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HIDE
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 Table of Contents
 Actualite politique
 La vie coloniale en France
 Nouvelles d'outre-mer
 Varietes
 Revue de presse
 Au journal officiel














Title: Bulletin d'information de la France d'outre-mer
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Permanent Link: http://ufdc.ufl.edu/UF00080165/00001
 Material Information
Title: Bulletin d'information de la France d'outre-mer
Alternate Title: France d'outre-mer, Études et informations
Physical Description: 149 nos. : ; 27 cm.
Language: French
Creator: France -- Documentation française
Publisher: Direction de la documentation
Place of Publication: Paris
Publication Date: 1944-50
 Subjects
Genre: periodical   ( marcgt )
 Notes
Dates or Sequential Designation: no. 1-149, Nov. 1, 1944-Dec. 1950
General Note: At head of title: Présidence du Conseil, Secrétariat général de l'information.
 Record Information
Bibliographic ID: UF00080165
Volume ID: VID00001
Source Institution: University of Florida
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: aleph - 001112342
oclc - 01357438
notis - AFK8933

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    Actualite politique
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    La vie coloniale en France
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    Nouvelles d'outre-mer
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    Revue de presse
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    Au journal officiel
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Full Text








































































"4







f.i

































BULEI







PRESIDENCY DU CONSEIL

SECRETARIAT GENERAL
DU GOUVERNEMENT

Direction de la Documentation :
14-16, rue Lord-Byron, Paris (8)


LA DOCUMENTATION FRANCAISE


MINISTER DE LA FRANCE
D'OUTRE-MER


Bureau de Prese :
27, rue Oudinot, Paris (78)


BULLETIN D'INFORMATION

DE LA


FRANCE D'OUTRE-MER





SOMMAIRE


Avis ............. ..... .............

ACTUALITE POLITIQUE:
Extrlit du discours prononc6 par M. Bod-
laert, Haut-Commissaire en Indochine,
a .'occasion de la manifestation popu-
laire du 19 septembre 1948 4 Hanoi..


LA VIE COLONIAL EN FRANCE:

L'A::tivif6 M inist6rielle ..............
La Vie Parlementaire ................
Conseil de la R6publique ............
Infcrmations Administrative.s ..........
Maniifestations diverse ............. .
Information diverse .......


NOUVELLES D'OUTRE-MER:
Indochine ............... ........
A. O. F.........................
A. E. F.........................
C a'neroun .................... .....


Togo ............... ............
M adagascar ......................
La R6union .....................
Etablissements Frangais de I'lnde ......
Saint-Pierre-et-M iquelon ..............

VA RIETES ............................

REVUE DE PRESS:

Presse M 6tropolitaine ................
Presse d'Outre-Mer............. .
Presse EtrangBre ........... ..... .
Union FranCaise ...................
Probl6mes G6n6raux ................
Empire Britannique ................
Empire Hollandais .................
Empire Portugais ..................
Les Colonies italiennes .............
Liste des articles de press 6trangBre
traduits en frangais ..............

AU < JOURNAL OFFICIAL > ..........


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"I i "lg ,


AVIS


ACTUALITY POLITIQUE


EXTRAIT DU DISCOURS PRONONCE PAR
M. BOLLAERT, HAUT-COMMISSAIRE EN
IN'DOCHINE, A L'OCCASION DE LA MANI-
FESTATION POPULAIRE DU DIMANCHE
19 SEPTEMBRE 1948 A HANOI

( ...En arrivant en Indochine, je pressentais que
la revendication de l'independance voilait, chez
quelques-uns, des chuchotements don't on aimait
mieux ne point me faire part. C'est pourquoi, en
plein accord avec le Gouvernement de la Repu-
blique, je me suis montre si reserve d'abord en face
de mes interlocuteurs, ne voulant point qu'une ind6-
pendance accord6e a la l6gre devint servitude
entire les mains d'un part qui n'6tait nationalist
que pour sa reclame. Les. ev6nements ont justifi6
ma prudence en demasquant une conspiration qui
d6passe de beaucoup le cadre du Viet-Nam et de
l'lndochine. Alors que de formidable bastions des
ideologies totalitaires s'organisaient, au Nord, aux
confines de la Chine et de l'U. R. S. S., en Asie
du Sud-Est, au contraire, conformement B un mot
d'ordre auquel les faits enlevent chaque jour davan-


tage de son mystere, des meneurs s'acharnaient A
semer le chaos. Parce qu'il imported aux inter&ts
sup6rieurs du Kominform asiatique que soit mise
a sac cette portion de -I'Asie, des troubles sont
entretenus aux Philippines, au Siam, en Malaisie,
aux Indes, en Indon6sie, en Birmanie. Mouvements
nationalists vous declare-t-on. Mais comment
expliquez-vous alors que ces movements se dechai-
nent en Birmanie, pr6cis6ment quand elle f8te son
independance ? Comment expliquez-vous ce qui
arrive aux Philippines, au Siam qui sont des Etats
independants ? Comment expliquez-vous que la
guerilla n'ait pas cesse au Viet-Nam apres les
accords de la Baie d'Along et l'approbation de ces
accords par le Gouvernement de la France ? Com-
ment expliquez-vous que le Viet-Minh, au lieu de
se rallier A ceux qui avaient realise ses slogans, ait
redouble de violence centre un gouvernement qui
avait obtenu l'independance et l'unite ?
( Je vous le dis : la preuve est faite maintenant.
Et nul n'a plus le droit de s'y tromper. Les r6-
centes conferences tenues, par le Kominform lasia-
tique, pendant du Kominform europeen, le synchro-


(LTs ftudes et documents du Bulletin peuvent, tre utilishs ou reproduits sans indication d'origine) -'


Les destinataires du Bulletin d'Information du Ministere de la France
d'Outre-Mer sont informs que le num6ro du mois d'Aobt a etw bloqud
avec le numero de Septembre portant la date du 15 de ce mois et le
numero 123.
II sera remrplac6 par un nurilro special diffuse dans les mimes
conditions que le bulletin mensuel.
LA REDACTION.






nisme d'agitation savamment propagees dans un
ensemble de nations pacifiques, le fait que l'ind6-
pendance ne change rien au course de cette agitation,
si ce n'est pour la rendre plus haineuse encore, indi-
quent trop nettement que n'est pas national la
guerilla A laquelle nous avons A faire face. Plusieurs
de ses chefs, par leur programme qu'ils sont all6s
chercher ailleurs, par leurs connexions internatio-
nales, par leur champ d'action, debordent largement
le cadre du Viet-Nam...
...Les inte6rts du Viet-Nam paraissent sans
doute fort insignifiants ,aux responsables qui ont
voulu la poursuite d'un combat qui ruine ses habi-
tants, assombrit son avenir economique, brise l'es
cadres les plus sacres de la soci6te vietnamienne ?
Dans cette tragique venture, les Vietnamiens ne
sont qu'un instrument :au service d'une cause qui
n'est pas la leur. Leur patrie n'est pas une fin, mais
un moyen don't on abuse : c'est un champ de ba-
taille elu par ces forces qui, partout sur la terre et
toujours dans l'ombre de la dissimulation, ont resolu
au nom d'une ideologie partisan, d'an6antir les
defenseurs de l'ordre, des saines traditions natio-
nales et de ce bien precieux entire tous qu'est la
liberty individuelle...
( ...A Hanoi, chacun sait, helas A quels pro-
c6d6s de la dictature Viet-Minh je fais allusion.
(( Que les victims de ces proced6s relevent done
la tete, que ceux qui se sont laisses egarer par la
seduction de la propaganda realisent qu'ils ne se
sacrifient pas pour les buts affiches, qu'ils sont, dans
I'immense complot, des pions don't se jouent leurs
pires ennemis. I1 faut qu'ils se rangent enfin du coSt
de leur patrie, c'est-a-dire du cotC de la liberty, de
I'ind6pendance, puisque cette independence, aujour-
d'hui, vous I'avez.


( Je n'ignore pas que des gens la trouvent core
free, qu'ils redoutent des revirements de la poli-
tique francaise. I1 est de mon devoir de les rassurer.
En accordant 1'ind6pendance, le Gouvernement de
la Republique a engage la France, et quels que puis-
sent 8tre les Gouvernements A venir, la France ne
saurait renier sa parole. Ce qui est acquis reste
acquis. Mais persuadez-vous bien que l'ind6pen-
dance, qui n'est pas un mot A miracles, est I'etat de
fait vers lequel tendent les peuples suffisamment
organisms et pourvus pour n'avoir besoin d'autrui
qu'au minimum. On ne la reooit jamais touto armee.
Elle est, elle aussi, une creation continue. Cette
creation, c'est a vous de l'accomplir. La France a
donned tout ce qu'elle pouvait apporter pour ,le
moment.
(( Elle s'est declaree. II faut qu'A son tour se
declare le Viet-Nam pour que les accords de la
Bale d'Along mOrissent leurs fruits. I1 est neces-
saire que le Viet-Nam t6moigne de son desir et de
sa capacity de sortir du provisoire en usant de la
souverainete que nous lui avons remise et des pou-
voirs qu'elle comporte. II est indispensable que se
fixe une opinion qui peut paraitre flottante en face
de sollicitations et nous faire craindre que ne soient
detourn6s de leirs fins les efforts accomplish en com-
mun. On ne batit avec profit que sur un terrain
stable. L'independance s'achevera, se gonflera de
substance lorsque la haute personnalite qui a r6pondu
spontanement aux appeals d'un people inquiet, qui
1'attend comme sa propre certitude, viendra conso-
lider par sa presence l'6difice don't les bases ont edt
posees par votre Gouvernement Central Provisoire.
Alors seulement il sera possible pour le Viet-Nam,
installed dans la perennite d'institutions librement
choisies, d'atteindre enfin la derniere etape...


















LA VIE COLONIAL EN FRANCE.


L'ACTIVITt MINISTIRIELLE

LE CABINET DE M. H. QUEUILLE

Dans le cabinet de MV. Queuille, don't la composition
est public au J. 0. R. F. du 12 septembre, M. Coste-
Floret conserve le portefeuille de la France d'Outre-
'Mei. En outre, un secretariat d'Etat A la France
d'Outre-iMel est cre6 don't IM. Tony-Revillon est titu-
laire.


LE CABINET DU MINISTRY
DE LA FRANCE D'OUTRE-MER

Le Journal Officiel du 14 septembre public la com-
position du cabinet de M. Coste-Floret, 'Ministre de la
France d'Outre-IMer:
Directeur du cabinet: M. Marcel Carcassonne, ins-
pecteur des colonies, tr6sorier-payeur g6n6ral de 1'A.
E. F.
Chef de cabinet: M. Jacques-Bernard Herzog, subs-
titut d6tach6 au parquet du tribunal de la Seine, charge
des travaux pratiques A la faculty de Droit de Paris.
Chefs-adjoints: M. 'Maurice Vallery-Radot, docteur
en Droit, cliarg6 de mission A 1'Agence 6conomique
des colonies: M. Albert Bros, sous-pr6fet.
Chef du secretariat particulier: iM. Jean-Pierre B&-
rard, administrateur adjoint des colonies.
Charges de mission: M. Claude Rey, docteur en
droit; M. B:mi, magistrate colonial.
Attaches de cabinet: M. 'Maurette (Assemblee Na-
tionale); M. Lombard (Conseil de la R6publique);
M. Oudinot (Assembl6e de I'Union Francaise).
Sont nommrnes a l'Etat-IMajor particulier du IMinistre :
Chef de I'Etat-Major particulier: M. le lieutenant-
colonel Guelfi, directeur du cabinet militaire.
Charge de mission: M. le capitaine Thenot.
Aides de camp: 'M. le commandant Lansac; M. le
capitaine Sekou Kone.


LES ATTRIBUTIONS DU SECRETAIRE D'ETAT
A LA FRANCE D'OUTRE-MER

Par d6cret du 15 septembre, paru au J. 0. du
16 septembre 1948, M. Tony-Revillon, secr6taire
d'Etat A la France d'Outre-Mer, connait, sous la haute
autorit6 du Ministre de la France d'Outre-Mer, de
toutes les questions d'ordre 6conomique int6ressant le
d6partement de la France d'OutreJMer.
A ce titre :
- il assisted le IMinistre de la France d'Outre-Mer au-
pres du comit6 6conomique interminist6riel;
- il preside le conseil d'administration du F.I.
D.E.S.;
- il a sous son contr6le la direction des affaires 6cono-
miques et du plan, la direction de l'agriculture, de
1'6levage, des forces et des chasses, la direction des
travaux publics et le service des mines au Minis-
tere de la France d'Outre-Mer.


LE CABINET DU SECRETAIRE D'ETAT
A LA FRANCE D'OUTRE-MER

Ont A6t nomm6s au cabinet du secr6taire d'Etat a
la France d'Outre-aMer:
Conseiller technique, charge de la direction du.cabi-
net: IM. Henri DesfougAres, conseiller d'Etat;
Chef de cabinet: iM. Ren6 Robin, administrateur
en chef des colonies;
Charge de mission: M. Jacques de Carbon FerriAre,
inspecteur des colonies;
Chef adjoint du cabinet: M. Maurice Blanc, admi-
nistrateur des colonies;
Chef du secretariat particulier: aM. Pierre Carli,
chef de bureau de prefecture, sous-pr6fet, d6l1gu6;
A ttaches: M. Jean Chaussade, administrateur ad-
joint des colonies; M. Christian Dussedat, ancien chef
de cabinet de pr6fet; M. Charles Patoz, journalist
(Conseil de la R6publique);
Charge de mission: M. Maurice Becuwe, ancient
directeur adjoint du cabinet du Pr6sident du Conseil.








Par arrat6 en date du 22 septembre, paru au ]. 0
du 25 septembre, M. Christian Chulliat, docteur As
lettres, sous-pr6fet hors classes, administrateur au com
mandement en chef frahtais, en Allemagne, a 6t
nomme chef adjoint du cabinet du Secr6taire d'Etat
la France d'Outre-Mer.


LA VIE PARLEMENTAIRE

Seance du 31 aoit:
L'INVESTITURE DE M. R. SCHUMAN
'Dans la declaration qu'il a'lue le 31 aout devar
l'Assembl6e Nationale, M. Robert Schuman a dit no
tamment a propos de l'Union Francaise:
Nos preoccupations d'ordre iconomique et social n
se limitent pas ,a la metropole. Toute I'Union Fran
faise a dans une gale measure, droit a la restauratio
et au progres.
Je renouvelle I'hommage fervent qu'a rendu I'As
semblie Nationale aux trotpes qui combattent sur l
sol d'Indochine pour maintenir la liberty et retablir 1
paix.
La politique du gouvernement en ce domain ser
fondee sur la declaration du Conseil des Ministres d
23 dicembre 1947 et sur les accords de la Bai
d'Along auxquels l'Assembl6e Nationale a donned un
adhesion solennelle. Sur ces bases, la collaboration fra
ternelle et de la France et du Viet-Nam peut et doi
permettre le retour rapid a une situation normale...
Dans quelques semaines a peine la France aura I
plus belle des occasions de montrer qu'elle ne renie rie
de ceite vocation a l'universel que ses grands homme
ont toujours dafendue ? Elle receora a Paris les dele
gues des Nations Unies venus pour y tenir les assise
du monde. Au course de ces ddbats elle s'efforcera d
faire privaloir les idies de justice et de liberty. Ce son
ces memes principles qui fondent notre Union Francais
si riche d'elements divers et scell6e par la commun
conviction que la France n'asservit jamais, prefere tou
jours le language de la raison a celui de la force, mai
n'accepte pas non plus de ceder a la menace.
Au course du d6bat A l'Assembl6e Nationale sur l'in
vestiture de M. Robert Schuman, IM. Guy Mollet
ris la parole pour definir la position du group socia
iste.
R6pondant A M. Guy Mollet, le President du Con
sell d6sign6 a d6clar6 qu'il faut r6aliser progressive
ment ce que la constitution prevoit pour l'Union Fran
gaise.
La France, dit-il, ne reniera jamais les engagement
qu'elle a pris enters des populations qu'elle consider
comme unies fraternellement et pour toujours a elle.
En Indochine, il faudra arriver a un rAglement. Mai
il est necessaire de traiter avec ceux des partenaires qu,
les precedents gouvernements, approuvis par le Parle
ment, ont choisi: si cette politique changeait, on ris
querait de- dormer a tous ceux qui ont le disir de s'en
tendre avec la France, le sentiment d'une incohdrence


qui reculerait la solution du douloureux problame indo-
chinois.
- Siance du 10 septembre:
DECLARATION MINISTERIELLE DE IM. QUEUILLE
Dans la declaration minist6rielle qu'il a lue le
10 septembre devant l'Assembl6e Nationale,
M. Queuille a pr6cis6 sa politique A I'6gard de
1'Union Francaise dans les terms suivants:
Les problems de politique extirieure, comme ceux
relatifs a I'Union Francaise, n'appellent de ma part au-
cune modification au language tenu a cet regard par mes
pridecesseurs immediats.
S Ma pensie se resume dans une solidarity complete
avec celle qu'ils ont exprimde devant vous.
Prenant la parole apr6s KM. Queuille, M. Apithy
(ind. d'outre-mer) a d6clar6 que ses amis determineront
e leur attitude en function de la politique qu'entend
suivre le gouvernement a I'egard de l'Union Frangaise.
Le cabinet, dit M.. Queuille, appliquera-i-il dans
s- son esprit et dans sa lettre la Constitution.
e De son cot6, M. Aujoulat (M.R.P., Cameroun) a
a demand a M. Queuille de vouloir bien pr6cisar la
politique qu'il entend suivre A 1'6gard des territoires
a d'outre-mer. 11 a soulign6 la n6cessit6 de mettre rapi-
u dement A la disposition des territoires d'Outre-Mer les
e devises don't ils.ont besoin, et demand que soient pour-
e suivies les n6gbciations entreprises en Indochine et mis
- en place le Haut-Conseil de l'Union Francaise et les
it, assemblies locales.
MM. Djemad (com., Alger) et Cadi Abd el Kader
a (mus. ind., Oran) ont pris la parole dans la soir6e. Si
n le premier a critique en terms parfois violent la poli-
s tique du Gouverneur General Naegelen, le second s'est
applique A montrer que le redressement de la France
s sera rapidement acquis si tous les Francais de la metro-
e pole et des territoires d'Outre-Mer veulent bien mar-
it cher (( la main dans 'la main )).
e Dans sa r6ponse, M. Queuille a affirm sa volont6
e de resserrer les liens qui unissent la France et les terri-
tires d'Outre-iMer et de faciliter le d6veloppement de
s ceux-ci.
Seance du 18 septembre:
S Une proposition de resolution tendant A inviter le
gouvernement A r&tablir sur les ondes m6tropolitaines
Ies emissions consacrees aux folklores et aux compo-
siteurs modernes d'outre-mer, A donner ces missions
S fr6quemment et r6gulierement et a en confier la produc-
tion et l'ex6cution A des artistes de nos pays d'outre-
mer, d6pos6e par le bureau de 1'Assembl6e Nationale.
par MIM. Mamba Sano, Mamadou Konate, Ouezzin
S Coulibaly, Hamani Diori, Houphouet Boigny, Lisette,
Felix Tchicaya et les membres du group communist
et apparent6s, a 6et renvoyee la Commission des ter-
ritoires d'Outre-Mer.
-
Seance du 20 septembre:
Au course de la stance, I'Assemblie a adopt sans
e d6bat plusieurs projects de loi, don't un relatif au transfer







du Pantheon des cendres du Gouverneur Ghn6ral
EbouS.
L'Assembl6e ayant abord6 ensuite i'examen en
2' lecture du project de loi relatif A l'6lection des con-
seillers de la R6publique, un d6bat s'est engage sur
I'article 1"', qui fixe la composition du Conseil de la
R.publique. M. iMalbrant a demanded que soient r6ta-
blis pour ]"Indochine les deux sieges prevus par 1'As-
sembl6e. Par 303 voix contre 293, sa proposition a 6te
repouss6e.
Aprvs une intervention de iM. Jacques Duclos, I'ar-
ticle 1"' est adopt. II fixe de la fagon suivante la com-
position du Conseil de la R6publique:
a Le Conseil de la R6publique comprend 320 mem-
bres:
(( 1 253 conseillers 6lus par les d6partements m6tro-
politains et par les d6partements de la Guadeloupe,
de la Guyane, de la Martinique et de la Reunion;
u 20 14 conseillers 6lus par les d6partements alg6-
riens;
(( 3 44 conseillers 6lus par les territoires d'Outre-
Mer et les territoires sous tutelle;
(( 4 1 conseiller repr6sentant les citoyens francais
r6sidant en Indochine;
(( 5 5 conseillers repr6sentant les citoyens frangais
r6sidant en Tunisie et au Maroc (2 pour la Tunisie et
3 pour le Maroc) ,.
Sur l'article 51 electionn des conseillers de la R6pu-
blique representant les territoires d'Outre Mer), un long
change de vues s'est instaur6 entire d6putis de ces ter-
ritoires: choisira-t-on la representation proportionnelle
ou le scrutiny majoritaire ?
M. Sihlandre (soc., Soudan) et M. Sissoko (soc.,
Soudan) estiment qu'il convient de retenir le system
majoritaire : la proportionnelle est A la fois impossible
et dangereuse. Par contre, M. Senghor pense que le
scrutiny majoritaire va compromettre la ( sant6 morale
de I'Africue noire ,.
Par 470 voix contre 73 sur 583 votants, l'Assembl6e
repousse la these de M. Silvandre et l'article 51 est
adopted.
Le Conseil de la Republique a ratifi6 par 213 voix
contre 87 le project de loi, adopted par I'Assembl6e Na-
tionale, autorisant le President de la R6publique a rati-
fier 1'acccrd franco-italien relatif aux modalit6s d'ap-
plication de I'article 79 du trait de paix.
Le Conseil a passe en fin de soiree A 1'examen du
project de loi portant retrait du privilege d'6mission de
la Banque de l'Indochine.
Pour le:: d6partements frangais d'outre-mer, territoires
d'outre-mer ou territoires sous tutelle, le nombre des
S conseillers, tel qu'il resort du' project de loi adopted le
20 septembre par l'Assembl6e Nationale, se decompose
de 'la facon suivante :
1 o DPpartemenis d'outre-mer:


Alg6rie: 14


Alger 5.
Oran 4.
Constantine 5.


Guyane :
Guadeloupe:
Martinique :
Reunion :


A


A


2 Territoires d'Outre-Mer:
Sen6gal 3 (college unique).
Mauritanie 1 (college unique).
Soudan 4 (1 du 1" col., 3 du 26 col.).
Niger 2 (1 du 1"' col., 1 du 2 col.).
.O.F.: 20 Guin6e 2 (1 du I" col., I du 2 col.).
Cote-d'Ivoire 3 (1 du I"ecol., 2 du 2').
Dahomey 2 (1 du 1" col., I du 2).
Haute Volta 3 (1 du 1" col., 2 du 2).
MoyenCongo2(1 du P'eol., I du 2).
Gabon 2 (1 du Ir col., I du 2e).
..E.F.: 8 Tchad 2 (1 du 1"r col., 1 du 2).
Oubangui-Chari 2 (1 du 1"' col., I du
2 col.).
C6te-des-Somalis: 1 (collage unique).
Madagascar : 5 (2 du 1" col., 3 du second).
Comores: I (college unique).
Ets Frangais de 1'Inde: 1 (collAge unique).
,Nouvelle-Caledonie: 1 (collAge unique).
Ets Francais de l'Oceanie: 1 (collAge unique).
St-Pierre-et-Miquelon : 1 collegee unique).
Cameroun: 3 (1 du I" col., 2 du second).
Togo: 2 (1 du I"o col., I du second).
Frangais du Maroc: 3.
Frangais de Tunisie: 2.
Frangais d'Indochine: 1.


Since du 22 septembre:
LE PROCESS DE 'MADAGASCAR
Le IMinistre de 'la France d'Outre-lMer avait pris
place au banc du gouvernement.
L'Assembl6e a- 6t6 appel6e A fixer la date de dis-
cussion de l'interpellation de M. Badie gur les measures
que le gouvernement compete prendre pour assurer une
justice sereine et impartiale aux accuses dans le proces
de Madagascar.
II a 6t6 proc6d6 A l'appel des 50 signataires de la
demafide de discussion immediate. M. Coste-Floret,
au nom du gouvernement, a r6clam6 le renvoi A la suite.
Prenant la parole, M. Badie (rad. sooc., H6rault)
a estim6 que la justice ne saurait etre rendre en toute
s&renits dans le procks en course.
Dans sa conclusion, l'orateur a d6clar6 La Chambre
criminelle de Tananarive dott etre dessaisie, malgri le
reject par la Cour de Cassation de la requete faite en ce
sens par les difenseurs. Le gouvernement a le droit de
demander ce dessaisissement.
IM. ,Mamadou IKonat6 (U.R..R., Soudan) a 6gale-
ment demand le dessaisissement. M. Philip (soc.,
Rh6ne) a 61ev6 un certain nombre de critiques sur les
conditions dans lesquelles se d6roule le proces et a iga-
lement conclu a la necessitA de ( recommencer une ins-
truction mal engagCe )).







MIM. Benchenouf (mus. ind., Constantine) et Guillou
(com., Indre-et-Loire) sont intervenus dans le meme
sens.
M. Coste-Floret, Ministre de la France d'Outre-
Mer, a pris ensuite la parole et d6clar6 :
Le gouvernement n'a pas voulu, en demandant le ren-
Soi a la suite, eluder le ddbat.
Le principle qire nous devons tous respecter de la
separation des pouvoirs veut qu'une Assemblee parle-
mentaire n'intervienne pas dans un proces en course.
Voila pourquoi nous avons demanded le renvoi a la
suite.
Aujourd'hui, le fond du ddbat est de savoir si la
Cour de Madagascar peut rendre une justice sereine et
impartiale.
Je parlerai tout d'abord des tortures. Une enquete a
ete faite sur le cas de M. Baron. Ce dernier a ete
relev~ et a ete remis a la disposition du Ministre de
I'lIntrieur...
Des violence, je le sais, ont eu lieu. Elles sont une
tare des instructions officieuses et le gouvernement s'est
toujours applique a chdtier ceux qui s'en rendent cou-
pables.
Mais M. Defferre qui enquetait au nom du gouver-
nement n'a-t-il pas dit, dans son rapport, qu'il avait la
conviction qu'un mot d'ordre avait 6td donned aux accu-
ses de se plaindre de tortures.
Le iMinistre rend alors hommage aux victims de la
rebellion.
M. Bastid (rad. soc., Seine) l'interrompt alors pour
affirmer que I'atmosphere du procks est diffirente de
I'atmosphere locale. Les gens de la Grande lie ne com-
prendront pas le present debat, dit-il. En oerite les
territoires d'Outre-Mer sont menaces surtout par les d6-
bats qui se deroulent dans cette enceinte.
iM. Coste-Floret examine longuement la question de
la lev6e de l'immunitm des d6putis et conseillers accu-
ses. A son avis, il n'est point n6cessaire de voter une
nouvelle fois sur l'autorisation de poursuites lorsque 1'in-
culpation est modifi6e au course du proces.
La question qui se pose ici n'est pas de savoir si les
accuses sont coupables ou innocents. Elle est de savoir
si la justice est rendue en toute impartiality. Sur ce
point, le gouvernement a pris un luxe de precautions.
Le Ministre 6num6re ces a precautions ), envoi sur
place d'un repr6sentant du conseil sup6rieur de la ma-
gistrature, nomination de magistrates strangers a Mada-
gascar, designation d'un jute malgache, etc...
La separation des pouvoirs, conclut-il, est un des
principles essentiels de notre constitution. Laissez la jus-
tice accomplir son ceuvre.- Tous les moyens lui ont e5i
donnes pour qu'elle le fasse dans la se&rnite.
Le President Roclore met aux voix le renvoi de la
discussion a la suite. Celui-ci est adopt a mains lev6es.

Seance du 24 septembre:
Par 407 voix centre 181 sur 588 votants, l'Assem-
bl6e, consulted par scrutiny public, s'est d6claree centre
la recevabilite de la demand de discussion d'urgence


de la proposition de resolution de M. Benoist (com.),
invitant le gouvernement a dessaisir la Cour de Tana-
narive du proces des parlementaires malgaches.


CONSEIL DE LA RIPUBLIQUE

S6ance du 8 septembre:
Au d6but de la stance du 8 septembre, le Conseil
de la R6publique a adopt une proposition de r6solu-
tion de M. Durand-R6ville (R.G.R., Gabon), invitant
le gouvernement a 6tendre aux agents europ6ens des
services publics dans les territoires relevant du Minis-
tere de la France d'Outre-Mer, a 1'exception de In-
dochine, les diverse measures intervenues ou a inter-
venir dans la m6tropole et portant relevement du traite-
ment des fonctionnaires.

Seance du 13 septembre:
Le Conseil de la R6publique a discut6 la loi 6lecto-
rale qui doit presider a son renouvellement.
Au course de la discussion g6enrale, M. Tubert a
trait particulierement des elections en Alg6rie. MiM.
Marrane et Djaument (app. com., CSte-d'Ivoire) sont
intervenus dans le dubat.
M. M'Bodjo (soc., Soudan) a critique ensuite la
r6partition des sieges pour les territoires d'Outre-iMer.
I1 faut la reviser afin d'6tablir un climate de confiance
et aussi adopter franchement le scrutiny proportionnel.
En definitive, le contre-projet communist tendant a
vouloir conserver le system proportionnel pour le re-
nouvellement des conseillers a 6t6 repousse par 214 voix
contre 84.
Sance du 14 septembre:
Le Conseil de la R6publique a aborde, le 14 sep-
tembre, l'examen des articles de la loi 6lectorale.
Le Conseil a repouss6 2 amendments, I'un de
M. DurandJReville (R.G.R., Gabon), tendant a r6ta-
blir l'un des deux sieges prevus par 1'Assembl&e Natio-
nale pour les Frangais d'Indochine et r6duits A un seul
par la Commission du Conseil, I'autre de M. Georges
Maire (R6p. Pop. ind., Haute-Marne), qui fendait a
enlever au Soudan son 4e siege. Ces amendments ont
6t6 repousses par 230 voix centre 70, et avaient &t6
combattus par IMIM. iMoutet (soc., Soudan), Hamon
(M.R.P., Seine), et David (com., B.-du-R.).
Le Conseil de la Republiqhe a de meme repouss6
ar 216 voix centre 87, un amendment pr6senti par
David, et qui tendait a supprimer la representation
des Francais du iMaroc et de Tunisie. 'M. Jullien
(P.R.L., Maroc) et Colonna (R.G.R., Tunisie),
avaient vivement combattu la proposition David.
Le Conseil a adopt l'article 1' de la loi 6lectorale,
dans le texte propose par sa Commission. Ce texte dif-
fere de celui vot6 par l'Assembl6e Nationale, notam-
ment sur les points suivants:
44 si6ges au lieu de 43 sont pr6vus pour les ter-







ritoires d'Outre-Mer et les territoires sous tutelle (le
siege supplmentaire est accord au Soudan);
par centre 1 seul siege au lieu de 2 est accord
a la representation des citoyens frangais r6sidant en
Indochine;
les deux textes sont identiques en ce qui con-
cerne la representation de l'Alg6rie (14 sieges), du
Maroc (3 si6ges pour les citoyens frangais r6sidant au
Maroc), de la Tunisie (2 sieges).
A l'article 3 portant que le Conseil serait int6grale-
ment renouvele en 1948, M. Georges Pernot (P.R.L.,
Doubs) fit ajouter un amendment precisant la date des
elections. Elles auront lieu le 14 novembre-et le Con-
seil de la R6publique se r6unira le 3 mardi suivant.
iM. Jules ,Moch, Ministre de l'iInt&rieur, ne fit pas d'ob-
jection sur la date des elections, mais sugg ra qu'en rai-
son des travaux parlementaires,. il serait bon de r6unir
le nouveau Conseil des le second mardi suivant 6lec-
tions, c'esl:-A-dire le 23 novembre.
,M. Ignacio Pinto (ind., Dahomey), au nom des elus
d'outre-mer, insist pour le 3e mardi, c'est-A-dire le
30 novembre, afin de permettre aux elus d'outre-mer
de participer aux premiers travaux du Conseil.
La date du 30 novembre fut donc revenue. Les lec-
tions au Conseil de la Republique d'apr&s l'amende-
ment adoptl aura done lieu le 14 novembre prochain, et
la reunion du nouveau conseil le 30.
A l'article 6 collegee electoral de la Guyane, de la
Martinique, de la R6union), un amendenrent de
M.Jauneau (com., Oise) a 6t6 repouss6 et l'article r6-
serve.
Seance du 15 septembre:
Le Conseil de la R6publique a repris l'examen de
l'article 5 relatif au nombre de sieges de conseillers
attribu6s clans la metropole et les departements d'outre-
mer, et qui avait 6t6 renvoy6 a la Commission du suf-
frage universal.
A l'issue d'une longue discussion, il est finalement
adopt ainsi que le tableau annexe, dans la r6daction
suivante :
a Les 253 si6ges des conseillers de la Republique
repr6sentant les d6partements m6tropolitains et les d6-
partement. de 'la Guadeloupe, de la Guyane, de la
Martinique et de la .Reunion sont r6partis conforme-
ment au tableau NR 1 annexe a la present loi.
( il1 est attribu6 a chaque department un siege de
conseiller jusqu'A 154.000 habitants, et ensuite un siege
par 250.000 habitants ou fraction de 250.000 ,.
Le Conseil a abord6 ensuite I'examen du titre relatif
a 1'l6ection des conseillers des d6partements algeriens.
Abordant ensuite le titre de la loi de renouvelement
relatif A 1"l6ection des conseillers repr6sentants les terri-
toires d'Clutre-Mer et les territoires sous tutelle, le Con-
seil en stance de nuit entend des observations de
M. Franceschi (com.) qui r6clame l'institutioit du col-
lege unique pour ces elections. .11 est appuy6 par
M. Djamah (com.). M. Okala (soc., Cameroun), tout
en approuvant le pnincipe du college unique, consid6re
que la question du choix entire deux colleges est actuel-
lement inopportune car il faut d'abord que soit d6fini


et vot6 se statut des collectivit6s territoriales d'outre-
mer.
Le Conseil repousse 6galement un amendment de
M. Djaument (U.R.R., C8te-d'lvoire) demandant que
dans les assemblies territoriales ou provinciales ayant
dpux candidates au moins a elire, 1'6lect;on se passe a
la representation proportionnelle. II est impossible,
dit-il, de representer routes les tendances qui s'expri-
ment en Afrique, grdce a un systeme brutalement majo-
ritaire.
IM. Alioune Diop (soc., S6n6gal) 4cmbat I'amende-
ment. Au nom de la representation du S6n6gal, il se
declare partisan du scrutiny majoritaire pour 1'election
au Conseil de la R6publique.
L'amendement es4 repouss6 par 210 voix centre 84,
apres une intervention de M. Ignacio Pinto (R. I.), qul
consid6re que le system de la proportionnelle en Afri-
que ne saurait permettre la representation de toutes les
minorities et aboutirait a crier, dans ces territoires, un
desordre analogue a celui don't l'Assemblie Nationale,
ou aucune majority de gouvernement ne peut se diga-
ger, donne l'exemple.
Le Conseil ne suit pas non plus 1M. Sayr (M.R.P.,
Aveyron) qui, au nom de la Commission de la France
d'Outre-Mer, lui demand pour le mode de votation
dans les territoires d'Outre-Mer et ceux sous tutelle, de
reprendre le texte de l'Assembl6e Nationale. II sou-
haite notamment que lorsque le nombre des conselllers
a elire par une assemble terriloriale ou provincial vo-
tant au college unique, ou par une section de ces assem-
blees, est inJfrieur a 3, 1'election ait lieu au scrutiny
majoritaire a 2 tours. Au 1'" four, la majority absolute
est exigee. Au 2' tour, la majority relative suffit.
Lorsque le nombre des conseillers a elire par une
assemblIe territorial ou provinciale votant au college
unique ou par une section de ces assemblies, est supd-
rieur a 2, l'ilection ait lieu a la representation, propor-
tionnelle suivant la ragle du plus fort reste, sans pana-
chage ni oote preferentiel.
M. Ousmane Soc6 (soc., S6n6gal), combattant
l'amendement, declare que les territoires d'Outre-Mer
ont le meme nombre de conseillers que les d6partements
m6tropolitains soumis au scrutiny majoritaire. I1 convient
donc de les soumettre au m6me scrutiny.
Le S6n6gal, qui ffait parties de 1'Union Frangaise, de
fait, depuis 1643, b6n6ficie du syst6me du collage
unique. Par consequent, ayant 3 conseillers seulement
A 6lire, il doit les 6lire au scrutiny majoritaire.
M. Charles Cros (soc., S6n6gal), sans meconnaitre
les vertus th6oriques de la representation proportion-
nelle, declare que le system actuellement en vigueur
a permis la representation de toutes les minorit6s poli-
tiques et ethniques, mieux que ne l'eut fait le systame
de la proportionnelle. I1 conclut 6galement en deman-
dant le maintien du systeme majoritaire.
A la majority de 208 vtix centre 94, la premiere
parties de l'amendement de M. Jayr n'est pas adoptee.
Le Conseil adopted ensuite la s6rie des articles con-
cernant les modalit6s de l'6lection des conseillers repre-
sentant les citoyens francais r6sidant en Tunisie, au
SMaroc et en Indochine.







Une discussion surgit a propose de la representation
des Frangais d'Indochine (article 59). Apris un
change de vues entire MM. Brune (R.G.R., Eure-
et-Loir), Durand-lR6ville (R.G.R., Gabon), Georges
Pernot (P.R.L., Doubs) et M. Jules Moch, Ministre
de l'Int6rieur, un amendment de IM. Poisson (M.R.P.,
Dahomey) est adopt :
Le conseiller de la R6publique repr6sentant les
Frangais d'Indochine sera provisoirement d6sign6 par
l'Assembl6e Nationale A la majority des voix. Une loi
fixera dcs que les circonstances le permettront les moda-
lites de l'6lection du conseiller de F'Indochine par les
citoyens frangais de l'Indochine eux-memes n.
L'ensemble de la loi a 6t6 finalement adopt par.
176 voix centre 96.

Sdance du 17 septembre:
Le Conseil de la R6publique a entam6, le 17 sep-
tembre, un d6bat sur le project concernant les elections
cantonales.
Un amendment de M. Diaument sp6cifiant que les
conseils generaux des territories d'Outre-Mer seraient
renouvel6s avant le 14 novembre 1948 a 6t6 repouss6,
le Ministre avant fait observer que I'on se heurterait a
des impossibilites materielles, 6tant donned la briAvete
du d6lai impart.
Le debat s'etant poursuivi dans 3a nuit.

Sdance du 18 septembre:
Le Conseil de la !Re'ublique a tout d'abord proc6d6
A la nomination de trois membres de I'Assembl6e de,
I'Union Francaise correspondentt au tiers de la repr6-
sentation du royaume du Cambodge et du royaume du
Laos).
La liste des candidates pr6sent6s par les groups int6-
resses a 6et ratifiee. En cons6ouence, ont Wte proclam6s
membres de 1'Assembl6e de 1'Union Frangaise:
iM. Lucien Junillon, au titre du group socialist
S.F.I.O.;
IM. Joseph Georget, au titre du group du Rassem-
blement des Gauches republicaines et apparentes;
M. Henri Gaignard, au titre du Mouvement R6pu-
blicain populaire et apparent6s.

Seance du 24 sepfembre:
Le Conseil a examine au course des d6bats de I'apres-
midi la proposition de loi adopt6e par 1'Assemblie Na-
tionale, tendant a abroger le d6cret du 30 mars 1935,
dit ( decret-R6gnier .
AprAs le raDDort de Mme Devaud (P.R.L.), le Mi-
nistre de I'Interieur a indique que le gouvernement etu-
diait depuis un certain temps I'abrogation du decret
R6enier.
Apres des observations de MM. LarribAre et Le-
franc (com.) I'avis sur la proposition a 6et adopt a
I'unaninmit6.
Au course de sa stance de nuit, le Conseil a adopt
la proposition tendant au transfer au Panth6on des cen-
dres du Gouverneur Gen6ral Ebo~6.


INFORMATIONS ADMINISTRATIVE

INSTITUTION D'OFFICES
D'ANCIENS COMBATANTS
ET VICTIMS DE LA GUERRE

Par d6crets, parus au Journal Officiel du 3 sep-
tembre, il est institu6 un office des anciens combatants
et victims de la guerre dans les territoires suivarits:
Cameroun (Yaound6).
Cote des Somalis (Djibouti).
Indes (Pondich6ry).
Madagascar (Tananarive).
Nouvelle-Cal6donie (Noum6a).
Oc6anie (Papeete).
Saint-Pierre-et-M quelon (Saint-Pierre);


LE REGIME DES COJ1GES
DU PERSONNEL COLONIAL

Le Journal Officiel du 12 septembre a public un d6-
cret modifiant le regime des conges du personnel colo-
nial; la dur6e des cong6e administratifs est de six mois
pour le personnel servant hours de son pays d'origine et
ayant accompli un sejour ininterrompu de deux ans pour
la Cote Francaisee des Somalis, 1'A. O. F., le Togo,
I'A. E. F,, le Cameroun et le territoire des Comores,
trois ans pour les autres territoires.


NOMINATIONS DE PROFESSEURS
A L'ECOLE NATIONAL DE ILA FRANCE
D'OUTRE-MER

Par arr8t6 paru au Journal Officiel du 17 septembre.
M. Senghor, agrege de I'Universit6;
M. Brunschwig Henri, professeur agreg6 d'histoire,
ont 6t6 nomm6s professeurs titulaires a l'Ecole Natio-
nale de la 'France d'Outre-Mer.


DATE DES ELECTIONS AU CONSEIL
DE LA REPUBLIQUE DANS LES TERRITOIRES
D'OUTRE-MER ET LES TERRITOIRES SOUS TUTELLE

Les elections au Conseil de la Republique auront
lieu :
le 14 novembre 1948 en A. O. F., en A. E. F.,
au Cameroun, au Togo, A Ia C6te Francaise des So-
malis;
le 19 d6cembre 1948 a Madagascar, aux Co-
mores, en Nouvelle-Cadldonie, dans les Etablissements
Frangis de I'Oceanie, a Saint-Pierre-et-Miquelon, at
da4s leg Etahlissenient Franpais de 1'Inde.







MISE A LA RETRAITE ET HONORARIAT

Par d6crets publi6s au J. O. du 3 octobre,
M. Andre Servel, Administrateur de 1" classes des co-
lonies en retraite, est nommi Gouverneur honoraire des
colonies. M.. once Jore, Gouverneur de 1"r classes
des colonies en retraite, est nomm6 Gouverneur Gen&-
ral honoraire des colonies.
-Par d6crets publics au Journal Officiel du 7 oc-
tobre, Laurent de Villedeuil, Chalvet, Nicolas et F6-
lix, Gouverneurs des colonies, sont admis A faire va-
loir leurs droits a la retraite.


MANIFESTATIONS DIVERSE

ACADEMIC DES SCIENCES COLONIALES
Seance du 1 septembre:
L'Inspecteur G6neral des colonies Louis M6rat a 6t6
Srecu par 1'Inspecteur GCneral des colonies Henri Sau-
rin, qui s'est f6licit6 de voir I'auteur de ( Fictions et
r6alit6s.coloniales ) prendre part aux travaux de 1'Aca-
demie.
IM. M6rat, dans son discours de remerciement, s'est
efforc6 d'6tablir ce que doit #^re 1'Union Frangaise
apres avoir a nalyse la politique d'assimilation et la poli-
tiiue d'associat:on.
M. Ren6 Bouvier, aprbs avoir parle de la lutte biolo-
gique au service des veg6taux et expose l'importance
de l',oeuvre qui income aux entomolog:stes et aux phy-
topathologis es pour accroitre scientifiquement et prati-
quement cet'e lutte, a propose en term;nant de mettre a
la disposition de l'Acad6mie une some de 15.000 fr.,
qui pourralt aider un ieune savant dans l'6tablissement
d'un travail d'ensemble sur cette question.
Avant de lever la stance, le President a d6clar6 la
vacance d'un siege dans ckacune des 5 sections de
l'Acad6mie.

Stance du 1" octobre:
M. Ren6 Grousset a recu M. Georwes Coedes, nou-
vellement Plu, don't la carriere s'est deroulee en Indo-
ch;ne, oi il a r6alise une oeuvre comparable a celle des
savants fran;:ais en Egypte: par la lecture et la traduc-
tion d'inscriptions, il a restitue les Annales oubli6es
du Cambod!ie et du Siam; il fut historien de l'art indo-
chinois. Come directeur de l'Ecole frangaise d'Ex-
treme-Orient, il a pendant la guerre sauv6 cette insti-
tution et maintenu le prestige de la science franchise.
Dans son remerciement, M. Georges Coedes a re-
trace l'histo'ire de 1'Ecole franchise d'Extr me-Or;ent,
rappele I'inportance des 6tudes poursuivies par ses
membres et ses correspondents depuis sa foundation en
1898, et soulign6 le respect don't I'ont entour6e les Ja-
ponals et ireme les Vietnamiens pendant leur occupa-
tion successive,
M. Rene Pottier, dans une communication intitul&e:
a L'6minence grise du Sahara, Oscar Mac Carthv ), a
6voqu6 les grands traits de la vie peu connue d'OQcar


Mac Catthy grace a des documents inidits cue ses des-
cendants lui ont confi6s, ainsi que 1'aide qu il a appor-
t6e aux explorateurs du desert, en particulier a Duvey-
rier et au pere de Foucauld.


L'EXPOSITION DES TIMBRES COLONIAUX
DE L'AGENCE DES COLONIES

L'Exposition de timbres-poste coloniaux, organis6e
par 1'Agence des Colonies dans 'sa galerie de la rue
La Bo6tie, a 6t6 inauguree le 22 septembre par M. Eu-
gene Thomas, Secretaire d'Etat aux P.T.T., en pre-
sence de iM. Carcassonne, chef de cabinet de
,M. Coste-Floret, Ministre de la France' d'OutreiMer.
C'est en collaboration avec l'agence des timbres-
poste coloniaux et le mus6e postal que 1'agence des
colonies a pu exposer une grande variety de timbres
qui relatent I'histoire de la formation de l'Union Fran-
alise.
Les visiteurs ont pu admirer les vignettes de tous
les formats qui reproduisent les traits de nos explora-
teurs, de nos pionniers et de nos grands administra-
teurs, les images des races si diverse qui peuDlent nos
territoires lointains, cells de leur faune et de leur flore
et leurs plus beaux paysages et monuments.
Un choix d'epreuves de luxe et de timbres non den-
tel6s, par planches entieres, sont 6galement exposes
ainsi aue des documents d'une extreme rarete, telle la
serie du Second empire, du type (( I'aigle )) avec tete-
bache et la s6rie des chiffres-taxe.


LE STAGE DE PERFECTIONNEMENT
DU e COLONIAL OFFICE )

Du 8 au 19 septembre 1948, le (( Colonial Office
vient d'organiser h Cambridge, pour les fonctionnaires
coloniaux, un deuxime ( Summer School )), stage de
perfectionnement ei de reimnregnation pour des fonc-
tionnaires en grande parties d6ja confirms.
Des del6ations d'administrateurs et de fonctionnaires
coloniaux avaient ete invites pour se ioindre aux Bri-
tanniques; la d6l6gation francaise 6tait compose de
10 membres, tous administrateurs, sous la direction de
M. lean Bartel. directeur-adioint de l'Ecole Nationale
de la France d'Outre-Mer. Assistaient. en outre, a ces
journ6es une d6l6gation belie. une d6l&eation hollan-
daise et une d6ligation portugaise. Perticiprent 6gale-
ment a ces travaux un reor6sentant du Soudan, un repr6-
sentant du Canada, divers membres des universities
d'Oxford, de Cambridge et de Londres. ainsi que de
nombreux fonctionnaires du Colonial Office, depuis le
Secr6taire d'Etat permanent iusqu'a de simple rdac-
-teurs de grades plus ou momns modestes. Les d6bats
talent dirices par lord 'Milverton, ancien gouverneur
de la Nireria, assist de sir Rabhael Furse, anrien di-
recteur diu Recrutement et auiourd'hui conseiller du
Secr6taire d'Etat pour I'organisation des ours universe,
taires de formation prO-coloniole.







Chaque jour, un sujet 6tait trait et d6battu. Apres
que le conf&rencier avait expos son opinion, les parti-
cipants d6lib6raient sur la question, en petits groups
d'6tudes et le soir, chacun de ces repr6sentants appor-
tait son point de vue dans le d6bat public qui se d6rou-
lait dans une atmosphere de parfaite courtoisie, oh les
d6legu6s strangers avaient 6t6 admis a prendre la pa-
role, au meme titre que les Britanniques, que ceux-ci
soient d'origine europ6enne ou autochtone.
Les sujets suivants, du 8 au 17 septembre, ont 6t6
evoques:
S0 Les ( problems economiques actuels ), par M.
le Professeur H. A. Lewis, de l'Universit6 de Man-
chester.
20 ( L'Education colonial n, par le R6evrend R.
W. Stopford, ancien principal du College Prince de
Galles A Achimota, Gold-Coast.
30 ( L'Agriculture paysanne dans les Colonies n,
par M. G. S. Clay, conseiller pour l'Agriculture au
Colonial Office.
4 (( La Colonial Development Corporation ), par
Sir Frank Stockdale, vice-president de la Colonial De-
velopment Corporation.
50 ( L'Administration Sociale ), par M. R. E.
Wraith, de l'Universit6 de Londres.
6 (( L'organisation du Colonial Office ), par.M. P.
Rogers, Directeur des Services du Colonial Office.
7 ( La politique international et les Colonies ,
par M. Poyton, sous-secr6taire d'Etat permanent ad-
joint au Colonial Office.
80 ( Les Buts de la colonisation britannique ,, par
lord iMilverton.
Le 14 septembre, M. Creech-Johnes, secr6taire
d'Etat aux Colonies, vint prononcer, devant les fonc-
tionnaires du Colonial Service, auditeurs du Summer
School, un discours dans lequel il montra la physiono-
mie de la politique colonial Britannique, qu'il deve-
loppa en quatre points principaux:
1 Transformation A diverse chances, plus ou
moms longues ou rapproch6es, de toutes les colonies de
la Couronne en self-governments.
2 Volont6 de la Grande-Bretagne de s'efforcer de
maintenir ces self-governments dans le sein du Com-
monwealth.
3" iIntensifier le d6veloppement 6conomique et social
des territories d'Outre-Mer et baser sur ce d6veloppe-
ment une politique raisonnable.
4 -Aider les aspirations nationalists dans tous 'les
territoires britanniques.
I1 Avoqua 6galement les difficulties actuelles de recru-
tement du personnel colonial, insist sur I'avenir g6nd-
reux qui s'offre encore aujourd'hui devant ce personnel
don't le r6le lui parait loin d'8tre termin&, mais qui de-
vra exiger de ses membres des connaissances g6n6rales
plus approfondies que celles qu'on en exigeait autrefois.
11 montra combien l'Angleterre traverse, actuelle-
ment, une p&riode de revolution social et insist sur le
fait qu'on assisted, dans le'Royaume-Uni, a une veri-


table mobilisation des Services Sociaux et A une trans-
formation radical des Services iEconomiques.
Enfin, pour terminer, il appuya sur la volont6 du
Gouvernement britannique de ne tol6rer aucun control
politique international, quel qu'il soit, qui aurait la pre-
tention de supervisor Il'administration des territoires
d'Outre-Mer confi6s a sa charge, les populations colo-
niales elles-memes n acceptent pas qu'une troisieme or-
ganisation vienne se superposer au-dessus des gouveme-
ments locaux et du gouvernement m6tropolitain.


BILAN DU CONGRESS GEOLOGIQUE
INTERNATIONAL DE LONDRES

A la fin du mois d'aout dernier s'est tenu A Londres
le congress g6ologique international qui ne s'6tait pas
r6uni depuis 1937, A Moscou.
L'Association des 'services geologiques africains,
agissant comme sous-Commission du congres, a tenu
quelques s6ances, qui ont- 6t6 suivies par une grande
assistance. Chaque territoire avait envoy une d6lga-
tion de plusieurs membres et c'est ainsi que l'Union
Frangaise avait 28 d6l6gues, don't une vingtaine pour
l'Afrique du nord.
A la suite du congres de Pr6toria, oh l'6tablissement
de la carte g6ologique~le l'Afrique avait 6t6 confi6 au
bureau frangais d'6tudes g6ologiques coloniales, ce tra-
vail a 6te pr6sent6 au congress de Londres. Actuelle-
ment, la moiti6.des feuilles est publiee, et deux autres
ont 6t6 present6es en manuscrit.
L'6tablissement d'une carte technique et une autre.
miniere de l'Afrique est confi6 A IM. Blondel, d6lgu6
frangais, Secr6taire de l'Association, directeur du Bu-
reau francais d'6tudes g6ologiques, don't les travaux pr&-
c6dents ont fait I'objet d'un hommage des autres mem-
bres.
Des presentations de contributions personnelles ont
6t6 6galement faites au congress, notammept par 'MM.
Deleau, Richard, Th6odore iMonod et Lenoble.
Les congressistes se sont s6par6s avec un programme
de travail important et doivent se r6unir A nouveau en
1952. Le voeu ayant 6td 6mis par l'Association des ser-
vices g6ologiques africains qu'Alger soit choisi cette
fois pour siege, le congres a ratifi6 a une tres large
majority cette proposition.


INFORMATIONS DIVERSE

DEPART DE PELERINS POUR LA MECQUE

600 p6lerins marocains se iont embarqu6s le 27 sep,
tembre sur le navire Athos II pour La Mecque, en com-
pagnie de 235 p6lerins venant de I'A.O.F.
L'Athos II a 6td mis A leur disposition par le gou-
vernement frangais et a quitt6 Casablanca A 18 h. pour
Alger, Tunis et Djeddah, ou il arrivera le 7 octobre
avec ses 1.650 p6lerins d'Afrique du Nord et de
I'A. O. F.







SDe Djeddah, les p6lerins gagneront La Mecque par
voie de terre, ou ils arriveront le 8 octobre au matin.
Ils se rendront par !la suite a iMedine. Le commis-
saire gefi6ral du pilerinage est le conseiller d'ambassade
Souli6, atlach6 au cabinet du R6sident g6enral de
France au Maroc. I1 est a noter que c'pst le premier
p6lerinage dirig6 par un repr6sentant inarocain. En
effet, jusqn'alors, cette function 6tait d6volue A un re-
pr6sentant alg&rien.
Les me.ures sanitaires seront renforc6es, une ambu-
lance offeirte par le Maroc suivra les p6lerins tout au


long du voyage. Trois m6decins fral
rocains seront charges du service sar
recevront en outre quotidiennement a
radiodiffus6es du monde entier et de
culler. Ils recevront mrme des inform
gions et de leurs tribus et jusqu'a
liaux, les tenant ainsi en contact e
rests au pays. Le navire emba
80 tonnes de bl6 'offert par le got
afin de soulager les pays arabes da
de leurs ressortissants qui existent i


[iais et quatre Ma-
itaire. Les p6lerins
bord des nouvelles
leur pays en parti-
nations de leurs r6-
les messages fami-
troit avec les leurs
'que, d'autre part,
vernement frangais
ts le ravitaillement
ce pilerinage,


















NOUVELLES D'OUTRE=MER


INDOCHINE


HAUT-COMMISSARIAT
DE FRANCE
BOLLAERT,
Haut-Com-
M missaire de
France pour
l'Indochine, de retour
de Paris, arrive a
Saigon le 2 septem-
bre. Dans une conf6-
rence de press, il d6-
clare (( qu'il s'agit
maintenant de travailler... ,. Par une adhesion entire
et solennelle aux principles de l'accord du 5 juin, I'As-
sembl6e Nationale a marqu6 sa volont6... d'appuyer
sans reserves les efforts de tous ceux qui ont la noble
ambition de vivre dans un pays pacific, uni, d6mocra-
tique et ind6pendant, et de favoriser au maximum le
d6veloppement harmonieux des Etats associ6s, dans le
cadre .de 'Union Frangaise, en pleine 6galite avec la
France. Ii d6ment que le Gouvernement Ho Chi Minh
ait fait une demarche aupres du Gouvernement fran-
gais et announce qu'il ne sollicitera pas le renouvelle-
ment de son mandate.
Accompagn6 de ses principaux collaborateurs,
M. Bollaert quitter Saigon pour Hanoi le 15 septembre.
11 inspect, le 17, la region de Lang-Son, Cao-Bang,
Tralinh oiu il rencontre les.autorit6s chinoises locales,
et visit, le 21, la v;lle de Nam-Dinh et notamment la
Cotonni6re, oui 1.400 ouvriers ont repris 'e travail. De
retour A Hanoi, il se rend aux hopitaux De Lanessan
et Yersin au chevet des victims d'attentats.
Le 26 septembre, A Phnom-Penh, le Hait-Commis-
saire fait ses adieux au people khmer et a S. IM. Noro-
dom Sihanouk, Roi du Cambodge.
Le 4 octobre, M. Bollaert passe au Cap Saint-Jac-
ques une important revue naval, apres laquelle il part
en avion vers Paris. Avant son depart, la Croix de
Guerre des F.O.E. lui a 6t6 remise par le G6n6ral
Blaizot, qui va assume les functions de Haut-Com-
missaire par interim.


Se pr6sentant, le 31 aoit, devant 1'Assemblie Na-
tionale, M. Robert Schuman, president d6sign6, con-
sacre un passage de la declaration ministerielle a
1'Union Francaise. La politique du Gouvernement,
dit-il, sera fondee sur la declaration du Conseil des
Ministres du 23 dicembre 1947 et sur les accords de
la Bale d'Along, auxquels l'Assemblle a donned une
adhesion solennelle.
Succ6dant A M. Schuman, M. Queuille affirme; le
II septembre, qu'en ce qui concern les territoires
d'Outre-Mer, sa politique restera dans la ligne de ses
predecesseurs.
Une ( Mission militaire d'amiti ) siamoise est arri-
v6e a Saigon le 14 septembre pour organiser, dit la
press slamoise, ( une cooperation contre la piraterie et
le traffic d'armes ,. Le 24 septembre, le Gouvernement
siamois prescrit le d6sarmement par des units mili-
taires speciales des r6fugies cambodgiens ou loatiens au
Siam.
L'accord conclu A Paris le 20 aout 1948 entire le
Ministre des Affaires Etrangrres frangais et I'Ambas-
sadeur de Chine sur Ile statut des ressortissants chinois
en Indochine a 6t6 public le 25 septembre. Les
850.000 Chinois resteront rattach6s ( aux Grgupements
administratifs r6gionaux chinois don't les membres eli-
ront les chefs. Sauf pertains droits consentis aux auto-
rites consulaires, les nouvelles dispositions rCtablissent
le statut des anciennes congregations qu'avaient sup-
prim6es, au Tonkin, les troupes occupants.
La deuxieme session du Grand Conseil Thai s'est
tenue a Muong-Lai Ie 25 aoGt. Elle a d6cid6 la sup-
pression de l'imp8t sur le territoire de la F6d6ration et
a 6lu son president. MM. Dodvau Long, chef h6r6di-
taire des Thais Blancs, et Bac Cam Quy, chef des
Thais Noirs, sont arrives par avion A Paris le 5 octo-
bre 1948.
*

M. Bollaert a r6uni a Saigon; le 4 septembre, tous
les Commissaires de la RWpublique, les Delegu6s et
les Conseillers du Haut-Commissariat pour un examen
du problme franco-indochinois et franco-vietnamien.
M. Bourgoin, Conseiller du Plan, a quitt6 Paris
pour Saigon le 10 septembre. A son depart, il a an-







nonc6 le project de creation pour l'industrialisation de
1'Indochine de deux soci6t6s, don't l'une pour 1'exploi-
tation des resources hydroblectriques et 1 autre pour la
creation d'une industries sid&rurgique et de fabrication
d'engrais.
Le Journal Officiel a public un d6cret approuvant le
plan de reconstruction, d'6quipement et de modernisa-
tion de 1'Indochine 6tabli par le Commissariat general
au Plan.
Sur proposition du Haut-Commissaire, :le Comit6
Economique de l'Indochine a decide de transfer aux
Etats associ6s les recettes des Services de R6gie
(400 millions de piastres). Avec la prochaine organisa-
tion d'un Institut d'emission et la creation d'un Tr6sor
indochinois, cette measure vise A consolider l'ind6pen-
dance des Etats dans la ligne des principles des accords
de la Bale d'Along.
**

La Federation radicale-socialiste d'Indochine a vote,
le 5 septemnbre, une motion demandant l'l6ection par
les Frangais d'Indochine de leurs representants A 1'As-
sembl6e iNationale et au Conseil de la R1publique et la
designation de citoyens frangais d'Indochine comme
Conseillers de l'Union Francaise. La loi vote par
176 voix centre 96 par le Conseil de la Republique,
le 16 septembre, pr6voit que l'unique repr6sentant des
Frangais d'Indochine A ce Conseil sera provisoirement
d6sign6 par I'Assembl6e Nationale en attendant que les
circonstances permettent son election par les mandants.
La press du 3 septembre reproduit les declarations
de M. Bollaert a son arrive par avion a Saigon. Le
Haut-Commissaire a soulign6 ( I'accord total don't
t6moigne Je vote de 1'Assembl6e, ( r6alis6 entire la
majority du Parlement et les signataires de la d6clara-
tion commune de la Bale d'Along .

.* *

Le statut des r6sistants d'Indochine fait l'objet, le
3 septembre, d'une demand 6crite de M. Durand-
Reville, C,:nseiller de la R6publique pour le Gabon.
Le General Blaizot, commandant les Forces Fran-
caises d'E:xtreme-Orient, a quitt6 Saigon par avion pour
Paris le 18 septembre. II 6tait de retour A Saigon le
2 octobre.
M. Messmer, Directeur du Cabinet de M. Bollaert,
porteur d'un message du Haut-Commissaire, a 6t6 recu
e 18 septembre par S. M. Sihanoah, !Roi du Cam-
bodge.
M. Lespinasse, Administrateur des Services Civils,
a rejoint, lei 28 aofit, son poste de Conseiller adjoint aux
Affaires Politiques du Haut-Commissariat.


GOUVERNEMENT CENTRAL PROVISOIRE

S. M. Bao Day est arrive B Prades le 23 septembre,
oa il a sdjourn6 quelques jours chez IMme Charles,
femme de son ancien pr6cepteur.
Accompagn6 de IM. Trgn van Kha, le Pr6sident


Trin van Ty a 6te requ le 27 aoft a Saint-Germain par
'ex-souverain et s'est entretenu longuement avec lui.
En r6ponse au t6l6gramme de S. M. Bao Dal, le
General Xuan et les membres du Gouvernement cen-
tral provisoire ont renouvel au souverain 1'expression
de ( leur fid6lite absolue et de leur confiance en lui
pour d6fendre les aspirations du people vietnamien .
A son retour a Saigon, le 4 septembre, M. Phan
van Binh, conseiller de S. M. Bao Dai, declare :
Le climate des relations franco-vietnamiennes est excel-
lent. Je suis porteur de directives de S. M, Bao Dai
et nous allons prendre immediatement contact avec le
Haut-Commissaire.
Des le 7 septembre, M. Binh a transmis au Conseil
des Ministres du Gouvernement central provisoire une
communication de l'ex-souverain, don't le retour reste
condition par la signature d'un trait definitif. Au
course de ce Conseil, le G6n6ral Xuan a fait approuver
une ordonnance organisant les Assembl6es vietna-
miennes et un Conseil mixte franco-vietnamien. Le
10 septembre, tout le Conseil des Ministres et
M. Phan van Binh se sont rendus en avion a Hanoi.
Au course d'une conference de press, tenue le 13 sep-
tembre devant tous les ministres et M. Phan van Binh,
envoy de l'ex-Emperereur, iM. Phan Huy Dan, Mi-
nistre de 'Information, a exprim6 :l'espoir que, la
France remette bientat au Gouvernement vietnamien la
direction de tous les Services publics pour faire de la
souverainet6 du Viet-Nam une r6alit6. 11 affirme
Le Sud Viet-Nam fera parties du Viet-Nam malgre les
manceuvres de certain colonialistes.
Le 16 septembre, M. Bollaert s'est entretenu avec
,M. Phan van Binh, qui s'est rendu A Cannes oi
s6journe l'ex-souverain. et s'est inform, au passage A
Hu6, de l'6tat des palais imp6riaux. M. Phan Huy
Dan, Ministre de l'Information, s'est 1endu 6galement
par avion, le 29 septembre, en mission aupres de 1'ex-
souverain pour l'informer de la situation au Viet-iNam
et pour installer A Paris un Centre d'information du
Viet-Nam. De retour a Paris le 5 octobre, M. Phan
van Binh a d6clare : M.. le Haut-Commissaire Bol-
laert, qui doit normalement 6tre a Paris le 12 octobre,
rencontrera (a Gen6ve) S. M. Bao Dai pour les nego-
ciations finales entire la France et le Viet-Nam.
**

S. M. Nguyen Xuan Thian, Ministre d'Etat, Gou-
verneur du Nord Viet-Nam, a affirm, dans un
message du 28 aoft, sa confiance en M. Bollaert et lui
a exprim6 sa gratitude pour son action passe et future
pour r6aliser un rapprochement franco-vietnamien. Re-
cevant le Conseil Municipal de Hanoi, qui comprend
un adjoint, cinq conseillers frangais, un adjoint et onze
conseilers vietnamiens, S. E. Thin en a appel6 a la
collaboration 6troite de tous pour remettre la ville en
6tat.
Au course de la c&6rmonie dite ( Bai Mang cele-
br6e a Hue le 25 aoft, le G6n6ral Xuan et les six
Ministres du Gouvernement central provisoire ont pret6
serment de fid6lit6 a lla personnel de l'Empereur. Ils







ont install, le meme jour, M. Phan van Giao, Mi-
nistre d'Etat, dans ses functions de Gouvemeur du
Centre Viet-Nam. Pronongant une breve allocution, le
,G6nral Xuan a d6clar6 : Patronne par S. M. Bao
Dai, avec l'appui de la France, le Gouvernement cen-
tral provisoire raalisera l'uniti et l'independance du
Viet-Nam. Le 26 aoft, le G6n6ral Xuan a donn6 lec-
ture d'un t6legramme de S. M. Bao Dai, renouvelant
( son appui total ) au Gouvernement. Le 27, le Conseil
des Vlinistres, r6uni A Hue, a adopt le project de bud-
get et examine le regime des futures assemblies. A
Hanoi oA il s'est rendu par avion le 10 septembre, avec
tous les membres du Gouvernement, le G6n6ral Xuan
a ouvert, en presence de toutes les hautes autorit6s du
Nord Viet-Nam, la stance inaugural de la Conf6-
rence de l'Enseignement ( du Viet-Nam ind6pendant
et unifi6 )). Pour harmoniser la fusion des deux cul-
tures traditionnelles annamite et occidentale, il rappelle
I'axiome humaniste: ( Science sans conscience n'est
que ruine de 1'Ame ,.
Le Conseil des Ministres du Gouvernement vietna-
mien s'est reuni le 21 septembre pour discuter de l'ad-
ministration de la region Saigon-Cholon et de I'organi-
satiod de 'la future Assembl6e A la veille du depart de M. Bollaert, le 3 octobre,
le General Xuan declare au repr6sentant de I'A.F.P.:
La mission de M. Bollaert aura marqu6 une tape im-
portante dans les relations franco-vietnamiennes... Je
souhaite vivement qu'on ne retarde plus le diroulement
a de la solution Bao-Dai )... Je suis pret a installer les
assemblies r6gionales et centrales du Viet-Nam...,
mais le Gouvernement que je preside doit attendre l'ac-
cord du Gouvernement franfais.., J'espare que M. Bol-
laert reussira... a acce6lrer les nigociations.
*
*

M. Nguyen Mmn Tn, d6sign6, le 24 septembre, par
le G6n6ral Xuan, comme membre vietnamien de la de-
I6gation frangaise de I'O.N.U., est arrive par avion A
Paris le 5 octobre.
Dans ine lettre au President Auriol, I'ex-pr6tendant
Ciiong-De aujait demand l'ind6pendance avec tous
ses attributes du VietiNam, soulign6 l'urgence de la
solution du problem vietnamien pour 1'6viction des
communists, recommand6 le retour au pouvo:r de S.M.
Bao Dai qui pourrait, aprAs' ralisation de l'ind6pen-
dance, conclure un accord avec Ho Chi Minh.

*

L'anniversaire de la prise de pouvoir de Ho Chi
Minh, le 20 aout 1945, n'a 6t6 marqu6 par aucun inci-
dent.
Dans un appel radiodiffus6 le 7 septembre, Ho Chi
Minh affirme sa volont6 de letter sans meici ( un an,
cinq ans, dix ans ou plus longtemps pour atteindre A
I'independance et a 1'unit6 r6elles ). Giap, dans un
appel A ses troupes, declare le meme jour que la lutte
ne s'achAvera que le jour o (( I'enremi )) aura ete
chass6 du Viet-Nam. Le Ministre des Affaires Etran-


gAres de Ho Chi Minh, declare, le 8 septembre, que
seront tenus pour ennemis jusqu'a cessation de l'6tat de
guerre, tout avion survolant le territoire national, -tout
navire p6n6trant dans les eaux territoriales sans autori-
sation pr6alable du commandment supreme Viet-Minh.
I1 est A remarquer que la radio Viet-Minh, qui na-
guere ressassait le d6sir du Gouvernement de Ho Chi
Minh d'integrer le Viet-Nam A l'Union Frangaise,
exprime maintenant la volont6 de chasser les Francais
hors du pays.


Cochinchine

Quatorze membres vietnamiens (sur 28) du Conseil
de 'Cochinchine, partisans de la dissolution du Conseil,
d6cident de ne pas singer le 31 aoft pour protester
centre l'attitude de leurs collogues frangais qui ont man-
dat6 M. Baz6 pour s'opposer k Paris A la ratification par
le Parlement de 1'accord du 5 juin 1948. Sept de ces
conseillers cependant assistant A la reunion. Le Pr6si-
dent Huu s'6tait excuse. Le quorum n'6tant pas atteint,
la stance est renvoyee au 3 septembre. Quatre conseil-
lers vietnamiens seulement y assistant. Au conseiller
Bui van Khan qui reproche au Gouvernement ( la des-
truction de I'autonomie cochinchinoise a et au G6enral
Xuan ( d'avoir ray6 l'existence de la Cochinchine a
par son ralliement a S. M. Bao Dai, le Pr6sident
ran van Huu, r6plique: ((Nous ne sommes pas les
seuls A vouloir conserver notre ind6pendance. Je crois
savoir que le centre Viet-Nam notamment,. entend con-
server son administration ). La Cochinchine, ajoute-t-
il, ( ne fusionnera pas centre son gr6. Et il announce son
intention de ( complete le Ministere du Sud Viet-
Nam, en vue de renforcer sa position A l'6gard du Gou-
vernement central ). La press du 4 septembre reserve
une large place A ces d6bats.
A d6faut de quorum, lors de sa reunion du 30 sep-
tembre, le Conseil de Cochinchine s'ajourne au 4 oc-
tobre. Seuls sont presents quatre Vietnamiens sur 28.
Les autres persistent A exiger le replacement du Con-
seil par une Assemblee purement vietnami6nne, les in-
terets frangais devant 8tre repr6sentes dans une Assem-
blee consultative mixte.
Le Conseil se reunit le 4 octobre. Aucun membre du
ouvernement du Sud Viet-Nam n'assiste A la stance.
Laplupart des conseillers vietnamiens sont absents.
Apres une interpellation sur ( les empietements du
gouvernement central en Cochinchine )), le Conseil de-
mande au Pr6sident Tran van Huu de prc.iser sa posi-
tion A l'egard de I'Assembl6e.

**

Dans une interview, accordee apr6s son arrivee par
avion, au Journal de Saigon, le 5 septembre, M. Phan
van Binh, secretaire de S. M. Bao Dai, souligne les
efforts de IM. Bollaert pour career un climate favorable
aux accords de la Baie d'Along, d6ment les bruits de
desaccord entire dle Haut-Commissaire et l'ex-Souverain,
et affirme I'attachement au gouvernement central, de la







grande majority des Vietnamiens, resident en France.
Au course d'une manifestation devant 1'H6tel de
Ville de Saigon, a laquelle participent, le 9 septembre,
huit a dix mille Vietnamiens, IM. Bollaert et le G6neral
Xuan prennent la parole : Une tape decisive est fran-
chie: le IViet-Nam est independent, declare le Haut-
Commissaire. Le General Xuan rend homage A
M. Bollaert et a S. M. Bao Dai.
*
**

Le Journal L'Union Franfaise a 6t6 suspend par
decision du 13septembre du Commissaire de la R6pu-
blique a la suite de la publication d'un article injurieux
a 1'6gard du chef du gouvernement ( associ6 ) du Viet-
Nam. Sur intervention du G6n6ral Xuan cette measure
est levee le 26 septembre.
Le mode de designation (par 1'Assembl6e Nationale)
du Conseiller de la fRepublique representant les Fran-
cais d'Indochine, provoque de vives protestations dans
la press de Saigon du 18 septembre.
Parti de Saigon par :la route le 2 septembre, M. Tran
Quang Vinh, Secr6taire d'Etat a la D6fense, a ins-
pecte tous les postes de la garde du Viet-Nam et des
partisans Caodaistes des provinces de Bien-Hoh, Baria
et Cap Saint-Jacques. 11 revient A Saigon le 6 sep-
tembre.
R6pondant A une question, iM. Tran van Huu, Gou-
verneur du Sud Viet-iNam, confirm l'ouverture A Sai-
gon d'une nouvelle succursale de la ferme des jeux qui
procure 263.000 $ de recettes par jour, soit le tiers du
budget, recettes consacr6es pour la plus grande part &
1'augmentation de 25 millions des traitements des fonc-
tionnaires.
En presence du G6neral de Latour, Commissaire
de la IRepublique, le President Tran van Huu, remet
les'galons de (( colonel a titre temporaire de la garde du
Viet-Nam ) au chef des Binh Xuyen rallies au gou-
vernement central.
Pour services rendus aux Allies pendant la guerre,
M. Gibbs, Consul G6n6ral de Grande-Bretagne, remet
des distinctions honorifiques britanniques aux G6n6raux
Alessandri et de Latour et a neuf autres personnalit6s
civiles et trilitaires.
*

L'activit! Viet-Minh serrble avoir diminu6. Toute-
fois, pour saboter la reunion de masse organis6e le
9 septembre a l'H8tel de Ville de Saigon, 13 grenades
ont 6t6 lanc6es dans Saigon ou sa p6riph&rie, tuant un
Vietnamien, en blessant vingt-neuf, ainsi que deux
Frangais. Sept incendies ont egalement ete allumes.
Quelques postes ont ete attaques durant la nuit.
Le 10 septembre, le pont d'An Lac, sur la ligne
Saigon-iMytho, a saute. Une arche de 70 metres s'ef-
fondre.
Le convoi fluvial allant a Phn8omPenh le 16 sep-
tembre, est attaqu6 & Ba (Nam. Un chaland couple;
4 chalands et un remorqueur brflent. L'incendie de
3 d6cortiqueries porte a un peu plus du i/6 la propor-
tion de ces usines detruites & Cholon. 26.000 h6veas


greff6s, soit 60 hectares environ, sont mutiles a Xa-Cat,
a 100 km. au nord de Saigon.
Le le' octobre, deux trains, venant l'un de Phan
Thiet, I'autre de Mytho, sautent sur des mines. Six
voyageurs tu6s, six blesses.


Tonkin

A l'occasion de la fete du 15 jour di 7' mois
(ler septembre), le Commissaire de la IRepublique fait
lib6rer, par measure de cl6mence, 20 d6tenus politiques.
Sur son initiative, 200 prisonniers militaires vietnamiens
sont graci6s par les autorit6s militaires.
Convoqu6 par iM. Nghiem Xuan Thign, Gouver-
neur du Nord iViet-Nam et President du Rassemble-
ment National du Nord VietjNam, le Comit6 directeur
de ce movement decide de redoubler d'activite en vue
de r6aliser au plus tot miles aspirations nationals.
Le 19 septembre 1948, en presence du Haut-Com-
missaire de France et des membres du gouvernement
central provisoire, une foule de 20.000 personnel par-
ticipe a une manifestation organisee par les autorit6s
vietnamiennes de Hanoi. Des banderolles portent
comme inscriptions: a Vive le Viet-Nam ind6pendant
dans l'Union Francaise n, ( Vive Bollaert ), ( Vive
Bao Da'y n. Prenant la parole, 'M. Bollaert denonce
S'les fourriers du Kominform n qui exploitent les senti-
ments nationaux des Vietnamiens.
Sous la pr6sidence de M. Digo, Commissaire de la
R1publique, la huitieme Conference 6conomique se
r6unit & Hanoi le 15 septembre, et dispute des ques-
tions du ravitail:lement du Tonkin, du deficit de la pro-
duction des charbonnajes et des liaisons a6riennes avec
la Cochinchine et maritimes avec la France.
Au course d'un bref sejour & Haiphong le 6 octobre,
les Consul et vice-Consul am6ricams a Kun-Ming et
M. Edward Way, charge de mission du D6partement
d'Etat, 6tudient les. possibilities de liaison adrienne Hat-
phong-Kun-Ming, a l'aide d'avions-cargos.
Le dernier recensement donne pour la population des
deux grandes villes du Tonkin :les chiffres suivants:
Hanoi, 135.000 Vietnamiens, 10.000 Chinois et 6.500
Francais; Haiphong, 40.000 Vietnamiens, 36.000 Chi-
nois et 3.000 Francais.

**

Le 'Gouverneur du Nord Viet-Nam suspend, le
9 septembre, des son premier num6ro, le journal Cong
Ludn.
Le G6n6ral Koch replace, le 28 aout, le G6neral
Chanson au commandement des T.F.I.N. Le medecin-
colonel Courbil, chirurgien des H5pitaux coloniaux,
prend la direction de l'hopital De Lanessan, au depart
du m6decin-colonel Roque. Au course d'une cer6monie
pr6sid6e par M. Lod6on, premier President, M. Jean
Coppin, Procureur G6n6ral pres la Cour d'Appel de
Hanoi, prate serment le 12 septembre.
M. Digo, Commissaire de la R1publique, se rend par
avion A Saigon le 3 septembre.







**

Peu d'oprations A signaler dans la p6riode consi-
d6r6e.
Le 31 aoit, un convoi dans lequel se trouvaient les
G6n6raux Koch et Chanson, respectivement nouveau et
ancien commandant des T.F.I.N., a 6t6 attaqu6 par
des elements Viet-Minh sur. la route de Hanoi A HaT-
phong. Sans pertes, l'escorte disperse les assailants.
Le 15 sep'embre, le train Haiphong-Hanoi saute sur
trois obus pi6g6s. Le train de secours saute deux heures
plus tard a 5 km. du lieu de 1'attentat. ,Deux morts et
quinze bless6s. La Compagnie des Chemins de Fer du
Yunnan suspend, le'17 septembre, le traffic a la suite
de quatre attentats consecutifs sur la voie par mines ou
obus entire Hanoi et Haiphong. Une vingtaine d'au-
teurs d'attentats A la grenade sont arret6s A Hanoi le
17 septembre. Le 19, une grenade jet6e sur une pa-
trouille blessed 8 personnel don't 4 militaires francais.


Annam

Pres de 20.000 Vietnamiens participent, le 23 sep-
tembre, A une manifestation organis6e a Hu6 par les
autorit6s vietnamiennes, A l'occasion du passage de
M. Bollaert. Le Haut-Commissaire s'est promen6 seul
au milieu.de la foule, qui a rompu les barrages.

*

Des operations importantes tendant a d6gager la r&-
gion de Hu6 ont 6et enterprises dans le courant du mois
de septembre. Le 18 les forces franco-vietnamiennes,
apres plusieurs jours de combat, chassent de la valley
du Song Ta Trach, au sud de Hue, les Viet-Minh qui
ont des centaines de tu6s. Du materiel est saisi.
D'autres operations menees entire le 18 et Je 28 par
les forces franco-vietnamiennes en liaison avec les
forces laotiennes, dans -la region de Quang Tri, ont
conduit A la prise d'un important materiel don't un h^pi-
tal avec tout son personnel medical et A la capture de
prisonniers


Cambodge

5. E. Penn Nouth, President du Conseil du Cam-
bodge, a pr6sent6, le 1" septembre, A iM. Loubet,
Commissaire de la R6publique par interim, les mem-
bres de son gouverement. Insistant sur la necessity de
r6tablir I'ordre et la s6curit6 int6rieure, le President
a dit son intention d'encourager 6galement I'activite
6conomique, par la creation de societies franco-khmeres.
A la suite de la nomination de $. E. Penn Nouth
come President du Conseil du gouvemement cam-
bodgien, S. E. Var Kamiel a 06t nomm4, le, 2 sep-
tembre, Gouverneur de Phn^m-Penh. L'Assemblee
national cambodgienne adopted, le 2 septembre, un
nouveau drapeau: trois ban4es horizontales don't les


deux ext6rieures bleues et la bande central rouge, au
centre de laquelle se d6tache une pagode. Au course de
la mAme stance, le President du Conseil s'explique
sur la creation d'une Soci6t6 de navigation franco-
khmAre. L'Assembl6e vote ensuite le project d'imp6t
sur le chiffre d'affaires et, centre le vceu du Conseil du
Royaume, en maintient le taux a 10 o%.
Le President de Ia R6publique, le Ministre de la
France d'Outre-iMer et M. Erik Labonne ont recu, le
15 et le 16 septembre, M. Tiou Long, d616gu6 du
gouvernement cambodgien. M. WMonnerville, Pr6sident
du Conseil de la R6publique, a recu MIM. Pann Youn,
Sim Var et Sok Chhong, d61egues du Cambodge a
I'Assembl6e de l'Union Fran0aise. S. E. Tiou Long
est d6sign6, le 24 septembre, en quality de conseiller
consultant, membre de la delegation franpaise a la
3e session de 1'Assembl6e g6n6rale des Nations Unies
A Paris.
**

Les Viet-Minh attaquent, le 27 aout, un convoi sur
la route Rachgia Kampot. On compete 30 tu6s, don't
16 militaires europ6ens.


Laos

L'Assembl6e Nationale Laotienne, r6unie le 8 aoit
en session extraordinaire, a 6mis le 11 aoQt, par 19 voix
centre 2, un vote de confiance au Gouvernement.
Le 16 aoGt, s'est ouvert A Vientiane, le Congres Na-
tional Laotien, r6uni pour 6tudier une revision de la
Constitution du Royaume. S. A. Tiao Boun Oum,
President du Conseil du Roi, est 6lu Pr6sident du
Congress. Une Commission de quinze membres est d6si-
gnee le 23 ao6t pour 6tudier la refonte des principles
fondamentaux de la Constitution.
M. Bonfils, Conseiller Politique du Haut-Commis-
sariat, a lu le 31 aout devant le Congres National Lao-
tien un message du Haut-Commissaire demandant au
Congress de ratifier un protocole annexed au modus-
vioendi franco-laotien du 27 aout 1946 et qui etait rested
jusqu'ici confidential. Ce protocol reconnaissait a
S. A. Tiao Boun Oum le titre h6r6ditaire de Prince
de Bassac, lui faisant prendre rang immediatement apres
le Prince HIritier, et lui attribuant de droit les fonc-
tions d'Inspecteur des Affaires Politiques et Admi-
nistratives du Laos, d6legue de Sa (Majest6.
Toutefois, S. A, Tiao Boun Oum renongait en meme
temps A faire valoir ses droits de souverainet6 sur la
principaut6 de Bassac.
S. A. Tiao Boun Oum a quitt6 la Pr6sidence du
CongrBs apres lecture de ce message et celle d'un mes-
sage de S. M. Sisavang Vong donnant son agreement
a la communication du Haut-Commissaire. I11 s'est de-
clar6 pr8t A renoncer A ses prerogatives (( si sa presence
au Laos devait etre un 6lement de trouble et risquait
de compromettre l'unit6 du IRoyaume.. Le protocole en
question a Wt& renvoyi A l'examen d'une Commission.









Par ordonnance royale du 15 aout, les provinces du
Tran-Ninh, de Cammam et de Bassac, porteront res-
pectivement d6sormais leurs anciens noms laotiens de
Provinces de XiAng-Khonang, de Khammouane, et de
Champassak.
**

L'Assembl6e national laotienne a d6sign6, le
4 octobre, M. Phong Souvannavong pour repr6senter
le Laos a 1'Assembl6e de l'Union rangaise. I1 re-
oindra prochainement, A Versailles, les deux d6l6gu6s
laotiens d6j. d6sign6s, l'un par le Souverain (M. Thao
Ouroth Souvannavong) et I'autre par le Gouverement
laotien (M. Khoun Bilavarn).



AFRIQUE
OCCIDENTALE FRANQAISE

Federation

LA CONFERENCE
DES GOUVERNEURS

SE 6 septembre.
M. Paul B&-
] I chard, Haut -
Commissaire de
la Ripublique en A.
O. F., a minaugur, la
conference des Gouver-
neurs, qui a sieg6 B Dakar jusqu'au 11 septembre.
Y assistaient:
M. Louveau, Gouverneur du Soudan;
M. Orsel'i, Gouverneur de la C6te-d'Ivoire;
M. Roland Pre, Gouverneur de la Guin6e;
M. Chambon, Gouverneur du 'Dahomey;
M. IMourragues, Gouverneur de la Haute-Volta;
M. Geay. Gouverneur par interim de la 'Mauritanie;
MM. Nicolas et Arnal, repr6sentant l'administrafion
du Niger, ainsi que KM. de Mauduy, Gouverneur de la
Mauritanie,
M. Wiltord, Gouyerneur du S6negal, avait charge
MM, Claude-4Michel, secretaire gn6ral, et Bailly, d6-
l6gu6 a Dakar, de le repr6senter a la conference.
La premiere stance a 6t6 ouverte par le Haut-Com-
missaire en presence de 1'Inspecteur G6neral fBargues,
secr6taire g6n6ral; du General Commandant Sup6ereur;
du Procureur G6n6ral et de diff rents chefs de services.
Elle a commence par une allocution de bienvenue
prononc6e par le Haut-Commissaire. M. Chauvet, Ins-
pecteur G~n(ral des affaires administrative, a ensuite
entr tenu la conference des projects de decentralisation


et de diconcentration etudies par les services du Haut-
Commissariat.
Cet expose a 6t6 suivi d'un large change de vues.
*
***

La second seance de la conference, qui s'est tenue
le lendemain au gouvernement general, sous la prisi-
dence de M. Paul B6chard, a 6t6 consacr6e a 1'6tude
des questions financieres et budgetaires.
La conference s'est poursuivie mercredi matin 8 sep-
tembre par un expose du directeur general des services
economiques, suivi d'un change de vues sur les aspects
concrets de nombreux problems que posent l'approvi-
sionnement et 1'6quipement des territoires, ainsi que leur
developpement 6conomique dans la conjoncture ac-
tuelle.
La conference a pris fin samedi 11 septembre.
Le large examen des questions A l'ordre du jour dans
le domaine financier et economique et administratif a
permis de confronter les points de vue particulliers a
chaque territoire avec I'orientation g6nerale det services
centraux du Haut-Commissariat.
Les problemes de decentralisation administrative,
l'examen de la situation financiere et mon6taire de
l'A. O. F., les questions relatives au ravitaillement, a
I' 6quipement et au d6veloppement economique des ter-
ritoires ont particulierement retenu I'attention.


LES PRIX DES OLEAGINEUX

ARACHIDES
Par arr8t6 public au B. O. S. P. du 27 aoft, les
prix C.A.F. des aractides en coques et decortiqu6es
de la champagne 1947-1948 importees du Senegal et de
la Casamance, sont fix6s comme suit:
La tonne

Arachides en coques embarquees par Da-
kar .............................. 41.987 ,
Arachides d6cortiqu6es du Sen6gal, embar-
qu6es par Dakar ................... 53.555
Arachides embarqu6es par les ports deSine-
Saloum .......................... 53.449 ,
Arachides embarqu6es par IM'Bour ...... 53.778


Arachides d6cortiquies de la Casamance:
embarqu6es par Dakar .............
embarquies par Ziguinchor ..........


53.684 ,
53.655 5


Les prix C.A.F. des arachides decortiquees de la
champagne 1947-1948 import6es du Soudan, Togo, Da-
homey, Niger, Cote-d'Ivoire et Cameroun sont fixes
comme suit, I la tonne:
La tonne

Arachides decortiquies du Soudan, embar-
ques par Dakar ..................... 52.055
Araehides decortiques du Togo, Dahomey,
Niger, Cote-d'voire et Carreroun ...... 52.532







Ces prix, etablis pour exportations en v
tendent poids net d6livr6 pour importation p
mbtropolitain de la 'Mditerran6e ou de l'Atl
pour les exportations effectu6es a partir du
1948 A 0 h., date des connaissements. En ca
station par un port de la Manche ou de la mer
le taux de l'assurance maritime r;sques ordir
major de 0,10.

PALMISTES
Par meme arret6, les prix C.A.F. des pal
ports de la cote occidentale d'Afrique, du
et de !l'Afrique Equatoriale Frangaise sont fix
suit :


Casamance: en vrac .................
en sac ..................
Guin6e frangaise (zone maritime): en vrac.
en sac.
Gumnee frangaise (zone forestiere) : en vrac.
en sac.
C8te d'Ivoire (zone maritime): en vrac.....
en sac....
Cote d'Ivoire regionn du Man): en vrac..
en sac..
Togo: en vrac ......................
en sac .......................
Dahomey : en vrac .................
en sac ...................
Cameroun: en vrac .................
en sac ...................
Afrique Equatoriale Frangaise: en vrac...
en sac...


rac, s en-
ar un port
antique et
2 fivrier
s d'impor-
du Nord,
laires sera


Le Haut-Commissaire a annonce que, dans le do-
maine de l'enseignement superieur, et afin de donner a
la jeunesse africaine la possibility d'acc6der sur place
a cet enseignement, Dakar organisera, des la rentr6e
prochtaine, la preparation au P.C.B. En 1949, celle de
la capacity en Dro't et, si possible, les premiers certifi-
cats de lettres et de sciences.


A propos de la situation des fonctionnaires en A.
O. F., q don't les soldes ne sont pas toujours adapt6es
au coft de la vie n, le chef du territoire a soulign6 que
s i les revalorisations n'6talent que des measures fragmen-
mistes m tires, le veritable problem a regler 6tant celui du re-
Cameroun classement de tous les emplois des Services publics.
6es comme Ce classement, entrepris par une Commission paritaire,
sera effectu6, a-t-il affirmed, sur la seule base de la va-
La tonne leur des agents, elle-meme fonction du niveau de recru-
tement des diff6rents cadres.
33.805 Mais la hidrarchie de la fonction publique et le ni-
34.843 ,) eau des soldes de cette hi6rarchie sont function du ni-
36.047 veau de vie de la population, car il est impossible de
37.997 reconnaitre aux fonctionnaires une. situation qui serait
48.402 privilegige par rapport a la masse de ceux qui con-
50351 courent a la production.


34.658
36.276
46.536
48.163
34.920
36.777
34.146
35.996
34.658
35.837
35.675
36.630


Ces prix s'entendent a la tonne poids net d6livr6,
base 49 1% d'huile pour exportations effectu6es a partir
du 2 f6vrier 1948, 0 h., date des connaissements, a des-
tination d'un port m&diterran6en de la m6tropole.


OVERTURE DE LA SESSION ORDINAIRE
DU GRAND CONSEIL DE L'A. O. F.

Ouvrant, le 28 septembre, la session ordinaire du
Grand Conseil de l'A-~ 0. F., M. B1chard, Haut-
Commissaire, a prononc6 un important discours au course
duquel il a expos la situation du group des territoires
de 1'Afrique Occidentale Frangaise.
Le Haut-Commissaire a track le tableau de I'oeuvre
A accomplir dans le domaine de I'instruction publique,
pr6cisant que l'enseignement devait atteindre le plus
rapidement possible la masse africaine. Mais, a-t-il
ajoutd, il faut pour cela que chaque territoire s'efforce
de mettre sur pied un plan rationnel, de constructions
scolaires; il faut developper les Ecoles normales.
Et M. IBchard a insist tout particulierement sur la
n6cessit6 de d6velopper I'enseignement technique.


II faut, a conclu M. Bichard, adapter strictement ies
ddpenses de soldes des fonctionnaires aux possibilities
contributives de la population.
Le Haut-Commissaire a abord6 alors les r6formes de
decentralisation et de d6concentration des services ad-
ministratifs de l'Afrique Occidentale, reformes qui re-
posent sur le principle suivant: r6server aux administra-
tions locales, sauf exceptions, toutes les teaches de ges-
tion directed, et se limiter a l'echelon f&d6ral A une ac-
tion de contr6le, de surveillance, de coordination et
d'6tude d'ensemble. Puis ;1 a 6num6r6 les r6formes d6jh
entreprises et celles qui le seront dans un proche avenir.
M. B6chard a ensuite entrepris l'6tude des questions
financieres et 6conomiques.
Si la situation financiare de la Fiddration, a-t-il dit,
est restee jusqu'a ce jour satisfaisante, il est sage d'ex-
primer quelques reserves quant a son evolution dans un
proche avenir.
Des symptomes alarmants apparaissent a l'examen de
la situation monetaire de l'Afrique Occidentale Fran-
Faise : le chiffre de la circulation fiduciaire est passe
de 9.900 millions en janvier, a 10.800 millions en iuil-
let.jDans le mime temps, les comptes-courants dans les
etablissements de credit accusent une ligare baisse.
Cette rupture de parallelisme est un des signes incontes-
table de l'inflation qui tend a gagner I'A.O.F.
Et le chef du territoire a pr6conis6 les rembdes &co-
nomiques et financiers suivants pour juguler I'inflation:
Sur le plan economique:
Stabilisation plus ou moins parfaite des prix;
D6veloppement de la production int6rieure et aug-
mentation des exportations.
'Sur le plan financier:
Accroissement de l'effort fiscal, notamment dans le
domaine des resources directed, seui remade possible.







Apres a voir r6sumr brinvement les conditions de rea-
lisation du budget de 1948, IM. B6chard a r6v6lB que
le project de budget de 1949 a et6 arr&t6 A la some de
10.799.544.000 francs, don't 9.846.039.000 francs pour
la section extraordinaire.
Quant au budget F.I.D.E.S., il comporte:
7.582.000.000 de frs C.F.A. d'autorisations d'en-
gagements et 5.547.000.000 de frs de credits de paie-
ments


Passant ensuite A 1'6tude des problemes 6conomiques
proprement dits, le 1aut-Commissaire a passe en revue
la production agricole des diff6rents territoires de la
F6d6ration, les efforts qui ont &6t et qui devront etre
entrepris clans ce domaine pour am6liorer a la fois le
rendement et la quality.
Analysant l'activit6 commercial de 1'A. O. F.,
M. B&chard a soulign6 que la balance commercial,
d6ficitaire en 1947, s'est trouv6e '6gerement exc6den-
taire pour les six premiers mpis de l'ann6e en course.
Au titre du plan Marshall, I'A.O.F. a obtenu jus-
qu'a ce jo.r 18.327.100 dollars, destin6s uniquement A
I'approvisionnement des territoires en products de con-
sommation, A I'exclusion des biens d'6quipement pour
lesquels aucune dotation n'a 6t6 accord6e. .M. B&chard
s'est fait I'6cho de l'anomalie de cette situation car la
Fd&6ration aurait grand int6r8t a d6velopper son equi-
pement industrial et agricole.
Cependant, dans le cadre du plan de d6veloppement
6conomique et social, la direction general des Tra-
vaux publics, a ajou'e M. Bechard, consacre actuelle-
ment sa principal activity a tla mise sur pied des grands
travaux de I'A. O. F. :
Les ports: Dakar, Conakry, Abidjan.
Les routes: Dakar-Thies, Conakry-Coyah-Kindia.
Les chemins de fer: revision des lignes, modernisa-
tion du materiel.
Travaux d'adduction d'eau.
Project d'6quipement des grandes chutes pour la cr6a-
tion de ressources hydro-6lectriques pres de Conakry,
etc...
Parlant de la question des tarifs ferroviaires, ( don't
d6pendra le d6veloppement du territoire de l'int6-
rieur n, le Haut-Commissaire a soulign6 la n6cessit6 de
diminuer le:s tarifs trop 6lev6s pour certaines categories
de marchandises, et propose aux grands conseillers de
compenser par des subventions, la perte r6elle resultant
des diminutions imposes.
Apres avoir mentionn6 les causes de la creation de la
Caisse de r6ajustement des prix, sa mise en applica-
tion, ses incidences, IM. B&chard a d6clar6 que, dans
les conjonctures economiques actuelles, '1 est normal,
dans le domaine des prix, de faire cesser d rs la fin de
1'ann6e, 'action de la Caisse de r6ajustement.


Les fonds de la Caisse, lors de sa liquidation, seront
r6partis par le Grand conseil de 1'A. O. F. et les
sommes ainsi d6gag6es seront utilis6es dans chaque ter-
ritoire b6n6ficiaire, pour ameliorer 1'6quipement 6cono-
mique ou pour soulager les budgets des consequences
directed ou indirectes de la devaluation.

*
**

Abordant la derniere parties de son expos, le chef
du territoire a declare qu'il serait souhaitable qu'a co8t
des grands travaux, on puisse r6aliser tres vite des tra-
vaux de moindre envergure, mais qui ont une reper-
cussion immediate sur la production et sur les conditions
de vie des populations.
A cet effet, pourrait etre cr66 un fonds de g6nie
rural destiny :
a susciter toutes les initiatives locales en vue de
la recherche de travaux simples, d'ex6cution rapide et
de rentabilit6 certain;
a provoquer la constitution d'unions ou d'associa-
tions sur le type le mieux adapt a chaque cas;
a faire appel aux technicians des Services pu-
blics et meme des secteurs priv6s;
a soutenir financierement l'effort des int6ress6s
eux-m8mes par des organismes sp6ciaux pr6vus dans
chaque territoire et a I'6chelon du Gouvernement g6n6-
ral.
Je desirerais, a dit M. Bechard, connaitre votre avis
sur I'opportunite de ce project, et si vous me suivez, il
vous appartiendra de decider de l'affectation a celui-ci
de resources indispensables et d'en fixer le montant.

*

Et le Haut-Commissaire de !'A. O. F. a conclu
ainsi son expos :
C'est vers le perfectionnement de la quality qu'il faut
nous orienter largement, quality de I'homme, des
moyens, des produits...
...A vous, Messieurs, de dire par vos deliberations
et par le vote des credits qu'elles doivent entramner que
nous devons nous orienter dans la voie difinie ci-dessus.


L'ACCIDENT DE M. BECHARD,
HAUT-COMMISSAIRE DE LAREPUBLIQUE
EN A. 0. F.

L'avion transportant M. Paul B6chard, Haut-Com-
missaire en A. O. F., a fait un atterrissage forc6 dans
une clairiere au milieu de la forget entire Robertsville et
Monrovia, alors que le Haut-Commissaile se rendait
au marriage du Pr6sident de la R6publique Lib6rienne.
L'avion a ete rep6r6 le 17 septembre. Le 18 sep-
tembre au matin le Haut-Commissaire arrivait a Mon-
rpvia.







Sen6gat

LA RECOLTE D'ARACHIDES

On escompte dans les milieux agricoles que la r6-
colte d'arachides au S6engal approchera cette annee
celle des meilleures campagnes d'avant guerre, avec
une augmentation e drdre de 20 a 25 % sur l'anne
prec6dente.
Cette progression est la consequence de I'accroisse-
ment, d'une part, des surfaces cultiv6es et, d'autre part,
du rendement a I'hectare.
En 1947, les surfaces cultiv6es en arachides furent
6valuees, pour l'ensemble du territoire, A 659.000 hec-
tares. Pour 1948, en raison du plus grand nombre de
travailleurs saisonniers et d'un effort certain des culti-
vateurs encourages par l'annonce de prix int6ressants,
on estime qu'elles seraient en augmentation d'environ
10 %o, c'est-a-dire qu'elles atteindraient 725.000 hec-
tares.
On pr6voit, en outre, que !le rendement A l'hectare
qui, en 1947, 6tait de 680 kgs, atteindrait cette ann6e
environ 740 kgs, compete tenu de l'irr6gularit6 du cli-
mat et des diverse qualit6s des terrains.
On obtiendrait ainsi une production commercialisee
global de 536.000 tonnes, que d'aucuns estiment de-
voir Etre -dlpass6e.


LES RECOLTES VIVRIERES

Les r6coltes vivrieres s'averent cette ann6e devoir
etre au S6negal, sinon exceptionnelles, du moins 6gales
aux meilleures. Les superficies ensemencees sont, de
l'avis de tous, beaucoup plus importantes que celles de
la campAgne pr6cedente.
Les fortes pluies enregistr6es au mois d'aoit sont tres
favorables au sorgho et au mil tardifs, de meme qu'au
manioc, igname, patates, etc... En Casamance, les ri-
zizres sont d'excellente venue.


Soudan


LES TRAVAUX D'INTERET COMMUNAL
DE BAMAKO


voirie est en tres mauvais 6tat. Un certain rombre de
caniveaux construits dutrefois en pierre seches, non join-
toyees, ont en parties disparu faute d'entretien; les pon-
ceaux de franchissement sont sQuvent d6molis.
Dans les nouveaux quarters, cr66s depuis deux ans,
un gros effort a 6td fait pour assurer 1'6coulement des
eaux et mettre les rues en 6tat. :Mais ces travaux, drains
et digues, faits uniquement en terre,-doivent pour pren-
dre leur forme definitive, &tre empierr6s et magonn6s;
des points et ponceaux doivent en permettre le franchis-
sement.
Enfin, il imported d'acc6l6rer le programme de gou-
dronnage des rues principles de la ville, commence
en 1946.
Les travaux envisages etant r6alis6s tout ensemble et
par des entreprises priv6es, la voirie muricipale sera
ensuite en measure d'assurer 1'entretien courant ou les
petits travaux neufs qui se reveleront n6cessaires.
Les travaux de cette espece ne figurent pas au plan
g6n6ral d'6quipement, qui pr6voit en revanche 1'electri-
fication et la distribution d'eau potable. Les travaux ont
done 6te ainsi r6partis: assainissement et voirie au
compete de la commune (emprunt pour les travaux neufs,
resources normales du budget pour l'entretien), eau et
6lectricit6 au compete du plan general. Le d6lai d'ex6-
cution pour les travaux ex6cutes sur l'emprunt de 50 mil-
lions est d'un an.


Guinee

LA SURTAXE SUR LES TERRAINS
SANS CONSTRUCTION SUFFISANTE

La surtaxe des terrains sans construction suffisante,
qui vient d'etre consid6rablement renforc6, frappera
dans les centres urbains, tous les propri6taires de ter-
rains, qui ne les ont pas mis en valeur par des cons-
tructions.
Le product de cet imp8t d6passera cette annee un
million, pour les seules villes de Conakry, Kindia et
Kankan, alors que son rendement avait ete insignificant
l'an dernier.


LE TRAFFIC DU PORT DE CONAKRY


La commune mixte de Bamako negocie actuellement
aupres de la Caisse central de la France d'Outre-Mer
un emprunt a moyen terme de 50 millions, pour des
travaux d'assainissement qui doivent s'dche'lonner au
course de l'exercice prochain.
La ville de Bamako est en effet en pleine ( cruise de
croissance ). Sa population est passee en cinq ans de
34.500 a 70.000 habitants, et sa superficie a double
de 1946 a 1948, tandis que les travaux de voirie sont
loin d'avoir suivi le meme rythme. Au contraire, pen-
dant les cinq ann6es de guerre, en raison des difficulties
6conomiques il n'a pas 6t6 possible de maintenir l'ac-
quit des ann6es pr6c6dentes.
Actuellement, dans les anciens quarters africains, la


Au course du premier semestre 1948, le traffic du port
de Conakry s'est 6tabli ainsi, comparativement aux
chiffres du premier semestre 1947:


Entries:


Nombre de navires .........
Tonnage d6barqu6 ..........


e1" Semestre
1947


le Semestre
1948


134 134
23.634 t. 31.528 t.


Sorties :
Nombre de navires ......... 134 134
Tonnage embarqu6 ........ 24.132 t. 27.800 t.







Ainsi pour un meme nombre de navies ayant touched
le port pendant les deux p6riodes consid6eres, les im-
portations sont en augmentations de 28 I% et les expor-
tations de 15 '%, le premier pourcentage traduisait
l'effort du territoire en vue de son r66quipement (arri-
vages de ciment, fers a b6ton et profiles, machines,
etc...), effort second par une politique d'exon6ration
des droits sur le materiel destiny la mise en valeur des
richesses n.aturelles du pays.
Les principaux products exports ont et6 :


Bananes vertes ............
Palmistes ................
IM iel ....................
M anioc ..................
Caf ....................
Aranas .................
A grumes .................


Tonnes

13.004
4.662
1.139
372
635
437
206


Le commerce ext6rieur d'un pays comme la Guin6e
repr6sente la presque totality de l'6conomie du pays
et le bureau des douanes de Conakry liquid quelques
92 !% des recettes globales.
Jusqu'icl en effet, et sauf une court p6riode de char-
gement de bananes A Benty en 1938-39, le port de Co-
nakry 6tail le seul exutoire des products guin6ens. 11
n en sera plus ainsi avec la r6cente ouverture du bureau
des douanes de N'z6r6kor6 et de la route N'zer6kor6-
Monrovia avec transit par ce port, qui permettra la mise
en valeur de la zone forestiere don't l'importante pro-
duction de palmistes 6tait perdue faute de moyens
d'6vacuation.


REOUVERTURE DE LA MINE DE BARADOU
CERCLE DE KISSIDOUGOU

La mine de diamant de Baradou, qui avait 6t6 ou-
verte avant guerre, va retrouver son activity a la fifl
de la saison des pluies. Pour l'am6lioration des com-
munications, la construction des routes a 6t6 entreprise:
a) La route se dirigeant sur Macenta, veritable route
touristique en region montagneuse, avec ses rochers im-
pressionnants et ses belles vallees sur une longueur de
40 kms.
b) La rcute sur Beyla, qui sera termin6e en fin d'hi-
vernage. Elle traverse la parties la plus riche du cercle
en riz, palmnistes, cafe et colas. Cette route rejoint les
mines de diamant de Fenaria.
c) A Kissidougou m6me, se pursuit la construction
du nouveau caravanserail qui sera un des plus pitto-
resques de la Guin6e... I1 est en effet de style normand
comme la R6sidence elle-meme.
Les fon:lations du nouveau march ont 6t6 entre-
prises, I1 englolera l'aneien et aura une surface total
de 800 m2
Sur les bords du Niandan, on met sur pied deux
grands hangars metalliques pour une scierie mecanique,
qui permettra l'exploitation de ''acajou.


LE MOVEMENT COMMERCIAL

La statistique des products export6s.au course du mois
d'ao0t 1948 s'6tablit comme suit :
Tonnes
i


Palmistes .................
M iel .....................
Fibres de sisal ..............
Graines de sesame ..........
Caf6 vert ..................
Noix de cola ...............
Peaux de sauvagines ........
Manioc sec ................
Arachides en coques ........
Cire clarifi6e ...............
Indigo. en boules ............
Gomme copal ..............
Petits piments ..............
Gingembre frais ............
Essence d'oranges ..........
Huile de palme ............


953,2
255,7
149,5
65,4
60,0
48,3
31,1
30,1
16,0
8,7
7,8
6,8
4,5
2,9
0,9
0,8


Total .............. 1.642,3


CREATION D'UN SERVICE D'HYDROLOGIE

Un service d'hydrologie est en course de constitution
dans le territoire de Ila Guin6e.
11 aura pour tache essentielle d'effectuer sur place
1'6tude du regime des pluies, du comportement des ri-
vieres et des torrents, particuli6rement des variations de
la hauteur des eaux, de I'allure des crues, du regime
des inondations sur les principles rivieres du territoire.
11 se composer de quelques jeunes ing6nieurs et
agents techniques qui procederont A 1'tablissement des
6chelles de crues, aux measures de d6bit, aux levers to-
pographiques que comportent de pareilles 6tudes.
Ce service aura essentiellement pour objectif de pr6-
parer l'ex6cution de tous les petits barrages, canaux
d'irrigation ou d'assechement qui permettront de mettre
en culture, d'une mani6re intensive, les vall6es du ter-
ritoire.
Il servira 6galement A preparer le calcul des barrages
des futures usines hydro-6lectriques et A rechercher les
sources d'alimeitation en eau des princpaux centres.
Enfin, il aidera le service forester a dterminer les
zones de ( reforestation ) des hauts bassins du S6n6gal
et du Niger don't la degradation et le ravinement ris-
quent de provoquer I'assechement de tous les bassins
inf6rieurs de ces fleuves.


RECRUTEMENT DE TECHNICIANS
POUR L'EQUIPEMENT

Pour parer A l'absence ou a la p6nurie de technicians,
ing6nieurs, ouvriers sp6cialises ou agents de maitrise,
indispensables pour mettre en oeuvre le programme







d'6quipement de la Guin6e frangaise, un effort puissant
va etre entrepris sous 1'6gide du gouvernement g6n6ral.
Le programme qui a 6t6 6tabli comporte:
des conferences d'information aux 6leves inge-
nieurs dans les 6tabl;ssements d'instruction technique de
France (travaux publics, mines, agriculture, cartogra-
phie, etc.);
des bourses de voyage vont etre cr66es dans les
territoires d'Outre-Mer en faveur d'un certain nombre
d'leves ingenieurs appartenant aux 6coles ci-dessus
pour leur donner le goft d'une carrire colonial et en
vue d'en faire des agents directs de propaganda vis-a-
vis de leurs camarades;
des bourses d'6tudes et d'entretien seraient attri-
bu6es a des eleves ing6nieurs a condition qu'ils pren-
nent l'engagement ds 1'6colle de servir dans le terri-
toire d'Outre-Mer qui les aurait subventionns ;
des stages seront organisms pendant les vacances
dans les entreprises priv6es coloniales en faveur des
jeunes gens poursuivant leurs 6tudes dans ces ecoles
techniques.
Des entreprises les r6munereraient pendant les quatre
ou six mois de stage, de fagon a couvrir le coot de leur
entretien, exactement dans les memes conditions que les
entreprises frangaises a l'etranger regoivent les jeunes
61lves ing6nieurs des grandes 6coles.


AMELIORATION DU CENTRE D'ESTIVAGE
DE DALABA

La station climatique de Dalaba, situ6e a une alti-
tude moyenne de 1.100 a 1.200 metres, et cr66e en
1924 par les missionnaires, va etre consid&rablement
amelior6e.
Le Haut-Commissaire B&chard, lors de son passage
A Dalaba le 21 aoGt dernier, ayant constat6 personned-
lement '6tat d'abandon dans lequel se trouvaient les
immeubles (batiments militaires et civils) malgre les ef-
forts du personnel, a r6uni en consultation lie chef du
territoire, I'adjoint au m6decin g6n6ral Peltier, ainsi
que les parlementaires, MM. Yacine Diallo, Montrat et
Momo Tour6, et le grand conseiller, IM. Maignant.
Un certain nombre de principles ont alors ete arret6s:
r6organisation de l'6tablissement sur des bases
nouvelles au point de vue financier et comptable, voire
gestion ;
condemnation du systeme des pavilions et cases
s6parees pour comprimer les frais g6neraux;
elargissement des categories appel6es.a b6enficier
du sejour;
necessity de construire immediatement en dur et
avec un 6quipement hygi6nique indispensable, les im-
meubles n6cessaires a 1'hospitalisation de 50 personnel
(convalescents) destin6s a remplacer les batiments ac-
tuels.
Revenue a Dalaba avec 1'architecte urbaniste Lods


charge des plans, le Gouverneur Roland Pre, chef du
territoire, d6cidait la mise en chantier de quatre bati-
ments de douze chambres chacun, don't l'emplacement
a 6t6 fix6 sur la vaste pente douce s'6tendant derriere
l'actuel restaurant de la station climatique.
En outre, a &et 6galement 6tudi6 l'emplacement sur
les contreforts du plateau de Diaguissa du future grand
hotel de 1'6tablissement, qui doit comporter 2 immeu-
bles de 100 chambres chacun, et don't achievement t
permettra de raser d6finitivement pour faire place A des
ardins d'enfants et des terrains de sports, les cases et
atiments d6labres qui s'y trouveraient encore.



AFRIQUE
EQUATORIALE FRANQAISE


Feddration
OVERTURE
DE LA SESSION
BUDGETAIRE
DU GRAND CONSEIL

taire du Grand
Conseil de I'A.
E. F. a 6t6
inaugur6e le 29 sep-
tembre par le Haut-
Commissaire Cornut-Gentile, en presence des grands
conseillers et de nombreuses personnalit6s civiles et mi-
litaires de la F6d6ration.
Dans une allocution, IM. Cornut-Gentile a fait le
bilan de l'ann6e &coul6e, soulignant 1'effort accompli
dans tous les domaines.
Le Haut-Commissaire a d6fini les teaches futures du
Grand Conseil, rappelant que la richesse du pays 6tait
conditionnee par son 6quipement.
Dans sa r6ponse, M. Flandre, Pr6sident du Grand
Conseil, a declare que l'assembl6e entendait ceuvrer
pour la prosp6rit6 de la F6d6ration et pour le bien-etre
de la population.


DESIGNATION DU SECRETAIRE GENERAL
DU GOUVERNEMENT GENERAL

Par decret paru au Journal Officiel du 25 septembre,
'M. Grimald, Administrateur de Iro classes des services
civils' de l'Indochine, est nomm6 Gouverneur de
30 classes des colonies.
'M.. Grimald, nomm6 secr6taire g6enral du Gou-
verneur G6neral de i'A. E. F. en replacement de
M. Soucadaux, est n6 a Villefranche (Rhane) le
31 mars 1903. Brevet6 de l'Ecole national, il appar-
tient a l'administration colonial depuis 1926.








Sa carriere s'est d6roul6e, d'abord en I'ndochine oui
il a servi pendant une dizaine d'ann6es, puis en A.O.F.
ou ii a 6te directeur-adjoint des Finances du gouverne-
ment g6n6ral. En outre, il a occupy en France diff6rents
postes, soit dans des cabinets minist6riels, soit aupres
de Commissions parlementaires, soit a la tete de services
tels que la direction de l'Indochine au iMinistere des
Colonies, la direction du service colonial de Bordeaux,
etc.
lM. Grimald est chevalier de la Legion d'Honneur.


NOMINATION DU DIRECTEUR DES FINANCES

Par d6cret en date du 28 septembre 1948, M. Jean
Peset, administrateur civil a administration central
des Finances, est nomm6 directeur des Finances de l'A.
E. F., a computer du 25 aoft 1948, en replacement
de M. Le Layec, appel6 a d'autres functions.


Tchad

L'ELEVAGE DU CHEVAL AU TCHAD

Le cheval tient une place important dans la vie des
populatiorls du Tchad; c'est a la fois un signe ext6rieur
de riches,,e, d6notant da classes social de son proprie-
taire ,un noyen de transport qui sera encore longtemps
utilis6 polr les d6placements dans les immense regions
saheliennes et enfin un capital r6el, source de mouve-
ments conimerciaux avec l'ext6rieur, avec le Nig6ria en
particulielr .
L'ensemble du cheptel chevalin du Tchad est d'en-
viron 100.000 tetes, sur lesquelles environ 50.000
adults sent recens6s et soumis a la taxes.
Ce cheptel est irr6guli;ement r6parti sur 1'ensemble
du territoire. On distingue trois gros noyaux d'6levage :
Au nord-ouest du Lac, celui du Bahr El Ghazal ou
est elev6 le fameux cleval du Bhar et le type Dongo-
'law.
A l'est, celui du Batha et du Ouaddai.
Enfin, ;u sud, la region du Moyen Chari-Logone ou
I'on trouve un type de cheval particulier, le poney,
connu sous la denomination de Poney Kirdi ou du Lo-
gone.
11 existed encore le cheval arabe, de grande taille,
et le chevarl Barbe semblable A celui de l'Afrique du
~ord.
Quelle que soit la race envisage, le mode d'l6evage
des chevanx du Tchad est a peu pres partout identique
a quelque,; variantes pr.s.
De facn g6n6rale, la jument pouliniere a plusieurs
propri6taires, deux, trois personnel ou meme davantage
se partagent I'animal non pas de maniere indivise
comme on pourrait le supposed, mais bien en maniere
precise. L'un est propri6taire du membre ant6rieur gau-
che, 'autre des deux post6rieurs, etc... Ce qui est I'ori-
gine de contestations nombreuses et curieuses; le pro-
pri6taire de l'ant6rieur droit, si ce membre devient bot-
teux, est lenu p6cuniairement responsible et doit in-


demniser les co-propri6taires de la d6pr6ciation subie
de ce fait par les autres membres.
De plus, les propri6taires ont un ordre d'utilisation
de 1'animal, tous ne pouvant pr6tendre l'avoir a la fois.
Mohamed est le premier propri6taire, Issa le second,
Youssouf le troisime.
La jument saillie en presence de ses proprietaires
Sour la premiere fois, est remise a iMohamed, qui la
nourrit et en a l'usage. Le poulain nait. A ce moment,
en compagnie d'lIssa, second proprietaire, et de Yous-
souf, qui veut verifier, on amene la jument a l'6talon,
qui la saillit pour ila deuxieme fois. La jument devient
alors propri6t6 d'Issa, mais il ne la prend pas encore
chez lui. Elle rest chez Mohamed jusqu'a ce que le
poulain, sa propri6t6, ait trois mois.' On considere alors
que le poulain peut se d6brouiller seul. Toujours pressed,
Issa, deuxieme propri6taire, reprend la mere, pour s'en
server et la surveiller.
L'ann6e d'apr&s, il en sera de mgme pour Youssouf
Set le cycle recommence, le poulain 6tant pour chaque
propri6taire ( annuel ) le rapport de I'affaire. Si la ju-
ment n'est pas pleine, alors commencent des discussions
sans fin.
Ce ph6nomene de co-propri6te am6ne des r6percus-
sions facheuses sur 1'6levage, le poulain 6tant sevr6 a
trois mois, alors que pour se d6velopper normalement
un poulain ne devrait pas 8tre sevr6 avant six mois.
Voila done le jeune sujet passe des mains de naisseur
entire celles de l'6leveur.
L'6leveur peut &tre pour l'animal soit un propri6taire
transitoire, soit un propnetaire definitif. Le deuxieme
cas est le plus catastrophique pour le poulain, car
Facheteur 6tant l'utilisateur, des que l'animal atteint
dix-huit mois. II sera mont6 comme s'il avait quatre ans
et a quelques rares exceptions pres, le voila complete-
ment entrav6 dans son d6veloppement.
Dans le premier cas l'6leveur n'est que transitoire,
et cherche a revendre son cheval. 11 espere alors en tirer
un substantial b6enfice. S'il est riche ii aura deux ou
trois poulains d'Ages diff6rents, qu'il entretiendra et
nourrira au mieux. Dans ce cas et c'est le cas le plus
g6n6ral cet l6eveur sera aussi cultivateur et produira
le mil n6cessaire a I'alimentation de ses betes.
C'est en particulier le fait des gens de Boroko qui
ach6tent des poulains du Bahr.
L'61ve tera conserve en moyenne de deux ans a
deux ans et demi. A ce moment, ce n'est plus un pou-
lain mais un jeune cheval qui, apres un an de dressage
chez son propri6taire d6finitif, c'est-a-dire a quatre ans,
pourra etre class cheval de service.
C'est done a l'age de trois ans que le cheval est entire
les mains de son propri6taire d6finitif. On peut se de-
mander maintenant qui devient le propri6taire d6fini-
tif? C'est g6n6ralement le naisseur, sil s'agit d'une
pouliche.
Si, -au contraire, iI s'agit d'un poulain male, ce ne
sera non pas l'l6eveur, mais quelque chefs indigene,
quelque notable ou commergant, qui n'h6sitera pas a
payer une belle monture a un prix tres 6leve. Seuls des
chevaux m6diocres, ne trouvant pas preneurs, restent
dans les mains des 6leveurs, ou ils seront utilis6s comme







talons. C'est la une autre cause de la m6diocrit6 de
l'6levage du cheval.
Cet ensemble de pratiques g6n6ralement facheuses a
amen6 administration a examiner les measures propres
a ambliorer cet 6levage.
Actuellement, le Service de l'6levage possede ses
propres talons r6partis en quatre haras, don't trois sur-
tout so t important: N'Gouri, Abecher et Ati.
Les 6leveurs ont ainsi A leur disposition des repro-
ducteurs de choix, soit au haras lui-meme oh le pro-
pri6taire pr6sente sa jument, soit en brousse, a l'aide de
tourn6es de monte, faites par des talons rouleurs en-
voy6s par leurs palefreniers sous la conduite d'un Agent
d'Elevage.
A l'heure actuelle, l'effectif total du Tchad est de
80 talons don't 30 dans chaque haras de N'Gouri et
d'Ab6cher.
Pres de 3.000 saillies ont 6t6 r6alis6es en 1947, soit
en haras soit en tourn6e.
En 1944, ce meme service a cr66 A N'Gouri une
jumenterie, dans Ile but d'y produire des talons soit de
selection soit de croisement. Actuellement cette jumen-
terie possede 21 poulinires et 15 products d'age divers.
Le systeme actuel est done bas6 sur I'action des 6ta-
lons mis gratuitement A la port6e de l'6leveur, compl6-
tee par la jumenterie r6servee aux besoins du Service
de 1'6levage.
Devant lie success obtenu en 1947 de creer un 6tablis-
sement central de producteurs a Bir-Garat. L'importa-
tion de nouveaux g6niteurs est pr6vue.


Cameroun

S OVERTURE
DE LA SESSION
-7 BUDGETAIRE
DE L'ASSEMBLEE
REPRESENTATIVE
L A session bud-
g6taire de
L I 'Assembl6e
representative
du Cameroun a 6t6
ouverte le 30 septembre. A cette occasion, M. Hoff-
herr, Haut-Commissaire de la R6publique, a prononc6
un discours au course duquel il a dressed un bilan de la
situation du territoire:
C'est I'heure des competes, a dit en commenfant
M. Hoffherr. Ces competes s'alourdissent d'une annie
b I'autre. Le volume des dipenses privues double, et
atteint environ 2.400 millions C.F.A., avec un accrois-
sement sensible des posies consdcres a l'equipement, a
la sicurii~ et plus encore aux depenses de personnel.
De meme, le service de la Dette publique, jusque-la
insignificant dans un terriloire traditionnellement hostile a
routes les formules d'emprunt, represente pour la pre-
mi&re ois dans l'histoire du Cameroun un pourcentage


appreciable des charges annuelles, environ 5 !%, soit
114 millions destines a couvrir les intrdets des dettes
contracites au titre du Plan.
Quelle que soit I'aisance traditionnelle de la fiscalitl
camerounaise et l'Nlasticiti de ses resources fondees
en parties sur des droits ad valorem, il vous appartiendra
ainsi de prendre de particulieres precautions dans I'Nta-
blissement de ce nouveau budget.
Apres avoir rappel6 que le Cameroun devait etre un
element actif de I'Union Francaise et que des n6cessi-
t6s d'une cooperation plus particutlire avec l'A. E. F.
s imposalent a lui, de meme qu'avec le territoire voisin
du Nigeria, M. Hoffherr a r6affirm6 que l'application
de la charte de San Francisco, don't le commandement
essential vise A favoriser le progres 6conomique et social
des populations autochtones, devait etre assure.
Soulignant que les int6rets des Camerounais 6taient
sauvegard6s, dans la mise en valeur du territoire par les
concours exterieurs, iM. Hoffherr a rappel6 qu'a chaque
devolution de biens nouveaux des measures avaient 6t6
prises dans ce sens: reserve de bois d'ceuvre des forts
cantonales, binefices des usines d'huile de palme af-
fectes pour parties a des cuvres d'utilite social, parti-
cipation majoritaire des organismes publics dans l'Ener-
gie electrique du Cameroun.
Et le Haut-Commissaire a ajout : J'aspire pour ma
part a etendre ce systlme en privoyant des prelavements
obligatoires au profit de collectivites indigenes dotees
de la personnalite morale et de l'autonomie financi&re
qui recueilleraient ainsi de voritables parts bendficiaires.
Mais il vous appartient d'aller plus avant et de- tracer
un plan foncier d'ensemble. Ce plan doit rdtablir l'oc-
troi des concessions rurales, momentanement suspendues
par l'arre~t du 21 octobre 1938, mais comporter une re-
alementation minutieuse du choix des atiributaires, de
l'alimentation des travailleurs et de l'emploi des moyens
mecaniques.
Conformdment aux directives de la Charte, il y aurait
lieu parallalement d'encourager la reconnaissance des
droits coutumiers fondes sur l'occupation du sol.
M. Hoffherr a parl6 ensuite de I'avenir et des possi-
bilit6s 6conomiques du Cameroun grace A la m6canisa-
tion.
Voici que deux huileries, pourvues de moyens d'ac-
tion modernes, s'implantent, don't l'une a Dibomberi
traitera 2.000 tonnes. L'Institut de recherche des huiles
et oleagineux envisage, a l'exemple du Tanganyika, un
plan d'exploitation scientifique de l'arachide pour re-
medier a la disette europdenne en corps gras. Enfin,
l'attrait du sous-sol camerounais suscite de nombreuses
initiatives qui vont concourir avec l'appui du recent
Bureau minier de la France d'Outre-Mer a la mise en
valeur d'un sous-sol aux richesses encore mal ddfinies.
...A limitation de la Nigeria, le Cameroun pretend
a son tour mobiliser la vie et la lumi&re. Le 18 juillet,
date decisive dans l'histoire de la force motrice en
Afrique, naissait I'Energie electrique du Cameroun,
qui se dispose a exploiter sur les bords de la SanaIa a
Edea une central electrique d'une puissance de
30.000 kwh. C'est le point de depart de l'accession du
Cameroun a de nouvelles formes d'activitis et de la
conversion prochaine en une banlieue industrielle dis-







continue de toute la zone comprise entire Edia et
Douala.
Puis, M. Hoffherr a soulign6 que l'affaiblissement
constat6 clans la quality des products exports, notam-
ment le cacao, devait etre corrig6.
Nous avons entami une champagne de redressement
rapide, a-i-il dit.
Nous avons convid les cooperatives, jusque-,la conte-
nues dans un r6le de rgularisation des course, a s'enga-
ger dans la voie des operations de verification et d'as-
sainissement en facilitant le triage et le reclassement des
marchandises.
Le commerce s'associera de meme a nos efforts.
La bataille de la quality n'interesse d'ailleurs pas
settlement le cacao, mais egalement le cafe et le pal-
miste. II y va du renom de ce territoire.
Et le Haut-Commissaire a 6num6r6 le programme
destiny A I'amelioration de l'6vacuation des products:
Pour les chemins de fer: enforcement du person-
nel, renovation de l'outillage, retablissement d'ouvrages
defaillants, mise ia I''tude d'une prolongation du traced
actuel jusqu'a Nanga Eboko.
Pour le r6seau routier: un plan d'un milliard de
francs de depenses annuelles pour amiliorer la plate-
forme des routes et leur revetement protecteur.
Pour les ports: travaux d'extension du port de
Douala, arnenagement rapide de ports secondaires afin
de soulager Douala.
Parlant alors de l'ascension mat6rielle du niveau de
vie camerounais, !M. Hoffherr, apres avoir constate une
amelioration des habitudes vestimentaires et alimen-
taires des habitants, a declare que I'approvisionnement
en biens de consommation devait n6anmoins 8tre aug-
ment6.
Dans le domaine de I'habitat, il a annonc6 qu'iAl sou-
mettait a l'Assembl6e un project de credit camerounais
destiny notamment a finance un large programme de
constructions immobiliares.
Conformnement au genreux appel des Nations Unies,
a dit encore le Haut-Commissaire, nous avons ainsi en-
trepris une vigdureuse champagne pour la protection de
l'enfance. Multiplication des consultations natales et
prenatales 120.000 en 1947 institution de con-
cours officials pour honorer le plus beau behb africain,
generalisation des competitions sportives, diffusion de
cantines populaires, ainsi s'amorce un effort don't le m&-
rite revieni largement & un corps medical ginereux.
Le Cameroun a atteint heureusement un pourcentage
important de scolarisation 110.000 6leves pour
3 millions d'habitants et son champ d'action culture,
debordant ie sud du territoire, ca s'6tendre de plus en
plus a ces regions nord que nous prdtendons incorporer
6troitement dans la vie commune du pays.
M. Hoflherr a termine son expos en d6clarant:
Je me svis efforce de dresser un bilan de la situation
sans en dissimuler ni les lumieres, ni les ombres.
Je n'ai pas hesite a faire apparaltre les difficulties
prdsentes, et cells qui viennent.
Aucunte ne me paralt insurmountable car le dynamisme
de ce pays est pret a se jouer de tous les obstacles. Je


lui fais confiance. II soutiendra ceux qui travaillent
loyalemenrt, en toute independence, a reliever le Came-
roun de plusieurs siecles d'abandon economique et de
misare morale.


ELECTIONS A L'ASSEMBLEE REPRESENTATIVE

Des elections ont eu lieu dimanche 19 septembre
dans deux regions afin de pourvoir 2 sieges a l'Assem-
bl6e representative, devenus vacants a la suite de la
admission de leurs titulaires.
Dans l'Adamaoua, a N'Gaounder6, il s'agissait de
retnolacer M. Tricou (1" college), d6missionnaire.
M. Tricou a 6t6 r66lu a l'unanimit6 des suffrages ex-
primes.
Dans le nord-Cameroun, a Maroua, les r6sultats du
collage africain font ressortir une tras nette victoire de
Mohamadou. Lamido de Bogo, grand chef territorial,
sans nuance politique et de tendance traditionnaliste, sur
lescandidats a tendance progressiste.


LES DISPONIBILITES DU TERRITOIRE
EN DEVISES ETRANGERES

Le territoire a recu en aout les notifications en de-
vises suivantes sur le programme d'aporovisionnement
general: 68.000 dollars 60.000 dollars monnaie de
compete en livres sterling.
Ces credits s'ajoutant aux devises encore disponibles
permettront cependant, quoique limits, de poursuivre
les importations d'hydrocarbures en provenance de La-
gos, en attendant le fonctionnement du plan Marshall.
*
*

Le territoire a b6ndficie des attributions suivantes au
titre de 4a premiere tranche de 1'E. R. P. (plan
Marshall):
Lait .............. 80.000 .
50.000 $
Farine ............ 600 tonnes
Ces fournitures sont en course d'ex6cution.

*

Dans le but d'am6liorer les resources tres limitees du
territoire en devises, le gouvernement, a la suite d'un
accord entire le Ministere des Finances et celui de la
France d'Outre-lMer, a d6cid6':
1 Qu'A computer du 1'" mai 1948, le Cameroun pour-
rait disposer de 10 % du product rapatri6 de ses expor-
tations sur l'etranger. Le montant correspondent de de-
vises ainsi rapatri6 pendant la p6riode alant du 1"- mai
au 31 juillet 1948 sur les exportations du territoire s'6ta-
blit comme suit:


U. S. Dollars ..............
Livres ....................


45.924
2.000







Francs suisses ............'. .
Francs belges ............. .
Florins hollandais ...........
Couronnes su6doises .........
Couronnes danoises ..........
Couronnes norv6giennes ......
Couronnes tch6coslovaques ....


259.598
1.532.949
188.272
681.180
43.448
422. 158
572.024


2 Qu'a computer du lr'" janvier 1948, les devises
rendues disponibles par suite de 1'annulation de licences
6mises sur programmes ant6rieurs et rapatri6es pourront
dor6navant 8tre reemploy6es par le territoire pour l'im-
portation de bien de consommation de premiere n6ces-
sit6 et de materiel d'6quipement que la m6tropole ne
peut fournir ou ne livre pas en quantit6s suffisantes.
L'Office des Changes du Cameroun a fa:t connaitre
que le montant des devises ainsi rapatri6es et mises a la
disposition du territoire 6tait lie suivant :
U. S. Dollars ................. 54.822
Livres ....................... 46.606
Francs belges .................. 79.657
Couronnes tch6coslovaques ...... 11.212
Francs suisses ................. 9.878
Florins, hollandaise .......... .... 788
Couronnes danoises ............ 223
Couronnes su6doises ............. 109


LES EXPORTATIONS DU Ie" SEMESTRE 1948
La situation des exportations du Cameroun pour le
Ier semestre 1948 s'6tablit comme suit:
M6tropol'e et U. F. Efranger Total exportations

Val. F.O.B. Val. F.O.B. Val. F.0.B.
Tonnage (millions Tonnage (millions Tonnage (millions
frs C.F.A.) frs C.F.A.) frs C.F.A.)

70.868 1.113.701 20.719 465.205 91.587 1.578.906

II convent de remarquer que la part de l'6tranger
dans ces exportations repr6sente 22 % du tonnage et
30 % de la valeur.
Pendant ie mois d'aout 1948, les exportations du
Cameroun se sont 6lev6es a 17.390 tonnes, chiffre re-
cord atteint depuis le d6but de l'ann6e.


TRAFFIC DES PORTS DU CAMEROUN
PORT DE DOUALA
Au course du mois de juillet 1948, le traffic du port
de Douala a 6te le suivant :
Tonnage d6barqu6: 16.785 tonnes (moyenne men-
suelle en 1947 : 8.744 tonnes).
Tonnage embarqu6 : 14.340 tonnes (moyenne men-
suelle en 1947 : 15.175 tonnes).
PORT DE INDONGA
Le port de 'Ndonga ne figure pas dans les statistiques
portuaires du Cameroun, cependant son traffic est relati-


vement important. En effet, pendant Ila p6riode allant
du 1r juillet 1948 au 1I" juillet 1948, un total 'de
12.000 tonnes de marchandises et de products a transit
par Ndonga.
Parmi les products transit6s figurent:
A l'entre : des products vivriers, 6.000 tonnes, riz,
sel et huile 120 tonnes destin6s a ravitailler la main-
d'oeuvre des plantations, des mat6riaux de construction,
du cement 250 tonnes, bois d6bit6s 800 tonnes.
A la sortie: 2.100 tonnes de caoutchouc en bailles et
5.000 fits de latex liquid repr6sentant 1.000 tonnes.
PORT DE GAROUA
Le traffic du port de Garoua a la date du 13 aoit
1948, s'est 6tabli pour cette ann6e a 11.140. tonnes
manutentionn6es:
Importations: 4.970 tonnes, don't 3.000 de carburant,
540 de sel, 300 de sucre.
Exportations: 6.170 tonnes, don't 3.475 tonnes de
coton, 2.650 tonnes d'arachides et 45 tonnes de peaux.
La Benoue a subi une crue exceptionnelle depuis le
24 aoft. Elle a atteint le 26 ao0t, 8 m. 50 au-dessus de
l'6tiage alors que le maximum de l'ann6e derniere 6tait
de 7 m. 40. Le grand terre-plein du port a 6t1 recou-
vert d'eau. la route de N'Gaound6r6 a 6t6 coup6 sur
5 kilometres et le service du bac sur la Benoue sus-
pendu.
Les exportations par Garoua, via B6nou6 et Burutu,
au moyen des bateaux de la Niger Company, ont repris
le 20 juillet.
1.683 tonnes ont 6td exp6di6es A destination de la
m6tropole en juilllet.

LE CONTINGENT DE VEHICLES
POUR LE CAMEROUN
Le D6partement a notifi6 au territoire la r6partition
du contingent de v6hicules utilitaires attribu6 au Came-
roun au titre du 3' trimestre 1948.
-I1 comporte 100 camionnettes, 4 17 camions et 3 cars.


TOGO

LES TRAVAUX
DE L'ASSEMBLEE
REPRESENTATIVE

\ # 'ASSEMBLtE Re-
,pr6sentative a
L reprisle 11 sep-
Stembre ses tra-
m vaux. Elle a d6lib6r6 sur
les points suivants:
I Fixation des taux de l'impot personnel
et sur la population flottante pour 1949.
Par 17 voix centre 8 et I abstention, I'Assembl6e a







d6cid6 une augmentation de 100 % des taux de l'imp6t
personnel, centre 150 '% propose par le Gouvernement.
2 Cession amiable par le Territoire du Togo au profit
de l'Office de la Recherche Scientifique Coloniale
d'un terrain domanial de 4 ha., 79 a., 60. ca., sis a
Lomi, a I'angle de l'avenue du Gineral de Gaulle.
Apres discussions, l'Assembl6e a adopt la conclu-
sion de la Commission Administrative o demandant aux
d6elgu6s de ne donner leur accord que pour le principle
de la cession en recommandant A la Commission Perma-
nente A laquelle ils d6l6guerent leurs pouvoirs A cet ef-
fet d'exiger:
lo Un nouveau plan de parcelle a attribuer A 1'O.R.
S.C. a l'emplacement qui lui conviendrait le mieux et
d'en fixer la superficie;
20 Les plans sommaires des batiments A 6difier qui
devront justifier la superficie A attribuer;
30 Et d'6tudier le statut de l'Office de la Recherche
Scientifique Coloniale.
3 Participation du Budget Local aux depenses de
fonctionnement de l'Ecole Africaine de Midecine
et de Pharmacie de Dakar.
L'examen de cette affaire a donn6 1'occasion a plu-
sieurs d6ligu6s de manifester leur hostility centre I'en-
voi de boursiers a Dakar, <( preferant envoyer les etu-
diants en France acqu6rir une valeur plus elevee et un
dipl8me garantissant cette superiorit6e .
La contribution du Territoire A ces d6penses a nean-
moins 6t6 vote.
4 D6ligation de pouvoirs A la Commission Perm'a-
nente en vue d'approuver le project du plan directeur de
la Ville de Lom6;
50 Approbation du Compte D6finitif du Budget An-
nexe du Chemin de Fer et du wharf du Togo pour
i'exercice 1946;
6 Modification du tarif fiscal de sortie.
Ces trois affaires ont 6t6 votes sans discussion.
7 Par contre, l'Assembl6e a refuse (12 voix centre
I i) de donner A sa Commission Permanente, comme le
lui a demand le Gouvernement, d6elgation de pouvoirs
aux fins d'examen et d'autorisation d'un project de re-
fonte du Code de l'Enregistrement et du Timbre, et a
d6cid6 le renvoi A la session prochaine. La Commission
Administrative a estim6 en effet que la question 6tait
trop important pour etre laiss6e A la seule appreciation
de ila Commission Permanente.
80 Une requete de la Sup6rieure de Notre-Dame des
Apotres tendant A obtenir une aide financiere pour la
construction d'un College Secondaire de jeunes filles et
d'une cole menagere A Lomr, port6e A l'ordre du jour
n'a pu etre examine.
9 Le Gouvernement a demand d6elgation de pou-


voirs pour la Commission Permanente afin que celle-ci
puisse autoriser eventuellement l'change de terrains
entire le Territoire et le sieur Claver Johnson, en vue de
l'agrandissement du domaine de la ferme-6cole de
Glidji. Cette demand a 6t6 rejetee.
100 Un project de d6cret tendant A l'extension au
Togo des dispositions du decret du 6 mars 1936 rbgle-
mentant l'usage des voies publiques en A. O. F., a ete
adopt.
I1 0 La fixation du taux de la taxe vicinalle a donn6
lieu a un long debat A la suite duquel le project du Gou-
vernement a 6t6 adopt.
L'Assembl6e a refuse de d6lguer ses pouvoirs A la
Commission Permanente aux fins d'autoriser la conces-
sion provisoire d'un terrain A la B.IN.C.I., et l'occupa-
tion par M. Crouzat, architect d'une parties d'un ter-
rain domanial, puis a delibr&6 du regime des tolerances
consenties en faveur du traffic frontalier entire les terri-
toires du Togo plac6 sous tutelle frangaise et britan-
nique.
*

La cinquieme stance de l'Assembl6e s'est ouverte le
16 septembre 1948 par l'examen d'une resolution pre-
sent6e par la Commission Sociale demandant au Gou-
vernement la suppression du Service d'iHygiene IMo-
bile et de Prophylaxie dans tout le Territoire.
Le reproche fait a cet organisme est, entire autres,
de ( m6contenter les populations du fait de la pertur-
bation qu'il apporte dans leurs occupations ). De plus,
le fonctionnement du S.H.'M.P. s'avererait dispen-
dieux et ( i'l serait utile et 6conomique de disposer
pendant trois ans seulement des credits allouds A ce
service pour creer des dispensaires dans les gros centres
qui en sont d6pourvus et de les doter du personnel infir-
mier du S.H.M.P. ,.
Aprbs explications du Directeur de 'a Sant6 Pu-
blique et a l'issue d'un d6bat general, le President de
la Commission Sociale a demand et obtenu le renvoi
de l'affaire A un nouvel examen de sa Commission.

**

La requete de la Superieure de Notre-Dame des
Ap8tres sollicitant l'intervention de 1'Assembl6e en
vue d'obtenir une aide financiere pour la construction
d'un College Secondaire de jeunes filles et d'une cole
m6nagAre, d6ej pr6sent6e, est venue en discussion.
La Commission Sociale qui a 6tudie I'affaire en pre-
mier resort, a 6mis un avis tres favorable A la prise en
consideration de la demand de l'Institution de Notre-
Dame des Ap6tres.
La Commission du Budget qui a repris l'6tude de
l'affaire, I'a pr6sent6e pour la deuxime fois A l'Assem-







bl6e en lui demandant, compete tenu des resources limi-
t6es du Territoire qui ne lui permettront pas de subven-
tionner amplement un 6tablissement pour jeunes filles
distinct d'un 6tablissement pour gargons :
( D'inviter Son Excellence Monseigneur Strebler,
Vicaire Apostolique, et la Soeur Magdala, Sup6rieure
de Notre-,Dame" des Apotres, A accepter le principle
d'un enseignement mixte A donner simultan6ment aux
jeunes gens des deux sexes dans le College Secondaire
catholique en project;
( A pr6voir sur l'emplacement primitivement destiny
au Collage de jeunes filles, situ6 A Amoutiv6, A dis-
tance raisonnable du College catholique, un internal
moderne complete pour 60 jeunes filles environ;
(( En cas d'acceptation, A faire- preparer le plan, le
devis de cet 6tablissement avec le cout annuel appro-
ximatif de son entretien et de son personnel ,.
L'Assembl6e a finalement d6cid6 d'inclure la part
de l'Institution de Notre-Dame des Ap8tres dans la
subvention g6n6rale a allouer A la Mission Catholique a
charge par elle d'en faire la r6partition voulue.
*

L'Assembl6e a adopt sans d6bats I'extension au
Togo des textes r&glementant l'usage des' voies publi-
ques en A. 0. F., puis a abord6 1'examen d'un project
de deliberation presented par le Gouvernement, portant
creation d'une taxe sur le tapioca de 7.500 francs la
tonne export6e, destmee a diminuer le rush actuel sur le
tapioca et permettre ainsi de soigner sa quality. La
hausse du prix du tapioca, selon le Gouvernement, en-
traine automatiquement celle du prix du gary; le prix
du gary mfluant a son tour sur celui des autres denrees
vivrieres; cette offensive repercutee des course, s'ill n'y
6tait -mis frein, ( est susceptible d'avoir des cons6-
quences graves pour l'economie general du territoire ,.
L'Assembl6e a rejet6 le project du Gouvernement qui
( provoquerait l'6vasion du tapioca vers le Dahomey,
sans atteindre le but qu'il se propose ,; elle invite le
Gouvernement (( a conseiller la culture du manioc dans
d'autres regions du territoire en vue d'augmenter la pro-
duction du gary; A encourager et A faciliter la moder-
nisation et le developpement de la culture des products
vivriers par la diffusion d'un outillage agricole rationnel
et des engrais chimiques; A. rechercher, d6s A present,
d'autres products destin6s A remplacer le gary dans
I'alimentation locale ,.

*

Le Gouvernement propose la perception d'une sur-
taxe exceptionnelle de 1.000 francs par tonne sur le
cacao, le cafe, le coprah, A la sortie, et de 2.000 frs
par tonne pour le coton.
L'Assembl6e ne retient de ces products que le cacao,
frapp6 par centre d'une surtaxe de 3.000 francs. Le
tapioca, pour lequel, nous I'avons vu plus haut, l'As-
sembl6e a precedemment refuse une taxe de 7.500 frs
propose par le Gouvernement, vient s'ins6rer dans
cette measure, et paiera 2.000 francs A la sortie.


Des modifications aux tarifs diu wharf de Lom6 ont
&et adopt6es avec quelques 16geres retouches des chif-
fres du Gouvernement.'Une demand de mise en adju-
dication des lots n" 5 et 6 du Titre Foncier de Lomb,
6manant du sieur Piquelin, a 6et renvoy6e pour 6tude
A la Commission Administrative, puis un project de deli-
b6ration fixant les tarifs des taxes de conditionnement
et de recherche, leurs modes de perception, de compta-
bilisation et de r6partition, a 6et vote.
L'Assemblee a vote I'ouverture d'un credit, suppil6-
mentaire de 33.760.700 francs au Budget Annexe du
Chemin de Fer et du wharf exercise 1948, centre
40.010.700 francs demands par le Gouvernement.


MADAGASCAR

LA SITUATION
MI'LITAIRE
P6riode du 19
au 25 aoat

A semaine &coul6e
a pr6sent6 A peu
prbs les memes
caract6ristiques
que la pr6c6dente. Le
nombre de soumissions a
6t6 relativement peu
6lev6: 4.577 au total, don't 2.692 dans le Secteur
Centre, 1.861 dans le Secteur Sud. Les 6elments mo-
biles ont, en outre, ramen6 853 personnel.
Les reactions rebelles ont 6t6 A peu pres nulles.
L'adversaire a perdu 223 prisonniers.
Plusieurs chefs rebelles importants ont fait leur sou-
mission ou onr &et captures.

P6riode du 26 aoGt au 2 seiptembre
La semaine a 6et marquee par une pouss6e du mou-
vement de ralliement dans le secteur Sud : 8.512 indi-
vidus ont en effet rejoint volontairement les postes aux-
quels il faut ajouter le chiffre de 2.345 pour le Centre
et 52 pour le secteur Nord, soit un total de 10.709 pour
l'ensemble de la zone d'op6rations. De plus, 449 habi-
tants ont 6et recup&ers.
Dans tous les secteurs, I'activit6 des elements fran-
gais a 6t6 intense. Patrouilles, d6placements des postes
et operations locales ont r6duit sensiblement les der-
ni.eres zones d'action de d'adversaire, qui a perdu
7 tues et 389 prisonniers, don't 8 chefs.
Les reactions rebelles ont 6et peu nombreuses. Dans
le Centre, un partisan a 6et blessed.

PIriode du 2 au 9 septembre
Razifindrabe Victorien, chef supreme de la rebellion
dans la region iMoramanga-Anosib6, a 6t6 capture le
Ier septembre: tel est le fait le plus spectaculaire de la
'semaine 6coul6e.







SPar ailleurs, la pacification a encore fait de notables
progres concretis6s par le nombre de soumissions (8.304
au total don't 20 dans le Secteur Nord, 4.803 dans le
Centre et 3.841 dans le Sud) d'une part, et, d'autre
part, par les pertes de l'adversaire, qui s'616vent
539 prisonniers.
Aucune reaction rebelle n'a 6te signal6e.

Periode du 9 au 16 seiptembre
La semaine n;a pas pr6sent6 de faits marquants.
La pacification a cependant m6thodiquement pro-
gress6 dan; tous les secteurs: 7.286 soumissions ont 6te
enregistres;, dont.3.223 dans le Centre et 4.048 dans
le secteur Sud. De plus, 675 personnel sont rentr6es
ou ont ete ramen6es dans les villages par les patrouiilles.
Les rebelles ont perdu 246 prisonniers.
Quelques reactions de 1'adversaire ont 6t6 notes B
la limited du secteur central et au secteur Sud dans la
region d'Ambodinonoka, et a l'est du confluent Onive-
Mangoro.

P6riode du 16 au 23 septembre
Deux faits se d6gagent de la semaine 6coutle: l'ac-
centuation du movement de soumission dans la zone du
secteur Sud ou la pacification n'est pas encore achev6e;
l'apparition de soumissions en nombre appreciable, dans
la derniere tache de rebellion active qui se situe h la
limited du secteur Centre et du secteur Sud.
Dans 1' ensemble de la zone d'operations, 7.317 per-
sonnes se sont volontairement rallhees, don't 2.258 dans
le secteur Centre et 4.931 dans le secteur Sud.
Aucune activity particuliere n'a 6t6 note de la part
de l'adver:aire, don't les pertes sont faibles: 60 prison-
niers.


LE PROCESS DES PARLEMENTAIRES MALGACHES

L'audience du procks des parlementaires malgaches
a repris, le 27 aout, en presence de Ravoahangy, r6ta-
bli.
Le Procureur g6n6ral a depos6, avec le registre des
deliberations de la section (M.D.R.M. de Tananarive,
des documents prouvant la responsabilit6 du M.iD.R.iM.
dans la rebellion a IMoramanga et IManakara, puis a
demand cque Randrianarison, auteur de cahiers figurant
parmi ces documents, soit entendu. Le President a re-
sum6 ensuite les t6moignages d6pos6s en l'absence de
Ravoahang:y qui les a contests. Me' iMollet-Vieville a
demand alors acte de sa constitution de parties civil :
La Cour, a-t-il declare, doit juger ici des criminals qui
sont l'esprit et I'emblame de la rdvolte. Des aujour-
d'hui, des milliers de victims franfaises et malgaches
sont prdsentes moralement aux ddbats. Elles garden
dans la justice francaise confiance et espoir.
Randrianarison, qui a depos6 ensuite, a reconnu avoir
r6dige les Cahiers come President de la section IM.D.
R. M. de Moramanga et a affirm que Razafindrabe
fut l'instigateut de Ila rebellion dans cette region sur
ordre de Ravoahangy. II a maintenu que Razafindrabe


6tait present h Moramanga et non aux elections- de
Tamatave. Pour trancher le d6bat, Me Lamine-Gueye
a demanded production des proces-verbaux de ces 6lec-
tions et audition des t6moins de Tamatave.
L'apres-midi, le President Laget a fait suite A cette
demand, puis Ramarohetra, inculp6 le 7 aout demier
pour (( complot contre la sfiret6 int6rieure de 1'Etat a a
depos6 comme t6moin. 11 a reconnu avoir port les or-
. dres d'attaque A Morondava, sur l'instigation de Rave-
donhina Soma. 11 a, d'autre part, contest& une parties
de ses declarations faites devant le juge d'instruction de
Tul6ar et Morondava. Enfin, le procureur g6n6ral Luc-
ciardi a demand la comparution immediate du boulan-
ger de Vatomandry et a accuse iRabemananjara d'avoir
prononc6 des paroles antifrangaises durant la reunion de
Vatomandry : < Nous aurons l'ind6pendance, sinon,
nous l'obtiendrons par tous les moyens ,, aurait-il de-
clark.
Apres ces interventions qui ont provoqu6 de vifs
d6bats entire la defense et I'accusation, l'audience a
6t6 renvoy6e au samedi 28 aoft.
Une court audience s'est tenue le 28 'aot, au course
de laquelle trois t6moins de l'accusation ont d6pos6,
mais n'ont apport6 aucun 6claircissement.
Ces t6moins, don't certain, dit-on, devaient partici-
per directement A I'attaque du 29 mars dans different
points de f'ile, et qui avaient fait des declarations inte-
ressantes, les ont retract6es en disant qu'elles leur
avaient 6te arrach6es ( par ia torture ou sous la con-
trainte ,. L'attitude des t6moins a provoque une assez
vive controversy entire la defense et le Procureur g6ne-
ral.
Le president a acc6d6 a la demand e la defense
d'entendre le commissaire de police que celle-ci a de-
\sign.e
Au debut de audience du 30 aout du proces des
parlementaires malgaches, le minister public a de-
mand6 le renvoi a huitaine pour complement d'infor-
mation, concernant la deposition du t6moin Randriana-
rison.
En effet, ce dernier, a declare vendredi avoir apercu
Ravoahangy h Moramanga, dans les journ6es pr6cedant
le 29 mars 1947.
Apris une suspension d'audience, M Lamine-
Gueye, au nom de la defense, a demand le renvoi au
31 aoit, pour d6poser des conclusions. Le president a
accord ce renvoi.
A I'audience du 31 aout, du procks des parlemen-
taires malgaches, M Lamine-Gueye, au nom de la
defense, a depos6 des conclusions 6tablissant qu'un
( lien de connexit6 et d'indivisibilit6 relief les faits don't
la cour criminelle est saisie et ceux faisant l'objet de
procedures suivies actuellement, tant a Tananarive que
centre un grand nombre d'autres accuses a Tul6ar, Fort-
Dauphin, Tamatave, Majunga, Diego-Suarez et Ant-
sirab6 ,.
La defense estime n6cessaire de joindre ces pour-
suites, de proc6der a de nouvelles informations sur
l'ensemble des faits et demand la mise en liberty pro-
visoire immediate de tous Iles accuses presents au pro-
ces.







La parties civil a d6clar6 ( inadmissibles ) ces con-
clusions ( qui constituent 'une manoeuvre alors qu'il
faut que le proces, au contraire, se termine bient6t. I1
imported peu que tous les acteurs soient presents sur la
scene judiciaire. Les accuses ici presents n'ont pas
assassin de leurs propres moins, mais 1Is ont 6et les
instigateurs de I'horrible trag6die .
A l'issue de l'audience de l'apris-midi au proces des
parlementaires malgaches, la Cour a d6cid6 de rendre
jeudi matin son arr8t en ce qui concern la demand de
complement d'information et de mise en liberty provi-
soire des accuses, formul6e par la defense.
Au course de cette audience, le Procureur G6n6ral
dans ses conclusions, a soutenu notamment qu'il n'y
avait pas de dispersion de poursuites et que la defense
n'6tait pas logique avec elle-mgme en demandant la
jonction d'affaires, don't a-t-il remarqu6, elle avait ac-
cepte la disjonction au debut du procks. Le procureur a
demand en consequence A Ila Cour de rejeter les con-
clusions de la defense y compris celle concernant la
mise en liberty provisoire des accuses.
Me" Stibbe, Ravailler, Pain, Douzon, Lamine-
Gueye sont intervenus ensuite, au nom de la defense,
et ,apres avoir vivement critique l'attitude de l'adminis-
tration et de la police aucours de I'affaire, ont de-
mand6 en substance un complement d'information, en
raison, ont-ils d6cdar6, du manque de preuves don't dis-
pose la Cour pour, juger en toute conscience.
A I'audience du 2 septembre, la Cour a rejet6 la
demand de junction des procedures d6pos6e par la
defense. Elle a estim6 que ( si la connexit6-peut exis-
ter entire les faits imanants d'une meme pens6e et se
rattachant A une meme insurrection )), il n'en demeure
pas moins (( qu'ils sont divisibles pour avoir 6te commis
dans des lieux diff6rents et par des personnel diff6-
rentes )).
Le supplement d'information demand par le Minis-
tere public concernant le t6moin Randrianarison de Mo-
ramanga a &te accord et un conseiller A la Cour dl66-
gu6 A cet effet.
La Cour a accord la mise en liberty provisoire a
Michel !Randria et Rajaonarive Joel Raberanto; par
centre, elle a d6cid6 l'e maintien en detention des autres
accuses.
Apres la lecture de l'arret, le Pr6sident a refuse a
la defense une suspension d'audience qui 6tait n6ces-
saire pour examiner l'arr8t de la Cour et le pourvoi.
Le President refusant de se prononcer sur le carac-
tere suspensif de ce renvoi, (Me Lamine-Gueye a fait
part de l'intention des accuses de tirer les consequences
de l'arret de ila Cour. I1 a annonc6 que les avocats ne
pouvaient pas prendre l'engagement d'etre presents a
I'audience du 13 septembre.
L'audience du proc6s des membres du movement
d6mocratique de renovation malgache a 6t6 reprise le
13 septembre a Tananarive en presence des avocats lo-
caux de la defense.
Le President Laget, apres avoir annonce que les do-
cuments relatifs A la demand de supplement d'informa-
tion 6taient achev6s et mis A la disposition du Ministere
public, de la parties civil et de la defense, a rappel6


que les accuses avaient charge leurs avocats de presen-
ter une requete en cassation aux fins de dessaisissement
de la Cour criminelle de 'Madagascar.
a La Cour, ainsi privee d'6elments d'appr6ciation,
a dit A ce sujet le President, a le devoir d'examiner
avec le plus de conscience et de precision les 61lments
favorables aux accuses s.
S'adressant A ces derniers, il a poursuivi: Si c'est ce
que vous cherchiez, vous avez rdussi. Mais si vous cou-
liez jeter la Cour dans le disarroi, vous avez fait une
grande mdprise.
A l'exception de Michel Randria, tous les accuses
ont d6clar6 maintenir leur position.
Parmi :les inculpes entendus comme t6moins,
Smalandy a affirm que ( le President du M.D.R.M.
de Befandriana lui avait propose une some d'argent
pour recruter des adherents et chasser les Frangais ".
Un autre inculp6, Belahy, a d6clar6 avoir entendu A
Lunel, pros de .Montpellier, Raseta tenir les propos sui-
vants: Nous chasserons les strangers et tuerons ceux qui
resisteront. Nous serons aides de l'exterieur.
La stance du 14 septembre a &6t consacr6e A l'au-
dition d'inculp6s en quality de t6moins.
L'un d'eux, Rasolofo, a affirm qu'il avait 6t6 charge
a sous menace de mort de s'emparer d'un cachet d'ad-
ministration afin d'obtenir de la dynamite peifavant le
d6clenchement de la rebellion .
I1 a exp:liqu6 son adhesion au M.D.R.M. par ( les
injustices que son employer europ6en avait commises a
son 6gard ).
Le 15 septembre, M. Baron, ancien chef de la SG-
ret6 g6enrale, a fait, en quality de t6moin, un expose
sur les pr6paratfs de la rebellion et les signes qui la
pr6c6derent. 11 a indiqu6 contrairement aux d6cla-
rations des accuses qu'aucun de ceux-ci n'avait et6
soumis a une quelconque pression morale ou physique et
pr6cis6 que certain des inculp6s, et notamment Rabe-
mananjara et Ravoahangy, ( avaient exprim6, des leur
arrestation, intention de r6diger une declaration 6crite
relatant tous les faits I1 a ensuite fait remarquer que
la situation 6tait encore confuse malgr6 les arrestatiois,
puisque l'usine 6lectrique d'Antelomite fut attaqu6e le
22 avril et que la capital comptait alors 50.000 re-
belles en puissance.
Les commissaires de police de Tananarive, de Tu-
16ar et de Di6go-Suarez, accuses comme tortionnaires,
sont venus ensuite a la barre t6moigner de I'attitude
sans reproche de la police frangaise.
M. Vergoz, juge d'instruction, auquel I'affaire avait
6t6 confine A son d6but, est venu A son tour r6futer les
allegations des accuses, et notamment celles des parle-
mentaires, selon lesquelles il aurait us6 de moyens ill6-
gaux et de menaces au course de l'instruction. Le t6moin
a notamment r6v616 que Ravoahangy avait demand un
visa pour un t6l6gramme qu'il d6sirait adresser, pour se
justifier, a diverse hautes personnalit6s de la m6tropole,
accusant des soci6t6s secretes de s'etre camouflees der-
riere 'le M.D.R.M. en vue de preparer la rebellion.
Probablement sur le conseil de son avocat, a dIclare
M. Vergoz, Ravoahangy a ridigi un second tWl&-







gramme dans lequel cette parties principal itait sup-
primrne.
La lecture des photocopies des deux originaux a &td
faite devant le tribunal.
M. Pinon, administrateur des Colonies, Directeur de
la Suret Gnr6n&ale, a soulign6, de son cotd, qu'il avait
recu des reponses negatives aux questions poses aux
parlementaires concernant les s6vices qu'ils auraient su-
bis.
Enfin, le Procureur general a donn6 a ce sujet lec-
ture du.rapport de la Commission parlementaire d'en-
qu6te venue A Tananarive en juin 1947. Celle-ci con-
clut dans le meme sens que les t6moins entendus aujour-
d'hui. '
En fin de seance, des t6moins malgaches inculpes
dans une autre affaire sont venus apporter des pr6cisions
sur l'organisation de la rebellion.
Les accuses ont renonc6 A toute defense et les
avocats commis d'office ont d6cid6 de ne plus inter-
venir.
Le d6fi16 des t6moins s'est poursuivi au course de
I'audience du 16 septembre.
Selon l'un d'eux, M. Rabemananjara aurait dclar6 :
( tuez les Frangais qui r6sistent Un autre t6moin a
reconnu REtkotoarisaonina parmi les accuses et pr6cis6
qu'il 6tait mn 6missaire de l'organisation Panama.
Dans l'apres-midi, un t6moin don't le mari fut wu6
au course de la rebellion dclara que des rebelles ( lui
affirmerent que les d6putes malgaches 6taient devenus
les chefs du nouveau gouvernement A la place du gou-
vernement frangais ). Enfin, un autre t6moin assura que
des rebelles ( ont prononc6 le nom de M. Ravoahangy
comme chef supreme .
Le President Laget a appeal ensuite A la bane
M. Andriamiseza Lucien, Pr6sident du ( Panama ) de
Tamatave, et lut diverse depositions de ce dernier, d6-
positions qqi mettent en relief le vaste plan de pr6pa-
ration de la r6volte dans la region de Tamatave. Le
t6moin, gen6 par les questions pr6cises, allegue que les
depositions en question ont et6 obtenues A la suite de
tortures.
Enfin, le Procureur general a d6pos& des pieces pr&-
cisant que M. IRazafindrab6 n'a pas vot6 A Tamatave,
comme le pr6tendit la defense au course de l'audience du
27 aoft, el qu'il command bien l'attaque contre Mo-
ramanga.
Au cours de l'audience du 17 septembre, un t6moin
employ des T616graphes A Di6go-Suarez, a d6clar6
qu'outre le t6l6gramme official appelant la population
au came, parvenu a Di6go le 28 mars A 12 heures, le
secretaire du M.D.R.iM. de cette ville avait recu, le
28 mars A 18 heures, un message radiophonique de Ta-
nanarive ainsi concu: ( Recu instructions chapitre 29
article 12 ce qui, selon le temoin, signifiait que 1in-
surrection etait fix6e au 29 mars a minuit.
Le t6moin a ajout6 que le M.D.R.iM. de Di6go
avait accuse rIception de ce message le jour m8me a
23 h. 45.
Enfin, il a indiqu6 que le bureau politique de Tana-
narive avait adress6 A Di6go, 'le 29 au matin, par la
meme voice, un nouveau message annongant: ( Votre


oncle d6c6d6 ), ce qui aurait constitu6, en language de
code, une confirmation du cf6clenchement de I'insurrec-
tion.
Rakoto Francois de Sales, don't la condemnation A
morf par un tribunal militaire lors de l'affaire de Fia-
narantsoa a 6td depuis commune en travaux forces A per-
p6tuit6, est ensuite venu a la barre. ill a r6tract6 un cer-
tain nombre de declarations qu'il avait faites devant ses
juges. mais a 6prouv6 de l'embarras a. r6pondre aux
questions poses par la Cour, la parties civil et le Mi-
nist6re public.
De son ct6, 1'adjudant Joseph iRazanaka, qui, ayant
accept une function militaire important dans les rangs
des reb'elles, communique en temps opportun les instruc-
tions et ordres relatifs A la rebellion aux autbrit6s mili-
taires, a affirm que ces ordres 6manaient de Raseta.
Les autres t6moins entendus aujourd'hui ont rapport
que des discours violent, ayant pour theme ( l'ind6-
pendance de !Madagascar et le massacre de tous les
Frangais et des Malgaches qui s'opposeraient A la r6-
bellion ), ont 6t6 prononc6s, notamment par iRabema-
nanjara et Tata Max, en f6vrier 1947, en diff6rentes
localit6s de 'H:le.
L'audition des t6moins A charge s'est poursuivie le
20 septembre devant le tribunal de. Tananarive, dans le
procks du iMouvement d6mocratique de renovation mal-
gache.
Un bijoutier de Tananarive, membre du M.D.R.M.
et en relations avec la police, qui a partag6 en prison
la cellule de Rakotondrabe, a d6clar6 qu'il avait appris
l'existence d'une soci6t6 secrete (Jina) don't le chef su-
preme serait IRaseta; la tenue de nombreuses reunions
chez Rakotondrabe et notamment celle du 27 f6vrier
1947, au course de laquelle la question de l'ind6pen-
dance de l'ile aurait 6t6 abord6e en presence de Raseta
et de Raherivelo, et d'une autre a laquelle assistaient
Ravoahangy, Rabemananjara, et Raherivelo, ou aurait
6t6 discut6 le plan d'attaque de Tananarive et ou le
portefeuille de la justice aurait W6t propose6 A Raheri-
velo.
De son cote, le lieutenant ma'gache Fanjitra a affirm
que I'accus6 Rabialhy s'6tait procure par son interm6-
diaire des cartes d'Xtat-rniajor des parties ouest et sud
de 1'ile.
II a ajout6 qu'en juin 1946, au course d'une reception
offerte a Marseille par des grades malgaches, Ravoa-
hangy aurait d6clar6 que ( le rapatriement des tirail-
leurs malgaches 6tait urgent tandis que iRaseta aurait
dit: Les Francais ont verse leur sang pour occuper Ma-
dagascar, ils en verseront aussi pour repartir.
La parties civil a remerci6 ce t6moin ( officer fran-
cais, grace au courage et A l'initiative duquel l'insurrec-
tion a pu 8tre en parties 6vit6e ?
Puis un transporteur a indiqu6 qu'il avait convoy le
20 mars 1947, aux frais du M.D.'R.M., le chef rebelle
Radaorson, qui, A l'6poque, se cachait chez Rakoton-
drabe, aux environs de Fianarantsoa. I1 apr6cise que le
pavement du voyage avait 6t6 effectu6 par Takotevao
Martin, tr6sorier du bureau central du M.D.R.M.
Enfin, la femme de Rakotondrabe et son cuisinee,
cit6s par l'occusation, ont retract6 les declarations qu'ils






avaient faites au course d'instructions sur la part prise par
celui-ci dans la preparation de la rebellion.
M. Pont, chef du district de Vatomandry, cit6 par
I'accusation est venu t6moigner le 21 septembre de-
vant le tribunal de Tananarive, au course du proces des
parlementaires malgaches.
Apres avoir indiqu6 que ( son influence avait 6t6
battue en breche dAs la fin de 1946 par des boycottages
de toute nature ordonn6s par le M.D.R.M., I'adminis-
trateur a affirm que les discours prononces A cette
epoque par Rabemananjara et Tata Max constituaient
de v6ritables appeals A la r6volte et au meurtre )).
Le t6moin a ensuite d6clar6 que Vatomandry avait
6t6 6pargn6 a grace A l'arrestation de tous les chefs du
M.D.R.M. aux premiers jours d'avril 1947 ). Enfin,
il a attribute la responsabilit6 des actes d'atrocite com-
mis centre les colons ( au discours de Rabemananjara
faisant appel aux instincts primitifs des betsimisa-
rakas )).
Le sous-lieutenant Maitre, adjudant au moment de
la rebellion, lui succ6dant A la barre, a rappel6 que
graee au ((train militaire am6ricain ) circulant entire
Manakara et Sahasinaka, de nombreux Francais et Mal-
gaches fiddles A la France avaient pu &tre sauv6s et que
des documents important avaient pu &tre saisis et des
chefs rebelles captures.
Les deux temoins se sont accords A dire que les
chefs de la rebellion 6taient ( des chefs locaux du
M.D.R.M. d6clarant agir sur I'ordre de Ravoahangy
ou Raseta )) ef ont affirm que les rebeliles portaient les
insignes du M.D.R.M.
L'apres-midi, Mmne Orsencya, dont le mari fut
assassin, et Mile Tidivola, don't le pere, Gouverneur
indigene, subit le mnme sort, ont 6t6 entendues.
En raison de la consigne de silence des accuses et de
leurs avocats, le Pr6sident a fait d6filer ensuite, en
quelques minutes, plusieurs des t6moins cit6s par la de-
fense. Au nombre de ceux-ci figurait le lieutenant Phi-
lippe Rakoto, acquitt6 en juillet 1947 par le tribunal
militaire de Tananarive. .
Enfin, le greffier a donn6 lecture de declarations
bcrites de plusieurs t6moins absents.
La stance du 22 septembre au proces du movement
d6mocratique de renovation malgache devant le tribu-
nal de Tananarive, a 6t6 marque par le t6moignage de
M. Cozanet, administrateur des colonies, ancien chef
de la province de Tul6ar.
Apres avoir 6voqu6 les ( comit6s 6lectoraux fond6s
par Raseta en vue de supplanter I'administration fran-
paise n, il a indiqu6 ( que si rien ne s'est pass le
29 mars a Tul6ar, une conference des conseillers pro-
vinciaux du M.D.R.,M. s'est cependant tenue au do-
micile de Raseta, que certain appelaient le ( chateau
de l'ind6pendance )).
Le t6moin a parl6 ensuite de la perquisition op6r6e a
cet endroit, qui avait permis de d6couvrir le code secret
et le t6lkramme du 27 mars dissimul6s dans un tube de
carton.
L'ancien chef de la prison de Tananarive, lui succ6-
dant A la bare, a d6clare qu'un message recommandant
de ne parler A aucuh prix de soci6t6s secretes avait 6te
d6couvert dans la cellule de Raseta, Selon le temoin,


ce document aurait 6t6 jet6 par un carreau cass6 de la
cellule, ou remis par un prisonnier apportant de la nour-
riture.
D'autres t6moins de l'accusation entendus en fin de
matin6e et I'apres-midi ont 6voqu6 les ( appeals de Ra-
bemananjara en faveur de 1'ind6pendance A tout ptix ).
Le directeur du Comptoir d escompte, cit6 par la
defense, est venu ensuite donner en faveur de l'accus6
Stanislas Rakotonirina un temoignage de morality.
L'avocat g6n6ral s'est d6clar6 surprise que l'accus6
n'ait pas fait part A son directeur de la reunion du
27 mars, et la parties civil a annonc6 A celui-ci, qui a
d&clar6 l'ignorer, que ( Rakotonirina appartenait a la
Jina )).
Le Tribunal a entendu, le 23 septembre, les d6po-
sitions de Mme Lechauddent qui assista 'Morananga,
au massacre de son maria et de Mme Bousquet, don't le
mari subit le m8me sort a Manakara.
La premiere qui fut bless6e en essayant de prot6ger
son maria, a rapport que les agresseurs, auxquels elle de-
mandait pourquoi :Is tuaient les Francais, avaient re-
pondu: Nous avons deja touched notre salaire. Nous de-
vons executer les ordres de nos chefs. Vous auriez peut-
etre eu la vie sauve si vous aViez donni de I'argent et
des bijoux au bureau du M.D.R.M.
Le t6moin a ajout6: a En fevrier 1947, IRavoahangy
avait d6clar6 dans la rue A Moramanga: II n'y a plus
de'Francais, c'est moi qui cornmande .
Le President a ensuite donn6 lecture d'un document
adress6 le 4 avril 1947 au juge d'instruction, par la
SOrete G6n6rale 6tablissant la responsabilit6 du M.D.
R.M., des soci6t6s secretes et des d6put6s malgaches.
L'apres-rnidi, le defile des temoins a continue. Ceux
qui ont 6t6 cit6s par les accuses se sont bornes a fournir
des renseignements de morality.
Le proces des parlementaires malgaches s'est pour-
suivi le 24 septembre par l'audition de Ravolonahina,
arret6 jeudi 23 A Tananarive.
II resort du m6moire que ce dernier redigea apres
son arrestation et don't il confirm tous les terms devant
la Cour, que ( les padementaires malgaches sont a l'ori.
gine de la rebellion ainsi que le ( M.D.R.M. ), le
( Jina ), le (( Panama ,, et le ( P.D.!M. ) parti
d6mocratique malgache Tous travailltrent pour ob-
tenir l'ind6pendance par tous les moyens ).
Ravolonahina a r6v6l6 qu'il se rendit A Moramanga
dans la nuit du 24 au 25 mars 1947, en compagnie no-
tamment de Ravoahangy, pour mettre la derniere main
A I'insurrection.
11 a ajout6 que Ravoahangy 6crivit, dAs 1946, une
lettre verse aux 'd6bats dans laquelle il d6clarait
notamment : ( Si nous n'obtenons pas un accord serm-
blable A celui qui est intervene entire la France et le
Viet-Nam, nous nous en lavons les mains ).
iRavelonahina avoue avoir 6t6 I'un des ex6cutants de
la rebellion, mais, affirme-t-il, Ifles parlementaires
6taient les chefs ,.
Au scouts des audiences du matin et de l'apr&s-midi,
plusieurs t6moins cit6s par la defense ont 6t6 entendus.
Parmi eux, le Gouverneur Boudry, qui exerait en 1946
les functions de Secr6taire general de Madagascar, a
d6clar6 que la r6volte aurait pu 6clater sans l'interven-







tion du M.D.iR.M., par l'action des tirailleurs mal-
gaches rapatri6s de France.
Au course de ces d6positions,' le Pr6sident a lu une
lettre que Ravoahangy a reconnue. pour s'enne et suivant
laquelle les IMalgaches, s'ils ne.pouvaient obtenir I'in-
d6pendance, ( n'auraient plus de devoir de parents en-
vers la Fra nce ).
Le g6niiral rebelle Kana, recemment arrAt6, a 6t6
6galemerit entendu par la Cour. I1 a fourni des pr6ci-
sions sur le role du M.D.iR..M. et d'un certain nombre
de pr6venus dans la preparation de la rebellion.
La plupart des accuses ont recu, le 24, des t616-
grammes de leurs avocats parisiens, leur annongant que,
malgre le reject de leur requete par la Cour de Cassa-
tion, ils continent d'agir en vue du dessaisissement de
la Cour de Tananarive.
A la suite des declarations faites, les accuses ont d6-
cid6 de r6server leur attitude jusqu'a ce que IM. Ravolo-
nahina soit entendu A nouveau, c'est-A-dire lundi apr6s-
midi.
De leur c6t6, les avocats, en raison du fait nouveau
tries important pour la suite des d6bats *que constitute la
deposition de Ravelonahina, ont d6cid6 de demander A
leurs confr6res parisiens I'attitude qu'ils comptaient
adopter devant les affirmations de ce t6moin.
D'autre part, VictorienRazafindrabe, ancfen g6n6ral
en chef des rebelles, r6cemment arret6 dans la fort et
qui souffre de broncho pneumonia, a 6t6 amene par
avion de Moramanga a Tananarive. 11 semble que son
6tat de safnt6, bien que s6rieux, soit en voie d'am6lio-
ration.
L'audience du 25 septembre du proces des parlemen-
taires malgaches a 6t6 consacr6e B il'audition de t6moins
cit6s A la iequete du :Minist6re public pour complement
d'information.
M. Randrianarison, president de la section du M.D.
R.M. d'un quarter de Moramanga, d6ja entendu au
mols d'ao6t, a d6pos6 de nouveau. 11 a notamment con-
firm6 la pitsence de Ravoahangy A la reunion qui eut
lieu a 'Mo amanga dans la nuit du 24 au 25 mars 1947.
D'autres t6moins entendus ont 6galement confirm
leurs pr6cedentes depositions concernant les activists de
Ravoahangy, de IRabemananjara et Tata 'Max et les
15ropos que ceux-ci ont tenus avant la rebellion dans dif-
f6rents points de 1'Ile.
La deposition de Rajoelina, dit ( Gervais ,, et con-
damn6 aux travaux forces A perp6tuit6 en juillet dernier,
lors du process de Sahasinaka, n'a apport6 aucun 616-
ment nouveau.
La prochaine audience a 6t6 fix6e a lundi apres-midi
pour la suite de l'audition de Ravelonahina.
Le 27 septembre, plusieurs t6moins ont 6t6 entendus.
Parmi celles-ci, cdlle de Ravelonahina arret6, on le
salt, jeudi dernier et consider comme l'un des chefs
de la soci6t6 secrete Jina, fut la plus important.
IRavelonahina a 6t6 plus r6ticent que la derni6re fois
dans les r&ponses certaines questions qui lui ont 6t6
po6ees. Si, en effect, il a confirm la declaration de
Rakotondiabe que ce dernier r6tracta ensuite selon
la'telle IRaseta fut avetti de la r6volte par code secret,


il se montra plus avare de details sur le but du passage
de IRavoahangy A Moramanga A la fin de mars 1947.
Une vive controversy s'est d'ailleurs 6'lev6e lors-
qu'une confrontation avec M. Gaye, colon a Tul6ar, a
6t6 ordonn6e. Celui-ci vint d6clarer que Ravelonahina
6tait seul responsible de la rebellionn don't il accuse les
parlementaires d'etre les chefs et les instigateurs. ( Le
hasard a voulu, dit M. Gaye, que i'aie assist en Dartie
A une reunion tenue par Ravelonahina en 1946 A Tul6ar
et que j'aie entendu ce dernier d6clarer : 'Nos d6put6s
n'ayant pas tenu leurs oromesses en ne r6clamant pas
l'ind6pendance total, il convient de mettre ceux-ci de-
vant le fait accompli en agissant rapidement par tous les
moyens ,.
Ravelonahina a contest ces propos et a ajout6 : (('Je
sais tr6s bien que mes declarations ne satisfont pas tout
le monde parce que je dis la v6rit6, mais toute com6die
a une fin et nous v sommes ,. Si, selon lui, la date de
la rebellion n'6tait pas fix6e, il a reconnu qu'il savait
come beaucoup d'autres personnel que le soulevement
6tait pr6vu pour le 29 mars, et c'est pour cela qu'il a
quitt6 Tananarive ce jour-la.
En ce qui concern la soci6t6 secrete Jina, Ravelo-
nahina a confirm sa pr6c6dente declaration selon la-
quelle cette socit6 6tait un satellite du M.D.R.M.
avant le m&me serment et cr66 par les chefs du 'M.D.
R.M., c'est-A-dire les d6put6s. L'audition de tous les
t6moins se terminera sans doute mardi matin avec celle
de M. Espiard, secr6taire g6n6ral du Comit6 franco-
malgache, cit6 par la defense, et la plaidoirie de la
parties civil commencerait imm6diatement.
La second phase du proc6s des parlementaires mal-
gaches s'est termin6e le 28 septembre avec les dernieres
depositions des t6moins et la lecture d'un certain nom-
bre de lettres en faveur des accuses.
M. Espiard, secr6taire g6n6ral, du Comit 'Franco-
Malgache, a fait notamment 'une longue deposition au
course de laquelle il a examine les relations franco-mal-
gaches. 11 a en particulier soulign6 le r8le que joua ce
comit6 et a affirm que Raseta et Ravoahangy lui ont
apport6 leur concours afin de parvenir A un accord satis-
faisant pour la France et pour Madagascar.
Apr6s avoir rendu hommage aux victims frangaises
et malgaches de la rebellion et expritn6 en outre sa con-
viction que les d6put6s n'6taient pour rien dans les
troubles, M. EsDiard a d6plor6 que le proc6s n'ait pu
se d6rouler en France. II a souhait6 enfin que l'arr8t
de la Cour soit un arr8t qui n'entrave pas les relations
futures entire Malgaches et Franaais.
Le President a donn6 ensuite lecture d'un certain
nombre de lettres en faveur de Ravoahangy, Rabema-
nanjara et surtout de IRaherivelo. Avant de suspendre
la stance, le Pr6sident a fait savoir aux accuses que la
derni6re phase de procedure du jugement s'achevait et
leur a demand en consequence de reconsid6ret leur
position concernant la consigne de silence qu'ils ont
adopt6e.
La s6ance de l'apr&s-midi a 6t6 enti-rement consa-
cr6e A la plaidoirie de IMo Mollet-Vieville au nom de
la parties civil.
Aptrs avoir d6fini la pott6e du ptocks, I'avocat a






analyst les trois points auxquels la Cour devra se r6f6-
rer dans son jugement: 1 'Un element juridique: la
responsabilit6 des accuses dans la revolte par leur com-
portement; 2 Leur but politique, leur propaganda et
leur participation A son elaboration; 30 Cette respon-
sabilit6 fut-elle aggravee ou non par I'orientation de la
politique colonial frangaise ?
L'avocat, d6veloppant longuement chacun de ces
points, a affirm ( I'enti&re responsabilit6 n des accu-
s6s, en s'appuyant sur des t6moignages francais et mal-
gaches. II a decrit l'activiti personnelle des d6put6s et
de Jules Ranaivo pour la preparation de insurrection,
et a fait d'autre part remarquer que les status du iM.D.
R. M. movement qui, selon les d6put6s, travaillait
A l'affermissement de la collaboration franco-mal-
gache ne font allusion ni A la France, ni A l'Union
frangaise. ( Le M.ID.R.IM., a-t-il dit, a entam6 une
propaganda anti-frangaise mod6r6e dans la m6tropole,
-et violent a Madagascar, et a fait pression sur le
people malgache en faisant revivre d'anciens usages re-
ligieux et certaines coutumes )).
II a expos ensuite que la politique frangaise a et6
une politique d'6volution vers l'ind6pendance des ter-
ritoires d'Outre-Mer au sein de d'Union Frangaise.
Apres avoir fourni les statistiques prouvant que le M.D.
R.M. ne pouvait pr6tendre repr6senter la totality du
people malgache, Me Mollet Vieville a decrit les
crimes commis ( au nom du people malgache ) et a
conclu :
Les victims franfaises et malgaches de la rebellion
n'ont pas assist sans emotion aux ddbats, et n'ont faith
entendre leurs voix que tras rarement. II est temps de
rappeler leurs souffrances. C'est une armie de suppli-
cids qui defile cc soir dans vos esprits. Je vous de-
mande de vous en souvenir en dilibirant. Les victims
ne crient pas vengeance, mais demandent seulement que
justice soit faite. Par votre decision, la France poursui-
ora dans la paix sa grande mission.
Le r6quisitoire du Procureur general au course duquel
il a r6clam6 la peine de mort pour les cinq parlemen-
taires malgaches, a occupy audience de la matinee du
29 septembre et une parties de celle de :l'apres-midi.
La date de ce process, a-t-il dit notamment, sera a
retenir dans I'histoire de Madagascar et de 1'Union
Francaise. II enseignera aux generations futures qu'un
group d'ambitieux, profitant des libertis accordies a
Madagascar par la France, a voulu abattre le drapeau
franfais pour le remplacer par le drapeau de l'insurrec-
tion.
Examinant le passe politique des trois d6put6s et du
conseiller de la R6publique Ranaivo, le repr6sentant du
Ministere public a declare, en s'appuyant sur des do-
cuments et de nonibreux t6moignages concordants que
leurs activities furent toujours dirigees contre la France,
malgrd la mansuetude don't celle-ci fit preuve a leur
igard. II a souligne egalement le role du M.D.R.'M.
servant de paravent a la Jina, don't le but etait, dit-il,
l'obtention de l'inddpendance par tous les moyens.
En ce qui concern le conseiller de la R6publique
Raherivelo, le Procureur general a souligne'son ingra-
titude a l'egard de la France, grace a laquelle, a-t-il
dit, celui-ci avait acquis une vaste culture, don't il s'est


servi ensuite centre les Francais en acceptant de parti-
ciper a la preparation de la rebellion par des discourse
et en assistant a des reunions au course desquelles celle-ci
fut ddcidee.
AprAs avoir exprime le regret que le silence observe
par les accuses ne leur permette pas de r6futer ses argu-
ments, il a demand la peine capital pour les 5 parle-
mentaires en raison de leur responsabilite directed dans
la preparation et le declenchement du soulIvement.
En conclusion, le Procureur general s'est criede :
Votre justice va passer. Je lui fais entire confiance.
Elle entendra come je l'entends les soupirs des morts
et les voix des vivants.
L'aprAs-midi, I'avocat general Sinoir, requ6rant
apres le Procureur general, a demand l'application de
I'article 313 du code penal, sans circonstances att6-
nuantes, c'est-A-dire la peine de mort, pour complicity
d'assassinat centre Sylvain JoAl et les quatre inculp6s
Rakotoarisaonina, Tata Max, Martin Rakotovao et Je-
r6me Ranaivoson.
L'application du meme article avec circonstances at-
t6nuantes, c'est-A-dire les travaux forces A perp6tuite,
a 6t6 demand6e'pour sept accuses, ainsi que pour Jules
Rakotomalala.
Le r6quisitoire a consists en un simple expose des
faits et des charges graves relev6es centre les accuses.
Le 30 septembre, l'avocat g6n6ral BenhabylAs, re-
qu6rant contre les 14 derniers accuses, a demand les
travaux forces A perp6tuit6 contre le pasteur Ratrema
F6lix, Ramaholimihaso et Randriambololona.
11 a demand au jury d'accorder les circonstances
att6nuantes aux conseillers provinciaux iRakotominina,
Rakoto Eloi, Ranaivo-,Ramahenina, Rajaomarivo, Ra-
monjison, Razafindramboa, Razanadrahona et Rajaona-
rison.
II a laiss6 A la Cour le soin d'appr6cier le cas du
jounaliste Ranarivelo et a abandonn6 l'accusation con-
cernant Randria Michel et Raberanto.
AprAs une court plaidoirie du d6fenseur de Randria
Michel, le President Laget, s'adressant une derniere
fois aux accuses et A leurs d6fenseurs, leur a demand
de r6fl6chir et de reconsider leur attitude de ( si-
lence )).
Au course de l'audience de cet aprAs-midi, le Pr6si-
dent Laget a demand& a chacun des accuses s'il d6si-
rait &tre d6fendu.
Tous ont maintenu leur attitude de silence, sauf Ra-
voahangy, qui a declare que ( par d6f&rence pour la
Cour il acceptait que son avocat plaidat sur des g6nd-
ralit6s )).
Les avocats de la defense demand6rent imm6diate-
ment une suspension d'audience qu'ils mirent A profit
pour s'entretenir entire eux et avec les accuses.
A la reprise de I'audience, il fut d6cid6 que deux
avocats plaideraient pour Randriambdoloona et un troi-
si6me pour l'ensemble des accuses.
Les defenseurs de Randriambololona, aprAs avoir
examine le pass de ce dernier et soulign6 l'attitude
pro-francaise qu'il eut en diverse occasions, ainsi que
le peu de gravity des charges relev6es contre lui, ont
demand l'acquittement de leur client.
Me Ravailler, suivant la line fix6e par 'Ravoahangy,







a trait la question dans son ensemble. 11 a exprim6
sa conviction que la rebellion fut spontanee et non pas
preparee el que la ( Jina ) fut A 1'origine du mouve-
ment.
Avant de suspendre l'audience, le Pr6sident Laget
a interrog6 ii nouveau nominalement chacun des accuses,
qui ont d6clar6 vouloir continue de suivre la consigne
du silence.
Le verdict du proces de Tananarive a 6t6 rendu le
4 octobre dans l'apres-midi.
La Cour criminelle de Tananarive a condamn6 A
mort Ravoahangy et Raseta, deputies; Joel Sylvain,
mecanicien ; Tata Max, pasteur ; Rakotovao Martin,
joumaliste, et Rakotosoanina, commergant.
Rabemananjara, d6pute; Ranaivoson, secretaire;
Rabeantoandro, journalist, et Razafindralambo, em-
ploy' de commerce, ont 6t6 condamnes aux travaux
forces a perp6tuit6.
Les peines de travaux forces A temps suivantes ont 6t6
en outre prononc6es: Raherivelo Ramanonjy, conseil-
ler de la Republique: cinq ans; Andriantsifahona,
commergant: dix ans; Rabialahy, avocat: vingt ansi
Ratrema, pasteur: dix ans; Ranarivelo, journalist:
cinq ans.
Jules Ranaivo, conseiller de ,la Republique, a ete
condamn6 a. dix ans de r6clusion et Rakotomalala Jules,
secretaire du depute Raseta, a dix ans de detention en
enceinte fortifiee.
Sont acquitts : Robert iRabatomanga, Rabenja, Ra-
zafindratandra, Ramabelimihaso, Randriambololona,
Rakotonirina Stanislas, Ranaivo Ramahenina, Ramon-
jison, Venance, Ratsimbazafy, Rakoto Eloi, iRajaona-
rison, Randria Michel, Rajaonarivo Joel.

CONDAMNATIONS DANS L'AFFAIRE
DU TRAIN D'AMBILA

Le tribunal militaire de Di6go-Suarez, jugeant l'af-
faire du ( train d'Ambila ,, en relation avec la r6bel-
lion dans cette locality et a Manakara, a rendu son
verdict.
Les peines suivantes omt 6t6 prononc6es: une con-
damnation A dix ans de r6clusion et vingt ans d'interdic-
tion de s6iour; deux condamnations A dix ans de tra-
vaux forces et vingt ans d'interdiction de s6jour; qua-
rante-cinq condamnations a des peines variant de deux
A cinq ans de prison et dix ans d'interdiction de sejour.
Ces rebelles avaient 6te faits prisonniers par les
troupes francaises A la suite d'un stratageme de l'adju-
dant franrais ,Maitre, qui leur avait fait croire A 1'arri-
vee d'un train militaire americain venu leur apporter
son appui. Les rebelles 6taient months sans defiance
dans le train en question, et ainsi captures.

CAPTURE D'UN CHEF REBELLE

Victorien iRazafindrabe, chef militaire supreme des
rebelles, a ete capture au d6but de septembre par une
patrouille dans son derier r'duit, en forget, pres de
Lakato.


II avait longtemps op&er dans le vaste secteur comprise
entire les abords de Tananarive, la cote est, le lac
Alaotra et la region situee au sud de Noramanga.


L'ASSEMBLEE ANNUELLE DE LA BANQUE
DE MADAGASCAR

Le rapport qui a 6et soumis A l'Assembl6e g6nerale
de la Banque de Madagascar signal que le commerce
ext6rieur de la Grande Ile et des Comores est passe de
268.000 tonnes, valant 4.949 millions de francs C.F.A.
en 1946 A 288.350 tonnes, valant 8.027 millions en
1947. II s'est decompos6 comme il suit:
Importations: 147.993 tonnes, valant 3.875 millions,
soit une augmentation de 9,6 !% en poids et de 32 1%
en valeur par rapport A 1946.
Exportations: 140.357 tonnes, valant 4.152 millions.
Le rapport donne divers renseignements sur la nature
de ces exportations:
Cafe: 29.333 tonnes pour une valeur de 793 millions,
soit 71 ,% du tonnage de 1938 (la France et les Terri-
toires de I'Union ont achet6 28.521 tonnes).
Vanlle: 488 tonnes valant 494 millions centree 653
tonnes et 603 millions en 1946).
Riz: 1.719 tonnes valant 22 millions (interdiction de
sortie 6dict6e depuis 1948).
Sucre: 812 tonnes valant 12 millions centree 12.000
tonnes avant la guerre).
Rhum et tafia: 12.250 hectolitres valant 5( millions,
soit 100 !% de plus qu'en 1946.
Raphia : 5.887 tonnes pour 171 millions centree
3.665 tonnes en 1946).
Graphite: 8.717 tonnes valant 61 millions.
Mica: 547 tonnes (60 millions).
Viandes: congelees 6.413 tonnes (346 millions);
salaisons 848 tonnes (90 millions); conserves 4.757 ton-
nes (388 millions).
Enfin, le rapport signal que le montant des billets
en circulation s'est accru, d'une ann6e A l'autre, de
2.526 A 3.043 millions de francs C.F.A.


DEUX MILLIARDS DE FRANCS C.F.A.
POUR LES DEFENSES DU e PLAN >
DU I" JUILLET 1948 AU 30 JUIN 1949

,M. Pierre de Chevign6, Haut-Commissaire de la
R6publique a iMadagascar et d6pendances, a signs
deux conventions avec le repr6sentant a Tananarive de
la Caisse centralle de la France d'Outre-Mer.
Aux terms de ces actes contractuels, la Caisse cen-
trale de la France d'Outre-Mer accepted de mettre A
ja disposition du territoire de Madagascar respective-
ment 55.510.000 francs C.F.A, au titre de 1 exercise






1947-48, et 931 millions de francs C.F.A. au titre de
I'exercice 1948-49, soit en tout 986.510.000 francs.
II s'agit IA d'un pret consent aux conditions particu-
liirement favorables pr6vues par la loi du 30 avril 1946,
qui a d6termin6 les conditions de financement des plans
d'6quipement des territoires rattach6s au iMinistere de
la France d'Outre-Mer.
I1 fatt souligner que, pour l'exercice en course les
931 millions de francs emprunt6s A la Caisse central
ne repr6sentent m&me pas la moiti6 des recettes inscrites
au budget de cet exercise. Ind6pendamment, en effet,
d'un contribution du budget g6nBral de 85 millions de
francs C.F.A., il y a encore et surtout une subvention
du Fonds d'investissement pour le developpement 6co-
nomique et social des territoires d'Outre-Mer (F.I.D.
E.S.), qui s'l66ve A 1.061.500.000 francs C.F.A.
C'est done, au titre du plan, un volume de d6penses
d6passant 2 milliards de francs C.F.A. qui est pr6vu
pour les douze mois devant s'ecouler du 'r juillet 1948
au 30 juin 1949, ce qui repr6sente un effort sans pr6c6-
dent entrepris dans la Grande Ile.


L'ACTIVITE DES FOKONOLONA
DES CANTONS DE BEKODOKA ET MAHABE

Les collectivit6s des cantons de Bekodoka et de
Mahabe du gouvernement de Bokodoka (district de Be-
salampy) vienrient d'achever la construction d'une route
de Bekodoka A Mahabe.
Cette route de 43 kms, projet6e depuis plus de dix
ans, commencee depuis quelques annees et abandonnke
A cause de certaines difficulties, a pu 6tre construite ex-
clusivement par les fokonolona dans le temps record
d'un mois et sans la participation de administration.
ElIle est large de 8 metres et comporte 11 points.
Mahabe, centre le plus riche du district, est mainte-
nant reli1 au chef-lieu par une route accessible aux
voitures et aux camions jusqu'a 3 tonnes.
Le chef du district de Besalampy vient de l'inau-
gurer et a recu en arrivant.A Mahabe un chaleureux ac-
cueil de la part de la population. Plus de 600 personnel
ont assist A la c6r6monie d'inauguration.


LA MISE EN VALEUR DE LA REGION
DU LAC ALAOTRA

Le Haut-Commissaire de France A Madagascar vient
de signer avec une society m6tropolitaine la convention
qui permettra A celle-ci d'etudier les travaux A entre-
prendre pour la mise en valeur de la legion du lac
Alaotra.
Cette convention pr6voit que les etudes confines A la


society Neyrpic (laboratoire d'6tudes hydrauliques don't
le siAge se trouve A Grenoble) se front en deux terms.
Les technicians vont d'abord proc6der A des 6tudes
pr6liminaires qui permettront A administration de'fixer
son choix sur les perim&tres don't la mise en valeur sera
d6cid6e. Ult6rieurement, la soci6t6 procedera aux
6tudes de detail des am6nagements a r6aliser dans les
p6rimetres qui seront indiqu6s. I1 est vraisemblable que
les 6tudes pr6liminaires demanderont approximativement
6 mois.
Les 6tudes d&taill6es qui seront entreprises ensuite
pourront etre termin6es dans le courant de l'annee pro-
chaine. Elles demanderont approximativement 18 mois.
Les travaux proprement dits pourront alors etre con-
fies aux entrepreneurs susceptibles de les mener A bien.
On compete que la mise en valeur du lac Alaotra appor-
tera A 1'economie du pays tn essor considerable. Des
quelque 80.000 hectares du lac qui pourront etre consa-
cr6s au riz, on pourra tirer plusieurs dizaines de milliers
de tonnes de cette c6reale. II est pr6vu, en outre, que
des superficies importantes seront consacrees a I'ara-
chide, au manioc, A I'blevage.



LA REUNION


a DIFFICULTIESS
DANS 'LE TRAFFIC
MARITIME
L ES raz de mares
cons6cutifs et le
'manque de ma-
t6riel de bate-
lage ont rendu le traffic
S maritime tres difficile.
Les vapeurs doivent s&-
journer pendant tres
longtemps dans la bale de Saint-Paul et attendre une
accalmie pour d6barquer sur rade. Certaines companies
maritimes ne veulent plus faire escale A !la Pointe des
Galets et d6barquent les marchandises A Tamatave ou
A Port-Louis, ce qui contribute A augmenter les prix des
marchandises d'importation et A accroitre le d6sequilibre
existant entire le coIt de la vie et le pouvoir d'achat de
la masse.


SECOURS AUX SINISTRES TOTAUX

Sur les 118 millions de francs C.F.A. attribuds au
d6partement de la R6union par I'Assembl6e Nationale,
le Comnit6 d6partemental d'aide aux sinistres a d6cid6
d'affecter 62 millions comme secours gratuits aux sinis-







tris totaux. La r6partition a 6t6 effectu6e d'apres le
bareme suivant:


Montant des d6gAts Sec

Jusqu'a 5.000 francs ............
de 5.000 a 7.000 ............
de 7.000 A 8.000 ............
de 8.000 9.000 ............
de 9.000 A 10.000 ............
de 10.000 A 12.000 ............
de 12.000 14.000 ..............
de 14.000 A 16.000 ............
de 16.000 a 20.000 ............
de 20.000 a 25.000 ............
de 25.000 a 30.000 ............
de 30.000 a 40.000 ............
de 40.000 h 50.000 .............
de 50.000 a 75.000 ...........
de 75.000 A 100.000 .............
de 100.000 A 120.000 ..........
de 200.000 et au-dessus ........


;ours attribu6


totality
5.100
5.500
5.700
6.000
6.500
7.000
7.500
8.500
10.000
11.000
12.000
13.000
15.000
16.000
18.000
20.000


Le pavement de ces secours est effectu6 dans chaque
commune ii partir du 18 septembre.



ETABLISSEMENTS FRANQAIS
DE L'INDE

RECEPTION DU
GOUVERNEUR. BARON
A CHANDERNAGOR
ASSEMBLEE de
Sla ville libre de
SChandernagor
recemment 6lue,
a regu, le 8 septembre,
SCle Gouverneur Baron,
Commissaire de ,la R6-
publique aux Indes, et
lui a r6serv6 un acceuil particulierement chaleureux.
Le President de l'Assembl6e, apres avoir rappel6
que Gandhi ava t d6clar6 que ( les libert6s d6mocrati-
ques existant aux Indes Frangaises devaient servir
d'exemple A tout le reste de l'Inde ), a remerci la
France pour son attitude g6n6reuse et 6mis le voeu que
soient accord6es de nombreuses bourses A des 6tudiants
susceptibles de faire rayonner la culture frangaise dans
le nord de l'Inde.
Le Commissaire de la IR6publique, dans sa r6ponse,
a soulign6 que Chandernagor devait user avec sagesse
et r6flexion des libert6s accord6es par la France et il a


ajout6 que c'est en sauvegardant sa responsabilit6 que
la ville servirait le mieux :es int6rtts de l"Inde et de la
France.


DECLARATION DE M. DANIEL LEVI SUR LE STATUT
DE L'INDE FRAN(AISE

M. Daniel L6vi, Ambassadeur de France aux Indes,
qui vient de passer huit jours A Karikal et Pondich6ry,
a donn6, fin septembre, dans cette derni6re ville, une
conference de press au course de laquelle il a d6clar6
notamment :
A 'la suite des recentes n6gociations, les- gouverne-
ments francais et indien ont decide que la population
de l'Inde Francaise est mattresse de son destin et libre
de s'unir h l'Inde Nationale ou de continue a viore au
sein de l'Union Frangaise.
Si elle le veut, I'Inde Francaise, entourde par l'ter-
ritoire indien, peut rester dans la meme situation que
la principaute de Monaco qui, depuis le Moyen-Age,
vit, entourde par le territoire francais, d'une maniere
parfaitement independante, ou encore dans la situation,
de la.Rdpublique d'Andorre qui depuis 1607 est restde
sous la co-souverainete de la France et de l'Espagne.
En octobre, Pondich6ry, Mah6, Karikal et Yanaon
6liront 200 nouveaux conseillers municipaux, qui se
r6uniront en congr6s extraordinaire pour fixer la date et
les modalit6s du referendum qui d6terminera l'avenir
de l'Inde Frangaise.


SAINT-PIERRE-ET-MIQUELON

S7,, VISIT A SAINT-PIERRE
DU CONSUL
DE FRANCE
A HALIFAX
PICARD, Con-
sul de Fran-
*. ce A Halifax
(Canada),
Sest arrive a Saint-
Pierre en compagnie de
M. Gray, Consul des
Etats-Unis en cette ville, et du Commodore Wait, de
la ( Royal Canadian Air Force ).
En raison de l'importance des relations commercials
que le territoire entretient avec le Canada, cette visit
de deux jours a permis les plus utiles contacts.
Des receptions ont 6t6 organis6es par le Chef du
territoire et le Conseil G6n6ral. Elles se sont d6roul6es
dans une atmosphere de franche cordiality.
D6s leur retour a Halifax, M. Picard et ses deux
compagnons ont adress6 des messages au Chef du ter-
ritoire et au Pr6sident du Conseil G6n6ral. Apres avoir
cheleureusement remerci6 les autorit6s officieilles pour
il'accueil qui leur avait 6t6 r6serv6, ils ont exprime le
voeu que les contacts ainsi 6tablis soient le point de







depart de relations suivies et ils se sont mis tres obli-
geamment a la disposition du Gouverneur pour faciliter
le reglement des questions pendantes entire les deux
pays.


LA COLONIES DE VACANCES DE LANGLADE

GrAce A la g6ndrosit6 de la population de l'Archipel
qui a r6pondu avec son empressement traditionnel aux


appeals lanc6s en faveur de la Campagne du Timbre
antituberculeux, grace, d'autre part, aux efforts d6-
ploy6s par le M6decin-Commandant Hodoyer, Chef du
Service de Sant6, la Colonie de vacances de Langlade,
r6servee aux enfants d6ficients de families modestes,
a pu recevoir, cette ann6e, une quarantine de gargon-
nets qui ont effectu6, du 15 juillet au j5 aout, une cure
tres profitable de grand air, dans d'excellentes condi-
tions alimentaires et hygi6niques. Un nombre 6gal de
fillettes leur a succ6d6 du 15 ao6t au 13 septembre.



















VARIETIES


LA VIE ECONOMIQUE ET SOCIAL AU VIET.NAM
DU 9 MARS 1945 AU 19 DECEMBRE 1946

Parmi les memoires presents par les 6lMves 'de
lEcole Nationale de la France d'Outre-Mer, celui
de M. Volait a particulihrement retenu attention.
L'auteur s'est donng pour tdche d'y difinir 'atti-
tude et les objectifs du Gouvernement Vietnamien
du 9 mars 1945 au 19 decembre 1946. II y passe suc-
cessivement en revue tous les aspects de la politique
economique et social pour dresser en terminant un
tableau de l'6volution de la society vietnamienne.
II en arrive ac cette conclusion qu'il existe i l'heure
actuelle une coupure entire la masse et ses elites.
C'est lc texte de Id conclusion de ce memoire que
nous donnons ci-dessous.
Sur tons les plans et dans tous les secteurs de la
vie politique, 6conomique, social, religieuse du
Viet-Nam existe a cette 6poque une coupure qui
tend d'ailleurs A s'61argir chaque jour davantage
entire la masse annamite et ses besoins et ses elites
et leurs ambitions.
Le people du Viet-Nam est rest profond6ment
extr8mement oriental. Les bases 6conomiques et so-
ciologiques de sa vie sont demeur6es les m8mes,
elles ne se sont ni transform6es, ni mime amilio-
r6es, malgr6 les belles paroles et les quelques efforts
de ses chefs. Ce people est traditionnaliste. 11 est
encore pros de la terre, il est encore trop li6 aux
imp6ratifs materiels immediate, encore trop soumis
au a primum vivere > pour avoir pu participer de
son propre gre avec toutes ses forces vives i effort
de transformation qu'on a exig6 de lui. Au con-
traire, on. assisted meme a un curieux ph6nomine au
Viet-Nanm, un ph6nomene de retour au pass. L'ac-
tion de la France er Indochine.s'est manifest6e sur-
tout par un < apport > d'un genre de vie nouveau,
d'une technique nouvelle, d'une maniere occiden-
tale de concevoir l'activit6 humane, en y faisant
intervenir la notion du temps et du rendement. Mais
notre action A ce point de vue a 6t6 toute exterieure,
elle n'a.pas pretendu 6tre le ferment interne qui fe-
rait 6clater les anciens cadres de la soci6te anna-
mite. Les Francais en Indochine se sont contents de


vivre comme ils vivaient en France, ils ont ete sim-
plement les examples vivants d'une maniere occi-
dentale d'envisager l'existence. Leur exemple, a in-
fluenc6 les annamites par << diffusion >, diffusion
souvent plus inconsciente que volontairement pr6-
concue. Ceci explique que notre action ait te6 lente,
progressive, et que notre influence n'ait touch
qu'une faible parties du people annamite, celle qui
6tait en contact permanent avec nous, c'est-a-dire
1'1lite. On peut done resumer notre action en Indo-
chine ainsi : evolution d'un mode de vie encore ar-
chalque, mais parfaitement adapt6'aux n6cessites
locales vers un mode de vie plus moderne par une
utilisation plus rationnelle des possibilities du pays
et par une comprehension moins empirique et plus
scientifique de ces imperatifs locaux que sont la cul-
ture en rizieres, I'inondation ou la forte density de
la population dans les deltas : on peut ajouter 6vo-
lution lentement r6alisae par deux moyens, la per-
suasion et I'exemple. Ceci 6tant dit, les Francais
promoters de cette evolution, vont disparaitre d&s
le 9 mars ; par consequent 1'1e6ment dynamique
qui done I'impulsion aux choses et aux gens
n'existe plus. L'effort de renouvellement qui ani-
mait constamment l'apport francais s'arrete. Comme
la masse annamite n'a pas 6t6 influence jusque
dans son elan vital par notre presence, nous assis-
tons alors A un ph6nomene de << rgression >. Cette
masse du people retourne a son ancient style de vie,
qu'elle connait bien, au lieu de chercher a amnlio-
oer I'acquis laisse par les Francais. Et cette r6gres-
sion se traduit par un retour a la a civilisation du
bambou >; elle s'exprime aussi par une reaction
instinctive, venue du fond des ages, devant les 6v6-
nements : c'est le phenomene de dispersion, paral-
lle A celui du retour au cadre de vie traditionnel.
Ce ph6nomene de dispersion se manifesto par 1'cla-
tement des concentrations urbaines cr6ees par les
Francais ou suscit6es par eux, come Hanoi, Ha-
dong, Vinh.
Le cas de cette derniire ville est significatif. Vinh
6tait une ville de 50.000 habitants en 1946, compo-
see de multiples maisons en pierre ou en brique;
des reconnaissances a6rierines executees en 1947 si-
gnalent que toutes les maisons en < dur > ont Wt6







d6molies pierre a pierre ou brique A brique et que
les mat6riaux ont 6tQ disperses dans la champagne.
La ville elle-m8me ne pr6sente plus I'aspect d'une
cit6 moderne, mais l'aspect d'une grosse bourgade
annamite de moins de 10.000 habitants. De meme
'Hanoi est d6sert6e et Hadong a &tB syst6matique-
ment d6molie. Les Vietnamiens se r6fugient A la
champagne dans leurs paillotes de bambou et repren-
nent leur ancienne vie villageoise. Devant de tels
faits on a l'impression que cette vie citadine susci-
tee par les Frangais a 6t6 une creation artificielle
m8me pas susceptible de r6sister A un an de trou-
bles, et qu'elle n'6tait pas adapt6e, du moins dans
la forme dans laquelle nous I'avons r6alis6e, aux
functions sociales naturelles dui people annamite.
Mais ce people, craintif, docile, soumis, s'il n'a
pas < assimil >> les formes les plus modernes de
notre civilisation s'est pli6 cependant sans reaction
apparent A notre action tant que celle-ci s'est mani-
fest6e. Du jour oiu les circonstances n'ont plus per-
mis de la poursuivre, il s'est rapidement d6barrass6
de son emprise, de la m8me maniere qu'on 6limine
un corps stranger. II a d'autant plus facilement re-
nonc6 A notre rythme de vie qu'il y avait moins pris
part. Cependant cette masse amorphe, soumise A
toutes les influences et A toutes les propagandes,
reste un champ d'exp6rience pour de nouveaux mai-
tres. Elle a connu les Frangais, les Japonais, les Chi-
nois, puis maintenant les hommes du Viet-Minh.
Elle se soumettra toujours A I'autorit6 du moment,
mais restera-t-elle toujours immuable ou r6pondra-
t-elle un jour aux sollicitations auxquelles elle est
soumise ?
Nous pensions cependant que le veritable pro-
blame n'est pas 1A. Cette masse annamite est tou-
jours present, toujours prate a se soumettre a n'im-
porte quelle experience, nous 1'avons dit. Dans les
circonstances du moment, A cette 6poque, une nou-
velle experience frangaise directed n'etait pas pos-
sible. Ce furent lee Annamites eux-m8mes qui ont
alors assume la responsabilit6 de donner une nou-
velle orientation A ce people. Les chefs qui prirent
en main les destinies du pays 6taient originaires de
l'Indochine, ils 6taient des membres de son elite, ils
connaissaient le pays, la mentality de ses habitants,
ils avaient fait parties de la communaut6 extr8me-
orientale. N6anmoins, malgr6 tous ces atouts que ne
poss6daient pas les Frangais, une coupure, un *d4-
vorce entire cette elite et le people exista et s'ac-
crut. Pourquoi ? Parce que la nouvelle orientation
que cette l6ite se proposait de donner A son pays
n'avait pas trouve ses fondements essentiels dans la
vie annamite elle-m8me.
En effect ce qui distingue A notre sens le problkme
annamite du problAme japonais ou du probl6me
chinois, problAmes qui par ailleurs ont tant de
points communes, c'est que lea Japonais pour leur
part se sont contents d'emprunter A l'Occident sa
science et sa technique en mmre temps qu'ils ti.
chaient de conserver le plus possible leur propre
conception de la vie, des relations sociales et de la
religion ; influence occidentale, tant qu'ils ont pu


la contr6ler, n'a transform que dans une faible me-
sure leurs institutions et leurs mceurs. Les Chinois
de leur c8t6 se sont montres jusqu'a present rebelles
A toute action modernisatrice venue d'Occident. On
parle de la << Chine 6ternelle. et immuable > et c'est
avec just raison. Les fondements intellectuals, mo-
raux et spiritual' de la society chinoise leur suf-
fisent, disent-ils. Ils ont un pass et des traditions
assez riches pour inspire leur action future. Les
Annamites, quant A eux, n'ont pas trouv6 dans leur
passe et dans leur experience historique et politique
un dynamisme assez puissant pour leur permettre
de s'adapter, sans rien sacrifier de leurs traditions,
de leur conception de la vie et de leur personnalite,
aux n6cessites du monde moderne. C'est pourquoi
les 1eites qui se d6gagent chaque jour du people
annamite n'ont pas pu s'enrichir au contact du pa-
trimoine intellectual et social de leur pays, car ce-
lui-ci 6tait trop pauvre. Elles onf done 6t6 constam-
ment obliges de puiser dans les apports venus de
1'ext6rieur. Ceci est un fait historique. L'l6ite an-
namite a subi influence de la morale chinoise, de
la pensee hindoue, plus recemment influence de
la pensee occidentale. C'est ce ph6nom&ne constant
de l'enrichissement de l'6lite par des notions 6tran-
geres au pays qui cr6e et entretien ce divorce entire
Pl'ite et la masse. Et ce divorce est d'autant plus
grave que ces apports strangers ont 6t6 plus ou
moins mal assimil6s par cette elite. C'est ce qui s'est
produit par example pour les chefs du Viet-Minh,
qui ont ete puiser leur inspiration soit en France,
soit en Russie.
Et cette coupure entire la masse et '61ite sera ine-
vitable tant que Pl'ite sera oblige de chercher ail-
leurs que dans son propre pays les 6elments du
style de vie nouveau qu'elle reclame.
Jusqu'A present les elites du Viet-Nam se sont
nourries de la pens6e occidentale, elles s'en sont ins-
pirees pour d6finir les bases de la revolution vietna-
mienne. Mais elles ont mal assimil6 cette pens6e.
Elles n'en ont retenu que ce qu'en retiennent tou-
jours les strangers A cette pensee qui 1'6tudient pour
la premiere fois, c'est-A-dire sur le plan de Pindi-
vidu le droit des gens A disposer d'eux-mAmes et sur
le plan de la collectivite le droit des nations a la
liberty et A l'ind6pendance. Elles y ont surtout re-
cherch6 des arguments pour leur propre liberation,
et ces arguments les elites vietnamiennes les ont
trouv6s dans la lettre de la pens6e occidentale. Mais
le plus souvent elles n'en out pas comprise 1'esprit,
qui est un esprit d'equilibre et de measure.
C'est pourquoi la lettre de notre pensee a legitim6
A leurs yeux leur nationalism exacerbe, revendica-
tif et x6nophobe. Et nous croyons, qiant A nous, que
cette phase d'un nationalism hostile et agressif est
inevitable. Toutes les elites vietnamiennes qui s'ins-
pireront des concepts occidentaux de la liberty des
individus et des nations passeront obligatoireanent
par cette phase qui, pour eux, leur apparaitra tou-
jours comme une liberation. Mais cette r6velation
des concepts occidentaux dans ce qu'ils ont de plus
direct et de moins nuance ne doit pas 6tre un abou-








tissement. Ce sera notre r6le de faire passer par tous
les moyens don't nous disposerons les elites vietna-
miennes de cette conception d'un nationalism ex-
clusif verse un nationalism plus comprehensif et
plus conciliateur. Ce sera i nous de faire compren-
dre A ces elites l'esprit de la pens6e occidentale, cet
esprit de measure qui consiste non pas uniquement
dans l'affirmation de sa propre personnalit6, mais
aussi dans le respect de celle d'autrui. Ce sera a
nous de leur faire comprendre et admettre que le
concept nationalist integral est insuffisant et qu'il
doit ktre complete par le concept d'une cooperation
international. Ce sera notre tache de leur faire ad-
mettre que dans le cas particulier du Viet-Nam
seule I'Union Francaise peut etre leur 'r6pondant
vis-a-vis de cette cooperation des nations. Ce sens
de la mestire qu'il faudra que nous nous efforcions
de leur communique servira certainement A com-


bler ce divorce qui existe actuellement entire les
aspirations au came et a la prosp6rit6 de la ma-
jeure parties du people vietnamien et les ambitions
de ceux qui aspirent a la diriger'.
Ainsi nous croyons que dans la measure oi les
elites vietnamiennes qui pretendent etre les chefs
d'aujourd'hui et de demain s'inspirent de Ia pens6e
occidentale elles passeront par cet 6tat de nationa-
lisme x6nophobe. Mais cet etat ne doit etre qu'une
tape. C'est A nous qu'il appartiendra d'agir de telle
sorte que cette tape soit franchie,le plus rapide-
;ment possible et qu'elle aboutisse i un nationalism
coop6ratif et constructif. Mais nous ne manquons
pas d'insister pour autant sur le fait que les elites
vietnamiennes de leur c6t6 auront de grands efforts
A faire pour se hausser au niveau des destinies vers
lesquelles elles se proposent de conduire le Viet-
Nam.
A. VOLAIT.


















REVUE DE PRESS


Nous rappelons que It revue de press publide au present bulletin est purement objective. Elle
.n'implique evidemment aucune adhesion du Ministire de la France d'Outre-Mer aux opinions exprimdes
dans les articles reproduits d titre d'information.



PRESS METROPOLITAINE


INDOCHINE

Accaparde par la gravity de la conjoncture politique
interieure de cette pdriode, I'attention des commenta-
teurs de la press quotidienne ne s'est portee que de
rares fois sur la question indochinoise, laissant ce soin
aux iditorialistes de la press pdriodique spdcialisge
dans les questions d'Outre-Mer.
En ce qui concern le problem politique vietnamien,
la note dominant des commentaires traite de l'indeci-
sion gouvernementald.
Remy Roure, dans le numiro de septembre de
France-Indochine, voit dans cette indecision une entrave
a toute politique coherente en Indochine n, laquelle
au surplus n'est pas encore fix6e, puisque en dehors
de l'accord rdalise sur le rejet de la solution militaire -
restent en suspens des questions aussi importantes que
celles de l'attitude de Paris tant a l'igard du gouver-
nement Xudn don't faction est lide a celle de l'empe-
reur, qu'a I'dgard des conventions signees par le Haut-
Commissaire en Baie d'Along.
Aussi longtemps, 6crit R6my Roure, qu'il n'y aura pas
un dessein gouvernemental, hors des divergences d'opi-
nion dans les parties, qcue ce'dessein n'aura pas 6t6 ex-
prim6, que le Parlement ne l'aura pas approuv6, il sera
infiniment difficile au repr6sentant de la France de
prendre des initiatives et d'agir avec fermet6.
M. Rend Pleven, dans L'Informateur Colonial du
15 septembre, sous le titre: ( Plus de temps a perdre
en Indochine ,, se livre aussi a une critique severe de
la politique suivie jusqu'ici.
D6placement & Paris du Haut-Commissaire, visite en
Europe de I'Empereur, n'ont servi & rien devant I'inca-


pacit& des pouvoirs publics de prendre une decision,
pendant que les Indochinois percent confiance dans la
France, que le scepticisme et le doute gagnent m6me
nos soldats, nos administrateurs, nos colons... que les
ex6cutants civils ou militaires percent la foi, ecrit l'an-
cien Ministre de la France d'Outre-Mer qui apprihende
le risque imminent d'un a revers sanglant don't
la responsabilit6 incombera aux gouvernements qui
n'auront pas pris parti et au Parlement qui pour 6viter
un choix difficile aura pr6f6r6 se taire et former .les
yeux. < Ce que nous ne pouvons pas faire, c'est conti-
nuer a donner au monde et a I'lndochine, ob une atti-
tude sans 6quivoque nous ferait regagrier tant d'amis,
le spectacle de pouvoirs publics franqais incapables de
prendre un parti. >
Le General Chevance-Bertin, de son cote, pense que
la cld de tout le probleme reside dans la lutte anti-
communiste. Cette lutte, ecrit-il dans Climats du 9 sep-
tembre, devrait etre mende sur tous les fronts: sur le
plan international, contre l'activiti communist combi-
nee dans I'Asie du Sud-Est; sur le plan indochinois,
par l'appui inconditionnel a Bao Dai, par l'envoi
d'dquipes ( renoo(es de fonctionnaires franfais, et
par le maintien de la a digue militaire du corps expd-
ditionnaire; sur le plan mdtropolitain enfin, par l'in-
terdiction de l'activiti des elements marxistes proviet-
minh de Paris.
Dans ce meme numero, Jean Rochoir reprend la
these qu'il a toujours defendue a savoir que:
Ce n'est qu'en faisant au Viet-Nam la part la plus
belle possible, en renforcant au maximum sa position ;
en favorisant done son nationalism, que nous arrive-
rons & attirer les forces de ce dernier dans notre camp







- condition indispensable du succes centre la r6be-i-
lion Viet-Minh, nbtre seal veritable adversaire. Et pour
y parvenir, il ne faut pas craindre les < replis>> n6ces-
saires de notre propre position.
Climats et Indo-Clim continent toujours leur cam-
pagne en jaoeur de l'ex-empereur; et ce dernier jour-
nal, dans son numero du 16 sepiembre, s'attache a mon-
trer une feis de plus les raisons qui font de a la carte
Bao Dai l'atout decisif de la parties.
Qui poLrra mieux, 6crit-il, concilier les exigences du
pouvoir fort, de la tradition et de I'Etat moderne, qu'un
.Bao DaY, jcuant & la fois le r61e de Gia-Long, de Pierre
Le Grand, d'Ataturk ?
L'avis de l'editorialiste de Une Semaine dans le
Monde n'est pas aussi favorable a I'egard de Bao Dai
puisqu'il ecrit que:
Le soin avec lequel il se tient hors de la melee, de
nmme que les r6ticences frangaises, ont cortribu6 a
faire renai'tre la discorde dans le clan Baodaiste, en
revigorant le s6paratisme coohinchinois.
En tout cas, la situation au Viet-Nam n'a pas change
depuis le 5 juin, si l'on en croit Jacques Guirif qui,
dans Le Monde du 5 octobre, public un article don't la
substance tient dans le titre: a Malgre les efforts de
M. Bollacrt, les accords de la baie d'Along n'ont pas
modified la situation au Viet-Nam ,. Le but essential de
la prise de position, consacrie par les accords d'Along,
a savoir la polarisation des resistants non marxistes -
n'a pas ele atteint. Le motif en est, avec le flottement
de la politique franchise, la temporisation de Bao Dai
qui, ayant recu de M. Bullitt l'assurance de la sympa-
Sthie des Etats-Unis, veut attendre que I'indppendance
et I'unite du Viet-Nam soient faits accomplish pour re-
prendre sa place sur le trche.


kLex-souverain estimerait insuffisamment efficace le
f6d6ralisme que Xuan essaye de r6aliser, du fait de
la lenteur qu'accuse la remise des pouvoirs administra-
tifs par .les autorit6s frangaises, de la contre-offensive
des autonomistes cochinchinois, et du manque de con-
fiance des masses annamites. Ce f6d6ralisme serait
done apparu comme I'extension de :I'exp6rience d'Ar-
genlieu en Cochinchine, d'ou identity de la situation
pr6sente a celle d'avant le 5 juin.
Jacques Guirif se montre quelque peu pessimiste
dans sa conclusion oir il dit que ( la recherche d'une
solution, qui s'impose, s'avore difficile ,.
Tel nest pas l'avis de L'Eclair de 1'Est qui, par la
plume de Pierre Andre, indique que les trois moyens
a mettre en ceuvre pour garder l'Indochine se-
raient:
le retour a leur poste des anciens d'Indochine,
&rands et petits;
l'envoi d'un Haut-Commissaire au prestige et au
renom indiscutables;
une politique ferme et claire affirmant la prepon-
derance francaise et le refus absolu de traiter avec
I'agent du Kominform Ho Chi Mini:.
A partir du 5 octobre, Le Figaro commence la pu-
blication d'une srie d'articles intitulce: ( Voyage a
travers la Cochinchine ,, de Lucien Bodard. Dans le
premier article, I'auteur estime que derriere toute une
accumulation d'incertitudes et d'intrigues, le concept de
la puissance francaise est revenue dans la masse.
II est certain, 6crit Lucien Bodard, que I'ind6pen.
dance est le seul passe-partout qui ouvrirait sur quelque
chose d'autre. Puisqu'on ne peut revenir en arrikre, il
est urgent d'avancer. La Cochinchine sera avec celui
qui *lui redonnera paix et prosp6rit6.


Presse quotidienne

questions politiques


Le probleme de la colonisation

L'Aube public un editorial de l'abbe Boganda, de'-
pute de l'Oubangui-Chari, paru dans son bulletin
a Pour sauver un people ), dans lequel il s'adresse a
la fois ( a ses amis blancs et a ses fr&res de couleur :
Quelqies brillantes oeuvres isol&es, don't on est par-
fois si fier, ne font que confirmed la these que I'6duca-
tion d'un people, comme celle d'un enfant, est davan-
tage le travail de :l'enfant ou du people a 6duquer que
de 1'6ducateur, celui-ci n'6tant que le guide; et que,
si, dans I'ensemble, la colonisation a fait 6chec, c'est
qu'on n'a pas suffisamment tenu compete de cette
r6alit6.
II est done urgent de repenser le prob16me de la
colonisat'on et de la r6soudre en collaboration avec
les int6ress6s, sinon nous pouvons faire le deuil de


I'Union Frangaise comme nous avons fait celui de la
colonisation. .
Tout en conservant a notre A. E. F. sa physion6mie
propre, sa < reserve sauvage >, selon I'expression de
M. Huxley, nous devons profiter de ce courant formi-
dable que nous a amen6 I'apres-guerre pour renverser
les barricades du racism, du sectarisme et de l'indif-
f6rence, et fonder une France nouvelle de I10 millions
d'habifants, unis sous le m6me drapeau, un ,monde nou-
veau bas6 sur la fraternity universelle.
( L'Aube >, 16 septembre).

Le procks de Madagascar

Le Monde public un commentaire de son envoy
special a Tananarive sur le proces des parlementaires
malgaches:







Pour le b6n6fice hypoth&tique qu'ils esperent retire
de leur attitude, les inculp6s mesurent-ils bien le p6ril
auquel ils s'exposent ? 6crit A. Blanohet, qui continue :
Depuis une semaine, on avait senti trrs nettement
se resserrer autour d'eux le filet des pr6somptions les
plus enveloppantes. Trois sortes de t6moignages, tant
malgaches que frangais, y concouraient. Ceux d'abord
qui 6tablissaient la multiplicity des connexions entire
dirigeants du M.D.R.M. et soci6t6s secretes, ainsi que
deplacements suspects dans la semaine de la rebellion.
Ceux qui attestaient la participation active de sections
locales du M.D.R.M. aux massacres et I'invocation faite
par les insurg6s du patronage de certain d6put6s.
Ceux enfin, innombrables, qui rapportaient les v6ri-
tables excitations au meurtre ou a la r6volte pronon-
c6es plus particulierement par Raseta et Rabemanan-
jara...
...Pour 6crasante que soit apparue a I'audience la
some de ces t6moignages, aucun n'aura 6gal6 I'in-
t6rt6, pour la connaissance du m6canisme de l'insur-
rection, de celui d'un t6l6graphiste de DiBgo-Suarez
par qui I'on a appris comment auraft et6 transmis
I'ordre d'attaque. Ce lien manquait jusqu'a present.
Or, il nous fut rev6l6 que des messages conventionnels
circul{rent entire le siege du M.D.R.M. et les sections
par t6l6graphe, mais < hors service >> et avec la compli-
cit6 des posters. Que vaut ce t6moignage unique en
son genre ? Faute de connatfre la critique qu'en eGt
faite :la defense, force nous est d'y ajouter foi...
...Ce proces, qui aurait pu durer jusqu'a la mi-no-
vembre, peut se terminer vers la fin de la semaine pro-
chaine. En cas de condemnations s6veres, les r6centes
auditions des t6moins auront beaucoup contribute
dissiper, m6me dans les esprits les plus scrupuleux, le
soupgon d'une erreur judiciaire.
( Le Monde ,, 22 septembre).

Le aMonde public, d'autre part, le texte d'une de-
peche de son correspondent a Thnariarive, dans la-
quelle ce dernier affirmed que les nuances du verdict
prononce par la Cour criminelle de Tananarive dans le
jugement des rebelles malgaches prouvent qu'on (( a
vise non pas a eliminer des gens dangereux pour la pre-
sence franfaise, mais qu'on a voulu sanctionner des
actes.


Des hommes sont acquitt6s, ajoute A. Blanchet, don't
il n'est pas exag6r6 de penser qu'ils rest(eront come
par le pass des adversaires actifs de la France; la
Cour n'a rien retenu contre eux, consid6rant que l9s
consequences possibles de leur rentr6e immediate dans
la vie publique ,n'6taient pas de son ressort... Mais
n'avions-nous pas raison de pr6voir, des la premiere
audience, qu'entre les conclusions de leur conscience et
I'int6rt6 sup6rieur de leur pays, puissance colonial, les
juges de Tananarive sauraient choisir la voie de la jus-
tice pure ?
11 faudrait done beaucoup de mauvaise foi pour sou-
tenir qu'il s'agit d'un verdict politique. Si des Malga-
ches sont condamn6s, ce n'est pas, comme d'aucuns
le laissaient entendre a priori, en tant que membres
d'un part, m6me antifrangais, puisque quinze militants
M.D.R.M. sortent de l'audience acquitt6s, pour treize
que I'on frappe. Soutenir que l'on voulait d6capiter le
people malgache de sa representation politique serait
6galement injuste, les quinze conseillers provinciaux
pouvant fort bien faire triompher de nouveau, aux pro-
chaines 61ections pour le Conseil de la R6publique, des
elus M.D.R.M.
D'autre part, la Cour se garde blen de reprendre a
son compete la version du minist~re public quant a la
reunion du 27 mars. Si elle consid6rait celle-ci comme
s6ditieuse et comme conventionnel le fameux tel6-
gramme, elle n'eOt pas acquitt6 les conseillers provin-
ciaux. En concluant ainsi, elle a done r6solument tourn6
ale dos A des donn6es pr6congues.
Et A. Blanchet conclut en distant:
1' est trop t6t pour connaitre les reactions des milieux
malgaches qu'aucun indice visible dans la rue n'a ext6-
rioris6es. Comprendra-t-on chez nous que ce verdict
n'est pas un verdict de vengeance ? Quant aux Frangais
de la colonie, beaucoup le trouvant trop mod6r6 et
redoutant le pire, diront, et dissent d6ja qu'il est
surtout de nature q donner satisfaction a la m6tropole.
Mais pas plus qu'il ne liquid en effect I'esprit de la
rebellion, il ne r6sout le problame franco-malgacho.
Tout ne fait donc que commencer. Peut-6tre la justice
ainsi rendue a-t-elle voulu, tout en isolant los vrals cri--
minels, montrer aux uns et aux autres les voix sereines
de la comprehension >.
(< Le Monde >, 6 octobre).


questionss economiques


L'6quipement des T. O. M.
L'Epoque public une lettre adressde par (( l'Union
des FranFais d'Outre-Mer ) a M. Vincent Auriol,
president de I'Union Francaise, (( qui constitute un
appel d'alarme en faceur des territoires de l'Empire
et dinonce avec vigueur une situation tragique ;).
Le magnifique 6quipement don't, en cinquante an-
n6es, nous avons dot6 nos colonies, tombe en ruine,
lit-on notamment dans cette lettre. Les voles ferr-es


sont pareillement menaces et les routes redeviennent
des pistes.
Apras s'etre elevk centre l'instauratitn de salaires
egaux a ceux de France et ( qui sont hours de proportion
avec les conditions locales d'existence ), la lettre con-
clut :
II faut chasser la politique et enseigner que la liberty
s'ach6te au prix du travail.
( L'Epoque D, 14 septembre).









Presse hebdomadaire et illustree


questions pjolitiques


'La R6volte malgache

Dans March6s Coloniaux du 4 septembre, M. Ed.
de Martonne done un essai d'explication de la rivolte
Malgache. Il fait vivre a nos yeux le Malgache moyen,
paysan aux aspirations si voisines des n6tres, qui forme
les 8/100 de la population de l'lle el qui, au fond, est
rest en marge de toute cette adventure politique du
M.D.R.M. et de la rebellion. Quand la monarchie
Hova s'effondra a la fin du XIXO siacle, I'influence
hova trouva chez l'occupant son principal promoter.
Une elite nouvelle en naquit qui s'imposa h tous les
posies d'execution et de liaison entire Franfais et au-
tochlones. L'unification avait progress grace l'ecri-
lure de la langue des Hauts-Plateaux, aux migrations
saisonnieres, au service militaire. De nouveaux facteurs
artificiels d'unification interviennent: naissance d'un
parti politique parmi les elites, le M.D.R.M. qui
-%tend par la suite chez miles petits fonctionnaires. La
plebe urbaine qui vit au contact des Europiens en de-
vient la masse de manceuvre. Un autrte liment de
liaison dynamique est fourni par les tirailleurs demobi-
lises: ce seront les cadres des campagnes. De tout ceci
le Malgache moyen en a dti absent, comme il a te'
absent du corps electoral qui a envoy au Conseil de la
Republique 5 reprdsentants autochtones don't 4 sont
aujourd'hui inculpis. La seule clientele ilectorale est
celle du M.D.R.M. Les vcux du paysan malgache
ne sont pas ceux du M.D.R.M. L'inMependance loin
de les combler ne peut que rendre plus lourdes les
charges qui pbseraient sur eux.

(k March6s Coloniaux 4 septembre).


La Bataille public un article de Pierre Seize intitule :
C C'est decant lles preuves de la culpability des parle-
mentaires malgaches que les avocats de la Difense ont
fui )). Le journaliste montre comment s'est etablie sa
conviction p:ersonnelle de la responsabilitd des dirigeants
du M.D.R.M., en particulier des patlementaires dans
le procks de la rebellion malgache. II insisted sur la par-
faite attitude de la Cour, (( respectueuse a l'exces des
droits de la Difense ), note le retirement des avocats
qui, I'an dernier, avaient decide qu'ils ne ddfendraient
pas ceux qu'ils considgraient des (( tigres a face hu-
maine ) et qui, ( de ces tigres, ont fait des martyrs ).
17 souligne que, si les defenseurs ont abandonni leurs
clients, c'est qu'ils jugeaient la parties perdue en raison
des tlmoignages accablants. Mais ce depart a introduit
une equivoque: ( le depart d'aucuns disent la fuite
des defenseurs parisiens, 'le silence complice du
Barreau de Tananarive n'auront servi qu'a entrelenir


une odieuse equivoque... ) M. Pierre Seize conclut
son article en faisant appel a la conscience des hon-
nRtes gens pour que les decisions de la justice soient
respecties. ( L'arret de la Cour Criminelle de Tana-
narive chatiant des assassins peut et doit etre respected
par tous les bons Franfais.
( La Bataille D, 6 octobre).


Le Ministere de I'Union Frangaise
Climats public un article de M. Paul Devinat inti-
tule : ( Les yeux se dessillent a, sur ce que devrait etre
l'Union Francaise. Apras un bref expose historique sur
les erreurs qui ont preside a la Constitution de l'Uniop
Francaise, a l'explosion de romantisme qui a suivi la
Liberation et qui nous a valu, avec la Constitution, des
rouages reprisentatifs a la fois compliquis et ineffi-
caces, l'appel retentissant des parties donnant libre course
aux convoitises et aux ambitions, sans igard a la situa-
tion reelle du pays... ), I'auteur propose une riforme
qui consisterait a confier a une personnel responsible
chacune des trois categories de territoires, I'Afrique du
Nord, l'Afrique Noire et I'lndochine. II ajoute qu'il
conviendrait que le President du Conseil prenne cons-
cience qu'il est le President du Conseil de l'Union et
non pas seulement le chef du Gouvernement mdtropo-
litain et qu'il soit assisted d'un Ministre de l'Union Fran-
aaise qui deviendrait apras lui le principal personnage
de l'equipe gouvernementale. Ce Ministre de l'Union
Frangaise serait assisted de trois sous-secretaires d'Etat
proposes l'un aux affaires nord-africaines, le second aux
affaires d'Afrique Noire, le troisiame aux Affaires In-
dochinoises.
(e Climats z, 8 septembre).

La C6te-d'lvoire

Climats public un article du Gin6ral Chevance-
Bertin : a En C6te-d'Ivoire, la France va-t-elle dimis-
sionner? ) Le directeur de I'hebdomadaire confie ses
inquietudes sur la situation critique de la Cote-d'Ivoire
que M. le Diputd HophouEt, chef du parti, est a resi-
dence fixe en C6te-d'lvoire depuis de longs mois ou il
essaie de se creer par ( des faveurs et des arbitraires a
une clientele devoude et Janatique ). Et il souligne le
grand danger de laisser un agent d'ex6cution local et
6ph6mere de quelque iKominform lointain mettre en
place des l66ments de d!sordre don't la mission serait
d'intervenir au moment propice.
( Climats ), 29 septembre).








questionss dconomiques et sociales


L'lndustrialisafion et I'6quipement des T.O.M.
Dans Une Semaine dans le Monde, sous le titre:
a Un enjeu mondial u, J. Guerif pose le problame im-
portant de l'industrialisation et de I'armement des terri-
toires d'Outre-Mer dans l'eventualiti d'une guerre. II
deplore que certaines preoccupations demagogiques
aient pu fire nigliger r'IVtude et la mise en action de
questions essentielles don't I'etranger, lui, a saisi depuis
longtemps l'intiret primordial, si I'on en juge a la len-
teur des troupes alliees a quitter nos territoires. Il si-
gnale a cet regard que des memoires sont deja 6tablis
par les services charges de conseiller le gouverement
sur de tels problames. Ces mimoires sont fondes sur la
mise en valeur ( de centres de rayonnement et sur une
methode de doveloppement integre u; ils comportent,
en particulier sur le plan economique et social, une in-
dustrialisation de l'Afrique grace a l'utilisation des
combustibles solfdes et liquides, des forces hydrauliques
et thermiques qu'elle renferme. Les difficulties d'appli-
cation de tels plans, la complexity des rdalisations pro-
jetees, ne doivent eoidemment pas etre miconnues mais
ne sont nullement incompatibles avec la satisfaction de
revendications ( legitimes et profondes o des pays cons-
tituant 1'Union Francaise. Et M. Guirif termine:
Une politique de mobiles inavou6s, d6termin6e par
les subconscients de routes tendances pour repren-
dre le terme de M. A. Philip mercredi dernier a I'As-
sembl:e Nationale n'aboutirait a rien de bon. Nous
ne devons jamais oublier deux graves questions : en cas
de troisieme guerre mondiale, que fait I'Union Fran-
caise et, sans I'Union Franaise, que devient la France ?
.(a Une Semaine dans le Monde ), 24 septembre).

L'Union Francaise reserve d'or
L'Economie du 2 septembre 1948 examine la situa-
tion de 1'Union Franfaise dans ila production de I'or.
En 1940 sur une production mondiale de 1.200 tonnes
la France en produisait 8, don't 7 potr I'ensemble de ses
T.O.M. en 1945, cette production dija faible est tom-
bee a 4 tonnes. L'article passe ensuite en revue les dif-
fbrerts pays producteurs: Indochine, Maroc, Madagas-
car, A. O. F., A. E. F., Guyane. Sa conclusion est
la suivante:
En r6sum6, si I'on considare I'ensemble des espoirs
que l'Union Frangaise peut offrir en matiere aurifare, on
compete trois pays pauvres en or : I'lndochine, le Maroc
et Madagascar, ou pour des raisons diverse les re-
cherches ne doivent pas Stre activement pouss6es;
I'A. O. F. et le Cameroun, ou les gisements actuelle-
ment connus ne semblent pas assez puissants pour servir
de base a une industries vraiment prospare; enfin, deux
territoires riches en or d'une fagon indiscutable : I'A.
E. .F et la Guyane. II ne s'agit pas ici de faire un inven-
taire d6taill6 des indices aurif6res de ['Union Franqaise
en g6n6ral, mais de prouver. qu'il est possible d'6tablir,
en quelques annees, une industries susceptible d'influer


consid6rablement sur la prosp6rit6 de la m6tropole,
tout en favorisant 'essor des pays int6ress6s.
< Le plus simple serait d'encourager ce qui existe
d6ja et,' cet effet, plusieurs measures urgentes sont a
prendre >.
Quelles sont les measures a prendre ? II faut intervenir
dans le domaine de la legislation fiscal et de la legis-
lation du travail. La question des prix a une grande im-
portance et l'auteur lui consacre un assez long develop-
pement. Enfin il faut agir sur l'equipement et le# cadres
et encourager et susciter les investissements et I'esprit
d'entreprise. (< L'Economie ), 2 septembre).

La vanille
Dans March6s Coloniaux du 11 septembre, M. G.
Gruet, Membre du Conseil d'administration de la re-
cherche scientifique coloniale attire notre attention sur
le probleme de la vanille. Le concurrent le plus impor-
tant est le Mexique qui menace srieusement nos pro-
ducteurs d'Outre-Mer dans la position privilegiee qu'il
avait acquise avant 1940 en alimentant les 90 '% de la
production coloniale. Les technicians doivent itudier les
conditions de la regenerescence de la vanille car ls-
qu'ici tout ce qui touche a la vanille et au vanillierest
demeure tres empirique. Ces recherches techniques
.doivent contribuer a en favoriser le commerce en per-
mettant de satisfaire toutes les clienteles qui chacune
ont des gouts et des besoins different.
(< Marches Coloniaux ), 11 septembre).

Le march du cacao
Commentant une hausse du prix du cacao decre'tee
par les autorits britanniques du Nigeria, I'hebdoma-
daire March6s Coloniaux estime que cette decision est
lourde de consequences:
La decision des autorit6s britanniques, 6crit-il, va
obliger :les autorit6s francaises a r6viser leur politique
sous peine de voir la masse du cacao frangais glisser
vers les boutiques anglaises.
La situation est particuliarement critique pour le
Togo et la C6te-d'lvoire, puisqu'il est question pour la
Gold-Coast, d'une relavement au moins 6gal et m6me
sup6rieur a celui du Nig6ria.
En outre du danger d'inflation dans les territoires
frangais, un autre risque se present qui n'existe pas
chez nos voisins. La production du cacao est, en effect,
en Afrique frangaise, parallle a celle du cafe : or, le
prix pay6 au producteur de caf6 est loin d'6tre r6mu-
n6rateur, les conditions d'exploifation 6tant de plus en
plus on6reuses.
On constate une disaffection croissante pour la cul-
ture du caf6ier. La poussee des course du cacao va, sans
nul doute, I'accentuer. On peut craindre que, dans un
avenir tres proche, la production de caf6 ne fl6chisse
brutalement, compromettant le ravitaillement d'une m6-
tropole qui n'a pas tellement de ddvises 6 sa disposi-
tion.







Le gouvernement franqais se trouve en face de pro-
bl6mes qu'il ne peut 6luder et qu'il lui faut r6soudre
tres rapidement, car la traite doit s'ouvrir si nos ren-
seignements :otif exacts le 22 septembre en Nig6ria.
(< March6s Coloniaux >>, 13 septembre).

Les zones cotonnieres et la production d'huiles v6gtales
en A. E. F.
Julien Gautier, conseiller de la Republique du
Tchad, examine dans March6s Coloniaux du 25 sep-
tembre la contribution possible des zones cotonnieres
d'A. E. F. a la production des huiles vdgetales. En
effet, ces regions produisent non seulement du coton,
mais du manioc et des arachides. Cette production
d'arachides, compete tenu des conditions locales de pro-
duction et de consommation est estimee par I'auteur a
150.000 tonnes d'arachides dicortiquies ou 26.400 ton-
nes d'huile d'arachide. La meme quantity d'arachides
fournit a la main 100 kilos d'huile de quality inferieure;
avec des mo~yens mecaniques, 190 kilos d'huile de
bonne quality. Les zones cotonniares de l'A. E. F.
peuvent permettre'l'exportation de 90 % de la consom-
mation actuelle de ces regions en corps gras, soit
20.000 tonnes au minimum. L'auteur pursuit son etude
par l'organisation industrielle a prevoir: au debitage et
au decortiquage pras, les machines d'extraction et de
traitement des huiles sont interchangeables, qu'il
s'agisse d'arachides ou de coton. Le dernier problem
est enfin celi de I'arganisation des transports.
(s March6s Coloniaux >, 25 septembre).

La situation de la Guyane
Sous le titre : ( II faut sauver la Guyane. francaise n,
l'hebdomadaire Climats, public une interview de
M. Leon Danas, depute de la Guyane, au course de la-
quelle ce dernier pousse un cri d'alarme au sujet de la
situation de ce department francais.
M. Damas, apres avoir dit que la Guyane est tenue
maintenant d importer des products qu'elle produisait en
abundance antrefois et etait meme en measure d'expor-
ter, et precise que la population dllait decroissant, re-


dame des measures urgentes pour reliever le pays: ad-
mission de la vente de 'or guyanais sur le march libre
de Paris, creation d'une banque qui accord des credits
a long terme, etablissement d'une liaison maritime di-
recte avec la metropole, protection demographique,
adoption d'une politique d'immigration, etc...
Ce < magasin de routes les richesses > don't parlait le
vieux voyageur de la fin du XVI siacle, personnel encore'
n'en a trouv6 la clef, declare M. Damas. Mais toutes
les richesses y sont encore, plus diverse m6me qu'il ne
I'imaginait. C'esft nous d'en savoir ouvrir la porte. Et
il nous faut r6ussir tras vite. A la conference de Bogota,
on a parl6 de la Guyane. A la conference de La Ha-
vane, on va en reparler. Ce magasin, d'autres pays
s'impatientent de le voir encore ferm6 sur ses richesses
depuis tant de sitcles. (< Crimats >, 10 septembre).

La houille blanche
Dans le numero de France Outre-Mer, d'octobre,
M. P. Darnault, directeur des Travaux publics du
Cameroun, souligne l'importance des reserves d'energie
de l'Afrique Centrale Francaise. Les conditions geo-
graphiques, la jeunesse du model hydrographique,
I'abondance du debit des course d'eau permettent d'en-
visager au Cameroun l'utilisation d'une puissance con-
siderable. Meme si dans un avenir prochain on en est
reduit a des, utilisations limitdes, la naissance7de cen-
trales modestes repr'sentera un stimulant puissant.
(k France Outre-Mer >, octobre).

Le Niger
Une ceuvre poursuivie dans le silence et la modestie
dans un pays ( au sol Ieger ) marque l'empreinte de la
France au Niger. Plus que partout ailleurs encore, sur
une terre ingrate, I'administration s'est penchee sur le
sort de I'autochtone et s'est appliquee a ameliorer so
vie de tous les jours pour faciliter son de'eloppement
ultirieur. L'ceuvre des services techniques, agriculture,
elevage sante fournit au redacteur des examples con-
crets.
(< France Outre-Mer >>, octobre).


PRESS D'OUTRE-MER


INDOCHINE
Une question a particulierement retenu I'attention des
journalists franfais d'Indochine: la representation des
Francais d'Indochine aux Assemblies mitropolitaines.
LLe Populaire d'Indochine, du 18 septembre, dans
son editorial, s'elave centre le mode de representation
des Franfais du Cambodge et du Laos qui constitute
a un oeritable scandal ) et adresse de vives critiques
a la decision du Parlement de reduire le nombre des
repr'sentants des Franfais d'Indochine et de faire disi-
gner I'unique representant restant par l'Assemblke Na-
tionale.


Dans le mime journal, le 20 septembre, Louis Vau-
celle laisse eclater son indignation, sous le titre: ( Les
Franfais d'Indochine traits en mineurs et en inca-
pables .
Les Frangais d'lndochine, 6crit-il, n'ont pas fini d'ex-
pier la faute irr6missible qu'ils ont commise en ne se
laissant pas tous massacrer, torturer, emprisonner par
les Japonais...
Pour lui:
C'est done pour punir les Franhais d'un pr6tendu
crime de collaboration, pour leur faire tenir le r6le de
boucs 6missaires auxquels on peut imputer les fautes des







gouvernants seuls responsables de la d6bacde de
1940 et de ses suites qu'ils sont tenus encore, et pour
longtemps, comme des < Frangais de 2e, sinon de
3 zone >>, des parias, des intouchables, a qui le Saint
des Saints parlementaires est interdit.
Louis Vaucelle exprime ensuite les inquietudes que
lui inspirent de pareils errements:
Qui peuvent a la faveur des combinaisons et intri-
gues parlementaires, valoir un jour a l'Indochine la d6-
signation d'un communist, comme cela s'est product
pour le Cambodge a propos de sa representation a
I'Assembl6e de I'Union.
On sent cette mmme crainte du communism, aussi
chez les Vietnamiens, et ceci sur une tout autre ques-
tion. Le Thoi Su (Hanoi) du 20 septembre, ne con-
vient-il pas de la ( ncessite d'ecarter les fractions com-
munistes pour iviter de placer la Patrie sous le joug
sovidtique ), et ne qualifie-t-il pas les communists
a d'agents fiddles de Moscou, don't le seul but est d'ins-
taurer le regime rouge a la faveur de situations con-
fuses? ))
Et pour eviter une situation confuse, la plupart des
journalists vietnamiens font champagne pour que les au-
toritas francaises remettent au Gouvernement Central
vietnamien les attributes de sa souverainete interieure.
Le Tho* Su voit, dans les hesitations fran9aises a
donner au gouvernement central l'autorite necessaire, la
cause de I indifference de la masse vietnamienne a
I'igard des accords du 5 juin. II juge cette indifference
justifiee.
Sans arm6e, sans argent, les Ministres du gouvern.e-
ment vietnamien, si habiles soient-ils, ne peuvent rien.
La population paisible du Viet-Nam n'accordera sa con-
fiance au gouvernement que dans 1'6ventualit6 o0 ses
aspirations pourront 6tre satisfaites, ses int6rets garan-
tis, sa vie prot6g6e. L'actuel gouvernement, sans pou-
voirs r6els, ne peut ra.liser ces conditions.
De son c6tL le Ngay IMol (Hanoi), icrit:
Pour prouver solennellement sa si.nc6rit6, pour dissi-
per encore les doutes existent dans I'ame vietnamienne,
doutes dans lesquels le movement de resistance puise
I'essentiel de ses forces, nous croyons le moment venu
ou, avant toutes choses, la souverainet6 int6rieure doit
6tre entierement rendue au Gouvernement du Viet-
Nam.
Pour le Dean Ket (Hanoi):
II est temps que la confiance renaisse des deux c6t6s,
sinon I'accord -de la Baie d'Along n'apportera aucun
changement a la situation.
La situation politique future du Viet-Nam est esquis-
sie par L'Echo du Viet-iNam (Saigon), du 20 sep-
tembre, qui reprend la these qu'il a toujours difendue :
Le Viet-Nam ne doit pas etre un simple membre de
I'Union Frangaise, mais un Etat associ6 b6n6ficiant d'une
plus grande ind6pendance que les autres membres de
I' nion.
II fait etat de deux articles de M. Devinat et de
J. Rochoir publish par Climats, don't les points de vue


rejoignent le sien. M. Nguyen Phan Long exprime le
desir de voir M. Devinat succeder a M. ,Bdlaert au
post de Haut-Commissaire en Indochinq.
Mais, d'apres le Binh Dinh (Hue), du 9 septembre,
le successeur de M. Bollaert ne peul que suivre la
meme voie que M. Bollaert. Ce journal deplore que
M. Bollaert:
Soit constraint, avant toute decision, de prendre I'avis
du gouvernement frangais, et de sonder I'opinion pu-
blique pour arriver en definitive apres tant de traver-
s6es a un r6sultat n6gatif. L'opinion publique frangaise,
, I'exception des communists aveugles et des colonia-
'listes arri6r6s, doit comprendre que si la politique expo-
see par le Haut-Commissaire en Bale d'Along.ne r6us-
sit pas, rien ne saurait r6ussir. Aucun gouvernement
frangais ne peut d6vier de cette voie.
Quelques jours apres, le Binh Dinh approve encore
plus categoriquement la politique adoptie par M. 'Bol-
laert:
Les Frangais, people riche de bon sens, ont compris
la vole qu'il convenait de suivre. Si quelque retard sur-
vient dans les r6alisations concretes la cause doit en
6tre oherchee dans la crise politique frangaise, et dans
les agissements du parti communist. Mais, das que la
situation politique sera stabilis6e en France, le problame
franco-vietnamien sera r6solu suivant la ligne trace par
M. Bollaert.
Mais quel sera le role de I'ex-Empereur Bao Dai
dans cette conjoncture? Jules Haag, dans Le Journal
de Saigon, du 22 septembre, public un article intitul :
( Cette promesse, il faut la tenir n, oi, il rappelle que
I'ex-Empereur avait fait la promesse, das le 18 sep-
tembre 1947, ( d'apporter son autoriti pour arbitrer le
conflict )).
Dans un deuxi~me article, ce meme editorialiste, sous
le titre: ( Une politique logique et loyal n, souligne la
necessity de traduire par des realisations concretes les
principles posis, dans les accords du 5 juin:
Un grand pas sera fait dans cette voie le jour ob
Bao DaT affirmera par sa presence, non seulement sa foi
dans un protocole qu'il a sign, mais dans sa volont6
de donner a ce pays le signal d'un nouveau depart vers
une prosp6rite qu'il lui sera facile de retrouver.
Rappelant que ( Donner et retenir ne vaut ; il cite
qu'en ce qui concern la France, elle a deja donn6 une
preuve tangible desa volonti de tenir ses engagements
par l'importante riforme transfirant aux administrations
propres des Etats associis les recettes des Rdgies Indo-
chinoises.
A propos du retrait du privilege de la Banque de
I'Indochine, M. de Lachevrotiare, dans un editorial de
L'Union Francaise, deplore que pareille riforme:
Ait 6t4 op6r6e a chaud ce qui risque d'avoir de
graves repercussions sur I'6conomie indochinoise chan-
celante, a qui est imprudemment retire I'appui de
I'6norme credit que conservait le grand Etablissement
financier frangais, un des plus puissants de tout
!'Extreme-Orient.







MADAGASCAR


Le proces de Madagascar
Le journal Antsoavo rend hommage a l'impartialitd
et a sa Srnitk de la justice francaise dans le proces de
la rebellion. II souligne I'autoriti du premier President
Laget et toutes les garanties qui ont dte donnees aux in-
culpes pour s'expliquer aussi longuement qu'ils le disi-
raient.
([ Antsoavo 26 aot).

Tana-Journal commentant le depart des avocats de la
defense, dit sa conviction que ce depart n'entravera pas
la march du proces.
Eh bien non, ce procks ne sera pas 6touff6, ce process
ne sera pas d6vi6 de la ligie que lui a donn6e, a travers
beaucoup de precautions et de circonlocutions, le Pr6-
sident Laget. Si ces messieurs sont parties, le repr6sen-
tent de la parties civil n'a pas pris I'avion avec eux.
Les victims, elles, sont encore la, qu'elles dorment leur
dernier somneil sous la terre malgache ou qu'elles ten-
tent p6niblement de se refaire une existence boulever-
s6e par les 6v6nements.
(c Tana-Journal D, 10 septembre).

-D'autre part, le meme journal 6crit:
Dans ce proces de la rebellion, la justice aura 6t6
sans cesse entrav6e, on aura voulu sans cesse la faire
d6pendre du politique, du 16gislatif. Notre magistra-
ture sortira grandie de cette 6preuve, car elle a faith
la preuve que rien ne peut I'entraver. Elle aura montr6
de manibre tclatante qu'il est vain de vouloir s'attaquer
a son ind6pendance et qu'elle sait rester au-dessus des
d6bats partisans et dejouer routes les manceuvres.
AprBs deux mois de.d6bats, la Cour sait ce que fut
la rebellion, et plus encore que cette rebellion ne fut
pas le jaillissement brutal d'aspirations longtemps con-
tenues, mais la r6alisation du criminal dessein de quel-
ques homes, longuement mGri, pr6par6, pr6m6dit6.
En marge du proces, France-Madagascar estime que
ceux qui de loin et le plus sincarement du monde potent
des motions favorable a ( I'indipendance malgache,
he connaissent des Malgaches que:
Quelques douzaines de garcons de race Hova, jour-
nalistes, avocats, pr6tres ou pasteurs. A cet 6chantil-
Ion, ils jugent toute la piece. Comment une nation qui
'possede de telles 6lites ne m6riterait-elle pas son ind6-
pendance ? D6ja ils r6vent d'une fle heureuse, prosp6-
rant sous le joug equitable et l6ger des lois d6mocra-
tiques, cotisant a la Ligue des Droits de I'Homme, en-
voyant ses ambassadeurs a Moscou et a Washington,
jetant des points sur les rivibres, fondant des villes,
creusant des ports, et dispensant au people les lumieres
de l'instruction obligatoire.
(( France-Madagascar 7, 11 septembre).


L'amnistie
Le Fahaleovantena demand I'application a Mada-
gascar de la loi d'amnistie qui ( permettrait le retour de
a confiance mutuelle, seule garantie d'une collabora-
tion loyale et sincere ).
(< Fahaleovantena 15 septembra).

La mise en valeur du < Lac Alaotra

L'Avenir de Madagascar comment la signature de
la convention du lac Alaotra. La mise en valeur de la
region a cessi d'etre un project pour devenir une reality.
L'article reprend rapidement L'expose, les conditions
locales et les proble'mes qui se posent, ainsi que le
programme des etudes qui vont avoir lieu. En termi-
nant I'auteur estime que a le jeu en vaut la chandelle,
et donne des chiffres eloquents:
Lorsque la mise en valeur du Lac Alaotra sera r6ali-
s6e, ce sont, nous l'avons dit, des quantit6s consid6ra-
bles de products alimentaires qui viendront s'ajouter a
la production malgache.
A cet 6gard, voici des chiffres 6loquents qui indi-
quent ce qu'il est permis d'en attendre annuellement :
250.000 tonnes de riz.
25.000 tonnes de viande.
8.000 tonnes d'huile.
15 a 20.000 tonnes de f6cule.
Et aussi, car cela n'est point d6daignable, 50.000
tonnes de pate a paper, fabriqu6e avec le < zozoro >
et de la paille de riz.
(' L'Avenir de Madagascar >, 10 septerfibre).

La Fandrosoam Baovao riclame des machines agri-
coles pour le culticateur malgache: ,
Une fois encore... pour cette ann6e tant esp6r6e et
charge de tant de promesses... I'angady d'Andrianam-
poinimerina sort de son coin. AffOt6e, luisante... port6e
sur l'6paule d'un rangahy le plus honorable des vi-
vants de cette tle cette angady va travailler la ri-
ziere et le champ de manioc, turner des hectares de
pommes de terre et de patate, b6cher des terrains
d'arachide et de tabac...
L'angady... une fois encore a Madagascar... va triom-
pher sur la charrue, sur le tracteur-laboureur-semeur...
Et I'auteur de conclude:
Des machines a moteurs explosifs ? Des voitures de
routes marques et de routes les formes ? Les rangahy
cultivateurs en ont beaucoup vues Beaucoup. Mainte-
nant ils demandent des tracteurs, des charrues, des
herses, des outils m6caniques pour travailler et revalo-
riser ces millions d'hectares non exploits et... impos-
sibles a explqiter avec I'angahy ancestral.
(c Fandrosoam Baovao v I"O octobre).









PRESS


ETRANG'RE


La collection complete des articles de press etrangere traduits en francais peut dtre consulted d la
Section de la Presse Etrangere (Direction des Affaires Politiques, 27, rue Oudinot, pidce 94, 20e tage).
Les numeros qui figurent ci-dessous d la suite de l'indication d'origine des articles de press
permettent de se reporter au texte complete des dits articles.



I. UNION FRANQAISE


INDOCHINE,

Le gouvernement frangais envisage sans plaisir le
debate qui va s'ouvrir a l'Assemblie Nationale sur 'I'n-
dochine. Car (( les socialists ont adopted une resolution
disavouant la politique officielle et reelame la reprise
de pourparlers avec Ho Chi Minh ,.
(e Neue ZiUrcher Zeitung >, 20 aoGt 1948). 4.074.


Mais par 437 voix centre 183 voix communistse,
I'Assemblde approuvait la declaration de M. Marie,
relative h la politique franfaise au Viet-Nam.
.J.Dans I'ensemble, le Gouvernement ne s'est pas tir6
maladroitement de la situation. Quelque insuffisante
qu'ait 6t6 sa declaration sur I'lndochine, i! n'en est pas
moins important qu'une majority substantielle se soit
de nouveau manifestfe pour Andr6 Marie au course du
d6bat d'aujourd'hui et que les socialists aient mani-
festement juge pr6f6rable de ne plus menacer la con-
tinuit6 de la politique gouvernementale dans le do-


maine de la politique 6trangere come dans celui de
la politique intfribure...
(< Basler Nachrichten >, 20 aout 1948). 4.075.

L'opinion franfaise demeure divisee en ce qui con-
cerne l'attitude a adopter a I'6gard du Viet-Minh. Ce-
pendant:
...Le D' Ho Chi Minh est un communist profession-
nel form par Borodine. II a des amis & Moscou et
parmi les communists chinois. Alors que les gouver-
nements de Malaisle, de Birmanie et de Chine nationa-
liste s'opposent activement a .la prise du pouvoir par
les communists dans I'Asie du Sud-Est, le Gouverne-
ment franqais a les meilleures raisons pour refuser de
traiter avec lui. Le Pr6sident du .Conseil, M. Marie,
n'a pas assez tir6 parti de sa forte 'position a I'Assem-
blee, la semaine derniere. Peut-&tre voulait-il 6viter les
paroles hostiles qui auraient pu rendre plus difficile la
tache du nouveau Gouvernement du Viet-Nam dans
ses relations avec le Dr Ho Chi, Minh, 6tant donn6 que
le G6enral Xuan a d6ja parl6 vaguement de faire des
concessions au Viet-Minh...
(<( The Times >, 23 aolt 1948). 4.093.


II. PROBLEMS GENERAUX


A. LE CONSEIL DE TUTELLE

Lorsque le mecanisme des Nations Unies etait en
course de discussion, bien des gens pensaient que tous les
pays non autonomes devraient. tre places sous control
international, car ce project a des merites evidents.
...Lorsque routes les puissances co'loniales, sans excep-
tion, s'y opposrrent, certain penserent qu'eHes 6eaient
uniquement inspires par des motifs d'avarice impe-
rialiste et d'amour-propre. Les r6cents 6v6nements
montrent que [eur reserve avait une base plus justifiee.
L'exp6rience acquise 6 la Commission des mandates
leur avait appris que, tant que le nationalism serait la
base de I'organisation mondiale, les repr6sentants des
Nations se soucieraient davantage de politique que du
veritable bien-6tre des peuples arri6r6s.
Ce qui 6tait vrai de I'ancienne Commission des


Mandats I'est cent fois plus du Conseil de Tutelle et de
I'attitude de I'Assemblee Gknbrale dans son ensemble.
D&s le d6but, dh a pu noter des indices certain d'une
coalition des puissances orientales dominoes par la
Russie, souvent renforc6e par les petites nations d'Am6-
rique du Sud, centre les Puissances occidentales admi-
nistrant des colonies. Derribre un masque singulibre-
ment peu convaincant de sollicitude a I'6gard des pe'u-
ples assujettis, les vieux traits families de I'agression
totalitaire ont 6t6 inettement discern6s...
(< Time and Tide >>, 4 aoGt 1948). 4103.

Cette hypocrisie est particulierement visible dans les
rapports que le Conseil de Tutelle a remis a l'Assem-
blWe des Nations Unies.
...Ces rapports, uniform6ment critiques sans 6tre en
aucune maniere constructifs, ont soulev6 une grande







indignation parmi les puissantes tutrices. Les territoires
vis6s sont le Tanganyika, administer par la Grande-Bre-
tagne, [e Ruanda-Urundi, administr6 par la Belgique et
la Nou~Ile-Guin6e administr6e par I'Australie. L'Afri-
que du Sud a refuse de placer sous- ce regime le Sud-
Ouest Afrcain allemand, mais elle a fourni des infor-
mations au Conseil et elle reqoit 6ga.lement une hom6-
lie...
Ceries, y a beaucoup de critiques a formuler et de
conseils a donner. Et s'ils mettaieht en parallale les pro-
gras realiss dans les divers territoires, les rapports se-
raient d'une reelle utility. Malheureusement:
...La plupart de ses critiques reposent sur des infor-
mations fausses et sur des pr6jug6s et n'offrent aucune
directive d'ordre pratique. Certaines sont indubitable-
ment fondles, comme I'admettront franchement les per-
sonnes cornaissant 'les territoires en cause, mais, pre-
sent6es de cette manikre, elles ne contribuent nullement
a faciliter les r6formes.
On peu- prendre des examples de la m6thode inop6-
rante du Conseil dans ses commentaires sur la politique
britannique en Afrique. Certains membres du Conseil
se m6fient profond6ment de la reunion de territoires en
tutelle aux colonies voisines au moyen d'unions adminis-
tratives. T:utes les Puissances mandataires s'appliquent
a cr6er de telles unions et la Grande-Bretagne est en
train d'inc!ure le Tanganyika dans une vaste association
au moyen de la Haute Commission Est-Africaine. Cette
measure es- consid6r6e par cerfains membres du Conseil
.comme un agrandissement imp6riaaliste. Cependant des
unions de ce genre sont express6ment autoris6es par les
Charges de tutelle.
D'autre part, au lieu de s'organiser pour jouer ie role
d'une Commission comprtente et impartial charge de
veiller a l'amnlioration des territoires sous tutelle:
...Le Conseil est devenu un forum politique oh les
Puissances coloniales sont mises en jugement comme des
inculp6s par des-nations n'exerqant aucune des respon-
sabilit6s ces puissances tutrices. Un temps considerable
est perdu 'prendre connaissance de << petitions > pr6-
sentees pnr des individus qui ne sont pas citoyens des
territoires en cause et qui exposent des dol6ances inspi-
r6es uniquement par des raisons politiques n'ayant rien
a voir a la question. Le Conseil est compos6 de six re-
pr6sentants de Puissances ayant des territoires a admi-
nistrer et de six repr6sentants des autres Puissances.
Lorsque la Russie boycottait le Conseil, certain progres
furent realis6s, mais lorsqu'il fut demand a celui-ci
d'61aborer un project de statut pour J6rusalem, le d616-
gu6 sovi6tique occupa son siege et, depuis lors, il se
livre a des critiques-violentes et incessantes de tous les
actes des Puissances tutrices.
Finalemrent, tel qu'il fonctionne a I'heure actuelle, le
Conseil de Tutelle ne peut aboutir qu'a un seul rdsul-
tat...
...Cr6er de I'agitation parmi les populations coblo-
niales sans amener le moindre redressement de maux
r6els.
Tant que le Conseil ne changera pas de m6thode,
son action continuera a 9tre a la fois sterile et discbr-
dante. (e The Times >, 23 aoQt 1948). 4.094.


Mais a en croire le pgriodique amrricain Nation,
13 puissances coloniales ne sont pas absolument sans
reproche:
...Les puissances coloniales n'orit pas 6tf longues a
mettre sur pied des techniques pour em'pcher la su-
pervision effective de leurs m6thodes. Lorsqu'un porte-
parole. de I'importante triibu Ew d'Afrique Occidentale
se plaignit de ce que la frontiere politique entire la
Grande-Bretagne et la France coupait en deux les an-
ciens territoires de son people, le Conseil loua Ja mod6-
ration avec laquelle le demandeur avait pr6sente sa
cause, fit un certain nombre de concessions conciliantes
et promit qu'une mission serait envoy6e ult6rieurement
pour 6tudier la question, ainsi que le prevoit la Charte.
Une semaine plus tard, cependant, le Conseil d6cida
que la premiere de ses missions de visit irait, non pas
en Afrique Occidentale, ou sa presence est manifeste-
ment n6cessaire, mais en Afrique Orientale. Et, bien que
fond6e a su'pposer que Costa Rica n'avait pas de sym-
pathie pour le continent noir, elle fit de ce pays un
membre de la mission aux c6t6s de la France, de la
Chine et de I'Australie. En outre, la Grande-Bretagne
proposal astucieusement comme Pr6sident un ancient
Gouverneur de I'Afrique Occidentale Frangaise, d6l6-
gu6 supplant au Conseil de Tutelle.

Le meme journal juge siovrement I'action britannique
au Tanganyika:
...L'ann6e derniere, le Tanganyika, le plus vaste de
tous les territoires sous tutelle et le seul que I'on puisse
consider r6ellement comme s'administrant virtuelle-
ment d'une facon autonomy, fut solidement rattach6
par la Grande-Bretagne aux deux colonies voisines du
K6nia .et de I'Ouganda sous un systbme f6d6ral d'admi-
nistration. La constitution de la nouvelle assemble con-
tr6lant cette f6d6ration a 6t6 habilement conque de
manirre a s'assurer qu'elle serait domin6e par une majo-
rite de membres blancs. Une proposition ant6rieure ten-
dant a donner aux Indiens et aux Africains l'6galit6 de
representation par rapport aux blancs, beaucoup moins
nombreux qu'eux, a 6t6 tout bonnement 6cart6e par
suite des protestations des colons blancs agressifs du
K6nia. Cette f6d6ration a pris effect computer du
I'" janvier 1948, mais le Conseil de Tutelle n'en a offi-
ciellement rien su avant qu'elle a.it 6t6 mise effective-
ment en vigueur. Maintenant, m6me si le Conseil la de-
sapprouvait, la tendance en faveur de la supr6matie
blanche en Afrique Orientale est trop bien 6tablie pour
8tre renversee...
Enfin ces puissances coloniales, soutenues par les
Etats-Unis ont inergiquement risistM a la proposition
faite par l'Inde tendant a etendre le system de la tu-
telle a toutes les colonies.
...Au course du d6bat les puissances coloniales d6sa-
vouerent explicitement ale point de vue selon lequel la
tutelle serait < rapides de parvenir a I'autonomie ou & I'ind6pen-
dance >. Apr6s avoir constat6 que le syst6me colonial
6tait suranne et devrait 6tre aboli, John Foster Dulles
fit remarquer avec raison que cinq cent millions d'habi-
tants de I'lnde, de la girmanie, de Ceylan et des Philip-






pines avaient obtenu ces derni6res ann6es I'ind6pen-
dance politique sans l'intervention du systeme de tu-
telle. II n'expliqua pas'coniment cela s'&tait produit,
peut-6tre parce que son argument, s'il l'avait d6ve-
lopp6, aurait pu rhontrer que I'Pmancipation du statut
colonial 6tait die plus souvent a un movement natio-
naliste indig6ne exergant une pression par en bas qu'6
des r6formes octroy6es d'en haut...
(( The Nation ), 31 juillet 1948). 4.069.

B. COMMISSION COLONIAL DE L'O. N. U.
Le 2 septembre une Commission spiciale s'est riunie
a Genove pour examiner les informations fournies aux
Nations Unies par huit nations qui ont sous lear pro-
tection des territoires qui ne se government pas eux-
memes. Elle devait ridiger un rapport destine a l'As-
semblie Genarale de 1'O. N. U.
D'apras l'article 73, chapitre XI de la charge, il est
exigd des puissances coloniales...
...L'envoi r6gulier au secretariat general de I'O.N.U.
Sedans un but d'information, de tout renseignement re-
latif a la s6curit6, de statistiques ou d'indications tech-
niques concernant !les conditionss sociales, 6conomiques
et intellectuelles dans les territoires coloniaux.
Cette obligation ne concern pas les territoires pla-
c4s sous le regime de la tutelle internationale...
L'interpretation de cette obligation a fait l'objet de
ddbats passionnis aux Nations Unies...
...On a essay d'6tendre le contenu de I'obligation
de telle sorte qu'y figureraient les questions politiques
et constifutionnelles et que 'l'Assembl6e gen6rale de
I'O.N.U. aurait un droit de contr6le et de supervision
sur les territoires du d6veloppement desquels les Puis-
sances coloniales sent respotsables...
En presence de ces tentatives:
...La Grande-Bretagne n'est pas dispos6e a recon-
natfre quelque droit d'intervention que c6 soit de I'O.
N.U. dans I'administration de I'Empire colonial. Non
seulement ren de tel n'est pr6vu en ce sens dans la
Charge, mais I'interposition entire les colonies et la
m6re'patrie d'une Assemb:1e international politique
n'ayant pas la responsabilit6 directed des r6sultats de ses
decisions nuirait aux peuples coloniaux eux-momes...
(e The Observer >, 29 aoOt 1948). 4.086.

La Grande-Bretagne affronte sans crainte la session
de la Commission colonial, car...
...Les territoires coloniaux ont 6 6 le th68tre d'un
effort constant d'am6lioration des conditions de vie et
ont b6n6fici6 en mAme temps d'une grande extension
du champ d'action des institutions representatives. II est
vrai que eeci s'est fait discr6tement, sans qu'il ait 6t6
question' de constituer ces organizations tapageusoes
portant des designations dens lesquelles los mots < li-
bert6 a d6mocratique ) at < people > reviennent
avec une hypocrite fr6quence. II n'y a pas eu non plus
d'alections a listed unique, comme, pae example, aux files
Kouriles ou un emiral sovi6tique fut 61u 6 'Iunani-
mit6 come repr6sentant parlementaire r6v6...


Du faith que l'adrministration colonial britannique
a soutient trWs favorablement la comparison avec les
systames existent dans les territoires comparable se
flattant d'dtre totalement autonomes...
...Le gouvernement est pleinement justifi6 a r6sister 6
I'intervention excessive des Nations Unies dans la con-
duite de sa politique colonial, d'autant plus que cette
intervention est pr6conis6e, non dans I'int6r6t des po-
pulations coloniales, mais pour des motifs politiques.
Les porte-paroles russes aux Nations Unies ont sugge6r
parfois qu'une tell attitude supposait que le gouverne-
ment britannique avait quelque chose a cacher. En r6a-
lite, il est infiniment plus facile de visitor une colonie
britannique, mgme la plus bloign6e, qu'une parties quel-
conque de I'U. R. S. S.
(e Daily Telegraph >, 30 aout 1948). 4.101.

Comme il fallait s'y attendre, la Russie a soutenu a
Geneve que la Grande-Brelagne avait meni ses af-
faires coloniales ( d'une maniere lamentable qu'il etait
temps que I'O.N.U. intervienne et adopted certaines
measures de control Les dle'gues britanniques ont
montre que...
..ALa Grande-Bretagne n'a pas pour but de maintenir
ses populations coloniales dens un 6tat d'assuiettisse-
ment et d'exploiter leurs pays jusqu'au dernier penny.
La Grande-Bretagne desire guider tous ces territoires
coloniaux vers la responsabilit6 gouvernementale dans
le cadre du Commonwealth.
Mais cette entreprise est fatalement ardue et lente,
des millions d'indig6nes 6tant encore des primitifs. Dans
certaines parties de I'Afrique Orientale la zone est en-
core une nouveaut6. Dans toute I'Afnique (ce qui repr6-
sent les 2/3 de notre Empire) fes rem6des des gu6ris-
seurs font encore une forte concurrence a la medecine
moderne...
Comment est envisagee l'dvolution vers le self-
government ?
...Dans les regions lies plus arri6r6es le Gouverneur
dispose de pouvoirs absolus, sous la seule reserve de
I'approbation du seor6taire d'Etaf. Mais, lorsque la
croissance du territoire est plus avanc6e, un Conseil
est nomme par la couronne pour assisted le Gouverneur
et si ce conseil pastime que celui-ci ne s'acquitte pas
convenablement de sa tache il a le droit d'en appe-
ler au Secr6taire d'Etat.
Dans les territoires plus avanc6s, i, existe une Asslm-
bl6e enti6r6ment 6lue correspondent a notre Chambre
des Communes et le Gouverneur choisit son Conseil
Ex6cutif parmi les leaders de cette Assemblee. Ce sys-
t6me s'appelle le gouvernement repr6sentatif; la
Guyane Britannique et les Bahamas en fournissent des
s exemples typiques.
A 1'6tape suivante, le Conseil Ex6cutif-devient un
Cabinet recrut6 dans le parti ayant la majority & I'As-
sembl6e. La responsabilit6 passe du government au
Cabinet qui a 6 r6pondre devant les repr6sentants du
people au sain de l'Assembl6e.
Cheque ann6e le representation indigene s'accroit
aux Conseils gouvernementaux locaux au fur et a me-







sure de la lente evolution de cette conception de poli-
tique colonial.
(e Continental Daily Mail )>, 4 septembre 1948). 4.112.

En fin de compete, lorsqu'elle a clos ses travaux, la
Commission n'avait faith que se livrer a de dicevants
exercices de recriminations mutuelles. Elle a te' trans-
fornfie par les Soviets en un champ de bataille sur le-
quel a iIs ont livre des assauts d'injures n.
...Les*Russes trouvent une justification a leurs atta-
ques dans deux propositions de I'Assembl6e. La pre-
miere est cestin6e a rendre obligatoire la mise des pos-
sessions coloniales ordinaires sous un contr6le semblable
a celui des, territoires sous tutelle. La second a pour
but d'obteiir des informations politiques et constitu-
tionnelles en plus des autres renseignements diej four-
nis. Aucune de ces propositions ne manque d'int6ret.
C'est la maniere don't elles ont 6t6 pr6sent6es et les
motifs de cette presentation qui ont sou'lev6 l'opposi-
tion des PPuissances coloniales, de la Grande-Bretagne
pas moins que des autres...
Tout au long des d'bats, le delegue britannique aide
des dle"gues franfais et beige s'est employee a demon-
trer le vide des arguments russes.
...Lorsque le d616gu6 russe, par example, reproche a
la Grande-Bretagne de n'avoir pas de cinemas 6duca-
tifs aux iles Gilbert et aux Ties Ellice, i' put faire remar-
quer que ces fles avaient une population de 8.000 en-
fants disperses sur une superficie de I million de miles
carries d'O::6an, et il pass & la centre attaque en citant


un discours du Ministre de I'lnstruction Publique sovib-
tique faisant ressortir le facheux 6tet cultural de I'une
des R6publiques Sovibtiques de I'Asie Centrale...
II est remarquable que les attaques sovoitiques n'aient
pas ite soutenues par les autres dleguis des puissances
non-coloniales (sauf une fois).. Mais leurs critiques
( auront certainement des inconvenients positifs partout
6it elles seront rapportfes par la press indigane el par
les agitateurs communists )).
Mais des discussions comme cells de Genave ne
serpent a rien. Pourtant...
...Les Nations Unies pourraient accompli'r une oeuvre
prciTeuse en 6tablissant des bases impartiales de juge-
ment, en r6unissant et en comparant des informations
honnBtes sur les colonies et territories sous tutelle et en
exerqant une influence judicieuse et bienfaisante. L'ef-
fet des methodes de propaganda adoptees jusqu' a pr6-
sent a !a Commission colonial et au Conseil de Tu-
telle est exactement 'inverse. Les critiques sans probity
et ma'l fondees ont pour effect d'etouffer les critiques
judicieuses. Une sorte de loi de Gresham entire en ac-
tion. La fiddlite au principle de responsabilit6 collective
pour les territoires arrier6s est annihilbe par des d6bats
sans sin.cri+t et le prestige de ces organismes des Na-
tions Unies y faith naufrage. Tous les int6resses Puis-
sances coloniales, peuples assujettis et Nations Unies -
sont perdants au meme tire, alors que, dans la measure
oi ils s'assureht une tribune suppl6mentaire pour leur
propaganda de denigrement, les Russes sont les souls
gagnants.
(< The Times >, 22 septembre 1948). 4.144.


III. EMPIRE BRITANNIQUE


A. CONFERENCE AFRICAINE DE LONDRES
Cette conference qui s'est deroul4e du 29 septembre
au 9 octobre a rduni des repr6sentants de tous les terri-
toires coloniaux britanniques d'Afrique et pour la pre-
miere fois dans 1'histoire des colonies, des membres non
officials des Assemblies lIgislatives Africains et
Indiens seront presents come deleguis de leurs ter-
ritoires.
...La necessitM d'6largir la base des Conferences co-
loniales dans ce sens fut reconnu par les Gouverneurs
des Colonies africaines lors de leur reunion & Londres
I'ann4e derniere et le Secretaire d'E+at aux Colonies
annonqa alors, qu'il inviterait des delegations de repr6-
sen-ants non officials aussi bien qu'officiels a se r6unir
cette annbe dans la capi+tale.
Les Gouverneurs eux-memes ont consid6r6 < la
grande importance >> du d6veloppement de I'adminis-
tration locale en Afrique avec le transfer de la respon-
sabilitM certrale, et, depuis la reunion des Gouverneurs,
deux rapports officials celui de la Commission r6-
duite des 'stimations et celui de la Commission d'En-
qu6te sur les troubles de Gold-Coast ont faith res-
sortir la nkeessit6 urgent d'amener les Africains a se
suffilre de plus en plus a eux-mmmes si l'on veut que le


d6veloppement colonial soit complete et rapid. A ce
point de vue I'l61ment non official de la prochaine con-
f6rence devrait Atre particulibrement pr6cieux...
Aucun programme n'a tC edtabli pour cette confe-
rence. Mais:
...On connalt, cependant, l'objet general de la rBu-
nion. Le secr6taire d'Etat aux Colonies, M. Creech
Jones, r6sumera les objectifs de la politisue colonial
du gouvernement et les d6lbgu6s discuteront & loisir
non pas seulement des probl4mes afrioains d'interAt
general, mais des prbbl.mes regionaux. II y aura, par
example, une delegation de la nouvelle Assamblibe en-
trale de I'Est-Africain.
Des sp6cialistes des divers aspects des questions co-
loniales seront 6galement presents pour donner &ven-
tuallement leur avis et, si le plan adopt6 par la Conf6-
rence des gouverneurs est suivi, des. tudes sur ;Ies pro-
blames particuliers seront blues aux d616gu6s au course
des s6ances matinales pour qu'ils puissent en discuter
ultbrieurement dans la journee.
II est inevitable qua le r6le 6conomique des Colonies
tienne une tr6s grande place la Conference, mais il
est certain qua Sir Stafford Cripps fera la mise au
point qu'i' fit d6jA V'ann6e derniare lorsqu'il aborda ce








sujet devatf :les gouverneurs. < ment de Sa Majest6 en vue d'un d6veloppement 6cono-
mique sur une grande 6chel.le tendent tout autant &
Never le standard de vie et a accroitre la prosp6rit6
des territoires coloniaux eux-mgmes qu'b assister le
Royaume Uni dans ses difficult6s 6conomiques ac-
tuelles >>.:.
...Les territoires suivants 6taient repr6sentfs : K6nia,
Ouganda, Tanganyika, Zanzibar, Rhod6sie Septehtrio-
nale, Nyasa;land, Nig6ria, Gold Coast, Sierra 1L6one et
Gamble. I1 y aura cinq d616gu6s de I'Assembl6e Cen-
+rale Est-Africaine et des observateurs du Soudan, de
la Rhod6sie M6ridionale et du Portugal qui possede
d'importantes colonies de part et d'autre des Rhod6-
sies, entire celles-ci et la mer. Les d6elgu6s ont 6tf choi-
sis par les Gouverneurs sur avis des Conseils L6gisla-
tifs. (( The Manchester Guardian >>, 9 septembre 1948). 4.116.

B. COMMONWEALTH
Sous le titre: ( Necessiti actuelle d'un Empire
Uni n, M. Menzies, membre du Parlement australien,
note que la Grande-Bretagne et l'Empire ont obtenu la
victoire grace i leur cooperation dans le cadre de pro-
grammes directeurs.
...Pourquoi a-t-on jug6 n6cessaire d'avoir un pro-
gramme d'entrainement a6rien de I'Empire et n'estime-
t-on pas maintenant opportun d'avoir un programme
d'entrainement a la paix et au bien-6tre de I'Empire ?
Une famille qui a combattu comme un seul homme
pour d6fendre ses foyers et sa foi ne peut done pas
trouver le temps et Ioccasion de mettre sur pied les
moyens de s'assurer qu'une bonne paix et un bon ayenir
front suite a une lutte victorieuse. Nous avons- d6j6
perdu beaucoup de temps; nous ne pouvons pas nous
permettre d'en perdre davantage.
II ne manquecependant pas de questions essentielles
qui nicessiteraient de tels programmes:
...Des rencontres sporadiques entire individus, des
masses de t6l6grammes circulaires dans lesquels ce que
'on recherche constamment c'est le plus petit d6no-
minateur commun, ne suffisent pas. Que I'on me" per-
meffe d'indiquer quelques sujets a traiter :
Defense militaire et strat6gie de I'Empire.
Redistribution de la population de I'Empire.
Politique 6trangBre de l'Empire, particuli6rement en
ce qui concern les traits de paix-avec ,IAllemagne et
le Japon.
Parade de l'Empire devant la menace du commu-
nisme imp6rialiste.
Attitude de I'Empire a I'6gard des propositions
d'Union Europ6enne Occidentale.
Commerce imperial et commerce dans le monde ac-
fuel du dollar.
. D6veloppement imperial des resources communes
qui, prises dans leur ensemble, sont encore riches en
valeurs inexploit6es et inexplor6es.
Obtiendrons-nous le meilleur r6sultat possible dans
tous ces domaines ou dans I'un quelconque d'entre eux
en les traitant comme des problemes fortuits ou sans
int6r6t ? Servirons-nous notre 6poque, notre g6n6ration


et un monde avide de direction et de coherence en al-
lant chacun de notre c6t6 ?
...Nous ne pouvons 6tre affaiblis ou d6truits que par
notre propre 6troitesse d'esprit ou par notre indiff6-
rence. Si nous voulons rester grands ce mot ne s'ap-
pliquant ni a un stupid orguel ni & une faculty
d'agression, mais a notre aptitude a jouer notre r61e
dans l'6laboration d'une veritable civilisation nous
devons cesser de penser mesquinement et de limiter
notre horizon a notre propre ville, fle ou conirrent.
Nous avons bbesoin d'une veritable politique 8'Empire
et nous en avons besoin maintenant.
(< The Sunday Times >>, 8 aoGt 1948). 4.064.

L'Australie qui considare la Grande-Bretagne
comrme (( le ceur et le centre du monde economique )
travaille i renforcer association dans le Common-
wealth:
...Au Queensland, on est en train d'amender une
vaste zone afin d'y cultiver les o6r6ales secondaires pour
la nourriture de porcs destin6s a fournir Jleur viande a
la Grande-Bretagne. Plus au Nord on envisage la pro-
duction de'la viande de bceuf sur une grande. 6ohelle.
Ce sont des efforts que la Grande-Bretagne n6cessi-
teuse peut reconnaitre'en garantissant le march me-
tropolitain pendant de nombreuses annees, measure qui
seule peut justifie/ces important d6bours, et en four-
nissant, pr6lev6s sur un pr6cieux approvisionnement fai-
sant I'objet de multiples demands, les tracteurs ilourds
et autres machines que r6olament ces projects ainsi que
les industries nouvelles de I'Australie. Ces efforts sont
une nouvelle preuve de I'attitude 6nergique et eolair6e
que I'Australie a d6ji montr6e r6cemment en faisant
a notre pays un don g6n6reux de 10 millions de livres
'australiennes, some destine en grande parties a aider
a r6tablir le pouvoir d'achat de I'Europe Occidentale
sur l'ensemble de Il zone sterling...
Mais un autre aspect du d6sir de l'Australie de main-
tenir leCommonwealth (( alerte et oivant ))...
...a 6t6 mis en lumibre par le D' Evatt, Premier Mi-
nistre adjoint et Ministre des Affaires EtnangBres, dans
I'allocution radiodiffus6e qu'il a prononc6e a Londres
cette semaine. En Australie et ailleurs, le Dr Evatt s'est
efforc6 avec succes de hausser la politique du Com-
monwealth au-dessus des motifs partisans et il cherche
maintenant, aid6 par de nombreux concours, a fire
en sorte que la conference des Premiers Ministres du
Commonwealth, qui doit avoir lieu a Londres cet
automne, solit une reunion fructueuse ou soient discu-
tees franchement routes les questions concernant la
cooperation du Commonwealth et sa place dans le
monde. < L'Australie, pour sa part, d6da'ra lie D'r Evatt,
est pr6te a soutenir toute mesurenouvelle tendant a
renforcer le systmme de cooperation au sein du Com-
monwealth. > (< The Times >>, 9 septembre 1948). 4.114.

Des experts amgricains vont aider au developpement
des mati&res premieres d'int'r&t strategique dans les co-
lonies britanniques afin d'en accroitre la production.
Les Etats-Unis vont faire des investissements substan-
tiels dans ce but.







...Au nornbre des matieres premieres principalement
vis6es figurent le chrome, I'antimoine, le manganese,
le plomb, il'6tain, le cuivre, le graphite, I'huile de
pa.lme, I'huile de coco, le caoutchouc, etc...
On pense que les achats effectu6s sur la production
courante commenceront presque imm6diatement. Des
inforriateu's britanniques ont laiss6 entendre aujour-
d'hui que la mission am6ricaine pourrait acheter la
moiti6 du stock de caoutchouc de 'la Chambre de
Commerce et lies stocks de manganese en exc6dent de
la Grande-Bretagne.
L'ensemble des pre6i vements est calcul6 pour que
I'Empire colonial ibritannique mette a la disposition des
Etats-Unis avant le mois d'avril des matieres premieres
strat6giques d'une valeur d'environ 15 millions de dol-
lars...
(< New-York Herald Tribune >>, I'r septembre 1948). 4.102.

La defense des colonies necessite d'autant plus de
soins que le grand conflict qui oppose l'Occident a
I'Union sooidtique a gagne I'Asie tout entire et que
les efforts de I'U. R. S. S. pour itendre au monde
l'ideologie marxiste pourraient atteindre l'Afrique.
En Asie, ce que les Japonais ont r6alise grace a
leurs navires et a leurs avions pendant la derniere
guerre, les Soviets pourraient y parvenir grace a la gue-
rilla.
...Les soulvements de partisans constituent un type
special de guerre. Les combats sont livr6s principale-
ment avec de petites armes pouvant Stre produites en
grandes qLantit6s m6me dans les pays industriellement
arri6res. Une centaine d'avions de transport suffiraient
pour en transporter des quantit6s considerables sur les
lieux du soulevement.
Dans les grands spaces libres de I'Asie et dans les
steppes, des forces a6roport6es peuvent atterrir beau-
coup plus facilement que dans les pays civilis6s ob leur
presence serait imm6diatement d6cel.e. Des units
a6roport6es, meme petites, pourraient done constituer
le noyau d'une armee de partisans.
Toutes lles fois que les forces r6guliires arrivent, les
partisans d~sparajssent, mais ce n'est que pour r6appa-
raitre soudainement dans le territoire que viennent just
d'6vacuer es troupes r6gu:libres. Dans les operations
de guerilla une perfe de terrain n'est jamais d6cisive...

La revolte est propagc e en endoctrinant politique-
ment les habitants. Les soulevements s'etendent come
vne epidemie, car...
...En Asia, I'a.ppel adress6 par Karl Marx et par L6-
nine aux affam6s et aux oppnim6s 6veille partout des
6chos. Les succ6s japonais au course de la second
guerre mondiale ont eu 6galement des repercussions
durables.
Ce serai- une erreur de sous-estimer I'importance du
slogan : < L'Asie aux Asiatiques >. Les populations de
cette part e du monde n'auront plus jamais pour 'les
blancs le respect qu'elles avaient avant la guerre...
II est certain qu'une action de guerilla ne peut, a elle
seule, etre decisive dans une guerre.


...EIle peut, cependant, immobiliser des forces impor-
tantes et une grande quantity de pr6cieux materiel de
guerre, don't I'absence sera ressentie sur les champs de
bataille d6cisifs de la guerre.
L6nine a dit : < Regardez vers l'Orient. L'Orient nous
aidera a conquerir I'Occident. >>
11 est de notre devoir a nous aussi do nepas perdre
de vue les d6veloppements politiques qui s'effectue.nt
en Asie...
(< Continental Daily Mail >, 27 aoQt 1948). 4.091.


C. MALAISIE


En Malaisie, la gr 're froide a cesse d'etre froide.
Actuellement, deux ,rme'es s'y trouvent face a face,
aussi determines I'une que I'autre a elimriner I'adver-
saire.
...11 existe en Malaisie environ 5.000 communists ar-
mes, don't la plupart sont des veterans farouches de
I'armee populaire malaise de-la guerilla anti-japonaise.
I's utilisent une bonne parties des cachettes qui leur
servirent d6ej pendant la guerre et un grand nombre
d'armes qu'ils refuserent- de remettre aux soldats de
Mountbatten, lors du retour des Britanniques en oc-
to.bre 1945. Leurs forces comprennent deux 616ments :
des troupes de partisans d'environ 200 hommes et des
bandes de tueurs plus r6duites encore. Les activists des
divers groups sont dirig6es par deux stations de radio.
Contre ces 5.000 indigenes, les Britanniques ont mo-
bilis6 un nombre plusieurs fois sup6rieur de po[iciers,
soldats, marines et aviateurs de la R. A. F. 1 y a en
Malaisie plusieurs regiments britanniques, de farouches
petits Gurkhas ainsi que des troupes malaises. La Royal
Navy patrouille les c6tes et larmee protege la fron-
tibre siamoise pour 6viter des renforts d'arriver de I'ex-
t6rieur...
La premiere action britannique de grande envergure
cut lieu le 7 juillet avec 1'attaqus que des bombardiers
livrbrent contre un camp de partisans dans tle Perak
septentrional.
.,.Cette action ouverte suivit de pres le rappel en
Angleterre de Sir Edward Gent, I'ancien Haut-Com-
missaire en Malaisie. Gent, qui fut tu6 dans un accident
aerien au-dessus de Londres avant d'avoir pu faire son
rapport au Colonial Office ,avait pr6conise une poli-
tique de moderation. Celle-ci se heurtait a I'opposition
des milieux 'ayant des interats dans lles plantations et
les mines d'6tain, des militaires et d'un grand nombre
de membres de administration, parmi lesquels le sup6-
rieur hi6rarchique de Gent, Mac Donald...
Toutefois. un certain nombre de reformes devront
intervenir, destinies a empecher le micontentemeni de
se gineraliser pour aboutir au conflict actuel.
Un journal conservateur preconise une politique toute
different et estime qu'il faut:
...Un veritable gouvernement aux mains d'hommes
connaissant la Malaisie et libres de toute entrave. II ne
faut plus de ces apaisements d6plac6s donn6s par les
socialists aux fauteurs de d6sordre, apaisements aux-







quels 'le soul6vement d'aujourd'hui est imputab'le dans
une si grande measure.
( Yorkshire Post >,. 21 aott 1948). 4.092.

...D'une maniere g6n6rale iles grants de plantations,
habitu6s 6 la < bonne vieille 6poque >, refusent pure-
ment et simplementde s'adapter al'6volution du temps.
Certains d'entre eux ont 6t6 irrit6s par ''arrogance de
quelques-uns des nouveaux -leaders ouviers endurcis par
la guerre. Les conflifs sur miles salaires ort occasionn6 des
graves longues et acharn6es et les communists ont,
naturellement, profit de cet 6tat de choses. En outre,
le rythme lent des r6formes sociales en Malaisie a cr66
de I'agitation parmi des groups important de Chinois,
Indiens et Malais. La plupart d'entre eux sont m&con-
tents de ce-qu'aucun membre 6lu n'ait 6t6 pr6vu I'As-
semb'l6e L6gislative de la Nouvelle F6d6ration malaise
et de ce qu'il n'y en ait qu'un petit nombre au Conseil
L6gislatif de Singapour. La s6paration-de Singapour de
la F6d6ration a irrit6 les Chinois parce que, alors qu'ils
repr6sentent 80 l% de la population de Singapour, ils
ne sont plus maintenant qu'une miinorit6 dans la F6d6-
ration. Les movements progressistes de gauche ont
6galement 6t6 coups en deux par cette division g6o-
graphiqu6. Les Chinois et Indiens strangers sont furieux
de la nouvelle disposition constitutionnelle exigeant
quinze ans de residence pour les candidates 6 la citoyen-
net6. Les Malais progressistes du Parti Nationaliste Ma-
lais furen' offenses de voir les Bnitanniques, lors de
l'6laboration de la nouvelle constitution f6d6rale, con-
sulter exolusivement l'Organisation Nationale des Malais
Unis, qui est favorable aux Sultans, pro-britannique et
anti-ohinoise... (k The Nation >, 7 aonf 1948). 4.084.

La tache de Sir Henry Gurney, nouveau Haut-Com-
missaire de la Federation de Malaisie, ndcessitera du
tact et de l'habileMt, car le probleme politique n'est pas
facile a risoudre.
Le premier projetfd'Union Malaise a 6f6 bas6 sur
cette id6e exacte que ala communaut6 chinoise doit ob-
tenir tous -les droits civiques. Mais il ne tenait pas un
compete suffisant de I'anxi6t6 des Malais el utilisait des
m6thodes draconiennes insoutenables pour contraindre
S'1'acquiescement *les sultans malais. AprBs une formi-
dable protestation, la balance pencha dans I'autre sens
et l'cictuelle Constitution laisse les Chinois avec un fond
de substantiel'les apprehensions. Ces hesitations ont fait
un mal inexprimable, les communaut6s ne se sont pas
senties sures de leur avenir et les 6l6ments avanc6s se
sont imagines que l'agitation seule 6tait la c16 de tout
progr6s politique...
...Ayant fait 6chouer les r6formes, les communists
ont eu recours au terrorism. La premiere chose a faire
est d'an6antir leur dangereuse r6be'llion. Quand ce r6-
sultat aura 6t6 obtenu, les communaut6s ddoivent 6tre
assures plus clairement que par 'e pass que chacune
d'elles a sa place assure dans la F6d6ration.
(< The Times >, 6 septembre 1948). 4.099.

Mais avant de passer a I'action politique, il faut
vaincre la rebellion. La Grande-Bretagne s'emploie


activement a la mater et pour cela faith suivre a ses sol-
dats en service en Malaisie un entrainement minutieux
afin de les preparer a la guerre de la jungle, qui rap-
pelle les vieilles methodes des Peaux-Rouges.
...Dej& un grand nombre- de volontaires, des hommes
6nergiques et tri6s sur le violet au Yorkshire Light In-
fantry de Sa Majest6, du Seaforths, du Devons, du
260 R6giment d'Artillerie de Campagne, des Gurkhas
et du R6giment Malais ont suivi dans des camps un ri-
goureux entrainement 6 la jungle. Certains d'entre eux
op6rent maintenant centre les terrorists dans les par-
ties les plus sauvages de divers Etats Malais.
Ces volontaires ont 6fB r6partis en patrouilles relati-
vement petites, disposant ahacune d'un certain nombre
de guides Dyaks de Sarawak.
Elles sont places secr6tement dans des regions choi-
sies et disparaissent pendant des jours entiers d,ans 'la
jungle et les montagnes.
II n'est pas un seul soldat frais 6roulu du service de
Garde a Buckingham Palace et de la vie de garnison
qui puisse en 6tre capable sans un entraTnement minu-
tieux.
J'ai visit un camp d'entrainement a la jungle et i'y
ai vu de beaux soldats britanniques brunis par le soleil
accomplissant de magnifiques performances au tir ra-
pide Je long d'une piste de'jungle classique, se d6pla-
cant silencieusement en direction d'un village postiche
du type de ceux que construisent les terrorists dans les
vall6es, 6difiant leurs abris individuals en feui'lles de
palmier pour les nuits humides.
Une fois arrives dens leur zone de patrouille, ces
commandos 16gers vivent sur ce qu'ils portent.
( Continental Daily Mail ,, 22 septembre 1948). 4.143.

Un envoy de l'Observer a assisted a une expedition
punitive organise dans un secteur ot un directeur de
mine australien venait d'etre assassin. A un mille de la
se dressait un village don't les habitants, interrogis,
jurerent n'avoir rien vu ni entendu. Alors...
...On leur donna quelques minutes -pour rassembler ce
qu'ils pourraient. Is entraient et sortaient- pr6cipitam-
ment, important que'lques couvertures d6chir6es, des
pots, jusqu'a de jeunes chiots encore aveugles. Un vieil-
lard 6 moiti6 nu saisit son couvre-chef accroch6 au-
dessus de la porte.
Dans une attitude grotesque un policies chinois se
dressa sur la pointe des pieds et approcha son briquet
du chaume. La hutte prit feu lentement et les membres
de la famille restaient 16 & regarder, les pieds dispa-
raissant jusqu'aux chevillles dans tout ce-qui leur restait.
Cela se produisit cinq fois. Une fois un enfant se mit
6 crier. Les autres se contentaient de se lever, [a face
froide comma ile marbre.
A I'extr6mit6 de 'l'alignement une vieille femme at-
tendait a la porte de sa hutte. Son fils en sortit en
rampant; ses jambes et ses bras 6taient comme des
membres de poulet et il 6tait pr6s du term de sa lente
agonie. A I'int6rieur tout respirait une extreme pau-
vret6. Elle poss6dait une grande marmite en terre in-
forme avec un peu de riz au fond, deux bols pour man;







ger, une natte, une bouteidile de B6n6dictine vide, et
que4ques formules de prices 6crites sur du paper rouge.
Pris de piti4, un policies dit < non et la laissa.
Quand nous les quifttmes, ils 6taient peut-6tre aussi
effray6s de la police que des communists. 1.1 6tait sans
doute n6cessaire d'incendier ces cases, ,mais ii faudra
trouver ur jour une solution plus constructive.
(< The Observer >, 19 septembre 1948). 4.139.


D. BIRMANIE

Depuis des mois, une vaste zone de la Birmanie cen-
trale ichappe au contr6le du Gouvernement birman et
se troupe sous la domination des rebelles communists
dirigis par an certain Than Tun.
...Mais ce n'est qu'au course de.la derniere quinzaine
que la r&vclte a pris des. proportions susceptibles de
mettre en danger 'I'existence m6me du gouvernement,
organism '< gestionnaire > toujours pr6sid6 par Thakin
Nu, et home qui succ6da a la direction de la Ligue
anti-fasciste apres I'assassinat d'Aung San et conolut le
trait d'ind.pendance avec la Grande-Bretagne. Une
fraction de la Ligue anti-fasciste, I'Association des Vo-
lontaires du Peuple, qui 6tait antfrieurement l'arm6e
privee d'ALng San, s'en d6tacha et semble avoir conclu
une alliance offensive avec les communistes. Des muti-
neries d'unit6s de J'arm6e r6guliere se sont 6galement
produites et le brigandage s'est g6neralis6 a la suite
de I'effond'ement du pouvoir Central. Les forces re-
belles ont essay6 de prendre Rangoon mais elles ont 6t6
mises en deroute par les troupes rest6es loyales au
gouvernement, au nombre desqueales se trouvaient des
d6tachements rappel6s en hate de la frontiere chinoise
o~uils tenaient garnison...
(e The Economist >, 21 aot 1948). 4.089.

Pourtant, Thakin Nu avait fail I'impossible pour
s'entendre avec les commuoistes. Mais ceux-ci n'ont
qu'un disir : s'emparer du pouvoir pour eux seuls. En
face de cette evidence...
...Thakin Nu et ses colleagues ont 6t6 trop lents et trop
h6sitants i'ls ont discut6 alors qu'ils auraient dO donner
des ordres et imposer leur execution. La perte d'Aung
San se fait maintenant cruellement sentir. On ne peut
pas se Ile repr6senter hesitant l fire 'montre d'une force
suffisante pour 6teindre le feu en train de cover. Main-
tenant du moins on adopted une m6thode plus 6ner-
gique. Un soldat professionnel experiment (Ile Ge6nral
Smith Dun, qui est un Karen et qui a servi autrefois
comme officer dans l'armee indienne) a 6t6 plac6 a& la
t6te de routes les forces r6gulibres...
(' The Manchester Guardian >, 17 aot 1948). 4.077

Mais c'est la revolte Karen qui a moitre a quel point
la position du Gouvernement birman est faible et I'dten-
due du scepticisme qui regne a propos de son aptitude
a retablir I'ordre.,
...Dans la Birmanie ;nouvelle des concessions ont 6t6
faites au clsir d'autonomie des Karens. Les anciens
Etats Karens, maintenant englob6s dans I'Union Bir-


mane, ont encore la ggestion presque total de leurs
propres affaires ; en outre, il- est pr6vu qu'ils' seront rat-
tach6s aux territoires Karens de la fronftire et au dis-
trict du Salwenn pour former un group Karen plus im-
portant. Cette perspective ne satisfait pas la masse de
la communaute qui pr6f6rerait un Etat Karen englobant
6galement les divisions de 'lrrawadi et du Tenasserim
et une parties de celIle de P6gou. Les 'Karens auraient
peut-t6re accept pacifiquement :les nouveaux arrange-
ments si le gouvernement avait continue 6 leur inspirer'le
respect, mais les concessions qu'il a fates au commu-
nisme n'ont pas 6t6 de leur goat. Lorsque ses difficulties
devinrent aigues ils d6cid6rent de jouer leur jeu et, la
semaine derniere, ils occuprrent Moulmein et Thaton
pour 6tre sOrs que les communists n'y prendraient pas
pied...
( The Times >, 9 septembre 1948) 4.115.


Ainsi, le destin du Gouvernement birman sera dicid6
par l'issue de la lutte qu'il livre aux communists. Or,
il est dans une certain measure responsible du soulove-
ment communist.
...La propaganda nationalist a pendant longtemps
attribu6 touted 'la misere et tous les maux a I'administra-
tion colonial et a bross6 'Ie tableau d'un age d'or ap-
pel6 & naitre apres la cessation de 'la suzerainet6 bri-
tannique ; la r6alit6 a .6t loin de correspondre a ce
qu'on attendait et les communists ont 6t6 prompts a
suggerer que, si I'6poque attendue n'6tait pas arrive,
c'6tait parce que les Ministres de Rangoon 6taient tou-
jours les esclaves du capital monopolisateur imp6ria-
liste. Les paysans ne comprennent pas pourquoi ils de-
vraient verser des .imp6ts ou payer leurs tickets quand
ils prennent Ie train, car on 'leur a dit que le .pays et
sses richesses 6taient maintenant eux; si I'administra-
tion a besoin d'argent, pourquoi ne 'e prend-elle pas a
la Burma Oil Company qui en a tellement ? Sur de tels
6tats d'esprif I'agitation communist joue adroitement
conform6ment a 'la tactique traditionnelle en vue de
provoquer I anarchie a la faveur de laquelle dles com-
munistes peuvent parvenir au pouvoir,; il sera bien
temps ensuite d'expliquer aux paysans qu'ils devront
malgr6 tout payer des imp6ts.
(< TheEconomist >), 21 aoGt 1948). 4.089.

Si le gouoernement birman 6tait renversg...
...11 serait probablement remplac6 par un regime en-
core plus orient vers la gauche, bien que, du point de
vue id6ologique, il n'y ait guere de difference entire le
gouvernement A tena'ance socialist et opposition com-
muniste.
Tous les'deux sont marxistes et leurs .programmes de
r6forme radical sont identiques a ceux des comfnu-
nistes chinois.
Mais, a'lors que le gouvernement, malgr6 son pro-
gramme de nationalisation int6gra.le, professe des sen-
timents amicaux a I'Bgard de tous les pays, 'les commu-
nistes sont manifestement prt6s & fair de la Birmanie
un 616ment du bloc sovi6tique...
(< Daily Herald z, Ir1 septembre 1948). .4.111.







Mais le principal danger n'est pas que les commu-
nistes s'emparent du pouvoir...
...Mais qu'ils spent la vie Bconomique et engendrent
la misere et le m6contentement g6n6ral en stoppant ,la
production du riz, du bois d'oeuvre, de I'6tain et du
caoutchouc. C'est centre ce danger que ie gouverne-
ment birman essaie maintenant d'aligner toutes ses res-
sources. ( The Times ,, 17 aoQt 1948). 4.079.

La grave faiblesse economique de la Birmanie re-
suite de announcee d'un deficit de plus de 7 millions de
livres sur un budget n'atteignant pas 50 millions au
total.
En presence d'une tele situation, quelle doit etre
I'attitude de la Grande-Bretagne ?
...II serait opportun de s'absten.ir de crier : < Je vous
I'avais bien dit >. II est bien possible que la solide char-
pente de 'administration, civil d'avant guerre organi-
s6e par les Britanniques fasse d6faut en ce moment-a
la Birmanie. Mais il est tr6s possible que l'insurrection
aurait t66 beaucoup plus g6n6rale et formidable qu'el.le
ne I'est si 'le gouvernement britannique avait insist pour
essayer de r6imposer son contr.le sur le pays. Nous
pouvons aider davantage .la Birmanie par l'exemple que
par les pr6ceptes, notamment par l'exemple que consti-
tuerait la repression ferme et efficace du movement
identique qui se produit en Malaisie. Les movements
subversifs s'encouragent mutuelement; I'an6antisse-
ment des terrorists malais exercera son influence sur
les voisins de la Maiaisie. Si la Birmanie demand des
armes ou des conseils techniques, il faut les lui donner
librement mais sans I'importuner; il ne faut exercer au-
cune pression I'incitant a nous laisser reprendre le pou-
voir. Nous pouvons penser que fles leaders birmans ont
6t6 mal inspires en quittant le Commonwealth ou qu'ils
ont soup-estim6 les avantages des 'liens 6conomiques et
politiques avec la Grande-Bretagne, mais i.ls doivent ar-
river 6 cette conclusion d'eux-m6mes.
( The' Manchester Guardian D, 17 aout 1948). 4.077.


E. INDE
Un grand nombre d'amis de 'lnde ont ete dicon-
certes par l'usage impitoyable de la force qu'elle a faith
pour ( resoudre a I'affaire de l'Hayderabad.
...L'emploi de la force centre Hayderabad n'est jus-
tifi6 aux yeux'du Monde ni par le rapide succ6s des
operations militaires ni par le choeur d'approbations de
I'opinion publique indienne qui s'est montr6e indiffe-
rentea routes considerations, si ce n'est a des mobiles
6troitement nationalists et m.me inspires par-l'esprit
de communaut6.
Cette impression peut etre effacee si le gouerne-
ment de l'ordre utilise sa victoire avec une sage mode-
ration.
Mais laissera-t-on au people d'Hayderabad une r6elle
libeff6 de choix ? Si le gouvernement de I'lnde main-
tient son contr6le sur ,'Etat pendant que s'effectuent
les pr6paratifs en vue du plebiscite appel6 6 faire con-
naTrre les vceux de la population et s'il oblige le Nizam


a nqmmer ses propres partisans aux postes-d6s du nou-
veau gouvernement provisoire, personnel en dehors de
I'lnde ne croira qu'une ,pression n'a .pas 6f6 exerc6e
pour obtenir le r6sultat d6sir6 par Ile D6partement des
Etats. Il existe probablement 6 Hayderabad de nom-
breuses personnel qui d6sirent non seulement une plus
grande dose de gouvernement constitutionnel que pr6-
c6demrment mais encore une autonomie dans les af-
faires locales plus complete que celle que procurerait
I'adh6sion a I'Union Indienne aux conditions .accept6es
par d'autres Etats de moindre importance. La force du
group partageant cette opinion ne peut qu'6tre con-
jecturee, mais il est peu probable qu'elle soit exacte-
ment refl6t6e si elle s'expose directement au courroux
certain du gouvernement de ;'lnde.
(( The Times ,, 21 septembre-1948). 4.140.

Autre cause 'oentuelle de conflict, entire l'lnde et le
Pakistan cette fois, ;la question du Cachemire. Une
Commission de l'O. N. U. examine ce problime. Mais
malheureusement, il nest pas localise':
...Pour I'lnde, toujours obstin6ment persuade de la
justesse de la cause, le Pakistan, en admettant r6cem-
ment qu'iI a maintenant des 61ements de ses propres
troupes au Cachemire a avou6 sa culpability Quant au
Pakistan, qui a toujours soutenu a bon droit que .I'lnde
avait d6clench6 'la querelle en envahissant le Cache-
mire, il lui a peut-6tre paru prudent d'occuper des posi-
tions au Cachemire pour parer 6 toutes propositions
de r6glement susceptibles d'6tre faites par la Commis-
sion des Nations Unies...
Ce risque de conflict est d'autant plus regrettable...
...Que dans d'autres domaines I'lnde et le Pakistan
ont 6volu, 'lentement mais heureusement, vers I'entente
que r6clame la prosp6rit6 6conomique des deux Domi-
nions. Plus encore, depuis un temps imm6morral la d6-
fense de la fronti6re du Nord-Ouest est d'un int6r6t
capital pour toute I'nde. Le danger que repr6senterait
maintenant, tout affaiblissement dans ce domaine est
rehauss6 par la progression de .!'imp6rialisme russe en
Asie, par I'influence croissante des Soviets en Afghanis-
tan et par la s6rieuse recrudescence des intrigues com-
munistes dans de nombreuses parties de I'lnde. Pour
d6fendre le passage I'lnde et le Pakistan doivent coo-
p6rer. Aucun des deux ne peut le faire seul...
(< Yorkshire Post >, 28 aolt 1948). 4.098.

Mais il existe aussi un risque de troubles sociaux, car
a l'immense armec des travailleurs est presque arrive
a la limited de sa resistance a la vague d'inflation qui a
inonde le pays et balaye ses modestes economies .
C'est pourquoi...
...Le pays r6clame aujourd'hui que I'on fl6trisse et
emprisonne 'les fraudeurs d'imp6t millionaires don't 'les
agissements illicites ont priv6 le Tr6sor, au course des six
derniers mois seulement, d'une some estimee officiel-
lement a 30 millions de livres environ dOe au fitre de
l'imp6t sur le revenue.
Les profiteurs de guerre ont frustr6 le Tr6sor de
sommes atteignant plusieurs fois ce montant, mais Jes
efforts du Gouvernement de I'lnde pour r6cup6rer







Sm6me une parties de ces gains maI acquis ont 6chou6
lamentablemenf jusqu'a present. Cet insucc6s n'a pas
rehauss6 .a reputation du Gouvernement et a 6t6 une
cause incirecte de la d6mission du Ministre des Fi-
nances la semaine derni6re...
Celui-ci, en effect, don't l'action au course des ndgocia-
tions sur les soldes en sterling lui avait vacu les applau-
dissements de l'Assemblie Constituante, avail...
...Sans consulter ses co~legues du Cabinet ou les mem-
bres de la Commission d'Enqu6te parlementaire sur les
fraudes fiscales, retire de 'la liste des entreprises indus-
frielles suspects don't les affaires devaient 8tre v6ri-
fi6es, un group connu pour avoir r&alis "des b6n6fices
de guerre immense. Sa d6mission fit sensation dans le
pays et Ebranla la confiance qu'il avait dans 'le Gou-
vernemen-... ( Yorkshire Post )>, 26 aoft 1948). 3.096.

II faudrait done restaurer la confiance en pregnant
d'urgentes measures capable de faire echec a l'inflation
et a la hausse des prix.
Ce sont des dispositions d'un autre ordre qui ont ete
Sprises: le gouvernement de l'Inde a d'cidW de suppri-
mer l'usage de l'anglais dans I'enseignement supirieur.
On peut s'attendre a ce que de graves perturbations en
resultent:
...L'ang ais est la seuile langue commune que poss6de
I'lnde. C'itait 6galement la langue des tribunaux et du
congr6s national Gandhi pouvait se faire comprendre
du Cap Comorin jusqu'6 ['Himalaya parce qu'il parlait
'Angilais. 11 est peu probable que le Pandit Nehru 6crive
facilement un idiiome vernaculaire indien, quel qu'il soit.
Son autobiographies a 6ee 6crite et, dans la plupart des
oas, lue en anglais. En fait, I'unification administrative
de ,l'Inde a surtout 6t6 possible par suite de ['existence
de cette langue commune. Sans elle, il sera certaine-
ment beaucoup plus difficile de la maintenir. Une bar-
ri6re linguistique sera ajout6e 6 tous les autres obstacles
qui s6parent les Hindous et les Musulmans, et les rap-
ports entire le gouvernement Central et -les gouverne-
ments provinciaux seront rendus plus difficiles. De nou-
veaux manuals scolaires seront n6cessaires ainsi qu'un
nouveau personnel enseignant au complet...
(<< Daily Telegraph >>, 2 septembre 1948). 4.108.

Une autre innovation a 6tM introduite dans le domaine
de la press. Les journaux de I'lnde...
...ont constitu6 leur propre agency, la < Press Trust
Of India Limited >, laquelle sera transf6r6 le service
int6rieur, jusqu'a present propri6t6 de Reuter et sous
sa direction. Le nouvel organisme sera, en compagnie
des journaux du Royaume-Uni, de I'Australie et de [la
SNouvelle-Z6lande, co-prdpri6taire de Reuter et y.sera
represent par un administrateur et un directeur. L'an-
nonce de cet important e6v6nement est accompagn6e
de l'assurance que les parties contractantes sont pIeine-
ment d'accord quant a leur conception de la presse...
La question est de savoir si ce nouvel organisme tien-
dra l'opinion indienne et l'opinion mondiale impartiale-
ment informees des evtnements de I'lnde. D'autant
plus qu'


...un pays engage depuis peu'dans le modelage de
son propre destin est sur de trouver dans tous les
continents un auditoire d6sireux d'6tre renseign6 objec-
iivement sur ses affaires politiques, 6conomiques et so-
ciales. Ce pays a besoin, s'i'l veut que celles-ci pros-
perent, d'une press national, exempte de toute trace
de d6pendance a 1',gard du Gouvernement ou de pra-
tiques indignes du journalism professionnel. L'lnde et
le Pakistan possedent de longue date des journaux surs
et bien 6crits a la creation desquels des homes de
notre pays ont beaucoup contribu6 et dans lesquels les
citoyens des deux Dominions ont pris une part de plus
en plus active. Les journalisfes indiens ont maintenant
assume l'obligation de servir ileurs voisins du Pakistan
et 'les lecteurs de pays encore plus lointains d'une ma-
ni6re digne de leur tradition...
(< The Times >>, 21 septembre 1948)' 4.141.


F. RHODESIE DU NORD

Une petite ddligation de la Rhodesie du Nord (quel-
ques Europpens et quelques Africains) est arriode a
Londres pour discuter avec le Colonial Office de I'ave-
nir de son pays. Cette nouvelle prend l'allure d'un faith
divers :
...La Rhod6sie du Nord avec sa pauvret6 et son
retard, sa poign6e de colons blancs, peut-6tre 20.000
an tout, ses 1.600.000 Africains, sa seule richesse con-
centr6e dans une ceinture de mines de cuivre n'est
pas un pays qui merite ''attention...
El cependant, Rita Hinden n'hesite pas a 6crire que
ce territoire lointain et disole represented la cle de l'ave-
nir de l'Afrique.
SUne bataille s'y livre entire deux ideologies oppo-
sees. D'un cote, les efforts du Gouvernement britan-
nique pour faire triompher I'lgalite racial et pour per-
mettre a tous les territoires de determiner lear propre.
statut. De l'autre, ( l'esprit de l'Afrique du Sud )
qui-preche la superiority de la race blanche et qui fait
de tous les indigines des ( sous-citoyens .
...Le Nord de I'Afrique du Sud border la Rhod6sie du
Sud, sore de semi-dominion qui peut faire concurrence
avec I'Afrique du Sud, lorsqu'il s'agit de raffinements
en mati6re d'intol6rance racial. La minuscule minority
blanche de ila Rlhod6sie du Sud s'est transform6e en
une caste dinigeante privil6gi6e du module sud-africain?
La Rhod6sie du Sud demand actuellement le statute
complete de Dominion, elle finira par agir a sa guise et
son avenir ne peut r6sider que dans la plus 6troite asso-
ciation avec I'Union. C'est .1 une perspective peu re-
jouissante pour 'les un ou deux millions d'Africains que
compete sa population...
En Rhodesie du Nord, Ia minority blanche est ( in-
fectee par le virus d'Afrique du Sud ).
...11 y existed de nombreux immigrants d'Afniqu.e du
Sud, qui sont employs en quality de mineurs specia-
lis6s dans la << ceinture de cuivre > ob ils se pont grou-
p6s en syndicats blancs exalusifs, ob ils ont conclu des
accords avec les Compagnies minikres pour empacher
miles Africains d'obtenir des emplois de sp6cialistes ou







do semi-sp6cialistes at o6 ils pernoivent des salaires de
vingt 6 trente fois plus 6lev6s qua ceux qu'un mineur
africain pourrait jamais esp6rer.
Les Europ6ens sent fortement repr6sent6s au Conseil
16gislatif (oC 'les Africains n'ont aucun si6ge) et ils se
consid6rent comma les futurs matfres du pays, qui de-
viendra peut-6tre un jour une parties du plus grand Do-
minion d'Afrique du Sud...
Mais sous l'influence britannique, des institutions
politiques africaines se developpent. De plus..,,
...une Commission, pr6sid6e par un syndicalite bri-
tannique, s'est ,livr6e a un enqu&te sur les conditions du
travail dans 'les mines et a d6clar6 avec force qu'il n'y
avait pas place en Rhod6sie du Nord pour de la main-
d'oeuvre blanche semi-sp6cialis6e ; que toute une s6rie
d'emplois que les Euroggens se r6servaient pouvaient
parfaitement 6tre remplis par des Africains; qu'i, con-
venait d'entrainer sans retard les Africains et que tous
les accords visant a barber leur promotion devalent 6tre
annul6s. Un syndicaliste d'Ang'leterre a 6te envoy au
secours des Africains et le premier syndicate africain a
6t6 form6...
La Grande'Bretagne se troupe en face d'un conflict
entire deux idlaux, don't les repercussions sont suscep-
tibles d'avoir un grand retentissement.
...II existe au Kenya at au Tanganyika des communau-
t6s europ6ennes don't les sympathies sont solidement
acquises a leurs camarades de Rhod6sie du Nord, et
don't on doit tenir compete. Bien plus, norrbreux son+
ceux qui, en Angleterre, ricanent du sentimentalisme
qui s'efforc6 de promouvoir des < indig6nes > ignorants
au rang des hommes blancs, surtout & 'l'6poque o6 I'on
a besoim de I'habilet6 du blanc pour produire miles ali-.
ments n6cessaires a 1l'Europe affam6e...
Or, les populations africaines observant le combat
avec a une anxiet nmaladive D. Et les bonnes relations
*avec elle s ne tiennent qu') un filt .
...Si nous c6dons auiourd'hui en Rhod6sie du Nord le
fil sera sur le point de se rompre et si nous 6tions obli-
96s de ceder domain au Kenya (comme il se pourrait)
c'est tout I'6difice qui s'6croulerait. Les r6cents troubles
de Gold Coast devraient 6tre considers comme un
pr6sage...
Les incidences de ce conflict sont perceptibles en
A4sie, car le Commonwealth comprend trois dominions
asiatiques.
...Avec 'lnde, le Pakistan at Ceylan comme Domi-
nions, il y a plus de gens de couleur que de blancs dans
le Commonwealth plus d'Hindous et de' Musulmans
que de Chr6tiens. Les Iliens qui nous attaehenr les uns
aux autres ne sont ni le sang, ni la tradition ou la
langue, mais des avantages communs, et ces lens qui
sont enti6rement volontaires ne peuvent durer que
grace au respect at a la toQlrance mutuels.
Nqps sommes impuissants 'en Afrique du Sud; nous
.vQns jetq bas nos cartes i' y a que'lques ann6es en
Rhod6sie du Sud. Mais nous conservons lies r6nes en
Rhodcsio du Nord.
Si nous pensions que 'la structure du Commonwealth


en vaut la peine, nous ne devons commettre aucune
faute dens notre politique.
(e The New Statesmanand Nation >, 31 iuillet 1948). 4.040.

Le Manchester Guardian indique que la...
...D6l6gation de Rhod6sie septentrionale actuelle-
ment en Grande-Bretagne est venue discuter avec le
Secr6taire,d'Etat aux Collonies deux propositions dis-
tinctes mais ayant un lien entire elles. La premiere tend
a I'octroi d'une autonomrie effective a la Rhod6sie sep-
tentrionale. La second a pour objet d'unir (soit par
une fusion total soit au moyen d'une forme qualconque
de f6d6ratio6) la Rhod6sie septentrionale et la Rhod6-
sie M6ridionalle avec le protectorat plus petit mais a
population plus dense de Nyassaland en vue de consti-
tuer un Dominion unique...
Les Europ'ens veulent ce changement et les Afri-
cains s'y opponent parce qu'ils ne sont pas en measure
de prendre une part effective a administration du pays.
II est cependant b noter que le Conseil Igislatif a con-
sidere la population africaine du pays dans un esprit
de plus en plus liberal n. Deux Africains en font meme
parties,
Cependant, premiere measure sur la voie de l'uniti...
...Un Conseil Africalh Central a 6t6 fond6 pour pro-
mouvoir une politique de projects et d'action en com-
mun de ila part des deux Rhod6sies at du Nyassaland
dans 'les questions int6ressant ces trois territoires pt,
bien que ce Conseil n'ait m6me pas les pouvoirs ex6cu-
tifs limits de I'organisme Ilus recent cr66 ,pour admi-
nistrer certain services communs des colonies Est-Afri-
caines, il fut'en general bien accueilli comme un d6but
prometteur...
Mais la Feddration projetae reunira des pays tries dif-
firents par leur evolution et leur composition:
...La Rhod6sie m6ridionale est une colonies autonome
d6ej a mi-chemin du statut de Dominions; son Parle-
ment a demand cet 6t6 'la nomination d'un Comit6
restraint pour examiner les measures n6cessaires a ,'oc-
troi du plein statute de Dominion. La Rhod6sie septen-
trionale et le Nyassaland sont des protectorats admi-
nistr6s par le Colonial Office. iLa Rhod6sie M6ridionale
a une population d'environ 100.000 Europ6ensi et
1.650.000 Africains 'la Rhod6sie septentrionale compete
22.000 Europ6ens (deux fois plus qu'il y a dix ans). et
1.600.000 Africains ; quant au Nyassaland, il ne compete
que 2,400 Europ6ens et environ 2.225.000 Africains...
Dans ces conditions, des differences considerables
devraient intervenir dans les methodes determinant les
relations raciales.
Mais si la politique du D1 Malan aboutissait au
retrait de l'Afrique du Sud Ju Commonwealth, il en *
resulterait que la Fediration seralt dans la situation
d'une enclave isole'e de la mer de tous les c6tes. Comma
il existed en Rhodesie m6ridionale une minority afri-
kander appreciable...
.,,Le sueew s des Nationalistes (qui peut natureillement
ne.-pas., confirmer) done aux leaders rhedsiens de
neuQvlles raisons de dAsiPer un .union au@si 6tr.ite que
possible at 'lutilisation au maximum de leur puiissnce







limitee. Les Africains ne manqueront pas de constater
qu'e 'la politique racia{e di parti'du Dr Malan est bien
plus rigoureuse que celle de la Rhod6sie Miridionale;
et les'habitants de ce territoire pourraient bien juger
opportun d adopter une attitude plus liberate a l'6gard
des Africains afin de r6duire opposition A une union
plus 6troite avec la Rhod6sie M6ridionaole et I'obten-
tion du statute de Dominion, C'est une concession que
beaycoup d'entre eux ne feraient pas vQlontiers. Mais
elle ouvrira't la voie a de nombreux avantages que Jle
course des 6v,6nements au Sud du continent rend extrg-
mement int(:ressants...
(( The Manchester Guardian >, 9 aoOt 1948). 4.058.

Enfin, selon 'Economist...
...Le progres constitutionnel en Rhod6sie Septentrio-
nale est en'-rav6 par les deux faits, suivants : c'est une
colonie poss;dant une communaut6 de colons blancs et
elle est voisine de la Rhod6sie M6ridionale, qui jouit de
I'autonomie gouvernementale et pratique la discrimina-
tion a regard d de 1'Africain dans se 'legislation et son ad-
ministration. On redoute touiours qu'un qouvernement
plus respons;able conforme aux voeux des Europ6ens ne
prepare, si on I'accordait, la voTe a l'infiltration des m6-
thpdes de discrimination de Rhod6sie M6ridionale et
peut-8tre a la fusion des deux terrifoires...
En fin de compete, les dispositions suivantes ont eti
adoptees sur la proposition du Colonial Office :
...Le Conselt Ex6cutif comprendra trois Europeens
non officials pris parmi les membres 6bus du Conseil L6-
gislatif et un des Europ6ens non officials nomm6 pour
representer les int6rgts africains. II est 6galement pr6vu
qu'un ou deux des membres non officials seront respon-
sables de aroupes de d6partements,. proc6d6 que I'on
adopted habitueliement aux colonies pour favoriser la
transition d'un Consell Ex6cutif 6 un system de Cabi-
net int6qral.. Lorsque les Africains temoiqneront de la
preparation n6cessaire ils seront susceptibles d'etre 61us
au oCnseil' Ex6cutif, mais pour le moment ils devront
se cprtenter de la representation directed au Conseil
L4gislatif'dont ils iouiront pour la premiere fois cet a-u-
,opmnn, Cependrnt les Africr.ins pr6f6rent aoDarem-
ment ces propositions prudenies du Colonial Office au
progrbs r6e" que les propositions non officielles leur au-
raient concid6. ('T The lconomist >, 21 aoat 1948). 4.088.


G. AFRiqUE DU SUD
II est evidentt que le JY Malan a l'intention de mo-
difier sur deux points la politique precidemment suicie
par le Gouvernement Smuts.
...Premierement, il sera proc6d6 a un contr6le plus
strict des candidates 6 ''immigration pour des raisons
id6ologiques et non plus uniquement Bconomiques les
futyrs pitoyens de 1'Afrique du Sud seront choisis parmi
les indlyidui; susceptible de < s'adnpter au moule na-
tipna! gt 'u mode de vie diu pays %, $econdement, les
.ac;l;t~s sp6cia.les iprviyes par le gouvernement du (6-
n6ral Smuts en faveur de I'immigration en provenance
du Royarum Un! seront suspan dues p partir de la fin de


I'ann6e. I! semble difficile de ne pas fire un rappro-
chement.entre la premiere condition et tes tendances
anti-s6mites bien connues de certain membres du Ca-
binet Malan, bien que, naturellement, les Juifs ne soient
pas les seuls qui soient susceptibles d'6tre rejects par te
nouveau crible. II est 6galement difficile de ne pas sup-
poser que l'annulation du programme de transport
d'6migrants britanniques sous patronnage gouvernemen-
tat ne soit pas en relation 6troite avec la constitution
d'un gouvernement ne comprenant pas un seul membre
de souche britannique...
(q Daily Telegraph 19 aoqt 1948). 4.085.

On peut se demander si ces measures sent bien inspi-
rees dans un pays dent la population blanche est infe-
rieure a 2 millions et demi d'hommes. En' outre, au
point de Wve ecanomique, elles prisrnt!nt de sr-ieux
inconvenients car les emigrants talentt 4ndralement 4.e
teehniciens ou des onuriers sp4pciali is d4eiIt s a FiM-
dustrie naissante de l'Union. Mais le Dr Mlam .n
s'arrite pas a ces considerations, car...
Du point de vue nationalist, les nouveaux venus pr6-
sentent un inconvenient s6rieux. N't~ant pas de petits
agricuJteurs de souche hollandaise, ils ne sont pas des
Mlecteurs possibles pour le part nationalist; s'il y avait
encore eu une ann6e ou deux d'immnigratioPn aq rythme
actual, ils auraient pu faire pencher (a, balance epr.f-
veur des partisans de Smuts. II est done n6cessaire d'ar-
refer le courant; < mis, come l'a d6clar6 le Dr Monges, Ministre de l'ln-
terieur, le gouvernement desirant prot6ger 'Afrique du
Sud centre des conceptions de vie 6trangeres au pays...
Mais a cte' de ces dispositions restreignant I'immi-
gation, une autre (( surprenante measure )) es( le project de
li tendant a priver les indiens du drolt de particiber
I election du Parlement de l'Union et du Conseil pro-
vincial du Natal ainsi que d'y avoir des representants.
...Le droit de vote des Indiens no date quee d deux
mois. II fut introduit par le Marechal Smuts dans son
projet de 'loi sur la propriety fonciere asiatique. et la
Representation Indienne come une sorte de compen-
sation 'pour les restrictions .apportfes par ce texte A
I'achat de biens fonciers par les Indiens. Fn mani re de
protestation centre ces restrictions les Indiens n'ont pas
exerc6 jusqu'a present leurs drolts parl-ementaires. Mais
ce n'est pas une raison pour les supprimer, d'autant
plus que le qouvernement n'a pas I'intention de fire
cesser lIes exclusives que l a loi fait peser syr les Indiens...
(' The Manchester Guardian ), 19 aoGt 1948). 4.078.

Ce proiet de loi aoparaff come le premier episode
d'une oolitique tendant a la segr tlafin et qu refoule-
ment de la communautf indienne considered come un
element stranger inadmissible.
En consequence;
...Le plan du Gouvernement pr6c6dent en vue de le
construction de logements indigAnes urbains a O+t
abindonn6, mais 'les municlpalit6s continent 6 perce-
voir des subsides pour la transformation, maintenant
Inutile, de certain des pires taudis du monde. Le Gou-








vernement espere r6soudre la question d'une autre ma-
nitre en envoyant les indigenes sans travail des villes
dans 'les fermes qui ont un besoin urgent de main-
d'oeuvre et en obligeant !es employers de l'industrie
a se charger de la question du logement. On dit encore
que le plan a long term fera des reserves, ie seul
habitat indigene permanent et que celles-ci seront do-
tees de leurs propres institutions et services. Ce plan,
toutefois, est appel6 a 6tre a tres longue 6ch6ance, car
il faudrait que le Gouvernement ait beaucoup de cou-
rage pour proposer des grandes d6penses n6cessaires
a la renovation du sol des reserves; d'autre part, tout
agrandissement de la superficie r6serv6e aux indigenes
aurait un effet explosif sur 'le plan politique.
(,The Observer ), 5 septembre 1948). 4.110.

Divers journaux ont note l'incoherence d'une poli-
tique qui, disireuse d'efablir la suprimatie des Blancs,
arrete l'immigration britannique et exacerbe le senti-
ment des indigenes et des Hindous qui sont pousses vers
le communism.
Le Dr Malan a pris encore d'autres decisions qui
montrent au just, comme 'le note un journalist britan-
nique, dans quelle voie il entend conduire son pays:
...L'amnistie accord6e a des hommes coupables de
collaboration ouverte avec I'Allemagne pendant la
guerre au nombre de ceux-ci figure le fameux Robey


Leibgrandt, qui fut amene en Afrique du Sud par un
sous-marin allemand a et6 I'un des premiers actes
du nouveau gouvernement. I'l a 6t6 suivi de la r6sur-
rectibn, avec la benediction de M. Havenga, Ministre
des Finances, de l'organisation pro-nazie Ossewa-
brandwag. It! ne faut pas douter de l'intention du
Dr Malan de mettre en reserve pour le moment routes
les propositions constitutionnelles tendant a retire ef-
fectivement I'Afrique du Sud du Commonwealth. Mais
ill semble assez evident qu'i.l fait peu de chose pour
empoh.er I'Afrique du Sud de s'6carter de nous et
qu'en revanche ill fait beaucoup pour relacher nos liens,
aussi bien les liens d'ordre pratique que les liens d'ordre
sentimental.
Mais I'orientation nouvelle de l'Afrique du Sud est
surtout regrettable si l'on songe que:
...Le Dr Malan, est entr6 en functions avec une majo-
rit6 de quatre membres a I'Assembl6e et cette majority
n'est que de un au S6nat modifi6. D'aprBs .les votes ex-
prim6s dans toute la province il 6tait en minority dans
une measure considerable. II a donc 6t6 assez tendan-
cieux de la part du Dr Donges de pr6tendre hier que la
nouvelle politique'd'immigration du gouvernement avait
tenu compete de l'opinion publique < exprim6e claire-
ment et sans 6quivoque par le r6sultat des elections
g6n6rades >.
(< Daily Telegraph >, 19 aoOt 1948). 4.085.


IV. EMPIRE HOLLANDAIS


INDONESIE
Voila trois ans, le Dr Soelarno proclamait a Batavia
l'ind4pendance de la nouvelle R6publique d'Indonesie.
En meme temps que I'on celibrait cet anniversaire:
...Le nouveau gouvernement hollandais a confirmed son
intention de poursuivre le grand project d'une Union
hollando-indonesienne, c'est-a-dire d'une association
entire les Pays-Bas et ses d6pendances occidentales
d'une part et les Etats-Unis d'lndon6sie d'autre part,
association qui donnerait aux partenaires des droi'ts
6gaux...
Mais les relations entire les Pays-Bas et la Repu-
blique (qui doit constituer un ,6lment important de la
future federation) resent mauvaises. Quelles sont les
theses en preence?
...Les autorit6s r6publicaines persistent a r6clamer le
contr6le de leurs relations 6trangBres et le maintien de
leur propre organisation militaire. Elles d6darent qu'en
s'opposant a la conception hollandaise tendant a mettre
sur pied des arrangements communs pour assurer a la
future Union une politique commune dans le domaine
des affaires 6trangeres et de tla defense, elles livrent le
combat de tous les Etats indon6siens avides d'ind6pen-
dance... Les Hollandais argument avec insistence que la
R6publique peut difficilement -envisager de conserver
son propre systmme de relations 6trang&res sans ad-
mettre le droit pour tous les autres membres des Etats-
Unis d'lndon6sie d'en faire autant. Ils mettent en doute


la sinc6rit6 de l'adh6sion r6publicaine a la nouvelle f6-'
d6ration et laissent entendre que les R6publicains sont
simplement d6sireux d'obtenir pour leur pays une impo-
sition pr6pond6rante par rapport aux autres Etats, ce
qui rendrait la f6d6ration impossible...
Ce qui est redoutable outre le disordre dcono-
mique qui oblige le gouvernement Hatta a patronner la
contrebande a son profit c'est le diclin de la sicu-
rite publique:
...D6clin qui a pr6par6 la voie a une formidable re-
crudescence du communism militant et a encourage
'les hours la tloi a faire des incursions dans 'les territoires
voisins il est en outre evident que le d6roulement de
ces evanements pourrait, si on n'y met pas obstacle,
affected radicalement les provisions et les programmes
en ce qui concern miles Indes N6erlandaiss, come cela
s'est produit en Birmanie et en Malaisie...
(< The Times >, 19 aeGt 1948). 4.080.

Ces provisions devaient se verifier. Un movement
insurrectionnel organist par les communists eclatait r7- -
cemment en Indondsie:
...Ni Ila tradition r6volutionnaire, ni les id6es de gau-
che du gouvernement du Dr Soekarno n'ont suffi a le
mettre 'I'abri d'une attaque communist qui ,pr6tend
faussement poursuivre des objectifs nationalists.
Comme Ie gouvernement Birman, le gouvernement de
la R6publique Indon6sienne se trouve maintenant me-






nace par une coalition d'anciens allies sous direction
communist. Le Dr Soekarno et ses colleagues, qui sont
venus.facilemen+ a bout en 1946 de la faible tentative
de coup d'Etat du trotskyste Tan Malakka, se sont lais-
s6s. surprendre par 1la rapidity avec Jaque'le Ie formi-
dable M. Musso, fraichement d6barqu6 de Moscou ou
il vient de faire un long s6jour, a organism une insur-
rection et fond6 dans I'Est de Java un Etat commu-
niste ayant son quarter g6n6ral a Madium. Un mouve-
ment communist a 6galement 6clat6 dans la parties
Nord-Ouest de Sumatra et on ne salt pas encore si la
R6publique peut avoiP une confiance absolute en son
arm6e et sa police...
Les Hollandais ont propose lear aide au gouverne-
ment Hatta qui I'a refusee. Mais on peut penser que
Hollandais et Republicains se rapprocheront en face du
danger commun.
...L'administration r6publicaine, comme le gouverne-
ment birman, a maintenant perdu ses premieres illu-
sions quant aux v6ritables buts de Moscou dans le Sud-
Est de I'Asie ; de leur c6t6 'les Hollandais s'inquietent
s6rieusement depuis-quelque temps de la propagation
dp communism. IJs ont interdit les activists comru-
nistes dans le territoire sdus leur contr6le et Je Dr Van
Mook vient d'interrompre ses consultations de La Haye
pour diriger de Batavia les measures de s6curit&. Sur un
terrain plus vaste, le Dr Stikker, Ministre des Affaires
Etrangrres des Pays-Bas, s'est mis en contact 6troit avec
le Dr Evatt et M. Marshall pour fire connaitre a I'Aus-
tralie et aux Etats.Unis I'opinion hollandaise quant .la
gravit6 de 'la menace communiste...
(< The Times 22 septembre 1948). 4.142.

Quant a la Grande-Bretagne, elle est decidee a tout
mettre en weure pour extirper le communism du Sud-


Est de I'Asie et son attitude en eOm~oe .Ce
comportement provoque de la ren Hollande:
...Le public britannique sembl re tout a faith igno-
rant de :la force du sentiment anti-britannique en Hol-
lande, sp6cialement depuis J'annonce des measures en-
treprises pour mater la r6volte en Malaisie. Parmi Jes
Hollandais d'opTiions conservatrices qu'on pouvait s'a-
tendre a voir satisfaits de la manifestation de ila force
britannique il y a une amertume g6n6rale et des 'om-
mentaires aigres-doux a I'egard de ce qu'on considere
comme deshonnete dans il'attitude britannique vis-a-vis
des Hollandais d'lndon6sie. Tant que la politique bri-
tannique s'est orient6e cat6goriquement et manifeste-
ment vers ia renonciation a i'autorit6 imp6riale comme
elle I'a fait aux Indes et en Birmanie, la Grande-Bre-
tagne avait une position morale, solid et loyale'pour
s'opposer avec persistence aux tentatives hollandaises
pour reprendre ie confrole par la force de Java et de
Sumatra.
...Mais les Hollandais voient maintenant l'Angileterre
apparemment r6solue '& rester 'en Malaisie en tant
qu'autorit6 souveraine et a'prot6ger les int6r6ts mat6-
riels anglais sans intervention de t'O. N. U.; a'lors qu'en
Indon6sie le Conseil de-S6curit6 a non seulement arr6t6
les operations militaires ihollandaises mais que la Com-
mission des Bons Offices de 1'O. N. U. s'est comport6e
davantage en arbitre qu'en tn6diateur dans ses efforts
pour aboutir a un r6glement. L'intervention de I'O.N.U.
peut 6tre une excellent chose, mais il faudrait qu'on se
rende bien compete en Angleterre combien douloureux
pour les Hollandais est le contrast entire ,leur situation
de<< cong6di6s et la liberty sans entraves don't jouit
I'Angleterre en Malaisie, quoique les droits juridiques
des deux nations sur ileurs territoires respectifs- soit
completement comparable.
'(< The Economist ), 14 aoG* 1948). 4.082.


V. EMPIRE PORTUGAIS


Tous les pays colonisateurs ont reconnu, plus nette-
ment encore depuis la guerre que l'avenir des territoires
d'Outre-Mer dipendait de I'execution intensive a
l'aide de puissants moyens financiers, de tastes plans
de developpement economique et social:
...En quelques mots le problame se resume ainsi: ce
n'est pas coloniser, dans le sens actual qu'implique le

term, que de r6colter ou d'extraire les products des
territoires d6pendants en vue d'une exportation lucra-
ive ; coloniser consist actuellement 6 doter ces terri-
toires d'une structure 6conomique propre a satisfaire,
avant toute autre chose, 'les besoins croissants de ses
populations ef, en second Ilieu seulement, les interets
de la puissance colonisatrice...
Le Portugal se doit de concritiser, lui aussi, dans de
vastes plans d'une rtalisation prochaine ce principe-de
d~eeloppement des colonies.
Des efforts dans ce sens ont it6 faits dans rAngola


et au Mozambique mais pas de maniAre assez systi-
matique:
...Ce plan devrait s'inspirer de l'id6e fondamentale
don't il a 6t6 question plus haut : le d6veloppement 6co-
nomique orient, avant tout, vers .I'amlioration des
conditions de vie ef de travail des populations indi-
genes et tendant 6 6difier une 4conomie saine, qui ne
soit ni parasitaire ni esclave de l'6conomie m6tropoli-
taine. La prospection des richesses du sous-sol, linten-
sification des cultures de base, la meeanisation de
I'agriculture selon un rythme convenable, I'industriali-
sation dans des proportions 6quilibr6es, I'Nquipement
sanitaire, I'urbanisme, I'enseignement, tous ces objectifs
devralent constituer un ensemble organique de r6alisa-
tions pour lequel serait pr6vu un mode de financement
r6gulier et progressif. D'autre part, .le m6canisme ad-
ministratif charge d'assurer I'ex6cution de ce pro-
gramme devrait 6tre d6gag6 des conditions qui I'onf
rendu extremement complex, lourd et lent. Le pro-
gramme, qu'il faudrait concevoir en branches de quatre


1







ou i.q a ar6 par le MinistBre des Colo
nies en liaison s administrations d'outre-mer el
avec Je collabora de Conseils techniques sp6ciaG!
express6ment constifuhs pour les problems financiers
pour Jes mines. I'industria'lisation, I'amel;oration de
Agriculture, les services sociaux, etc... L'execution de
ce programme, sous 4a supervision du pouvoir central
sera;t confine aux administrations coloniales, pr6alable
ment dotees des cadres directeurs spec;alises requi:
dens'cheque cas.
(a Jornal do Comercio r,, 28 aoa 1948). 4.100

Si les ieriloires portugais ont coniu nte rielle pros.
p~dritd ces annies dermires, 'e changement des condi
lions de I'echange mondial oni affect leers marches
Pou remedier a cele silualionle mnoyen..,
...Le plus sir et le plus efficace, sans aucun doute
-ne sera;t-ce que, parce qu'il se trouve plus facilement
notre port6e, est celu; qui consiste a articuier de plu:
en plus intimement entire elles l' conomie mbtropoli
taine et cttea de nos territoires d'Outre-Mer. La poli
ique constant a r6partir 6quitdblement les sacrifice
et les avantages, 6 multiplier au inoyen de la coocdina
tion des ressources les possibilites productrces de li
MWtropole et des territires d'OTitre-Mer, a develop
per les moyens de travail et .,financement est la poll
tique defensive la plus forte que nous puissiens adopted
t dens notre action economique future. Nous some
heureux de signaler une fois de plus, come nou
I'avons d-j& fait en temps opportun, que la cr6atioi
d'une Section Coloniale par 1'Association Indusfriell
Portugalse vient correspondre express6ment a ces ob
ject;fs tent de fois proclam6s ici.
I. imported que les industries se rendent compete. di
k tortia de la creation d'un organisme qui leur per
mettra d'aborder les problames en commun, d'ebquche
des plans de' travail et de confronter leurs opinions.
..La apolitique adopt6e par il'Association Industrili
Portugaise, politique que nous avons'tant de fois dB
fendue, ici, doit Se convertir en une orientation d6ci
'sive du pays dans le present et dens l'aven;r. Comme I'
affirm le Pr6sident de cet organisme, il n'y a pas et
ne peut pas y avoir, sur le plan Bcoriomique,.de terri
toires sepa.rs donnant naissance 6 une politique 6cone
mique colonial : ce qu'il y a, p&r centre, c'est uni
polftique economique national 4ans ie cadre de ia
quelle les divers'territoires sont consider come de
Parties du m&me corps a chacune desquelles est r6ser
We& upe function egalement honorable et utile.
I (cJcemal do Comercio -D, 2 septembre 1948). 4.10'

SLa question du financement du programme de-doe
loppemeni colonial en constilue certaoine n a n aspect


essentiel. SI I'6n veUt intresser les capitaux priest 6
S une pareille affaire:
., ....I est indispensable que I'opinion publique com-
prenne la n6cessitM immediate de .I'excution d'un grand
S programme de daveloppement colonial et, d'autre part.
S que soient donn6es aux investissements de capitaux prr-
v6s des gqranties officielles suffisante. et des compen-
S stations stimulantes...
s
A cet regard. I'experience de ia France conslitue un
i. enseignement 'ui peut etre me'ilt avec jrtit.i
...Pour finance le plan de developpement project
par le Gouvernement de ce'payI en avr;l. 1946 il y fut
cr66 une eCisse Centrole'de la France d'Outre-Mer
charge de consentir des emprunts ou de prendre des
participation 4ans les entreprises .particulires d6si-
reuses d'effectuer une r6alisation quelconque incluse-
a dans le plan : prospection minikre, industries nouvelle,
s entreprise de transports maritime ou terrestres, grands
travaux de co Jnisation agricole, etc... On constata des
S le d6but ia difficult d'obtenir des capitaux de ;n;'tia-
s tive priv6e, solicited de tous ies c6.tes dens la M6tro-
pole mrme en .pein effort de'reconsfruction...
S Parce que les resources de la caisse cenlrale eiaient
restreintes...
r ...Certains 6conomistes audacieux avaient pense que
s l'6m;s;ion engrandes quantit6s de monralie colonial
pourrait assurer des resources suffisantes, en transfor-
S mant par la m6me occasion la Caisse d'Outre-Met n
S banque d'affaires; mais -'experience d6montra 'ue
I'emploi de I'inflation comme moyen de financement du
d6veloppement 6tait ;llusoire et il fallat chercher d'au-
tres sources de fonds plus efficaces etfsans effects ult6-
r rieurs d6favorables. La solution a laquelle on tend ac-
tuellement est justement celle du concours*des 6cono-
e miles priv6es.en recourant naturellement, lorsque celles-
ci ne fournissent pas les sommes n6cessaires, B des
avances faiths par d'Etat Fran 5is.
a 1 suit de la que la collaboration de l'at el t dispar-
ticuliers est nicessaire dans ce domain.
S ...Le premier assumant la function de stimuler, de
e sugg6rer et d'organiser. Dans aucun cas on ne peut es-
I- p6rer, malgr6 les 'r6alisations brillantes que nous avons
s constat6es ces derni6res ann6es, que I intiative priv.e,
l- ivre a elle-meme, puisse mener a bonne fin entire.
ment, et de ia maniere ordonn6e, method;que et coh&-
9 rerf que les circonstances exigent, Je programme d'ex-
pansion 6conomique n6cessaire et possible dans notre
S Empire Coioniai.
t ( Jornal do Comercio >, II septembre .194). 4.138.








VI. LES COLONIES ITALIENNES


A Londres, pendant des mois, les supplants des n
nistrps des Affaires Etrangeres ont discul (( en co
mun le sort a riserver aux anciennes colonies i
liennes. En attendant le raglement difinitif, les tar
;oirids en cause restent sous administration britanniqu
Les rapports eiablis per chacun des Quatre Gran
rdvolent que quatre ordres de considdraions influx
ur leurs decisions:
S ...La solidarity~ de I'Europe occiden+aie en est uni
tdt .le monde cherohe a, courtiser 'ltalie. La strat6c
en sst une oautre, particuligrement n ce qi coneer
la Libye; personnele no veut voir un adversaire en pu
fance prendre pied davairtage sur le rivage mfditerr
n6en. Les vaeux des habitants constituent la troisin
consideration et les obligations mnorales la quatri8m
Ces derni6res sont au nom'bre de deux seulement:
fan eu.< engagement, pris par les Britanniques et f(
mule pour la premiere fois par M. Eden en 1942, pi
meffant aux Senoussis de Cyr6naTque qu' ls & ne toi
beralent dans aucun cas sous la domination itaiienne
et une promesse moins precise de reserver b I'Ethiopi
si cruellement 6prouv6e par les Italiens, un traiteme
S bienveillant lorsque serait abord6 le sujet des repair
;tons. Les partisans strangers de 1'Empereur ont lan,
de temps en temps un grand nombre de rumeurs sel
lesquelles celui-ci auralt requ une promesse formelle-
modification territorial. Elles sont routes sans fond
ment...
(< The Economist v, 28 aoGt 1948). 4.1

On peut regrdtter que le sort de ces territoires doih
dipendre de la rivaliti de forces mondiales et sen
partiellement d'enjeu dans des ivinements aussi dive
que -les fleclions partielles en Italie et I'election pri,
dentielle aux Etats-Unis.
...La Libye Tripolitaine, Cyr6naique et Fezzan
i'Erythr6e et la Somaalie Italienne sont des terres pa
vres et rides habitues par une population arri6r6e
primitive. II n'y existed pas de richesses caches ;po
aufant qu'on le sache jusqu',pr6sent ces vastes d6ser
ne renferment ni p6trole ni uranium. La plupart de leu
habitants, ainsi que l'a constate6 a Commission da
Quatre Puissances, no d6sirent guere autre chose qu'
Sbon Gouvernement et la s6curit6, tout en partagea,
Puniverselle soif humaine de ,lib&rt6 et d'indepe.ndanc
Aucun de ces territoires n'est pr&t pour le seJf-gover
ment: toutefo;s. en CyrcnaTque, I'ordre religieux di
Senoussis et I'autor;t6 incontest6e de I'Emir Sayid Idri
donnent aux B.douins une discipline et une coh6renr
qui fournissent une base pour l'instaurer. Tous ces ten
toires.r6clament une assistance technique et des inve
t;ssements de fonds si 'on veut'qu'ils 61Bvent c
m6me maintiennent'- leur standard de vie penibl
ment acquis. Quoi que ce soit qu'ils aient .t6 dans
passe la Libye fut autrefois une rice province c


ri- I'Empire Romain -- i s constitute
m- charges 6conomiques plutdt qu
a- chesse...
ri- Des quatre puissances, c'est
ds moins enri.
;nt ...Voyant qu'il n'y avail pas d'
sances Occidentales permettent aux
pied sur ]e rivage africain bien qu
e; caress I'id6e d'une tutelle russe en Trip
lie ont demand' que tous les territoires soi
ne I'ltalie pour en exercer la tutelle sous 1'
s-' Nations Unies. Cette politique est une ar
ae- l lutte pour ,le pouvoir en Italie, car elle
ne de rentrer en Afr;que si, en definitive, I'
ie. tomber aux mains des communistss..
le
En ce qui concede la France, son prince
"o- ...R4side dans le Fezzan, r6gion desertique
m- occup4e par les forces franqa;s#q a la fin de I
a, t adm;nistre depuis lors comme faisant p
ie, I'Empire Fransais. Ind6pendamment du Fe
nt France r6pugne a voir en Libye un Etat arabe i
ra- dant susceptible d'encourager les movements
ce nalistes dans ses territoires nord-africains et elle e
vn clisequent favorable aux'revendications ;t.l;ennes...
e- L'attitude du gouvernement des Efats-Unis a eti plus
hdsitante:
4. ...Une intention 6Benrale de soutenir ja Grande-Bre-
tagne au Moyen Orient s'est heurtie au d6sir de fair
concurrence aux Russes en Italie. Er outre, les elections
De presidentielles ont project leur ombre et M. Deviey; le
ve candidate r6publicain, a deja exprim6 I'opinion opi-
rs nion sensiblement plus r6serv6e qu'on ne I'a dit par-
S fois que le people italien devrait < avoir la possibility
de participer au developpement future des resources de
- ces territoires africains >. Le President Truman' s'est
u. 6lev6 contre.cette tentative d'utiliser sur le plan poli-
et tique une question international, mais ii peut n'en etre
ur pas moins enclin pour cela a ajourner l6 decision si
ts c'est .possible...
rs Pour diverse raisons, la Grande-Breiagne ne peui
es soutenir les revendications italiehnes.
un
n t ...L'histoire recent de la guerre, la position de Puis-
e. sance occupante-de la Grande-Bretagne, ses int6r&ts
n- sp(ciaux en Afrique et au Moyen-Orient, ses relations
as avec d'autres Etafts t peut-6tre la plus grande connais-
ss sance qu'elle a des territoires eux-m6mes sont autant
cg de facteurs exerqant une influence restrictive. II ny a
.i- pas de raison'pour que -le Gouvernement Britannique
s- ne soutienne pas une tutelle italienne en Somal;e ob
>1 lI'talie a fait du bon travail et o~ les sentiments de la
1e- population sonf irr6mdliablemnent divis6s...
le Mais l'Erythrde et la Libye posent 'une et I'autre
le -des questions plus difficiles.


I I






e est fond6e a reclamer au
tead m6ridional o, la popula-
lenne copte-et de race et de
Spartage semblerait la solution
irmidre vue, mais dans,ce cas
ste du pays, don't les Italiens ont
ique base sur 'les ports d'Asmara
choix semble devoirese fire entire
ne sur tout le pays, tutelle qui r6-
nt dans une grande measure J'aide
tions Unies, et une tutelle.italienne
pas d'enflammer dangereusement

ibye est particulirement complique':
Ja guerre, iM. Eden promit auxS6noussis
ue, au nom du Gouvernement Britannique,
raient jamais replaces sous I'autorite ita-
t une promesse sur Jaque'le on ne peut pas
est pas douteux le moins du monde que les
population arabe eof Il'ep6rience des cinq
nnees concordent pour faire de la tutelle
Ia meilleure solution. En ce qui concern la
me il ne fut pas fait de telles promesses mais
Ist pas moins vrai que les Arabes de ce terri-
sont crus libers de la souverainet6 italienne
consid6reraient comme une grande trahison de
r maintenant de miles remettre a I'lfalie...
(' The Times >, 10 septembre 1948). 4.117.


S Comme les supplants n'avaient pu arriver i un fc-
cord, I'U.R.S.S. a demand, le 10 septembre, la con-
vocation du Conseil des Quatre afin d'essayer de rd-
soudre le problame avant le 15 septembre. Si en effect
aucune solution n'avait 4t6 trouvee a cette date, le pro-
t blme devait etre soumis a l'O. N. U.


Cettle conference in extremis qui ne pouoait durer que
trois jours (du 13 au 15 septembre) ne pouvait aboutir
A aucun resultat.
Pourlant cette conference a vu une nouvelle proposi-
tion de M. Vichinsky. Elle tendait a ce quw:
...La iotalitf des anciennes colonies italiennes sous
reserve d'une rectification des territoires en faveur de
I'Ethiopie passe sous un regim e de utelle internatio-
nale avec un administrateur d6signe par le Conseil de
Tutelle et un Conseil administratif sans sequel lies Quatre
Grands, il'ta'lie ef les populations locales auraient eu-
leurs repr6sentants. La Libye se verrait accorder son
independence au bout de ciix ans et certaines bases
sfrategiques pourraient enfin 6tre places sous le con-
tr&le du Conseil de S6curift.
Mais cette proposition ne jut pas retenue. Le' dMl-
gue sooietique, lanfant cette proposition a la derniare
minute ne donnait pas l'impression de s'avancer assez
nettement pour etre, pris au serieux.
Cependant il y avait la les elements d'une solution
acceptable pour les uns come pour les autres, et qui
plus est conforme aux principles auxquels on se refare
sans cesse. Puisque pour une fois une proposition 6tait
faite par il'U. R. S. S. qui visit a renforcer l'influence
de I'O.-N. U. et a lui permetfre de jouer le r6le pour
*lequel elie avait 6t6 cr66e, il aurait 6te utile de pousser
la discussion plus avant. Dans ies temps que nous vivons
ces occasions-la ne sont pas si nombreuses qu'on puisse
les laisser passer. Et les puissances occidentales au-
raient eu d'ailleurs grand advantage a limiter les effects
de la propaganda sovi6tique en d6montrant qu'elies ne
considerent pas I'O. N. U. comme une machine ap-
prouver le.urs propositions, come un instrument pour
la defense de ,leurs int6r6+s.
(<( La Gazette de Lausarine 20 septembre 1948).








tISTE DES ARTICLES DE PRESS ETRANGERE TRADUITS EN FRA
QUI PEUVENT ETRE CONSULTES:
A la Section de la Presse Etrangbre, au Ministbre de la France d'Outre-Mer, 27. rue
(Directon des Affaires Politiques. Pice 94).
La Section de la Presse EtrangBre-pout enmoutre fournir gratuitement, par retor d
conque lui en fera la demand, copie des traductions ayant moins de deux mois de date.
Le No de reference suffit & designer le document d6sir6.


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The Economist ...........
The New Statesman and
Nation .................
The Crown Colonist .......
The Times ...............
The Times .................
Neue Zurcher Zeitung ......
The Manchester Guardian..
New Republic de New-York.
The Times .................
The Daily Herald .........
The Manchester Guardian..
The Daily Telegraph .....
The Times ................
The New Statesman and
Nation ..................
The Economist ............
The Times .................
The Nation (New-York) ....
The Nation (New-York) ....
Continental Daily Mail .....
The Manchester Guardian..
The Daily Telegraph ......
New-York Herald Tribune ..
The Observer ..............
The Spectator ............
Time and Tide ............
Time and Tide ...........
II Moment, de Rome .....
The Svectator ..............
The New Statesman and
Nation ...................
The Nation, de New-York ..
The Times .................
The Manchester Guardian..
The Manchester Guardian..
The Sunday Times .......
The Times .................
The Economist ...........
Basler Nachrichten .......
Sunday Times ............
The Times ...............
Time and Tide ..........
Time and Tide ............
The Observer .............
The Nation ...............
Time and Tide ............
The New. Statesman and
Nation ..................
The New Statesman and
Nation ...................
The New Statesman and
Nation ...................
Neue Zurcher Zeitung ......
Basler Nachrichten .......

The Manchester Guardian..
The Manchester Guardian..
The Manchester Guardian..


TIRES


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La guerre en Malaisie.

Les Nations Unies dans l'Inde.
L'Union Occidentale et les Colonies.
Un r6pit pour la Birmanie.
L'Universit6 de Malaisie.
La probl6me indigene au K6nia.
Le choix \de Terre-Neuve.
La trove \indon6sienne, c'est la guerre.
Le terrorism en Malaisie.
Difficulties en Malaisie.
Le communism malais.
Il est grand temps d'agir en Malaisie.
Atermoiements A Java.

L'Afrique et le Commonwealth.
Terre-Neuve vote en faveur du Canada.
Le rapport sur la Gold Coast.
L4 politique am6ricaine a propos de l'Indon6sie.
Modification de la politique americaine en Indondsie.
Hayredabad, ( alli6 fiddle .
Confederation (Terre-Neuve).
Terre-Neuve, dixieme province du Canada.
L'Inde et Hayderabad.
Perspectives en Birmanie.
Le verdict de la Gold Coast.
reaction tardive en Malaisie.
Cachemire et Hayderabad.
Int6gralit6 de la Lybie.
Un tournant en Malaisie ?

Le communism en Extreme-Orient.
L'ind6pendance avec des chaines (Philippines).
Les elections de l'lle Maurice.
Les Rhod6sies.
Les colonies italiennes.
Membres ou associds du Commonwealth.
L'Indon6sie f6d6rale.
On agit en Malaisie,
La France .a des soucis du fait de son Empire.
N6cessit6 actuelle d'un Empire Uni.
Pas de changement A Chypre.
Les Colonies italiennes.
Les troubles de Gold Coast.
Les 6meutes de Gold Coast.
La miserable farce du trusteeship.
La liberty de l'Asie (Malaisie).

R6formes pour la Gold Coast.

Les Colonies italiennes.

Tension en Indon6sie.
Avant le debat sur l'Indochine au Parlement francais.
La politique indochinoise de la France devant l'AsseembNhlie
National.
Chypre.
Les troubles de Birmanie.
La question 6lectorale en Afrique du Sud.


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Journal do Comercio ......
Daily Telegraph, de Londres
New-York Herald Tribune..

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The Economist, de Londres.
The New Statesman and
Nation..............
Bolletino della Stampa Co-
loniale, de Rome ........
Basler Nachrichten .......

Daily Telegraph ..........
Journal do Comercio .......
The Observer .............
Daily Herald ...........
Continental Daily Mail .....
New-York Herald Tribune..
The Times ................
The Times ................
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The Times ..............
Daily Worker ..............
Jornal do Comercio .......
Newsweek ...............
The Times ........ ........
The Economist .............
The Economist .............
The Economist ...........
The Manchester Guardian..
The New-York Herald Trib.
Continental Daily Mail ....
Neue Zurcher-Zeitung ......
The Daily Worker .........,
Continental Daily Mail ....
The Daily Worker ..........
The Manchester Guardian..
United Nations World ......

The Economist, de Londres.

.The Economist, de Londres.
The Economist, de Londres.
A.B.C. Madrid ............


17-8-48 DOfi communist en Birmanie.
19-8-48 Les Hollandais et l'Indonbsie.

21-8-48 Malaisie et Birmanie.
14-8-48 Le Specateur Hollandais (Indondsie).
24-848 Viet-Nam.
7-848 La Malaisie, c( arsenal a dollars n, en dtat de siege.
198-48 L'Afrique du Sud s'6carte du Commonwealth.
9-8-48 La Grande-Bretagne defend les droits coloniaux.
Juillet-
AoAt 48 Les bases du self-Government dans les Colonies africaines.
21-848 Progr1s constitutionnel en Rhodesie.
21-848 Insurrection en Birmanie.
21-8-48 La politique de 1'Union Sud-Africaine.
27-8-48 Les plans de Moscou en Asie.
21-8-48 Les communistes en Extreme-Orient (Malaisie).
23-848 La France et le Viet-Nam.
23-848 Trusteeship.
31-8-48 Trusteeship.
21-8-8 L'inflation et le march noir dans l'Inde.
27-848 Les terrorists en Malaisie.
2-8-48 Il faut que la raison triomphe au Cachemire. -
6-9-48 La mission de Sir Henry Gurney en Malaisie.
28-848 La systematisation de l'effort colonisateur.
30-848 Droits coloniaux .(Runion de la Commission colonial de
1'O.N.U. A GenBve);
1-9-48 Les Etats-Unis vont' aider la Grande-Bretagne A dove-
lopper la production des matieres premieres colo-
niales d'int6ret stratigique.
4-9-48 L'O.N.U. et les Cplonies.
28-8-48 Les Colonies italiennes.

28-848 Le r.egne de la Malaisie.
S Le r6alisme amdricain et le sort des Colonies italiennes.
23--48 La question des Colonies italiennes et sa port6e interna-
-948 tionale.
2-9-48 I.'emploi de la langue anglaise dans 1'Inde.
-9-48 Collaboration 6conomique imp6riale.
5-949 La segregation des indigenes en Afrique du Sud.
1-9-48 La guerre de Birmanie semble devoir 6tre longue.
1-9-48 Ne touchez pas a nos colonies!
4-9-48 Un Antarctique international.
9-948 Les deux Commonwealth.
9-948 L'6preuve birmane.
9-9-48 Projets de Conference' africaine.
19-949 Les Colonies de 1'Italie.
13-9-48 La dictature de la Grande-Bretagne.
7-9-48 Le financement de expansion economique colonial.
13-948 Ceylan paie en s'en allant.
15-948 Les elections de Rhoddsie meridionale.
11-948 L'Inde adopted la maniere forte.
11-9-48 Les Birmans et les Karens.
11-9-48 Les Rhoddsiens vont aux urnes A contre-coeur.
9-948 Le dv,eloppement colonial : la politique et les plans aux
9948 colonies.
1 ~948 La jeune nation birmane a de jeunes chefs.
17-9-4 La foi, c'est 1'Empire.
15-9-48 Le nouveau Gouverneur g4en6al du Pakistan.
1.9-48 Jinnah, instrument de l'impirialisme dans l'Inde.
14-9-48 La guerre dans 1'Empire.
15-9-48 La Grande-Bretagne et les Colonies italiennes.
18- 8 Les elections en Rhod6sie m6ridionale.
89-48 LA Conseil de tutelle march dl6icatement sur des pieds
sensibles. ,
18-948 Les moyens de consultation entire membres du Com-
Smonwealth:
18-9-4 IL'Ile de Chypre est-elle en measure de juger sainement?
18-9-48 Perspectives nouvelles au Groenland.
15-9-48 La collaboration aringlo-rortiiai-e pour le dci.elolple.nlrt
economique e: e-,: ial dis ci:lnicmes.


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TIRES


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DATES










AU ,JOURNAL OFFICIAL*


AU aJ. O. DU 1r SEPTEMBRE
Un deoret n "48-1357 du 25 aout
1948 modified le d6cret du 26 juil-
let 1946 fixant le statut du personnel
des Services scientifiques de l'Office
de la Recherche scientifique colo-
niale dans les territoires d'Outre-
Mer.
Un d6cret du 25 aoat 1948 place en
position de mission un Gouverneur
des colonies.

AU a J. O. ) DU 2 SEPTEMBRE
Un d6cret du 25 aoQt 1948 main-
tient dans la position de mission en
France le tresorier general de
I'Afrique Equatoriale Frangaise.

AU J. 0. DU 3 SEPTEMBRE
Un d6oret n* 48-1376 du 25 aoQt
1948 porte rgglement d'administra-
tion publique pour application au
territoire des Comores de la loi du
3 mai 1946 rendant obligatoire
P exploitation de la totality des
terres cultivables dans les- terri-
toires de la France d'Outre-Mer.
Un dd6ret du 25 ao0t 1948 place
en position de mission en France le
directeur du Contrble financier de
l'Afrique Equatoriale Frangaise.
Un dberet du 25 aout 1948 porte
suppression de la decoration colo-
niale du Cambodge en tant qu'ordre
colonial.

AU adJ, 0. ) DU 4 SEPTEMBRE
Des d6crets du 25 aoOt 1948 por-
tent reclassement, nominations,
mise en disponibilit6 et admission
A la retraite (magistrature et gref-
fiers d'Outre-Mer).

AU a J. O. ) DU 5 SEPTEMBRE
Un arretd du 6 aoIt 1948 nomme
le president de la Commission
Sd'admission dans la magistrature.
d'putre-Mer,
Un arreti du 25 aout 1948 porte
overture d'un concours pour le re-
crutement de r6dacteurs de 2" classes
des Services civil de 1'Indochine.
Un arrt6 du 26 aoft 1948 relatif
B la vseconde session de 1'examen
professionnel d'entr6e dans la ma-
gistrature d'Outre-Mer.
Un arrite du 30 aot 1948 porte
modification de I'arrete du 31 mars


1948 fixant l'ouverture de 1'examen
professionnel pour l'accession au
grade de conducteur des lignes
ouvert aux verificateurs principaux
et aux chefs d'6quipe principaux
des transmissions coloniales.
Un arr6t6 pdrte titularisations
(administration g6enrale des colo-
nies).

AU (J. 0.
DES 6 ET 7 SEPTEMBRE
Des 'arrits du 6 septembre 1948
portent nomination des membres du
Cabinet et de 1'Etat-Major particu-
lier du Ministre et portent dl6ga-
tion de signature.
Un d6oret du ior septembre 1948
porte nomination de conseillers pri-
ves honoraires du Gouvernement de
la Martinique.
Un d6oret du 11r septembre 1948
porte radiation des cadres d'un
Administrateur des Services civil
de 1'Indochine.
Un arrete du 30 aout 1948 porte
modification de l'arret6 du 31 mars
1948 fixant ouverture de l'examen,
professionnel pour I'accession au
grade de conducteur des installa-
tions d'abonnds ouvert aux v6rifi-
cateurs" principaux et aux chefs
d'dquipe 'Vncipaux des transmis-
sions coloniales.
Un arret6 du 31 aoQt 1948 relatif &
la r6gie d'avances aupres de
l'Agence Economique des Cplonies.
Des arrites portent nominations
et admission A la retraite (meteoro-
logie colonial et transmissions co-
loniales).
Des arretee portent maintien en
disponibilit6 et licenciement (admi-
nistration gen6rale, des colonies et
stagiaires de 1'Administration colo-
niale).

AU s(J. 0.) DU 8 SEPTEMBRE
Un arrete porte nomination des
membres du Cabinet du Ministre
(rectflcatif).

AU ( J. O. DU 9 SEPTEMBRE
Un d6oret n" 48-1276 fixe a titre
provisoire le regime de solde et d'in-
demnites des militaires en service
dans les d6partements d'Outre-Mer
(rectificatif).
Un arret& du 19 juNiet 1948 fixe
les conditions d'attribution de la


majoration de
des operations
Des arretes p
tableau d'avan
mise en disponi
a la retraite (a
nies et chemins

AU aJ. 0. DU 10
Un idecret du 7 sep
porte pi :rn:.ti 1:1 dans 1'
nal de la Legion d'honn
Des, arretes portent i
Sau tableau d'avanceme
tions, nominations, intgr
les cadres, d6tacIement,*.
cong6, mise en disponibilit
station de d6mission et ra
les dispositions d'un p
arret6 (chemins de fer col
travaux publics, mines et-
ques industrielles des colon

AU a J. 0. ) DU 11 SEPT
Des arretds portent mises en
ponibilit6 et acceptation de dei't
sion (administration centrale.

AU 4(J. O. ) DU 12 SEPTEMBRE
Un d6cret nW 48-1411 du 9 septem-
bre 1948 porte modification au dB-
cret du 2 mars 1910 en ce qui con-
cerne les conges ddu personnel
enseignant des colonies.
Un dicret nP 48-1412 du 9 septem-
bre 1948 porte modificaion du d6-
cret no 48-609 du 2M mars 1948
concernant le regime dg congAs du
personnel colonial. T

AU a J. 0.
DES 13 ET 14 SEPTEMBRE
Des arrteds du 13 septembre 1948
nomment les membres du Cabinet'
et de 1'Etat-Major particulier du
Ministre et portent delegation de
signature.
Un ddoret du 9 septembre 1948
autorise la Chambre de Commerce
de Kouilou-Niari A contractor 'u
emprunt aupres de la Caisse Cen-
trale de la France d'Outre-Mer.
Des d6orets du 9 septembre 1948
portent nomination et reclassement
dans la magistrature d'Outre-Mer.
SDes arrets portent inscription au
tableau d'avancement, promotion,
noninatioii, dPtachements, mises
en disponibl tdi cet admission a la
i el I :iti- :

71



A A --u-r~ r..-~~~L~ C~~I








V e.
mniaux.
:Indochine.
des ports.
es colonies.


9 du 15 septem-
ition d'attribu-
d'Etat & la


tent promotion,
1 a l'activit6,
et acceptation
ration central.
;comptable des timbres-
coloniaux.
ture aux colonies.
missions coloniales.
x meteorologiques, \


Un decret n" 48-1447 du 18 sep-
tembre 1948 approve e plan de re-
construction, d'equipement et de
modernisation de l'Indochine.

AU a J. 0. )
DES 20 IET 21 SEPTEMBRE

Un arrte6 du 18 septembre 1948
nomme de' embres du Cabinet du
Secrtaire Etat A la France d'Ou-
tre-Mer. 7
Des arretoe portent d6tachement,
nominations, rapportent une nomi-
nation et rectificatifs A de pr6c6-
dents arrte6s :
AdiAinistration central.
Infirmieres coloniales.
Transmissions coloniales.
Travaux publics des colonies.

AU aJ. 0.) DU 23 SEPTEMBRE

SUn ldoret du 13 eeptembre 1948
porte d6elgation de signature.
Des d6orets du 22 septembre 1948
suspendent la perception des droits
de douane d'entr6e en Afrique Occi-
dentale Francaise.
Un arret du 22 septembre 1948
parte 6tablissement provisoire d'of-
fice du budget special de 1'Afri-
que Occidentale Francaise, exercise
S 1948-1949.


AU a J. 0.-


SEPTEMBRE


Un daoret n" 4b 75 du 22 septem-
bre 1948 porte prorogation et modi-
fication des dispositions -des d6crets
des 23 aoit 1946 et 10 fdvrier 1947
prorogeant les dispositions du de-
cret du 14 juin 1944 reglementant au,
Cameroun les loyers des locaux
d'habitation.
Un decret n" 48-1476 du 22 sep-
tembre 1948 fixe les modalit6s d'at-
tribution de bourses aux v6teri-
naires africains admis & poursuivre
leurs 6tudes dans les ecoles v6teri-
naires en vue de l'obtention du di-
pl6me d'Etat du doctorate v6tbri-
naire.
Un decret du 22 septembre 1948
approve la deliberation du grand
Conseil de l'Afrique Occidentals.
Francaise, en date du 10 juin 1948,
modifiant la r6glementation de l'en-
registrement, du timbre et de l'imn-
p6t sur les revenues des capitaux
mobiliers.
Des deorets du 22 septembre 1948
portent reclassement, mise en posi-
tion de mission et admission a la
retraite (personnel colonial).
Un d6cret du 23 septembre 1948
constate la radiation des cadres
d'un Gouverneur des colonies.
Un arretd dlu 18 septembre 1948
approve l'ouverture d'un credit
suppl6mentaire au budget de l'Of-
fice du Niger pour l'exercice 1948.
Des arrbtes portent promotion,
maintien en disponibilit6, accepta-
tion de admission et admission a la
retraite :
Administration g6 sale des co-
lonies.
Stagiaires de l'administration
colonial.
Police de Madagascar.
Une liste des 616ves de l'Ecole
SupBrieure d'application d'Agricul-
ture tropical ayant obtenu le certi-
ficat de fin d'6tudes (promotion
1947-1948).

AU a J. O. ) DU 25 SEPTEMBRE

Un deoret du 24 septembre 1948
porte nomination dans l'ordre na-
tional de la L6gion d'honneur.
Un d6cret du 24 eeptembre 1948
porte nomination d'un-Gouverneur
de 3 classes des colonies et designa-
tion du Secr6taire g6n6ral du Gou-
vernement general de 1'Afrique
Equatoriale Fiancaise.

AU aJ. 0.) DU 26 SEPTEMBRE
Un deoret du 25 septembre 1948
fixe la date des elections au Conseil
de la R6publique dans les terri-
toires d'Outre-Mer et les territoires
sous tutelle.


Un arrMt du 22 septembre 1948.
porte nomination au Cabinet du'
Secr6taire d'Etat A la France d'Ou-
tre-Mer.

AU s J. O. a
DES 27 ET 28 SEPTEMBRE

Un d6oret du 22 septembre 1948
porte approbation du deuxieme
cahier de credits suppl6mentqires
au budget general de l'Indochine
pour l'exercice 1947.
Un dcoret du 22 septembre 1948
porte approbation du premier
cahier de credits suppl6mentaires
au budget g6enral de l'Indochine
pour 1'exercice 1948 et du premier
cahier de credits suppl6mentaires
an budget extraordinaire pour la
reconstruction et 1'6quipement de
1'Indochine pour 1'exercice 1948.
Un d6cret n" 48-1499 du 27 septen-
bre 1948 relatif A la date d'ouver-
ture de la deuxilme session ordi-
naire de 1948 de l'Assemblde repre-
sentative du Cameroun.
Un decret du 27 septembre 1948
porte reclassement dans la magis-
trature d'Outre-Mer.
Des decrets du 27 septembre 1948
portent reclassement, mise en posi- /
tion de mission et admission A la ,
retraite (personnel colonial).
Un arrte6 du 23 septembre 1948
relatif h l'agrement d'un aero-
drome priv6 a, Madagascar.
Des arret portent nominations,
attribution de functions, reclasse-
ment, r6tablissement de situation
administrative et admission a la
retraite :
Agence des colonies.
Agence comptable des timbres-
poste coloniaux.
Agriculture des colonies.
Geologues des colonies.
Mines des colonies.


AU ((J. 0.)) DU 29 SEPTEMBRE

Un d6oret n* 48-1513 du 23 septem-
bre 1948 porte modification du dd-
cret du 17 aoft 1944 instituant le
corps des inspecteurs du travail
aux colonies.
Un d oret in 48-1514 du 28 sep-
tembre 1948 modifie, provisoirement
les dispositions du d6cret du 3 juil-
let 1897 en ce qui concern le clas-
sement des passagers a board des
navires.
Un d6cret n* 48-1515 du 28 sep-
tembre 1948 porte r6partition du
complement de contribution suppl-
mentaire des territoires d'Outre-
Mer au service financier de la
Caisse intercoloniale de retraites
pour l'annde 1948.


Imp. Jemmapes, 50. equal de Jemmapes, Paris-10 O. P. L. 31.1463




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