SOL S-C.'MMilliw SI.IN iDEs SCIENCES A\ Iil li c-
POLOGIQUES,

Questions pour les seances pl6nieres du
CongrBs.
1. Caracteres a tlll, lllii.l?-ld, hIliomllln
prirniti et des rar.-. I Ininaiin -1 preliis-
toriques dan. '.\ in-l'iqr.riue.
2. L-, decoi:li _,:ii.V' Itt'- t les etudes rla-
lis es aill,,ri~ .,l il -l l|- I 11 t l, (,1: -w.1 de
l'hom m e iteltliaire dali I'A in,] iii.i-, <
3 L e s. .-.l rl.;l, .. i C la l ,.,- ltri-illl .. i'-
frei t-iis Illi ase -ilr liilIIIl IlI 'I -.l [i-
catil il, ,i s ra '-,-. Ihumaines ?
'I .i -,u' quel pointless a i 'an li-sd : -
dro archeologique onu < lll-i'illgiali'IP
peuvott-elles autotiser- I'l I poUll's. -i ir
relations ou d.I,. iigiiation- prelhistori-
,li I'i, ii- I'in X'_-li-i _"l'tiil- -'



Ii 11 _.-l inR- i'i H ', .\ I .: I IO N
S1. .-pl i i'ati"l d'llr I'alliiali ii ,. ,',,l ri ..i-
1r 1,' t i'l tl 'ia I'l. iiili-'l,..-I i i la i rjI tU iii.l
de l ri' .iw -it. I'li, ,iniriu- an 1icainri.
2. Cl ii I i lli |-l 1 i;liiI d :, I iio I ri vt dlios
ilii-.i l i iil r',.. q Iiti i ,.li -i' alii i 'Amiir-
riliii'.
:i El l d lisimm'i' Ir'lii Lori P do
la Laia- iiiil.t ai 13i't-.i l o i .d',i; iti,,'.-
:L t i t i e viii aiit ll II I 'oliupti igi.|ul:l ?.
1 Dt..t',.i'ali 'tll *l i ilitiquies tdu "linlie
enl rti l ias i di e I,,int''riquitie.
-5. L'A.. tli(il')[,i, liagit i.lan I ll ili.
inldig>.rii-t rle I'. Ani-ilriquo.
6. Etude critique des miltlioIle4- a:lthro-
.iolr1igiquies.












REVUT'E DV LA .ASOCi2TIr DE ,L:;6IslATION


7. Cran onmrrie c(,oinparee de? indige-
nes de I'Arntlique latine.
8. Civilisation primitive en Amerique.
9. L''epoque ni.Ienlit.lilique el I'dplI:" ue pa-
1 olithique dans I'A.mrique.
1.0. Age prehi-toriqilue dan- I'Amrique
latine.
11. L'Aigl do pierre au-Bresil.
12. Etude Ic.-mpar.tlii\e des specimens'
ntolithiques ren.r illtl'l:- ian I'A mnriqlui-
latine avec les oljets aualogucs decou-
verts en d'anit.i--- reaions.
13. P.i--a.,: di paleolitliquee au n .'uli-
thique an Bri4il.
14. Cavernes naturelles, cavernes arti-
f-cielles et leurs depuis en Amorique.
15. Etude- des -I'[,lni'lns ethnographi-
ques et arclh;ologiquies IliO\;it dltinir
I'6tat social et los costumes des popula-
tions Il .'li-i ,riqiues do i'Amrfrique.
16. La hauto antiquity d'AmeOique.
17. CUramiique, arts et monument de
I'Amdrique pri'colornbienne.
18. Lcs-S:rni.:>'iii-n~ anl Bresil: etat com-
parati' avoc les Kjokkenmriddings.
19. Minumn.n'-- rnmgalithiques de i'A-
inerique.
20.Origine dos peuples latin- Il I 1'AmO-
rique et leur formation.
21. Sculpture prelistorique en Atndri-
que.
22. CUramique prelistbrique en Amiri-
cue, au point de vue de la coniilii i..'ii
pates, des formes et de Itarft iir nI iilltal.
23. Les animaux domestiques do I'Amd-
rique precolombienne.
24. La Ceramique prel(i-. l ,riltle de f'ile
de Maraj6 au lBi-,il. 'i mpar'i.' a'e,. celle
d'ai util:'r r;-gini- de I'Amerique latine.
25. Cilir,- des planes utiles Ip;irmi les
tribus iiilig n, I I.:'Am "ri.i.ip l iin'.
26. I- ligin (llllullllt' t il ul ii e
des indigenes du [ir'.-il.
27. La 'lan,-ii'iii ,ii de Marpius relati-
ve aux indigenes du t'r-.-il dI(.it -ll -uii'-
sister levant les investigations ethno-
graphiques et les tilde-. liiiguii-iqu.--
r&alis0es dans les temps ii1 iilI,.rin:.-r .'
28. Etude >coililpar;li\hod ( t'ritbi. ,tein-
tes de la Baie des .\illuni/ ir,-. a Bir-;il
avoc les trii..us -'ilr i\ ;ini s. .
29. Distrilj.ti.,ii ge,,ra ilii Ui ,h- I rilu)i-
indigi'n, .?- du IHr,-.i il. Ikl'ir. tlllii,, i.I|l lil',
arts, coutuni e-. ril''liginn, el di'i|lh r'e-.
30. Comlrnmel iii rpi r.'pIndl I_,'lIlcali n
desindigen:.- d. I Ani- riqi.iue lalilln ci dan
l'idde de I,. anriipr par de- imr\ien-s
doux ot IiIJu lnitaire.-, au 1 regil lI e i' l
c.6 ilisatinl ('t ;I I.I l, s .-si n 1il-, droll-,
qli leurl ll- n ii 'nll, lil .'


_O 1US -CO'NIM51SION DES SCIENCES JTVIDI-
QUFAS F.T `40ewI.:.ES.

Questions pour les seances p1limi~res du
Congr~s.
1. E-.t-il possible do] 'obitiil IIa h pdliie
de di ver!s pays une uniilobrimLe dTavt iinsf.
do 1mf1ailaiiri one la itlPli' so.t eli,_stilut,
come uLfe veritabhI- in tiLuii L infoilt-
riairili. r''9\ontivc do Ia iriminalih .
2. II:l-.l li k i t posSibl e I'. irgani -
Lit ii liii aldiIkLie.'ipdrnale' hiiieiialit-
nale?
,3. Los V A 1 \1 'oiii'rn i oi doi pn t-ils 6tre
iendu;il w;prinabl.--s de- Ipr'I'l et dos
d llmId~t~ ,-.'iimfferh par les 6trmaiigrs,
en cas do guerri-O civile ?
4. LII co qui a. trait a !a ft armalitimt do
nit tuvetii \ Etats, irdOlpendans et souve-
rain.. par suite de ia I.agi gatii tor-
ritorialO d'autros EtaL-. nnirlai,-e 'II Ill-

reemplios pour obteuira In i mloo nnis-.aiicv
do letiir 'asnnai.~ juridilliit- initer-

:. L.e'cutioi 6i2,;jugemons Otranhgers,
..ill-t-Il- dIwindro do la r~j~i~l ~

(il~iilo- I-1 ri Innls POU LASECIO


'1.,Le1 L Q ls. itt los moyons ad tJILtr
pOuou arrive (tans los dliv% -, %! s a Liant-


rnl'i1da.l I l'Allwllllllll!i 1111


$i ornl, ti-. II.,_,ur L I-. Ii e \ i itIa, :
Pei .. I ll- I -%i... a d .
loolno, 1 IIII, rh ur
I I st I
1.in II- lit i" -l. I1c i1,or1 iiiti ;\nr.~ii i-. i.'



SYt-il (St I dc- A. iv IJI tLI ii III Iti
mori ale co miirit hI. mi I iilnc- IIi d in tuilu -

7.doitit iii 1 ?


ad m i1\.' It I fkt I .I t-ltal IN Ill, I
11011,11, filll I III f:.i ..k 11 .1 s~ lll~ l~ '












RIEVUiE DE LA ii'IT?. 1}ELI*;GISLA (IN


8. La.a cu'rattlit des p Jiu dviit-olle0 21.1a. SLII pus .I* mc' I-tit-AIle uMioit
totiv at'ii 1? misE ?
S9. La rechlirelic de ]a paternitdM 'ii* '?.A quciM rcoulb-iit I22At-iisuurfletc
viWntAe=le cigez Pes peujiles de 1'ANmOii- No-.. ii~ive-; iIitI' Iii iii' 'iiaux\ e leut's af-
ctle latine? diuens?
10. La lul iga SAW Whre'latians jt;ii- 23. Comment devia itre iiicdlllte La
miques dme-; c IiALI' ns paP I aichhagr dul ci ii du I.'n1i' ln itarisme public ou
prieai e itle (tant Ixe. lt-m- donii- du p'idular 'i iat i
tIII ill. c Ci ii ui L-,I'lm dP indi ince 2V n els -mit it:--. l i enps dcdd(ect.-)
ip'~lAIIt' i ii ACettfe ji4A?* conti'e la iwiiin-iii i I,- itTI'LIG 01.1 MC-16-
11. La validitti' quant a Ia Iui'nli -ii mna- :ia;iqu 'c
iiage ct-lebmi' dovarnt tin agent lillioma- : E-r*.h r.gulio la i
tique itLi cvuflnulain:. daev'amord 'ii lit c' vi.ec.l4 idie si 1) etris qui noe sw Scint
Ir'gi-.iatiotn Ie.sptevive de-. doi i'-. di0a- jIoy" A jim .I I vceiiU K A*.1i-.-aci,'o et ns so
Wi-, deuix pain W-s 'lit raeui it(--- aI i a t~it III --0mi pa-s uai,
cnt a I'E~tat Itintdipent 0 I galou Qj NO26 Lo (ipoit.ronauan pett-il continued Ai
(co01Slata. dit- t& We VMiU.- ? in-iilestra'aii do codification?
It. Le sytenicrne do Miiapatilt alsi ue 27 [.ait Iw rpivs ap l. dont lm-_-
do la in.- e mriioe e-,t-il adIrihik V. IILI tie. 'I -d iii t te popu ialtun; cit 1Ilie lpiyi-
hicri I'eteniidue dle csap.iviti dilot-oll, iI pa IIlent -,t Ii'itiiiigr~iiuii. p)CUi-61t
Owtre augnientt! e -an- piej liite tie Iiicr- naintenir Ic rii i I aiA du '-a iiiag-c ?
veiinion anaritalv? 28. Dans qullles conditions l'hypoth6-
13. La survenance d'ujnegigerre e[tro T u' iu ititelic -ati aii0 aux OXigeflICs
nations aninule-t-ello le' traitS ant&U dqi cvin-dlit rt-'? -
iu emlit fait- itre ies 2 Mi. El'abseonce d cmntrat anW-iup-
i4. QCItiCt--ce il'.:in diit entendre par tial, oejt-co It. regime do la conimuriinte
titi.I c'inc~rci quols on -on! h, '.- Ides cns qui ii Aii prAevalir ?.
mtii~ t~i 'ii-.utu I-. 11 Vt'Iit S-. t 1,.' 0-An- :10. Ilait I i c e rdg-imo (IQ, Ia iiti-iii
AM ms'ii a obvert, ier on'u va-- dit veitti Ot i--.aii, it-onl jirmetti par ~-i-!
nII eas tic citiittii d. t-''iui*~t-. j.I tctule ddei ciii(-i' W dub-rik d IWilllh-ibtsF-I"'i
gwai He~to d'tun (tat It.nq 'i-ir-. d'idijiii-iron en mtroe
pr rade nn Ivs jwrit nior-- lili
In ~ dc- Italtt1-- Wivo itt 'im ~31. )ans los obligatio-ns civilos,, conil-
priilpo ? -c vcii v nt-jil p 'iiiI ii.I d'ahilir, lIa 1-6
Wle.ie. ifL'ju thiit y;iimiflte duii gtmo.'!i\'i-n- I'p 0 ,1
ectnnt,-i dul do III i-ui iIiy.uiitiu' Our. Ih. Anjdt W 040pno :i- do-









des ii rs peiv uut-cfi '- Iv-ittLi m -i-nh- -a ~iunut ti do lin t'u iv iuen i- ,i**
'ILI( 1 ;II Ill'inc~. l '.- '1. 111 11~11' ."t 'I"I'( I~
1-0rli ii'Ii '.11' (JUV, LIZ-111-1 Ct- 1I.. 11( )111 )) 111? ~lllt Ilillllll

S me. uI', r puis e incurv 04 im--mel., I I11I.

I abri do la thine rI(lrl;.. 'ttl%-IIii1l Iri!1;1(Ilfi I

lvllti tIL11 10.11' tT ;-itI-Ik. I _dl ilv :1 ,11 lf- ~ 1-
aIIo'': it, t-t jur io- '- b-11 Aln' 'rillut. :t l;1.1%age
I rcm ljiti,-I I I III I i k ; I% I It I I I'chIt l-1- -h 1111 lt. Il i


ril'uh;I11t, dj plinfl
pari, n I I i:I













REVUE DYE LA SOCTI1fl' L)-: IA*:C;1ISLATiON


35. Quel estIc1 ineilleur N li-ii eftp'n I- en.face~de 1d1 fin lii laqi ielh' eles dloivic1it
Lentiailre a arloipter dawn' le.- Ipa'v 'Cid- Vc41n duiirc
Sin 'ricain..; ? Quell e est la mn I I-'iIPLI- 2. Q'nte If relati'in qul lien
S:ini;ath.Pnii pratii~lue _et -cifnti ilique de'm en-ernhI- Iin-dru'i i el IY''J mafi'in :'I la
1otablissemens plin it' 'ieicIe., ei irgalH liCh sociologie et t la nlo' laIe
la situation [Jlh %iA1u. ilQ0 It'in tlaIrnInI l;t 3. Paii;l- h'ippoirt, Fi n trioition ot
'jes d~tenus ot aux oiiliti's tle x-exe I'Villu-1 ation w relient-ellosau chlnix d'une
'fige etd'(Sducation 'ihNii lii ict In ul I'C? proI-i-iii
Quelles sont les I r o en tn It. S. En IjiLtA vi_--i-f(. It
po~tri; pnitenn(Apra''etl escc lll oil t- C(Are'- tr d wie OI2cai-:
vent Wtre orqanisis ces etablissemens? elles quil I~i i;Iti'c Hint I'Mducation doi
Quelles esp~ces de prisonniers doit-on la t snm soient assimibes h N'niustrue-
leur onvoyer ? tiv'n Pt ;I IlII'f.ItirIi de I'lloarfme ?
Lespeines imposes peurvent-efles iltrf' 6. Si la plig-l it (-,t lint -Cielim
gi'~a\ ti -~par* la Ijll'isitatimii des con- teL-.lle spnt sos lois ffi ,iianltin Ia'-. ? Si
mnle e--t 't I A ii u i art stir quels -i (Al
Quel doit etre le traiterent 1I-Abl des Se Iil 'it 1-, If gles ?A l'unw] ;In I'i-
vriminvibz qui-,-tlns Oetre affect~sde fe lie ti i- p. 'nillt do %1. i0ti.l-t- -'-iit les sCienCes
ere (jU i Liii ri~-cnl IIf- ii 1ir1 les plus
f-econnus irresponsables par Firnlflli.iii -l i-s*n-.
lie manies transitoiu'es on pal' influence 7.Lrioll Iiiii te I'tat en I'aveurde
.ic psychoses floctionuelles ? Doivent- i'ie' Ii -I-0lI I; indispeii- Mn'le
ils Atre stiquestrds de Ia communion so- quel 1 It- p~ini'iaii I,,IeCinter-
.'iale ? CI ttt-. 5l'qu;t4ration doit-elle treo v- llin Idl I IEIat *
I'aite dans les hospices d'assistance ou I. Quu 11lie lIliII ill l11i t ii npi'Oidndre It,
dans li'-. ttaIlII-eivnli I-), llfitIil lan dJtull S Ii'luS prinairo'. deIII;m
86. La 'ikii t' ;I--eli.' Lnil droit tutt..lajlrtl quo I'(L ve soit i r'-t it 01 t-AdU(1i.i1
sur 1'enfance abandonnPe. nI ii lt dans le sells do lafin qn1*il '-;ke li*.ilo- ?
leoxistnece des parents? Quiel i'd- Ic 1-- 9'. Q1.il'ili ICS 'lit los -OZ r r 'tI; l -nei-
"gimoh all'0 IjrPour t'u111arceil'~ 'i'tl-l~j- ,wen'ient, I(Ini convivnink'rit 10' Ifli'll\ aIIIX
pee et pour i'enla ine criniirwiinll.? 6 _oles -primaire~s ?
10. Comment adopter des mrlr, i c-. iid'
mulation dansle. d e-t iiinaimivL- ?Qtuek
SOUS-COMMISSO1N DES -CIEAI.I I t 1." 1110% I'.ll
PPDACOGIQUES _
11.1 ,a diveetilslntic (`vldel- primala I ro n of
Questions pour les sdauoes p16niWres diu iilb'', II' it-li' ti1' l'llll,'t
Congres
1. C"m nil.:nt ii'i t-on compu'endrc IY'du- e'icte do' I 1: 111 atlilli Ill! l'enlance eost-elle.
c'atiou civique et morale et par quels- One rais'ili -411' -:110 iih''ir 1.1111: lIltZatli
inoyens doit-on la donnor ?
2. L"iii c-ifl`l I primaire et 'Il'liga nilc
Loire t'-i-il Jl.1c' ct corivient-il ? Qid 1 0: La. caissa d1 cl:tI',l
:3. L.v I ii l' Iii- I 1intei nat dans les Ota- ll'iIlIlil' ;
J I~ : nieni.'Iit Ost-il u'i:-it il'-n avai
l;i~IlIt' '.i tages Li I*''r%(i-iiic~nviict

seoS SO'M dans les, 'c1,:d.II-'il'i-.n 11' oll l k
-oignement ?9 e. 'i' 'iiI I', l n I
5. Convient-il quo.1 i vt J.- Iwl 1'ensti-


Questions pour la section
1. L*ICtt ucatio n~et Fill:A'1114ti-ill c'-f-resr I 'll 1-11., 1111 t, IOe t M PSl ?
pondelt-olle hl~tI iliillioiini 17 Ian dceleiar

''lale?2QiI(ue 4"_ l'- our %''ijtalIli' naIii gII'mI i 1


kl.











REVUE DE IA SOCIETE1 DE LEGISLATION 47


Quellessoit les c ir nluenicei-ogiques cation paut-elle so passer d'un ensei-
et n,'cies-airi.-- de ("e principfe gnement philosophique-conplet?
18.A quels principet-doit-on subordon- 34. La democratic a-t-elfeun ideal au
ner l'organisation de Iens-eigr.nim.nt se- piint de vue de ta g6neralisation de Pen-
condaire? seignement ? Quel est-il ?
19. Qu.l caractere doit avoir .'cnsei-
gnement secondaire pour Ie sexe femi- CARNEGIE INSTITUTION 11 Novembre 190'
nin ?
HANDBOOK TO LEARNED SOCIETIES
20. Comment dilt-on organiser I ensei-
gnementsecond ire pilepoUrlese.ie ,iin LIBRARY OF CONGRESS,
21. Doit-on accepted pour la matricuile WASHINGTON, I). C.
dans lescours superieurs les .I1..lri,.rs.- tats-Unis d'Amdrique.
examens passes dans des 6tablissemensi
particuliers d'enseignement secondaire A M. le President de la Soci t6 de Idgisla-
dont le personnel enseignant aura .tO tidni de Port-au-Prince.
16galement habilit ? MONSIEUR,
22. Convient-il d'assimiler les institu- L'nstitut Carngie rcmmcnt l'nd
tions libres d'enseignement aux institu- LVanstitut Carn gie rec-mment fondt ag
tions officielles as on dans le
En casd'affirmative, quells sont esles onlesrct er.-i'.-originales et-'i,.iliiluc-
ditions qu'on doit exiger des premieres ? etd'en publier et distribuer les resultats;
23. Quel esl 10 caractere et l'Ytendue prepare en ce moment, sous ma direc-
de Penseignement technique, ainsi que tion un manuel bibliographique Hand-
des ,co1esd';ij'..li..ti1n ? 1 ":'k to learned Societies and Institu-
214. Queller.-t l:i nriril l.inri,- organisation tonss. .
des coles noiinales ? Quels sont les mi- LCe manuel est destined i contenir dos
thodes et les programmes d'-.r-i,.e-- renseigneinens de grande valeur, non
meant qu'on doit adopter dans cos insti- seulement pour les bibliotheques, mais
tutions? aussi pour tous ceux qui font des recher-
25. Quels sont les moyens d'assurer ches. Les renseignemons out et6 jus-
la competence des professeurs ? Corn- qu'ici difficiles ai obtenir; et I'< Institut
ment leur' ;.'ar Itil l'independance nces- Carnegie ,, faith appel au concourse des So-
sairo a l'accomplissemcnt co leur mi- cietes savantes et des Instituts, dans le
nistire ? I but d'obtenir' des informations aussi jus-
26.La nomination des professeurs tou tes que completes.
1'( I -'i.:li n l-i, lnt s lii.,-i. par concourse Voudriez-vous avoir I'Pobligeance d'en-
S 'on, doit-e eapar tni a t- conogru- voyr( en queique langue que (c soit) I
ou n0on, (lOit-ellO al)l)artenir a-tlX C01l1'r- 1.. u.
g'alions ri-.. i\' o l ddpendre ,- I'adresse ei-j, .i t. I1.- informations men-
mnnt du cloix du n t qui tionnies dans 1'al ,:11 i-,l ,;res, au sujot
hi SociWolt on (. k1-.1 liii. dont VOus
iche i-i : parmi ceux proposes parl doe la oet ou t lnt ll t v
- .sI:u '~ i "n 9Otes ( e repleserttant.

versitaire1 s ? mum11-1 ( d ai ni'risPires a
native common l Brisil, y a-t-il La:n' i Cue aussi l'ordre dans sequel tous all'1-
-: I'anise: tion des Univ Y -i pa' ls ons lles recovoir. Si toutelois, vous
et. -i 1ii ,lit I i ? aviez quelques circulaires, manuc ls, ou
SDe n 11' i l .. i'Tnnivrsit6 po.ut i ipn lii. donnant (Iolque autre infor-
SIc oua l a 1 ni ii,-r0 l a a'ili .sa t surt- lati S Soci6et- ou l'Institut don't
e110 itoncourir A ai oulturo g narale?
30. JusqIu'ii doit s'tendreo Ia f'.I .i-li- \ ua et es membre, et- qu vous p.issiez
30. Jusqul idolt se re 'l ll nous les fair pairveni', afin ido -compl
tion des Pouvoirs publics dans les eta- ter a collection de iivrcs a1 I' -institut
blissen, -.- arti:til,.rs d'inst'ruction pi- C i ous ..a,,hi-ri,,n-, cot acte
ma e, ,:.I;.ir t-t ,' II' .cIIom con e une 'avour exceptionnnelle.
32. Q11-.ll; orientation liil. ;-,|lil,.ii'. m
doit -livi l1. 'r;'ignpement 1.1'r 11iI'l Recovez, Monsieur: mes salutations
soit -II niu.1 I' 1t: ,in universe ) et integral, trets di-tirli ii 'l-'.
theorique et L ''''- -i.i i.'l, it tolus ses H. PULNAM.
degreds -
33. Al t ;'int I..r 'i special T la f'-'ma- Les r. i~ lurnL.i!,s demands ont ete
tion de l. \ i il. nt, et du .:*.!'-I.! '-. I-,.'*l envoy'- LI l'Agri 'e 'hi rge- de la prepa
_' v "




Mta 71


B1EVILE 1E' LA sociIKTF,: DEP1IISATO


";
~iJi.

,.


1~



Iii.



2 ..




P
I-


ration du a Manuel des Soci6tts et Ins-
tituts ,. Comme ils peuvent servir- i
d'autrs demandesdu m6me genre, nous
croyous utile de les publier ici.

Renseignemens sur la SociCti de LIgislation

1. NoM: Societdde L6gislation de Port-
au-Prince.
2. SIEGE: Au domicile du President de
la Society, actuellement et h titre piovi-
soire au nA 65 de la rue des Casernes, on
I'etude de M0 Maximilien Latorest, mem-
Abre du Comit6 do Direction, clair._-' do la
presidency en l'absence de M. Solon Me-
nos. President nomm6 pour l.'exercice
1904-1905.
3. CORRESPONDANCE: Le service de ia
correspondence est tenu par le Secre-
taire-general. Lamartiniere Denis,
juge au Tribunal de Cassation, rue du
Port, N0 45.
4. OBJET: La Socidte a pour objet I'e-
tude des questions de droit et de juris-
prudence, l'examen des lois haitiennes
et des modifications i y apporter, la vul-
garisation des controversies juridiques
et 6conomiques ( art. 4 des statuss.
5. ORGANISATION: Elle se, recrute par
I'dlection et comprend doe mombres ac-
tifs, des membres associds, des mem-
bres correspondans et des members ho-
norlaires.
Les membres actifs ot les membres
associes sont nommes t la majority des
voix par l'Assemblie generale, sur leur
demand, produite it I'Assemblde par le
Comite de direction. Peuvent 6tre admis
en cette quality tous ceux qui, it des ti-
tres divers, justifient d'une longue- prati-
que des questions de droit.
La difference entire membres actifs
et members associes tient surtout a cc
que les premiers sonit astroints a une
asiduit6 plus grande aux stances, oft
sont discuties loes questions porties a
I'etude de la Societl ou ayant trait aux
intdrits communs. A ces seances, qui
out lieu reglementairemtent une fois la
semaine, los membres associes. ils y prennent part. n'ont que voix con-
sultative. Its in sont pas d'ailleurs lenus
a la cotisation d'.ur r( ~ .l.|' ilII clhaque
membre actif doit verser tous los mois
et sont quittes envers la caisso s.ociale
quand ils out compt( I'npport slatutaire
de G.10 et payd( lefrt abonnement an-


nuel a la Revue de la SociIel de Legisla-
tion. A la difference des autres s,'-'ltai-
res, les membres actifs contractent, oti
oitit',, I'engagemcnt, lejour de lkur r'-
ception solennelle en seance-publique,
de lire une etude ou de fair une confe-
rence sur un point de droit, d'economie
politique ou de science social. Jusqu'a
ce. que cette, reception ait eu lien, ils
n'ont p s voix deliberative.
Lesmembres honoraires remoivent
ce titre pour services rendus b la Soci6t0.
Quant aux membres correspondans, ce
sont ceuxqui, rdsidantailleurs qu'a Port-
an-Prince, tiennent au courant la Societ0
par des communications p6riodiques des
faits qui peuvent I'interesser. Membres
honoraires et membres correspondans
sont agr6es par 1'Assemblee: g~ndrale,
sur la proposition du Comite
Le nombre des membres actifs est
limited a vingt-cinq; celuides autres mem-
bres est illimite.
SLa Societd est administree par uu Co-
mite de direction et de redaction, com-
pose 4'un President, d'utn Secretaire-ijii;-
ral, d'un Tresorier et de quatre membres.
Le Comite, outre son service de ges-
tion, prepare ct ordonne les matieres de
la Revue, oti sont plubli tous les mois
lestravaux communs et les etudes per-
sonnelles des societaires.
On s'abonne A. la Revue a raison de (.
5 par an; le num0ro se vend G. 0.50 cts.
Chaque numero content cn moyenne
16 pages, partagoes en colonies doubles,
format in-8. On peut se pIrocurer au prix
de G. 45 en s'adre.-,luit au Tlr- O-liel ()tl
au Secretaire la collection complete. ds
12 annees de la Revue do !ih Societd do
Legislation.
Une fois au moins pat an, la ma-
jorite des membres actifs pres'usO Port;
au-Prince se former n Assemblhe gde'nrales
pour plrndre connaissance de la situa-
tion de & 1'ouvro, "iii' i,.\u\ i- les pouvoirs
du Comity, elire d'autres meml)res, nimodi-
lier s'il y a lieu les statuts....

6. FONDS: Los ressou rces ont dt6 ju-
qu'& pirdsent constit'uees par les cotisa-
tions des associes et les doll:- liu 1 ;ulli.
Au dernier Rapport diu Ti.ii r .pour
i'exercice 1903-190., la balance en caisse
eo chliffrait A G. 8; .,'.
11 est prIvu que si cos rounds, coonsa-
cres sni(ouit a assurer ta publication do
la Revue, augmontaicnt en li,- proper-
tions 'ioufticantes, la ,ncitd fomndorait
uun Rillin~thlllU' i.IIU p lill l-,' de droit-et dos


iV




..-


BEVU7E 1DE LA SOCIIi'I'Il DE LI"G1SSLA'TON


rvcompenses speciales pour les t-avaux
remarqu-uble.s clle adresses oa compo-
sesso iss fon tiipir;iti'ii.
En 189(, elle a eu l'occasion de dUcer-
ner un .ilani Prix au laurdat du con-
cours institil h a ette opoque i '1'Ecole
Nation:ile de Droit.
7. Hi-. r ;'iuo i-: L-i s) ;e.!,-t de I. ',-ila-
tion a. t0 fondee A Port-au.Prin.i',, le 29
fevrier 1892, sur l'ir itiative d'un gri II1u'
de jurists. La premiere reunion eut lieu
chez Monsieur J. N. L,'ger, rue du
Fort Per. Elle fut presidieo par lc doyen
d'age, M. Maximilien L. i'.,r._.-st, notaire,
ancien Ministre de la Justirc cl lt- I'Ins-
lion Puli.uc. L'organisation de l'Assc-
ciation, consacre dans les suatuts qui y
Iurent adoptIs Mtait I'ceuvre de M. Geor-
ges Sylvain. Le premier Comit6 de direc-
tion'etde redaction fut form de : MM.
STtPHEN PREI'S I\ ( Piosident ), ancient
Ministry pl6nipotentaire d'Haiti i Paris
et a Washington;
GEUR,.15"ES SYIVAIN ( S'f, i'6r/fi *-.;/- '/r l )
licencie en droit do la Fa_.ull, de Paris,
pourvude laill -i tatinli .l'. I..li-- superien-
res en Sorbonne, avocat -et ancien pro-
fesseur i l'Ecole Nationale de droit de
Port-au-Prince;
J. N. L(;EIR ( Tr.sori'er ), avocat et an-
cien Secrtaire do la Lgation d I aiti a
Paris;
EDMOND ILESPINASSE, avocat, directeur
de I'Ecole Nationale de (i oit; F. MARCE-
IAN, ancient doyel du Tribunal do Com-
merce de Port-au-Prince; J. DtVOT,,li-
cenci6 en droit do la Faeuilt de Paris,
avocat et ancien-directeur do l'Eole li-
'bre de droit de Port-au-Prince; I% i M\-
NUEL LEON, licencid enl droit do la Fa-
culte de Pa-ris, avocat, professeur ai 1'E-
cole Nationalo de droit (,,,,',, .
Le pr.-'- :lllrlln do la ".. ..-'- exip t)s
dalns le prel ier l ii.l '-lll'. li C vue ( 2
avril 1892~ .tait dit h la plume de M. J us-
tin D9vot. Dans le- nme numr ro figu-
rait un article do Me J. L. D lmiii.ll_.- an-
cien Ministree do la Justice avocat et pro-
fesseur a 1'Ecole N..ai, i.n;il. Ic. droit, sous
ce titre: Obserralion.s sur' la ndccssitd ae,
liir, lifift., Iii .' loi sur les /i;illit et de re-
glementer I'i/nslitul ion des liquidationsju-
,hf iniiff4r .
De Is"'i a 1905 que(quIclt. chlanlgemens
de detail ont c6t apport.is an texto de
status, mais lt caractere do la s-,iI.a,
son programme et s1on ,lr-'.I li i.-ii,,r sont
SeO.lte. les II't-rllll ,


A la mort de M. Preston, arrivOe Ie 22
fvriejr 1893 et precedee do cello de M.
Emmanuel Leon (juillet 1892) Io Comit6
de direction fut renouvel6 comme suit:


J. N. Lqgcr,
Georges Sy'lvain,
Aug. Bonan't,s
Justtin Devot,
Ed. Lespinasse,
F. Jall' liii,
J.. J. Chancy,


Pr(~sident;
Secrit'aire-gn ral ;
Trdsorier;
- membre.


NMessieurs Ed. Lespinasse et F. Marce-
iin ayant 6td appeles en 189 aux posters
de Ministredes Relations Exterieures et
de Ministry des F:nances, MM. Th.oby ct
Louis Boano les remplacerent au Comite.
En 189.3 M. J. N. Lger alla representer
la.Rppublique hiWashington et fut rem-
place la presidence de la Societe par
M. A. Thoby, ancient. Ministre do 1'Int,-
rieur, ancien Ministre plnipotentiairc a
Paris et h Santo-Domingo. M. Maximi-
lien Laforest dans le meme lemps prit
il..-- :1t Comite directeur. En 1897, c'e.st
.f. C:lli.l qui ai son tour passe au Mi-
nistefre.
Le Comite est ainsi form :


T/' ,.,/,; ,
Sqrtain,
-onam)n ,
Ed. Hdraux,
la xrimilien Laforesl/,
J. L. Do)mniq(ue,
Louis Borno.


Prisidont:
Secrktairc-.g ii'ral;
,rrdsoriotr
rnembre


M. Thioby mourt le 7 aouit 189): M. La-
'orestlui suceede comme President, avec
un Comite, c.mipo.-, de MM. GeorgeS
Sylvain, Sr i't, ire-i-; -r r,,al ; on amy,
Tr'sorier; J.. L. Dominique, Ed. le'rau.:,
Solon nMeos, Ed. Lespinasse, membres.
Les .Il .isi n du 2lnovembre 1901 modi-
fient come suit la direction de la So-
cit6 :


Lespinasse
J. Bouz:on,
lr,,,,t v,,, .
Solon Minos,
J. L. Dominique,
Ed. Heraux,
C,,,,,ill,' qu-ldni


President;

'I'resorior;
Ifeilwo-


Aut bout d'une anade d'exorcico, ce
C,.,mi- :i2 ddcemlbr 1902) fait placo ae un
autre:


Solon Mnoxs,
F. L. Cauvin.


PrLsident:
Scr'dtairo.-g-nrnl,` ;


/A .


--t;r5i--~;~ur~n-rr--
s







-. ^ .


i&..^ 5 E DE -A -"t WO ,
50 T UE DE LA SOCIELTIE DE LEGISLATION
h ----- o ,
SEd. He'rauxr Tr6sorier; nations litigieuses, contracts, projects de
1Maximi/lienLaforest- membre lois, etc.
-. Georges Sylvain, i,
A. Bonamyy, E Enl89i elle a etc charge par le D6-
SA. D)er, partement do la Justice de la publication
du Bulletin des arrets du Tribunal de
Aux 6lectionMs (du 26 frvrilr 1902. M. Cassation. Quoiqu'elle ait conserve une
Lamartiniire Denis a remplac M. F. L. independence absolue vis-i-vis dos Pou-
Cauvin, et M. F. Baron, M. Bonamy.C'est voirs Publics, elle figure dans.le pro--
le m6me Comitd qui admihistre aujour- r animni:. l,. ce'rmoriies oficielles cornm-
Sd'liui la Socite6. me une corporation reconnue par 1'Etat.
SCc qui est sans doute une fac:, i pour le
A diverse reprises la Sociate de Ld- Gouvernement de lui t(.m.,i. in'r I'estime
'. gislation a eu, i la requete de MNM. les oii il la tient.
*.-, Secrttaires d'Etat, a fournir des consul-
o stations au Gouvernement li;itioni sur Voici la liste complete de ses mem-
Sdes1 questions d'inturiet general: recla- .bres:

Membres actifs de la Socite

MM. Solon Mnios, Docteur en droit, ancient SecrCtaire d'Etat des Finances, des
Relations Ext(rieures, de la Justice, ancien Batonnier de l'Ordre des Avocats de
Port-au-Prince. Lamartinicre Denis, avocat, juge au Tribunal de Cassation, an-
cien Substitut du Coinmissaire du Gouvernement pros le Tribunal Civil de Port-au-
SPrince, ancien substitute du Commissaire du Gouvernement pr6s le Tribunal de
ai, Cassation. Edmond H-iraux, anc:in ,'pute, Jugo au Tribunal de C.i--;tilin. -
Maximilien Larorest, ancien Sec:retaire d'Etat de la Jl-ii.- cot de 1'Instruction Pu-
blique, notaire. Georges Sylvain, avocat, ancien CleftdeDivision a la Secretai-
Sreried'Etatde i'Instruction Publique, Juge au Tribunal de Cassation. A. Dyer,
ancient Secr'laire d'Etat de la Justice et des Cultes, Doyen du Tribunal Civil de
Port-au-Prince. Flavius Baron, Juge au I i bli.tl de Cassation. Edmond Les-
pinasse, avocat, ancien direccteur de 'Ecole de Droit, ancient Secretairo d'Etat de
la Justice et des Relations ExtOrieures, des Finances et du Commerce.-Auguste
Bonamy, avocat, ancient prore-seur a I'] 1- de Droit. ancient :Batonnier de l'Or
t dre des avocats de Port-au-Prince, ancient Secretaire d'Etat des Relations ExtO-
rieures et de 'Instruction Publique. F. I. Cauvin, avocat, ancie.n Secertaire
d'Etat dte la Justice, de l'Instruction Pullique. de l'lntOrieur et de la Police Gnd6
rale. -- Justin Bouzon. arentour-gceom6tre, iplbliciste. Camille Saint-
Remy, avocat. ancien depute. J.Nicolas LUger, avocat, ancien Batonnier de
i'ordro des avocats de Port-au-Prince, ancien depute, E.E.1 t Ministre Plhnipoten-
tiaire ld'Haiti a Washington. FrOdOric Marcelin, ancient SecrOtaire d'Etat des
Finances et du Commerce. ancioen Di'. .'n du Tribunal de Commerce. Dalbe-
i mnar .Jean-Joseph. ancien Secretaire d'Etat de la Justice Otd 1. in -: I i. i. I Publique,
a. icion Sec'rtaire d'Etat des Travaux Publics et (t1 I'A i- Lil ii .anioen P I 1.iIhri
tdu Tribunal de Cassation, E. E. et Ministrce Ipl'-il ,.-iiii,iire d'llaiti a Berlin et at
Paris. I. Baussan, avocat, ancien Batonnier de. 'Ordre d(s avocats (ld Port-au-
*- Prince.'-- louis Borno, avocat, ancien proressour a I'Ecol de 1)Doit, E.E. et
v. *Ministre PlInipotentiaire d'llaiti A Santo-Domingo. Ducis Viard, avocat,-ancien
Schef'deo Di\ i-i,,n au Departement de I'l -ii tii in Publique, Sous-lrnspecteur des
Ecoles deo a Circonscription de Port-au-Prince. Herard Roy, ancient S.'l'.tair,-'
d'Etat des Finances et du Commerce.-A.Poujol, ancient Cl i .-I d'affai;.- .dl-laiti
It Santo-Domingo, ancient J.l'-pult,.', Ju,', ~on Tribunal Civil de Port-au-Prin-,.. -- FEm-
Smanuel Etihart, avocat, ancion professeur a l'Ecole de droit.-- Jir-mie, ancient
T.ifdputO, Juge an Tribunal de Cassation, ancient SecrOetaire d'Etat des Reloiit c-1
-Exterieures (t des Cultos. LOon A .ud.i in, Docteur en Medccine, Doyen de la l1y- -
clinique Pian, Directeur de l'Ecole N-ationale de Medecine et de Pharmacie. -. T.
Laleau, avocat, ancient sous-Inspecteur des Ecoles, Chef de Oivision i la-Secr6-
tairerie d'Etal de la Justice.



-' 6




~~.IM 440.7






13EX ilK 1E LA SOCLIKTkE DF:IK .1lil~-'rA VIIN


Aneiu bI)I'eS


ASSOebitfS


Ilugon Loetmhud, ancient ,ecilotaii-t c ti IiII.taia .111 ju ticot' tI 111- u:t.lt I' I
dui Tribunal de 1a- sati ion. -- Jim-tin Wt caI. a% oH'A. Mncelt imi~d -sne a 1 lob.lb

1)1 recteur (de I'Ecole de DrALt. LDeni -iaint-.xudit'. a'(it"at. C.cpnfll 1imh-- 1111 Guit.
%yernernte f pris le *frihiini Civil do PoWMt-dO-Pal,0 Mmiiiat C:ila u. a i. D-
put;6 au Cc 'ip' I.'.piIatii'.


MEMBRES H(O)\ "I nI;ES ii: i D L i:SMik 4i'
MM. P. Mi. Apolion, Aniieirn Se'rntaire_
sUEtaf del'lnstruction PIblliltllt'. Ch. Wey
mann.

MEMARES COIRRESPONI)ANS,

Cayes.- C16iicoui Ldon, Avocat, anbri-k

.aotrle E. vI3 an. DIu en du TO-
bunal Civil ; A. hnmrnayr'ac. publirikteo;

sair~e du G.,ti% G.,I~II~- II; ~ Chassagne,
'avoca ancient Comnmissair du Gouver-

Crul,-11iu jt,,i R. 1. Durand, Dins( uit 'i
I I'FEv- I It I ii-io tit- Diloit ancient Doyen

A(ihII(A11fl' A1 4c. avocat Murville F&
&t-ile. Mt.'l~ail tiktat do 'Imnstruction

J. B.N. Desi.'wches. ailtl ii i llao-l, li0





Go-naives..- H. DM"sei't, avWcat.

M umt -0 16ilik-1 n..1


131BUCTIGRAMAIE





chiure :

Dan, --in Aceiid-looil~ll),. I'au tl-LII' Nli-
no:nctt aU IIL1IIIIi ll-lk ''c' WIX"' "'' "


ni._vdel. li~ (to l;lll 'Ijl 111111 '14~111(







10 1501IIIIIj~ l~ ~ I11. -1j 111 ter-ll, Vll lll Ill.~11


'd,'Ilailiit ktiifoli Q UM M ali-k-li l. -.11-11111
C. Vilk-ta ; _11 N ;,I,, i 1 n n.1 iiiIi-o 0 1I.JI w i titfle

I lkliti i Lon


. *.- ri Hsms


-41












REVUE
DE LA


SOCIETY DE LEGISLATION
Paraissant le 2 de ch.aqDue IVEois.


COMITB DE DIRECTION ET DE RiDACTION,


Messieurs:
SOLON MENOS ....
LAMIARTINIERE DENIS
ED. HIERAUX ....
MAXIMILIEN LAFOREST.
GEORGES SYLVAIN .. .
A. DYER .........
F. BARON ..........
I -------


PRESIDENT.
.SECRETAIRE.-G]'ENERAL.
TREiSORIER.

IEMIBRES.

r- A5e -- -


SSOMMARE


I. StANCES DE LA SOCITE' ;
a Reunion du 18 Janvier 1905: L'antichrse et
I'hypotheque sont-elles permises aux Otran-
gers? .. ....... ... ...........
b), Runion du 25 Janvier 1905: Suite de la dis-
cussion et vote....... .........
c) R6unioni du 1" Fevrier. 1905 .........
Ii. ACTUALITA e Article .. ...........
Iil. Projet.de Convention dominicano-americaine..
IV. Bibliographie .....................


.M. GEORGES SYLVAIN.


ABONNEMENT:
PORT-AU-PRINCE: UN AN P. 5.00 PROVINCE: UN AN. .. 5.50
LE NUMERO. .. P. O.50

Tous droits de Traduction et de Reproduction rcserv's:.
Adresser la Correspondance,
chez le President de la Sociedt, rue Raux (ci-devant Bonne-Foi) NO 49.
IMPRIMEIlE DE L'ABEILLE.
116, Rue du Magasin de I'Etat, 116.


:


PORT-AU-PRINCE ,


12e Ann6e. No 4.


Wars 19C5


,- "*" "* .. ... .... -' -'
..












REVUE DE LA SOCIETE DE LEGISLATION


SEANCES DE LA SOCIETY


Rdunion du 18 Janvier 1905.

Presidence par ii, irnm doe M. .f, i mi'i.-

Prdsens : WM1. Laforest, Heraux,
Bouzon, Viard, Jderi'ie, Laleau.
E En 'absence de M. le Secretaire-
g6neral empichl lecture est donn'ec
par M.. JOrkmie du proces-verbal de
la stance du 11 janvior qui,.sous le
bdn6fice de quelques modifications
de detail, est sanctions Ii ir la r6u-
nion.
M1. LE PRESIDENT : L'ordre du jour,
amene la suite de Ia dli-'ii --ii: du
Rapportde notre collhgue L:li,:-i.
M. HifHAuX :Notre coll'gue Sylvnin
daiis une comrunicatio;I (lu'll nious a
adressde. rous faith riemaquier que la lis-
te donneie patr Particle 429 tdu Code civil
des immneublespar l'objeti :p;iii I its s'ap-
'1il 1l'.l' est incomplete ;ef, 1oi turdttoiermil
ne Ie ,:~i.~:~i ,! 1) ,1 .q I. ,li ion del'article 6de
la Constitution I p lro'posedo lacom-
pl. teren y a;i :,il i : l'us t'in l ,.-. ,. .... .-
imnmobilires. le (Jvoit d'i sagesulce.sme-
mes chose&., ledroitd'lhabitationr, ls ser-
\ il l1e-, lesactions immobiliires, I'hypo-
' hi'-,1u ,'. l'em playteoseetl,,Iii.i .. i,. -
J> IIn tlf '-I(. nullement la tlih orie
-,",ul:. i I:i iin' tre college Sylvain,
cetto tli..:'. I' I: iu conforme i la saine
.doctrine et .reposant sur la jurisprudence.
des cours. et tribunaux, qui ont eu, en
plus dl'un- rc ':l i l. .'i -. I'rohoncer sur
ii-- I ', h's ti- i 111 -. l,.I \ .,. plropo dp
I'al'|, ti.,l, ,1,..- I ;rli:-l,. ;.".) du (II CodeC i-
vil M ml--. n ,lii...i i.,.u- diff'eronsd'o|)inion,
mon college Sylvain et moi, :'. -1 ,laii
I'.'ii'irm ,- jti,.,l q, .'iil fail des ,1 -i. jin-i ,.-
biliers appeles i complete li ii-i C.ta-
blie par cet article,
.Ainsi.je I.In-.r qu'il en i':1lrait ex-
cli.i I /'iiypjl,:i)'qfU. t itntichrese.
I.*articlel 181 dIu Code civil d finiit bien
1-.1i potheque : ,, In droit reel sur les im-


< meubles affects '5 I'acquittement d'u-
a ne obligation ,.
Mais s'ensuit-il que ce soit'ltoujours
un droit immolilier ? II y a lieu de dis-
tinguer. Qua lihypotlhque serve dC ga-
rantie :t des droits incorporels immnolti-
liers, o1 caractere immobilier nie sauriit
lui itro refrsd. II en est autrement, lors-
que t'obligation A laquelle elle se ratta-
che est une creance mobilibre. L'iypo-
i thique, dit Dalloz, est un droit itcl, en
c ce sens quo 1'immeuble hypothequ6
Sreste affected en quelque main qu'il pas-
Sse. a I'acquittemeht do la crdance- dont
Sello est la garantie ; mais ello lll'iii.-
< pr' I .'',-i ni-ri des autres droits reels,
. en ce sens qu'elle ne constitue point.
come ceux-ci un droit de proprite
( ou un dhmembrement de cc droit, et en
Sce que, part consequent, a la difference
n imm.6diat du droit du reclamanc. sur
( 'Lii i droit. s'exerce directement,
S'u ii n In .ilI. hy potlheq u n'est point I'ob-
( jet direct du droit du craancier .lypo-
i thecaire, mais seulement F'interme-
Sdiaire par lequel ce droit se realise. II
Ssemblle done exact de dire avec Mar-,
:1. cal que l'hypothlque est un droit re-
Sel, n'no point en ce 'IV'I1' a te carac-
t tere'vritable d'un ju.s in re, 'mais en ce
u qu'elle conlere 1'action in reim.
11 ne faut pas, on effect. perdre de vue
quol'llyl' lhihri Ii.' nesauirait exister part
elle-mime ; ello a necessairement pour
condition ot pour uondement une obliga-
tion principal qu'elle est appelee a ga-
ralllir, le plus souvent une rciance d'ar-
Sg.nrt Ell en est done l'accessoire. Ceci
dtant etablli, nous hous trouvons on pI'-
sencee de la regle quo 'aecessoire suit la
nature de la chose principal et ne lui
done pas la sienne. II s'ensuit con,'e-
quemment que. liyp'th'itih', servant de
p.1ia ,ti a une croance d'argent, a un
c;ira,;l,'r,' (.- _.i.l: ti, l'l l ,, iitl ii,, ,>l. h ier.
iC: n.- .-ilt -' avec la dernieiie t violence,
Sselon nioi'deos dispositions de l'article
432 du Code civil, 1i i I"'Ir'n..t: ( sont
mil:'l ipai'r la ,lI'-termin lion de la Joi


, 7.;t. -


__


'I I-












54 REVUE DE LA SOCIETY DE LEGISLATION


les obligations et actions qui ont pour chrese n'est nullement translative de
objet des sommes exigibles ou des effects propriete. Li poI'-'A:'"-n qu'elle conf6re
mohiliers ,. au crdancier antichr(siste est tellement
Quel objet immediat le crdancier hy- superftcielle, selon 1'neorgique ct origi-
polhiecire poursuit-il en faisant execu- nale expression de Troplong, que le
ter son titre? N'est-ce pas la rdalisation fonds n'en est ni touclih ni penetro. Elle
de sa creance? Etya-t-il similitude en- n'dtablit, en effet, de ralp-ii.rt degaux
tre unetelle action et celle qui aurait qu'entro le crdancier et l3 dediteur et
pour objet la revendication de ]'immeu- n'est pas opposable aux tiers. Elle n'em-
ble ? La negative s'impose, il me semble, pechepas des servitudesde prendre nais-
sans hesitation. sance et s'etablir a c6t6 d'elle et ne met
Si nous consultons la jurisprudence, pas obstacle a ce que des usu'ruits se
os1(I verrons qu'elle partage cette f'aon constituent sur elle.
de voir et qu'elle ne fait pas faute d'ap- Et, lorsque le bien dchappe au dkten-
pliqlcr les consequences decoulant des teur antichresiste, ce dernier n'a aucun
principes.que nous venons d'indiquer. privilege sur son prix ot c'cst a ['action
Prenons, par example, lacommunaut6 in factum qu'il devra recourir.
Idgale. Nous savons que son actif se Ne r sulte-t-il pas de tout ce qui pre-
compose. d'apres l'article 1137 du Code cUde que l'antichrese est un droit mo-
civil, de tout le mobilier que les epoux bilier ? Et n'est-ce pas en raison de ce
possedaient au jour de la celebration du caractere qu'il n'est pas susceptible
manage, a titre de succession ou meme d'hypotheque, comme I'emphytdose et
de donation, si le donateur n'a exprime P'usufruit des choses immobilie6es ?
le contraire. N'est-ce pas aussi parce quoe 'antichru-
Qu'arrivera-t-il si un heritage compose se est considered come un acto d'ad-
exciusivemant de droits hypothecaires, miinistration plut6t qi'un actor do dispo-
venait a choir a I'un des (,poux pen- sition que le maria, qui n'a pas la capa-
dantl'exiscence du marriage ? Cet heri- cit6 d'aliener les biens propres de sa
tage viendra-t-il augmenter la masse ac- femme. a cependant la facultO do les
tive dela communaute ou demeurera-t-il donner en antichr6se sans le concourse
proprea I'dpoux qui y aurait droit parsa de colle-ci ?
vocation hereditaire ? M. LALEAU: Aux terms d( 1'arti-
Silesdroits hypothicaires dontsecom- cle 1881 du Code civil, I'hypotiicque
pose l'h ritage sent considered's comme est un droit r6el. L'immeuble sur le-
des rroits immobiliers, ils i'entrrornt luel elle porte en est affect, comme
pasdans la cdmmunaute, en vertu du ( l elle port O (st rffoct". comme
pincie pose dans 'article 1188 vu Code il l'est par les droits de servitude, par
civil; ils y entreront, au contr'ire, en I'usufruit, par l usage, par l'habita-
vertudu principle posedans l'Ft. 1187 du tion. Mais je dis que chest un droit
mmme code, s'ils sontconsiddr6~ come reel immobilier sui iq / i,-. (1ui ne
des droits mobiliers. Or, tell ost I'6vi- se congoit. pas sans un'm i droit
dence des principles que j'ai rappeles ci- don't il est 1'accessoire. Le cr(a;ncier
dessus, que auteurs et jurisprudence hypothdeairene peutquefaire vendre
sont unanimes a reconnaltre que ces l'irnmeuble hypothdequd, en quelques
droits hypothecaires font paitie de I'actir rains qu'il passe, par prdf[rence aux
de la cpmmacunautc.
Pout-on, d'un autre cotd, ranger avec crdancierschirigraphaires ou auxau-
plusde chance desucces l'antichr6se par- trescr6anciers h ypothecaires inscrits
mi les droits immobiliers? Jo no le pen- apres lin; it n'i la Iroprli,.' du
se pas. Le propre de l'antichr'se est de bien, ni un d(i:minl.ibronenr, de cette
conferer an crancier le droit de perce- propridt6. II n'a droit qu'au partage
voii' i-,' fruits de I'inmrn' IIl antichiresci. du prix de 1'immeuble, jusqu'a con-
Ce n'estdone qu'une -.impli' cession oa currency du' monantntde sa relancc,
delegation de fruits, uno simnpln nation on d'autres terms il n'a dr..it qu'a
en paiement. On mobjectera peut etre une -ummi- d'a.rgent. Si soni .l,:iteur
que l'antichrse cloiI' rl t, e 'a, il ,n t la
que Van~tichi-se c~eror (;in Wwll]a fa it des dUmolitions sur V'i'moiiuble,
possession de l'immeuble et que (s ette f des molit sur l'irmeule,
posS .--i., content le germo d'un droit il ne peut que r6clamne' un suppl,-
reel, d'un demombroment de la proprii- ment d'hypotlh.-',li. ou fire vendre
to. II n'en est rien copendant. L'anti- le bien.











REVUE DE LA SOCI1TR DE 11GISLA'TION


Je conclus de tout cela qu'un droit
qui se pr6sente avec unr caractere si
particulier ne saurait 6tre compris
parmi ceux que prohibe 1'article 6 in
fine de notre Constitution.
M. SYLVAIN : Avant de r6pondre A
'argumentation de mes deux excel-
lens collogues, j'ai h me defendre et
A defendre n6tre Societ6 du grave
m6faitd'avoir ouvert cette discussion.
Vous savez le reproche qu'on nous
adresse. En substance, il tondrait A
dire: ,, La legislation haitienne sur
certain points est vexatoire et ri-
trograde, en tant que d6favorable aux
strangers. Insister. sur ces restric-
tions ligales, c'est trahir un fond in-
tim'e de xenophobie, c'est en tout cas
fortifier dans leur position de bornes
les amateurs de murailles de Chine,
turnerr le dos au progres et desser-
virles inter6tsbien entendus du pays.
Au lieu de fournirainsi des armes
contre I'dldment civilisateur, ne serait-
il pasd'une meilleuretactique d'intcr-
preter pltit6t les textes it son profit, et
toutes les fois que la controversy est
possible (ce qui s'applique dA presque
touteslesqui.estions dedroit,) d'opiner
hardiment pour la those In plus fa-,
vorable aux intWrits strangers? ,,
Messieurs, on nous doit cette jus-
tice de rcconn.aitre que depuis tantOt
quato.rze ansque fi 'n.tiii inne notre So-
ciet6, au:une consideration autre que
cell de la v6rit6 scientifique n'a.j;i-
mais influx sur ses d(libdrations. :'il
en 6tait autrement, si la mime cons-
cience, j'allais dire la in, -rl e probit6
cessait d'inspirer nos re'li-., -,' eCt
nos votes; si on se croyait Ie ilorit
d'attendre de notre complaisance dles
avis qui ne s'autoriseraient plusdu
souci desint&resse de la science, c'en
sernit fait de notre oeuvre Otez-lui.
en, effet, co caractere sp6culatif, qui
dans l'ovolution historiqce du peu-
plie lii, iei n lui constituera peut tilr.:
un jourson n-iill,:.ir itre de noblesse,.
-lle. n'a. plus de raison d'etre !
JT'.i pour ma part la conviction pro-
fonde q'il n'est pas de civilisation
dignid de ce nom, hoirnis cell: qui
rep'l-.nit sur lerespect iiflexible dela


loi. Si la loi est mauvaise, crions-te
sur tous lestoits, pour q.u'on l'abro-
ge ou qu'on l'amende; mais nous
manquerions ala cause de I'6ducatior
national, si, sous pretexte d'en att6-
nuer les rigueurs, nous faisions pro-
fession d'enseigner a la deguiser ou
a la turner.
VoilB ce que je tenais A affirmer
tout d'abord, pour donner h ces de-
bats leur haute signification.
Il ne me serait pas sans doute dif-
ficile d'opposer aux autorit6s don't le
temoignage est invoque par mon arni
et colleague H 'raux d'autres autorit-s
non moins considerables, car ni lui-
ni moi ne pouvons nous flatter d'a-
voir invented la present controversy
sur le caractere des droits d'antichre-
se etd'hypotheque; ellen'est pas pros
'd'ailleurs d'etre 6puisde. Essayons
plut6t de nous former une conviction
en consultant le texte de la loi et ent
utilisant les notions usuelles, accep-
tees de tout le mpnde.
Je dis que l'antichrese, comme I'hy-
pothtque, est un droit reel immobi-
lier. Quel est le caractere des droits
reels? C'est de croer un rapport di-
rect entire la chose sur laquelle porte
le droit et ce droit lui-mome, d'affec-
ter cette chose, si je puis ainsi dire,
dans son individuality ; c'est, en outre
d'Otre opposable aux tiers. Que l'an-
tichrise ', touche o le bien sur lequel
elle est 6tablie, ceci result du. dou-
ble droit qu'elle confVre, aux propres
term': de la loi. Elle ne done pas
seulement droit a la perception des
fruits, mais A la retention de l'im-
mil)'blei' j3li.- 'i1 l'acquittement int6-
gral du montant de l'obligation qu'elle
garantit, intirets et principal. Elle
ddssaisit ainsi le propriftaire, qui ne
peut plus alidner son bien qu'avec
la restriction impliquce par la jouis-
sance do I'antichr6siste. C'est ce que
'Pothior, le guide principal des redac-
tours du Cil civil fradn;nis, don't
nous avons csn-irv, sur ce point le
texte et la pens6e, exprimait avec sa
clarti habituelle, en distant: ('Lors-
qu'un cr6ancier a acquis une fois le
I n)it d'.iimlii'liir'-, sUi' un l ii ('itigL' ,


!











ri;l, REVUE DE LA SOCILETE DE LEGISLATION


(.om me ce droit est dans la chose, le est une des conditions mn)mes de son
dbiteur ne peut plus des lors aliiner cortrat, n'a aucun privilege lui per
ii6i itagc qui que ce soit, ni l'hypo- mettant d'6tre paye sur le prix de
t.equer i un second rerancier, qu'a I'immeuble, a l'exclusion des autres
la charge du droitd'antichrcsedu cr- creaneiers, et ne peut recourir.qu'd
ncier it aqui il est accord. 'action in factumn, c'est-a-diro aux ac-
Done parla constitutiondel'antichr.- tions qui appartiennent Ai tout dUten-
se le propri6taire ne peut plus retire tour trouble dans sbi possession pr&-
de son bien toute l'utilite que ce bien care. Mais de oe que l'antichvrse n'a
6tnit susceptible de lui procurer. Com- pas un effect aussi Rtendu que les pri-
ment soutenir des lors qu'il n'y a pas vileges, il nes'ensuit nullement qu'el-
lt une diminution certain. un de- le ne soit pas opposalBle aux tiers.
nnw m brement de sa propriete? Elle permit au criancier antichre-
-\Mais, m'objecte H6raux, l'antichre- sister de, se payer, au moyen des
so n'est pas translativede propriete. fruits de l'immeuble, par preference
-C'est aussi le ans de. l'usufruit, de I tous autres cr6anciers posterieurs,
1'usage ct de I'habitation, auxquels et de retenir l'immeuble jusqu'a par-
personnene contest cependant leur fait payment, sans avoir it tenir
caractere de droits r6els. -omptede.s alienations que le debi-
Comme ces trois servitudes, I'an- teui en pourrait fair, mnme de bon-
tichreseest-elle opposable aux tiers? ne foi. Cette double consequence des
Cela ne fait pas plus de doute. En articles 1852 et 1853 du Code civil
Splaant le gage et I'antichre-se sous la nous autorise a affirm er avec la doc-
doinomination commune de nantisse- trine frian;aise que 1'an!ichrese doit
ment, le Code civil rend commun At tre ajout6e aux causes Vi'gitimes de
, fantichrtse I'effet qui appartientsans prf6roence, (',numreres en l'article
contest u n ig. d'affecter In close 1861 et rapproch e quant ses effects
n done e en garantic it la s0ret ,, dui des privileges et hypothliques.
croancier. OC' secrit cotte sCrete. ii, Poutr 'ce qui est de faction in fac-
[. pour annuler le contract, il suflisait au tlum, qui -seorit, d'apres HMraux, la
Sd6biteur, dis le lendcrnain de la coiis-,seile oressourcedu creancier antichr-
titution d'antichrese, d' vendre ou siste dcposs6d6, il est illusoire d'en
d'hypothlquer Ie bien antichrose ? tirer argument, si l'on se-appelle que
SConnme dit Paul Pont, '(une tell do- doc ns I'ancion droit, 1'action dito in
trine n'a pas prIvalu et ne pouvait factunm 6tait tantot une action reelle,
prPvaloir. On en trouve nolamment tantot une action personnello, selon
la. preuve'dans e1 Codede commerce la nature du droit uquel olle s'appli-
firangais. qui declare nuls et sans of- qtuit. L';action: liypothecaire elle-
fet toutes hyl ,1lIIJlUe-: et toius droits mrihme (actin.quasi-serviehne)ctait une
d'antichr''seou denantissement,cons- aC.Lio in. [;tlum.
titues sur les bins du d'biteur, de- Jo ciois, sMessieurs, n'nvoir n6g!i-
puis l'poqucde la cessation de paie- g6 aucuno des considerations in.vo- '
nensou duns les dix jours in',i'' l',-'n-. quces par notroe collgue Hiraux t
.pour d.rit- ant(''ieurement contrac- l'alppi do son opinion.
'i tees. Si I'anticlircse, dans l'opinion Hoste it determiner co qui fait qu'un
des irdacteurs du Code de commerce, droit estii mobilier. La tr.che estfaci-f,
n'6tait pas opposable aux tiers, au- le., person ne n'ayantj; in,ii- d'lfini nau-
r lent-ils cru necessaire d'en pronon tlrement cetto c tI'-. I,.do it s que
cer la nullit6 au profit de la masse droits qui ont, des iin,,i'!,lons pour
des creancier's? objet ,.
Pour justifier l'opinion contraire, Or,quel diroit, plus que-'n, ntichrse,
notre coll,'gie,1 Hcraux advance cque p,.ut. tre dit avoir des imrmeubles
S'antichresiste. priv6 de la possession pour objet. quand l Code civil a pris
: qui lui est recounue par la loi et qui soin do dldarer (art. 1839) que c'est
i+,-^ *.* ::1 :


V,47'










11FEViJE DE LA SOCLETPf DE Lf!Gl;OlSLAT1ON


le i(anntiF-,-'intnt. d'uno chose immo- A Heraux je rappellerni quo si las
bilire,",? regled'apros laquellel'accessoire suit.
Peu imported, apr',s cola, quo cer- le sort du principal empeche doe con-
tains auteurs lui d6nient.la facultO I cevoirla In ,rvi\ n .-o isolde d'une con-
d'trfe hypothequee. Cettefaculte n'est vention accessoire, apr-s l'extinction
nullement. caracteristique des droits ou l'annulation de obligation prin-f
immobiliers. puisque les servitudes cipale, rien, en droit ni en raison, ne
et services fonciers, immeubles 16- s'oppose ia la co-existence do deux
galement qualifies, ne rentrent pas obligations ayant chacune une natu-
dans IYnumhration, donneo en l'ar- re ou un cnractere diffcrens, qioique
ticle 885du Code Civil, des biens sus- I'u iinr'-il lie ai'cessoirement a Fautre.
ceptibles d'hypotheque, et qu'ori hM- L'hypotheque, aecessoire d'une cri-
site parfois a y fire rentrer l'hyplio- ance mobiliere, passe avec cotte cri6-
thequeellr'-r-',"--. Pen imported en- ance dans l'actif d'une communaut6.
core que lajurisprudence reconnais- entire 'l:,u\, soit! M la -t-,'e parce
se au mari le pouvoir de donneren qu'elle prend un earaetire mobilier
;unticLhii'Ise ls biens propres de sa de son accession A tine crcance mo-
femmre, sans le cuncours de celle-ci. biliere? Non. Co qui tombe dansIle
Ce pouvoir se restraint nux regimes fondscommun, comme le fait remar-
ofi le mniri a lajouissance des biens quer Paul Pont, co n'est pas une va-
de sa femmne et ou il peut, partconse- leur distincle ( et ainsi s'explique-t-il
quent, disposer de -on droit dejouis- que la jurisprudence ne se pr6occupe
sance. pas du point de savoir si, prise i-ol*6-
Sur l'hypoth(quejeseraibref. -Le in ent, l'hypotheque devrait, en raison
Code le d6finit: un droit reel sur les de sa nature, '-nitirr dans la commu-
irn-meubles affects il 1''eqkiittement namut ou en ctre exclude ), c'est uni-
d'une obligation. Son cairactere quement la c6'ance a laquelle 'ly-
de droit r'el immobilier n'est done potheque est attache. Le droit ac-
pas c(i.nt,-iable. I1 y aurait ailleurs cessoire n'y passe que come mo-
quelque in 'n-,-iq'.ience admettre yen d'assurer le5c I_. 'ii r, t de
qu'un droit reel, un droit danm ia ,r,h.,e, cette cen'ianc, come y passerait
puit n'etre pas immobiiier. toute autre suret6 r6elle. par exem-
Aussi me1 s col0I' ,i -,-`s Hi'-rnux et La- pie un ,lri-'it dantichr'se oU une d616-
leau sont-ils d'accord avec moi pour gation sur le prix d'uun immeuble.
reconnaitre qu'il est des hypotheques comme y p-.-i ,it eg:.iiiintu toute
immobiliferes. Le point par oft nous sOret6 personnelle, par example le
differons. e'est quo pour HIr-,aux lhy- cautionneo:-ent qu'un tiers aurait con-
potheque est tant6t immobilikre. tan- senti....
t6t mobiliere, suivant la nature.de d M. IAFOREST-:rLa CLa .i-liill,-i de
l'obligation principal qu'elle estap- 1889 6dicte que Il''-irnanue r ;i, pieut etre
pele a.garantir ; et que pour Laleau propri^taii rede 1i n t'In-I .-i 1 .n lHa1i-
elle est un droit rdel sui gereris, qu'on ti, i quelque titre que ce soit. ni ai-
ne peuta-u.ujettir .aux, i:i.ljitions des querir aucun immeuble. Mais je n'y
atiirtc- droitsimmobiliers. vois nullo part que l'iY'th;ip..-r, ne
S A mn ami Laleau je I''-lindrii -uisse exercer les droits d'un cr1an-
d'abord qu'il ne nous a i'a rtient pas i ciersures biens de sonl1',Iui.-iir. Or,
de dil-tinpu'- lioil le li i-la.i ,'- cons- Particle 1860du Code civil porte que
tifi.,nnt s'est contents It, I..i-.'r une los biens du d('-it, rr soont le gage .
r,'.i1,_ g6ndral'e de pr'liiilii n. common de ses creanciers, -- 6tran-
Si I'hlypolici ,'-iue est un droit reel gets ou hailiens.-car'la Iln i nedistin-
im inrbihli-.i, il faul en refuser le :'-li,'- guepas. Si led'. il' .i i ,<-,'*.1.-l..- im -
fice a l'I-trangi'-r, tant que l'arti'lb.' i np'ubIle -. ,''i ::101' t lee. f'("a ,i>. r-irI an-
de la Co'instilitiin i..n-oI. \' fr1. fi. i' ir, qui \ '.,I' ;.'-.iir une garantie sp6-
et vig.ur'tl'. : ciale, un privilIgesur c_-- i ii iuieibles,











REVUE DE LA SOClIl:TI DyE LEGISLATION


serait-il prive du droit de se donner
cette gairantie, d'exercer ce privilege??
L'hypoth6que, quoique droit reel im-
mobilier. ne pett 6tre refuse A l'e-
tranger. Elle n'est qu'un accessoire
de son droit general d'Atre cedancier.
M. BouzoN : Notre collogue Sylvain,
A un point de vue doctrinal et scien-
tifique, est d'avis que notre legislation
n'accorde pas t I'6tranger le droit
d'etre crdancierantichrisisteou hypo-
thdeaire. Mais au point do vue prati-
que, cette opinion n'est-elle pas de na-
ture h affecter le (crditdu pays ? N'au-
torise-t-elle'pas uu capitalist stranger
a qui le I -pr.'l'i''l.ire haitien ayant
Jesoin d'argent propose son bien en
garantie, ai lui ripondre : ( Vos lois
me refusent le droit ',e jouir de cette
garantie. Je ne peux consentirau pret
que vous me demandez, ?
SM. IHERAUX : L'article 1188 du Code
civil exclut les immr ubles acquis
avant le marriage de I'actifde la com-
munaut6e. La tlhorie de notre colle-
gue Sylvain ne so concilie pas avec
cet article. L'hypotheque ne peut
tomber dcans In communautd, tout en
gardant son caractere immobilier.Si
.elle y lombe, c'est qu'accessoire de
Ja cr6ance mobiliere, elle est revenue
meuble elle-mmrne. Peu m'importe-
rait d'ailleurs qu'elle gard&t, en thdo-
ric. son caract.roe immobilier, pour-
vu que son accession it. une crdance
d'argent lui fit toujours partager, en
faith, le sort de cette crdance !
Lespreuves aioiident i l'appui duca
ractcre personnel du droit d'antichre-
se. La loi ne conf6ere au credancier an-
.lilIlll,:-i e que le droit de percevoir
les fruits de l'immeuble. Des crean-
ciers hypothdcaires peuvent le d6-
pouiller de sa jouissance. MOne des
i',;..,i ,:ir- chirogr:tphaires peuvent
saisir le bien sur lui, etil n'a alors
d'autre droit que d'entrer ,en contri-
bution avec les saisiss-ns.Quand l'im-
.1i iubl.), est vendu, il n'a aucun privi-
lege stir le prix. Et c'st en cci sur-
tout que consists la difference entire
i'anticlhrisc et le gage, le privil'.gpe
conf6 r par la loi'au gagiste n'ayant
pas Otd ctendu it IIl' liL.'Ii -I-' I,'ar-


tide 1.858 prend soin de' dire que
I'antichrese ne pr6judicie pas aux
droits que des tiers poiirrnient avoir
sur le bien antir l rsir e-.
M. SYLVAIN: I1 s'agit des droitsan-
t6rieurs it laconstitution d'antichrese.
My. HIRAUX: Enfin, pour insisted
su r une observation que j'ai dejA faite.
le mari, qui ne pett pas ali6ner les
biens propres de sa femme, peut les
donner en antichrse. Pourquoi? C'est
qu'une constitution d'antichrese doit
-tre consider'-e, non comme un acte
de disposition, maisd'administration.
M. LALEAI : J'ai donned mon opi-
nion sur le droit d'hypotheque etn'y
reviendrai pas. Comme notre colle-
gue Heraux, j'estime que I'a iatichrse
est un droit mobilier. On lit dans 'ar-
ticle 1852 du Code civil qu'elle con-
fire uniquement la faculty de perce-
voir les fruits de I'immeuble. Le droit
de l'antichr6siste n'a done pour objet
clue la perception des fruits, ne porte
done que sur des choses mobilieres.
M. JiREMIE: La perception des fruits
est la formula plus pratique du droitde
jouissance. Si la jouissance d'un im-
ineuble, r6duite A la perception des
fruits, devait etre, pour ce fait, consi-
d6rie come undroit mobilier, il fau-
draitdire quel'usufruit, l'usage et l'ha-
bitation sont des droits mobiliers, car"
la jouissance qu'ils procurent n'est
guere plus 6tendueque celle de 'an-
ach rsiste.
Vu l'heure avancee, la suite de la
discussion est renvoyde a la prochai-
ne seance.


Hrdunion du 25'Janvier 1905.

Pr6sidence par interim de M. Lafore-st
Presens: MM. Lafri.ot. Denis, Ed.
IHraux, 8ylvain, Viard, Laleau.
Sanction du proceIs-verbal du 18
Janvier, don't Il.ctlie est il,1 nii' par
1l. Sylvain:
M. F, PRIESIDENT: No:ti,' coll.gue
Slv\in a la parole pour poursuivre


~__ I












REVUE DE LA SOCIETY DE LEGISLATION


la discussion entam6e sur l'article 6
in fine de la Constitution.
M. SYLVAIN: Messieurs,vous m'ex-
cuserez de faire un sort inegal aux
diverse objections qui m'ont ett
prsentees notre derniore seance.
Cellesqui m'arrfterontplus longtems
sont paturellement les objections
doctrinales.
Sur le terrain du sentiment of s'est
plac6 notre. venerable doyen, je suis
heureux de me rencontrer, come
d'ordinaire, avec lui. Je conviens, en
effe-t, que, l'hypoth6que ne devrait
pas etre refuse par nos lois aux
strangers. La Constitution actuelle,
en son article 6, la leur retuse-t-elle ?
LB est toute la question, et pour r6-
soudre cette question; il faut savbir
si I'hypothhque est ou non un droit
immobilier. Si elle 1'est, I'6tranger
ne saurait y pretendre. puisque la
Constitution lui denie tous les droits
immobiliers. Dure extr6mit6 contre
laquelle nous devrons protester avec
force, afin d' tre plus vite entendus
du Pouvoir pr pos6 A la confection
et ; la revision des lois.
Ce queje viens de dire s'applique
aussi bien aux craintes exprimees
mercredi dernier par notre collgue
Bouzon. Corn me M. Bouzon, je pense
( etje l'ai dit implement, de reste)
que si les dispositions de I'article6
in fine d.evaient, dans leur former ac-
tuelle, continue. de rPgir inddfini
ment notre droit public, elles a'-
raient pour consequence une diminu-
tion du credit national. C'est pour-
quoi j'ai cru utile d'y porter la lu-
initre, etant en matierede legislation
come en toutesautres matieres, un
partisan rdsolu li-, .inlutions tran-
chees.
Je reviens "a nres coll'gi,..- H1uC x\
et Laleau.
A k's entendre, il semblerait que
le creancier antichresiste ait a peine.
plus de droits qu'lii i nri' ier or-
dinaire: ils ne lui reconnaissent
-qu'unc d6-lgation aux fruil.de loimr-
meuble, d 'liL,;gatiOn essehti.llenent
pr6caire, puisqu'il suffitiili d'un ca-
Ipri:i du d1f'l.it.'.ir qui l'a confer6 pouri


y mettre fin, 1'instant d'apr'es, en ven-
dant ou en hypothequant fim.imeuble;
Mais c'est le cas de se demander A
quoi tient,dans leur opinion, la vogue
qui s'est attache depuis quelque
terns et s'attache encore chez nous
i ce contract si peu avantageux.
En fait, la. creation du dioit d'an;ti-
chr.se est une tape important cans
I'histoire juridique duI credit. A I'b-
rigine, le credit n'existe pas. Pour
avoir de mon voisin cc dontj'ai be-
soin. je lui concede en Achange ce
que j'ai a sa convenance. C'est le
troc primitif: do ut des. Mais il
pouvait arriver -. et il arrival -
que l'un des deux contractans n'eit
pas dans le moment un objet d'une
valeur 6quivalenle a celle du bien
par lui convoite,; ou. attachani it son
propre bien un prix plus grand, ne
se souciat pas de I'echanger ; titre
d6finitif. Des lors I'idde lui vint de
proposer a son partenaire, centre
1'objet a changer, deux autres de va-
leur inr'-gale, 1un inf6rieur A cet ob-
jet, qui serait livre sans esprit de re-
tour ; 'autre, su perieur, qui serait
seulement acquis pour un temsdon-
n6 et ferait ensuite retour au. dhl(ten-
teur originaire, aprts livraison d'un
troisibme bien- d( moindre prix. La
proposition, une fois accepted, le
driit de gage I'a'it ni. 11 ne s'ap-
pliqua d'abord, u'aunx objets qu on
pouvait aisement diplacer et qui ti-
raient e I1 leur nom de meubles.
Plus tard,-l'extension du systh'-ii- des
changes, la cin plexitli croissante
des besoins, 'ntr;aiitiient ceux qui
possedaient des fonds de terre a en
abandonner temporairement la jouis-
sance, pour recevoir en ~cclinge
une \alnur, m;oinsnsonsistante sans
doute, tmais de necessit6 plus urgent
a leurgr6, le plus souvent une so'n me
d'ar,.iit. On 6tait pass d6sormais
au regime do l'antichrIse. 11 fut jug6
frop duor pour le propri,'Wtaii trrion,
et particulie remnll pouIr Ie miitl.
Dr-.:isi-de son (rhalm tp, celui-ci t'y
p'-ti\ ,it plus (consacrer les soin 4pro-
pi c- i enen rat lcniret en dI' ve.!, .i ['ler
la fertilitlk. De son cotW, l'antichr6-


A


~~ ___












S0 REVUE DE LA SOCIETY DE LEGISLATION

I siste, n'ayant qu'un droit de -jouis- ijudicataire qe grev6 du droit .de
sance temporaire, en portait i~l'a- Fantichr6siste.
m6lioration du fonds don't il avait. On auraittort, d'ailleurs, decroire
administration qu'un inter.t limit : que le cr"ancier aptichrdsiste no
Sales terres donn6es en antichrise fl- peut jamais s'opposer a ce que le
nissaient routes par p6riciiter. bien soit vendu, sur la poursuite
ICe tul uneo ca use de dfaveur pour d'auItes crIanciers. Si la dette garan-
ce contract. On se preoccupa de trou- tie par I'antichrese est 6chuL,, ou si
ver une autre forme de convention le terme non-encore 6chu a etd flx6
Squi, tout en conferant au crenncier dans F'inlt6rit du d6biteur, la saisic
un droit iussi ccrtin sur Je bien su ivra son course sans doute. mais a
donnc en garantie, en laissat in pos- la condition qu'ello ne prdjudicie pas
session au d(biteur. L'hypotheque au droitde l'antichresistc. Le saisis-
fut ainsi imagine come un pirf.''i- i sant aura a fire insurer' au cahier
tionnement ingcnieux du system de des charges, en vuc des tiers acqu(-
I'antichrise, au profit du debiteur. reurs, la clause que l'immeuble est
Cc novel instrument do credit. greve d'antichrese et que l'ndjudica-
iplus soulle, plus propice aux tran- taire doit, pour enter en possession,
sections, supplanta l'autro, qui finit en vseser le prix aux mains de l'anti-
par 6tre r-elegu6 au rang des anti- chresistejusqu'acoI'-:i. ri ni'.dumon-
quits juLridiques. Par la situation ex- tant de la creance garantie.Et mmrne,
'orbitante cqu'ellc faisait au cr6ancier, celui-ci ayant le droit de retenir l'im-
leslcgitesdisatdiicnt commun6mentde mneuble jusqu'a parfait payment,
I'antichrlse que <, ce n'etait lpas uii I'adjudication n'aura son effet dofi-
contrat de people civilis6. nitif qu'autant que l'enchere attein-
Et c'est cc mi3me contract, conserve draau inoins le total de cette creaince.
dans note code sous l;i mime forme, Si la dette a et( c.TntractCe a.vec
avec l? s tnmeis caracteres et les un terme stipuld dans F'intc6rt exclu-
m mes offets que dans l'ancien droit sif de l'artichrcsiste. les autres cre-
frannai, qui ost ici consid6r'i comme anciers ne pourront pas ai leur gre
insigniinantqquantauxavantagescon- d6truire la position que I'anticl'hir-
ferdcs nu cr6ancier Ces vantages, sister s'est faite. Tout an moins de-
pour n'ttre pas sur certain points vront-ils, pour 6vitel une action en
aussi large que ceux du crcancier domnmges-interets de la part del'ad-
hypothlcaire, par une just compon- judicataire, ne proc6der a Il vente
station du droit de jouissance don't que sauf insertion au cahier des
' I'llypotheque est d"' 'il-rvue, tie sont charges de la clause que le dit adju-
pus pourtant ii'.-li '.i 1 les. En droit et dicalaire entreraen p.i,- -:-i s'ii, seu-
en falit, it est inexact de pretendre lenent h l'ech6ance fix(ce dans le
que l'anticlihrse 0e soit pas opposa- contract d':>nil:hrl'-,, et apres avoir
ble aux tiers. C'est in axinme juri- au prealable d6sint(ress( intcgrale-
dilqul' univelrsellemrent accepted 1 o'" meant Iantichesiste.
nul ne pout cedeir a. autrui plus -iI Je vous prie, Messieurs, de reenmar-
droits qu'il n'a olui-mn-inme. Par la quer que ce ne sont pas li des argu-
constitution de l'anticli'( se, le pro- iner -qui e j'invente a plaisir. Tous ces
prietaire ali-ne une partic des droits point., soot consacrss depuis long-
qu'il avait sur son bien. Cette alit- tens par la doctrine et la .jurrispu-
nation partielle, en vertu de I'axi6rme, '1,:.'.e francaises. Ne me donnent-ils
qui .vient d'etre, rapieli'-, nest -pa pas reason d.'nil rm er a nouveau que
moins opposable a ses creancierls q:ce- l'aillicli:'r. ,-. quoique n'etantpas com-
Se le serait une alienation- tot'lc. prise dans l'i-un i ii ui e l'arti.-l
L'immeuble antichrIs6, s'il vient en 1861 du code civil, cin 'f re ;iI I 1; i' -.
suite it 6tre vendu ou I1 pi: llN '-qui., ne cier am qui elle esit cnii-eiii.. ul \.Ol ri-
peut arriver A l'acquereur ou ii Fad- table Ilrnit de pl'erT--,ci .'










REVUE DE LA SOCIETfI DE LEGISLATION


Di faitqne le fnari, qut n'a, dit il,
que I'administration des propres de
sa femme, peut les donner en anti-
cI'hrlt-e, notre coll6gue Hdraux vou-
drait tirer la consequence que 1'an-.
chrese n'exige pas dans celu qi qui
confire la capacity do disposer.
' rais cette opinion a coutre elle la
grande nmajorit6 des auteurs et une
jurisprudence invariable en Fraince.
En rdalit6, 1'antichrdse engageant les
f;ruitsi venir pour un terns, prosquc
toujours indetermin6, quiconque,
Ipropri6taire ou non,, aurait soule-
oient capacity d'administrer, no peut
consentir d'anticlirise C'estainsi que
cette, faculty est refuse au mineur
6mancipe, sau" 'aeccomplisscenent
par lui desformalit&s 1 gclles : it ''in-
dividu pourvu do conseil judiciaire,
si c n'est avec assistance de son
conseil ; A la femme s6paree,; it moins
i'I -tri autorisde par son mari, ou a
J'l.'.iut du mari, par les Tribunaux ;
enfin, au tuteur, si ce n'est avec l'au-
torisationdu conseil de famille.
J'ai peut etreabnuside.votrepatience.
end6fendant un pou I cn Ii-.riiiir m)on
opinion i propose d'un droitquenotre
c('de trait d'unll ftacon assez sorm-
maire, parce qflu'ai l',ip' nieo o1 il a dtd
m'.l"-'i.rniii'. il n'avait' pas une grand
irnp irtan ce p)ratiqi. e. Joe rn'en tien-
drai, pour 1'hypotlihquo, a cc qtiuj'ai
d(l j dit.
M. H.IR.\sx: II n-'a seniblh que,,
dans son eOxpo-zd, ion col'ogue Svl-
vain avait un pou ulodifit(' po)seo.
Jo n'ai pas prdtendu q(uo lc debitour
(li onaucunce s la e, s- lu d'al nulei'
i'antichrcisi .J'i *-' I :i.iiIi quo ce rtains
, i'r,.il,,sl,.rs, On i,,\ .li qi.l: tr't ~i -
i1ne1tublp donnc en a ntic:li rse, peouvent
,- rriei' Ai d trmuire ainsi cette garianltie.
'Par exenmple, lmlrni j !.'iit dtio ner on
miianti- -iioiit los props dc si r[m--
ino. Qu'nrriverait il, si, avanit eI ter-
SHxfixd i la diur,'., do l'a.'i.' il'-'i. l
intriage vepaitit h tre di-'ii : l .a
f'er no rinsi .iiirtit ses bins iibros
(d'a nticl. risi:.
L'i nli. I *>se esI, donoe un iIn it prti'-
, dire, liri, irantie tr,-'.--'i s.il..
ILe mari dites-vous, n'nv-iit qui 'ai


.jouissatnce del'immeuble.--Fortbien!
I1 perd sa jouissance; et du coup,
l'antichrise qu'il avait institute pour
une durde d6terminee, est abolie..
Elle ne tenait done qu'd la perception
des fruits et n'affectait pas le bien
lui-mnme ?
M. SYivAIN: La dductio n'estp;
rigoureuse. 11 so concoit que le mari
ne puisse disposer en fnveur des tiers
de plus de droits qu'il n'avait lui-mi-
me.Il n'a pu donner en nantis-;ement
les propres desa femme que dans. les
conditions oil il en jouissait et avec
Yes restrictions impliquces par I'd-
tendue de cette jouissance. Si A sa
jouissance s'6taitjointe In propriety.
le droit confere par lui ett dt6 plus
complete.
M. H ~AUX: Supposons-le proprid-
taire et qu'il ait donned en antichrdse
un de sos biens propres. Si le bienr
vient plus tard a etre compris parmi
ceux sur lesquels la femme exerce
son droit de reprise, l'antichrtse s'6-
Vanouira !
M. SYLyAIN: Le droit de I'anti-
chirsiste ne s'exerce pas Il'encontre
des autres dro,its, creds sur l'immeu-
ble nnt6rieurement A Ia constitution
de l'anticlhrese, Or, l'hypothidque 16-
gale de la femme, en vertu de la--
quelle se fait la roep i-,'. affectait leos
bins propres du mnjri, des la forma-
tion de la communaute. II n'ya dans
ce cas (ue l'n ppli'.':;i: iii d'un principle
gendrial de droit, qui est'a ussi un
principle d'.dquite.
M. HIaBAUX. Ce n'est qu'en 1855 que
la loi frannaise a rend u- 1'antichrise
opposable aux tiers par la transcrip-
tion.-
Ml. LA1LEAU. II n'existe pas chez
nous de texte semblable.
M. SYI.VAIN: Cela indiqne simple-
nieyit que cliez nous la controversy
est encire possible, tnndis qu'oir
France la loi ost intervene pour In
trahllcher.
M.. HEtAUX : Nous sommenis ln
rirn nici, point oct l'on 6tait on France,
avant que la transcription vint r1e-
dre ]'anticlir('se opposable aux liners.
M. SY.LV.IN : L'argument qu'oIu


~-::~
jk
'2;
,












REVUE DE LA SOCIETY DE LEGISLATION


peut en tire est plut6t en faveur de
ma th&se, car le 16gislateur de 1855
n'a soumis a la transcription que les
droits qu'il ,a considers come Ctant
de leur nature opposables aux tiers.
M. H ,RAUX: Notre college Syl-
vain nousa dit que si on saisissait
Ie bien sur l'antichrtsiste, on aurait
a lui payer lavaleur de son anti-
chrese. Tel' 'est pas le point precis
de mon objection.
La saisie a pdur effect d'immobili-
ser les fruits. Du moment qu'elle e,4
notified h l'antichresiste, sa jouis-
.sance cesse, et en la perdant il perd
touted garantie, car moins avantag6
que le creancier gagiste, il ne pent
r6clamer aucun privilege sur le prix
de l'irimeuble vendu.
M. SYLVAIN: I1 y a des distinctions
h 6tablir, et je crois les avoir 6tablies:
presentde en ces termss, 'objection
est fort contestable.
M. HMRAUX : Pas en ce qui concern
la position plus favorable faite par
le code au contract de gage. Cette rai-
son, jointe aux antres, me porte a
conclure que, dans notre legislation,
l'antichre.se ne doit pas 6tre range
parmi les droits immobiliers. Elle
est done permise aux strangers.
M. DENIS : Je n'ai pas assist au
debut de la belle discussion, engagaee
entire les colleguesSylvain et H6raux
i propos de l'antichrise et de l'hypo-
thique. Mais par ce que j'en ui enten-
du, je me crois on measure do formu-
ler mon opinion siir les points en
debat. A mon avis, ce que le l6gisla-
teur a en'.endu refuser aux strangers
dans l'article 6 de la Constitutioh,
c'est la proprietd fonciere et I'acqui-
sition A titre d6finitif des dciemnbre-
mens de la propridte. Mais les droits,
qui, come I'antichrcse, comme
l'hypotheque. ont un (aractere es-
sentiellement temporaire, il n'a pas
voulu les retire a i'.tr nr .
M. SYLVAIN: Rien n'autorise i pen-
ser qu'il ne l'ait pas voulu, quand le
texte vote pai lui ne comporte ni res-
triction ni reserve.
Ml. I.E PR1'siDENT : Je mets aux voix
la qli-ii-.in1 dO savoir si 1'hypotlhique


doit rtre range parmi les droits r&-)
els immobiliers refuses a l'6tranger'
par I'article 6 in fine de la Contitution
de 1889.
M. SYLVAIN: Je reponds: oui. L'hy-
potheque ctant sans contest un droit
r6el immobilier. ne peut que bomber,
A cetitre, sous la prohibition cons-
titutionnellc.
M. HERAUX: L'hypotheque est, se-
lon moi, tant6t un droit immobilier,
tant6t un droit mobilier. Accessoire
d'une creance d'argent, elle est u'i
droit mobilier, permis, par const-
quent, chez nous aux strangers.
Accessoire d'un droit incorpordl im-
mobilier,,ellc. devient elle-meme im-
mobiliere ettombe alors sous la pro-
hibition de l'article 6, in fine.
M. LALEAU: L'hypoth6que est un
droit reel immobilier, mais un droit
sui generis, qui no peut Atre range
dans la cat6gorie de ceux que pro-
hibe la Constitution de 1889 en son
article 6.
M. Viard declare voter dans le
sens de M. Sylvain ; MM. Denis et
Laforest adoptent l'opinion de M.
Laleau, qui se trouve ainsi etre celle
de la majority.
M; LE PREISIDENT: 2"me question :
L'antichrese rentre-t-elle dans la ca-
tegorie des droits reels immobiliers,
refuses aux strangers par l'article 6,
in fine de la Constitution de 1889 ?
Sauf MM. Sylvain et Viard, qui
voient dans l'antichrese un droit reel
immobilier et estiment en conse-
quence que notre Constitution en d6-
nie l'exercice a l'Vtranger. la reunion
vote clue 'antichriese est un droit mo-
bilier, accessible aux strangers.
Eile I met ensuite Ie yoeu que la
part( finale de l'article 6 soit amen-
d6e dans un sens conforme au
principle general de la liberty des
conventions.


f ^-











REVUE DE LA SOCIETY DE LEGISLATION


Rdunion du I" Fe,'rzer 1905.
(Extrait du procs-verbal.)
r
PRESIDENCY PAR INTERIM DE M.
MAXIMILIEN LAFOREST.
Presens: MM. Laforest, Denis, He-
raux, Sylvain, JMrkmie, Laleau.
Sanction du procis-verbal de la
seance du 25janvier.
M. LE PRESIDENT. L'ordre du jour
amrne la discussion du Rapport de
notre coll.gue Denis sur la .question
pose par M. Lether Titus.
Il s'agit de savoir quelle action,
p6titoire ou possessoire, est ouverte
au propri6taire d'un fonds enclave,
evince de son droit de passage. Le
Rapport conclut a I'admission de l'ac-
tion possessoire en faveur du pro-
pri6taire du fonds enclave qui a exer-.
e- pendant un an son droit de pas-
sage et a I'action p6titoire en favecr
du meme proprietaire 'pour so fire
accorder le passage, moyennant
une indemnity fix6e par experts.
M. HBHAUX.-I11 fait, je crois, faire
une distinction. Le droit de passage
en faveur d'un fonds enclave peut
Ntre acquis sans titre, par pres 'rip-
"ion;,maisil n'cn est pas de meme
des autres.droitsde Ipa -';au!.
M. L\.F.T. Le principle pour ces
droits est qu'on les acquiert par titre,
jamnai- nr prescription.
M. DE.NI..-Le Rapport ne parleque
de la servitude de i on :.u, en matiere
d'enclave. Je suis bien d'accord avec
mes collogues: les dispositions qui
concernent cette servitude e1gale de
passage ne s'etendent pas aux au-
tres.
Sous .le )Inefice do cctl i' i:l-,.*rvi-
tion, la reunion vote les ,.i:-li--ion-,
du R!-ipp[ort.
Suir la pi -po-ition de M.'Sylv' in, il
est il'-cid-. qu'on eciira au Comit6 de
direction, charge de pr6poL r-r 1 ; relu-
nion du 3e C'',il'r,'-; s ienltifi ll.,i, i.c I -
1'Amn riqne ltiiiiu,. i, ir le f6liciter do
- lih: ute min-.ii-n '.i liii exprimer lc
regret de ne pas I.''\ nir c:ll, bIr'Ir


aussi largement que la Societ6 de
Legislation l'aurait desire, en raison
de l'intervalle assez court qui la s6-
pare de 1ouverture des travaux du
Congris. Cependant, pburmanifester
le vif in.tret qu'elle y attache, elle
adressera au Comitd la collection de
sa Revue, los 6tudes juridiques et
6conomiques publi6es par ses mem-
bres, ainsi qun les etudes m6dicales
publi6es par I'un d'entre eux. le Dr
Leon Audain, oil so trouvent traitees
quelques-unes .dos questions don't le
Congress aura a s'occuper.
M. SYI.AIx.-J'ai rccu d'un corres-
ponda.nt la question suivante. avec
priere de la'soumettre h la Societd,
vis-a-vis do qui j'en pretends la res-
ponsabilite:
( En quelles linites s'exerce le pou-
voir des juges du Tribunal criminal
dans l'application gradude des pei-
nes d6termindes par le verdict du
jury? ,
M. Jdr6mie accepted de.se charger
du rapport et promet de s'acquitter
de sa tache dans la 2 quinzaine de
fivrier,



AC TUALITE ''

II

Depuis le -2, Janvior, date de nbtre
premier article. deo iririnrmnatirori- plus
completes out permis au public de se
fairiir i.I' .i pininr documented sur F'in-
ciie.l'-llt .lilr iniic.in i II demeure mainte-
nant avere( qu'un ;.rrIang.niiint diploma-
ti.qu" a 6(t ndgocid entire le GO.Iu' erine
ment Dominicain et le- Gouvernement
des Etats-Uhis, en vte de faciliter le re-
gloment de la dette dominicaiue.
Dans le texte primitif do cet accord.
tel qu'il a Ate reproduit par nosj 'rii niax
n''>ait p:',i. i' nur I- ` -ii clause de ratifica-
tion, on i'u .iit il.i:ii' le pirooire d( finitir:
et -'1'Se -ii1r i-qud ia rritilu' s'ost d'abord
exerc'P, arguant de. rullitd double un

(l) Voir le d iiier riirno it de l '.i.. .


_C __













RETVUE DE LA SOCIl'lI L DE LEGISLATION


traite qui, contrairement aux regles du
droit public de Fun et l'autre Etat. n'a-
vait 6te soumis a la sanction ni du Con-
gres dominicain ni du S6nat des Etats-
Unis. Mais les deux Gouvernemeuns so
sont empress6s d'6chapper au reproche
d'illIgalit&, en associant F I'adoption de
leur project les Assembles politiques,
qualifies pour en connaltre. Que cette
decision se soit inspire d'un certain .tat
de I'opinion, ou qu'elle concorde de tous
points avec leurs intentions originaires,
I'essentiel est pour eux d'avoir enlev6
a opposition son principal argument,
les autres 6tant resolus par les terms
du co0trat, sur lequel ils ont pris soin de
s'expliquer, ou pouvant 6tre ais6ment
tranch6s, au moment du vote, par une
redaction nouvelle.
Le Congres dominicain n'a gucre flit
d'objection au texte qui lui a 6te presen-
't et qu'il a sanctionne a peu pres into-
fralement Lt tel6graphe ne nous signa-
le come modification au premier pro-
tocole,, que la parties des considerans ofu
il 6tait dit que les Etats-Unis garantis-
saicnt l'int.grite du torritoire domini-
cain. Quelques-uns des n6tres avaient
cru voir dans cette clause un sujet d'a-
larme pour la nation haltienne. II ost nb-
toir:e que les deu-x Etats limitroplies.qui
se partagent la possession de notre ilep
n'ont pas encore reussi a so mettre d'ac-
cord sur le trace do leurs frontieres. En
-garantissant l'integrite du territoire do-
minicain, les Etats-Unis entendaient-ils
se porter forts do faire triompher centre
HaTtiles pr6tentions dominicaines?
Nous n'avons jamais pens6, pour notre
part, qu'une telle menace flt entree dans.
les provisions des auteurs du traits: it-
nous a paru plus natural d'admettre que
si l'on a jug necessaire, par une stipu-
lation express, do mettre hours de cause
le territoire do nps voisins; c'tait pour
prevenir tous commenrtaires desobli-
geans et disarmer les susceptiilit6s du
patriotism dominicain. Et fihme le ter-
me garantir ayant semble, a la r0fle-
xion, mortifiant pour I'amour-propre na-
tional, le Congr,'- J.d.mirni'ain l'a rempla-
ce par celui 'Je ,-.spl, ct4i:, ...
;_ S'il eut pousse plus loin le souci de
sauverl'a face. pout-6tr e le C,.-. 's au-
rait-il covert de quelque gaze lgirer
le passage ol s'dtale P'impuissance de
l'Etat dominicain A remplir ses ies ag1.-
mens, ctcet autre out est pr0vu le recourse
au bras do I'6tranger. pour maintenir
1'ordre ,, c'est-a-dire, en cas de lutte in-


test-ine, pour retablir l'equilibri, s'il ve-
nait a itre-roppu au profit des adve rsai-
res du Pouv.oir existant. II fallait, jc le
veux bien, justifier I'intervention des
Etats-Unis, mais ce n'etait pas la meil-
leure facon de rendre cotte intervention
digestible que de 1'assaisonner de vdrito.
cruelles L...
Dans le detail des conditions de I'ac-
cord, peut-6tre aussi le Congr6s eft-il agi
sagement en rendant plus pr(cis les ter-
mes des articles 2 et 3. 11 est dit dansl'ar-
ticle 2 que le Qouvernement des Etats-
Unis administrera les douanes existan-
tes et cells qui pourront 6tre cr es...
Cre6es par. qui ? Le trait est muet sur ce
point. Comme il n'en stipule pas le pri-
vilege en faveur des Etats-Unis, il s'en-
.suit legitimement que ces creations nou-
velles resteront du resort de 1'Etat d omi-
nicain. Mais t d6faut d'une clause for-
melle, les Dominicains, pour seconfor-
mer a l'esprit de. la convention, front
blen de consulter, au pr6alable, leurs
co-contractans sur I'opportunite de pa-
reilles measures. ,
L'article 3 a trait h la r(partition du
produit des doua.nes Le Gouvernement
de l'Union garantit le service du budget
dominicain, au moyen de la retenue mi-
nimum de 45 1o .du total brut des taxes
perques, soit une valeur annuelle -do
900.000 dollars, payable par quatre verse-
mens egaux de 10.760 dollars, les 1"',8,
15 et 22 de chaque mois. Le rendement
annual des douanes Pst ainsi Ovalu6 f 2
millions de dollars ; mais s'il se trouvait
moindre, les versemens seraientreduits
en proportion. 11 est stipul6 toutefois
que les dopensos du Gouvernement Do-
minicain no pourront etre rPduites au-,
dela de cc qui est indispensable au
fonctionnement Ou service administratif.
-- Qui sera judge do cette limitation ? Lo
trait n'en faisant pas juge le Gouverne-
ment des Et conciure que I'Etat Dominicain gardera
encore en la matiere, sa lil.'h-; souve-
raine d'ai'l]r,''i-. ini, sauf I'autre par-
tie contractante t produire ses objec-
tions et ~ en demontrer le bien fonde., si
on voulait la porter A d6passer impru- -
demment la pI '.,p'-iiion des45 0/o.
SDe ce' qui pi,'cede,-rossort la preuvo
qu'un disaccord est possible sur I'ex4-
cution du contract. Il eft dti d,_ lors utile
d'y prOvoir lc cas d'arbitrage,.

es conAventions irnat s va-
Les conventions inhrination:il' va-


* )













REVUE DE LA SOCIET:1 DE LEGISLATION


lent surtout, dit-on communement,. par
lafa;on don't elles sent interpr'6tees.
Aux reserves qui out ete rormulees
centre 16 ( protocole du 20 Janvier par
le Ministre d'Haiti 't Santo-Domingo, le
Gouvernement du-Prvsident Morales au-
rait, paratt-il. repondu en substance que
l'integrite du territoire de la Republique
.tant garantie de toute atteinte 6t'ran-
gere, il se croit libre de pourvoir comme
il l'enterid au reglement de ses finances
et a sa,secuurite interieure.
0S -. 1... -i. I r nnlcr;-n nn nl mnn C


et n'a pas non plus le disir d'en acrqudrir la
possession par la force ou par traits. < Et
lors mdme., a ajoutd M. Hay, que les ci-
toyens de l'une ou l'autre de ces Rdpubli-
ques solliciteraient leurincorporation dans
/'Union amdricaine, il n'y a~rait ni de .la
part du Gouvernement national, ni dans
la sphdre de I'opinion pdi iliquti, di.', i;la-
tion c accepte)i ulne pa/reill: //. pn.ili;,ni. )
Apres ces declarations officielles,com-
ment dUfinir le regime consacre dans le
project don't nous nous occupons? Est-


D/U1 uIJU ( 111< I. IrLn U UU .1UL r iit l iiAL n 'LJiU--
produite par notre representant a Was- Washington, 12 Fiv:ier 4905.
hington, le Secretaire d'Etat de 1'Uoion, Cher Monsieur le Secr6taire d'Etat,
I'honorable M. Hay, a donned I'assurance J'ai eu 'honneur de recevoir la note que,
categorique(* ) que le Gouvernement des sur la recomrnandation deMonsieur le Prdsident
Etats-Unis d'Amdrique n'a pas l'intention Rooseelt, vous avez eu la gracieusetW de m'a-
d'annexer, soit. Haiti, soit Santo-Dominflo, dresser le9 du courant, pour me fire connaitre,
comme suite i notre entretien sur la question
Sdominicaine, que le Gouvernement des Etats-
(*) Voici la nrropondanc change hce pro- Unis n'avait ni 'intention d'annexer Haiti on la
pos entire le S.. ... I,-Ir,- i Etatl -t le Ministre pl6- R6publique Dominicaine, ni le d6sir d'en acqud-
nipotentiaire d'Haiti. rir la possession par force on par traits ( nego-
ciations). Vous avez bien voulu ajouter qu'il
DEPAHTEMEIN'I I'ETAT. n'y avait, ni de la part du Gouvernement fedd-
.n ral ni dana l'opinion publique, de disposition A
Washington, 9 Fvrier 190. accepted, meme sur leur demand, Pincorpo-
Cher Monsieur le Ministre, ration de ces deux Rdpubliques dans l'Union
Amndricaine. Et vous me donnez l'Fasurance que
iuliori,,,ii1,riit aux instructions du Pr6sident, vos int6rets sont en harmonic aVec vos senti-
je vous 1ra1liisn.-ii i-i-inclus la r6ponse aux ren- means en souhaitant a mon people, avec une
Seignemens que vous m'avez demands aujour- paix stable, la prosperit6 ct 1 ii.i,-~lrn ian.'.
d'hui. Cette rdponse n'est pas confidentielle; Je vous suis, croyezIe, fort reconnaissant de
vous .tes libre d'enfaire tel usage quevous juge- vos vaeux pour Haiti, et je ne saurais trop re-
rez convenable. imercier les Etats-Unis de leur sollicitude pour sa
A vous tris sincrement, tprosprit et.son indipendance. Les Haitiens sont
(Signd): JOHN HAY trop fiers deleurauLonomie pourpenser jamais
Monsieur J. N. Ldger, E. E., inistre plAnipo- a y consentir I ti, .1rI,' Ii,-In; e soin jaloix
.tr.." 'Hai. .aven lequel ils Ia nmaintieinent depuis plus d'un
siecle vous est on stir garant qu'ils ne ndglige-
ront rien pour la conserve ddns touted. son intd-
DILPARTEMENT iE',TTA. gritd.
Wshington, 9 ri, Aussi sont-ils heureux des sympathies que M.
Washlimngtn, 91:, rI...i 1905. le Prdsident Roosevelt a bien voulu leur t(dmoi-
'Cher M'. ....1". 1 'e Ministre, gner, en vous demandant de dissiper par de fran-
En-r6ponse it la-demande de r,..,,_i..i.i. ohes explicaions le-malaise cr66 par des bruits
que vous avez faite ce,. inan, j'ai I,. plai.- d,: erroncs sur le earactre de vos relations avec
vous donner assurance que le I.,.ui .iit les Dominicains. T.:. l.' ~1,;.,, d'Haiti appren-
des Etats-Unis d'Amerique n'a pas I lnt1..u!i, da avec plaisir q,.- I. l.li.- Unis ne comp-
d'annexer soit Haiti, soit Mul...iiiiiii., t n'a tent ni annexer la I i.;illql.. Domjnicamne,
pas non plus le-dHitsir d', .,-aciir la ,..- n'- ni c -acqudrir a possession. Les declarations
sign par la frce on par Ilnl- i n 1 ..o.. si loyales et si :.Ic..ir. in: -. que vous avez fai-
et que lo'ts te-u 1par11: 1u i., e i iTe tes a ce sujet ne peuvent manquer ou 1'autre de ces R,-putlliju: u .-llicitraI ..It confiance de de s concitoyens dans les senti-
leur i.,:. ip..rati,.n ,In. ri.imun ,\n,'.r.-; n-, ;I mnens do justice et d'dquit6 du g ndr6eux peu-
i'yaurait ni delapart dJ it., i.,ii i-iiimet Natio- pie amGricain.
nal, ni dans la sph,'le .- I'...pil unl ipul..Inilu, Je saisis avec I.l:i-i .- tooccasion de vous re-
d'inclina.ion i'i i, ,,|l. r une pareille proposi- i-'i ..-':1 '*,' cher '1.. ,-i ii le h...- or,. d'Etat,
tion. Nos i I-.- .nt i ii li1 arl moni iti ,. i *.II- ave illes rmt'ercismnel is, its assurances de la
times er \ wi .- .ii tannt ;iim1.:ii.im t ii. paix tris I ,Ir.- consideration avec laquelle jo suis
prolonged, la prospdrite ei I iin.lr I.iIiuI --. vous bion -i. .', i i
A vous trs siiiCn'-rrn'-nl (Signl): J. N. biGER.
I ,-in' ) : JoH-N AY HlonorablC Tohn H'ay, Secrdtair e dl'taf,
) : JOHN HAY


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f.' I -. .












66 REVUE DE LA SOCITIT DE LEGISLATION
__________, _^_______________ ________________ ,_____ ^


ce un, rotectorat, au sens exact du ter-
me ? II serait assez difficile de le demon-
trer. Certes, pour assurer leur domina-
tion effective sur les territoires don't ils
convoitent la possession, sans heurter
ouvertement les 'ambitions rivals, les
grandes Puissances disposent aujour-
d'hui de detours varies. Mais sous quel-
que formula qu'elle se deguise, la notion
de protectorat exclut la possibility pour
l'Etat protege d'echapper a la.pratection
qu'il a consentie ou qu'il s'est laiss6
imposer par I'evenement d'un term pre-
vu ou par une manifestation de sa seule
volont6. Le demembremeut de souve-
rainete qu'implique le protectorat est ac-
quis A I'Etat protecteur a titre d6finitif';
les effects en sent permanpns; et seule
sa renonciation peut lui en faire perdre
le benefice,.
Or tel n'est pas le caractroe des avan-
tages conf6r6,s aux Etats-Unis par la
nouvelle convention. En retour du ser-
vice qu'ils assument de regler les dettes
de nos voisins, ils auront le droitde
ifaire g i~er par lours agents les d(,uanes
dominicaines. Mais ces dettes une fois
eteintes, soit par le rendement normal
des douanes, soit par la devolution d'au-
tres resources .i l'Etat debiterr, la ges-
tion cesse ipso facto.
La grande ROpublique ftoilhe se pro-
metpar ailleurs do prOter main-forte au
Gouvernement de Santo-Domirigo pour
le maintien de I'ordre etpour tous autres
cas oti unsecours serait ncessaire, mais
-il fautqu'elleen soit sollicitoe parce gou-
ver.nement lui-meme, qui garde ainsi le
pouvoir de so soustraire h son assistan-
ce, des lors qu'il la jugerait plus dange-
rehse qu'utile.
S Si c'est I; une forme de protectorat,
avouons qu'elle s'6ioigne assez des for-
mes classiques pour meriter une quali-
S fiction nouvelle.
Dirons-nous dumoins, commecertains
journaux d'Europe, que cos 1,in '.ffice '.
offers ia une nation ddbile, dissimulent
une tutelle analogue i eolle i par laquelle
les Romzins prelud'rent a la domina-
tion universelle et sent destinrs ai prepa-
rer F'etflarescence decisive du Pan-ame-
ricanisme triomphlant ? La thlse prote a
de belles amplifications, surle mode ora-
toire. Mais liil-i'Ire conviendrait-il de
ne pas se payer de mots et de reconnal-
tre plus simplement dans I'acie du DO-
partement d'Etat la mise en pratique de
ce devoir do police inter-americairie, re-
vendiqud par le Pr'sident Roo.evell en


son Message du 5 dkcembre dernier et
presented par M. Root comme le corol-
laire logique, la consequence loyale de la
Doctrine-Monro6. Ils en ont pose Ie fon-
dement et les limited avec une telle net-
tete que nous nous croyons dispense d'y
revenir.
II n'ost pas toutefois sans interet de
remarquer que I'opinion.aux Etats-Unis
est loin d'Atte unanime sur l'opportunit6
du contract dominicain. Beaucoup d'hom-
mes politiques, et non des moindres,
quelques-uns m6me appartenant aj'61ite
du part republican, persistentA se plain-
dre de ne pas voir clair clans les inten-
tions du Cabinet de Washington, et se
demandent quelle sorte de responsabi-
lit6 decoulera pour le Gouvernement F6-
deral d'uue initiative qui va, d'apr6s eux,
A l'encontre des traditions nationals.
Par cette immixtion officielle dans les
affaires d'une des Republiques arnmri-
caines, rie se donnera-t-on pas pour le
moins la fAcheuseapparence d'imiter les
pires procedes de 1'Europe conqubrante,
et ne renforcera-t-on pas d'un nouveau
motif d'eloignement la defiance des au-
tres Etats libres de l'Amerique?,
Puis, prendre asa charge le rEglement
des dettes d'un prodigue en deconfiture,
n'est-ce pas ajouter i ses ennuis et A ses
embarras propres les ennuis et les em-
barras d'autrui, sanspouvoir enattendre
meme un profit moral ?
Si le President.Morales a, en offet, de
bonnes raisons d'6tre enchanted d'un
pacte, qui, en garantissant ii son gouver-
nement les moyens de vivre, vise a met-
tre ses rivaux politiques dans l'impos-
sibilitd de lui nuire, est-il stir que le peu-
ple dominicain sache apprecier congru-
ment (,l'aide d6sintressden, sous laquelle
il apparait comme aceable? N'y a-t-il pas
lieu plut6t de craindre qu'il n,_i.'lrenne
ombrage d'une assistance, don't se g,'.m,-
vernans ont eu pour lui la premiere idWe
et, s'en trouvant humilie, ne-paie ses ge-
nereux tuteurs de la plus noire ingrati-
ttde ?
Enfin, meme les citoyens americains
de l'mprovement Company,' ne sont-ils
pas ,fond6s i trouver qu'on sert assez
mal leurs irii:o'.cI-, on substituant aux
trs-l.ir;:-e al mitag ii1 qu'ils tiraicnt de
exploitation de la seule Dbuane de Pu-
orto-Plata l1dgaliti de trailniernit centre
tous les porteurs de tires ri ulilrs de
la Dette dominicaine ?
STelles sont les rhtlexi..n.- ,l'iin group
notable d-hommes politiques, qu'accom-


,. ,












REVUE DE LA SOCItETT DE LEGISLATION


pagne de leur trompette retentissante le
choeur des jouirnaux amis.. Elles ne peu-
vent manquer d'avoir un certain clho
daris les d6bats qui vont s'ouvrir au S6-
nat des Etats-Unis sur !e trait domini-
cain. Quelle ue soit l'issuedeces debats,
la consigne reste pour nous d'observer ;
de mettre du tact dans nos relations, de
1'ordrc dans nos finances ; de vivre pai-
sibles, si nous le voulons, heureux. si
nousle pouvonst C'ost la grace que nous
souhaitent nos grands amis de l'Union
etoilee. On no saurait, a la verite, nous
faire de souhait meillour.
GEORGES SYLVAIN
25 fevrier 1905.



CONVENTION DOMINICANfO-~AM CAIN-
CONVENTION DOMINICANO-AMERICAINE


Fr6ddrico Velasques H.. et le Gouvcr-
nement Amdricain, represented par son
commissaire, M. Albert C. Dillingham et
son Mipistre-R.sident M'; Thomas D.
Dawson ont conclu et arretice qui suit:
1 ,e Gouvernement Am(dricain accepted
de se charged du riglement de toutes les
obligations qu'a le Gouvernement Da-
minicain tant a l'extericur qu'h l'inte-
rieur, du mode de piement' et des con-
ditions, d'amortissement ; de proc6der.h
un nouvel examen des reclamations in-
justos etcontentieuses et d'estimer la va-
leur et le montant de touts autres re-
clamations en voie de 'rglcment.
(a) Sipourarriver a ces reglemens
il 6tait necessaire de nommer une ou
plusieurs commissions, le Gouverne-
ment Dominicain devra 6tre repr&sentO
dans ces dites commissions.
20 Pour faire face a la respon.aabilitU
qu'il a assume, le Gouvernement Ame-


Attendu que le Gouvernement Do- ciiLL1 p~ri Jevi U pel.-1 ueiicitt:l tes i-
minicain, relativement aux dettes que cettes des douanes, et pour gar ntir la
possede la Republiq'ue, au pDril immi- perception rogulire des fonds necessai-
nent et a la menace prochaine d'une res au pavement fiddle et exact des obli-
intervention de la part des rations don't gations ainsi liquidees ot .acceptees, se
les rissortissans ont des rIclamations charge de administration des douanes
dejh formees ou a produire. setrouve existantes et de cells qui pourraient
dans l'impossibilite de tenir fid6loment 6tre cries, avec la ac:ult. de nommer
ses engagemens, on raison de 1'etat'ot les employes n.cessaires ai leur fonc-
les bouleversements politiques et autres tionnement, lesquels employes seront
causesont mis lesfinances publiques, au considcprts dans l'accomplissement do
point que ses engagement sont arrives leur tache et dans 1'exercico de leursde-
a terme sans avoir pu ttre remplis, ni ,voirs,comme des cit., yons dominicains,
m6me les int6erts pqyds ; .I1-:sir.nt arri- et parilnt soumis aux lois de la Republi-
ver a. un arrangement avec tons ses cr&- que. Lo Gouvernement Dominicain pour-
anciers de fa.on que ces derniers aient ra avoir dans chacune des douanes un
une garantie surfisante, et parvenirh a s- contr61eur charge do surviiller ses in-
surer la per<','li.-.n r -i.:j, i.-ri ded recettes teirts.
suffisantespour fire faceauservice cou- ( a) A partir de la date oil le pritesent
rant; desirant aussi le maintien de son contract commencera i avoir son effet.
autonomie administrative, sans aucune les .ml ,' ."s actuels des douanes seront
intrrupltip.,n, o.-';.-iiiit2.-, soit par les Iegis p r les displ ,iitions de la ,Ii l',iite
exigences des crdanciers strangers, soit d' i', I i''I"
par les troubles politiques interieurs; 30 Les recettes effectu(es dans routes
Attend qte le Gouvernement Amd- Els douanesde la Rcpubliquc, le Gouver-
ricain, respectant liiit? riit imrlll pll't: ii mr-it dI J Etat-.- TU is remettra au Goa-
du territoire de la l.lllIuil>iillu.I Dr.riii- v-r'ii i.',it D imj iniiain une some ui
caine, se monte li "'.|:- it cooperer n. p[.iirra }a.' (Itr. inoindro de 45 o' du
au ri'iultat. i n:liI.1n'" plus haut et .i.inr- au total brut., percu pour ropondre atix be-
Gouvernement Dominicain sa .nuanti, i soins du budget de 1Etat, estim6 pour
pour l'arralia, 'nertent auquel celul-ci vout la prc ni,'l:- annl,..' a !n.f10 ()0 Ilolli~.-. que
arrive :v. ti ,-11 .-.* ii ,ail'i I ; 1* I *,ilmll llm t DUi ill.iiii.ii pi 'r-evra
Le Gcin\ ini-meiit 'IMni iirn, repr&- l'V.- i.r'' tii- I'r- mois pour los L)'--Oili<
sent Ijalr I- S.' (rl-tailn .l'l.c t i 1;.. Rela- .lun ,i- r ir. lillil et qui, s ra divise en
tions lxt*rieure I. cit,.. I\ I Ja;(n Fran- quaiji.nrr' .ti r.'n- Cgaux, i.l, la facon sui-
cisco Sancli./, etle Se'r.liiv,- d'l.tat dI e- vante: 10.7(') dollars I-' 1"', 8, 15
-'inain':.s et du ,'c..n>rnl ., 1o 2 tui-' n t ?2 de':.lult nmois. S'il arrive que












REVUE DE LA SOCIETY DE LEGISLATION


le total -des entrees de la premiere on
d'une des annes subs(-quentes tombe
au-dessous de deux millions de dollars.
les paiemens -diminueront proportion-
nellement, le-Gouivernement Dominicain
devant maintenir ses ddpenses Adminis-
tratives dans les limits des n(cessites
indispensables de l'administration.
_a) --II est convenu que les depenses
exiraordinaires, que pourront occasion-
ner les recouvremensdes droits de dou-
ane, se teront a la charge des creanciers
de ]a Repdblique, sans quo calle-ci ait h
participer en aucune faSon aux dites de-
penses.
4 11 revient auGouvernement-ds Etats-
Unis de payer avec les 55 "/o qu'il retient:
( a) Les .'mill: i.'-" de toutes les dou-
ane:s;
(b) Les int rts, amortissemens et
dchdances de la detto dominicaine int6-
rieure ct exterieure, d'aprcs co qui est
prdvu plus haut, apres fixation et liqui-
dation.
( c) Tout sold qui restera a la fin de
chaqud annee fiscaic sera remis h la
Republique Dominicaine, ou sera desti-
ne au paiemeont do sa dette, si elle le veut
ainsi.
5 Leoscontr1eours des donanes devront
remoltre tous les mois i~ la comptabilitd
g6n(;raie et au Ministere des finl:i, 's
les6tats des valenrsd'entr'-e et do sortie,
et tous les ans, l'etat general formant le
total des recettes et des paiemeny.
.6" Toute riformedans Ie tarifdes droits
se fIerad'un cojimuni accord avec le Gou-
Vernerment Americain;par consequent
les droits actuels d. d(ouane et de port
ne ponrront etro reduits sans son con-
sentement, tout autant que la dette ac-
tuellnment garantie ne strait pas com-
pletement pay6e, a I'exception des droits
A l'exp'otationque le Gouv wnement Do-
minicain aura la faculty d& supprimier
ou do reduire immediatement.
7 Le Gouvernement Amdricain, sur la
"remande de la Rcpul)lique Domiuicaine,
lui donnera tous autres secours en son
pouvoir pour retablir le credit, rnainte-
nir I'oidre, augmenter I 'eftlcacitiv du
gouvernement civil et favoriser I'avan-
cement materiel et le b.ien-Otre do la.Be-
publique.
Lapresente conve-lli ln. ll: mencira
a sorth'i son plein effet, a partir du'l cr' F-
'vrier de l'annee en course.
Fait en 4 originaux, 2 en ,|:n-l l et
2 en anlais, et approuvO par les parties


contractantes en la ville de Saint-Domin-
gue, le 20 Janvipr 1905.
(Sign6): JUAN Fco SANCHEZ, FRE'DP-
RICO VELAQUEZ, H. AIBER' C. DILINGHAM,
THoMAs 'C. DAWSON.

BIBLIOGRAP HIE

M., Jidrmie a lpos:' au Secretariat de
la Society de Legislatio, come un hom-
mage A cette sI:ln. it. d:ont il est membre
actit, un volume de sont ouvrage ( L'Ef-
fort qui vient de paraltre \
C'est un des ouvrages les plus impor-
tans qui soient eclos de la plume d'un
haitien.
.11 ostdivis6 en tr,'i- parties. Dans la
premiere parties 1'Homme t 1-Tnt,-lli gon-
co ,, 1'6crivain expose dans des conside-
rations morales 't philosophiques, la ,
puissance du concours ,des lumieres et
do la liberty sur la destinde dd'n people.
II reconnalt et proclame comme force
la solida'rit6 entire tous. < II ne faut pas
attendre d'un home le salut deI'Etat, le
salut sera l'oeuvre de tous. -
Dans la -2'""' i;. ilLic,- Do l'Education ,
M. J(remie plaide la cause de education n
populaire. II soutient le principle de l'ins-
trLction publique I tous les degrees, avec
des argument et une force do raisonne-
ment des plus convaincans.
Dans la 3e"" parties Vues thdoriques et
pratiques ,, I'ecrivain passe en revue tout
ce qui constitute I'administration publique.
ot Ie r'i-iiiuvr ni i t. Force publique,
Police Gdn6rale, Justice, Autonomie
communale, Prison, Moeurs; dans les
departments Domaine, Finances, Cre-/
dit, Police rurale, rien no lui a PbhappP.
Monsieur .JOr'mie proiiuvo q(II a Iii'n
observe la march des difflerens servi-
ces publics do son Ina -. 11 e16ve bic :
haut lesprincipes. II propose des am&-
liorations, des r.'"i ni's
L'auteur termine son livre par une ad-
mirable conclusion d'ot I'an tire qu'Halti
a ruin6e 'institution de l'esclavage en
fondant la liberty humaine ; que iiiiniit -
nant elle a une couvro personnelle ti
a.:'i mlir; prouver par le concourse
,.IJ' lumiermis de ses enfarts, le travail
int6rineur; l'ffort individdel, qu'elle est
bien ili n:ii ii [litre dcI nIalit '
Le IM r do M. Jardmio r,-.nftrni de's
pensdes justeset vraies. L'auteiii est '
souvent eloquent, il meoutle.cceur. Cn
scnti';.inic du ifatriote.- L. I).




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