Group Title: Bulletin quotidien de presse étrangère
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Title: Bulletin quotidien de presse étrangère
Series Title: Bulletin quotidien de presse e´trange`re.
Physical Description: dl. 30 cm.
Language: French
Creator: Ministère des Affaires Étrangères
Publication Date: December 16, 1947
 Subjects
Spatial Coverage: France
United Kingdom
Russia
Poland
Germany
Belgium
 Notes
General Note: 1009: gebaseerd op afl. 5605 (1934).
 Record Information
Bibliographic ID: UF00077027
Volume ID: VID00257
Source Institution: University of Florida
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: oclc - 72892915
ccp - PA0245063

Full Text



PRESIDENCY DU CONSEIL

SECRETARIAT GANtRAL
DU GOVERNMENT

Direction de la Documentation
14-16, rue Lord-Byron, Paris (8')


LA DOCUMENTATION FRANQAISE


BULLETIN



DE PRESSE


16 d6cembre 1947


MINISTER
DES AFFAIRES ETRANGERES
SENVICI D'INPORMATION
ET DE PRESS


QUOT IDI



ETR A N


RE


Nouvelle S6rie NO 845


SOMMAIR E

I. PRESS BRITANNIQUE.
,a) La situation en France :
1. Observer (14/12).
2. Sunday Times (14/12).
b) La Conference de Lon'dres :
1. Observer (14/12).
2. Sunday Times (14/12).
3. Times (15/12).
c) L'aide ambricaine A 1'Europe :
1. Obserlter (14/12).
2. Daily Telegraph (15/12).
II. PRESS AMERICAINE.
La Conference de Londres (New Yoirk Herald Tri-
bune, 14/12, edition europ6enne).
III. PRESS SOVItTIQUE.
a) La situation en France (Praida, 14/12).
,b) Le problem autrichien (Pravda, 14/12).
IV. PRESS ITALIENNE.
L'agitation social en Italie.
1. Unita (12/12).
2. Popolo (12/12).
V. PRESS :SUISSE.
a) La situation en France (Journal de Genive, 15/12)
b) La Conf6rence de Londres (Neue Ziincher Zei-
t ng, 15/12).


I. PRESS BRITANNIQUE

Revue de la press britannique du 14 decembre 1947
Ce sont les nouvelles relatives a la Conference de Londres
qui tiennent ce matin encore la vedette. Le reste des com-
mentaires a trait a 1'Allemagne, aux troubles de Palestine
et & la situation en Italie et en France, ainsi qu'au nouveau
trait commercial conclu entire la Grande-Bretagne et la
Russie.
1. Conferenbe de Londres
Tous les journaux rapportent 'accompagnant de com-
mentaires assez pessimistes la decision prise hier par les
ministres des quatre puissances de ne pas se reunir avant
lundi. M. Brandon, du ( Sunday Times ), indique a ce su-
jet que MM. Marshall et Bevin ont atteint la limited de leur


patience et que la plupart des deblgues se demandent si la
continuation de la Conference present une utility quel-
conque, a moins toutefois que M. Mo-otov ne montre une
plus grande disposition a negocier. II ajoute, cependant.
qu'un terrain possible de discussion pourrait etre trouve
dans les propositions de M. Molotov concernant une eleva-
tion du niveau de l'industrie allemande, qui serait port6e
70 % de son niveau de 1938, si toutefois M. Molotov est dis-
pose a attendre, avant de preleve'r des reparations quelcon-
ques, que ce niveau soit atteint et s'il ne s'agissait pas, dans
sa pensee, d'une simple manoeuvre de propaganda.
De son c6te, le correspondent diplomatique du meme jour-
nal souligne que les Soviets perdraient eux-memes beaucoup
& une rupture, dans la measure oit celle-ci consacrerait l'in-
fluence americaine dans la Ruhr. Ceci, ecrit-il, amene un
certain nombre de delegues a penser que les vituperatioils de
M. Molotov pourraient fort bien 6tre le prelude d'un chan-
gement de tactique.
lntin, d'apres le correspondent diplomatique de 1' ( Ob-
server ), on garderait espoir dans les couloirs de la Confe-
rence que, malgre toutes les divergences qui sont apparues
jusqu'a present, une entente pourrait tout au moms 6tre
realisee sur la question de 1'Autriche (voir cet article plus
Join),
2. Allemagne
D'apres le correspondent a Francfort de 1' Observer a,
un plan de Constitution allemande aurait dejA 6th mis sur
pied par les dirigeants des landers allemands ae la bizone.
Cette Constitution prevoirait une federation de tous les pays
allemands, don't les organismes centraux seraient concen-
tres par deux Chambres : l'une, le Bundesrat, repr6sentant
les Etats constitutes ; l'autre, le Bundestag, representant la
masse des electeurs. La premiere nommerait un president
et les ministres, et aurait un pouvoir de veto sur la se-
conde. Le meme correspondent ajoute qu'une reunion des
presidents des landers, assists de fonctionnaires des aou-
vernements militaires anglais et americains, est prevue pour
samedi prochain, au course de laquelle sera discutee proba-
blement la question du nouveau Parlement. On ne songerait
pas neanmoins, dans les milieux anglais et americains, a
donner a cette construction un aspect definitif. On tiendrait
d'autre part a ce que les Allemands eux-memes en prennent
l'initiative, suivant les principles generaux indiques plus
haut. Enfin, il serait possible que MM. Marshall et Bevil
se rendent en Allemagne, aprbs la Conference, si celle-ci
devait dchouer, atin d'eclaircir la politique future de leur
pays en Allemagne et de discuter la possibility d'un statut
de paix.
3. Palestine
Plusieurs journaux, et notamment le e Sunday Dislpatch >,
le ( Reynold News ) et 1' ( Observer a, annoncent en gros-
ses manchettes la nouvelle d'un regain d'activite des ter
roristes juifs, activity qui s'est tradulte A la fin ,de la se-
maine par une serie d'attaques A la bombe contre les Ara.







2 BULLETIN QUOTIDIEN DE PRESS AETANGARE
-- I


bes. D'apres 1' ( Observer ), la responsabilitd de ces trouble
Se serait pas imputable A 1'Agence juive, mals a 1'Irgoui
tau Stern. II ajoute que l'Agence juive n'en accuse pa
moins 1'Administration britannique de favoriser les Arabe
et que ceux-ci agissent de meme, ce qui rend chaque jou
plus d'ifficile la, situation des troupes britanniques.

4. Italie
Plusieurs journaux font dtat du vote de confiance recueill
hier a, 1'Assembl6e italienne par M. de Gasperi sur sa pol:
tique a 1'6gard des groves, et ils ajoutent que l'on s'atten,
a ce que le Premier Ministre proctde b un reman'iement d
son Cabinet en excluant les communists et les socialist
de l'extrrme-gauche.
M. Clifford Hulme, reprbsentant du ( Sunday Times >), rap
porte d'autre part les paroles prononedes hier a la veille d
retrait des troupes amiricaines d'Italle par le Pr6sident Trn
man, et par lequel celui-ci a indique que les Etats-Unis coi
tinueraient a s'interesser au maintien d'une Italic libre (
ind4pendante. Ces declarations sont interpr6tees par le co]
respondant du < Sunday Chronicle > comme un avertiss
ment non daguis6 A la Russie et une indication que les Etat,
Unis n'hesiteraient. pas a renvoyer des troupes en Ital
dans le cas d'une tentative inspire du dehors pour renve:
ser le gouvernement.
5. France
Tous les journaux donnent des details sur 1'echange c
notes qui vient d'avoir lieu entire le Qual d'Orsay et I'an
bassade des Soviets a Paris, a propos de l'expulsion de d
vers ressortissants sovietiques. Ils ny ajoutent toutefo
aucun commentaire special.
La France fait d'autre part l'objet d'un assez long artic
de M. Frank Mac Dermot, reprdsentant a Paris du a Sunda
Times a, consacrd principalement a l'analyse des proje
financiers et economiques du gouvernement (voir cet artic
plus loin).
6. Negociations commercials anglo-russes

Le correspondent diplomatique du (c Sunday Times a, do]
nant quelques details sur les terms de l'accord public c0
jours derniers, announce qu'il a dt6 r6alisd grace a d'impo
tantes concessions de la Grande-Bretagne touchant le rer
boursement de la dette qui income a la Russie aux term
de l'accord sur les fournitures civiles de 1941. Le montai
total de cette dette aurait en effect .6t6 reduit au chiffre a]
prochant 50 millions de livres, et l'int6ret ramen6 de
a 1/2 %.
7. Le plan Marshall
Le correspondent de 1' ( Observer ) announce que les C,
mits de la Chambre et du Senat ont maintenant dccic
d'une facon definitive l'inclusion de la Chine dans le pr
gramme d'aide int6rimaire. Il indique d'autre part qi
M. Truman s'est prononce en faveur de I'institution d'ui
agency sp4ciale pour administer le plan Marshall et poi
conclure des accords a cet effet avec ses bendficiaires eur
p~ens. La direction de cette agency serait probablemei
confide a 1'ex-sinateur La Follette.

Revue de la prespe britannique du 15 decembre 1947,
La press de ce matin done une importance de premi,
plan aux rdformes monetaires et a la fin du rationnemeo
en Russid sovidtique. De nombreux articles ont trait a
Conference des Quatre. Les autres questions ne fournisse]
matibre qu'a des articles.brefs pour la plupart et de pu:
information.

1 U.R.S.S
Sous d'importantes manchettes, la press rend compete d
measures prises par le gouvernement sovietique pour comba
tre 1'inflation. Le rddacteur financier du < News Chronicle
remarque A ce sujet que ( l'op6ration chirurgicale a laquel
se livre la Russie sovidtique est semblable a celle qui a 6
faite apres la guerre par les pays capitalists comme la B(
gique, la Hollande et la France. La Russie volt meme pl
loin en. associant l'abolition du rationnement avec ]a d6v


s luation de la monnaie. Par consequent, la population sovie-
n tique ne pourra acheter que.dans la measure ofl elle aura de
s quol payer ses acquisitions. 'C'est 14 le systmme capitalist
a classique, bien qu'il soit maintenant en vigueur dans peu de
r pays capitalistes >.
Le o Daily Mail ) insisted, pour sa part, sur l'importance
que le marched noir avalt en Russie. < Maintenant, avec la
tin du rationnement, il n'y aura qu'un seul prix, un prix de
i detail fix6 par 1'Etat. )

Spremieres consequences de la devaluation sera de fire per-


d
dre aux trafiquants du march noir les 9/10's de leurs benu-
Sfices. Ce journal estime aussi que la reduction du prix du
Spain et de la farine apportera un soulagement immense au
people russe. Cette nesureaurait ot6e dictCe par l'enorme'
u inflation qui r6gne dans le pays.
2. Coifefrence de Londrcs
1-
t Les commentairs d'aujourd'uourhui tendent a montrer que la
r- seance de cet apres-midi sera decisive.
D'apres le correspondent du < Times ), les ministries eux-
s- mBmes ne connalssent pas exactement quels sujets ils de-
ie vront border. Seule une concession de l'une ou l'autre des
r- parties permettrait aux negotiations de reprendre. Mais
cette concession semble tout a faith improbable. La Conf6-
rence pourrait alors s'ajourner ( sine die >a, ce qui signifie-
ralt une division tconomique et politlque de 1'Allemagne ct
le la creation de gouvernements sDpares.
a- La seance d'aujpurd'hui pourra influence l'avenir de l'Eu-
[l- rope etde 1'Allemagne, estime degalement le correspondent
is diplomatique du a Daily Telegraph ), qui resume ainsi la
situation : ( D'une part, la Russie s'efforce d'dviter l'4chec
Ir de la Confrrence qui lui permit de prononcer des discourse
ly de propagande a l'adresse de 1'Allemagne et de resserrer sa
ts main-mise sur ce pays ; de l'autre, elle ne desire pas que la
i Conference rnussisse, ce qu'elle veut chest ne prolongatibn
du chaos et de l'instabilit6 en Allemagne. )
Wilson Broadbent, du a Daily Mail ), pense que M. Mar-
shall finira par demander la cloture de la Conference, mals
il se demand si cette cloture signifiera seulement un ajour-
nement ou la fin du Conseil des Ministres des Affaires etran-
geres.
r- D'apres Robert Waithman, du < News Chronicle ), l'at-
-" mosphere actuelle de la ConfTrence emprcherait tout accord
ns et les ministries devraient attendre que cette atmosphere se
It dissipe. Cet ajournement ne manquerait pas de dscevoir vi-
P" vement le gouvernement autrichien.
2 Fraik Pitcairn, du a Daily Worker ), 6crit 4 que certaines
influences puissantcs au sein de .la ddllgation am6ricaine
s'efforcalent hier de provoquer la rupture immediate des
conversations et M. Marshall leur pr4tait une oreille atten-
" tlive. Ces elements s'efforceraient d'apparaitre come des
le amis de l'Allemagne en refusant d'acceder aux 16gitimes de-
0' mandes de reparations des Soviets a.
ue
ne 3. France
ur
o- Le correspondent du ( Times )> 1 Paris faith etat d'une
it nouvelle aggravation des rapports tranco-sovidtiques, a la
suite de 1envoi d'une nouvelle note de protestation sovie-
tique centre l'arrestation de ressortissants russes en France
et l'immixtion des autorites frangaises dans le fonctionne-
ment du Bureau sovitique Marseille
er Le correspondent du a Daily Telegraph ) estime que la
It tension des relations franco-sovitdtiques pourrait provoquer
la une denonciation du trait d'alliance et d'assistance mu-
nt tuelle entire les deux pays.
re En ce qui concern les questions financixres, le correspon-
dant du .< Manchester Guardian a ne s'attend pas a des in-
novations de la part de M. Mayer. II pense que le ministry
instituera des impositions plus lourdes pour les gros-aeve-
es nus, les moyens d'emplcher la fraud fiscal et de nouvelles
,t- measures d'all&.gement dans le system de control.
Le c Daily Herald ) announce une aggravation de la scis-
le sion au sein de la C.G.T.
te 4. Allemagno
,I-
Is Le correspondent du ( News Chronicle )) a Berlin announce
a- la presence de troupes d'6lite sovietiques en Prusse Orien-







BULLETIN QUOTIDEIEN DiE PI'RSSE ETITAN-GIIE 3


tale. Ces troupes comprendraient un certain nombre d'ofi-
clers allemands et de nombreux Allemands capables de par-
ler anglais. Ces troupes seraient destinies A assurer le con-
tr6le de 1'Allemagne orientale au cas d'un checkc de la Con-
ference de Londres
5. Italie
D'apres le correspondent diplomatique du ( Daily Wor-
ker a, les Etats-Unis adraient l'intention de renvoyer leurs
troupes en Italie au cas. estime-t-il, oI le people italien se
r6volterait contre le plan Marshall. Cette menace am6ricaine
const'ituerait la demonstration la plus franche jusqu'a main-
tenant de la volont6 amdricaine d'intervenir militairement
contre I'orientation a gauche de l'Europe occidentale.
a) LA SITUATION EN FRANCE.
1. Observer (14/12, conservateur) :
< Le grand movement de grLves communists a 0t6
mis en echec en France par le courage et la decision
du gouvernement et par le bon sens clairvoyant des tra-
vailleurs francais eux-miimes. II y a lieu de se montrer
soulage, mais non pas encore d'afficher un optimisme
sans reserve. La bataille a 6t6 gagncd, mais el:e a coftt
cher...
L'aide interimaire A la France a maintenant Wte ac-
cept6e par le Congrbs; cette aide permet quelques es-
poirs pour le d6but du printemps, mais elle n'emp6chera
pas cet hiver d'etre le plus dur que la France ait conrnu
dans ses annies 'd'prreuves et il est certain que ce sont
les pauvres des villes qui souffriront le plus. Le gou-
vernement de M. Schuman a. fait preuve d'une admi-
rable fermet6 devant une attaque directed. II aura main-
tenant hesoin d'une grande habilet6 et de beaucoup de
tact pour manoeuvrer les homme.s et utiliser les res-
sources.
2. Sunday Times (14/12, conscrvateur) :
...Le pr6si'dent du Conseil et M. Rend Mayer sont
des hommes 6nergiques et il faut qu'ils le soient...
Les augmentations de salaires accord6es dans l'indus-
trie auront diverse consequences d(sagreables. L'unc
de ces consequences est le disequilibre du Budget et la
n6cessilt d'6tablir 'de nouveaux imp6ts pour combler le
deficit. Une autre est I'augmentation de. prix indus-
triels. Une troisi~ine sera peut-etre une augmentation
des heures de travail. Les parties represents au gouver-
nement auront certainement des opinions differences en
ce qui concern le meilleur moyen de resoudre ces
questions. II faut esp6rer qu'A la commission des finan-
ces de I'Assemblee national, ainsi qu'L l'Asscmble elle-
mnme et 'dans 1'ensemble du pays tous les parties non
communists se montreront plus disposes A aplanir leurs
divergences et a faire confiance a l'homme qui est h la
t*te du gouvernement.
Des measures inpopulaires devront 6tre prises... Ce qui
est i' craindre, ce sont de nouveaux conflicts sociaux si
I'action du gouvernement est confuse et h6sitanle conmmi
ce fut trop souvent le cas dans le pass6..
Si les politicians et les parties ne percent pas le sens
des proportions qu'i!s viennent d'acqu6rir r6cemmenl,
le gouvernement actual devrait 'demeurer au pouvoir et
obtenir des majoritls importantes pendant une longue
ip6riode de temps... >>
(FRANK M\c DERMOTT.)

b) LA CONFERENCE DE LONDRES.
1. Observer (14/12, conservateur) :
i ...Les possibilities de succes de la Conference sent
consid6r6es g6n6ralement avec beaucoup de pessimisme.
mais les trois delegations occidentales sont 6galement


d'accord pour lie pas vouloir etre celles qui claqueront
les portes.
Quant h M. Molotov, il a cu l'avantage jusqu'ici en
accumulant des points utiles A sa propagande... Ii sem-
ble qu'il continuerait volontiers et ind6finiment de s'op-
poser aimablement a scs colleagues et de provoquer cal-
mniemnt des eclats d'irritation inutile de leur part.
En marge de la Confdrence, on apprend que les mi-
lieux autrichiens de Lon'dres espbrent encore. malgr& le
refus de la semaine derniBre, qu'on parviendra n6an-
moins a la conclusion du trait autrichien; on apprend
igalenent que M. Dulles est revenue de Paris plein de
confiance et stir que la R6publique frangaise rbsistern
cnitre les attaques de droite et de gauche et que la
politique cxterieure de M. Bi'dault continucra dans l'ave-
nir. >
(Du r6dacleur diplomatique de l'Ob.server.)
2. SulndaU Times (14/12, conservateur) :
< La Conference des ministres des Aflaires etrangt-
res semble compromise. Si la d6ccption n'est pas tres'
profonde, c'est qu'on n'a jamais eu beaucoup d'espoir
de succes. Mais la Conference peut rendre cepen'dant
un service important. Si elle parvient A convaincre, de
facon definitive, I'opinion mondiale des dangers de la
diplomatic publique, el'e pent preparer la voice Ai ui
systlime melleur pour conduire les affairs internalio
nales.
II existed deux dangers qui tons 'deux ont 6td mis en
evidence a Lancaster Hou.e. Le premier, c'est quc ceux
qui n6iocicnt an vu et an su do tons s'apercoivent qu'il
est impossible d'abandonner ine position une fois qu'ils
l'onl adopt e, s'ils ne veulcnl pas qu'cn les accuse dans
leur pays de faiblesse ct d'inconsislance... Le deuxieme
danger, c'est que les 'discussions internationales seront
utilis6es come moyens de propaganda a l'egard des
tiers dans le cas actuel, en particulier, A 1'Pgard du
people allemand... Le retour A des iielhodes Cprouvies
pcut encore sauver la paix. >
3. Times (15/12) :
< ...Un 6chec de la Confirence no rsou'dra rien. La
m6fiance des deux parties qui rend cet 6chec probable
ne fera qu'augmenler. S'il est impossible d'6tablir la
paix par des accords entire les puissances, il est encore
plus douteux qu'on puisse 1'6tablir separement apres
desaccord. Vraisemblab!ement, c'est l'Allemagne vain-
cie qui seule y gagnerait; la malheurcuse Autriche y
perdrait certainenient. Une Allemagne divisee ne cons-
tilue pas-seulement un contre-sens 6conomique et poli-
tique, mais une source certain 'te faiblcsse pour la
prosperity de l'Europe et de la paix. C'est aussi une'
invitation faite au nationalism allemand de chercher
a renforcer sa position par des intrigues et des ma-
noeuvres. L'Europe, aussi bien oriental qu'occidentale,
paiera cher la division de l'Allemagne...
La Conference est sur le point d'aboutir A un 6chec
parce que la question s'est pose de savoir si M. Molo-
tov cherche vraiiment a parvenir a un accord. C'est
pourquoi si ]a Conf6rence about it a un 6chec, cet 6chec
sera trbs grave. Pen'dant toutes les negociations, la v6-
ritable question qui s'est en fait toujours posee a 6t,6
la suivante : les puissances d6sirenl-elles parvenir a
un accord ? Jusqu'a maintenant, on a tenu pour cer-
tain que chacune a sa manicre d6sirait parvenir A un
accord. Maintenant, le fondement mime de 1'l6aboration
de la paix est ouvertement mis en question. M. Molotov
a sembl montrer vendredi que son gouvernement
n'avait aucune confiance dans les puissances occiden-
tales, et 1'6chec de la Conf6rence, s'il se pro'duit, con-
sacrera ce manque de confiance..;







I BULLETIN QUOTIDIEN DR PRESS ATRANGiRB


M. Marshall et M. Bevin ont aussi peu conflance en
M. Molotov qu'il n'a confiance en eux. I1 craint lI'im-
p6rialisme du dollar > en Europe; ils craignent que le
communisme en Allemagne n'aiile A l'enconLre du pro-
gramme, de reconstruction de l'Europe. Cependant, il
est encore possible de parvenir A un accord si on le
.veut vraiment. Tous peseront sans aucun doute les con-
sequences d'un 6chec. II n'y aurait pas 'de guerre, mais
il n'y aurait pas de paix non plus; le monde vivrait
dans la crainte et I'orientation de la politique allemande
et europeenne ef:eterait ces craintes. Sans aucun doute,
il apparticnt en premier lieu A M. Molotov de dire si
les discussions peuvent se poursuivre avec quelques
chances de succ6s, mais tous les ministres doivent cher-
cher line solution. C'est aujour'd'hui que se prisentera
peut-Nlre leur dernibre chance. ,

C) L'AIDE AMERICAIN,E A L'EUROPE.

1. Observer (14/12, conservateur) :
M. Bevin a bien fait, dans le discours qu'il a pro-
noihc vendredi soir de rappeler la profonde emotion
qu'avait susciiee, it y a six mois, le plan Marshall pour
la reconstruction de 1'Europe. 11 est dommage qu'une
grande parties de cette motion spontanee se soilt vapo-
rbe. Les peuples ont presque totalement oubli6 que la
contre-partie europbenne de la g6n6rosit* sans prece-
dent de 1'Amerique devait 6tre un effort important et
soutenu non seulement sur le plan national, mais sur le
plan de l'union et de l'aide reciproque...
L'6tat de passivity qui s'est empar6 'de l'Europe occi-
dentale depuis la fin de la Conf6rence de Paris n'a pas
6chapp6 aux Americains... et its ont tendance, bien
qu'ils r6pugnent A l'exprimer ouvertement, A rejeter en
grande partie sur la Grande-Bretagne la responsibility
de cette passivit6 europeenne. La Grande-Bretagne, dit-
on, a failli A son role; son attitude est devenue cgoiste
et mesquine.
Ces reproches ne sont pas tout A fait justifils...
Tout ce que la Grande-Bretagne a entrepris pour aider
au succes du plan Marshall a 6tl fait dans le domaine
discret de la diplomatic et de la savante discussion. Ce
qu e le a n6glig6, c'est d'exciter et d'encourager i'ima-
gination des peuples.
Aucun grand exploit historique n'a jamais Wte accom-
pli sans soulever l'enthousiasme de quelques millions
d'hommes... C'est aux gouvernements et non aux peu-
ples que nous nous sommes adresss...
Si noius nous faisons vraiment les champions du plan
Marshall en Europe, nous devors donner A notre poli-
flque economique el A notre po'itique extbrieure une
nouvelle orientation potr les annbes A venir...
L'Amerique elle-m6me, en soulignant le role eminent
que la Grande-Bretagne doit jouer pour realiser l'unit6
de l'Europe occidental, nous a montr6 la voie a snivre
pour assurer notre ind6pendance economique A son
regard, ainsi qu'assurer, ce qui est beaucoup plus im-
portant, notre s6curitl vis-A-vis de la Russie. Nous
avons d6jA fait dans cette voie les premiers pas d6ci-
sifs. Mais nous continuous A parler et A rbagir come
si nous .tions encore inducis...
Le dubat ducisif sur le plan Marshall va s'ouvrir an
Congrbs. Il est temps que le gouvernement britannique
d6chire le voile 'de confusion et de suspicion qui entoure
no:re politique et nos intentions, qu'il exprime sa de-
cision A haLte voix. el qu'il nous donne, ainsi qu'a nos
partenaires europeens et A nos amis d'Amurique, une
impression de decision et d'unit<. < Des actes et non
pas des paroles >, voilA une noble devise, mais il est
des moments oft les paroles sont des actes. >


2. Daily Telegraph (14/12), conservateur :
< ...En Europe, les gouvernements fran9ais et italien
ont survecu aux premieres attaques des communists.
La situation semble.suffisamment stable pour que l'aide
.am6ricaine soit accordue. Neanmoins, l'attaque de la
gauche a cu des consequences dangercuses. Son effet
sur I'opinion amiricaine a Wet refl6te par les amende-
ments sp6cifiquement anti-communistes que la Chambre
a jug6 opportun d'ajouter au project de loi. Ces amen-
dements ont 616 uliminus en grande parties dans le pro-
jet 'de loi de compromise en faveur d'une clause plus
large qui pruvoit la suppression de I'aide aux pays qui
pourraient passer sous la domination des communists.
Cet 616ment delibr6iment anti-communiste ne figurait
naturellement pas dans ]a conception original et hu-
maine du plan Marshall. Son introduction a ete la con-
sequence des 6vinements qui se sont d6rouls en Eu-
rope depuis que les Russes ont quitt6 la Conf6rence 'd
Paris. Il ne faut le regretter que dans la measure oft cette
decision fournira des armes politiques aux adversaires
de ce plan.
Bien qu'aux yeux des observateurs impartiaux le pro-
jet americain dcmeure un monument sans pr6c6dent de
g6n6rosite international, il est inevitable que cette aide
fera l'objet 'd'une violent controversy politique dans les
pays qui doivent la recevoir. Cela peut utre consid6r6
comme un succ6s pour ceux qui veulent empucher la
r6alisation de ce plan... >



II. PRESS AMERICAINE


Revue de la press amuricaine du 13 d6cembre 1947
1. Aide americaine
Toute la press suit avec beaucoup d'int6rtt la discussion
qui se deroule au sein de la Commission conjointe du Con-
gres, a propos de 1'aide int6rimaire a l'Europe. Les debats
6tant secrets, les informations qui paraissent a ce sujet sont
impr6cises; cependant, la plupart des correspondents politi-
ques annoncent que la Commission est tomb6e d'accord sur
un point : celui d'accorder imm6diatement 150 millions de
dollars a la (( Reconstruction Finance Corporation a pour
qu'elle finance les expeditions en attendant que les commis-
sions budg6taires du Congres approuvent le montant de
1'aide. Ce montant et la question du secours a la Chine n'ont
pas permis encore a la Commission d'arriver a un compro-
mis. Elle doit se r6unir A nouveau aujourd'hui.

2. Conference de Londres
Les nouvelles attaques dirigdes par M. Molotov centre la
politique d'occupation des trois autres puissances et les r6-
pliques que lui ont donn6 les autres ministres des Affaires
etrangeres amnnent les correspondents de Londres A .crire
que la Confdrence est sur le point d'6chouer. Le ton employ
par M. Molotov et la r6eptition continuelle de declarations
ayant fait l'objet de d6mentis par les representants officials
des autres puissances contribuent a envenimer le d6bat plus
qu'A le faire progresser. Telle est du moins la constatation
que font tous les correspondents ambricains. Les titres don-
nds a leurs articles accentuent cette impression et soulignent
que les espoirs d'accord entire les Quatre Grands s'estompent
rapidement. La press note que M. Bidault s'est l6ev6 con-
tre les accusations portees par M. Molotov centre les agis-
sements frangais en Allemagne et en particulier centre la
declaration russe, pr6tendant qu'un plan existe deja pour la
fusion des trois zones occidentales.
La question des reparations allemandes qui se traite a
Londres entraine des reactions au Congres et la press note
a ce sujet les declarations faites par le Secr6taire d'Etat A
la Guerre, Royall, devant la commission budgttaire du Se-
nat, ofu i a indiqu6 qu'il 6tait d'accord avec le sdnateur







BULLETIN QUOTIDIEN DE PRESS ATHANG(Et 5


*Bridges pour reconnaitre que la politique de d6mantilement
des usines allemandes est erron6e.
Le journal liberal ( P. M. ) donne des extraits d'un t16-
gramme secret du g6n6ral Clay, qui ne s'opposerait pas a6
certain d6mantelements pouvant faire b6n6ficier les pays
europeens de machines-outils indispensables A 1'augmentation
de leur production. Cet article souligne le conflict qui existe-
rait A ce propos entire le g6enral Clay et le Departement
de la Guerre. Dans un editorial du meme journal, sur la ques-
tion des reparations telle qu'elle se present A la Conference
de Londres, on lit notamment : ( Il y a une part de justice
dans les demands de reparations. L'unification de l'Allema-
gne qui permettrait A la zone orientale d'envoyer des pro-
dults alimentaires aux zones industrielles de l'Ouest all6ge-
rait le fardeau impose A 1'6conomie ambricaine et aux con-
tribuables americains. Des reparations en quantities raison-
nables et echelonnees afin de pernettre a la production alle-.
mande de retrouver son niveau de 1936 aideraient grande-
ment' a la reconstruction europ6enne. Les Russes pr6f6re-
ralent garder l'exploitation de l'Allemagne de 1'Est s'ils ne
peuvent pas 6tre assures de recevoir des reparations d'une
Allemagne unified, mais cela signifierait un enforcement
de la ligne qui divise 1'Orient de I'Occident et cela pose-
rait une question fondamentale pour les U. S. A. : Sommes-
nous pr6ts A ravitailler I'Europe occidentale pendant des
ann6es en products alimentaires et matieres premieres qui lui
viennent normalement de 1'Europe oriental ? ) L'Aditoria-
liste ne repond pas A cette question qui sera reprise prochai-
nement quand le Congres abordera la discussion du plan
Marshall.
3. Italie
La fin de la greve gE6nrale A Rome est announce en pre-
miere page des journaux qui l'interpr6tent soit comme un
nouvel 6chec des communists scit comme le resultat d'un
compromise entree le Gouvernement italien et les syndicats
ouvriers. Les incidents qui ont marqu6 les jours de greve
font l'objet de nombreuses photos et les correspondents no-
tent que des deputes communists qui ne participaient pas
aux demonstrations ont 6tq matraques par la police italienne.

4. Roumanie
L'association americaine ( Care ) envoii de secours A 1'Eu-
rope), qui vient de cesser des envois de paquets a la Rou-
manie, communique a la press les raisons de cette decision.
Son representant en Roumanie a et6 retire et les membrcs
roumains de cette. association ont 6t0 arr&tes. L'Association
indique que, contrairement aux engagements pris par le Gou-
vernement roumain, celui-ci voulait imposer des droits de
douane sur ses paquets don't il aurait voulu assurer lui-meme
la distribution. Le reprssentant americain de ( Care > a et6
arrCtA, questionn6 puts relach6 sur l'intervention de la lega-
tion ambricaine de Bucarest.
5. Palestine
Les incidents de Palestine continent A figure en premiere
page des journaux. Le correspondent du ( Baltimore Sun )
en Arabie Seoudite rapport que le rol Ibn Seoud 1'a assure
qu'il protegerait les interets et les exploitations p6trolieres
des Americains en Arabie Seoudite, quoi qu'il arrive en Pa-
lestine. Cette declaration exclusive lui aurait 6et faite au
course d'une entrevue au course de laquelle le Rof'a declare que
les rumeurs indiquant qu'il s'appretait A denoncer les con-
cessions americalnes Ataient inexactes et 11 aurait ajout6
que 'U. R. S. S., en votant pour le plan de partage de la
Palestine, cherchait A separer le monde arabe des U. S. A.
Le correspondent conclut : ( On a 6te profond6ment surprise
de la franchise brutal de la declaration du Roi au sujet
de la Russie.
6. France
L'6norme-majorit6 donnee par 1'Assemblde national au
Gouvernement Schuman A propos de l'attitude du Gouverne-
ment frangais A l'6gard du Gouvernement sovietique est re-
levee dans de nombreux articles, qui notent que seuls, les
communists, n'ont pas appuy6 le rejet de la note sovi6tique.
La plupart des autres articles venus en France se rappor-


tent A la situation economique. Ils annoncent que le Gouver-
nement s'apprtte A ouvrir les ndgociations avec les repr&-
sentants des ouvriers agricoles et les consommateurs en
meme temps qu'avec les reprdsentants de 1'industrie, en vue
d'augmenter les livraisons de products agricoles et maintenir
un 6quilibre entire les prix et les salaires. Calender, dans le
( New York Times ), et Hargrove dans le ( Wall Street
Journal ), s'accordent A reconnaitre que la nouvelle hausse
des salaires va entrainer une nouvelle augmentation des
prix industries aussi bien qu'agricoles. Tous deux notent que
le Gouvernement cherche A importer des products alimen-
taires pour combattre la hausse des course de ces products.
En raison de cette nouvelle situation, ils ne croient pas A
la possibility d'une stabilisation prochaine. Hargrove pense
meme qu'une devaluation du franc sera finalement in6vita-
ble bien qu'elle ne soit pas prochaine.
Leland Stowe. auteur liberal bien connu. 6tudie dans le ( St
Louis Post Dispatch ), les tactiques communists en France.
Il estime qu'elles ont pour resultat immmdiat de renforcer
la position du g6enral de Gaulle et il pense que l'int6ert
que porte le Frangais moyen au plan Marshall s'est trouv6
accru par suite de l'opposition enragee que lui font les com-
munistes europeens. (c Cela ne peut manquer de renforcer et
de solidifier les rangs de tous les Europ6ens qui s'opposent
fermement au comnunisme ), d6clare-t-il.

LA CONFERENCE DE LONDRES (New York Herald Tri-
butne, 14/12, edition europ6enne) :
< ... Il y a ddeux raisons imm6diales pour que le pro-
blame d.es reparations spare l'Union Sovietique des
trois puissances occidentales.
La premiere est l'exigence sovi6tique quiedemande
10 miliiands de dollars de reparations A prelever en
parties sur la production courante de l'Allemagne. Les
Etats-Ulis et la Grtnde-Bretagne rejettent A la fois le
principle et le montant, et la dAl6gation frangaise
affirmed qu'une enquite devrait Atre faite pour d6termi-
ner les possibililes de paiement de la part de l'Alle-
magne.
La deuxieme est le refus sovietique de faire connai-
tre le volume des reparations que l'Union sovi6tique a
deja prises, tant que les autres membres de la confe-
rence n"auront pas accept, le chiffre de 10 milliards de
dollars.
Derriere ces deux questions se dresse le conflict plus
large qui oppose 1'Union sovietique aux Etats-Unis, A
la Grande-Bretagne et A la France. Les Russes ne veu-
lent admettre aucune proposition qui permettrait, A une
Allemagne unified de contribuer au programme de re-
construction- europ6enne. Les nations occidentales ne
veulent admettre aucune suggestion qui s'opposerait a
cette contribution...
II n'est pas impossible que si l'impasse continue sur
ia question des reparations, elle .n'entraine 1'ajourne-
nient de cette session de !a 'conference. II rest cepen-
dant une autre possibility : examiner r les autres ques-
lions inscrites A l'ordre du jour et revenir plus tard
sur le problAme des reparations. >
(WALTER KERR.)


III. PRESS SOVIETIQUE


Revue de la press sovietique du 13 decembre 1947
Les rubriques 6trangrres sont surtout informatives.
1 Camp democratique et camp imp6rialiste
T61lgrammes suivants de second plan : o Communiqu6 de
I'arm6e populaire chinoise de la Liberation. (( La press de
Sofia et le nouveau gouvernement bulgare. a o Grve g6nA-
rale a Rome. a Arriv6e en Turquie d'une nouvelle mission
militaire americaine. )) Voyage d'un g6enral anglais a







RULLETIN QIJOTIDIEN DCr PflESSE fEVBRANNftB


Beyrouth. >> < D6claration du Metropolite du Liban A son
depart d' U. R. S. S. )
On relive moins d'informations concernant la France:
( Les dockers de Nice continent la greve, poursuites centre
les gr6vistes. a c Lettre de M. Turquier, annoncant sa demis-
sion du parti socialist. > (< Nouvel acte d'arbitraire des
autorites frangaises ). Ce dernier t61lgramme, que- tous les
journaux reproduisent en bonne place, signal qu'k Marseille,
plus de 400 families armeniennes. (< arrivees de tous les coins
de la France avec les autorisations prealables en mains, at-
tendent leur embaro.uement sur le vapeur o Pobedia >>, qui
doit les ramener dans un port sovietique. Mais actuellement
los autoritis francaises, sans annuler I'autorisation de sortir
accord6e aux parents, ne la donne pas A leurs enfants mi-
neurs. L'opinion d6mocratique est indignee de ce nouvel acte
d'inhumanit6 des ( H6ros de Beauregard ) qui, pour attein-
dre leurs buts, ne reculent pas.devant une speculation igno-
ble sur les sentiments familiaux. >
Dans la ( Pravda ), fin du rapport de M. Slansky A la
conference de Polozne.
2. La cooperation international
Dans tous les journaux, communique de 1'agence ( Tass >>
relatif A l'accord commercial sovieto-tchecoslovaque.
Dans tous los journaux egalement, depeches de Prague,
sur la celebration du quatrieme anniversaire du pacte so-
vi6to-tch6coslovaque, ainsi que de large comptes rondus de
la declaration de M. Harold Wilson A la Chambre des Com-
munes, sur les pourparlers commerciaux anglo-sovidtiques.

3. La Conference de Londres
a) Autour de la Conference:
Tous les journaux reproduisent les declarations du minis-
tre de la guerre americain, M. Royall, sur le financement,
de la bizone. Dans ( L'Etoile Rouge a, un article d& Troya-
novsky sur les unites militaires allemandes en zone britan-
nique intitule : < Les cadres de Lansquenets en Allemagne >>.
b) Compte rendu :
A peu pros une page dans tous les journaux sur la seance
du 12, qui declare quc : ( Les plans de ceux qui cherchent
Ic demembrement de l'Allemagne et la ruine de la pr6pa-
ration du trait de paix, ont etd demasques a la seance
i aujourd'hai par la dCilgation sovidtique.
Puis passant a la declaration de M. Molotov sur les pr6-
l'vements des nations occiidntales dans leurs zones, il declare
que M. Bevin ( s'irrita ) et ( se lanca dans de fantastiques
mensonges touchant la politique de reparations des autorites
sovietiques cn Allemagne. Il fut d'ailleurs dans l'incapacite
total de confirmer ses assertions et reconnut lui-mmeo
qu' ( on ne pou'vait pas verifier a>.
Puts le compete rendu passe A la question de control qua-
dripartite de la Ruhr tel qu'il a 6et expos par' M. Molotov.
Et comme les d6ligues des U. S. A., de la Grande-Bretagne
et de la France se < refuse rent ) A exposer leur point de
vue, il declare que : a La position de la delegation frangaise
appolle particulieremcnt l'attention : craignant de s'attirer
I'irritat'ion des Etats-Unis, la d6l6gation francaise, comme
on le voit, s'est montree prate a renoncer A ses propositions
antdrieures sur le controle international de la Ruhr, qui a
une importance vitale pour la France. >
Les ministries passrrent ensuite & 1'examen de la proposi-
tion sovi6tique pour 1'annulation de 1'accord economique
anglo-amiricain don't le r6sultat avait 6et la constitution de
Ia x bizone ).
( Tirant les conclusions de la discussion, M. Molotov souli-
gna que 1'existence d'accords separes sur l'unification des
zones occidentales constitute actuellement 1'obstacle princi-
pal A la rdalisation de l'unit6 allemande. Vue l'attitude ndga-
tive des d6elgations des Etats occidentaux, ies ministres ne
parent se mettre d'accord.
La Conference pass A 1'examen de propositions sovietiques
touchant les reparations. N'ayant en reserve aucun( espece
d'argument persuasif qui aurait pu sinon refuter du moins
affaiblir les points de vue defendus par le chef de la dBle-
gation sovietique, MM. Marshall, Bevin et Bidault pr6f6r6-
rent renoncer A examiner la question. MM. Marshall et
Bevin, perdant tout control, se lancerent dans une serie d'at-


taques grossieres centre 1'U. R. S. S. M. Molotov rappcla que
sa declaration constituait une r6ponse a 1'intervention da
M. Marshall du 10 decembre. ( En consequence, dit-il, la d6-
16gation sovietique ne juge pas utile de r6pondre aux atta-
ques faites aujourd'hui par MM. Marshall et Bevin >, et la
seance fuL levee.

a) IA SITUATION Er FnANCe (Pravlda, 14/12) :

( Jadis, les traitres de Vichy ont vendu la France
en change 1du plomb des < S.S. > destine A mater les
travailleurs et -d'un sac de pommes de terre. C'est de
la m6me facon qu'aujourd'hui les traitres de la coali-
tion socialo-catholique s'appr&tent a vendre leur patrie
en change d'une miche .de pain ambricain et de gaz
lacrymogenes.
Avant la guerre dejA, nous avons vu h l'oeuvre la coa-
lition socialo-comimuniste. Nous l'avons vue applaudis-
sant fr6n6tiquement Daladier apris Munich. C'est avec
la rapidity ide 1'6clair qu'en mai 1940 ces messieurs
occupaient les logements des ouvriers et un mois plus
tard, aussi rapids que d'habitude remettaient les vil-
les francaises aux Allemands.
Jadis, le parti socialist francais ne donnait nais-
sance qu'A des traitres isol6s du genre de Millerand.
Actuellement, les socialists francais se sont am6rica-
nis6s : ils ne vendent plus au detail mais en gros. Tout
l'.tat-major du socialism francais, est pass dans ]e
camp des ennemis du peup!e avce ses 6tendards fle-
tris, mais tenant A la main des valises nduves ambri-
caines.
L'objectif num6ro un de la coalition socialo-catho-
lique c'est, d'6levcr un mur infranchissable entire la
France et l'Union sovietique. Les Francais savent com-
ment s'cst tcrmin6 le jeu des provocateurs anti-soviH-
tiqucs ; ils se rappellent encore Munich que suivit bien-
tOt Compiegne et quatre ann6es d'esclavage sous le joug
allemand.
Et maintenant les vieux trailres pr6parent une
transaction nouvelle. La trahison a plus id'ampleur. On
vend cette fois d'un soul c6up loute l'ind6pendance
frangaise.
Les AmEricains agissent en France comme s'ils
6taient chez eux. Je ne parlerai pas de- l'6conomie car
tout le monde connait tous les details possibles A ce
sujet. C'est en vain que la coalition socialo-catholique
cherche A donner l'impression qu'elle gouverne un pays
ind6pendant. Les directives sont r6digkes a Washing-
ton. A Paris, on ne fait que les traduire.
Les ministres sont choisis par le president du Con-
seil frangais, mais ce sont les experts am6ricains qui
choississent Je president du Conseil. On salt que
M. Dulles a obtenu une heure de liberty& pour faire un
petit voyage A Paris et donner sur place ses directi-
ves. Les messieurs de Wall Street ont pris goit A cela.
Ils considbrent la Grcce comme un hors-d'oeuvre seu-
lement et ils s'appretent maintenant a d6vorer la
France. Ils ont trouv6 des centaines ide ( sh6rifs >
b6n6voles prkts A aneantir la France tout entire en
&change de' paroles de gratitude tracees sur les feuil-
lets d'un carnet de ch6ques.
La coalition des traitres a declenchM les hoslilit6s
contre le people francais. Chaque jour, nous apprenons
de nouvelles agressions de, bandits contre les commu-
nistes, de nouvelles mesnres tells que la mobilisation
ldes briseurs de groves, des repressions contre les gre-
vistes. De nouveau le sang couple dans les rues des vil-
les francaises.
Rcemment, le ministry de la defense .dirai-je de Ja
< defense contre le peuple >, a prononc6 un discours
belliqueux.








BitttETIN QtJOTIbIfN bE PRESS ETRANGAL


Ah je voudrais oublier comment, en une scule jour:
n6e, sans combat, ils ont remis Paris aux Allemands
Maintenant, ils aspirent a prendre d'assaut la r6daction
d'un journal ouvrier ou l'appartement de quelque ajus-
teur parisien. Ils se ruent au combat ces mi-socialistes,
ces mi-j6suites, ces -crois6s lorrains munis de feuilles
de route d6livr6es par Washington.
Mais ii existed en France un vrai nlailre : c'est 1e
people francais. II salt, lui, ce qu'il a a faire sans les
conseils de M. Dulles. Ce people l1 posside une admi
rable histoire. Et jamais les sauvages < civilis6s > am6-
ricains ne r6ussiront A faire passer les descendants ide
Voltaire pour des enfants ayant besoin d'un tuteur.
Le pbuple frangais, people valeureux et admirable
defend aujourd'hui son ind6pendance dans des condi-
tions particuli6rement difficiles, et je dirai comme je
le disais pendant les ann6es de guerre: I1 s'en sortira.
'(ILYA ERIIENBOUnG.)

b) LE PitoBiUEME AUTRICHIEN (Pravda, 14/12) :
< Dans son ensemble, la politique r6actionnaire de
I'Autriche est bien' simple. En arr6tant l'augmentation
de la production du pays et en menacant les forces
democraliques .de famine et de ch6mage, les r6action-
naires cherchent Ah convaincre le people autrichien que
la situation 6conomique de leur pays est telle qu'elle
n6cessite (( l'aide ) americaine. Les r6actionnaires au-
trichiens sont soutenus 6nergiquement par la reaction
6trang6re...
La propaganda anglo-amiricaine qui n'epargne rien
pour atteindre ses buts politiques deploie tous ses
efforts pour convaincre le people autrichien et lui
faire croire que tout le mal vient des communists et
de 1'Union sovi6tique. Cette propaganda ajoute &lue
I'U.R.S.S. entrctient des sentiments d'hostilit6 ai l'6gard
de l'Autriche...
Les milieux r6aclionnaires britanniques et americains
voulent prolonger le regime de l'occupation en Autri-
che jusqu'au jour oil ils arriveront enfin A .d6truire les
forces d6mocratiques de ce pays et h priver d6finiti-
vement l'Autriche ide son ind6pendance 6conom'ique
national au moyen de prits et d'autres accords qui lie-
ront l'6conomie autrichienne a celle des Etats-Unis.
La conduite des delegations anglaisee et am6ricaine
montre clairement que les anglo-saxons ne veulent pas
conclure un trait de paix avec l'Autriche. C'est pour-
quoi les d6el6gations anglaise et americaine ont fait a
Vienne et A Londres des propositions qui violaient les
decisions adoptees en commun par tous les allies lors
des conferences pr6c6dentes, propositions qui sont
inacceptables pour I'U.R.S.S. En m6me temps, ils exer-
cent une pression sur le gouvernement autrichien pour
l'empecher de n6gocier directement avec l'Union sovie-
titue...
Mais la population autrichienne. commence a se ren-
dre de plus en plus compete que les monopc:'"s d'outre-
atlantique essaient d'oblenir ce qu'ils veulent sans se
soucier des int6r6ts nationaux de l'Autriche...
Le parti communist autrichien peu important mais
puissant, lutte 6nergiquement pour les interets nation.
naux du people autrichien... Malheureusement, les mi-
lieux d6mocratlques progressistes sont peu nombreux
en Autriche et il leur faut fournir des efforts encore
plus grands pour arriver A faire 6chouer les plans do
la reaction et sauvegarder la liberty et I'ind6pendance
de lcur patrie. > <
(KANINE.)


IV. -- PRESS ITALIENNE


L'AGITATION SOCIAL EN ITALIE.
1. Unilld (12/12, communist) :
o Le gouvernement de Gasperi a repouss6 de la ma-
nibre la plus brutal des revendications que tout le
monde a dii reconnaitre comme sacr6es. II a en recours
au menson-ge pour masquer son refus. II a tent6 de
dompter la ville par le gourdin et l'organisation des
jaunes. II s'est alli6 dans la rue aux fascistes du Mou-'
vement Social Italien. II a cherch6 de totes les manie-
res un incident sanglant.
Les conditions de vie dans les faubourgs de Rome
sont au-dessous -de tout niveau civilis6. Les 6crivains,
les artistes et les homes politiques ont d6nonc6 le
fail. Les chomeurs a Rome s'l61ivcnt a un chiffre qui
6pouvantc. Les demands sont 61'mentaires : au moins
un espoir de travail et quatre sous pour manger le jour
de No6l.
Le gouvernement de Gasperi s'est rang6 hier centre
la parties la plus pauvre et la plus malheureuse du peu-
pie italien : les ch8meurs, les anciens prisonniers et
d6port6s et les jeunes gens sails espoir.
II a recu hier une premiere, une digne r6ponse Mais
que ce gouvernement sache bien que la cause de tous
les ch6meurs est dans le cceur de toute la nation. Tous
les travailleurs du Nord ont acluellement les yeux fixes
sur Rome. Tous les travailleurs du Nord veulent la vic-
toire des ch6meurs. >

2. Popo(o (12/12, d6mocrate chr6tien) :

< L'Uniiii a public hier les demands suivantes de la
Chambre du Travail de Rome :
1 Enquite publique et punition de ceux qui ont as-
sassin6 A Primavalle le travailleur Giuseppe Tanas, an-
cien prisonnier et ch6meur ;
2 'Cr6dit de 10 milliards pour les travaux publics
afin d'all6ger le ch6mage ;
3" Indemnity de Nodl A tous les sans-travail.
Or, des declarations des ministrc.s intiress6s et de
communications officielles, il r6sulte :
1 L'enqu6te est en course. Contre les responsables,
si des responsabilites sont 6tablies, on engageta des
poursuites conforhlement L Ia loi.
2 Les credits suivants ont 6t6 affects :
Trianspiori- : 1 milliard 998 millions ; Agricui'lure :
1 milliard 300 millions ; Travail : 186 millions. Total :
10 milliards 684 millions.
Sont en outre pr6vus :
Pour la demolition et la reconstruction do la gare
de Termini A Rome (apr6s le mois de juin 1948) :
I milliard; pour des sieges d'instituts de pr6voyance,
d'assurances, etc. : 2 milliards. Total d'ennlmble : 13
milliards 684 millions.
Le ministry des Travaux Publics a confirm qu'il
s'agit lh d'argent frais A investor ex-novo, soit qu'on
reprenne des travaux d6ej interrompus, soit que l'on
.commence de nouveaux travaux.
30 DIja, au course de ]a semaine dernibre, le gouver-
nement avait pris la determination d'accorder une gra-
tification de 900 lires auv chomeurs de la Pr6voyance
social, qui sont aun nombre do 120.000, et, pour cela,
il avait prepard une entrevue avec les reprdsentants des
ConfedbralioHis et des autres organizations syndicales







BULLETIN QUOTIDIEN DE PRESS ATRANGkRE


int6ressees. Cette reunion' a df 6tre ajourn&e et elle a
commence hier au minister du travail. En tout cas,
cette question doit Stre traitee sur le terrain de la
Nation. >:



V. PRESS SUISSE



a) LA SITUATION EN FRANCE (Journal de Geneve, 15/12).

< L'entreprise communist, du moins en ce qui con-
cerne son but ultime a 6chou6...
L'objectif final (la prise du pouvoir) n'a pas pu 8tre
atteint. Malheureusemeflt, le second objectif (celui de
l'apprauvrissement et, partant, d'une certain d6sorga.
nisation du pays) i'a 6t6 dans une assez large measure.
Si on a le droit de se fdliciter 'de 1'6chec de l'aspiration
principal, on aurait done certainement tort de ne pas
voir qu'il ne s'agit sans doute que d'une trove, qui peut.
etre plus ou moins longue, mais qui sera roinpue d6s
que les entrepreneurs de demolitionn croiront que la
conjoncture est favorable a une nouvelle tentative, qui
pourra prendre les formes les plus vari6es...
Tout d6pendra de la facon don't le gouvernement
saura mettre a profit la treve que procure 1'6chec de
]a premiBre tentative. II a un certain d6lai devant lui,
car il sera difficile ide d6clencher prochainement de
nouvelles grandes graves. I a le grand advantage d'avoir
l'appui de I'immense majority des Frangais. Mais cette
force ne saurait 6tre utilisee pleinement si l'union ne se
rAalisait pas dans le domaine politique, come les
circonstances 1'exigent. II y a 1 un probl6me politikque
d'une grande importance don't la solution ne peut 6tre
ind6finiment ajourn6e sans danger. Ce probltme a 616
pos6 nettement par la creation du R.PF. II ne s'agit
pas ide supprimer les parlis, mais d'obtenir leur entente
sur les principles essentials qu'il faut d6fendre. Si di-
gnes de sympathie et si m6ritoires que soient les ef-
forts de M. Robert Schuman, il est evidentt qu'ils ne
pourront pas avoir -des r6suitats d6cisifs et durables si
l'accord ne se r6alise pas avec le g6n6ral de Gaulle, qui
group autour de lui des forces consid6rables et crois-
santes... >
(Du correspondent A Paris du Journal de Geneve.)


ib) LA CONFERENCE DE LONDRES (Neue Zitrcher Zeitung).
c .. Sur le plan technique, les n6gociations sont au
point mort. Les puissances occidentales se refusent A
discuter des reparations aussi longtemps qu'elles ne
sauront pas ce qu'a d6jih 6t6 export de la zone sovi6-
tique A ce titre. La Russie se refuse A fournir des ren-
seignements aux puissances occidentales aussi long.
temps qu'un accord ne sera pas intervenu sur les re-
parations...
Beaucoup plus important que les divergeances
techniques est la rupture politique, qui apparait sous
un aspect nouveau et tres s6rieux. L'attaque russe a eu
pour consequence que I'on a cess6 de rechercher si la
co laboration des quatre puissances en Allemagne peut
6tre poursuivie et sous quelle forme. Ce qui est parti-
culi6rement grave, c'est que chacun croit que le d616-
gu6 sovi6tique se proposait effectivement d'aboutir a
un tel r6sultat. La seule conclusion que l'on puisse tirer
du diiscours agressif, si soigneusement contruit, de M.
Molotov, la voici : La Russie ne veut pour le moment
aucun accord sur 1'Allemagne. Elle desire d'abord con-
solider davantage encore sa position dans sa propre
zone, tout en menant une offensive politique et de
propaganda d'une extreme violence, qui lui fera fran-
chir i'Elbe vers I'Ouest sous le drapeau de l'unit6 alle-
mande. La voix de ceux qui croient discerner dans
l'Apret6 de l'attaque russe le signe avant-coureur d'une
retraite politique est A peine perceptible...
La Conference se poursuivra-t.elle ? La s6ance pr6-
vue pour samedi a 6t6 annul6e. Mais on doit se re-
trouver lundi apr6s-midi. Si aucun miracle ne se pro-
duit et le ciel devrait pour cela se servir du Krem-
lin les prochaines s6ances n'auront plus pour objet
au point de vue politique, d'aboutir A une entente v6ri-
table ; on se bornera A un combat tactique afin de re-
jeter sur l'adversaire la responsabilit6 du fiasco, de se
munir d'un alibi destiny a l'opinion publique allemande
et de forger des armes de propaganda pour la bataille
d'Allemagne.
La tAche immediate consist A 6viter un 6chec d6fi-
nitif de la Conf6rence des ministres des Affaires 6tran-
g6res, et des n6gociations sur l'unit6 allemande. La for-
mule de salut sera peut-6tre l'ajournement, car les
adversaires semb'ent au moins d'accord sur ce point
que tous les points ne doivent pas 6tre coups. s
(Du correspondent A Londres de la Neue Zurcher
Zeibung.)


S. Pe _- 3 0 Prix -* francs--..


Prix : 6 francs.


S. P. 1. Imp., 27, ive Nicolo, Paris 31.3009




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