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 L'homme de la petite dime
 Ecole libre professionnelle






Group Title: M. Frédéric Marcelin : ou, l'homme de la petite dime
Title: M. Frédéric Marcelin : ou, l'homme de la petite dime
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 Material Information
Title: M. Frédéric Marcelin : ou, l'homme de la petite dime
Alternate Title: Homme de la petite dime.
Physical Description: 17 p. 20 cm.
Language: French
Creator: Mathon, Etienne.
Publisher: J. Chenet
Publication Date: 1895.
 Subjects
Subject: Marcelin, Frédéric,
Spatial Coverage: Haiti -- Caribbean
 Record Information
Bibliographic ID: UF00077039
Volume ID: VID00001
Source Institution: University of Florida
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: aleph - 000620300
notis - ADE9634
oclc - 24242021

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    Ecole libre professionnelle
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PORT-AU-PRINCE

IMPRIMERIE Vve J. CHENET
45, RUE BONNE-FOI 45


1895
















UNIVERSITY
OF FLORIDA
LIBRARIES








THIS VOLUME HAS BEEN
MICROF ILMED
BY THE UNIVERSITY OF
FLORIDA LIBRARIES.






E. MATHON




M. IREDERIC MARCELIN

OU

L'Homme de la Petite Dime


':4,


PORT-AU-PRINCE
IMPRIMERIE Vve J. CHENET-
45,; RUE BONNE-FOI *45

1895













Dans vingt ans, lorsque les nuages d6leteres qui
enveloppent notre horizon politique auront Wt
S dissipes, quand la conscience publique aura re-
Spris definitivement ses droits et sa force, et que
chacun reviendra A sa place, suivant ses oeuvres,
S suivant ses facult6s intellectuelles, suivant sa mo-
ralit6, un homme paraitra dans l'ombre du passe,
dominant de sa taille, trois ann6es de notre vie
politique. Le monocle l'oeil, le sourire sur les
levres et la moustache en deux points crochues,
S pareilles aux dards du scorpion, il crachera sa
derniere infamie A la vertu, et lancera sa der-
niere fleche A l'honnetete.
Cet home que le present execre, et sur qui re-
Vi tombera -indignee la malediction de l'avenir, aura
Ste durant sa vie le mauvais g6nie de la Nation.
SRunissant en lui seul tous les vices et toute
l'impudeur du corrompu et du corrupteur, il a
pendant son passage au pouvoir, trompant la con-
fiance de Celui qui l'y avait appele, perverti les
Ames, achet6 les consciences, d6moralis6 les ad-
ministrations publiques, ruin les families et tendu
A l'autonomie d'Haiti les pieges les plus astucieux.
Reniant ais6ment tout ce qu'il avait 6crit ou dit,
Si changeait de peau suivant les circonstances.
Non content de trahir ses amis, on le surprenait
souvent se trahissant lui-meme.


__








-4-


La bouche prompted A la diffamation et au men-
songe, il avait bave sur tout ce qu'il y a d'honn6te;
l'echine flexible, il s'6tait courb6 devant tous 1 s
Pouvoirs, les adorant dans leur puissance, les
outrageant dans leur d6faite.
Tribun, auteur, journalist, mais avant tout
speculateur sans vergogne, il souillait tout de son
contact, compromettait ses amis, s'en servait de
marche-pied, au point que Thales-Lully auquel ii
offrait sa collaboration en 1891, partait pour l'exil
presqu'en meme temps que ce faux collaborateur,
malin et flatteur, escaladait le minister des Fi-
nances.
Cet homme que Paris vient de revoir et qui pro-
mene maintenant sa luxuriante personnel dans
les sales scandaleuses des Folies-Bcrgeres, ai-je
besoin de le nommer ?
C'est Monsieur Frederick Marcelin.
I
Comme tous.ceux qui le connaissent pour 1'a-
voir suivi dans le course de sa vie, je m'atten-
dais A la serie de brochures et de volumes qui
doivent faire parler de lui apres son Ministere.
La premiere livraison vient d'arriv3r, et seul du
Parlement, je n'en ai pas recu un exemplaire.
Ce jongleur 6emrite don't durant trois ann6es
je m'etais fait le devoir de devoiler les turpitudes,
et de contrarier les louches transactions, m'a de-
coche quatre ou cinq pages pleines de baves co-
leriques.









5 -
L'on comprendra tres bien que je ne m'ar-
r8te pas A le contredire, quand il 6crit que j'ktais,
il y a de cela peu d'annees, un inconnu. Le fait
est vrai et n'a rien d'extraordinaire, puisque je
n'ai que 31 ans d'Age, et qu'A mon entree A la
Chambre je n'avais encore que quatre ans de vie
politique. Inconnu mais c'est le reproche que
les envieux firent a Gambetta lui-m6me. D'autres
vinrent apres qui l'accuserent d'avoir donn6 aux
soldats des souliers A semelles de carton.
Pour ce qui est de ma vie A Paris, je ne dirai
qu'un mot. J'ai 4tA en cette grande ville, la pre-
miere fois en 1890 pour y chercier des credits
et me remettre au Commerce, la deuxieme fois
en 1892, pour y faire soigner la sante de mon
spouse. Je n'ai chaque fois passe en France,
cette prochaine patrie des prochains rnzdgats, que
quatre vingt-dix jours au plus.
Ma situation de fortune d'ailleurs et je ne m'en
cache pas, ne m'a jamais permis d'etaler en la
grande cite ce luxe, et de prendre part A ces sa-
turnales auxquels Mr Marcelin est bien familiar.
L'on me parlait encore hier et en quels terms
bon Dieu!- de ce voyage que Mr Marcelin ruin,
en 1883, fit en compagnie de Madame Salomon,
si peu de temps hdlas, apres que le cadavre du
pere de sa femme avait ete train dans les rues
de Port-au-Prince.
Mais pourquoi en parler ? Monsieur Marcelin en










a lui-mme touch un mot dans sa r6ponse &
Sylvain.
II est des gens chez qui une poign6e d'or fait
taire toute vergogne.
Je ne dirai rien non plus des critiques absur-
des que fait de mes discussions parlementaires
l'orateur malicieux don't la caisse publique, du-
rant trois ans soutint l'6loquence. Il en parole bien
Sl'aise, maintenant que le siege brilant de la
Chambre des Communes s'est change pour lui
en un h6tel capitonn6.
Mais il est des atrocit6s qu'il m'est impossible
de passer sous silence, parce qu'elles sont d'une
malignite calculee, et que Mr Marcelin, abusant
de ses anciennes fonctions, en parlor de fagon A
laisser croire qu'il dit la v6rite.
II declare avec une outrecuidence infernale
que je suis le plus gros budgetivore de la Republi-
que, et it base son assertion sur quoi? Sur la
creation de l'Ecole libre professionnelle qui serait
pour moi un pritexte de soutirer bon an ou mal an
plus de vingt mille gourdes d l'Etat.
Jamais audacieux n'a pousse si loin sa force ;
et la r6ponse a cette accusation va faire 6clater
toute la roublardise de Mr Marcelin.
L'Ecole professionnelle n'est ni une oeuvre per-
sonnelle ni une entreprise financiere. Tout le
monde le sait. Elles le savent surtout, les deux









-7-
cent cinquante families qui y envoient leurs en-
fants.
Cet ktablissement fut fonde en 1893, a l'aide
de souscriptions publiques, par Messieurs Em.
Etheart, C L. Lherisson, L. A. Gauthier, P. Tes-
sier, E. Mathon.
A ce propos je me rappelle qu'ayant Wte charge
de demander a Mr Marcelin de souscrire A cette
oeuvre, il me repondit textuellement :
(( J'ai deja assez fait pour mon pays, j'attends
a qu'il fasse maintenant pour moi. )
Qu'avait-il fait ? ... II avait Wt, dit-on, l'homme
do Septimus Rameau & qui ii rendait certainspe-
tits services secrets.
Malgre Monsieur Marcelin, 1'Ecole fut fondue,
apres avoir recrute des contre-maitres strangers.
Elle fut fondue, acclamee par le people, et benie
par les Ministres de ]a religion. Ceux qui ont
assistIe la ceremonie du 27 Decembre 1892 ne
l'oublieront jamais. La Chambre de 93 lui accord
comme A beaucoup d'6tablissements trente bour-
siers tires des provinces, et deux cents externes a
trois piastres par mois. Nous sommes bien loin
de 1h aux vingl-mille gourdes de Monsieur Mar-
celin, de celui qui, en sa quality de ministry des
Finances, payait lui-m6me l'allocation de l'Ecole,
et ne pouvait par consequent se tromper. Vous
etes done tous des budgktivores et vous soutirez
l'arge.t du people, 6 vous qui vous consacrez '~







-8--


'enseignement, et chez qui l'Etat entretient des
boursiers, filles de la sagesse et de la charity,
freres de l'instruction chretienne, peres du Semi-
naire et vous tous jeuneshaitiens, consacr6s au
sacerdoce de l'enseignement.
En dehors de cette valeur payee par l'Etat
pour l'entretien et l'instruction de deux cent trente
enfants du people, peut-on dire une autre faveur
accordee A 1'Ecole libre professionnelle ?
Monsieur Marcelin oublie-t-il qu'il refusa l'en-
tr6e en franchise des machines et outils de I'd--
tablissement, et qu'il fallout une demarche aupres
du Conseil des Ministres pour l'obtenir ? ... Que
de lettres de franchise ne livrait-il pas pourtant
A la meme 6poque A ses amis et A ses servi-
teurs !
Quand le public saura et ii peut le cons-
later- que 1'Ecole libre professionnelle entre-
tient un personnel classique de 7 professeurs et
un directeur, trois contre-maitres strangers, deux
contre-maitres haitiens, qu'elle fournit gratuite-
ment aux eleves 1'outillage et les fournitures clas-
siques, et que pour construire un local A ces
enfants sur le terrain afferme de Madame Fau-
bert, les membres directeurs de cet 6tablisse-
ment ont df garantir, par leur credit personnel
une dette de huit mille gourdes, le public, dis-je,
comprendra toute l'ignominie qui s'atlache A I'ac-
cusation de Mr Marcelin ; ii s'indignera de voir









6 -

ur une oeuvre patriotique, oeuvre humanitaire
que tous admirent, jeter l'injure, cet etre sans
foi et sans pudeur qui hier encore faisait escomp-
ter les effects publics par ses 6missaires, pour
es payer le lendemain, et augmenter ainsi sa for-
tune de la sueur des autres.
Ah! oui j'ai form le project, et j'en poursuivrai
l'ex6cution, de voir creer des ecoles similaires
dans tous les chefs-lieux de nos cinq d6parte-
ments. Lorsque la masse des proletaires si fa-
cilement exploitable aura le maniement ce l'outil
et l'6ducation professionnelle, on lui mettra moins
facilement en mains, entendez-le, Monsieur, la
carabine qui tue et la torche qui incendie.
C'est cette idde qui a guide le Gouvernement
dans la r6forme serieuse et intelligence de la Mai-
son Centrale.
II
Poursuivant ses calomnies, et jugeant les au-
tres sur ses app6tits et sa morality, Monsienr
Marcelin insinue que j'ai gagnc de .la fortune au
jen des Revolutions.
A combien de revolutions ai-je done pris part ?
J'ai d6bute dans la vie politique, chacun le salt,
il y a a peine sept annees, come employee au
cabinet du General Hyppolite, alors chef du mou-
vement protestataire de 1888. C'est ~ ses c6tis
que j'ai pass toutes les minutes de ces jours mal
heureux. Je n'ai durant ce temps joui d'aucune fa-









-10-

veur, les temoins sont 1a pour l'attester. Au camp
de ce thef que demain M. Marcelin accusera, ii
n'y eut ni commander, ni ordonnances, ni entre-
prises. Je n'ai jamais eu A m'occuper de finances.
La ration 6tait de cinq gourdes par semaine.
Accuser ceux qui ont former le bureau du Ge-
neral Hyppolite pendant la Revolution, c'est l'ac-
cuser lui-meme. Car lui seul pouvait ouvrir la
caisse et leur remplir les poches.
Cet homme consciencieux me tint pourtant
compete de mon abnegation, de mon d6vouement
et de mes fatigues, quand, rentr6e Port-au-Prince,
il me fit computer une recompense de deux mille
cinq cents gourdes.
Voilk done ce que j'ai gagne au Jeu des Revo-
lutions.
Monsieur Fred6ric Marcelin peut-il dementir
aussi categoriquement le bruit persistent qui veut
qu'apres 1883, c'est-a-dire apres l'assassinat de
son beau-pere, on lui ferma la bouche par des ar-
guments monnays ?
Je le souhaite pour lui.
Vous avez 6te au pouvoir depuis 1892, Mon-
sieur, et c'est en 1893 que j'entrai au Parlement;
vous est-il possible de prouver une seule faveur
gouvernementale qui m'ait [te faite, ou A tire de
subvention ou h titre de com-nande mnme de
chaussures, ainsi que vous l'insinuez si malveil


I I,









-11 -


lamment. Qu'en ma quality de commergant j'aie
ex6cute, pour des amis qui peuvent se nommer,
des commander qui leur furent accorddes, je ne
m'en cache pas. Et.qui done s'en cacherait ?
C'dtait mon droit de chercher des faveurs, et
j'en aurais facilement obtenues. Je n'ai pas voulu
le faire, car je rencontrais a la direction de nos
finances un mauvais citoyen qu'il me faudrait
combattre, et en face de qui il me fallait avoir la
parole libre et la tete haute.
Je n'ai pas altendu longtemps la sanction de ma
conduite. Car lorsque le d6put6 S. Lafontant, d'un
seul mot, vous rappelant vos hauts faits sous
Salomon, vous faisait blemir et baisser la tete,
lorsque cet ex-chef de Cabinet, bien au courant
des choses passes, vous disait: ( Monsieur le
ministry, vous ne pouvez me regarder sans
a sourire, D et que vous vous courbiez, accablI
sous cette ferrule, j'6tais 1 debout, suivant votre
d6tresse, jouissant de votre honte.
Or, c'est a cette lutte de la vertu contre le vice
que j'ai perdu les fruits de mes labeurs de
plusieurs annees de travail honnete. C'est a ces
batailles de chaque jour oft je tenais en 6chec vos
app6tits inassouvis que je dois ma situation ac-
tuelie.
En effect, le lendemain de mon premier discours
contre la Banque de Port-au-Prince, je perdais
plus de Deux cent mille francs de credit. Consultez











& ce sujet Monsieur Charles Fatton, agent de
change.
N'dcoutant que mon patriotism et mon devoir,
j'avais combattu, libre de routes autres preoccupa-
tions, un piege tendu A l'autonomie national.
J'avais tout provu avant d'entrer dans la lice.
J'avais mis d'un c6te mes inter6ts prives subor-
donnDe au bon vouloir de mes creanciers, vos
amis ou vos complices, de l'aulre, les interets
sacrds de la Patrie. Et, puisqu'il fallait un sacrifice
pour vous terrasser, je n'hbsitai pas un moment.
Et si aujourd'hui, par ma volont6 et la cor-
rection de ma conduite, je suis hante par les
soucis de 1'existence, et non point par le souvenir
des duchesses inlerlopes que je n'ai jamais connues,
il me rest la satisfaction bien grande de ne point
voir s'elever cette Bastille que vous vouliez 6difier
centre la fortune national.
Monsieur Marcelin le sait tres bien, it m'eut 6te
facile de faire grosse fortune dans routes les
grasses affaires qu'il a manigancees durant son
minister, notamment dans celle colossale de la
Banqut de Port-au-Prince. EL ne serait-ce pas lui
qui inspira A un ami que je nommerai au be oin,
de me conseiller de m'absenter des seances de la
Chambre ? II y avait au bout du conseil un march
que ma r6ponse indignee ne permit pas de pro-
duire.
Voild done cet homme qui essaie de nuire A








--3-


ma reputation par l'accumulation des calomnies.
L'ancien serviteur de Septimus Rameau se sou-
vient-il un peu des caricatures de l'dpoque qui lui
valurent le surnom de Bois Mais Sep ? Faut-il
qu'on les reproduise, et qu'on fasse un volume
des faits scandaleux d'une vie si salement rem-
plie ?
Faut-il reproduire les accusations de Price
don't M. Marcelin devint l'orateur funebre ?
Et la lettre A Rameau ?
Et les conseils criminals donn6s A Salomon
contre les exiles de Panama A qui l'homme au
monocle voulait enlever jusqu'au droit de gagner
le pain de chaque jour ?
Qui pense-t-il tromper quand il parole de sa
fortune honorablement gagnee dans le commerce ?
Peut-il oublier le bien immense que lui fit la
malheureuse expedition de Miragoane ?
Qui done, abusant de sa situation, essaya de
ruiner et d'enlever une entreprise A l'homme ho-
norable et travailleur qui s'appelle Bienaim6 Ri-
viere ?
Et ces navires qui vinrent un jour, en vertu
d'un contract extorqu6 et non executk, stationner un
Inois dans les eaux de Port-au-Prince, n'etaicnt-ils
nutre chose pque le pr6texte d'affaires v6reuses en
chain bon de terre, pour ne parler que de cela ?
Quand done homee de lapetite dime paya l'effet de









--14-
P. 35.000 de M. H. Etienne, et bien d'autres-
notamment l'ordonnance des poudribres es-
compt6e A 50 o/o, et que gagna-t-il a ces opera-
tions ?
Quelle fit sa commission dans la frappe des
P. 1.650.000 et dans tous ces gros -emprunts don't
il combla nos finances ?
Ah! lorsqu'on a a sa charge des choses si
graves, et bien d'autres r6serv6es pour les pro-
chaines repliques, lorsque m6me a Paris, sur le
tapis vert du Cercle central des arts, jouant sa
fortune sans y 6tre force, on imposait l'escomple
comme on devait le faire plus tard pour les eflels
publics, c'est bien imprudent d'arriver aux per-
sonualitis.
Monsieur Marcclin le sentira, je l'espere.

Port-au-Prince le ier Fivrier 1893.
Au Secretaire d'Etat des Financeset du Commerce.

Monsieur Ic Sccr-taire d'E:at,
J'ai en ma possession votre dip&che en date de ce
jour, No 528, par laquelle vous refuse A l'association
haYtienne de 1'Ecole libre professionnelle, la franchise
de droits de onze colis d'outils, de machines et de livres
classiques.
Le tarif des douanes de la R6publique affranchissant
de tous droits les livres classiques et toutes machines pro-









15-

pres A e'conomiser la main d'ceuvre, nous n'avons pas cru
n6cessaire de nous adresser au Conseil des Ministres,
vous considerant assez autoris6 par la nature de vos fonc-
tions pour faire droit a votre demand.
Quoi qu'il en soit. nous 6crirons aujourd'hui au Con-
seil, et nous vous prions de vouloir bien nous faire
part de sa decision.
Agreez, etc.
E. MATHON.

Port-au-Prince, le Ier F6vrier 1893.
A SON Exc. LE PRESIDENT D'HAITI
ET AU CONSEIL DES SECRtTAIRES D'ETAT,
Monsieur le Pr6sident,
Messieurs les Secretaires d'Etat
Par le steamer allemand a Europa, l'Ecole libre pro-
fessionnelle a requ onze colis contenant:
Des machines pour ses ateliers de reliure
Une machine a scier
Des outils pour ses ateliers d'db6nisterie
Des livres classiques.
Le Secr6taire d'Etat des Finances nous ayant refuse
la franchise des droits pour ces colis, nous venons vous
prier de vouloir bien l'autoriser a cette fin.
Nous vous remercions etc.
E. MATHON.










- 16 -


ECOLE LIBRE PROFESSIONNELLE

BUDGET MENSUEL



PERSONNEL


(ENSEIGNEMENT CLASSIQUE )




I Surveillant general. . . .
i Profes. de Mathlm. et de Cosmographie .
i Professeur de Francais ( Cours Supbrieur
et Moyen ).. . .
I 4 de math6m, de caligraphie .
I c d'Histoire, de geographie. d'ins-
truction civique. . .
I ( Cours preparatoire. . .
I ( Division elementaire.- Division
enfantine . . .
I de Gymnastique . .
I d'Exercices militaires . .
2 Maitres-Rep6titeurs A 20 G. . . .


40 oo
35.00

25.00
30.00

25.00oo
25.00

25.oo
20.00
I0.00
40.00


Un directeur . .
Entretien des boursiers
I Cuisinier .
3 Domestiques A P. 8


A reporter. .


. . . 80.oo
S. . . 200 00
S 10.00
. 24 oo

S. . P. 589.oo











17 -

Report . P. 589.00

PERSONNEL
(ENSEIGNEMENT PROFESSIONNEL)


I contre-maltre pour la reliure de la dorure
et de la maroquinerie. 120 or
I ( pour l'ebenisterie et la me-
nuiserie. 00
I 1 l'6b6nisterie . . 60
I ( 40
i ( pour le culture, le tournage. 80
I (( < la fabrication des enve-
loppes 5
Prime moyenne 20 o/% sur les appointments
en or ... 44

459

Total mensuel. P. 1.048.00

Le secrdtaire de association, Direcleur de l'Ecole libre
professionnel,
P. TESSIER.

N. B. La subvention de 1'Etat s'elevant A G. 1.200, il rest done
uie balance de G. 152 pour achat d'outils, de fournitures
classiques et de materiel d'enseignement. Les products mi-
nimes des ateliers servent a l'amortissement d'une dette
de G. 8.000, contractee pour construire le local de 1'Eta-
blissement.


Imprimerie VveJ. CHENET, 45, Rue Bonne Foi.




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