Group Title: Bulletin quotidien de presse étrangère
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 Material Information
Title: Bulletin quotidien de presse étrangère
Series Title: Bulletin quotidien de presse e´trange`re.
Physical Description: dl. 30 cm.
Language: French
Creator: Ministère des Affaires Étrangères
Publication Date: November 21, 1947
 Subjects
Spatial Coverage: France
United Kingdom
Russia
Poland
Germany
Belgium
 Notes
General Note: 1009: gebaseerd op afl. 5605 (1934).
 Record Information
Bibliographic ID: UF00077027
Volume ID: VID00241
Source Institution: University of Florida
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: oclc - 72892915
ccp - PA0245063

Full Text



PRESIDENCE DU CONSEIL

S SECRfTARIAT GENERAL
DU GOUVERNEMENT

Direction de la Documen!ation
14-16, rue Lord-Byron, Paris (8')


LA DOCUMENTATION FRANQAISE


MINISTER
DES AFFAIRES ETRANGERES
SERVICE D'INFOR1ATION


BULLETIN


PRESS


21 novembre 1947.


QUOT


ETRANG


Nouvelle Serie No 824


SOMMAIRE

1. PRESS BRITANN1QUE.
u) Avant la conference des ministrcs des Affaires
Blrangeres (Manchester Gulardian, 19/11).
1b) AprBs le message du President Truman au Con-
gres (Dilily Worker, 20/11).
II. PRESS AMERICAINE.
a) Apres le message du Pr6sident Trumaan Con-
gres.
1. New York Timies (18/11).
2. Btltim!ore Sun (18/11).
b) AprBs la publication 'des accords economiques
de GenBve (Nejw York Herald Tribune, 19/11).
c) La situation politique en Chine (New York He-
rald T~iblune, 20/11).
III. PRESS SOVIETIQUE.
IV. PRESS SUISSF.
a) L'avenir de 1'O.N.U. (La ITribune ,de Gendve,
19/11).
b) La situation dans la peninsula indienne (Bas-ler
Nachrk-cMhlte, 19/11).


I. PRESS BRITANNIQUE

Revue de la press britannique du 20 novembre 1947
Tous les journaux annoncent en premiere place le marriage
de la princess Elizabeth avec Philippe Mountbatten, desor-
mais due d'Edimbourg et chevalier de la Jarretiere. Ils don-
nent d'abondants comptes rendus et photographies des per-
sonnalitbs et de la c6r6monie, ainsi que des scenes d'all&-
gresse et de loyalisme qui ont marque ces derniers jours.
Sur le plan extbrietir, c'est la Trance qui occupe la pre-
miere place et notamment la d6mission du gouvernement
Ramadier. Les autres questions internationales ne font l'ob-
Jet que de courts d6peches.
1. France
Tous les journaux annoncent la ddmission du Cabinet Ra-
madier et la formation eventuelle du Cabinet Blum.
Le correspondent du a Times a pense que c'est grace A ]'in-
sistance de M. Guy Mollet que M. Blum a accept la presi-
dence du Conseil, mais qu'il sera difficile au leader socia-


listed de reunir sur son nom la majority necessaire, en raison
de l'opposition certain des deputds communists.
C'est dgalement l'opinion du correspondent du ( Manches-
ter Guardian ), qui ajoute que iles difficulties soulevees par
le probl6me des salaires ajouteront encore aux difficulties du
prochain gouvernement. Si la repugnance manifestee par de
nombreux ouvriers, sinon par la majority d'entre eux, de
prendre part aux groves organisdes par les communists
peut Ctre rendue efficace, la bataille contre les communists
sera gagnee.
Ce correspondent done des examples de opposition ou-
vriere aux ordres des leaders communists de la C.G.T., qui
en plusieurs cas auraient decreti la greve sans consulter la
majority des intbressds.
Le < Daily Express ) announce que la France se trouve me-
nacre de la crise la plus grave qu'elle ait connue depuis la
Liberation, Selon ce journal, le pays serait presque en 6tat
de siege. M. Blum, en acceptant de former un gouvernement,
ferait I'acte le plus h6roique de sa vie, car il risque d'etre
pris entire deux feux.
Le ( News Chronicle ) fait le point de la situation poli-
tique et met en relief.les declarations de M. Mollet. Il estime
que M. Blum a peu de chances d'obtenir la majority.
Pendant ce temps, ecrit son correspondent William For-
rest, ( 1'anarchie s'etend d'heure en heure .
2. Ruhr
Le correspondent du (( Times ) a Berlin, annoncant le
transfer de la gestion des mines de la Ruhr aux mains des
Allemands, remarquc que le gouvernement frangais et le
group Benelux ont 6td consul.tis au pr6alable.
Le correspondent du ( Manchester Guardian )i donne des
details sur le fonctionnement du nouvel organism.
3. Conference des supplants
Le correspondent diplomatique du (( Times )), commentant
les travaux de la Conference des supplants, remarque que
le disaccord porte meme sur 'la fagon .d'exposer leurs points
de disaccord au Conseil des Ministres des Affaires ttrangB-
res. Les ministres, selon lui, devront eux-m6mes regler ou
essayer de regler les questions de procedure.
4. Aide americaine a 1'Europe
Le ( Daily Telegraph > announce que la Commission (ru S4-
nat a approuv6 i l'unanimit6 le programme d'aide immd-
diate propose par le President Truman.

a) AVANT LA CONFERENCE DES MINISTRES DES AFFAIRS
:TRANG( RES (Mandcihesfer Guardian, 19/11, liberal) :
< ...Ce serait une grave erreur de penser, come
beaucoup le font i la l6gbre, que les Allemands 'de


DE






2 BULLETIN QUOTIDIEN DE PRESS iTRANGARB


l'Ouest accepteraient facilement la creation dl'un Etat
de 1'Allemagne occidental (ou d'une f6daration) si la
Conference de Londre's echoue. Aucun dirigeaii poli-
tique n'oserait h I'heure actuelle soutenir ouvertement,
si peu que ce soit, l'idee 'd'un partage permanent de
1'Allemagne. Si ce partage se product, il doit i-tre evi-
dent qu'il a ele impose par la Russie et que Ies Allies
occidentaux ont essay jusqu'i la fin de placer touted
I'Allemagne sous l'aulorilt d'un inmee gouverneument ct
de ne pas entraver la vie economique par des consider.
rations 'de zones. On ne saurait trop souligncr l'id6e
que 1'unit6 allemande est un de ces fails historiques don't
il est impossible de ne pas tenir comply. C'cst tn atout
don't M. Molotov sc servira habilement si les Allies ne
eI font pas... a
b) AmiBS LE MESSAGE DU PRESIDENT TIUMAN AU CONCGRLS
(Daily Worker, 20/11, communist) :

< Dans son discours sur ics consequences qu'aura le
plan Marshall aux Etals-Unis, le Pr6sident Truman a,
en fail, demand aux capitalists am6ricains de ne pas
s'enrichir exager6ment, que ce soil aux 'd6pens du peu-
pie am6ricain ou des Elats qui recevront l'aide amdri-
caine...
Si les capitalists americains peuvent fair ce qui leur
plait, la valeur de toute aide qui sera accordee A 1'Eu-
rope sera diminude par I'augnentation des prix, et I'in-
flation pourra se faire sentir aux Etats-Unis mimies.
Ainsi, tandis que la politique de M. Marshall pourrait
retarder I'apparition 'du chnmage aux Etals-Unis, cela
ne sera possible, dans un regime de capitalism incon-
lr61I, qu'en laissant l'inflation se d6velopper largement.
De dures privation's seront imposes au people amnri-
cain, landis que la puissance des grands monopolies
augmentera au detriment de la classes ouvribre. La
liausse 'des prix A son tour entrainera de violents con-
flits sociaux aux Etats.Unis.
M. Truman est un d6fenseur farouche des monopolies.
Son appel est concu en fin de compete dans l'inltrMt des
monopolies capitalists et de leurs homes de paille
capilalistes et < socialists >> en Europe. Ndanmoins, il
tombera dans l'oreilTe de sourds... >


II. PRESS AMERICAINE


Revue de la press americaine du 19 novembre 1947
1. Le discours de M. Marshall
Le discours prononce par le Secretaire d'Etat a Chicago,
a la veille de sonr depart pour Londres, est longuement rap-
porte dans les journaux, qui lui accordent d'impqrtantes
manchettes soulignant toutes que la propaganda russe diri-
gee contre les U.S.A. dolt cesser.
Le correspondent du ( New York Times a attache plus
d'importance aux passages critiquant, la champagne de pro-
pagande russe. Il relive les qualificatifs ( d'impudente et de
dddaigneuse > employes par le general Marshall pour la ca-
ractdriser. Le correspondent du ( New York Herald Tri-
bune > met en evidence ces qualificatifs, mais souligne 4ga-
lement le fait que M. Marshall n'arrive pas a s'expliquer les
raisons qui, depuis 1945, ont pousse le gouvernement de Mos-
coup a s'aliener la bonne volontd du people americain par
des attaques et des provocations continues.
La parties du discours consacree a l'Allemagne est egale-
ment longuement developpee dans ces articles, qui notent
que le Secr6taire d'Etat, poursuivant une politique de redres-
sement economique de 1'Europe, demand que la production
allemande soit accrue mais aussi contr6ble pour empecher
( le redressement de 1'Allemagne dans le sens militaire ).
Le Secrdtaire d'Etat. aurait ajout6 : a On ne saurait mettre
en doute la n6cessite de maintenir 1'Allemagne desarmee et


demilitarisee >> et il aurait propose que des sauvegardes
soient institutes dans ce but. II aurait en outre preconise
qu'elles ( assurent que les resources et le potential indus-
triel de la Ruhr, en particulier en ce qui concern le char-
bon et l'acier, ne soient pas laisses sous le control exclusif
d'un future gouvernement allemand, quel qu'il soit, mais
soient utilis6s au benefice de la communaute europeonne
toute entire >. M. Marshall a d6menti que le gouvernement
am6ricain ait donn6 une preference au redressement alle-
mand, mais il a ajoute que la situation 6conomique de 1'Al-
lemagne 6tait tres en arriere de la situation des autres pays.
Si les sauvegardes pr6cidentes etaient acceptees et que de
ce fait le danger d'une domination allemande future 6tait
ecarte, la situation permettrait alors, a dit M. Marshall, de
( proceder a 1'6tablissement d'une autorite provisoire cen-
trale dans un Etat allemand federalise et a la redaction
finale d'un reglement de paix. C'est en toute smoerit6 que
nous chercherons a faire des progres suivant ces lignes a
la Conference de Londres >, et il a conclu son discourse en
rappelant qu'il aborderait cette conference avec un esprit
ouvert cherchant une base solide pour un accord et evitant
toute declaration qui n'aurait qu'un effet de propaganda
( quelle que soit la provocation. J'ai l'intention de me con-
sacrer seulement a la recherche d'une base acceptable d'ac-
cord pour mettre fin a ,l'impasse tragique actuelle et pour
accelerer la venue d'une nouvelle ere de paix et d'espoir pour
1'Europe et pour le monde ).
La plupart des journaux insistent beaucoup plus sur les
repliques de M. Marshall a la propaganda russe, que sur la
parties constructive de son discours, presentation peu surpre-
nante dans 1'6tat actuel de 1'opinion americaine.
Un editorial du ( New York Times ), consacrd & l'impasse
a laquelle semble deja avoir about la Conference des sup-
pleants a Londres, constate, comme l'avait fait M. Marshall
dans son discours, que 1'attitude de Moscou demeure inexpli-
cable : ( La Russie demand que le problem autrichien,
dit-il, soit discute aprs le problem allemand pour des rai-
sons qu'on ne peut pas discerner, saute que plus on retarded
la paix avec l'Autriche et plus longtemps durera 1'occupa-
tion par les troupes russes du coeur de 1'Europe et des lignes
de communication a travers les Balkans. > Le refus russe de
discuter le paote de quarante ans pour le desarmement de
l'Allemagne attire cette remarque : ( Les Russes, pour des'
raisons qui leur sont personnelles, desirent maintenir ce pro-
jet hors de l'ordre du jour. >

2. Aide americaine
La press continue a accorder une place aux debats du
Capitole, relatifs a 1'aide interimaire a 1'Europe. C'est aujour-
d'hui le senateur Bridges, president de la Commission bud-
getaire du Senat, qui a les honneurs des manchettes des
journaux. Le senateur a demanded, en effet, avant que sa
Commission ne decide le montant de 1'aide, que de nouvelles
informations soient fournies par 1'Administration, en parti-
culier en ce qui concern les quantities de denr6es alimen-
taires qui seront disponibles sur le march americain, les
evaluations des principles r6coltes pour 1948, ainsi que les
montants disponibles pour 1'exportation. Cette enquete sup-
pl6mentaire entraine les correspondents politiques a ecrire
qu'elle prolongera sans doute les debats et que le vote des
credits demands par M. Marshall n'aura pas lieu avant le
ler decembre.
Par ailleurs, la press reprend les declarations du repre-
sentant republican Dirksen, demandant, au contraire, que le
Congres agisse rapidement parce que, dit-il, les communists
exploitent la situation politique en Tchecoslovaquie, en
France et en Italie, et que sans une aide americaine ces
pays ne sauraient resister a ces pressions.
La reaction des organs de Wall Street et, en particulier,
du ( Wall Street Journal > au message presidential sur les
contrl6es diriges contre l'inflation, denote une opposition to-
tale a tout ce qui pourrait etre ( une economic contr6lee ou
regimentee ). Ces organes accusent le President de viser au
retour de 1'economie de guerre et de se servir de la crise
exterieure a des fins de politique interieure. Un editorial du
( Wall Street Journal ) conclut ainsi : ( En demandant des
measures qui vont au deli du but propose, M. Truman a mis
en danger tout le programme d'aide a 1'etranger. Delibere-







BULLETIN QUOTIDIEN DE PRESS ATRANGHRE 3


meant ou sans intention, la ligne d'action qui a et6 propose
au Congres joue avec la misere humane. a
Le a Philadelphia Inquirer a protest, dans son editorial,
centre tout ce qui pourrait retarder le vote du Congres a
propos de l'aide am6ricaine. Il appuie la proposition de con-
troles restreints demands par le President et critique l'atti-
tude du s6nateur Taft s'opposant a toute measure contre l'in-
flation. Il conclut : < Nous adoptons le plan Marshall comme
une police d'assurance pour nous-m6mes et pour le monde
libre et preparons-nous, maintenant, a payer une prime d'as-
surance et A imposer des contrbles temporaires qui sont ne-
cessaires pour combattre l'inflation et maintenir la puis-
sance des U. S. A.
Un editorial du a Chicago Sun >, journal liberal appuie
egalement la position adoptee par M. Truman a 1'egard de
l'inflation. Le ( Baltimore Sun a estime 6galement que les
controles sont n6cessaires et jette un blame a propos de
l'inflation sur administration qui, dit-il, s'est lib6rQe beau-
coup trop vite apres la fin des hostilltes de I'autorit6
qu'elle avait pour maintenir ces controles.

3. France
L'extension progressive des groves de Marseille au reste
de la France et, en particulier, aux mines de carbon, cons-
titue une situation que la press am6ricaine estime pleine
de danger d'autant plus que le Gouvernemnt lui parait ins-
table. La radio suit heure par heure le d6veloppement des
ev6nements sociaux et politiques en France et les measures
que le Gouvernement a pris contre les fauteurs de troubles
sont annonc6es en bonne place. La decision des marines d'un
navire americain, dans le port de Marseille, de ne pas lais-
ser dicharger leur navire par sympathie pour les gr6vistes
francais a provoqu6 une mise au point de M. Curran, Pre-
sident du Syndicat des Marins, reproduite dans les jour-
naux de New-York. Ce syndicate appartient au C. I. 0., don't
les del6gu6s a la Conference de la Conf6d6ration mondiale
des syndicate vont, suivant les correspondents am6ricains
de Paris. s'efforcer de combattre sur le plan syndical les ad-
versaires du plan Marshall.
Les 6ditoriaux du a Philadelphia Evening Bulletin a et
a Evening Star ), de Washington, constatent que la situa-
tion politique incertaine en France est exploit6e par les
communists. Le premier 6crit : a La politique en France
rend pr6caires les efforts des groups centristes qui lut-
tent a la fois contre les communists et le general de
Gaulle ) et le second 6crit : ( En France comme en Italie,
une situation politique tendue s'accompagnant d'un m6con-
tentement caus6 par la situation 6conomique difficile donne
une excellent occasion aux communists et on peut 6tre
certain qu'ils l'exploiteront a fond. Si le danger doit 6tre sur-
mont6, les parties anti-totalitaires de France et d'Italie doi-
vent surmonter les points de friction qui les s6parent et
se rallier derriere un Gouvernement don't I'action pour pre-
server l'ordre dolt 6tre decisive. >

a) APRPS LE MESSAGEjDU PRESIDENT TRUMAN AU CONGRPS
1. New York Times (18/11)
a ...A notre avis, le message 'du President Truman
au Congres est particulierement digne d'6loge A quatre
points de vue.
En premier lieu, bien que M. Truman ait abord6 la
question de I'aide A long terme a 1'Europe, il a sagement
remis A une date ult6rieure la discussion d6taill6e de
ce probl6me, en s'attachant plut6t a l'ai'de immediate
et en reliant Atroitement cette question A celle de I'in-
flation aux Etats-Unis.
En deuxieme lieu, il a faith ressortir clairement qu'il
considbrait I'inflation comme un problMme A l'6ga'rd du-
quel on aurait df agir depuis longtemps et A propos
duquel le CongrBs devrait prendre 'des measures sans
tenir compete de l'attitude qu'il choisira d'adopter A
1'.gard de 1'Europe...
En troisieme lieu, on peut louer le r6alisme des re-
commandations continues dans le message du Pr6si-


dent... On peut ne pas 6tre d'accord sur I'ensemble des
dix measures 'pr6conis6es par le Pr6sident pour letter
contre I'inflation, mais ii est impossible de pr6tendre
qu'elles sont ambiguss ou difficiles A comprendre.
En 'dernier lieu..., le Pr6sident, pensons-nous, a droit
a un eloge particulier pour avoir reconnu, comme il I'a
fait, I'interd6pendance du, problem des salaires et
des prix...
Si l'on peut juger I'avenir d'aprbs le passe, un grand
nombre des contr6les que M. Truman cherche A impo-
ser ou A r6imposer front presque certainement l'objet
de violentes controversies. Mais il faut esp6rer qu'on
nous 6pargnera les cris d'angoisse de ceux qui bran-
dissent le spectre du totalitarisme chaque fois qu'un
gouvernement essaie de letter contre une situation
exceptionnelle en adoptant des measures 'd'exception... >

2. Baltimorle Sun (18/11) :

< Dans le .message qu'il a adresse au CongrBs, le Pr6-
sident Truman a expos A nouveau les raisons pour les-
quelles il est urgent d'accorder une aide extraordinaire
A I'Europe et d'6laborer pour ce continent un pro-
gramme d'ai'de a long terme. Mais dans cette parties de
son message, il n'a pas ajout6 grand chose aux flots
d'eloquence du secr6taire Marshall et aux declarations
des diverse commissions qui avaient auparavant exa-
min6 le besoin d'aide d6sesp6r6 'de l'Europe et 6tabli
leurs rapports.
C'est dans les parties de son message oi il traite des
relations existant entire l'aide et l'Europe. et l'inflation
en Am6rique inflation actuelle et possible que le
President s'est r6ellement mis A la tAche et a apportB
une contribution personnelle.
On a r6pWtA maintes et amaintes fois, en des lermes
vagues, qu'un programme d'ai'de a 1'Europe imposerait
des sacrifices A 1'Am6rique. 11 est tout a l'honneur du
PrBsident d'avoir insist sur ce point d'une facon dAci-
sive. Ce qu'il a demand, c'est pratiquement un r6ta-
blissement des contrAles 6conomiques (avec une seule
exception en ce qui concern le contrble et la r6par.
tion 'de la main-d' euvre) que nous avons connus pen-
dant la guerre... La plupart des gens seront surprise d'en-
tendre dire que l'aide A 1'Europe cotte aussi cher...
Disons-le lout de suite, il faut consider que la cause
du programme d'ai'de A l'Europe est fondue. Nous
n'avons pas la liberty de refuser I'octroi d'une aide que
l'Europe dolt recevoir, en all6guant simplement que les
d6penses sont un pen trop fortes. S'il est absolument
impossible d'6viter un retour A l'6conomie dirig6e du
temps 'de guerre, s'il n'existe aucun autre moyen d'ef.
fectuer la tAche, alors il faut accepter de payer un tel
prix.
Mais ceux qui voudraient r6tablir la totality des con-
trbles du temps de guerre doivent encore prouver que
ceux-ci sont n6cessaires et qu'il n'existe pas d'autre
moyen de r6ussir. Et 1A il s'agit d'une cause que l'on
ne peut pas encore consid6rer comme aussi bien fon-
'd6e...
Le CongrBs 6tudiera les recommendations du Presi-
dent avec bienveillance, mais avant de s'engager com-
pletement dans la voie des contr6les des prix, des sa-
laires et du rationnement, il 'demandera qu'on lui donne
une preuve plus 6vidente de la ncessit6 qui est expri-
mee dans le message du Pr6sident. En attendant, on
ne doit pas permettre aux d6bats sur la question 6pi-
neuse des contr6les A l'interieur 'd'empecher une adop-
tion rapide du programme d'aide immediate A l'Europe.
Cela ne pent attendre. >







4 BULLETIN QUOTIDIEN DE PRESS ATRANGORE


b) APRtS LA PUBLICATION DES ACCORDS ECONOMIQUES DE
GENAVE (Newi York Herald Tribune, 19/1-).,

< ...On a toute raison de s'associer aux dloges et aux
paroles d'espoir prononcees par M. Trygve Lie a pro-
pos de la signature de 1'accord commercial qui a 6td
passe entire vingt-trois nations et qui a couronne plus de
six mois de travail acharn6e Genbve.
On peut dire 1que 1'accord constitute un triomphe sans
precedent de la politique 'de n-gociations et qu'il donne
au monde tout au moins une chance de revenir a des
relations commercialss plus saines. Malgre 1'absence de
la Russie et d'autres pays, les nations participants effec-
tuent environ les 2/3 du commerce mondial. Les autres
nations sont encore libres de s'associer A cette oeuvre.
Les Etats-Unis, dans les limits permises par la loi
sur les .accords commerciaux reciproques ont 'fait des
concessions qui sont impressionnantes. Elles ont un effect
immediat qui se traduira par des reductions de prix sur
les articles imports bien qu'un relevement ulterieur de
la production A 1'6tranger soit n6cessaire pour kIue tous
les avantages don't b6ndficieront les associes commer-
ciaux de l'Am6rique et les consommateurs americains
se fassent sentir. De mime les avantages que retireront
les exportateurs ambricains des concessions commer-
ciales faites par les pays strangers ne se front pas v6-
ritablement sentir tant que les economies de ces pays
ne se seront pas relev6es de la guerre, puisque les ex-
porlations am6ricaines sont moins ralenties par les taux
elev6s des tarifs que par Ia p6nurie de dollars clont souf-
frent les importateurs.
La grande importance 'de l'oeuvre accomplie reside
dans le fait que les grandes lignes du monde tel Iqu'il
se pr&sentera aprAs le plan Marshall ont 6t6 traces. On
pent se demander A quoi servirait de reliever ]a produc-
tion europeenne sans lui ouvrir des marches. A la lon-
gue, le seul *moyen pour les nations europ6ennes de
continue A payer les exportations am6ricaines est de
vendre davantage aux Etats-Unis. Les concessions doua-
ni6res faites par les Etats-Unis permettront dans une
large measuree d'y parvenir. >

c) LA SITUATION POLITIQUE EN CHINE (New York Herald
Tribune, 20/11, 6d. europ.).

< ...Nous ne ferons que peu de progres dans nos
efforts pour lutter contre l'influence russe en Chine si
nous entreprenons 'de mettre fin a la revolution agraire,
mais nous serons plus heureux si nous luttons pour 'in-
dependance de la 'Chine A 1'6gard de la domination
6trangere.
La position des communists chinois est forte, dans
la measure oh elle concern la rfor.me agraire et le ni-
veau de vie du paysan. Elle est faible par centre dans
la measure oil il s'agit de leur soumission A 1l; Russie,
aussitbt qu'ils prouvent clairement que cettc soumis-
sion existe. Cependant, nous ne gagnerons pas grand
chose en prouvent que Chiang-Kai'Chek nous est sou-
mis, ou en le soutenant dans ses efforts pour mettre un
term A la r6volutiori agraire.
La seule chose don't nous devons nous rendre compete,
c'est que la corruption 6tendue et .1'inefficacit6, que
M. Bullitt, comme d'autres observateurs a trouve aussi
prononc6es au. sein du gouvernement chinois, ne sont
pas superficielles, mais d6notent un manque de con-
fiance fundamental dans le r6gime...
L'aide americaine en Chine ne peut avoir ile valeur
que si le but pour lequel elle est octroybe est de conti-
nuer la lutte et de preserver la Chine de la domination
Btrangere tout en permettant aux Chinois eux-miimes de
fixer leur propre destinee.


L'aide militaire aniricaine accord6e pour faire 6chec
a I'intervention russe bien que sur le plan strat6gi-
que elle soit tres risque dans une region aussi 6loi-
gn6e kque la Mandchourie peut constituer l'une des
diffrrentes possibilities pratiques *auxquelles nous pou-
vons recourir dans cette 6preuve de force a laquelle
nous devons necessairement participer. Mais accorder
une aide militaire americaine a la 'Chine pour .mettre fin
aux r6formes sociales dans ce pays 6quivaudrait A un
suicide. La Chine est traop vaste et la pression exercde
en faveur des r6formes est trop forte. C'est ce qui a WtA
reconnu lors des efforts de Imediation d6ployes en Chine.
par le g6n6ral Marshall lorsqu'il a essay d'amener une
incorporation des communists chinois dans le cadre de
1'organisation politique chinoise par la formation d'un
gouvernement de coalition, avant que la lutte interieure
entire les communists .et le Kuomintang ne se precise
davantage dans une identification de cette lutte avec la
tension international russo-am6ricaine... >
(JOHN K. FAIRBANK.)


III. PRESS SOVIETIQUE

Revue de la press sovi6tique du 19 novembre
Questions 6trangrres dans la press soviAtique
Les rubriques etrangeres sont d'importance variable dans
les divers journaux selon qu'elles reproduisent ou non les
principles declarations des repr6sentants sovi6tiques i
'O. N.U. Les dep6ches d'informations de l'agence Tass
sont assez peu nombreuses.
1. A l'Assemblke de l'O. N. U.
La ( Pravda > consacre huit colonnes au discourse de
M. Gromyko a l'Assemblee pleniere du 13 novembre sur la
Corde et au discours de M. Vychinski a la seance pl6niere
de 1'Assembl6e general le 14 novembre. < Trud ) et le
( Moskovsky Bolchevik ), sous le titre : La majority a
refuse de prendre la defense des droits des syndicate ),
publient un compete rendu d'une colonne environ du corres-
pondant special de 1'agence Tass consacrde A la stance ple-
niere du 17 novembre; le point de vue de la d6elgation
sovidtique y est expose en detail. L'attitude de la France
y est prdsentee en ces terms : ( Le d616gu6 frangais, M. Pa-
rodi, tout en reconnaissant la presence d'une menace se-
rieuse contre les droits des syndicats, a declare que la par-
ticipation au bureau international du travail des entrepre-
neurs et des representants des gouvernements donnait des
garanties particulibres aux droits des travailleurs.

2. La politique du ( camp impertaliste
On relive un compete rendu de quarante lignes du mes-
sage de M. Truman au Congres. Ce compete rendu met prin-
cipalement en relief des passages du discourse du President
consacrees a la menace d'inflation aux Etats-Unis.
Deux braves d6epches relatent, l'une la plainte des tribus
indiennes de 1'Alaska, au Gouvernement des U. S. A. contre
les exactions des companies americaines, l'autre les echos
de la press anglaise a propos des meetings fascistes organi-
ses a Londres par M. Mosley, le 15 novembre.
Dans ( Trud ), Evsieiev consacre un long article A la
politique anglo-americaine en Allemagne sous le titre :
( Un jeu politique indigne sous le masque du d6montage. >
Aprbs avoir constat6 la recrudescence de la propaganda me-
nee dans la bizone autour des questions de demontage des
usines allemandes, 1'auteur declare : < Toute cette champagne
a pour but de creer l'impression que la publication d'une
nouvelle liste des entreprises soumises au demontage, cons-
titue une measure ( radical a a laquelle administration
anglo-amdricaine < ne renoncera sous aucun de ses as-
pects ); une measure dirigee soi-disant dans le sens du desar-
mement du potential industrial de I'Allemagne ct la satis-





BULLETIN QtOtlDIEN DE PhESSE ATRANGARE


faction des reparations r6clamees par les Etats europdens
qui ont subi l'occupation allemande. >
Ma'is le veritable sens politique de ce jeu indigne qui se
joue a I'heure actuelle dans les zones 'occidentales de l'Alle-
magne sous le drapeau du d6montage, consiste a saboter en
fait sous le masque d'une propaganda effr6nee la production
de 1'Allemagne et a conserver le potential de l'industrie do
guerre allemande.
3. La lutte du ( camp democratique a
a) On rel6ve dans les divers journaux quatre t6l6gram-
mes en vedette : un long t6elgramme de l'agence Tass de
New-York sur le banquet organism par le Conseil National
de 1'amiti6 americano-sovietique, 'insistant surtout sur les
declarations qu'y firent MM. Martin et Zilliacus.
Une d6peche de l'agence Tass de Berlin, sous le titre :
L Le people allemand reclame un referendum national a,
rend compete des meetings tenus recemment en zone sovie-
tique en faveur du referendum sur la question de la crea-
tion d'un Etat allemand unified.
Une d6epche de Rome : La situation en Italie ), con-
tenant de courts extraits des declarations de M. Nenni a
M. Grosseto et de Togliatti a Milan, enfin un t616gramme
de 1'agence Tass de Tchernigoz signal I'ouverture dans
cette ville du proces de criminals fascists allemands et hon-
grols, qui ont commis des mefaits en Ukraine et en Biblo-
russie. La premiere seance de ce proces fait l'objet d'un course
reportage dans les ( Izvestia >.
b) Au second plan, on relieve dans les divers journaux les
depeches suivantes : ( Declarations de l'organisation des
citoyens progressistes d'Amerique ), ( Resultats de la re-
forme agra'ire en Albanie >, ( La press indonesienne a
propos des travaux de la Commission des Tro'is ). Compte
rendu de la session du Comit6 pan-hindou du parti du Con-
gres a Delhi. a
c) A propos dei la France on relive dans la ( Pravda a
et dans ( Trud a deux telegrammes de Paris sur 1'extension
du movement de greve en France, et dans plusieurs jour-
naux la reproduction du texte de la resolution des marines
ambricains du ( Henry Gilbert Kosten ), qu'i ont d6clench6
une greve de solidarity avec les ouvriers marseillais.
d) Dans les ( Izvestia ), une lettre d'Allemagne de M. Ni-
kitine est consacroe a la reforme agraire en Allemagne
dans les diverse zones. La ( Pravda ) public la fin du
compete rendu de Marinine sur le premier numdro de I'organe
du Kominform. L'analyse des diff6rents articles s'achvve
par la declaration suivante : ( Nous souhaitons au nouvel
organism un plein 'succes dans la r6alisation de la grande
et noble tache qui lui income dans la lutte pour une paix
solide et pour une d6mocratie popula'ire. a



IV. PRESS SUISSE


I() L'AVENIR DE L'O, N. U. i(La Tribune de Genuve, 19/11).

< ...L'Assembl6e a d6cid6, A une tres grande majo-
rit6, la constitution d'une commission permanent
charge de suivre sur place le.s tristes 6vinements qui
se dAroulent sur la frontiBre septentrionale de la Grce.
Mais 'U. R. S. S. a fait savoir qu'elle boycotterait son
activit,6 et ses satellites ont deja annonc6 qu'ils refu-
seraient I'acc6s de leur territoire aux inspecteurs de
l'O. N. U. Comme les insurg6s hell6niques ont leurs
camps d'instruction, leurs reserves et leurs dp6Its d'ar-
mes dans ces pays, oi ils trouvent 6galement refuge
lorsqu'ils sont serres de trop pres par les forces royals,
ces derniers se trouveront 'de la sorte dans ]a posture un
peu ridicule du monsieur plant devant un mur derribre
lequel il se passe quelque chose.
Cet example illustre bien la situation crb6e & I'O.N.U-


par l'antagonisme fondamental opposant les pays du
Bloc oriental, sous contr6le russe, et les d6mocraties an-
glo-isaxonnes, appuybes par .a majority 'des Etats mem-
bres...
Jusqu'ici, il n'y a pas peril en la demeure. Mais qu'ad-
viendrait-il s'il y avait r6ellement menace de guerre ou
aggression caractdrisie? Le precedent grcc constitute, de
ce point de vue, un sirieux avertissement. II est clair
qu'en cas de collision grave, le gouvernement de Mos-
.cou qui, dans toute cette affaire, est moins juge que
parties, bloquerait toutes les initiatives tendant & limiter
la liberty d'action de ses satellites. Les officers am6ri-
cains, qui assistant le commandment hell6nique en
vertu du trait d'assistance auquel le president Tru-
man a attach son nom, ne pourraient dbs lors se r6cla-
mer des recommendations du Comit6 de security. II res-
terait, it est vrai, au gouvernement 'de Washington la
possibility d'en .appeler a 1'Assembl6e pleni6re, au sein
de laquelle le droit de veto ne joue pas et ofi il peut es-
p6rer recueillir la majority des deux tiers exig6e par le
r6glement. Mais avant que l'Assembl6e soit r6unie, il se
passerait fatalement deux ou trois semaines au moins,
et elle risquerait fort d'arriver trop tard, come les
carabiniers d'Offenbach.
C'est pour parer a de tells menaces et a .a carence
du 'Comit6 de security, rbduit A l'impuissance par
l'obstruction sysl6matique de 1'U. R. S. S., que M. Mar-
shall avait sugg6r6 la creation d'une a petite Assem-
blee >, exact reproduction de la grande, mais compose
de fonctionnaires sp6cialement d6tach6s 'A Lake Success
par leurs gouvernements et qui si6geraient en perma-
nence, de facon a pouvoir r6pondre instantanoment au
premier .appel. Cette proposition a 6t6 vote A une tres
forte majority en d6pit de la violent opposition de la
Russie sovi6tique et de ses satellites qui affirment que
.cette facon de turner le droit de veto constitute une vio-
lation des status.
11 est done probable que I'U. R. S. S. et ses < brillants
seconds ) s'abstiendront de participer .aux deliberations
du nouvel organism int6rimaire. Ce ce qui a fait dire
qu'il existed d6sormais deux 0. N. U., l'une repr6sent6e
par l'Assembl6e pl6nibre et le Comite de s6curit6, l'autre
par la a petite Assembl6e >. Ainsi se precise de plus en
plus le schisme 'qui menace la nouvelle organisation des
peuples. a
(PAUL DU BOCHET.)

b) LA SITUATION DANS LA PENINSULE INDIENNE (Busier
Naschrischten, 19/11, edition du soir).

< ...L'ordre est momentanmment retabli, les camps de
refugies 6tant gardes par des troupes relativement neu-
tres et le pays se trouvant provisoirement dans un 6tat
d'dpuisement complete. Mais I'interruption des arrivages
de denrbes alimentaires et l'inegalitA dans la repartition
des c6r6ales, des m.atiares premieres, etc., pourrait dans
un tres proche avenir provoquer non seulement du ch6-
mage, mais encore et surtout de cas de famine. Si le
Pakistan est un territoire exc'dentaire au point de vue
agricole, son industries et ses transports dependent de
l'Union Indienne qui produit du p6trole, de l'essence, du
fer, du carbon et d'autres matibres premieres d'im-
portance vitale. Dix-huit millions d'Hin'dous vivent en-
core dans le Palkistan acluel et vingt-quatre millions de
Musulmans environ dans l'Hindoustan actuel; aussi
longtemps que les querelles religieuses dureront, un
effondrement 6conomique sera inevitable.
La responsabilit6 de ces conditions Bconomiques im-
possibles et surtout des meurtres veritable fratricide






BULLETIN QIOTIPIEN DlE PRESS ATRANOERE


- de dizaines de milliers d'Indiens ne relombe pas sur
les Anglais, qui se sont d6battus assez longtemps pour
ne point abandonner la p-ninsule. Elle retombe sur tous
les homes politiques indiens qui avaient si grande hUite
d'obtenir I'in'd6pendance, parce que leur ambition per-
sonnelle y trouvait son compete. Mais, les principaux res-
ponsables sont les chefs supremes, comme Jinnah,
Nehru, Ghandi et quelques douzaines d'autres, qui sont
richement pourvus d'argent, de puissance, de savoir et
d'exp6rience : en raison aussi bien de leur habitude -des
affaires publiques que de leur -connaissance profonde du
pays, ils devaient parfaitement savoir combien d6sas-
treuses seraient les consequences d'une prise de pouvoir
avant terme.
II peut se faire que '.uelques-uns d'entre eux aient


cru de bonne foi que les sectes religieuses et les orga-
nisations des partis-ne se laisseraient pas entrainer A
des actes de violence. Mais parmi les gens qui connais-
sent l'Inde il s'en trouve pour supposed que si cette pre-
mi6re vague d'assassinats n'a pas 6t6 & proprement par-
ler pr6m6dit6e, elle d, en tout cas, W6t plus ou moins to-
16r6e, parce que certain chefs ont advantage A faire nai-
tre la haine entire le Pakistan et l'Hindoustan. En d'au-
tres terms il est possible (et c'est peut-6tre meme une
certitude) que les deux parties s'arment en vue d'un
combat en r6gle avec des troupes r6gulibres, pour l'h6g6-
monie dans la p6ninsule indienne... >

l(D'un correspondent des Basler Nacchrichen
dans la P6ninsule indienne.)


S. P. I. Imp., 27, rue Nicolo, Paris 31.3009


Pr'ix : 6 francs.




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