Group Title: Bulletin quotidien de presse étrangère
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Title: Bulletin quotidien de presse étrangère
Series Title: Bulletin quotidien de presse e´trange`re.
Physical Description: dl. 30 cm.
Language: French
Creator: Ministère des Affaires Étrangères
Publication Date: November 22, 1947
 Subjects
Spatial Coverage: France
United Kingdom
Russia
Poland
Germany
Belgium
 Notes
General Note: 1009: gebaseerd op afl. 5605 (1934).
 Record Information
Bibliographic ID: UF00077027
Volume ID: VID00242
Source Institution: University of Florida
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: oclc - 72892915
ccp - PA0245063

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PRAFSIDENCE DU CONSEIL

SECRETARIAT GAN*RAL
DU GOUVERNEMENT

Direction de la Documentation
14-16, rue Lord-Byron, Paris (8')


LA DOCUMENTATION FRANAISE


MINISTER
DES AFFAIRES ETRANGERES
SERVICE D'INFORMATION
ET DE PRESS


BULLETIN


DE


22 novembre 1947


PRESS


QUOTI



ETRA


SOMMAIRE

I. PRESS BRITANNIQUE.
a) Apr6s la d6mission de M. Ramadier (Times,
21/11).
b) Le problkme sarrois (Times, 21/11).
c) Avant la Conf6rence des ministres des Affai-
res .*trang6res :
1. Dacly Hwlacd (21/11);
2. Dptily Wlo der (21/11).
II. PRESS AMERICAINE.
a) AprBs la id6mission de M. Ramadier.
1. New lor ic Hae~md Tribaie (20/11).
2. Nlew Yfork Herald Tribune (21/11, edition
europ6enne).
b) La position du general de Gaulle (Saturday
Evening Post, 20./1).
c) Le discours de 'M'. Marshall a Chicago
(Weshington Star, 19/11).
III. PRESS SOVIETIQUE.
Les Etats-Unis et l'Allemagne (Izretstia, 20/11).
IV. PRESS BELGE.
Apr&s la d6mission de M. Ramadier (Le Soir,
21/11).
V. PRESS SUISSE.
a) Apres la admissionn de M. Ramadier.
1. Gazette ide Lualmtannwe 21/11).
2. La Tri'blune de Gtentue (20/11).
b) Avant la Conf6rence des ministres des Affai-
res 6trangBres {(Jurmnal \de Geneve, 21/11).


I. PRESS BRITANNIQUE

Revue de la press britannique du 21 novembre 1947
Ce sont les comptes rendus photographiques du marriage
de la Princesse Elisabeth avec le Due d'Edimbourg qui occu-
pent la plus grande place dans la press d'aujourd'hui.
Sur le plan ext6rieur, la situation politique en France four-
nit matiere au plus grand nombre d'articles. Le < Times ))
consacre en outre une correspondence sur la question ear-
roise. Le probltme palestinien est 6galement mentionn6 dans
plusieurs journaux.


1. France
La plupart des journaux annoncent que M. Vincent Au-
riol a charge M. Blum de constituer le nouveau Gouverne-
ment.
Le correspondent du ( Times a souligne les difficultis, re-
connues par la majority des Francais euxnm6mes, auxquelles
M. Blum va se heurter. (Voir 1'article plus loin.)
De m6me le correspondent du ( Manchester Guardian a
ecrit que devant l'attitude des communists et les menaces
qu'il font peser sur la structure politique de la France, il ne
resterait aux Francais qu'une ress6urce, c'est de se turner
vers le g6enral de Gaulle.
D'autre part, il serait n6cessaire, estime ce correspondent,
que h'on came les inqui6tudes et que 1'on apaise l'irritation
des classes moyennes. II faudrait aussi delivrer la classes ou-
vriere de l'emprise communist.
La plupart des hommes politiques frangais ne semblent
pas avoir conscience de l'urgence de ces deux problems.
< La France, ecrit ce commentateur, continuera h; glisser
vers de violent conflicts de classes si les hommes poitiques
ne peuvent pas l6argir leurs vues, Si M. Vincent Auriol a
fait appel AI M. Blum, c'est qu'il est l'un des seuls hommes
d'Etat d'envergure, mais 'on se montrerait sceptique sur les
chances de success du leader socialist. )
Selon ce correspondent, la gravity dd la situation se re-
fl6terait dans les measures prises par le Gouvernement Ra-
madier pour maintenir l'ordre transfert de troupes dans la
region parisienne, appel de recrues, occupations d'usines par
les gardes mobiles).
Le correspondent du ( Daily Telegraph a 6met aussi des
doutes sur les chances de M. Blum en raison notamment
des diffdrends surgis au sein meme du M.R.P.
William Forrest, du ( News Chronicle ), resume ainsi la
situation frangaise : la five de I'agitation s'empare de tou-
tes les parties du pays. La France rdagit par des groves et
toujours sans Gouvernement; chaque here co-mpte.
Le ( Daily Mail >) 6crit 6galement que la situation s'ag-
grave d'heure en heure et ii 6voque le danger qu'implique-
rait la formation d'une 6ventuelle milice ouvibre charge
d'empecher l'intrusion de la police dans les usines.
Le ( Daily Worker a announce en manchette que M. Blum
est nomm6 Prdsident du Conseil. Selon cet organe, des gaz
lacrymogenes ont 6te lancs contre les piquets de greve et
ne sont pas parvenus a les d4loger.
Oe correspandant se redfre a un article de.' e Humanit4 a
d'apres lequel la nomination de M. Blum comme chef du
Gouvernement marque un pas de plus vers l'accession du
general de Gaulle au pouvoir.
Il accuLse M. Blum) d'avoir trahi les intdrets de la classes
ouvriere et de la democratic espagnole.
Le correspondent du Times >) Paris souligne 1'int6ert
manifesto par la population francaise a propos du marriage


Nouvelle S6rie No 825


_








2 BULLETIN QUOTIDIEN IID PRESS 1TIHANGORE


de la Princesse Elisabeth et donne le texte du message en-
voy6 & cette occasion par le President de la Republique.

2. Sarre
Le correspondent special du (( Times a) Sarrebruck com-
mente assez longuement les relations economiques franco-
sarroises. (Voir cet article plus loin.)

3. Palestine
Plusieurs,journaux mentionnent les nouvelles declarations
de Sir. Alexander Cadogan relatives a la decision inflexible
de la Grande-Bretagne d'evacuer la Palestine aussi rapide-
ment que possible.

ai) APRaS LA DIEMISSION DE M. RAMADIERH (Time', 21/11).
1 ...II faut attendre le 'debat de remain pour connai-
tre la politique de M. Blum et ses chances de success,
mais on ne cherche pas, A Paris, a sous-eistiner les dif-
ficull~s que rencontrera un gouvernement de la < troi-
sieme force >. Le facteur caracteristique de ces der-
niers jours, c'est que, a measure que la crise social s'est
*aggrav6e et que, par consequent, le besoin d unite poli-
tique est devenu plus grand, les parlis politiques se sont
s6par6s encore davantage en matiere de doctrine et de
personnalites...
Si 1'on veut aplanir effectivement ]es divergences, il
faut un president hard et r6solu, et beaucoup estiment
que M. Blum, malgr6 tous ses dons et son prestige, man-
que quelfque peu de ces qualit6s.
On se rend de plus.en plus compete, a Paris, que le
reltvement economique de la France ne peut &tre mene
a bien que par un gouvernement qui aura an moins
deux ou trois ans devant lui. Pour r6soudre 'e premier
de tous les problems, celui des salaires et des prix, il
faudra de nombreux m'ois, pendant lesIquels les salaires
seront bloquts et une attaque concerted sera d6clench6e
contre les prix; c'est une tAche qui impliquera des sa-
crifices et des difficutits et qui rendra par consequent
le gouvernement impopulaire.
Pour cette raison, les pensees d'un grand' nombre de
Frangais se tournent souvent aujaourd'hui, nwmlgrel eutx
vers le general de Gaulle. Lorsiqu'ils examinent 1'dtat
actuel des parties et l'absence d'une direction energique,
ils doivent admettre a regret qu'i! existed peu de pers-
pectives de stability et que le general, quels que soient
ses autres points faibles, cffre certain espoirs a cet
regard. Ces opinions ne sont encore exprimces qu'en
priv6; elles n'ont pas encore p6entre d'une facon g6ne-
rale A l'Assembee Nationale... >
(Du correspondent du Tilmels a Paris.)

b) LE PROBLEM SARROIS (Times, 21/11).
a Personne ne nie, A Sarrebruck, que l'uni:,n econo-
mique (le raittachecmeent, come on 1'appelle) de la Sarre
A la France ait kt6 virtuellement accomplice aujour-
d'hui...
II semblerait que la Conference des ministres des
Affaires 6trangeres de Londres dooive se trouver place
devant un fait acicompli, bien que la sanction interna-
tionale pour la cession du territoire de la Sarre ait &t6
longtemps tenue comme assure par les autorites fran-
gaises. De plus, cette cession recueille I'approbation
presque unaninle des Sarrois eux-msmes qui, dans une
large measure, pour des raisons d'ordre materiel, ont
lut une Assembl'ie 16gislative don't le premier acte a 6i6
de voter une Constitution rompant les derniers liens
avec le Reich allemand et liant I'avenir 6conomique de
la Sarre A celui de la France. Cette Constitution n'a
plus iqu'A recevoir la ratification officielle du comman-


dant en chef francais et la Sarre sera d6finitivement si-
par6e de la zone d'o.ccupation francaise... >
(Du correspondent du Tines A Sarrebruck.)

c) AVANT LA CONFERENCE DES MINISTRES DES AFFAIRS
ETRANGERES.

1. Daily Hertld, 21/11, travaillis.e.
< Les ministres des Alfaires 6irang6rcs de Grande-
Bretagne, des Etats-Unis, de 'Union Sovietique et de
France vont se reunir a Londres la semaine prochaine
pour une conference qui, sans aucun doute, sera a p.us
delicate dans la diplomatic d apres guerre. Les pre-
sages ne sont guere favorables.
Les suppleanis des minislres, qui sont charges ,du
probl6me allemand et ont si6ge ai Londres pendant ces
quinze derniers jours, n'ont about -a rien. Les sup-
pl6ants .charges du probl6me autrichien, qui ont si6g6
depuis des mois a Vienne, n'ont 6galement about A
rien.
S'il n'y avait que cela (c'est-A-dire si les anciennes
divergences .demeuraient), la situation ne serait pas
tellement mauvaise. Mais beaucoup d'6v6nements se
sont products depuis la Conf6rence de Moscou et n'ont
pas eu pour effet de rapprocher mais plut6t de s6parer
encore davantage 1'Est et l'Ouest...
L'dv6nement le plus iniqui6tant de tous a 6t6 le nou-
vel expos =de la politique sovi6tique fait par M. Jdanov
(qui est peut-&tre l'homme le plus puissant aujourd'hui
des conseils restreints de Moscou) lors de la creation
du ( Cominform > A la fin de septembre.
M. Jdanov a, en effet, renonc & tout d6sir de coop6-
ration avec les d6mocraties occidentales. II a decrit le
monde comme etant divis6 en (( deux camps: imp6-
rialiste et anti-d6mocratique; anti-imp6rialiste et d&-
mocratique >. II a parlI de la Grande-Bretagne et des
Etats-Unis comme de puissances imp6rialistes et de
< .dangereux ennemis > du regime don't 1'Union Sovi6-.
,ique est un < bouclier >>.
Les mots exacts ont peu d'importance...
Mais la r6alit6 qui se cache derriere les mots a une
tr6s grande importance. M. Jdanov laissait eniendre
que le gouvernement sovi6tique. considere maintenant
ouverlement que ses relations avec les puissances occi-
dentales ne sont plus 6tablies sur une base de coop.ra-
tion entire associ6s, mais qu'il s'agit d'un conflict entire
< camps > opposes.
S'il en est vraiment ainsi, si cela marque un nou-
veau tournant dans la politique sovi6tique, alors la
difference entire la Conference qui s'est tenue a Moscou
en avril et celle qui doit se tcnir i Londres en novem-
bre est trLs grande.
Si M. Molotov vient a Londres pour reprendre le point
de vue et les paroles de M. Jdanov, les perspectives pour
la reunion de la semaine prochaine sont loin d'etre bril-
lantes. Nous ne pouvons qu'esp6rer que le d6lCgu6 sovi6-
tique viendra a Londres avec la determination de faire
renaitre cet esprit de cooperation aupuel le g6ndralis-
sime Staline a r6cemment faith allusion. S'il agit ainsi, il
trouvera les nations occidentales routes pr6tes A lui r6-
pondre. a

2. Daily Worker (21/11, communiste.
< La cession formelle des mines de la Ruhr a un
organisme de contr6le mixte anglo-americain est maii-
tenant chose faite...
Dans les milieux politiques, on comprend fort bien
que la Grande-Bretagne abandonne riaintenant son con-
trole exclusif sur les mines et qu'elle accepted de jouer
un role de second plan par rapport aux Etats-Unis...






BULLETIN QUOTIDIEN DE PRBSSX ATPANolRk t


Le capitalism ambricain est maintenant le grand pa-
tron de la Ruhr et la Grande-Bretagne n'est qu'un par-
tenaire secondaire et appauvri qui vit Idans I'espoir que
certaines de ses .detles A 1'6gard du patron seront ou-
bliees...
En 4tablissant leur control sur la Ruhr le plus
grand arsenal du monde les dirigeants des Etats-Unis
esp6rent devenir les naitres de l'Europe et placer tous
les autres Etats sous leur domination.
'Ces dernieres decisions ont Wt6 prises A la veille de
l'ouverture .de la Conf6rence des Ministres des Affaires
etrang6res iqui doit commencer mardi prochain. De toute
evidence, le bloc anglo-am6ricain a I'intention de placer
la delegation sovidtique devant une situation qui impli-
que que l'avenir de l'Allemagne est d6ej r6gle.
Les perspectives de la Conf6rence des Ministres des
Affaires 6irangeres ne sont gubre encourageantes. >



II. PRESS AMERICAINE


Revue de la press amnricaine du 20 novembre 1947

Le marriage de la Princesse Elizabeth d'Angleterre, la crise
frangaise et les d6bats au CongrAs A propos de l'aide am6ri-
caine A 1'Europe sont, aujourd'hui, les nouvelles qui se dis-
putent les manchettes de premiere page des journaux. La
radio donne, dgalement, la priority A la presentation de ces
v6nemaents.

1. Aide am6ricaine

Tous les journaux annoncent sous de gros tires que la
Commmlssion des Affaires 6trangeres du Senat a approuv6
A l'unanimit6 de ses 13 membres presents le project de loi
d'aide interimaire pour la France, I'Autriche et l'Italie et
que son president, le s4nateur Vandenberg, ouvrira 1a dis-
cussion de ce project das lundi au Senat. Dans ses declara-
tions a la press, il a indiqud son intention tres ferme de
ne pas abandonner cette discussion tant que le Senat n'aura
pas vote ce project. La decision de cette Commission appa-
rait tres important aux commentateurs politiques car elle
reprend dans ses grande lines le project de lot qui avait
6te soumis par administration. C'est ainsi que le montant
total de cette aide demeure fix6 A 597 millions de dollars
pour la pdriode allant jusqu'au 31 mars 1948. La Commis-
sion a autorisa que 25 % de ces sommes solent utilisdes pour
l'achat de products A 1'dtranger, cette proportion pouvant
m8me 6tre d6passee dans le cas de products pdtrollers. Elle
maintient, d'autre part, les clauses du project de loi rdcla-
mant qu'une large publicity soit donnee dans les pays qui
bendficieront de cette aide au faith qu'elle provient des U.S.A.
Quant aux clauses relatives au contr6le'de Ja distribution
de ces products dans les pays intdressds, le project vot6 par
la Commission demand que les observateurs americains
solent autorisis A constater de visu comment se fait la dis-
tribution.
Les correspondants de Washington estiment que cette at-
titude de la Commission senatoriale aura pour effet d'activer
les discussions et de mettre plus rapidement un terme aux
manoeuvres dilatoires que certain repr6sentants pourraient
utiliser A des fins politiques.
Par ailleurs. le senateur Taft, candidate official r4publicain
A la Presidence, don't l'opposition est vigoureuse au project
pr6sidentiel de control de l'inflation, s'est vu infliger une
ddfaite par son propre parti qui a refuse a la Commission
bancaire du S6nat l'autorisation de faire singer ensemble
oette Commission et le Comit6 Economique extraordinaire
don't le Senateur Taft est le President. Les correspondents
politiques notent aue cette decision retardera la discussion
des propositions Truman. II est a noter que oelles-ci font
l'objet de projects de lol aspares de celui relatif a l'aide A,
l'Europe.
La press et la radio donnent une large publicity au
Strain d'amiti6 >) organize par M. Drew Pearson, journalist


bien connu aux U.S.A., don't le contenu sera envoy en
Prance et en Italie. La reponse spontanee du people am&-
ricain a te6 si genbreuse que plusieurs trains viennent d'etre
forms pour ramasser les dons que les citoyens americains
adressent A leurs amis europeens. II est A noter que les or-
ganisations officielles amiricaines cooperent avec des grou-
pes de citoyens qui se sont forms A l'appel de Drew Pearson
dans tous les pays pour envoyer leur aide personnelle a la
France et A 1'Italie.

2. La cruise frangalse
La admission du Cabinet Ramadier est annonc6e sous de
gros titres don't la plupart indiquent, d'autre part, que
M. Blum a 4t6 appeal A resoudre 'la cruise politique provo-
qu&e par cette d6mission. De nombreux articles sont encore
consacr extension des grves en France, ainsi, du rest,
qu'aux incidents sanglants provoququs par les communists
,en Italie. Ces deux situations sont presentees parallblement
at la radio aussi bien que dans la press. Certain corres-
pondants de Paris font 6tat de defections parmi les grevis-
tes, mais l'opposition des syndicats chr6tiens et des ouvriers
socialists membres de la C.G.T. est prdsentde comme un
movement minoritaire.
Les correspondents de 1'A. P. du < New York Times a et du
< New York Herald Tribune ) constate que la tAche de M.
Blum ne sera pas facile et rapportent l'opinion des milieux
politiques selon laquelle il trouvera difficilement les 310
votes qui lui sont n4cessaires pour avoir la majority de 1'As-
sembdee Nafonale 6tant donn6 l'attitude en particulier des
groups radicaux, de certain M.R.P. et du group gaulliste.
Callender relive 1'impression de m6contentement produite
par la declaration 'de M. Mollet, secretaire du parti socia-
liste. qui a annonc, A la press anglo-am4ricaine que M. Ra-
madier devait ceder la place a M. Blum, declaration qui
a 4te suivie, a quelques heures, .de l'annonce officielle de
la demission de M. Ramadier.
M. Mowrer, dans le < New York Post a se demand ( si
la France est A la veille d'une guerre civil >. Il pense que
les communists ont en leurs mains la reponse A cette ques-
tion.
M. Hargrove, correspondent du a Wall Street Journal a
A Paris, passe en .revue l'attitude des diff6rentes personna-
lits frangaises et se demand, lui aussi, comment M. Blum
ou M. Reynaud pourraient trouir une majority. II conclut
qu'A measure que la France se rendra compete des perils
qu'elle court, elle admettra plus facilement que 1'unit4 des
noi-communistes est necessaire < avec ou sans le general
de Gaulle >.
L'6ditorial du << New York Herald Tribune a dit notam-
ment : a la majority des non-communistes francais croient,
maintenant, que la solution de Gaulle est meilleure fagon
de r6pondre au d6fi des communists 3. (Voir 1'article plus
loin.)
Le a Washington Post a constate, lui aussi, a ce sont les
strateges r6volutionnaires du Kremlin et personnel d'autres
qui ont rendu probable le retour du gdn6ral de Gaulle au
pouvoir... A l'heure of nous 4crivons, il semble que tout ce
que les communists aient reussi A accomplir par leurs ma-
nifestations en France, c'est de faire passer le triomphe du
general de Gaulle du domaine du probable A celui de la cer-
titude. >
La revue conservatrice tirant A trois millions d'exemplai-
res a Saturday Evening Post >, dans un editorial intitul6
< Pourquoi toute cette malancolie a propos du G6ndral de
Gaulle? ), s'en prend aux fonctionnaires du D6partement
d'Etat. (Voir I'article plus loin.)

3. Les relations entire les US.A. et 1'U.R.S.S.
L'editorial du < New York Times a critique le discourse de
M. Marshall A Chicago parce qu'il y volt une fiction : a celle
de ne pas comprendre les buts vises par Moscou >. Dair les
circonstances presentes on peut se demander s'il est sage
de maintenir la fiction diplomatique de la part de- notre
Gouvernement qui pretend que nous ne comprenons pas les
raisons ni les buts de ce que M. Marshall appelle, lui-meme,
la a provocation russe >. Cet editorial, reprenant l'informa-
tion de Berlin indiquant que la nouvelle politique anti-so-






4 BULLETIN QUOTIDIEN DE PRESS tTRANGSRE


vittique n'a pas donn6 de resultats dans la zone americaine,
declare (t en premier lien c'6tait un mauvais endroit pour
entreprendre de tels efforts >. II conclut que la politique
russe est (( melang6 d'imperialisme russe et de doctrine com-
muniste par la revolution 'mondiale >>.
Une d6p6che ( U. P. > de Washington signal que les
U.S.A. ont envoy pour 113 millions 700.000 dollars de pro-
duits A la Russie au course des neuf premiers mois de 1'an-
nde et qu'ils en ont requ pour 66 millions de dollars.

4, Roumanie
Toute la press reprend le texte d'une note adressee par
Washington au Gouvernement roumain pour protester con-
tre les accusations portees centre les U.S.A. durant le process
de M. Maniu. Ces accusations, declare cette note, font res-
sortir de fagon 6loquente (< leurs motifs politiques et une
absence de sincerity ) et elle rappelle que le Gouvernement
amhricain n'excuse nullement le Gouvernement roumain et
qu'il ne le considere pas come un Gouvernement repr6-
sentatif sachant par quelles m6thodes il est venu au pouvoir.
La note conclut en affirmant que le people roumain saura
fire justice des fausses accusations portees centre le Gou-
vernement de Washington par Bucarest.

U) APRBS LA DIiMISSION DE M. RAMADIER.
1. New York Ieiiald Triblulne (20/11) :
R6ussir signifie au yeux de M. Blum maintenir la
France dans une politique mod6ree et dans des voices
parlementaires et d6mocratiques... C'est li un roie diffi.
cile, surtout du fait que les elections municipales qui
viennent d'avoir lieu ont montr6 que les parties du centre
ne jouissent plus de la confiance du people rrangais.
La majority des 616ments non-communistes pense main-
tenant que la politique 'du general de Gaulle constitute
le meilleur' moyen de r6pondre au d6fi communist.
Ce d6fi a 6t* maintenant ouvertement lanc6 en
France et aussi en Italie oh la violence et les desordres
provoqu.s par les communists ont d6pass6 le stade
qu'ils avaient atteint en France. En laissant de cit6 la
question de la violence, la menace qui plane sur la
France est tout aussi givfe. On s'apiproche rapidement
'du-moment oil les mines de carbon, les industries
m6tallurgiques et les docks seront compl6tement para-
lysks, ce qui crCerait une situation A peine moins grave
que celle qui r6sulterait d'une grbve g6ntrale...
L'inflation qui se .diveloppe en France et en Italic
constitute le meilleur atout des communists. Les salaires
des ouvriers sont chaque jour rtduits par la hausse
des prix, de telle sorte qu'il est impossible de repous-
ser les demands 'des travailleurs comme 6tant pure-
ment ipolitiques. En ottlre, il existe un ressentiment pro-
fond contre la fraction r6duite qui dans chaque pays
profile de la situation et vit dans un luxe tapageur. En
Grande-Bretagne, l'austtrit6 s'6tend du moins A tour's,
mais dans les pays latins, il existed 'des favorises. Ce
sont ces griefs r6els et ce mtcontentement profound que
les communists exploitent A un moment < strattgi-
que >>. Les Blum et de Gasp6ri devront trouver des
measures h6roiques pour faire face a la rise Bconomi-
que s'ils veulent avoir l'espoir de surmonter la crise
politique. >

2. New Ylok dleziald Tribuq0e (21/11), edition euro-
p6enne :
< Le Pr6sident Vincent Auriol a demand hier soir
au Airigeant socialist chevronn6 quest M. L6on Blum
de constituer un gouvernement de <( salut public > et
de mettre fin aux groves qui ont cr66 des per.urbations
dans le pays depuis trois jours...
C'est un trait caracttristique de la France d'aujour-
d'.hui qu'elle se tourne dans les circonstances actuelles


vers un homme d'Etat 'de 75 ans qui a rtsist6 aux Alle.
mands pendant la guerre et qui a fait son temps dans
leurs camps de concentration.
M. Blum, qui a dejA 6t6 toutefois president du Con.
sell, a le courage < d'essayer une fois de plus ), bien
que personnel ne puisse dire s'il est possible A quiconque
'de suivre une politique mod6ree et de repousser les
attaques contre la IV' R1,publique qui sont lances A la
fois par le parti communist et par le general de
Gaulle...
La reponse de M. Blum a la vague de graves sera
constitute par une elevation du minimum vital, un
abaissement des prix des denrtes alimentaires et I'adop-
tion du vote secret avant de decider le d6clenchement
d'une gr6ve... I1 espbre ainsi pouvoir rallier les forces
r6publi.caines en France sur un programme qui fern
echec aux partisans de de Gaulle aussi bien qu'A leurs
pires ennemis, les communists.
C'est du succhs de ce programme que depend son
propre avenir et celui de tous... >
(WALTER KERR).

b) LA POSITION DU GENFRAL DE GAULLE (Satu'wday
Evening Post, 20/11).
< 'On ne comprend pas tres bien pourquoi les mi-
lieux officials de Washington ont tellement de mal A
accepter le retour de popuiarit6 et, peut-etre, le retour
au pouvoir de Charles de Gaulle. Sans doute, les fonc-
tionnaires du D6partement d'Etat ont-ils fait de mau-
vais pronostics en ce qui concern la direction dans
laiquelle la France allait s'engager, et il est embarras-
sant de se tromper. Mais si nous d6sirons vraiment voir
1'Europe turner le dos aux comn(unistes, oi est le mal
si la France se d6tourne du communism avant mnme
de savoir ce qu'elle peut escompter du plan Marshall ?...
Les idl'es du general de Gaulle semblent trop auotori-
taires pour plaire aux Francais en temps normal mais,
si le regime actuel avait donn6 des preuves qu'il puisse
gouverner, il est probable que le gan6ral de Gaulle n'au-
rait pas l6t si p.opulaire... Si la resistance frangaise Ai la
vague communiste est comme nous le idisons, ce que
nous voulons, a!ors pourquoi nos diplomates sont-ils si
peinas de la victoire du general de Gaulle ? Ce n'est
sfirement pas parce qu'ils veulent que la France soit
sauv6e de M. Slaline seulement pas leurs propres efforts
et sans 1'aide des Frangais >

c) LE DISICOURS DE M. MARSHALL A CHICAGO (W~ashillg-
ton Star, 19/11).
< Le discours que le Secr6taire d'Etat Marshall a pro-
nonce hier soir A iChicago pourrait bien avoir 6t6 des-
tin6 A retenir sp6cialement l'attention de la douzaine
,d'hommes qui, A Moscou, d6terminent la politique de
1'Union sovitlique. Car le discours du general Mar-
shall, sous son aspect le plus important, constituait une
reponse directed A la guerre de mensonges que ces mes-
sieurs ont poursuivie conIre les Etats-Unis...
Dans le domaine de la diplomatic, c'est lI un language
6nergifque. Mais il est necessaire d'adopter un language
fort et net. II est temps que nous cessions de nous leur-
rer avec cette id6e que peut-etre les Russes ne nous
comprennent pas, et que peut--tre, les dirigeants russes
pensent reellement les mensonges et les inepties qu'ils
ont rtpandus A notre sujel. En fait, ils nous compren-
nent fort hien. Ce qui est important maintenant, c'est
que nous devrions les comprendre et 'qu'ils devraient
savoir que nous les comprenons. Le discourse du general
Marshall devrait y contribuer. )









BULLETIN QUOTIDIEiN DE PRESSE ETBANGEBe ,


III. PRESSE SOVIETIQUE


LEs ETATS-UNIS ET L'ALLEMAGNE (Izvestia, 20/11).
c Plus on s'approche de la Conf6rence des Ministres
des Affaires 6trangeres de Londres, et plus les plans
anglo-am6ricains relatifs i i'Allemagne occidentale se
decouvrent...
Les adversaires de Potsdam exigent ouvertement au-
jourd'hui le d6membrement de l'Allemagne, la conclu-
sion d'une paix separ6e avec i'Allemagne occidentale et
la creation d'un Etat fantoche de l'Allemagne occiden-
tale.
Une Allemagne d6mocratique unique ne fail pas 1'ar-
faire ides instigateurs du bloc angio-am6ricain. La cr6a-
tion de cette Allemagne impliquerait le enforcement
des forces d6mocratiques... Les adversaires de Potsdam
ne veulent pas non plus d'une Allemagne iqui pourrait
subvenir A ses propres besoins. Il leur faut une 6conomie
allemande d'ofi soit exclu tout ce qui pourrait constituer
une menace de concurrence aux monopoles ambricains.
11 leur faut une Bconomie allemande qui puisse jouer
entire leurs mains le r6le d'un instrument ,dirig6 centre
les peuples d6mocratiques de l'Europe...
On oublie de prendre en consid'Aratipn une .chose A
savoir que la 'douloureuse experience des dernieres
annees n'a pas 6et perdue pour le people allemand. Ces
derniers s'616vent ,de plus en plus centre ceux qui veu-
lent le partage, que ce soit A l'int6rieur ou A l'ext6rieur.
Le people allemand se rend de plus en plus compete
Ique l'unique moyen pour lui de renaitre depend de la
creation d'une Allemagne unique, d6mocratique et paci-
fique. ,



IV. PRESS BELGE


APRiS LA DEMISSION DE RAMADIER (Le Soir, 21/11, ind6-
pendant).
< ...On est frapp6 tout id'abord par la court dur6e du
troisieme cabinet Ramadier : moins d'un mois...
...On .remarquera A quel point les institutions sont
impuissantes devant les B6vnements. Elles avaient 6tl,
en l'occurence, express6ment conQues pour 6viter 'ins-
tabilit6 minist6riede. Elles aboutissent IA la d6mission
d'un gouvernement avant m6me qu'il ait bt6 mis en mi-
norit6 devant I'Assemblee, et sous la pression de forces
extra-parlementaires.
Car c'est bien devant l'hostilite simultan6e de la
C.G.T., qui se traduit par les groves, et du R.P.F., qui
reclame la dissolution, que le cabinet Ramadier s'en va.
Ni la C.G.T. ni le R.P.F. ne sont officiellement repr6sen-
t6s A l'Assembl'6e national et, dans la measure of ils. le
sont en fait, ils n'y out pas, A eux .deux, le nombre de
voix suffisant pour contraindre M.,Ramadier A s'en
caller.
Pourtant, le prochain president du Conseil, qu'il soit
M. LBon Blum ou tout autre, repr6sentera, certainement,
lui .aussi, cette < troisieme force q qu'incarne son pr6-
d6cesseur, et il se trouvera en butte, comme ce dernier,
A l'hostilite de la C.G.T. et du R.P.F. Qu'espBre-t-on alors
,de la pr6sente demission ? En r6alit6, celle-ci, de mime
que les n6gociations qui l'ont prec6dee, r6sulte de la di-
vision profonde de' ceux qui veulent n6anmoins mener
la lutte sur deux fronts. Ils sont divis6s A la fois sur
des questions de doctrines (aux dirigistes S.F.I.O. s'op-
posent les lib6raux du parti radical), de tactique (le
M.R.P. reproche A M. Ramadier sa mollesse et l'indem-


nit6 unifornie de 1.500 francs qu'il 6iail pret a accor-
der), et de personnel '(M. Paul Reynaud a aulant de par-
tisans que d'adversaires irreductibles)...
Reste A voir si M. LBon Blum poss&de toujour; une
personnalite idou6e d'un rayonnement suffisant pour
obtenir, sinon la disparition, tout au moins la mise
en veilleuse .des antagonismes int6rieurs 'de la ( troi-
sieme force >> (car, paa plus qu'un autre, il ne peui
esperer tr6ve ou r6pit A 1'extlrme-droite come .'ex-
trAme-droite come A 1'extr6me-gauche)...
Dans la measure m6me ofl le malaise s'est aggravB, les
d6put6s seront bien obliges de d.onner leur confiance a
un homme qui n'est pas exactement celui don't ils r6vent,
A moins de se r6signer : la dissolution... )
(du correspondent du Soir A Paris).



V. PRESS SUISSE


oi) APRnS LA DtMISSION DE M. RAMADIER.
1) Gazelle de LiausaIninle (21/11) :
i M. Leon Blum est dispose A prendre la tite du
gouvernement francais...
Le fait que ce soit M. Mollet qui ait annonc6 cette
decision est important lui aussi. Chacun salt que la
tendance Mollet s'est longtemps opposee A celle de
M. Blum lors des congrbs socialists, le premier repr6-
sentant l'aile gauche, le second l'aile droite du parti.
Or M. Mollet, qui donnait il n'y a pas si longtemps A
M. Ramadier des instructions plus < dirigistes > que
jamais, semble aujourd'hui accepted une experience un
peu moins < orthodox > puisqu'il s'agirait d'un gou-
vernement form& d'616ments des divers parties A l'ex-
ception d'616ments communists ou appartenant au
movement gaulliste du Rassemblement 'du people fran.
cais. C'est done a un resserrement du parti socialist
vers le* centre que nous assisterions, A un rapproche-
ment de tendances divergentes qui, s'il se confirm,
serait gros de consequences pour l'avenir du socialism
firancais et pour l'avenir de la France tout entibre...
2) ia L itbiubnte de Gernue (20/11) :
< ...Ainsi c'est M. LBon Blum qui incarne d6sormais
'dans sa fragile personnel le supreme espoir de la qua-
trieme R6publique.
Comme il a pris position en faveur du plan Marshall,
il dolt s'attendre A ce que les communists lui fassent
une guerre au couteau... De plus, il s'est interdit lui-
m&me toute possibility de reconciliation avec le R.P.F.
qu'il assimile, pour des besoins de sym6trie politique,
aux factieux de l'extr6me-gauche. Mais le parti com-
muniste represente 30 % du corps Alectoral et le R.P.F.
40 %. II lui sera 'dds lors bien difficile de mener la
guerre sur les deux fronts A la fois. Il espire n6anmoins
regagner peu A peu a sa conception de la c troisieme
force > la grande armee des m6contents.
Mais pour cela, il faudrait que le gouvernement A ve.
nir arrive A r6soudre sans harder l'angoissant probl6me
de la stabilisation simultanee des salaires et 'des prix,
probl6me auquel son future chef s'6tait d6jh vainement
attaqu6 en decembre dernier. Or cette nouvelle < exp6-
rience Blurm >, comme on disait d6ji A l'6poque, d6bute
sous les auspices les plus d6favorables. Et ce n'est pas
dans l'atmosphere ouatee du Palais Bourbon, mais 'dans
la court des usines, sur les quais des grands ports et
sur le carreau des mines que se jouera, cette fois, la
parties decisive. -
(Paul DU BOCHET.)







6 BULLETIN QUOTIDIEN DE PRESS tTRANGERE


b) AVANT LA CONFERENCE DES MINISTRES DES AFFAIRS
ETRANGARES.
joJaurnal de Gienbve (21/11) :
...La question, de l'Allemagne restera insoluble
tant que les Alli6s ne la consi'dreront pas pour elle,
mais qu'ils la verront A travers leur .int6r&t parti-
culier. Au lieu de rechercher les mbyens de cr6er une
Allemagne viable, capable de se redresser 6conomique-
ment, et qui ne soit plus un danger pour ses voisins,
ils supputent le rOle qu'elle pourrait jotier dan'sun con-
flit future. On iprate a M. M'olotov l'intention de deman-
der la constitution d'un gouvernement alleman'd et le
retrait de toutes les troupes d'occupation. Cette manceu-
vre n'aurait sans doute aucun succ6s, car une Allema-
gne unified, dirig6e par un ministkre of les commu-
nistes ne tarderaient pas, meme se trouvant en minority,
A jouer le role qu'ils ont tenu dans plusieurs pays, .se-
rait une proie facile pour 1'Union sovi6tique. Si cette


proposition qui, psychologiquement, iplairait aux Alle-
mands, 6tait faite, il est probable que les Anglo-Saxons
demanderaient que 'des elections libres eussent lieu sur
I'ensemble dii territoire, y compris la zone of stationne
1'Arm6e rouge. Mais les Russes, qui ont sovietis6 cette
region dans tous les domaines et intronise Ic parti com.
muniste contre l'opinion de la majority de.; habitants,
ne renonceront pas a leur conqutte, car il est evident
que toutes leurs r6formes seront abolies le jour oi un
gouvernement et un Parlement v6ritablement represen-
tatifs introduiront une legislation valuable pour l'ensem-
ble du territoire. Pour ne pas faire figure de per'dants
sur le tableau allemand, les Russes chercheront A eten-
dre leur influence sur les regions occidbntales et c'est
pourquoi is demandent de pouvoir participer au con-
trl6e de la Ruhr. Les Anglo-Saxons n'y consentiront
pas, de sorte qu'on ne voit gu&re comment la Conf6rence
de Lon'dres pourrait aboutir a un accord... >
(Rene PAYCT.)


S. P. 1. Imp.1 27, rue Nicolo, Paris 31.3000 Prix 6 francs.


S. P. 1. Imp.. 27, rue Nicolo, Paris $1.3009)


Prix : 6 francs.




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