Group Title: Bulletin quotidien de presse étrangère
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Title: Bulletin quotidien de presse étrangère
Series Title: Bulletin quotidien de presse e´trange`re.
Physical Description: dl. 30 cm.
Language: French
Creator: Ministère des Affaires Étrangères
Publication Date: September 18, 1947
 Subjects
Spatial Coverage: France
United Kingdom
Russia
Poland
Germany
Belgium
 Notes
General Note: 1009: gebaseerd op afl. 5605 (1934).
 Record Information
Bibliographic ID: UF00077027
Volume ID: VID00189
Source Institution: University of Florida
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: oclc - 72892915
ccp - PA0245063

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SERVICES FRANCAIS
INFORMATION
MINISTERR DI LA JEUNESSE,
DES ARTS ET DES LELTRES)


LA DOCUMENTATION FRANCAISI


MINISTER
DES AFFAIRS ETRANGERES
SERVICE D'INFORMATION
rT DE PRESS


* Direction de la Documentation
14-16, rue Lord-Byron, Paris (81).





BULLETIN



DE PRESS


18 septembre 1947.


DIEN



NGERE


Nouvelle Serie No 771


SOMMAIRE

I. PRESS BRITANNIQUE.
a) L'assenmb,1e gndrale de 1'O.N.U. (Manchester
GuWardan, 16/9).
b) L'entree en vigueur .des traits de paix (Daily Te-
leg aph, 17/9).
II. PRESS AMERICAINE.
a) L'assembl6e g6n&rale de 1'O.N.U.:
1. New YarkJ Times (15/9);
2. Washington Post (15/9).
b) La situation int6rieure en Italic (New York He-
rald Tribume, 16/9).
III. PRESS SOVIETIQUE.
IV. PRESS BELGE.
a) Avant les elections -municipales en France (Le
People, 17/9).
b) L'hssembhle genirale de 1'O.N.U. (Le Peuple,
17/9).
V. -- PRESS SUISSE.


Avant les elections municipals en
zd'te de Lausanne, 17/9).
L'assemblee generale de I'O.N.U.:
1. Gazette de Lausanne (17/9);
2. Tribune de Gendee (16/9).


France (Ga-


I. PRESS BRITANNIQUE


Revue de la press britannique du 17 septembre 1947
L'ensemble de la press donne la vedette h l'ouvertule de
l'AssemblIe des Nations Unies et au rapport de la Gonfe-
rence 6conomique de Paris.
Plusieurs journaux annoncent en manchette que la Grande-
Bretagne, qui a dejb vendu hier 20 .millions de livrcs d'or a
New-York vieit de contractor un nouvel emprunt de 60 mil-
lions de dollars aupres du Fonds monetaire international.
La press travailliste met en vedctte les appeals lances par
Sir Stafford .Cripps I l'industrie cotonnirre ep favour d'une
augmentation de la production.


Le Daily Worker public un communique du Comit6 exd-
cutif du parti commiuiste britannique accusant le gouver-
nement d'avoir cded aux intirtts du patronat.
Plusieurs journaux annoncent egalement que les conver-
sations commercials anglo-danoises ont 6choue.
1. O.N.U.
La press announce l'ouverture .de l'Assemblde de I'O.N.U.
et l'Flection de M. Aranha a la Prdsidence.
Le Times donne l'ossentiel du discours prononce par le
nouveau president devant 1'O.N.U. et par M. Warren Austin
a la radio amdricaine,
Alister Cook, du ,Manchester Guardian, souligne I'atmo-
sphire plut6t pes.imiste dans laquelle s'est ouverte la nou-
velle session de 1'O.N.U. I1 remarque que les Etats-Unis
s'appr&tent a jouer un r6le de premier plan dans les d6bats
et qu'ils entendent faire, adopter un plan d'action collective.
M. Marshall serait pret, selon lui, A agir sans la Russie si
n6cessaire et I demander t 1'Assemblie de nommer une corn-
mission charge de la surveillance des frontiercs dans 'les
pays balkaniques.
La delegation amdricaine serait parfaitement consciente
du danger de voir la Russie sortir de I'O.N.U., a mais on
comprendra la determination de-M. Marshall, 6crit ce corres-
pondant, si l'on sait qu'il est pret A courir ce risque ,.i
Le Daily Mail parole 6galement du retrait 6ventull de ]a
Russie, dans les deux mois qui viennent et si le plan
Marshall destine a mobiliser 1'opinion mondiale contre les
Soviets est couronn6.de success n.
Ce journal souligne aussi que les discours pronone6s ont
montr6 que I'on .tait arrive i un tournant de l'organisation
du monde : u La Russie et 1'Amerique, ecrit-il, sont engages
dans une lutte sans merci pour la domination mondiale >.~
Ie Daily Worker ecrit de son coti que les Etats-Unis vont
se livrer a une guerre diplomatique-contre la Russie: i Leur
but, derit-il, est de tenir la question palestinienne ct les
autres questions en suspens, tandis qu'ils frapperont un
grand coup a propos du probl6me grec, dans les premiers
jours, A 1'Assemblie.
Le journal communist souligne egalement ,l'existcnce du
a plan Armstrong ,. aux terms duquel les Etats-Unis d6si-
raient obtenir un traits de defense mutuelle entire les Etats
de l'himisphb.re occidental ou, en d'autres terms. une
alliance militaire dans le cadre de I'O.N.U. afin d'obliger le,
Soviets soit h se soumettre A la volont6 'de 'I'Amerique, goif
a sc tcnir ha 'dcart, soit, enfin, h d6missionner de 1'O.N.TI.
2. Aide americaine i l'Europe
Toute la press announce que M. Glaytbn a approuv6 le
nouveau rapport de la Commission economique de Paris.







2 BULLETIN QUOTIDIEN DE PRESS ATRANGARE


Le correspondent du Manchester Guardian, apres avoir
rappele que la revision avait et6 faite d'apres le project fran-
cais, rapport les paroles d'un observateur franqais quali-
fiant 1'accord de M. Clayton common un triomphe personnel
pour M. Alphand.
Plusicairs journaux soulignenit (qe \M. Clayton a eU soin
de ne pas engager son gouvernemlent t surtoilt dle ne pas.
anticiper sur la decision du Congris.

3. Tries e

Le correspondent du Times fait dtat de la tcnsiin qui
rigne it Trkieate. I1 souligne la surprise ca oue par les decla-
ralions du g6n6ral yougoslave Mlekitch annongant I'entree
de ses troupes it Trieste, geste qui n'aurait pas manque de
provoquer de graves incidents. Il rend lommage it la fer-
mctd avec laquelle le general Airey a sit convaincre le
g6ndral Mekitch de remettre a plus tard 1'entrec de ses
troupes.

4. Ilalie

Le Dail! Worker done une ceertaine importance aux groves
qui affectl.raient deux millions d'ouvriers de 1'industrie dans
le nord de 1'Italie.

a) L'ASSEMBLIE G(ENERALE DE L'O.N.U. (Munchesler Guar-
dian, 16/9, liberal) :

...L'atmosplebre de ferveur morale et de confiance
politique dans laqueVle s'est ouverie il y a un an la pre-
mibre Assembl1e g6nirale a disp)aru, lout come la plu-
part des resolutions qui avaient Ie! adopt6es alors...
Le progranllme-' des travaux d- I'Assemble de celte
annee est plus important que jamais. La disillusion cau-
s6e par le fait que :e Conseil de Securit6 n'ait pas reussi
A realiser quoi que ce soit s'est transformed en une vo-
lont& faroucle de voir l'Assenmble r6gler tous les pro-
blmies. Ce sentiment est particulierement sensible dans
l'attitude du gouvernement americain, qui semble pen-
ser que l'Assemblhe est non ,seulement plus deinocra-
tiq'ue, mais plus comprehensive et < amiricaine >> que
le Conseil de S6curii, et qu'el'le peut etre anienee it
realiser des choses beaucoup p'.us imporlantes. Aussi,
M. Marshall a-t-il declare qu'il n'avait nullement le d6-
sir d'amender ]a Charte. ni de restreindre le droit de
veto, qui, en fail, est presque au mime litre I'oeuvre des
Am6ricains et des Russes...
Le probleme fundamental, pour M. Marshall, s(ra ce-
lui de la Grice... M. Marshall pense sincereimenl, et i
just titre, que dans ce ras ]a polilique amiricaine est
vraiment conform i la Charte des Nations Unies. L'in-
d6pendance grecque est mcnacLe par des agressions in-
directes lances A parlir de la Yougoslavie, de I'Albanie
et de la Bulgarie, et, selon M. Marshall, il est monstrueux
que les Nations Unies lie fassent rien pour secourir la
Grece. Si la Russie, par l'exercicc de son droit di. veto,
peut empechcr le Conseil de S&iuriitb de venir len aide
A la Grece. l'Assembl6e gen6rale doit alors venir I son
secours. Et si I'Assemblte est incapable d'agir, olle peut,
du moins, < donner sa b6n6diction >> au gouvernement
am6ricain. Tel est en gros le point de vue americain,
mais il sera .probablement combattu... II n'est pas facile
-de voir quelle action pourrait en reprendre I1'AssvmbIle
en dehors de t'adoption d'une resolution morale. Bien
des membres rdp.ngneront peut-.ire davantage -- et cela
quelle que puisse. 11ire leur sympathie. A l' 6gard des
Etals-Unis A approuver 1'aclion uni.lat6rale d'un de
leurs members dans une question aussi epincuse. C'est
une chose ie dire qu'auicune grande puissance ne .de-
vrait avoir le droit de contrecarrer 1'action des Etats-
Unis : c'en est une autre de donner a une grande puis-
sance le droit d'agir alu nom des Nations Unies .ans


1'approbation (du Conseil de SCcuril6 et sans aucun col-
trdle de l'Assembl6e gen6rale.
Si le gouvernement americain desire montrer qu'il
e.t pret a assumer une responsabilite au nom des Na-
lions Unies, il aura une occasion bien meilleure de ]e
prouver lorsque 1'Assembl6e en arrivera a la discussion
du problme palestinien... Car 'cest (jusqu'a maintc-
nant) )la seule question politique iinportante sur Ia-
quelle 1'Est et l'Ouest ne soient pas divis6s... Si le rap-
port de la majority est adopt, il est evident que le gon-
vernement britanniquc doit r6clamer une aide immne-
diate de la part dcs autres membres dtes Nations Unies
pour imposer les decisions de ,I'O.N.U... Si la Grande-
Bretagne faith preuve de tact et d'initiative (et il est
. peut-etre heureux qxue M. Bevin reste h Londres), il se
peut que les Nations Unies soient enfin en measure de
trouver une tAche qui ne soit pas au-dessus de leurs_
forces. Ce n'est peut-6tre pas une occasion excellent,
mais nous ne devons pas la laisser 6chapper, car Pen-
jeu est d'importance. >

b) L'ENTRIE EN VIGUEUR DES TRAITS DE PAIX (Daily Te-
legraph, 17/9, conservateur) :
< ...Des personnalit6s respectable ont l6ev6 la voix
pour presser la Grande-Bretagne de ne pas ratifier les
traits, puisqnue dans plusieurs pays et la Bulgarie
en constitute peut-6tre examplele de plus triste on a
d6ja viol6 ouvertement les clauses qui 6taient supposes
garantir les libert6s civiques... On peut se demander s'il
servirait A quelque chose de refuser de reconnaitre le
gouvernement bulgare, sous pretexte que la Bulgarie
etait noire ennemie, alors que nous continuous A recon-
naltre d'autres gouvernements coupables de perscu-
tions poliliques plus nonibreuses, mais qui ont 6tW nos
amis et que nous consid6rohs encore comme tels. On
pourrait se demander, ave;o un peu plus de raison, s'il
est just de reconnaitre les gouvernements de Hongrie
et de Roumanie en tant cque gouvernements ind6pen-
dants, alors que les armnes sovieliques doivent rester
dans ces pays non pas pendant trois autres mois
(conmme c'est le cas pour la Bulgarie ei en Finlande),
mais pendant une periode indeler iinie jusqu'h ce
que la Russie ait donn6 son adhesion un traits avec
l'Autriche, ct n'ait plus besoin de troupes dans les pays
intermicdiaires pour < mainlenir ses communications >.
En ce qui conmerne I'Autriche elle-nieme, nous avons
decit-d que le people aulrichien ne devait plus 6tre con-
sidere, mnme tlhboriquement, come notre ennemi. Nous
avons pris cette decision sans tenir compete de la pre-
sence des forces d'oceupation qui appuient la Commis-
sion de contr6le alliee et sans tenir complex non plus
du faith que le trait autrichien rest encore a ndgocier...
Ce n'est pas de la faute de la Grande-Bretagne si
l'obslruction des Soviets oblige encore les Aitrichiens i
attendre une paix officielle. >

\---1-----

f. PRESS AMERICAINE


Re;;ie de la press americaine dui 16 septembre 1947
C'cst 1'ouverture de 'As.senible gne6rale qui tient aujour-
d'hui encore la premiere place dans la press avec la mise
en application des traits de paix et le probl6me de la hausse
des prix.
1. -- Nations Unies
Les journaux rapportent en detail Iks ddiats du Conseil de
securitC a la suite desquels, malgr6 le double veto de M. Gro-
myko, la ddIlgation am6ricaine a ,prepare le terrain en vue






BULLETIN QUOTIDIEN DE PRESS ATRANGARE


de soumettre a l'Assemblke g6n6rale l'affaire grecque. Les
articles ct commentaires indiqcent aujourd'hui encore que
les Etats-Unis .sont decides ia fair prevaloir leur point de
vue contre I'U.R.S.S.. qu'ils ont mis au point avee grand
soin a cet igard la .politique qu'ils suivront au course des
debats et qu'ils sont determines a preserver l'organisatiop
des Nations Unies et t la faire fonctionner meme sans la
cooperation de Moscou s'il devient nicessaire d'en arriver
li. Dans le discours qu'il a prononed a Los Angeles, le s6na-
leur Taft a declare qu'il appuyait sans reserve la politique
etrangerc du secretaire d'Etat.
2. Ilalie
Les journaux publient en premiere page ts dpcches de
lcurs correspondents relatant 1c retrait des troupes anglo-
amdricaines de la Ligne Morgan et soulignant que les forces
yougoslaves se sont miss en march avant l'heure prevue
pour leur movement. Dans Ie New York Times, Arnaldo
Cortesi signal que les territoires cedes a la France par le
trait ont 6te occup6s et que 1'arriv6e des gendarmes fran-
cais n'a donned lieu a aucune manifestation.
A Washington, M. McDermott a refute, dana des declara-
tions A la press, les accusations de M. Togliatti et a souli-
gn6 que l'aide apport6e par les U.S.A. a 1'Italie, loin de
menacer l'ind6pendance de ce pays. no pouvait, au contraire,
en renforgant sa situation, que faciliter la resistance du
people italien contre touted domination itrang&re. La situa-
tion italienne continue a cause ici de vives inquidtudes et
le New York Herald Tribune lui consacre un editorial inti-
tuld6 La paix en Italic >. (Voir Particle plus loin.)

3. La horssc die's prix
Alors que les chefs rdpuhlicains des Etats du Middle West
rdunis i Omaha dan le Nebraska attribuent dans une df-
claTation officielle la hausse des prix des products alimen-
taires aux exportations vers I'dtranger et que l'administra-
tion invite les Amiricains h niettre en ceuvre un programme
de restrictions volontaires et ddelenche par la voice du i)dpar-
tement de la Justice une enqclute centre les profiteers, .e Phi-
lade'lphia Intuirer. dans un editorial estime que touts ces
measures seront insuffisantes ct que I administration devrait
envisai,'r le rdtablissement dIe certain contriles pour fire
face h la situation.
Rentrant de (icnive, M. Norris Dodd, Secr6taire d'Etat par
interim i 1'Agriculture, a mis en relief la gravitl de la si-
tuation alimentaire en Europe et les rt'perieus.sions que cette
situation pourrait avoir sur le plan de la politiquc. II a
indiqu6 qu'il existait probablement un surplus de cdr'ales
en U.R.S.S. et que les Russes n'lliisiteraient pas i 1l'utiliscr
pour leur profit, a des fins politiques en dlpit des priva-
tions terriblcs que la population hovidtique continue a subir.

4. Conference de Paris
Sidney Keller cable asu XNei, Y'ork Herald Tribune que les
membres de la Conference manifestent de la mnavaise hu-
mncur centre les exigences am6ricaines et que M. Alhliand a
rddi~6 unc resolution en vue de la cloture rapid des tra-
vaux de la Conference. Cc correspondent souligne que 'a
France continue Ji avoir une attitude tr6s conciliante et que
M. Alplhand a rdaffirm6 le disir de son gouvernement d'arri-
ver a l'abaissement des barridres douanieres en Europe et de
realiser, aussitbt que possible, une union douaniere avec
les autres pays europeens.
Les journaux annoncent le retour aujourd'hui I Paris
de M. Clayton et de M. Douglas qui se r6uniront dans le
bureau de M. Caffery avec le Comite Executif de la Conf'i-
rence. Fr4deric Kuh, dans P. M., signal que les propositions
frangaises pour une union douani6re n'ont recueilli l'adhe-
sion que de la d6elgation italienne et ont soulev4 une vi've
opposition des Suisses et des Norv6giens.

5. Allemagne
M. S'umner Wo''es dans an article critiquan la politique
americaine d'augmentation du niveau de la production in-
dustrielle allemande 6crit que le probl6me de la Ruhr est
un probldme europeen et que 1'exploitation de ses resources
devrait 6tre dirig&e par une organisation international dans


laquelle la France, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis par-
ticiperaient sur un pied d'dgalitd.
Aprcs avoir expos les repercussions ie la politique am6-
ricainc en Allemagne isur la situation intdricure en France,
I'ancien Sous-Se-,itaire d'Etat derit que les parties ddmo-
cratiques :pris centre la droite et la gauche continueront i
perdre du terrain, i moins que le people franCais ne re-
ioive satisfaction pour ses reclamations. c'cst-a-dire qu'il
conservera les resources de la Sarre, qu'il soit appe'-cd fixer
sur un pied d'6galitd le contr6le d.c la production industrielle
de l'Allemagnc occidental et qu'une garantic americaine
lui soit donnde contre une nouvelle aggression allemande.

G. France

Ies journaux Scripps Howard publient une dipchle de
Robert Ruark exposant en terms cxtrdmement d(sagrables
la situation des 'ouristes en France en raison de la hausse
des plri et des difficultis accrues qu'ils rencontrent pour
changer leurs dollars au march noir.
Le Baltimore Sun reproduit la lettre de remerciements
acdressie par le maire d'Angouldme au Comit4 local de
l'American Aid To France de Baltimore.

a) L'ASSEMBLPFE GENIERALE DE L'O.N.U.

1. New York Timns (15/9) :

< Pour la premiere rois, I'Assembl6e g6n6rale est con-
sid6r6e come une Cour d'Appel du Conseil de S6cu-
rit6 qui, au course de ces derniers mois, s'est montr6
incapable de fonctionner en tant qu'organisme ex6cu-
tif. Par consequent, cette s-ssion marquern un tournant
d6cisif dans l'histoire de l'O.N.U.
L'Assemblie g6n6rale est la plus grande tribune du
monde, et-la tendance que P'on a A 61argir ses attribu-
tions et A lui donner une place pr6pondCrante au seia
des Nations Unies est la reconnaissance *du fait que le
sentiment mondial competee davantage que celui de n'im-
porte quelle grande puissance. Cette tendance implique
un d6placement du centre d'interkt. Au dPbut, I'Assem-
bl6e g6enrale avait 6t6 concue comme un Parlement ne
disposant que d'une autorit6e legislative restreinte. Le
potivoir apnartenait au Conseil de S6curite. branch
executive de I'O.N.I. Si le pouvoir est pass, A I'Assem-
blue a6n6rale, c'est h In suite de l'abus qui a 6te eom-
mis du droit de veto. Cet acte est un appel h I'opinion
publique. Plus encore, c'est l'expression de la volont6
des nations membres. grandes et peliles, de faire fonc-
tionner les Nations Unies. C'est une tendance *qui se
r6vble aussi encourageante que 'imnaasse oil s'est engag6
le Conseil de Securit* est dkcouraneante; en d6mon-
trnnt one le monde dans son ensemble est d6termin6d
faire triompher 1'O.N.T., cctte tendance esl la meilleure
garantie i1ue I'O.N.U. sera un sucecs... >

(ANNE MAC CORMICK.)




< Si la majority de 1'Assemblee represented vraiment
la majority des populations aussi bien que celle des
Etats membres, elle peut encourager moralement ceux
qui out I'intention de resister a l'agression.
Mais un encouragement moral de cette nature ne
peut venir des seuls gouvernements. II dolt venir des
peuples. Une acceptation ignorante ou irr6fl6chie des
Nations Unies n'est pas suffisanle. >

2. Washington Post (15/9) :

t Cette ann6e, ce sont les Etats-Unis qui poss6dent
I'initiative dans la lutte diplomatique engage avec la
Russie, et ils ont l'intention de la conserver.







4 BULLETIN QUOTIDIEN DE PRESS ]TRANG*RE


Si rela implique qu'il faut surpasser les Busses dans
le jeu qu'ils out jou6 avec plant .de succcs 1'anneo der-
nitre, les Elals-Unis sont prcts A le fair. Si l'on pcul
avoir confiance dans les paroles courageuses pronon-
c6es la semaine derni&re par des membres du Departe-
ment d'Etat, la d6l6gation am6ricaine a l'intention de
se servir de I'Assembl6e comme d'une tribune, dans
toute la measure du possible. >
(FERDINAND KvUII.)

b) LA SITUATION INT' EIEtRE EN ITALIE (New York He-
rald Tribune, 16/9) :

o Avec l'entree en vigueur des souls traits qui nient
encore 6tC conclus pour mctlre fin A Ia plus grande
guerre .de l'Histoire, la < paix > du moins ce qu'il
faut entendre par lh au sens technique du mot a
commence de r6gner en Italie et chez les antres satel-
lites de l'Allemagne, lundi soir A minuit. Un tel 6v6ne-
ment, survenant apr6s l'un des conflicts gigantesques du
pass, aurait certainement 6t6 une occasion de r6jouis-
sance. C'est loin d'etre lc cas aujourd'hui. Cetlle
<< paix > est moins une cessation < partielle > de la
guerre ,qu'un simple incident dans la nouvelle luttc po-
litique et id6ologique qui lui succdc... En Itali:', la
paix constitute simplement le signal pour les commu-
nisles italiens d'avoir a redoubler d'activit6. dans celte
guerre de politique, de propaganda et de bouleverse-
ments, qui a remplac6 les operations militaires..
M. Togliatti dispose de quelque deux millions do tra-
vailleurs qui sont en gr6ve... Et il fait toul ce qui est
en son pouvoir pour paralyser et renverser le golver-
nement de Gasperi. I1 pr6sente tous ses actes come
entrant -dans le cadre de la d6mocratie et se vanie de
ne pas soulever de r6volte armbe pour d6truire la liberty
en Italie. Cependant, il est difficile de ne pas qualifier
la tactique communist de violence, car il est certain
qu'une fois, que cette tactique aurait r6ussi, le r6sultat
serait aussi immuable .que celui qui aurnit pu Atre
atleint A la suite d'effusions de sang.
C'est cependant une guerre, une guerre d'une vio-
lence calculbe, conduit avec une habilet6 consonimme,
et implacable dans ses buts. Et quand I'ambassadeur
*des Etats-Unis, M. James C. Dunn, essnie de metire un
term a cette guerre en prononcant un discours ofi il
6numbre tous les fonds que les Etats-Unis ont verse A
1'Italie d'une facon ou d'une autre, on ne pent vraiment
penser quo cette contre-attaque soit vraiment efficacy.
Ce n'est pas I'argent, cc ne sont pas les discourse, cc
n'est pas la vague poursuite de desseins 6leves qui
triompheront dans cette nouvelle lutte ohu les traili:s de
paix ne constituent gu6re autre chose que des points de
depart. Ce succes no sera obtenii que par la mise en
oeuvre de tous ces moyens a la fois, utilis6s avec l'6ner-
gie et la foi d'un regime democratique cqui ercit en
lui-meme et lutte pour I'imposer dans P'esprit des
homes. ,


III. PRESS SOVIETIQUE


Reone de la press sovidtique dka 16 septembre 1947

1. Questions itrangdres

Tous les journaux reproduisent la plupart des informa-
tions etrangeres publides la veille par ]a Pravda. La politique
americaine est toujours le thleme de premier plan. Sous la
rubrique .plan Marshall, les journaux sovidtiques publicnt


la declaration d'Olivcr Frainks aannono;ianl la.ijurineiCnt dc
la stance pliuni&re d.u Comit6 Europc.en ainsi que ]a d6cla-
ration de M. Bidault ii la Commission des Affaires 6tran-
g6rcs et di large citations du Mornde, de Paris-Presse, de
l'Ordre, de l'Autore ct de l'Hullmanite.
La politique allemande. La Pravda public une lettre
de Berlin de Georges Korelkov, sur "'attitude de la social-
democratie allemande montrant, par une s6rie d'exemples,
que changeant de maitre, les sociaux d6mocrates changent,
dans la meme measure, leur politique, d'un parti pro-anglais,
les Schumacheriens deviennent. peu h pen, les serviteurs
de I'Oncle Sam; dans la second partic de la lettre, le me-
contentement croissant des socialists de base en Allemagne
occidental est soulign6.
Tous les journaux publient le communique Tass concer-
nant l'entr6e en vigneur des traits de .paix avec la Rou-
manic, la Hongrie, la Bulgarie ct la Finlande.

2. Nduivelles diverse

Sous le titre La lutte pour la d6mocratie dans le
monde ,, les journaux donnent de large comptes rendus de
la derni&re seance du part communist frangais d'apr6s
I'A.F.P.
Tous les journaux publient en premiere page le texte du
dc'menti du ministry des Affaires etrangeres mongol ia 'Agen-
ce chinoise a Centra2 News qui avait annoncd que les
troupes de la Republique populaire mongole avaient attaqud
les troupes chinoises dans la region de Baitak-Bogdo en
ferritoire mongol (du 31 ju'llet au 24 aofit). Le dementi
precis. que ce sont les troupes chinoises qui ont fait une
incursion en terri'oire mongol et declare que information
de 1'Agence a 6t6 invented pour teacher h l'opinion publique
les vrais responsables.



IV. PRESS BELGE


a) AVANT LES ELECTIONS MUNICIPALS EN FRANCE (LI
People, 17/9, socialist) :

e Bien qu'il n'ait pas encore pr6cis6 sa position, le
Parti R6publicain de la Libert6 ne manquera pas, lA
oi il se p-r6sentera, de recueillir les voix de ceux qui
avaient accoutfum, de voter pour la droite dite i, clas-
sique > et 6taient, aux dernirres elections, des absten-
lionnistes on des 6lecteurs M.R.P.
Quant au R.P.F. (parti du gdn6ral de Gaulle), son
entree en lice constitute un A6lment nouveau don'tt il est
difficile de saisir I'importance.
La tactique du R.P.F. ne manque pas d'habilet6. Au
lieu de s'opposer aux parties politiques, il essayera de se
faufiler derriere eux... On ne demand pas aux 6lus
municipaux de renier leur parti, on sollicite tout sim-
plement une ou deux places sur leur listed.
Et dans les villes de plus de 9.000 habitants, la listed
,de < Defense -des int6rits communaux > permettra au
R.P.F. et au M.R.P. de faire listed commune.
Car il est evident que c'est le M.R.P. qui a le plus A
perdre d'un concurrent R.P.F. Si, jusqu'A present, les
cadres M.R.P. n'ont pas r6pondu aux solicitations de
MM. Soustelle et Palewski, il n'est pas stir que la masse
des 6lecteurs M.R.P. manifestera une fid6lite a toute
6preuve. Le Conseil national du M.R.P. qui s'est tenu
dimanche a Paris, indique clairement cette inquietude
de la part des amis de M. Maurice Schumann.
L'attitude du parti communist diff6re tris peu de ce
qu'elle 6tait au prinlemps 1945. On utilisera encore les
appellations vagues et attirantes. On essayera de cana-
liser le m6contentement populaire. Et, bien que l'on ne






BULLETIN QUOTIDIEN DE PRESS ATHANGAIRE


resse de ddnoncer le glissemenl A druile des socialisles,
on multiple les avances anx lisles communes.
Le parti socia:isle a, lui, d6fini sa position au Con-
gr6s de Lyon. II battra pavilion socialiste haut et fermn,
et ne conseille les listes communes que pour le second
lour et dans des conditions bien d6termin6es. Et l'une
de ces conditions est la defense de la laicild. Mais cc
sont 1 des positions fixes sur le plan national. Or, les
elections municipals soln dominoes par d-'s considera-
lions locales parfois bien inattendues. >
(Du corresplidanl A Paris du Peuple.)


b) L'ASSEMBrLE GENIiRALE DE L'O.N.U.
(Le Peupile, 17/9, socialist) :

s ...Au course des d6bats i l'O.N.U., on entendra des
voix autorises. Toutefois, plusieurs vedettes de la pre-
minire assemble ne seront pas a Flushing Meadows.
Il y aura, cerles, MM. Bidault et Vichinski. I1 y aura
nos amis Stpaak et Evatt. Mais M. Molotov ne viendra
que beaucoup plus tard s'il vient et Ernest Bevin
n'a pas cru pouvoir s'absenter de Grandc-Bretagne a
Plheure actuelle.
C'est M. Marshall qui aura, sans doute, la plus lourde
responsabilit6 et c'est sa voix qui sera ecoulde avec le
plus d'anxi6t6 par les d616gu6s des cinquante-cinq na-
tions qui veuLent la paix et qui savent que sans l'entente
,des < Grands >, toute paix n'est qu'un armistice. Et on
4coutera avec la m6me attention M. Manouilski, le mi-
nistre ukranien, qui passe pour 6tre le Iporte-parole *de
Staline.
Mais le veritable inter1t sVra ailleurs.
Ces g grands > ne s'entendent pas sur la question
essentielle : celle de 1'6nergie atomique. Les ombres
de Hiroshima et de Nagasaki seront aux c6tes des dd-
leguds.
Car ce ne sont pas les besoins des peuples qui domi-
nent actuellement le champ politique international, mais
la terrible question de savoir si, oui ou non, on va con-
tinuer a preparer la prochaine guerre et qui aura la
plus grande advance dans ces prdparatifs.
La polilique de Moscou et celle de Washington sont
hypoth6qudes tant que la question de l'energie atomi-
que n'est pas resolue. Aussi lon'gtemps que la mdfiance
persiste, ce ne sont pas les homes politiques represen-
tant la volontd populaire qui auront la 'premiere voix
au chapitre : ce sont les dtals-majors, celui de 1'U.R.S.S.
et celui des Etats-Unis, qui d6terimineront les actes po-
litiques essentials du Kremlin et de la Maison Blanche.
Et, en fin de compete, loute question qui se posera
devant l'Assemblee gendrale sera ramenee a ceci : la
solution propose favorise-t-elle finalelnent les intdrdts
strat6giques de la Russie ou de l'Ambrique ?
C'est 1A que les petites el moyennes nations out leur
rOle a jouer. II leur appartient, ah 'Assembl6e gendrale
ou, dans le cadre de la Charte, elles sont souveraines,
de rechercher les solutions de conciliation et de justice.
Et d'exiger que leur voix soit entendue par-dessus cells
des lta.ts-majors.
Si elles y parviennent, la Paix aura fail un pas de
,plus. Sinon, l'Organisation des Nations Unies n'aura pas
justifi6 l'immense, l'unique espoir de paix des millions
d'hommes et de 'fenimes de routes les races el dte Ions
les continents. I
(G. KOULISCIER.)


V. PRESS SUISSE

a) AVANT LES ELECTIONS MUNICIPALS EN FRANCE (Gazelte
Ide' Lausanie, 17/9) :
< ...Les ministries M. R. P. se, refusent A donner un
aspect purement politique au prochain scrutiny. Ils pre-
ffrent s'en tenir exclusivement aux intBrits locaux et
aux besoins municipaux. Mais le 'parti communist, ainsi
que nous le disions dimanche, voit beaucoup plus loin.
11 salt que I'enjeu de la iprochaine champagne sera la
constitution d'un gouvernement < democratique > sui-
vant ses conceptions. D'autre part, le g6enral de Gaulle
n'est pas entr6 dans ]a lutte avec pour seul d6sir une
imeilleure administration .des communes de France.
Force est done de placer la consultation d'octobre sur
un terrain strictement politique, mais il est cependant
bien difficile d'6tablir des pronostics dignes d'int6r&t.
On ne peut tout d'abord se baser sur les resultats des
elections.communales du printemps 1945.
Divers facteurs d'imnportance entrent en ligne do
compete. Lassitude general des masses, pauvret6 du ra-
vitaillement, faillite d'un dirigisme incoherent, augmen-
tation brutale du coit de la vie. L'electeur, las d'une
vie mat&rielle chaque jour plus difficile, souhaite un
changement. Mais reste a savqir si l'opposition conmmu-
niste y gagnera oiu si le Rassemblement du general de
Gaulle pourra utiliser les rsultats come tremplin vers
le pouvoir.
(Du correspondent A Paris de la Gazette de Lausliuzie.)

b) L'ASSEMBLEE GENERAL DE L'O.N.U.

1. Gazette de Lausianne (17/9) :
Les problems qui souleveront les plus imporlantes
discussions concernent la creation d'une force armee
international, le contrBle d 1'6nergia atomiqpoe et le
.droit de veto. L'exercice abusif et r6pete de ce droit
par le dl66gun de I'U.R.S.S. semble avoir decid& un cer-
lain nombre de puissances omineures A reprendre l'of-
fensive pour une revision de l'article 27 de la Charte de
I'O.N.U., amorc6e a Ia premli&re session de 1'Assemblj6e
g&enrale. Le del6gue de 1'Australie se ferait le champion
de cette th6se. tEn revanche, 1'U.R.S.S. se montre fort
peu encline A composer sur ce chapitre et A renoncer
A un droit qui lui ipermet de se dkrober systematique-
ment aux decisions de la majority. Dans un article paru
lundi imatin dans la Pravda, M. Mikhailov s'en prend
avec violence aux adversaires du principle de I'una-
nimit6 des < cinq grands > et du droit de veto.
< L'U.-R. S. S. a toujours employed le veto pour d6fendre
les iuttrets 16gitimes des petits Etats coutre toute agres-
sion imnip'rialiste, 6crit 1'6ditorialisle. Toutes les tenta-
tives de saper le principle de l'unanimilt des membres
permanents du Conseil de .s6curite. doivent done !tre
inergiquement repoussdes et cela dans 1'interet de tous
les Etats reellement 6pris de liberty. > C'est un point
de vue. >

2. La Tribnle.de Gendve (16/9) :
< ...II serait vain de liier les deceptions qui onl ac-
compagn6 jusqu'ici les travaux de I'O.N.U. Trop sou-
vent, les vetos 6mis au Conseil de Securito ont cr66 une
impression d'impuissance. L'Assenmble fera-t-elle inieux
que le Comnil des Onze ? Elle 'peut liscuter, .dit la
Charle, routes questions so rattachant au maintien de
la paix el 'le la s6curitl inlernationales don't elle aura
t61 saisic par l'une des Nations unies, par le Consil
de security on par un Etat non membre, el fire des







fUaLLETIN QUOTIDIENDE PIESSE LTRANGARE


recommendations, soit A 1'Etat ou aux Etats int6ress6s,
soit au Conseil de s6curite. Toutefois, tant que ce der-
nier remplit A l'6gard d'un diff6rend o.u d'une situation
quelconque, les functions qui lui sont attributes par
la Charte, l'Assembl6e g6n6rale ne dolt faire a ce propos
aucune recommendation, anmoins qlue le Conseil de s6-
curit6 ne I'y invite...
Le veto, cette 6p6e de Damocles d'un nouveau genre,
sera mis en question par 1'Argentine, qui en r6clame
la suppression. Cette initiative obtiendra sans doute
I'aipp.ui d'autres puissances sur les bans de l'Assembl6e,
et 1'on peut s'attendre A un tres vif d6bat. Pour abolir
le veto, il faudrait reviser la Charte. Or, 1'an dernier,
les membres permanents du Conseil de s6curit6, les


< Cinq Grands >, s'laient arrit6s A l'id6e du sttalu quo.
On ne croit pas que leur position se soit modifiee des
lors. Cette question est des plus 6pineuses. M. Bevin
n'est probablement pas seul de son avis en d6plorant
l'abus qui a U6t fait du veto, mais ses collggues, sont
peut-ktre enclins A 1'assimiler au balancier qui genait
le.danseur de corde, mais faisait sa sfiret6. On pourrait,
pour commencer, supprimer cette arme d'exclusion a
propos des candidatures A l'O. N. U. Ii n'estpas admis-
sible qu'un Etat soit conduit parce qu'il d6plait A tel
ou tel membre de I'O.N.U. ou ce fut le cas lors des
candidatures du Portugal et de 1'Eire parce que
I'U.R.S.S. criignait que ces pays ne vinssent renforcer
le bloc anglo-saxon... I


S. P. 1. Imp., 27, rue Nicolo, Paris 31.3009


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Prix : 6 fr.




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