• TABLE OF CONTENTS
HIDE
 Front Cover
 Sommaire des annexes technique...
 Table of Contents
 Annexe technique No 1: Justification...
 Introduction
 Analyse des actions anterieure...
 Structures et methodes de...
 Justification des actions...














Group Title: Plan de développement économique et social, 1966-1970
Title: Plan de développement économique et social, 1966-1970
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 Material Information
Title: Plan de développement économique et social, 1966-1970 annexes techniques, développement rural. Annexe technique no 1, Justification des orientations et des méthodes de développement
Alternate Title: Annexes techniques, développement rural
Annexe technique no 1, Justification des orientations et des méthodes de développement
Physical Description: 30 leaves : ; 31 cm.
Language: French
Creator: European Economic Community
Togo
Publisher: Socie´te´ d'e´tudes pour le de´veloppement e´conomique et social,
Société d'études pour le développement économique et social
Place of Publication: Paris
Publication Date: 1965
Copyright Date: 1965
 Subjects
Subject: Agriculture and state -- Togo   ( lcsh )
Rural development -- Togo   ( lcsh )
Genre: non-fiction   ( marcgt )
Spatial Coverage: Togo
 Notes
General Note: Cover title.
General Note: At head of title: Communauté économique européenne ; République togolaise.
 Record Information
Bibliographic ID: UF00080809
Volume ID: VID00001
Source Institution: University of Florida
Holding Location: University of Florida
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: ltuf - AFD1675
oclc - 43366261
alephbibnum - 001048609

Table of Contents
    Front Cover
        Page i
        Page ii
    Sommaire des annexes techniques
        Page iii
    Table of Contents
        Page iv
    Annexe technique No 1: Justification des orientations et des methodes de developpement
        Page v
    Introduction
        Page 1
    Analyse des actions anterieures
        Page 2
        Page 3
        Page 4
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    Structures et methodes de developpement
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    Justification des actions proposees
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        Page 30
Full Text


Communaut Econoniqu~ Europenne
j


Rpublique Togolaise


Plan de Dveloppement Economique et Social
1966-1970












ANNEXES TE CHNIQUES

DEVELOPPEME NI RURAL




























1965


Socit d'Etudes


pour le Dveloppement Economique et Social
(S. E. D.E.S. )


67, rue de Lille Paris (7*)










HP


.Z
fr7










SOMLMAIRE DES ANNEXES TECHNIQUES


ANNEXE 1 -


ANNEXE
ANNEXE

ANNEXE
ANNEXE
ANNEXE
ANNEXE


Justification des orientations et des mthodes de dvelop-
pement
Programmes rgionaux
Programme de dveloppement du palmier huile

Project de creation d'un ranch national dans l'Adel
Programme forestier
Planification de l'enseignement agricole
Hy draulique villageoise.











SOMMAIRE DE L'ANNEXE 1


pages

SECTION 1 Analyse des actions antrieures. 2
I Les investissements 2

II Les ralisations 4
A Recherche agronomique 4
B Actions agricoles 5
III Les effects 7
A Evolution de la production national 7
B Evolution rgionale 10
SECTION 2 Structures et mthodes de dveloppement. 12
I Principes 12
II Organisation et modalits d'action 15
A Statuts 15
B Organisation 15
C Aspect conomique et financier 16
SECTION 3 Justification des actions proposes 17
I Principes gnraux 17
A Contraintes 17
B Compte d'exploitation d'une unit familiale 18
C Ecarts inter-rgionaux 23
II Objectifs et moyens 25
A Recherche agronomique et tudes 25
B Actions agricoles intgres 25
C Actions sectorielles 27





























ANNEXE TECHNIQUE N 1



JUSTIFICATION DES ORIENTATIONS ET DES
M ETHODES DE DEVELOPPEMENT



















ANNEXE TECHNIQUE N 1


JUSTIFICATION DES ORIENTATIONS ET DES METHODS
DE DEVELOPPEMENT



Introduction.


La prsente annexe sera essentiellement consacre l'agriculture.
Les problmes poss par le dveloppement des resources fores-
tires font l'objet de l'annexe n 5.
Quant l'levage et la pfche le document Plan est suffisamment
explicit. L'examen des problmes d'levage sera toutefois voqu
dans le cadre de son association avec l'agriculture. Une annexe particulire
est de plus consacre au Ranch National.









2



SECTION I ANALYSE DES ACTIONS ANTERIEURES



I LES INVESTISSEMENTS.

Le tableau 1 ci-aprs donne la rpartition des principaux investis-
sements raliss sur financement de l'extrieur de 1947 1964.

Il convient de souligner la nature indicative des investissements
effectus car :

a Les chiffres se rapportent aux autorisations de programme et
non aux ralisations et il se produit parfois des dcalages important
entire ces deux operations.
b La ventilation entire products et regions a t moins prcise
que ne l'indique le tableau.
c Certaines actions comportent des investissements administratifs
ou non-agricoles tels que construction de logements et amlioration
des routes.

La politique d'investissement au Togo a fondamentalement vari
suivant les poques.

Le Premier Plan FIDES 1947-1954, a pot-t principalement sur :
la creation et l'quipement des fermes et centres pilots du
Service de l'Agriculture,
la recherche agronomique applique,
l'amnagement de la palmeraie naturelle et la diffusion de
plants de cafiers.

Le Second Plan FIDES se caractrise par la poursuite des opra-
tions antrieures avec en plus un effort marqu en faveur du dveloppe-
ment de la culture arachidire et cotonnire et la mise en valour
de l'Est- Mono.

La priode 1960-1964, enfin, est marque par la reduction des
dpenses en faveur de la recherche applique et du caf au profit
d'oprations rgionales (Est-Mono, Nord-Togo) ou ponctuelles (villa-
ges-pilotes (1) et Tchitchao).

Aux investissements publics il convient d'ajouter ceux fournis
par les producteurs eux-memes mais les valuations prcises font
ici dfaut. Le Crdit du Togo a effectu entire 1957 et 1964 et plus
particulirement de 1957 1960 des prts d'un montant de 86 millions
pour l'tablissement de plantations de caf et de 110 millions pour
la replantation de cacaoyers.


(1) S itus Agou-Nyongbo et Nuatja.












Si l'on note que les investissements de F ED (301 millions)
n'taient pas engags le 1er janvier 1965, le total des dons trangers
l'Agriculture togolaise se monte 1. 346 millions de F CFA. cou-
rants de 1947 1964, c'est--dire en 18 ans, soit une moyenne de 75
millions de F. par an, ou encore 1. 000 F. en 18 ans par tte d'habi-
tant. Avecdos investissements aussi drisoires, il n'tait gure possi-
ble de s'attendre des rsultats spectaculaires.

En outre, des erreurs ont t commises dans le choix des actions
et des mthodes de ralisations.


TABLEAU N 1

Investissements agricoles de 1947 1964
(chiffres en millions de F. CFA)
S-947-1954'1 954-1959, 1960-1964
Nature des investissements 11er plan 20 plan FAC FED 1llema- Etats-
!FIDES jFIDES(1) gne Unis
Actions intgres
Enseignement et formation ) 156
Actions agricoles non spci )
fies 289 64 54(4) 65(5)
Mutuelles et cooperatives i) 24
Hydraulique rural ) 34
Actions rgionales
Nord-Togo (R. Savanes et I ) 199
Kand) )
Est-Mono ) 15
S-Actions par products
Caf 56,6 -
Cacao )139,1 6
Palmier huile ) 47 6 145
Cocotier ) 20 2 26
Coton ) 111,2 48
Arachide ) 83 2
Riz ) 25, 5 -
Conservation des crales )
et haricots ) 25
Divers 2
TOTAL 139,1 632,3 i455(2)! 301(3) 54 65
______________-__________________ I


1) Il y a eu chevauchement des deuxPlans,
2) Y compris 5 millions d'tudes,
3) Crdits disponibles mais non engags en Janvier 1965,
4) Villages-pilotes de Agou-Nyongbo,Nuatja et Kambol (raliss 70 %)
5) Centre do Tchitchao.











II LES REALISATIONS.

A RECHERCHE ET EXPERIMENTATION.

Les essais agronomiques ont t entrepris dans les fermes et
centres pilots du Service do l'Agriculture l'exception toutefois du
coton don't la recherche a t confie partir de 1955 1'IRCT et du
palmier huile pour lequel une collaboration s'est tablie partir de
1950 avec l'I. R. H. O.

Il n'a gure t possible, en raison des dlais impartis, d' valuer
le montant prcis des dpenses affectes la recherche. Il semble
toutefois que l'on puisse avancer un chiffre de l'ordre de 100 150
millions.

1 Les techniques.

Les recherches ont t caractrises par :

a) Un manque de rigueur scientifique dans la conduite dos
essais : absence de rptitions dans les protocoles exprimentaux jus-
qu'en 1955 et d'interprtation statistique des rsultats jusqu'en 1958.

La grande majority des essais de fumure ont t conduits sans
comparison de diffrents niveaux de fertilisation et de diffrentes
combinaisons N. P. K.

b) Une absence de continuity dans les schmas de recherche
(ex. de selection de l'arachide),

c) Un manque de liaison et d'information sur les recherches
effectues dans les pays voisins (Dahomey, Haute-Volta, Ghana).

Cette situation a rsult pour une large part du fait que le personnel
d'excution tait par ailleurs absorb par d'autres tches : ppinire,
action agricole de circonscription, gestion des S. I. P. ou SPAR, ad-
ministration courante.

2 Les rsultats.

Des rsultats parties ont t obtenus dans la future du mars,
du manioc et de l'arachide. Il rest toutefois dterminer avec plus
de rigueur les niveaux et les combinaisons les plus rentables du point
de vue conomique avant de passer au stade de l'application pratique
des rsultats.

La selection arachidire n'a about aucun rsultat marquant
alors qu'en 1961 l'IRAT dmontrait au Nord-Dahomey l'intrt de la
varit 48-37.


I
.1e...











Les essais de fumure minrale et de dsinsectisation chiriique
du cafier n'ont dbouch sur aucune ralisation pratique.

En coton, cocotier et palmier huile, par contre, les travaux
de recherche de 1'I. R. C. T. et do 1'I. R. H. O. ont about la mise au
point de varits, et techniques culturales applicables en pratique.

3 Conclusions.

Le Service de l'Agriculture n'tait pas outill pour effectuer
dos operations de recherche agronomique telles que la selection
varitale ou la fumure minrale. Il y a donc eu dans ce domain un
gaspillage vident de moyens et cela a entrari un retard appreciable
en matire de dveloppement agricole. Il suffit pour s'en convaincre
de mesurer par exemple l'tat de dveloppement de la culture arachi-
dire au Sngal et au Togo.


B ACTIONS AGRICOLES.

1 M6thodes d'intervention et structures.

Jusqu'en 1955-56, l'activit du Service s'est limite la
furniture de plants ou semences, l'tablissement de parcelles
de demonstration, quelques actions isoles de vulgarisation de tech-
niques nouvelles auprs d'individus rceptifs.

On note ensuite une orientation nouvelle des mthodes d'inter-
vention. L'amnagement de la palmeraie d'Agbatop en 1954, la creation
du secteur de colonisation de l'Est-Mono en 1955 et du SEMNORD en
1958 marquent un changement profound de conception. Ds 1959 la
creation de nouveaux secteurs de modernisation est envisage don't le
secteur palmier de Tsvi et un secteur manioc dans la region d'An-
cho. Le rapport annual de 1959 souligne par example la ncessit
de promouvoir l'animation rural et de dbudgtiser les interventions
agricoles. Cette ide progress mais ne se traduit par aucune ralisa-
tion concrete.

Entre-temps, le Crdit du Togo qui a finance la plantation de
5. 000 hectares de caf et de 4. 700 hectares de cacao limited progres-
sivement ses interventions en matire agricole partir de 1962 en
raison du cot lev et des difficults matrielles qu'impliquent l'octroi
des credits et surtout le recouvrement des dettes.

Les Caisses de stabilisation, grce une politique particuli-
rement clairvoyante, amassent jusqu' plus d'un milliard cinq
cent millions de reserves (1964) qui ne sont pas rinvesties dans
1' agriculture.

La Fdration des SPAR pursuit l'oeuvre des anciennes S.I. P.
sans parvenir crer un movement coopratif authentique exempt
do tutelle paternaliste et de preoccupations mercantiles.
... *












2 association agriculture jlevage.

Association agriculture levage a t depuis 1952 un
des thmes dominants do l'action agriccle.Des investissements trs
important ont t consacrs l'quipement des centres pilots en
outillage aratoire, charrettes, animaux de trait, ainsi qu' la cons-
truction d'tables fumires.

Or, mise part la region de Dapnngo o l'on compete une cinquan-
taine d'attelages en service, la traction animal n'a fait aucun progrs
et la grande majority des tables fumires construites sont abandonnes
ou utilises d'autres fins.

La resistance du milieu human est certes la cause principal
d'chec encore qu'il ne faille pas tre trop pessimiste, car dans beau-
coup de pays africains un brusque engouement s'est soudain manifest
pour la culture attele aprs une longue priode de travail infructueux.
Les mthodes d'intervention base d'encadrement dispers et passif
n'ont, d'autre part, pas contribu amliorer la situation.

L'utilisation de la future animal est une action complmentaire
et subordonne l'introduction de la traction animal. En effet, pour
prparer du fumier il faut de la paille et de l'eau en abondance et donc
disposer de moyens de transport autres que le portage human.

Or, malgr les checs enregistrs en traction animal, l'on a
voulu tout prix dvelopper la preparation du fumier en construisant
des tablos-fumires. Certaines furent construites en bton et ciment
pour des populations qui n'ont mime pas les moyens financiers d'acheter
des tles pour recouvrir leurs cases. Il y a donc eu en ce domaine
un gaspillage vident et un manque de ralisme certain.

3 Conservation des sols.

La protection du capital sol par la mise en place de dispositifs
anti-rosifs et de protection contre les feux est une technique qui s'in-
tgre dans les travaux d'amnagement du territoire. La population ne
comprend et n'accepte les measures anti-rosives que si un effort d'du-
cation de base est entrepris et que si des avantages conomiques tan-
gibles on rsultent.

Les travaux anti-rosifs du SEVINORD et la lutte mene contre
les feux n'ont entrain, de rares exceptions prs, aucune modifica-
tion des attitudes sociologiques et de trs maigres advantages conomi-
ques.


.. /...











4 Hydraulique rural.

De 1955 1963, une soixantaine de petits barrages ont t cons-
truits dans le Nord-Togo.

Ces ouvrages ont considrablement amlior les conditions de vie
des populations. Il est difficile d'valuer les effects conomiques prcis
de ces investissements qui ont apport une amlioration de l'alimen-
tation humaine (fruits et lgumes de saison sche, poisson) et de
l'abreuvement du btail. Le dveloppement spectaculaire des petits rumi-
nants serait dQ pour une large part au dveloppement de l'hydraulique
rural.

Malgr un bilan positif dins l'ensemble, il convient de souligner
que plusieurs ouvrages ont t dtruits ou endommags par les crues
et que la population n'a souvent gure t dispose les entretenir.

Il est toutefois relativement ais de pallier ces inconvnients
par une meilleure conception et execution technique et par une action
psychologique en profondeur.

5 Actions par products.

Celles-ci seront dcrites en mCme temps que les effects (voir
Titre III ci-aprs).


III LES EFFECTS.

A EVOLUTION NATIONAL DE LA PRODUCTION.

a Cultures d'exportation.

La production de caf qui tait infrieure 1. 000 tonnes
avant 1944 est passe un niveau moyen de 2. 000 4. 000 tonnes de
1945 1955 et atteint actuellement une moyenne de 10. 000 12. 000
tonnes avec dos oscillations comprises entire 6. 000 et 18. 000 tonnes (1).

Le dveloppement considerable de la culture du caf est certes
du pour une large part l'action conjugue du Service de l'Agriculture
et du Crdit du Togo mais galement au revenue bv que procure cette
culture la journe de travail, en dpit de la chute des course.



(1) Les apports on provenance du Ghana intcrfrent dans les chiffres
d'exportation mais dans une measure assez faible.










Les exportations do cacao sont passes de 1. 000 10. 000 tonnes
de 1918 1936 pour descendre ensuite progressivement 1. 000 2.000
tonnes au course de la Seconde Guerre Mondiale et remonter ensuite au
niveau do 8. 000 12. 000 tonnes partir de 1954. Ces variations sont
essentiellement des aux courants d'changes clandestins avec le Ghana.
On considre que la production togolaise value 6. 000 8. 000 tonnes,
est stabilise ce niveau depuis une trentaine d'anne. Les sites favo-
rables cotte culture sont en majority dj occups et les perspec-
tives d'extension sont limites.

Les exportations de palmistes se maintiennent un niveau de l'or-
dre de 8. 000 10. 000 tonnes par an depuis ... .1880.

La production de palmistes serait sensiblement gale aux exporta-
tions car la consommation intrieure est faible. La production
d'huile value 7.000 tonnes environ alimente le march intrieur
ainsi qu'un courant d'exportation vers le Ghana (valu quelques
centaines de tonnes par an). Il est difficile de connaitre l'volution passe
de la production d'huile. On pense toutefois qu'elle serait en progres-
sion par rapport celle de palmistes, d'une part sous l'effet d'un
accroissement de la demand provoqu par le croit dmographique
et d'autre part, cause d'une meilleure exploitation de la palmeraie
naturelle consecutive une amlioration des voies de desserts et des
disponibilits en eau pour l'extraction artisanale. Signalons enfin
la production de vin de palme qu'il est trs difficile d'valuer et qui
pourrait s'itre accrue un rythme parallle l'accroissement de
population. Les investissements consacrs l'amnagement de la
palmeraie naturelle et la plantation de palmiers slectionns qui ont
t effectus de 1953 1955 et don't le montant s'lve 50 millions
de F. n'ont pas entrain la hausse espre de production de palmistes
et d'huile de palme. La mise en service en 1954 de l'huilerie d'Alokoeg-
b n'a pas entraih d'effets sur la culture du palmier ou l'entretien des
palmeraies subspontanes. Les causes de l'chec sont d'une part les
reactions psychologiques et sociologiques dfavorables des populations
et d'autre part la concurrence entire les products olagineux et vinicoes
du palmier.

Les exportations de fibres de coton du Togo se sont maintenues
de 1925 1955 entire 1. 500 et 2. 000 tonnes. Elles ont ensuite subi
une lgre progression, la moyenne des exportations de 1959 1964
se situant prs de 2. 500 tonnes. Cette hausse est drisoire quand
l'on considre le volume des investissements d'environ 150 millions
affect cette culture au course de la dernire dcennie. Le coton de
varit MONO est traditionnellement cultiv en association avec le riz
et l'igname dans la zone de basse altitude comprise entire les parallles
de Nuatja et Sokod. Il est possible que l'accroissement de la demand
d'ignames de la region caf et cacao ait entran chez les cultiva-
teurs de la region une dsaffection relative pour la culture du coton
qui rapport moins de revenues la journe de travail que l'igname
et qui est soumise une infestation parasitaire extrdmement forte.


... .











Les exportations d'arachides qui taient d'environ 100 tonnes par an
avant 1936 ont progress jusqu' un palier de 1. 500 3. 000 tonnes de
1945 1964. Quant la production elle aurait, selon les statistiques du
Service de l'Agriculture, atteint en 1962 et 1963 un niveau de respective-
ment 21. 000 et 17. 000 tonnes aprs une priode de stagnation de 10. 000
tonnes de 1947 1961. Il convient certes d'tre extrmement prudent
dans l'apprciation de ces statistiques quand on connaft leur valeur
relative, mais il est toutefois admis que le courant d'exportations in-
contrles vers le Ghanrg s'est renforc ces dernires annes (Dapango
et surtout Bassari) et il est probable d'autre part que la production
suive une marche parallle l'accroissement dmographique. Quoiqu'il
en soit les rsultats des investissements directement affects l'expan-
sion arachidire (plus de 100 millions) (1) sont minimes par rapport
l'accroissement suppos de la production.

Les export actions moyiennes de coprah qui atteignaient 5. 300 tonnes
pour la priode 1950-1354 sont tombes 3. 600 tonnes au course de
la priode 1959-1963 en raison des dgts occasionns par la maladiese
de Kaincope".

Citons enfin pour terminer les products du manioc, fcule, tapioca,
gari dont les exportations se maintiennent depuis 1950 un niveau de
3. 000 tonnes 5. 000 tonnes environ bien qu'il soit difficile de se fire
une ide precise des courants rels d'change avec le Ghana.

b Cultures alinmentaires.

L'imprcision des statistiques agricoles ne permit gure de se
faire une ide trs prcise ;le l'volution des productions de crales
et fculents et encore moins de fruits et lgumes (les chiffres de ces
derniers s'cartent probablement de la ralit dans les ordres dc
grandeur).

A l'heure actuelle, il semble que la population togolaise dispose glo-
balement d'une production alimentaire proportionne ses besoins
mais cn annes particulirement sches la disette reste toujours mena-
ante dans les regions surpeuples de la Kara et des Savanes.

Il y a lieu de souligner l'volution de la production rizicole don'tt
les statistiques doivent toutefois tre interprtes avec prudence)
qu'illustre le tableau no 2 ci-dessous.


(1) Aux 85 millions du tableau n 1 s'ajoutent les investissements
rgionaux en particuibr au Nord-Togo.











TABLE;AU No 2

Evolution de la production de riz (cn tonnes de paddy)


REGIONS 1947 1951 T 1955 1959 1963
,KLOUTO 4.500 3.600 4.200 2.800 600
IATAKPAME 4.500 7.200 7.500 12.600
R. CENTRALE ) 7 1.275 1.380 970 1..085
R. KXRA ) 6 00 850 2.400 1.872
R. SAVANES 300 110 600 0 -100 i 70

TOTAL 5. 550 10. 085 14.230 14. 070 716. 627,

Sources : Rapports mensuels duS service de l'..griculture.



On remnarque :

a une baisse de production de la region cafiire au profit
dcl la region priphrique,
b une hausse sensible en pays Cabrais,
c une quasi-stagnation en region Centrale et des Savanes.

Seule l'volution en pays Cabrais est le rsultat d'actions de
petits amnagements hydro-agricoles (Dfal on particulier).

Il faut s'tonner du manque apparent de rsultats enregistrs
jusqu' prsent dans les circonscriptions de Mango et Dapango quand
l'nn considre que ces rgions ont bnfici d'investissements impor-
tants l'poque du Seronord.

B EVOLUTION REGIONAL DE LA PRODUCTION

Les rgions du Klouto et de l'Akposso ont largement bnfici
de lahausse de production do caf( entire 1950 et 1965.
Une part des revenues a toutefois t redistribue dans les rgions
voisines par :
a l'accroissement des achats de vivres, essentiellement
igname, riz, mais dans les circonscriptions de Nuatja Atakpam,
Sokod.
b le versement de salaires aux ouvriers saisonniers, en
majority Cabr-is et Losso qui en ont rapatri une parties dans leurs
t'gions d'origine.
Le montant des redistributions ainsi effectues est difficile
valuer dfaut d'enqutes prcises sur la question.


!
!e








Il


La production dos cultures industrielles : arachide, cotton, pal-
mistes, de la Rigion Maritime et de la parties base do la Rgion des
Plateaux n'a pas vari depuis vingt ans. La production vivrire commer-
cialise s'est par contre accrue, dans une measure qu'il est toutefois
difficile de chiffrer, sous l'effet le l'accroissenment de la population dos
contreoi urbains et du deficit croissant des rgions caf et cacao. Ci-
tons galement l'influence notable, mais trs variable, de la demand
du Ghana en gari, huile de palmer et ignames.

La Region d'Anecho, en particulier dans la zone manioc, pourrait tre
rentre ces dernires annes dans une phase de stagnation causc :
a de la baisse de fertilit des sols consecutive la mono-
culture du manioc et la densit croissante de population, et de la
forte diminution de production de poison du systme lagunaire.
b dos dg.ts provoqus la cocoteraie par la maladie
de Kaincop.

Il est difficile de se fire une opinion prcise de l'volution de la
Region Contrale. La region de Bassari pourrait avoir bnfici d'un
accroissement de ses changes avec le Ghana (1) on particulier arachi-
des et haricots. Le production de la zone situe au sud de Sokod se-
rait on expansion par le double jeu de l'immigration constant de
Cabrais et Lossc. d'une part et par l'accroissement des dbouchs
d'ignames sur les zones caficoles.

Quant la Rgion de la Kara, mise part une hausse de production
rizicole dji voque ci-avant, la situation de la production per
capital parit stationnaire.

En Region des Savanes, enfin, les investissements considrables
raliss (200 millions de dpenses directs sur crdits FAC augments
do 50 100 millions de dpenses indirectes sur crdits FIDES) n'ont
pas produit jusqu' present de rsultats tangibles (2).

On constate toutefois depuis quelques annes des indices d'volution
psychologique trs favorable (3). La mise on service spontane d'une
cinquantaine d'attelages constitute un phnomne significatif cet gard.
Les actions antrieures ont certes contribu cotte volution mais
dans une measure qu'il est difficile d'valuer car la region de Dapango
est soumise aux influences du Ghana. o des rsultats spectaculaires
auraient t obtenus en matire de culture attele.

(1) L'tude IFO sur la commercialisation des products a#ricoles de
1964 n'a pu confirmed cette hypothse,la route Bassari-Sokod tant
coupo au moment de l'enqute.
(2) Une part trs important des crdits a Ct affecte la conservation
des sols et la petite hydraulique rural (voir paragraphs II, B 3e
et 4e).
(3) Voir tude sociologique IFO (1964).











SECTION 2 STRUCTURES ET MilETHODES DE DEVELOPPEMENT


I PRINCIPLES.

Le bilan :!Ls actions antrieures et le document Plan ont soulign
l'inefficacit des mthodes de dvelopperment actuelles et la ncessit
de mettre en place des structures autonomes.

L'tude sur la rforme administrative, d'autre part, a propos
la creation de cinq rgions conorriques, vritables outils de
rgionalisation du Plan. (1)

Telles sont les raisons de la creation des socits rgionales de
dveloppement rural (S. R. D. )

Ces socits seront charges de promouvoir et coordonner sur
une base rgionale les diverse activits de dveloppement et en par-
ticulier :

la formation et l'organisation professionnelle des agriculteurs
par l'animation rural et la mise on place de structures coopra-
tives;

la vulgarisat ion de techniques agricoles plus productive;
l'quipement des agriculteurs en moyens de production;
l'intervention du Crdit Agricole;
le dveloppement de l'artisanat rural;
et plus gnralement, toutes las activits tendant lever le
niveau de vie des populations.

Les structures proposes sont dites integration horizontal car
elles regroupent l'ensemble des operations de dveloppement rural.
L'on peut concevoir toutefois des structures de dveloppement
integration vertical. Celles-ci s'intressent une operation ou un
group d'oprations prcises telles que par example la culture du
palmier, des plants fibres, etc ...

Les socits integration vertical offrent certes l'avantage
d'une efficacit technique suprieure rsultant de leur spcialisa-
tion, mais elles prsentent de graves inconvnients : chaque socit
a en effet tendance favoriser le dveloppement de sa culture
au detriment d'autres cultures industrielles et des productions
vivrires. Elles ne c'intressent gnralement que fort peu ou dans
une optique restreinte aux problmes fondamentaux du dveloppe-
ment dans les domains agronomique; (par example : assolements,
arrire-effet des fumures) conomique (par example : relvement
gnral do la productivity par l'usage de la culture attele ou du
tracteur, formation dos cooperatives et mutuelles, diffusion du
credit agricole) ou social (par example : satisfaction des besoins
en eau, reduction du portage). Le paysan se trouve sollicit dans


(1) voir tude SEDES "organisation administrative et dveloppement".











son action par plusieurs agents d'encadrement qui travaillent selon
leurs mthodes propres et le sollicitent dans des sens diffrents. Il
en rsulte parfois une confusion regrettable dans les esprits et il
est rarement possible d'tablir les liens professionnels et humans
stables sans lesquels toute action ragricole efficace est compromise
du moins dans un regime de liberty individuelle d'entreprise.

Enfin, sous covert de dcentralisation technique los structures de
type vertical aboutissent assez souvent une recentralisation administra-
tive des services sur les capitals ou chefs-lieux et le dialogue entire la
base et le sommet devient dans ces conditions trs difficile.

L'intervention des socits rgionales s'exercera au dpart sur
deux plans :

1 L'animation rural.

Les mthodes d'intervention seront profondment modifies. Les
agents d'encadrement seront plus nombreux : il est prvu dans les
zones d'action intensive un encadreur par 200 300 exploitants agrico-
les; leur mobilit sera plus grande, leurs moyens d'action plus impor-
tants, leur formation amliore. Dans chaque groupement social d'une
zone d'action, villages dans le Sud et groups de soukhalas dans le Nord,
les encadreurs chercheront dgager des paysans rceptifs et influents
qui deviendront animateurs de dveloppement. Ces collaborators bn-
voles seront plus particulirement charges de dfinir avec l'aide
des encadreurs les moyens de dveloppement propres chaque commu-
naut rurale. Par leur example personnel et leur persuasion ils aideront
la diffusion de techniques agricoles plus productive et seront les pro-
moteurs de l'organisation mutualiste ou cooperative. Les animateurs
ruraux seront priodiquement soumis des stages de formation et
de perfectionnement dans les centres polyvalents.

2 L'organisation de structures professionnelles.

L'adoption de techniques plus productive implique l'achat d'qui-
pements et products divers (semences slectionnes, engrais, insecti-
cides) alors que le paysan ne dispose pas d'argent. Une fois la produc-
tion accrue il faut la traiter ou la transformer, la commercialiser. Tout cela
suppose le groupement des paysans en associations professionnelles
stables disposant de credit en quantit suffisante et s'intressant la
vente des products aux meilleures conditions. La mise en place de ces
structures indispensables tant en amount creditt) qu'en aval (commer-
cialisation) de la production incombera aux Socits Rgionales de
Dveloppement. Ses agents d'encadrement de mme que les animateurs
ruraux seront promoters du credit et de la cooperation en plus de
leurs activits de vulgarisation.

Les trois operation de credit, vulgarisation agricole et coopra-
tion tant ralises par le mme canal il enisultera une efficacit
suprieure par la simple limination des double ou triple emplois
S. /1..












raliss jusqu'ici par l'existence plusieurs niveaux d'agents du
Service de l'Agriculture, du Crdit cdu Togo, de la Fdration des
SPAR.

Les status des S. R. D. leur permettront d'emprunter direc-
tement auprs des organismes de credit (Banque de Dveloppement)
et d'affecter ces resources soit des investissements productifs,
soit des besoins temporaires de trsorerie, soit enfin l'octroi
de credit aux exploitants agricoles.

Les structures actuellement existantes : les S. P. A. R. (1), les
coopratives ou mutuelles constitutes seront intgres progressivement
dans les nouvelles structures avec reconversion le cas chant. On
partira donc dans la measure du possible de ce qui existe dj.

Dans un avenir plus lointain les S.R. D. pourront tendre leurs
activits l'xcution de travaux d'intrt local tels que la construc-
tion de puits et de pistes notamment dans les cas o ces travaux
font appel une participation bnvole des populations.

La mise en place des Socits sera progressive.

Il en sera de mrme de la constitution des mutuelles et coopratives qui
compteront au dpart un nombre limit d'individus (10 15) mis entire
eux unis par des affinits naturelles.

Une attention toute particulire sera accorde la formation de cadres
nationauxla phase de dmarrage tant assure avec l'appui technique
de socits trangres spcialises.















(1) Socit Publique d'Action Rurale.












II ORGANISATION ET MODALITES D'ACTION.

A STATUTE.

Les S )icits Rgionales seront des organisms parapublics dots
de l'autonomie administrative et financire.

Toutefois le Ministre de l'Economie Rurale exercera le contrle
des activits des S. R. D. en particulier au stade de la conception des
programmes et au niveau de la gestion proprement dite.

B ORGANISATION.

Le President sera de droit le Dlgu Rgional (chef de region
conomique). Le Conseil d'Administration sera compos des repr-
sentants des Assembles lues, de l'Administration rgionale, des
milieux professionnels et privs. Il dsignera un Comit de Direction.

Les cadres excutifs comprendront du sommet la base les
effectifs suivants :

1 Le directeur responsible vis vis du Conseil d'Admi-
nistration de la bonne march de l'entreprise;
2 les chefs de secteurs qui seront les adjoints spcialiss
du directeur. Deux s'occuperont plus spcialement des activits
d'encadrement, d'animation rurale et de formation, tandis qu'un troi-
sime organisera la commercialization et le credit agricole;

3 les chefs de centre qui assureront la gestion des centres
polyvalents don't les activits seront multiples : furniture de ma-
triel et produits,formation pratique, essais locaux (ventuellement),
points de collecte des products;
4 les encadreurs qui exerceront une action directed auprs
des paysans avec l'aide des animateurs ruraux don't les functions ont t
dfinies ci-dessus.

Il convient de souligner encore que l'on procdera de prfrence
une reconversion des structures valuables et un recyclage des cadres
plutt qu' une creation entirement nouvelle. Dans les zones enca-
dres les cadres subalternes des Services Techniques et des SPAR
(moniteurs et surveillants de culture) seront progressivement intgrs
dans le dispositif. Seuls les encadreurs, commis et artisans spcia-
liss seront recruts directement par les S. R. D. en function de leurs
besoins. Dans une phase ultime les S. R. D. devront progressivement
absorber tous les cadres subalternes d'encadremetit, les Services
Techniques conservant les cadres suprieurs et spcialiss charges du
contrle.











La mise en place des structures sera finance par l'aide ext-
rieure. Il sera fait appel des socits trangres spcialises. La
dure minimum de financement no pourra Ctre infrieure cinq ans,
car l'assimilation des innovations techniques dans le milieu rural est
par nature lente. Il faut d'autre part tenir compete des dlais de forma-
tion des cadres qui sont particulirement longs si l'on veut substituer
aux technicians trangers des nationaux capable et expriments.


C ASPECT ECONOMIQUE ET FINANCIER.

Une des consequences de l'opration sera de dbudgtiser pro-
gressivement les interventions du Budget National en matire de
dveloppement rural.

Ce rsultat sera atteint dans le measure o les Socits Rgionales
parviendront se crer des recettes propres. Cette question sera
examine en dtail en annexe n* 2 aprs l'analyse des programmes
rgionaux. Les sources possibles de recettes sont :

les cotisations annuelles actuellement verses aux S. P. A. R.;
les prlvements effectus sur le credit agricole (commission
de la S. R. D. );

les bnfices raliss sur la vente des fournitures et quipe-
ments de production;

ceux raliss sur les operations de transformation, de commer-
cialisation et transports.

L'exprience prouve d'autre part que dans la measure o les
actions de developpement se traduisent par une hausse concrete des
revenues le paysan consent prendre en charge une parties ou la totalit
des dpenses d'encadrement de base.

Les socits organises sur une base rgionale ne disposeront pas
toutes des mnmes perspectives d'autofinancement. Il est en effet
vident que la S. R. D. de la region des Plateaux disposera grce
au coton, au caf et au cacao d'un chiffre d'affaires qui lui permettra
grce un prlvement minime de couvrir largement ses frais de
fonctionnement, al. rs qu' l'oppos la region de la Kara qui n'aura
que de maigres recettes restera pour longtemps tributaire d'une
subvention externe. Il appartiendra donc l'Etat de dfinir les moda-
lits d'une redistribution ventuelle des taxes perues sur les products
riches.

Enfin, si les measures de redressement prconises dans le Plan
sont appliques, 1'OPAT, don't les resources vont devoir provisoi-
rement servir de trsorerie l'Etat, verra de nouveau ses reserves
s'accroftre partir de 1970, et pourra participer au financement
de certaines actions de dveloppement rural ralises par les S. R. D.
/ e






17



SECTION 3 JUSTIFICATION DES ACTIONS PROPOSES


In production.

La justification des actions s'effectuera dans l'optique national.
L'annexe technique no 2 traitera plus particulirement des programmes
de dveloppement dans l'optique rgionale.

L'on examiner ci-aprs en un premier temps les principles gnraux
qui ont prsid au choix des actions et l'on passera ensuite en une
second phase l'examen dtaill de chaque operation.


I PRINCIPLES GENERAUX.

A CONTRAINTES.

Le choix des actions de dveloppement est limit par un certain
nombre de contraintes que l'on peut brivement rsumer ci-dessous :
1 Contraintes cologiques.

Climat, sol, relief, eau, etc...
2 Contraintes agronomiques.
Calendrier agricole, ncessit de pratiquer des assolements,
experimentation pralable ncessaire l'introduction de nouvelles
cultures ou mthodescculturales.
3 Contraintes conomiques.
Prix, dbouchs, cots de production
4 Contraintes humaines.
Attitude psychologique et s ociolcgique, qualification profes-
sionnelle, dens it de population.

Le but essential du dveloppement est d'assurer l'amlioration des
niveaux de vie. Voyons tout d'abord en thorie les moyens don't on dis-
pose


../...










B COMPETE D'EXPLOITATION D'UNE UNITE DE PRODUCTION
FAMILIALE.

Celui-ci peut tre trs schmatiquement prsent comme suit :


I EMPLOIS RESOURCES
ii -- -------' -- ---------- --I"
Main d'oeuvre familiale Production autoconsomme
Main d'oeuvre salarie Production commercialise
Achat de fournitures, mat-
riel et services
(engrais, insecticides,
i matrie1 aratoire etc .



1 Main d'oeuvre familial.

La main d'oeuvre thoriquement disponible ne peut tre en
totalit utilise aux seules fins de production agricole. En effet les
travaux domestiques, le portage d'eau, de bois et de products, la
transformation et la preparation des products et leur vente rduisent
d'autant le potential actif do travail.

De plus, chaque culture requiert une succession dtermine et
gnralement irrgulire de travaux en function du rythme climatique. A
des priodes d'intense activity agricole succdent des priodes de
sous -emploi.

Enfin, le potential travail peut tre amlior par l'utilisation d'un
outillage plus productif tel que la charrue attele par example.

Les measures qui accroissent le potential de travail agricole
sont, dans certaines limits videmment, bnfiques l'entreprise.
Il s'agit des operations qui :

a rduisent les travaux extra-culturaux en particulier en
priode de sur-emploi agricole,
b produisent un meilleur talement des .travaux
c accroissent la productivity du travail.

2 Main d'oeuvre salarie.

Ce post est important dans les rgions caf et cacao o la
main d'oeuvre cabraise est largement utilise. Depuis quelques
annes l'cart se creuse entire la classes des propritaires rentiers
et des manocuvres proltaires avec tout es les consequences politiques
et sociales qu'un tel phnomne risque de produire.










3 Achats divers.

Ce poste est actuellement ngligeable en l'absence de
cultures modernes de grande extension. La creation de groupements
coopratifs permit de rduire au minimum le prix d'achat nu produc-
teur des biens d'quipement et services.

4 Production autoconsomme.

On exprime gnralement la production auto-consomme en
valeur au prix de march. Dans un systme conomique o les changes
de produit alimentaires entire ruraux est faible et o le mcanisme de
la formation des prix joue mal il est plus logique d'tablir une relation entire
la production et le travail qu'elle exige. Le tableau ci-dessous tablit
trs grossirement pour les quatre cultures vivrires principles les
relations entire la production de calories et la dpense de travail.


SProduction Travail
en quantit en k calories (2) en journes en k calorie
Cultures
Cug/ha/an kpnr kg par ha par ha par jour-
ne
ias 500 3,500 1.750 80 22
Sorgho 500 i 3,400 \ 1.700 80 21
Manioc (1) 7.000 0,820 5. 740 95 60
Igname 8.000 0,780 6. 240 120 52

rendements l'ha moyens en culture traditionnelle.

(1) production quivalente 10 T sur cycle cultural de 18 mois et
travail equivalent 145 journes/ha.

(2) products tels que consomms.



On voit que les cultures de crales exigent prs de 3 fois plus
db travail que cells do plants fculentes pour un mme rendement
on calories.

Si l'on admet qu'une famille moyenne de 5 personnel compete 3,2
units de consummation ( l'homme = 1, la femme = 0,7, 3 enfants = 1,5)
ses besoins caloriques par an s'lvent :

365 jours x 3,2 units de consommation x 3 k cal/jour = 3. 504 k cal.

En supposant que 75 % des besoins caloriques soient couverts par
des aliments glucidiques la satisfaction de ces besoins exige la produc-
tion de 2. 628 k cal/an, ce qui quivaut la production de respectivement
751 kg de main's, 773 kg de mil ou sorgho, 3. 205 kg de racines de
manioc et 3. 369 kg de tubercules d'igname. La production des quantits
considres exigera, moyennant les hypotheses formules, des dpenses
en travail de 120 j, 125 j, 44 j et 51 j respectivement.












Si d'autre part en admet que la rnme famille de 5 personnel repr-
sente 2 units de production (l'homme = 1, o femme = 0, 7, un enfant de
10 14 ans = 0,3 et deux infants de moins de 10 ans = 0)il faudra
consacrer par an aux productions d'autosubsistance numres ci-dessus,
60 jours pour le mais, 62,5 jours pour le mil, 22 jours pour le ma-
nioc et 25, 5 jours pour l'igname .

Or aux travaux qu'exigent la satisfaction des besoins glucidiques
d'autoconsommation s'ajoutent ceux ncessaire la satisfaction des
besoins lipidiques, protrques, vitaminiques et autres. En admettant
pour la couverture des autres besoins, plus coteux produire, une
trentaine de journes de travail (1) les dpenses totals d'autoconsomma-
tion s'tablissent come suit (on journes de travail).

alimentation de base travail ncessaire l'auto-
consommation
mais 90 jours
mil 92,5
manioc 52
igname 55,5

La fabrication de bire de mil se traduit, quand elle est filtre, par
une portc appreciable en substances glucidiques. La consommation de
ce type de bire n'a pu tre value sur le terrain mais on sait qu'elle
est particulirement important en pays Moba. Dans cette region don't la
base de l'alimentation est le mil, la quantit de travail ncessaire
l'autoconsommation pourrait atteindre jusqu' 110 120 jours.

Un lment important porter galement en compete
est la perte de produit aiu stockage et le risque climatique contre lequel
le paysan se pr munit en cultivant davantage que ce qui est requis
pour la simple couverture de ses besoins alimentaires; or les plants
fculentes prsentent sous cet aspect un advantage marquant : elles
sont moins sensibles aux alas climatiques que les crales et leur
conservation est plus aise. Malgr des hypotheses de base trs grossi-
res on voit en conclusion que la satisfaction des besoins alimentaires
mobilize des quantits trs ingales de travail suivant les rgions et
les habitudes alimentaires.

On se gardera bien entendu de conclure dans un but de dveloppement
conomique une gnralisation des cultures de plants fculentes.
Le problme est en fait beaucoup plus complex. Il s'y ajoute des
impratifs agronomiques tels que les assolements; des impratifs nu-
tritionnels etc ... Mais un fait demeure. Les rgions du Nord, o l'on
consomme des crales, et qui sont les plus dfavorises en ce qui
concern les cultures d'exportation sont aussi celles o la production

(1) il s'agit d'une hypothse trs grossire. On ne pourra procder
un calcul valuable que lorsque les rsultats de l'enqute consommation
seront connus.












des cultures d'auto-subsistance demand le plus de journes de travail,
test la plus sujette aux variations climatiques (pluies)

5 Production commercialise.

Cette production revt une importance particulire car elle entire
dans le circuit conomique national et produit des effects directs d'en-
trainement sur les autres secteurs.

Dans un systme agricole non volu les dpenses de production
sont ngligeables. Si l'on suppose de plus pour la simplification de
l'expos qu'il n'y a pas de payment de main d'oeuvre salariale,
volume de la production commercialisable sera function de la difference
entire la main d'oeuvre disponible et la main d'oeuvre exige pour les
besoins de l'autoconsommation. Ceci peut tre reprsent trs globale-
ment par l'quation suivante :

Jd Ja = Jc

Le term Jd dpend des conditions cologiques et du type et mode
de culture. Quant au terme Ja il varie en function des conditions analyses
au paragraph prcdent.

Le terme Jc est directement gnrateur de production commercia-
lise, Q, vendue une valeur V. Il est intressant d'tablir les rela-
tions entire Jc et V comme nous l'avons fait pour les cultures d'autoconsom-
mation.

Le tableau n 3 ci-aprs donne la valorisation comparative la
journe de travail pour les principles cultures de commercialization.
Il n'a gure t possible de calculer avec une precision suffisante
les revenues tirs de l'exploitation de la palmeraie naturelle (palmistes,
huile, et alcohol de palme) pour lesquels les travaux de transformation
sont gnralement plus important que ceux de collect.








TABLEAU No 3

Valeur la journe de travail des principles cultures de commercialization.

Nature du Production Prix moyen Valeur V Jc journes Revenu
Cultures product rnoyenne au kg on F en F l'ha dpenses par jour
kgf/ha (1) (2) l'ha V/Jc
Caf marchand 350 65(3) 22.75 0 65 350
Cacao 400 65 26.000 35 743
Cocotier coprah 700 30 2 1.000 30 700
Arachide coque 500 19(4) 9. 500 70 136
Coton (associ coton-graine 250 30 7. 500 30(5) 250
1 igname)
Igname tubercule 8.000 6 48. 000 120 400
Manioc (6) racine 7.000 2,5(7) 17.500 95 184(7)
Mars grain 500 15 7.500 80 94

(1) en zone cologie favorable et cultures traditionnelles
(2) prix actuels 1964-65
(3) difference entire prix march de 70 F/kg et redevance pour motodcorticage de
5 F/kg.
(4) prix moyen base coque Nord-Togo
(5) travail marginal ncessit par association du coton l'igname
(6) production et cot calculs sur 18 mois et rapports 12 mois.
S(7) la valorisation sous forme de gari done vraisemblablement un chiffre suprieur.



Le tableau nO 3 sera interprte avec nuance car d'autres lments
doivent tre pris en consideration. Certains products exigent des tra-
vaux de portage ou de preparation qui ne sont pas inclus dans les va-
leurs travail. Enfin la journe de travail ne reprsente pas le meme
effort physique. En effet la preparation des buttes d'ignames est un
travail pnible qui no peut tre effectu que par les homes alors
que la cueillette du caf est un travail lger pour lequel les enfants
et les vieux peuvent tre mobiliss.

Pour les cultures prennes, de plus, il faut tenir compete de l'in-
vestissement en travail pour l'tablissement des plantations et leur
entretien jusqu' l'entre en production. Cet invest issement reprsente
en culture extensive de 100 150 journes de travail soit moins qu'en
plantations industrielles car l'tablissement des plantations s'effectue
gnralement soit aprs un cycle de production vivrire soit avec
culture intercalaire temporaire de plants vivrires. Si l'on admet
que la dure de vie conomique d'une plantation extensive varie entire
30 et 50 ans, l'amortissement ou le taux de replantation annuel quivaut
3 5 journes de travail,ce qui ne modifie pas sensiblement les
chiffres ci-dessus, moins de tenir compete de la valeur actualise
du travail.










C ECARTS INTER-REGIONIAUX.

La determination des revenues montaires rgionaliss a t tente
mais s'est heurte l'imprcision de nos connaissances sur certain
flux de commercialization que n'a pu apprhender l'tude IFO de 1965
tels que l'approvisionnement de Lom en fruits et lgumes, la com-
mercialisation des vins et alcools de palme et surtout les flux d'change
incontr6ls avec le Ghana.

L'application des principles numre ci-dessus permet cependant de
se faire une ide assez claire des carts inter-rgionaux. (voir ta-
bleau n 4).

Malgr les imprcisions inhrentes aux bases de calcul utilises
l'on peut effectuer un classement centre les rgions :
1 Rgions trs dfavorises : R. Savanes et R. Kara.

La saison agricole trs court et mal quilibre dans la rpar-
tition des temps de travail est employee pour une large part aux cultu-
res d'autosubsistance. Le temps disponible pour la culture de revenue
montaire est mal valoris par la culture de l'arachide.

L'irrgularit des pluies d'une anne l'autre exige de prvoir
une marge de scurit important dans les emblavements de culture
cralire.
2 Rgions moyennement dfavorises : R. Central et Anecho.

Les cultures alimentaires et de commercialization sont les
mnmes (igname, manioc) Leur revenue la journe de travail e: t lev
mais les perspectives de dbouch sont limites. La region d'Anecho
subit les graves consequences de la monoculture du manioc et de sa
haute densit de population.

3 Rgions moyennement favorises : R. Plateaux,zone
igname-coton Tsvi et Tabligbo

Ces regions bnficient de dbouchs assurs sur les centres
de consommation situs proximity.

4 Rgions trs favorises : R. Plateau,zones caf et cacao.

Ces regions sont riches grce au caf et au cacao mais le deficit.
vivrier s'accroit et les revenues sont ingalement distribus entire pro-
pritaires terriens et mtayers.





TABLEAU N 4
Comparaison inter-r .onale


Rgions




!Centraie


Dure de la Cultures vivrin- Dpenses Cultures de com- Revenu en
.,c ..I , .., T1 Remar
saison agrico- res dom.inantes travail par mercialisation do- F par jour emar
le UC/an(l) minantes
----.... .. .. ---- ...........- -- ---4
7-8 mois mil et sorgho 10-120 jours arachide 136
9-nos rniet scrgh.0-- 8)-0 ours
i' name (2) I arachide 136
11-12 mois ilname 60-70 arachide 136 TBassari
mil et sorgho igname 400 ( Sokod I
coton 250 (


que s


3 afilo


Plate aux---
zone igname cotton 12 mois Igname 60-70 igname 400
riz mars coton 250
zone caf-cacao 12 mois mars-riz- 80-90 (2) caf 377 deficitt vivrier
____ ignare-manioc cacao 743
Maritime 12 mois mas 80-90 roduits du palmiste, Juile e
Tsvi-Tabligbo manioc palmier ? palme et vin
%one manioc 12 mois manioc 0-70 manioc184
.Aliecho mats m___s 94rn
one cocoteraie 12 mois id 60-70 cocotier 700 deficit vivrier
i--- --_._ _. S____ !
(1) U. C. units de consommation telles que dfinies la section 3,1, B, 4
(2) extrapolation












II LES OBJECTIFS ET MOYENS.

A RECHERCHE AGRONOMIQUE ET ETUDES.

La porte du programme dfini dans le document Plan dborde
largement le cadre de la priode quinquennale. Le montant affect
la recherche agronomique paraftra peut-tre trs lev Il faut
tenir compete toutefois du fait que la recherche agronomique est un tra-
vail lent (la selection du palmier huile a demand 30 ans) et donc
coteux et que sans un travail de quality excut par des spcialistes
la recherche ne peut etre qu'inefficace : le bilan des actions ant-
rieures a par example clairement dmontr que le retard en culture
arachidire est imputable une recherche agronomique mal conduite.

Certains s'tonneront galement de la masse relativement impor-
tante d'investissements consacrs aux tudes. Ceci rsulte du fait
que l'inventaire des potentialits au Togo n'est pas encore termin
et que la plupart des actions entreprises jusqu' present n'taient
pas conues dans une optique conomique. Une planification agricole
base sur des assises techniques, conomiques et socioloiques
fragile ne peut qu'aboutir un gaspillage des moyens et dans cer-
tains cas l'chec.

B ACTIONS AGRICOLES INTEGREES.

1 Culture attele.

Cette action s'inscrit dans le cadre des operations visant
amliorer la productivity de l'entreprise agricole. En dpit des
checs rencontrs jusqu' present et qui tiennent, il convent de le
souligner, pour une large part aux mthodes de vulgarisation,les
efforts seront poursuivis.

Les objectifs suivants do mise on service d'attelage ont t fixs :

rgions nombre d'units de culture
attele
Savanes 800
Iara 800
Central 300

La culture attele permettra, en regime de croisire, de doubler
les superficies cultives, de rduire le portage,d'utiliser largement
la fumure animal. Elle valorisera un potential de travail existant.
Enfin elle intressera progressivement les paysans aux mthodes
intensive d'levage.

La rentabilit de la culture attele sera dmontre au chapitre des
programmes rgionaux.











2 Mcanisation agricole.

Le recours aux engines mcaniques est ncessaire en sols lourds
et pour certain travaux lourds tels que le dessouchage ou le buttage
de l'igname. De plus l'infestation parasitaire dans certaines rgions
ne permet gure d'y envisager l'utilisation d'animaux. Enfin certaines
zones prsentent une telle densit de population que l'introduction du
gros btail exige des frais excessifs de clSture ou de gardiennage.

Il a t retenu la creation de divers primtres exprimentaux
de mcanisation partielle dans l'Est-Mono, Agou Nyongbo, Nuatja,
Togodo et Sagada. Ces divers programmes, don't plusieurs sont dj en
course, devront dfinir les conditions et limited d'utilisation des engines
mcaniques dans une optique conomique et en function du context
sociologique.

3 Hydraulique rural.

Le montant des dpenses directement affectes l'hydraulique
rurale se dcompose comme suit :


a creation d'un bureau de Gnie rural
prospection des sites
b tudes et ralisation exprimentales sur
l'Oti
c creation d'un secteur experimental de
culture irrigue au Bado
d ralisations
rgions des Savanes 90, 0
region de la Kara 132,0
region Centrale 62,0
region des Plateaux 18,0
region M maritime 18,0
sous-total
Total


77,5 millions


63,0

15,0


320,0 "
475,5 "


Le programme d'hydraulique rurale comprend deux orientations
distinctes :

a tudes de prinvestissement et experimentation agro-
nomique en vue de la ralisation de deux grands ensembles hydroagricoles
au second Plan, le Haut-Oti et le Bas-Mono.

b ralisation de petits amnagements avec le support
technique indispensable et remise en tat d'ouvrages existants (1)


(1) Plusieurs ouvrages Pnt t endommags par les crues cause
de leur mauvaise conception technique.











Il convient de dfinir avec plus de precision les critres qui ont
motiv le choix et la rpartition des investissements du second program-
me.

Prs de 90 % des investissements seront consacrs aux trois regions
conomiques du Nord. L'intrt majeur de la maitrise( mme partielle
de l'eau rside dans la possibility d'allonger la priode d'activit cul-
turale et par l mme de rsorber le sous-emploi saisonnier. Cette
action se traduira par une hausse sensible du revenue montaire. L'intrCt
de la maitris e de 'eau on premire saison est moins marqu, contraire-
ment ce qui a parfois t crit, car il s'agit d'une substitution
de travail en culture sche par un travail en culture irrigue,qui n'est
bnficiaire qu'au cas o l'on obtient un revenue suprieur la
journe de travail (Ex: riz.Dans le cas, toucefois, o la terre est le
facteur rare, come dans la region de la Kara, d'autres lments en-
trent on jeu car il s'agit d'optimiser la production l'ha.



Les projects d'hydraulique n'ont pas t labors dans le dtail faute
de technicians comptents sur place. On s'attachera dans le choix des
avants-projets de ralisation obtenir un effet produit sur capital invest
aussi lev que possible. Les trois rgions du Nord disposent de nombreux
sites favorables l'tablissement d'amnagements primaires peu coteux.
Dans la region des Savanes l'exploitation de la crue et de la dcrue de l'Oti
et de ses affluents prsente des perspectives intressantes cet gard.

Enfin, le montant des investissements accords l'hydraulique rurale
est galement motiv par les avant ages sociaux et conomiques qui
rsulteront d'un meilleur approvisionnement en eau pour l'homme et
les animaux. La spectaculaire progression du cheptel ovin et caprin
depuis 8 ans serait dte en grande parties la creation des barrages
de retenue.


C ACTIONS SECTORIELLES.

1- Caf.

Les quotas imposs par l'Accord International du Caf n'autorisent
gure une action en faveur de l'extension des superficies.

On s'est donc orient dans le sens d'une intensification de la cul-
ture don't le premier effet sera d'attnuer les fluctuations annuelles de
production qui sont considrables (de 1959 1964 les exportations en
milliers de tonnes ont volu comme suit: 11,7 4,2 9,9 11,3 6,1 -
18,0, provision 1965 : 9. 000t )

. /.I .












Les moyens mettre en oeuvre sont prciss dans le docurme nt
Plan. La protection phytosanitaire par voie chimique n'est pas pratiqua-
ble en milieu traditionnel car trop delicate excuter; la fumure
minrale de production est exprimenter.

2 Cacaoyer.

Les efforts porteront sur le maintien et l'accroissement de l'appa-
reil de production et sur la lutte anticapside don't la rentabilit est
dmontre en Annexe 2.

3 Coton.

En zone de culture traditionnelle la varit Mono sera maintenue
en association avec l'igname car elle assure un revenue trs lev
la journe de travail malgr une faible production l'ha. (voir tableau
n 3 ci-avant). Les actions porteront essentiellement sur l'encadre -
ment prcultural. La dsinsectisation du cotonnier en association avec
l'igname n'est actuellement pas rentable.

Les perspectives de diffusion de la varit Allen au Nord de Blitta
et au Sud de Nuatja restent limites par des raisons agronomiques et
sociologiques.

Les rsultats de prvulgarisation dans le Nord et le Sud ont montr
que les techniques actuelles ne permettent pas encore d'atteindre un
niveau moyen de production suffisant pour amortir les frais de dsin-
sectisation et fumure et laisser un revenue satisfaisant au cultivateur.
Un effort trs important sera donc effectu dans la mise au point des
techniques de production.

La diffusion du cotonnier Allen se heurte en outre dans le Nord-Togo
au fait que les dates de semis et de rcolte du coton cohncident appro-
ximativement avec celles du sorgho et mil tardif et que les paysans
accordent ces cultures une priority absolue dans l'ordre d'excution
des travaux en raison de la situation alimentaire trs prcaire. Le
probl-?m de l'extension du coton est donc li pour une large part au
relvement de la productivity des cultures vivrires. Enfin la culture
du cotonnier Allen exige l'utilisation de la fumure minrale et l'applica-
tuon de traitements phytosanitaires qui constituent des techniques
dj trs volues don't l'assimilation par le paysan est par nature trs
lente.

Voici donc pourquoi des objectifs de production assez modestes
ont t retenus.


S* /. *














4 Arachide.

Les objectifs fixs pour la culture de l'arachide sont plus ambi-
tieux. Cotte culture est tout d'abord bien connue des paysans du Nord.
Elle prsente leurs yeux l'avantage d'tre la fois une culture ali-
mentaire et de revenue montaire, de s'intercaler plus harmonieuse -
ment dans le calendrier agricole (ou la sme aprs le mil de six mois
et on la rcolte avant celui-ci). Elle s'accomode enfin de terres
plus lgres et moins riches. L'intensification agricole portera sur
la diffusion des varits slectionnes, dsinfectes, sur le respect des
densits et dates de semis et sur la fumure minrale. Ces techniques
sont donc d'assimilation plus facile que celle du cotonnier Allen cu du
cacaoyer. Enfin l'arachide pratique en culture attele fournit grce
ses fanes sches un ali ment prcieux pour le cheptel de traction.

Il rest mettre au point les techniques culturales. Toutefois
des rsultats rapids peuvent tre escompts on extrapolant les mthodes
utilises au Nord Dahomey et en Haute-Volta.

5 Palmier.

voir annexe technique n 3

6 Cocotier.

pour mmoire, cf. document Plan.

7 Plantes fibres.

On ne peut prdire l'essor dos fibres jutires, plusieurs pays ayant
enregistr de cuisants checs dans ce domaine. Le problme le
plus dlicat rsoudre est celui du rovissage. Il n'a donc gure t
possible de fixer des objectifs de production.

8 Tabac (d'exportation)

La valenr l'ha de la production est lev (700 kg 80 F = 56. 000 F/ha).
La culture du tabac est un travail dlicat mais lger. L'incidence du
coat de transport sur le prix au producteur est faible car il s'agit d'un
produit de haute valeur pondrale.

Les essais agronomiques dtermineront les zones favorables, les
espces diffuser, les techniques culturales prconiser. Ai condi-
tions de production gales le tabac sera de prfrence implant dans
le Nord o les perspectives de dveloppement du coton et de l'arachide
restent limites et o l'incidence des frais do transport est leve.
.../c .









Il serait particulirement intressant de l'introduire en pays Cabrais
et Losso o la terre est rare et la main d'oeuvre familiale abondante
et compose on majority de jeunes et de vieux cause de l'migra-
tion.

9 Anacardier.

cf. document Plan.

10 Sucre.

La canned sucre doit faire l'objet d'essais agronomiques approfondis
car la rentabilit d'une industries sucrire se joue sur quelques pourcents
en plus ou en moins de teneur en sucre des cannes.

Deux zones paraissent priori prsenter des conditions favorables
l'implantation d'un complex sucrier(l):la haute valle de l'Oti et le
primtre du Bado (Basse valle du Mono).

Sur la base de la rpartition annuelle de l'ensoleillement la rcolte
de canne industrielle devrait se situer approximativement de novem-
bre avril. Si l'on examine le calendrier agricole de la region des
Savanes et celui de la region du Bas-Mono on remarque que la priode
de rcolte se situe dans la premiere region en morte saison agricole
et dans la second en priode de sur-emploi : rcolte du palmier
huile et preparation des terres de culture de premiere saison.

L'implantation d'un complete sucrier dans le Nord serait donc
crateur rel d'emploi alors que dans le Sud il provoquerait un transfer
de la main d'oeuvre occupe des cultures de faible rendement une
culture haut rendement montaire. L'avantage conomique est donc
suprieur dans le premier cas, mais d'autres lments interviennent
dans l'apprciation conomique rlobale d'une entreprise de ce type.


(1) Un recent ouvrage dit par le Ministre Franais de la Coop-
ration a mis on evidence les possibilits de dveloppement de l'arti-
sanat sucrier.




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