Group Title: Bulletin quotidien de presse étrangère
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 Material Information
Title: Bulletin quotidien de presse étrangère
Series Title: Bulletin quotidien de presse e´trange`re.
Physical Description: dl. 30 cm.
Language: French
Creator: Ministère des Affaires Étrangères
Publication Date: December 19, 1947
 Subjects
Spatial Coverage: France
United Kingdom
Russia
Poland
Germany
Belgium
 Notes
General Note: 1009: gebaseerd op afl. 5605 (1934).
 Record Information
Bibliographic ID: UF00077027
Volume ID: VID00260
Source Institution: University of Florida
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: oclc - 72892915
ccp - PA0245063

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PRESIDENCY DU CONSEIL

SECRETARIAT GENERAL
by GOUVERNEMENT

Direction de la Documentation
14-16, rue Lord-Byron, Paris (8')


LA DOCUMENTATION FRANQAISE


MINISTER
DES AFFAIRES ETRANGERES
SERVICE D'INFORMATION
RT DE PRESS


BULLETIN


PRESS


19 decembre 1947


QUOT



ETRA


Nouvele Serie No 848


S~.JMMALKt.t

I. PRESS BRITANNIQUE.
a) Apres la Conf6rence de Londres :
1. liras <18/12).
2. NeuAs Chronicle (18/12).
b) L'accord anglo-amnricain sur la bizone :
1. Times (18/12).
2. Daily 7Teegraph (18/12).
II. PRESS AMERICAINE.
a) La situation en France (New York Hiefald 'Tri-
biuae, 18/12, 6dit. europ.).
b) Apres la Conterence ae Londres (Washington
News, 16/12).
c) Apres la re6or.me financiere en U.R.S.S. (Bulli-
monre Sun, 16/12).
III. PRESS SOVIETIQUE.
Les rapports franco-sovi6tiques (Novae Vremia,
17/12).
IV. PRESS POLONAISE.
Apres la Conf6rence de Londres :
1. Rzeczpospolita (18/12).
2. Zycrie Warszuwy (18/12).
3. Kirier Godzienny (18/12).
4. GWos Ludu (18/12).
V. PRESS ITALIENNE.
La crise politique en Italic :
1. Popolo (16/12).
2. Avanti (16/12).
3. Carriere ,della Sea (16/12).
4. Unita (16/12).
VI. PRESS SUISSE.
Aprbs la Conference de Londres :
1. Journal de Gen ue (18/12).
2. Gazelte de Lu$sanne (18/12),


I. PIRESSE BRITANNIQUE

Revue de la press britannique du 18 decembre 1947
La rubrique exterieure de la press de ce matin n'attache
pas un interet aussi vif que ces jours derniers aux evene-
ments internationaux, sauf dans quelques journaux. On ne
trouve pas de commentaires sur 1'echec de la Conference de
Londres,


En revanche, de nombreux articles ont trait a l'arrange-
ment financier et economique anglo-americain de la bizone.
Quelques journaux font etat egaiement des questions eco-
nomiques en France.
La cnronique mterieuse, qui occupe la premiere place, est
tout entire dominee par le debat qui a eu lieu nier a la
Cnambre des Communes sur la liste civil de la Princesse,
qui a ete votee par 291 voix contre 160, apres une vioiente
opposition des (( rebelles ).
1. Bizone
Le (( Times >, le ( Daily Telegraph > donnent ia vedette
a l'accord intervenu entire les gouvernement uritannique et
american sur le llnancement ae la aizone au Leriu uuquel
le uouvernement americam s'engage a payer 7a % aes irais
a'occupation.
Le colrespondant du (( Times a faith remarquer a ce sujet
que 1'un des pieliers resultaLs de cet accord sera de placer
la Dizone aans la zone aohar.
Seion le corresponuant. aiplomatique du (i Daily Tele-
grapn ), on estimeralt a Lonuies que les negociaLeurs bri-
tanniques, grace a la generoslie au (uouverneenllt ainericain,
ont aLteimt une parties importanLe de leurs oujectus : A
savoir une reduction des palements en collars ae la L(rande-
Bretagne a 1'Allemagne. ) Cet accord s'accompagnerait a'une
augmentation du control americain sur l'aauinmisration de
la bizone.
W.-iN. Ewer dans le < Daily Herald ), estime cette consd-
quence naturelle et precise que I'accord n'apporte aucun
cnangement dans administration. Toutes les decisions im-
portantes pourront conpinuer a etre soumises au comman-
dant en cnef ou au Gouvernement.
O'est egalement sur ce point qu'msiste Robert Waithman
dans le ( News Chronicle a : (( Les Amerncins n'acquerront
pas davantage a'auorite qu'lls en ont sur les pioolemes
economiques tels que la direction des mines de la hunr ou
celle des cnemins de fer allemands. )
Au point de vue militaire et politique les pouvoirs des
deux couvernements resteront antacts.
Le correspondent du x Mviancnester Guardian a Berlin
donne un compete rendu detaille et des chilres sur le pro-
gramme d'exportation et d'imnportation de la bizone. 1 ex-
pose quels.sont, selon lui, les motils qui ont determine la
chute de la balance commercial,
2. France
'Le correspondent du < Manchester Guardian > a Paris. con-
sacre son article aux questions economlques irancaises et
a l'elaboration du programme financier au Gouvenmeent.
En out e, ii estime que les propoa616ons au (iouvelneAiient
representent un nouvel etiort pour axer la reiorme linan-
ciere sur la coalition de la droite et de la gaucne, eaiort
qui revient aussi a apaiser le mecontentement du travail-
leur devant la hausse des prix et a arreter l'inflation. Le


DE


-- ---







iA BULLETIN QUO UID~IN VX PIRESSUI LTHANUARE


success du Gouvernement depend de la measure dans laquelle
il pourra fire sentir aux masses qtie les riches patient leur
part.
Ce correspondent remarque aussi que le Congres national
du parti socialiste a tait preuve d'une unite plus grande
qu'a aucun moment depuis la Liberation.
Il en veut pour preuve l'accord substantial intervenu en-
tre M. Blum et M. Mollet.
En revanche, le correspondent du < Times ) a Paris sou-
ligne l'ampleur de la scission de la C. G. T. et met l'accent
sur l'organisation d'un Congres national du movement
Force ouvriere v.
Ce corresponaarit en conclut a l'affaiblissement de 1'in-
fluence communlste dans les mouvements syndicalistes fran-
gais.
Le correspondent du ( Daily Telegraph ) announce que la
question aes locaux russes a Paris va etre soumise a 1'As-
sembl6e.
3. Allemagne
Le ( Daily Telegraph s dement l'information donnde hier
selon laquelle les usines Krupp et Thyssen ne seraient pas
soumises au demantelement.

a) APR S LA CONFERENCE DE LONiDRES.
1. T21'nes (18/12) :
< ...De la debAcle de cette semaine, il se peut que la
Grande-Bretagne tire une legon d'une importance parti-
cullere. Une longue experience diplomatique prouve que
lorsque 'leux grandes puissances sont separees par un
obstacle en apparence insurmnontablelee concours d'une
troisieme puissance dont le prestige et les interets sont
morns en jeu est indispensable st I'on veut parvenir a
un compromise et a une reconciliation. C'esi a aa ois
un syniptome et une cause de l'extreme tension actuelle
des relations internationals que la Grande-Bretagne ait
6ee incapable, a la suite daune accumulation de diffi-
cultes economiques et d'engagements politiques dus a
la guerre, de jouer le r61e important et iidepen'dant
dans la politque 6trangere auquel le monde etait ac-
coutume aepuis longtemps. La 'rance a essaye A plu-
sleurs reprises, et non sans success, d'agir come inter-
mneuaire et pacificateur dans ce confhit de geants. Mais,
elie aussi a eie onDgee c'abanconner ce role au course
de cete aerniere Lonlerence. Hien ne contribuerait plus
certainemein A af uer a ia reprise des negocialtons en
vue d'un accord qu'un rearessement 6conomique qui
permettrait une lois de plus a la Grance-Bretagne de
laire entendre sa voix avec autorite cans le concert des
nations. La tendance vera une division nette .du monde
en 'deux camps irreconciliaDles s'est dangereusement
accentuee au course de ces derniers mois, mais on peut
encore I'endtgaur. C est la Laclie qui eclioit maintenant
A ia polinique britannique. >

2. News Clhonirclie (18/12, liberal) :
g ...Les 6v6nements seuls montreront quelles seront
les reactions de 1'Allemagne occidentale devant la nou-
velle situation. On peut penser qu'on s'orientera dans
une certain measure vers une responsabilit6 politique
dans les zones occidentales. La zone frangaise fusion-
nera probablement avce les deux autres. 11 est possible
que, par l'intermediaire du Conseil 6conomique, des
6eections aient lieu et qu'une sore 'de gouvernement4f6-
d6ral soit institu6. II. se peut que des conseils allies
mixtes encouragent la production et que l'aide am6ri-
caine entraine la prosp6rit6.
Une telle reprise en Allemagne occidentale serait
avantageuse A la fois' pour les Allemands et les Allies,
mais malheureusement, cela n'implique pas que les Alle-
mands voudront collaborer pour la rendre effective...


IL est essential que .dans toutes les measures qui seront
prises maintenant, un role aussi important que possible
soit laissi a l'initiative allemande. Ce n'est que si leur
avenir immediat semble depen'dre d'eux dans une large
measure qu'ils front tout ce qu'ils pourront.
La question de savoir dans quelie measure on peut
concilier cette responsabilite avec le control de l'Etat
allemand qu'exige la s6curit6 de 1'Europe est un pro-
blme qui se pose aux homes d'Etat allies et qu'i'l
leur faudra resoudre. Nous devons tenir compete de la
s6curit6, mais nous no pouvons pas laisser une Alle-
magne ruinbe faire obstacle au redressement general... >

b) L'ACCORD ANGLOA~AMIRICAIN SUR LA BIZONE.
1. Times (18/12) :
< ...L'accord signed hier sur la repartition future des
frais de la bizone soulagera la Grande-Bretagne d'un
gros poids. Le Royaume-Uni ne pouvait continue ind6-
finiment A partager .galement avec les Etats-Unis les
frais du ravitaillement et autres secours envoys a la
bizone pour la simple raison que la plupart de ses ap-
provisionnements devaient venir de I'hemisphere occi-
dental et devaient etre pays en dollars...
En vertu du nouvel accord, les Etats-Unis acceptent
de fournir toutes les importations pour la bizone k qui
sont essentielles aux besoins de la population civil ct
qui ne peuvent etre payees en livres sterling >...
Ce novel accord proportionne la responsatilite des
deux pays A leurs resources en homes, en richesses
et en dollars.
La Grande-Bretagne n'est pas lib6ree de ses respon-
sabilit6s materielles en ce qui concern administration
et l'aide economique de sa zone. Tant s'en faut. Les
frais ,d'entretien 'des forces d'occupation et de l'6tat-
major de control demeureront lourds. Ces frais et les
approvisionnements de secours en provenance de la
zone sterling constitueront un lourd fardeau economique
don't le pojds ne sera que legerement diminue du fait
que nous n'aurons pas a dCbourser 'de dollars...

2. Daily Telegriaph (18/12, conservateur) :
< ...Si la situation politique et administrative de la
Grande-Bretagne dans la bizone n'est theoriquement pas
modifiee par ce changement, il serait vain de minimiser
les effets-pratiques et moraux de la reduction de l'in-
fluence economique de la Grande-Bretagne sur l'Alle-
magne occidentale. D'autre part, il n'est pas 'douteux
que'le gouvernement des Etats-Unis ait assez mal ac-
cueilli cette occasion nouvelle d'envoyer en Allemagne
plus de nourriture, plus de products de premiere neces-
site. Si 1'Am6rique doit subir la perte la plus grande,
il est just qu'elle ait plus de droit dans la discussion
'des measures destinies a combler le deficit financier et
A donner A la bizone une 6conomie 6quilibr6e. >


11. PEISSE AMIEICAINE


Revue de' la press americaine du 17 decembre 1947
1. Les consequences de 1'echec de Londres
Les declarations faites par MM. Marshall, Bevin et Bidault
a l'issue de la Conference des Quatre maintiennent encore
en vedette le probleme allemand dans les premieres pages
des journaux. Tous les correspondents de Londres conside-
rent que le probleme capital legu6 par la Conference de Lon-
dres aux trois puissances occidentales est celui d'organiser
I'Allemagne de l'Ouest. Un correspondent du ( Washington
Post ) parle d'une Conference qui r6unirait a Washington le







BULLETIN QUOTIDIEN DE PRESS RTRANQGRE


15 ianvier orochain. les trois ministreq dIP Affaires Otran-
Apres do r c navs et il aioiute nue M Mnrshall a somis
d4iA A M. R Iidlilt un anercu des pronpoitions amdriraines
pour tun unification de cette nartle de I'Allemacne. Les cor-
resnondants de la radio amrricaine internrAtont la d(clara-
tion Ae M. Ridn.lt rpentive A I'linifirntion rdes trois zones
comme un sitne enc.noraneant. T,es lournalistes ambrirains
de Lonrlres en particnliPr Iridllleton. corrosnnndant du
( N'v York Times ). notpnt ou'nne tellP onAration ne sera
nonsible nue si I.s graranties de sicvrit4i one r4la me la
Fran(e annt snceptnes en a.rtionlipr I'int.prntion de la S.rre
dans in risime Aronominrme francai.s t I'intprnationalisition
de la Rihr. Anne Mc normink Acrit, Aalpment : t ILes Frnn-
caMi npn.ont nas encore nrAts ioindre Ieur zone A ]a birone.
On s'attend A une conopration Dlu' Ptroite dlans le domaine
6conominoi mais bipn nu'il poit Avident one l'nVot.il (unver-
nement 'francais ne ouisse se turner cue vers 1'Onest. on
n'nnorcnit nas encore la nossihilitA d'un rnoordination noli-
tMaue. Ce qui va se produire c'est une acc616ration de 1'organi-
sation de ]a hizone et un effort nlus 6nereinue sera fait
nnor rPhbtir 1'6conomie de cette region et la lier au plan
Marshall.
Camnbell, corresnondant du c New York Times > A Paris.
Ocrit. de son cSt6 : ( Beaucoun de gens crolent oue la
France devra fire 1'obiet d'efforts de persuasion avant d'ac-
center de ioindre sa zone A la bi0one. a
La rencontre de M. Bidault avec M. Marshall A. un diner
A I'ambassade de France amAne les correspondents de Lon-
dres a Denser au'une discussion officieuse a d&iA commence
en vue d'aboutir A un accord entire les trois piuisances occi-
dentales A propos de l'organisation de l'Allemagne de
I'Ouest.
La presse reprend. par ailleurs, des d6nAches de Franc-
fort indiauant aue le ComitA allemand du Conseil rcono-
miaue de la bizone a preoare un programme de revision
de ce Conseil visant A donner aux Allemands des nouvoirs
plus Otendus dans tous les domaines gouvernementaux A
1'expention de la representation dinlomatinue allemande. Les
corresoondants notent que cette initiative ne fermprnit
pas la porte A une unification ult4rieure de toute
I'Allemagne, le Comitf s'Atant engage A ne nrendre aucune
measure nui puisse 6tre prdiudiciable A une telle r6alisation.
Le Dnpartement de la Guerre a remis A a nprsse des ex-
traits du rapport du general Clay. indinuant au'A son avis
la livraison de certaines usines allemandes aux pavs euro-
pen.s alliAs faciliterait la reconstruction euroonenne. Le
general note :ue ces usines ne peuvent pas contribuer
imm6diatement au relevement eronomioue de la bizone. Cette
declaration du DLnartement de la Guerre est ranarochee du
proiet de resolution du Coneres soumis par les sinateurs
Bridges et Eastland nui demandent que ces d6mantelements
cessent parce aue, disent-ils, ( la capacity de production
de 1'Europe occidentale toute entiAre "serait r6duite de ce
fait aux dneens du contribuable am6ricain >. Un article de
c P. M. ) note que I'opinion amdricaine en matiere de r6pa-
rations allemandes est confuse et rappelant les declarations
faites au proces Krupp, il se demand s'il ne vaudrait pas
mieux proceder immediatement A la reduction de la capacity
de production allemande et aider ainsi les pays allies plu-
t6t que de risouer de donner une nouvelle fois aut indus-
triels allemands la possibility de tromper les vainqueurs et
de camoufler leur production d'armements.

2. Aide amiricaine

La Commission budg6taire de la Chambre a d6pos6 au
Bureau du Congres un project de loi 'rduisant de 597 A 509
millions de dollars l'aide prevue pour la France, 1'Italie et
l'Autriche. D'apres ce project, la France ne recevrait plus
que 328 millions de dollars, sa part. 6tant r6duite de 66
millions de dollars. Le president de cette Commission a dk-
clar6 que cette reduction correspondait au.montant du rem-
boursement des dettes franchises a 1'6tranger et au coft de
certain services ext6rieurs francais qui. A son avis. devraient
venir en reduction de l'aide pr6vue. Les correspondents au
Capitole estiment qu'il sera difficile d'obtenir que la Cham-
bre des Repr6sentants r6tablisse les 88 millions de dollars


Allmin5s nar son comit6 bunfditaire. Cert-ains npnen-t one
l'administratlon a nlus de ebances dri fire nrvan.inr son
point de vue au S nat. Le renrAspntant drlmooratf M Cnn-
non s'est AlevA centre cette reduction impD ne par I- C o'n it
Darce nue. dit-il, cp Rprait demander A i Fpran"e ft ea i'Tt+le
de rPnuldier lepur ditt.o xt6riepre. o t rP mauvais precedent
qui risque de ruiner 1'Export-Import Bank a.
3. Grece
La situation erecoue prdoccune un rertnin romhrp de
journalists et c'est ainsi cue a P. M ) rontinie A, nhblipr
une sprie d'articleps de son corrpsnondant, AthTnP.c t nine
le c Chrijtian Scienea Monitor a renroduit rn artiil det
son correspondent A Washinpton oul dlnlnre de s rrrep nffi-
cielle cue la situation en Grace est auimird'hui nirp au'elle
ne 1'Atait au mois de mai dernier, nie p I en rillas commu-
nistes sont deux fois plus fortes aou'lls; ne I'Atient alors
et que de ce fait I'aide militaire amrticaine coflte bepnucoun
plus oue ce qui avait W6t pr6vu. L'aide Pconomiaue. en rai-
son de la bausse des Drix. cofte Aialement plus cher. d'an-
tant plus aue le nrobleme des rffugiAs grecs s'est agnrav6;
et ce correspondent ajoute ou'il sera n6cessaire de fire
voter par le Convres une aide intirimnire Dour la Grace
avant l'entr6e en vigueur du plan Marshall si Ia nolitinue
ambricaine en GrAce dolt reussir. I1 estime ou'une some
allant de 50 A 150 millions de dollars serait n6ressaire.
Sulzberger announce de Paris au ( New York Times ) aue
les rebelles grecs s'appr6tent A former un Gouvprnnment
provisoire de la Grece libre dans auelaues jours si 1'on en
croit la declaration faite par M. Zacbariadas A la radio
yougoslave et il aioute que (( si le Kominform dccidrait de
r6aliser cette nrtiction. une situation trts dan prpoie sRrait
crd6e qui pourrait detourner I'attention mondiale de la
France. de l'Italie et de l'Allemagne of elle se norte aetnelle-
ment. D1iA la Bulgarie. la Yougoslavie et l'Albanie ont re-
fus6 de coopdrer avec la Commission de l'O. N. U. en GrAce.
La reconnaissance par ces pays d'un Gouvernement rebelle
et l'accroissement de leur aide aux gu6rillas cr6er ipnt Dres-
que inAvitabhlment tne situation aui nourrait danvArpuse-
ment rappeler la situation espagnole a au moment de la
guerre civil.
4. Situation en France
Un article de Warren dans le (( New York Times ) inti-
tul6 (( Les D6putes francais accueillent unaniemepnt le train
de l'amiti6 ), rapport aue l'Assemblie national a vot6
sans onDosition une motion de remerciement an nveule am6-
ricain pour I'aide adress6e A la France. L'article cite en
particulier (( la declaration de Mme Braun. vic-nr6-oidente
communist, qui s'est associde A ce geste d'amitiA! franco-
americaine ). ( La press francaise de toute tendanne poli-
tiaue continue, dit cet article. A porter une attention consi-
derable A cet Aevnement typiquement franco-americain et A
lui consacrer beaucoup de place dans ses nouvelles et dans
ses commentaires, )
Un autre article du ( New York Times ) note que les
efforts de M. Schuman pour arriver A prendre des measures
centre l'inflation se heurtent aux conceptions 6conomiaues
des diff6rents membres de son Cabinet. II soulirne aue le terme
employ par la press parisienne pour souliener le conflict
d'opinions qui se manifesterait au sein du Gouvernement
est : ( La bataille des deux Mayer ).

(i) LA SITUATION, EN FRANCE (New York H8eiald Tri'bulne,\
18/12, edition europAenne) :

<< ...Nous avons pu constater que la democratic fran-
Caise est suffisamment forte pour resister avec succAs
a une menace centre son ind6pendance. Nous devons
cependant reconnaitre que le people frangais et que le
systAme politique francais ont encore A connaitre et A
surmonter leur 6preuve la plus dure : sauront-ils, par
des moyens d6mocratiques, rendre leur gouvernement
sufflsamment fort pour lui permettre d'effectuer les rB-
formes financi6res et economiques qui sont in'dispen-
sables pour arr6ter 1'inflation et assurer le succ6s du
programme de reconstruction de 1'Europe ?







4 BULLETIN QUOTIDIAN DR PRESS ATRANGBRR


Le probl6me frahqais est loin d'etre insoluble. Ob..
jectivement, c'est un probleme beaucoup moins difficile
A resoudre que celui qui se pose devant la Grande-Bre-
tagne, pour ne pas parler de I'Allemagne...
Le probleme frangais n'est pas dA, comme certain
observateurs amiricains I'ont d6clar6, au refus du.peu-
ple francais de se remettre au travail. Les bilans mon-
trent que la reprise 'de la production frangaise depuis
la liberation a ete remarquable. Les difficulties Acono-
miques de la France sont dues avant tout au fait que,
bien que la production ait presque atteint son niveau
d'avant guerre, les demands sont 6normes. Les Fran-
cais doivent, par consequent, reduire ces demands et
en mime temps augmenter leur production...
La production franchise 'doit satisfaire les besoins
courants du people francais et aussi contribuer a la
reparation des dommages de guerre...
La question est de savoir s'il est possible, en vertu
du syslbme politique normal, de former un gouverne-
ment qui puisse non seulement 6quilibrer le budget,
mais aussi 1'6conomie national. II est evident que, pour
Trduire les charges imposes A la production franq.aise,
afin de r6tablir cet 6quilibre, il faudra consentir de
grands sacrifices et faire preuve d'une discipline
extraordinaire...
Nous verrons, au course des prochains mois, si un
gouvernement comme le gouvernement actuel, qui a
courageusement relev6 le d6fi communist, peat ausssi
reliever le d6fi que constituent les 6normes intirkts in-
vettis responsables de l'inflation et du d6sordre 6cono-
mique. >
(WALTER LIPPIAN.)

b) APR~S LA CONFERENCE DE LONDRES (W1ashingllon News,
16/12) :

< ...La rupture enl6ve le moindre 'doute quant au fait
que l'Tnion sovi6tique, A l'heure actuelle, n'a aucun
d6sir de conclude un traitf de paix avec I'Autriche, ni
d'aborder d'une facon decisive le reglement du pro-
blime allemand.
La politique de l'Union sovi6tique n'est pas une poli-
tique de paix; c'est une politique de 'destruction. une.
poltique que jamais les puissances occidentales ne
pourraient accepter... Elle est en parfaite harmonies avec
le prog-amme d'obstruction, de refus de collaborer et
de propigande de d6nigrement que les Soviets pour-
suivent dans le monde enlier...
Le programme de rel&vement 'de l'Europe mcttant en
cause seize pays peut 6tre ex6cut6. Nous pouvons veil-
1,er A ce que des pays come la Grbce et 1'ltalie ne
soient pas priv6s par la force de leur ind6pendance.
Nous pouvons developper des liics politiques et 6cono-
miques solides avec nos? amis d'outre-mer... Si 1'on par-
vient A appliquer un programme de ce genre, il pour-
rait ult6rieurement amener la Russie A s'y joindre. La
paix est encore A notre port6e si nous travaillons pour
l'obtenir. v

c) APRFaS LA RIPFORME FINANCIERE EN U.R.S.S. (Baltimore
Sun, 16/12) :

< On peut tirer cerlaines deductions 'de la devalua-
tion du rouble russe. 11 s'agit naturellement d'un exp6-
dient habile qui ne ,pouvait trouver une application
aussi rapide que dansi un Etat totalilaire. Mais de la
A conclure que cette devaluation prouve la faiblesse du
systmme sovielique, .'est prendre ses d6sirs pour des
r6alit6s. Comme le fait justement ressortir le 'd6eret offl-
ciel, < tous les Etats sont en proie A l'inflation A la


fin des guerres destructive et doivent prendre des me-
sures quelconques pour 6quilibrer circulation fiduciaire
et resources. C'est precis6ment le probl6me qu'envisage
actuellement le Congrbs am6ricain.
La brutality des m6thodes russes ainsi que la nature
primitive de 1'6conomie sovi6tique ont permis au polit-
bureau de se d6barrasser des profiteurs d'un seul coup.
Ce qui nous interesse. c'est la fagon don'tt on utilisera
cette measure pour la propaganda. La France et 1'Italie,
pour ne citer que deux examples. ont A r6soudre les
problbmes complexes qui dBcoulent d'une inflation mas-
sive...
La reforme de M6scou fournit un example auix diri-
geants communists. Les communists francais et ita-
liens peuvent maintenant dire A leurs dupes qu'une d6-
valuation sommaire est la solution de inflation. Et ils
peuvent ajouter, avec un semblant de v6rite, qu'un gou-
vernement communist, et seul un gouvernement com-
muniste peut prendre une telle measure.
Des pens6es 'de cc genre sugg6rent que la devaluation
du rouble n'a pas 6et decide seulement pour ses effects
sur le march interieur, mais aunsi dans le but de ren-
forcer la position des communists dans d'autres pays.
11 sera int6ressant d'observer 1'6volution de la situa-
tion. z


III. PRESS SOVIETIQUE

Re vue de la press sovietique du 17 d6cembre 1947
La rubrinue etrangre des iournaux du 17 d6cembre reor&-
sento A D"ine une page don't un tiers est consacr6 aux ,chos
A 1'6tranger de la r6forme monetaire et de la suppression
des cartes de rationnement en U. R. S. S.

1. Autour de la Conference de Londres
On relieve dans tous les journaux. en vedette. un tel6-
grarnnmm annoneant le d6Dart de Lonrlres de M. Molotov. de
M. Vichin.kv et ries antres memrhre de la d1 6l.tion Povif-
tiaue. et une longue dC4oD he rendhant compete d'un meeting
de la SociWt6 d'Amiti6 anelo-_oviftinue et du Conseil bri-
tannimie de lutte nolr une AllemaRne d4mo-ratiaue.
Dans les q Tvest.ia >. une d6n13he intital6e ( Machina-
tions doR Am6ri-ainS en Autriche a. riiume un article du
( Tahblatt am Montar ). Dans ( L'Etoile Rouge ). on re-
1?ve ln t6lIgramme ( Tass ) intitul <( Fn'ilomAnt d'Auntri-
chiens dans la LAion ftran-rre ). Ce t6lferamme dPclare
ome ( les aitorit6s. franpaises contirnent A recruter A un
rvthme aecclCr6 des jeunes -Autrichiens dans la Legion
6trang6re >.
2. Camp imp6rialiste, camp democratique
On relPve dans tous les journaux un petit nombre de
t61lgrammes de second plan : ( Aporohation par le Congres
du prdlet de loi d'airde provisoire ). e ProblPmes du contr6le
des Drix aux Etats-Unis >. ( Protestations de Panama rontre
la session de bases aux Etats-Unis ). <( Les usines Krunp
peuvent reDrendre leur production dans six mois ). (< Infla-
tion et augmentation des orix au Canada n. < Activitds pro-
vocatri-es de la Commission balkaninue de I'O. N. U. ).
( Rdorgani-ation du Gouvernement italipn >. Condamna-
tion des grdvistes de Marseille >. Nouvelle attitude des
imp6rialistes hollandais ).
3. Commentaires
On relive dans la press du 17 trois commentaires : Dans
la ( Pravda >. *une court note : < La fiEvre du p6trole a,
A, n-ooos de 1'emprise ambricaine sur le prorhe Orient. Dans
( Trud ), outre un article de Delvin, < Conversations out
s'accompagnent de coups de canons a, consacr6 aux derniers
6v6nements d'Indonesie, une chronique de Gofman sur < La
politique des ( Boss > am6ricains ).







BULLETIN QUOTIDIKN DE PRSSB ItTRANNG]a 5


4. Nouvelles diplomatiquea
Arrive a Moscou du nouvel ambassadeur de Roumanie
en U. R, S. S., M. Vladescu Rakoasa. Arrive A New-York
du nouvel ambassadeur de 1'U. R. S. S. aux Etats-Unis,
M. Spaniouchkine.

LES RAPPORTS FRANCO-SOVIIETIQUES (No'ooe Vremia,
17/12) :

Les agissements hostiles du gouvernement francais
A l'egard de 1'Union sovi6tique sont incompatible avec
les relations 'd'amilid pr6vues' par le trait d'alliance et
d'assistance niutuelle. Ces agissements ont provoqu& une
indignation legitime dans les milieux democratiques
francais...
Le but de ces provocations n'est pas difficile conm-
prendre A la lumiere de la crise intrrieure de la France
qui s'aggrave. II est evident qu'en gonflant la champagne
de calomnies sur les < mystires > du camp de Beaure-
gar'd et sur la soi-disant participation de citoyens so-
vi6tiques dans les conflicts sociaux, le gouvernement a
voulu induire en erreur le people francais et l'opinion
publique 6trangbre en ce qui concern les v6ritables dif-
ficdltes que traverse la France. En faisant des d6clara4
tions mensongares sur l'immixtion de citoyens sovi&-
tiques dans les affaires intrrieures de la France, le gou-
vernement tente de dissimuler sa propre politique anti-
populaire...
Une preuve sluppl6mentaire du manque de fondement
des preuves fournies par le gouvernement frangais
pour excuser ses agissements r6voltants, c'est la d6cla-
ration faite le 10 d6cembre par le chef de la mission
fran.aise de rapatriement en U.R.S.S., le colonel Mar-
quid. En indiquant que les autorites sovi6tiques ont tou-
jours scrupuleusement execute les accords relatifs au
rapatriement, Marquie a d6menti les allegations men-
songeres publi6es A Paris.
Les agissements actuels des milieux gouvernementaux
francais rappellent au monde entier les provocations
anti-sovi6tiques du temps de Munich et de Vichy. DBs
le debut, il s'est av6r6 que les operations 'de la police
frangaise et des services de s6curit6 se deroulai'ent con-
form6ment A un plan 6tabli A I'avance et destine A por-
ter atteinte aux relations amicales entire la France et
1'Union sovi6tiqu'e. >
Sans tenir compete du d6sir du people frangais qui
aspire A 1'amiti6 et A l'alliance de l'Union Sovi6tique,
Moch et ,ses colleagues n'ont eu qu'un souci : I'appro-
bation de la reaction amnricaine.
II est evident que le gouvernement sovi6tique a et6
dans l'impossibilit[ de ne pas donner suite aux agis-
sements provocateurs des autorites frangaises et dans
ses ;hotes du 8 et 9 'dcembre, il a i pondu fermement
aux provocateurs, ce qui a jelt le d6sarroi dans ]es mi-
lieux gouvernementauk francais.
Les milieux officials qui veulent eluder leur respon-
sabilitl experiment d'une part des regrets hypocrites au
sujet de la situation qui a pris naissance et d'autre part
continent A mener line champagne de calomnie A
1'egard de 1'Union Sovi6tique.
II n'est pas douteux que le jeu ~enti-sovietique peut
avoir pour la France des consequences fAcheuses. La
politique adoptee par les autorites francaises aura pour
resultat d'isoler economiquement et politiquement la
France en Europe et de livrer ce pays a la merci de
1'imp6rialisme americain, ce qui r6pond aux interets
des r6actionnaires frangais, mais non pas A ceux ,du
pays ni du people.
On peut juger par I'exemple de la France oi peut
mener la politique de servility A 1'gard des r6action-
naires ambricains.


Le r6sultat, c'est non senlement la reduction en escla-
vage de 1'6conomie du pays qui s'est laiss6 prendre dans
le filet de Wall Street, mais aussi la perte de l'inde-
pendance en matibre de politilque 6trangre.
Le monde entier peut se rendre compete que l'hyst6-
rie anti-sovi6tique du gouvernement frangais est 6troi-
tement en rapport avec la main-mise des emissaires
americains sur la capital francaise.
Les citoyens sovi6tiques comprennent fort bien que
la politique 6trang6re des milieux r6actionnaires n'a au-
cun rapport avec les aspirations du people francais. Le
people frangais a d&jA A maintes reprises exprim6 sa
gratitude au people sovietique aussi les sentiments
d'amitie qui unissent les peuples sovi6tique et francais
demeurent inchang6s malgr6 les provocations des valets
frangais de I'impprialisme ambricain.
Les citoyens sovi6tiques sont coinvaincus que la vo-
lonte de collaborer et d'entretenir des relations amica-
les avec 1'Union Sovi6tique emportera tous les obsta-
cles dresses par les politicians r6actionnaires francais
qui craignent avant tout leur propre people. a


IV. PRESS POLONAISE


APRns LA CONFiRENCE DE LONDRES.

1. Rzeczpospolita, 18/12, coalition gouvernementale :

o La responsabilit6 de 1'6chec de la Conference sem-
ble devoir etre imputee A M. Marshall et A sa position
dans la question de la reconstruction, comme dans celle
des frontieres orientales de l'AIlem.agne...
Le passage final du compte-rendu de la derniere
reunion des Quatre dispose : o,M. Molotov a refuse jus-
t(u'A la discussion de la proposition americaine tendant
A constituer une commission pour la revision de la
frontiere polono-allemande, parce qu'il estime que cette
frontiere a dejA 6Mt fix6e. M Molotov, en effet, n'a
pas seulement soutenu ce qui a B6t reconnu comme 16gi-
time et necessaire par 'opinion d6mocratique mon-
diale, mais il a encore place la delegation americaine
devant I'alternative d'accepter ou de rejeter les condi-
tions d'une paix equitable. La rupture de la conference
indique que les puissances anglo-saxonnes ont r6solu de
les rejeter actuellement... ,

2. Zycie Warszawy, 18/12, independent :
( La nouvelle de l'ajournement de la 'Conf6rence des
Quatre doit etre accueillie par I'opinion polonaise en
toute tranquillity. Notre came resulte d'une entire
comprehension des 'motifs qui dirigent le D6partement
d'Etat amiricain,ainsi que de la conscience intacte du
fait que les projects les plus ambitieux valent moins
que les possibilities.
Le probl6me de I'Allemagne demeure enter. La ba-
taille pour la.pIaix se pursuit et elle sera gagn6e aussi
surement que l'a 6t1 la bataille centre le fascisme.

3. Kurier Codzieiny, 18/12, democrate :
< Envisagee sous l'angle de ses repercussions sur
Y'evolution int6rieufre de 1'Allemagne, la rupture de la
conference de Londres peut entrainer une consequence
que les responsables de cette rupture n'ont pas escomp-
tee, A savoir, le rassemblement en un front unique des
masses ouvrieres allemandes de toutes les zones d'oc-
cupation. >







6 BULLETIN QUOTIDIEN DE PRESSED ITRANGARE


4. GTos Ludu, 18/12, ouvrier :
c En realit&, I'Ameriaue souhaiterait que la recons-
truction prioritaire de I'Allemagne devint le slogan -des
autres pays, victims de 1'agression et-de I'occupation
allemandes. Mais tout en refusant A ces derniers le
droit aux reparations, l'imnerialisme am6ricain ne se
fait pas faute d'utiliscr A son profit les territoires qu'il
occupe...
C'est ainsi que les capitalistes'am6ricains qui patient
15 marks la tonne le cha"bon extrait de la Ruhr le
revendent aux pays 6'rqn rrs novennant 15 dollars 'la
tonne. Au nom de ces bn6f';ces ils souhaitaient impo-
ser aux autres pavs un (( diktat > en ce qui concern
la solution du probl]me de l'Allemagne. Leur tentative
n'ayant pas reussi, ils ont fait 6chouer la Conf6-
rence...
Quelles vont 6tre les consequences de cette rupture
pour la paix mondiale ?
En derniere anan!yse la paix ne depend pns de la
reussife ou de 1'6chec d'une conf6renre intern tionale,
ffit-elle pTrticuii6rement imnortante Elle depend -de la
measure dans laquelle s'amnlifient les forces du camp de
la paix luttant pour la paix. cependant que les atti-
seurs et provocateurs de cette guerre se trouvent pro-
gressivement demasques. >



V. PRESS ITALIENNE


LA CRISE POLITIQUE EN ITALIE.
1. Popolo (16/12, 'democrate-chr6tien) :
< Socialistes. vos accusations nous laissent pqrfai-
tement tranquilles. La crise nrnfonde du people italien
existe. comme l'6crit dans YAvaonti. le socialiste Guido
Mazzali. Et e!le ept vrfiment profonde. Mais elle n'est
pas tell one Mazzali In d6nonce confusement C'est
une cruise de confiance dins la liberty. Le pennle ita-
lien, qui sort d'une traaique exn6rience, et 'qui observe
tout ce qui se pnsse auiourd'hui, se demand si l'on ne
se montre pas chimerinue en croyant A une liberty or-
donnee et just ; et s'il ne faut nas s'adapter plut6t A
un nouvel esc'avage irresponsible mais rassurant.
Consciemment ou non, vous le maintenez dans ce
doute; nous, avec obstinntion et serenit6, nous 1'Nle-
vons vers cet'e nouvelle foi. C'est nous qui avons rai-
son. D

2. Avanli ,(16/12, socialist official)' :

< En adh6rant au ministfre remani6. les r6publi-
cains et les s6cesionnistes ont consomme leur divorce
avec la gluche. I's ont accompli. en pleine bafaille poli-
tique, un acte de desertion r6publicaine et dmnocrati-
que. Les secessionnistes out port A son accomplisse-
ment logique la scission de janvier dernier, effectu6e
sous le pr6texte de 1'autonomie du parti et en r6alit6
pour rompre le pacte d'unit6 d'action avec les com-
munistes, que Sqraait avait iure de d6fendre devant
les ouvriers de Turin, devant les socialists de Rome,
devant les travailleurs de Nanles. En s'aliant A de
Gasperi, il arrive au port au'il avait entrevu il y a
onze mois; et ce n'est pas sa faute si, en cadequ de no-
ces, il n'apporte gue le sac proverbial de figues seches.
Ce n'est pas grace A lui non plus que la secession est
en pleine liquidation et qu'on voit revenir un jour a
notre parti, comme ils le font d6jA, tous ceux qui ont


subi la secession sans entrevoir les objectifs choisis
d6s lors en commun accord avec de Gasperi d'une
part et avec les Americains de l'autre. >
3. Corrtee della Sera (16/12, ind6pendant) :
< Le gouvernement qui jusqu'ici avaft une majority
tres r6duite et instable, n'a plus de preoccupations sur
le terrain parlementaire. En s'associant les groups .du
centre gauche il carte 1'accusation qu'on avait lan-
cee centre lui de s'8tre d6plac6 vers la droite et il
confirm sa position de chute et son programme oblige
d'nrgence. II s'est assure, en effet, les suffrages de
francs-macons bien connus et il peut ainsi ne pas se
soucier ,de l'accusation d'6tre un gouvernement con-
fessionnel. De plus, en ce qui concern 1'ordre public,
le prestige d'un gouvernement qui aura probablement
l'appui de toute la Chambre A l'exception de l'extr6me-
gauche. est bien different de celui du gouvernement
d'un seul part. II est vrai que selon toutes les proba-
bilit6s, les manifestations de la rue ne cesseront pas
pour cela... Il y a une contrepartie et ce n'est pas seu-
lement le fait deplorable Kqu'on voit le foss6 s'appro-
fondir entire le bloc socialo-communiste et les forces
politiques qui se trouvent au gouvernement. C'est aussi,
lel !danger que I'action future ne present plus ces nca-
ractrres d'homogn.6ite et de concorde facile qui
n'avaient jamais manqu6 au course de ces derniers mois.
D'autant plus que ce ne sont plus seulement les pro-
grammes qui vont jouer; ce sont aussi les temp6ra-
ments. 2
(SILVIO NEGRO.)
4. Unit& (16/12, communist) :
C Nous ne pouvons plus nous 6tonner en voyant avec
quel manque de pudeur nos gouvernants acceptent en
s'inclinant et en remerciant toutes les injonctions et
toutes les humiliations A condition qu'elles viennent
d'Am6rilque.'.
Mais nous pourrions nous 6tonner que les chefs rk-
publicains et sarazatiens, qui pr6tendent encore au ti-
tre de patriots. de democrates et de socialists, appor-
tent leur contribution a cette triste besogne anti-natio-
nale, anti-dimocratique. Il est evident que. pour eux, il
s'agit de patriotisme, de d6mocratie et de socialisme
,made in U.S.A.
Puissance du dollar Pour r6ussir A coloniser l'Italie
on veut aussi coloniser leurs parties' qui, si l'on pense
aux traditions et aux ideaux don't ils se r6clament, de-
vraient etre les plus vaillants adversaires 'de tout plan
d'asservissement national et social. >
S(LuIGI LONGO)


VI. - PRESS SUISSE


APRnS LA CONFERENCE DE LONDRES.

1. Joitinal de Genlve (18/12) :

< ... La Conf6rence Btait vou6e a ,'6chec avant m&me
d'avoir commence. Depuis les entrevues steriles de
Moscou, il y a quelque huit mois, non seulement les
supplants des ministres charges de preparer les trai-
t6s relatifs A l'Allemagne et A 'Autriche n'avaient pu
marquer le ,moindre progrbs, mais encore 1'atmosphbre
g6n6rale s'6tait tendue...
Tour Part de M. Molotov a consists A voiler ses des-
seins politiques et, A manoeuvrer de manibre A rendre







BULLETIN UUOTIDIEN DE PRESS ATJ1ANGtRE 7


impossible une entente rapide. En presence des accu-
sations incessantes qu'on portait contre eux, les An-
glais et les Ambricains oat montr6 une patience louable.
Mais, apres trois semaines de debats inutiles, oh sur
aucun point important l'ombre 4d'un accord n'a -pu
s'&tablir, ils n'ont pas jug6 utile de prolonger une reu-
nion Jqui finissait par ressembler a un meeting public.
I1 n'y aura ni guerre, ni paix, mais le Smaintien du
status qIro avec tout ce qu'il comporte de trouble et
d'inqui6tant, de rivalites aiguis et sournoises, de luttes
interieures. Mais d6barrass6s d'une equivoque, les Occi-
dentaux pourront plus facilement entreprendre une
oeuvre constructive dans les regions oh ils ont aces.
Apris quoi, ils verront si 1'Union SoviBtique, compre-
nant l'impossibilit6 o~ elle se trouve d'6tendre indefini-
ment son influence, en revient au systeme de la colla-
boration international. >>
(RENI PAYOT.)


2. Gazette de Lausanmne (18/12) :
< ... Comme on pouvait le lire dans le dernier 6dito-
rial de I'Economist, I'enjeu de la Conference de Londres
a moins 6t1 la question allemande en soi que celle de
l'aide a'mricaine a 1'Europe. II s'agissait de savoir. si
l'ancien Reich serait tenu Ai l'cart du plan Marshall
ou viendrait s'y lintegrer. Decid6 A entraver les efforts
tendant A restaurer l'&quilibre continental, 6conomilque-
ment ,d'abord puis politiquement, Moscou ne pouvait
que chercher a d6jouer les tentatives constructive du
secretaire d'Etat americain. En pr6sentant un pro-
gramme contre lequel ce dernier, ainsi que MM. Bevin
et Bidault devaient ineluctablement s'inscrire en faux,
M. Molotov a pu cette fois sauver la face, ce qu'il
n'avait pu faire lors de la premiere Conference de Pa-
ris pour le relevemenpt de 1'6conomie europ6enne, of il
avait pris 1'initiative d'une rupture don't 1'6chec de
Lancaster House n'est, some toute, qu'une inci'dente. >


S. P. I. Imp., 27, rae Nieolo, Paris 31.3009













































































Prix : 6 francs.




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