Group Title: Bulletin quotidien de presse étrangère
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Title: Bulletin quotidien de presse étrangère
Series Title: Bulletin quotidien de presse e´trange`re.
Physical Description: dl. 30 cm.
Language: French
Creator: Ministère des Affaires Étrangères
Publication Date: September 1, 1947
 Subjects
Spatial Coverage: France
United Kingdom
Russia
Poland
Germany
Belgium
 Notes
General Note: 1009: gebaseerd op afl. 5605 (1934).
 Record Information
Bibliographic ID: UF00077027
Volume ID: VID00174
Source Institution: University of Florida
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: oclc - 72892915
ccp - PA0245063

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SERVICES FRANCAIS
D'INFORMATION
(MINISTARE DE LA JEUNESSE,
DES ARTS ET DES LETTRES)

Direction de la Documentation
14-16, rue Lord-Byron, Paris (8').


LA DOCUMENTATION FRANAISE


M1NISTERE
DES AFFAIRES ETRANGERES
SERVICE D'INFORMATION
ET DR PRESS


BULLETIN


DE


PRESS


1" septembre 1947


QUOTRIpIEf



ETRANGlM


Nouvelle S6rie No 756


SOMMAIRE


I. PRESS BRITANNIQUE.
a) AprBs la Conference tripartite de Londres.
1. News Chronicle, 29/8.
2. D'dily Telegraph, 29/8.
b) Avant les elections hongroises (Times, 29/8).
c) La crise grecque (Daily Telegraph, 29/8).

II. PRESS AMERICAINE.
a) La situation dans le Moyen-Orient (New York
Herald Tribune, 30/8, edit. europ.).
ib) La situation 6conomique de la Grande-Bretagne
(New York Heralld Tribune, 29/8)

III. PRESS SOVIETIQUE.
La politique britannique A l'egard de i'Inde (Troud,
29/8).

IV. PRESS SUISSE.
La Conference imiperiale de Canberra.
1. La Tribune de Genkve, 29/8.
2. Gazette de Lausanne, 30/8.


1. PRESS BIITANNIQUE


-a) APRES LA CONFERENCE TRIPARTITE DE LONDIMES.
1. News Chrouicle (29/8), liberal :
...Nous proposons solennellement de laisser tine
grande parties de 1'Allemagne retrouver une puissance
indusiriel.e presque aussi grande que cel:e qui lui a
permis de meltre sur pied son 6norme force arm6e. 11
est n6cessaire d'agir ainsi. Mais prendre de telles me-
surcs sans en m6me temps offrir au monde de nouvelles


garanlies pour assurer un contr6le continue et suffisant,
o'est lA une des ipires erreurs politiques.
Il est difficile de voir comment les Francais pour-
raient prendre connaissance des nouve:les propositions
sans .:re constern6s. A -la longue, leur industries side-
rurgique en souffrira. Et, ce qui est bien plus impor-
tant au point de vue europ6en, on a apparemulncnt
ignore les exigences de la s6curit6 francai-e... C'est h
f'influence amiricaine, sans nul doute, que l'on dolt
de s'61re a;tach6 uniquemerit aux asipeces purement 6co-
nomiques du problkme allemand... La Grande-Bretagne
doil partager la responsabiiitl d'une telle situation.
De la Grande-Brelagne et de 1'Am6rique, c'est la
Grande-Bre:agne qui connaissait le mieux les .raisons
qui avaient moiv6 la demand franga'is de contro'e
international de la Ruhr et les avantages que pouvait
apporter la nationalisation de ses industries de base
aux travail:eurs allemands don't le jugement politiquo
sain peut influencer gr-ndeinent !'avenir de 1'Europe.
Nous aurions df lulter ouvertement, et de toutes nos
forces, pour I'ocroi de ces garanties. La 'penurie de
resources a affaibli notre auiorit6 et le poids de nos
d6sirs dans les nigociations. Mais uous n'aurions pas
dfi c6der sans pro.ester publiquement.
La situation international s'aggrave de jour en joui.
Mais la Grande-Bretagne devrait quand m6me refuser
resolument de s'associer de son p!ein gr6 A toule action
base sur cette id6e que le malheur est in6vilable, on
qui ne tient aucun compete des espoirs laintains A cause
des craintes actuelles. :
2. Daily Telegraph (29/8), conservateur :
< ...Le nouveau p'an, qui va Etre applique malgr6 les
crain:es et les reserves exprim6es par les Francais an
course des discussions de Londres, sera sans nul'doute
fortement criliqu6 par les Russes. Ils se sont deja 6leves
centre l'ouvcrture de la Conf6rence de Londres, car
ils estiment que cct acte constilue une violation des
accords quadripartiles...
On s'attend, d'autre part, A ce que les Allemands ac-
cueil:ent favorablement I'annonce de ces nouveaux ar-
rangements. Ils savaient mieux que personnel que 'an,


--
--- U --









BULLETIN QUO'IDIEN DE PRESSE fTRANGARE


cien plan ne leur donnait aucune chance de survive
economiquement et ils se rejouiront de la fin apportee
a leurs incertitudes en ce qui concern le monlanl des
reparations a fournir... ,
(Du correspondent duI Daily Teleriaplh A Berlin.)

b) AVANT LES ELECTIONS HONGROISES (Tines, 29/) :
...Etant donn6 que les groups de oppositionn n'ont
pas reussi a s'unir avani ies le:-tions, il est probable
que les parties de la coalition s'en trouveront rnror-
ces. En 1945, l'opposition etait divisee en trois ipetits
groups; aujourd'hui, elle est divisee en six groups,
don't un seul attire attention : c'est le part de l'ind&-
pendance, qui a 'pour chef 1M. Pfetffer et comprend les
6l6ments qui constituaient auparavant I'aile droile du
parti des ipetils propri6taires.
Le veritable combat se d6roulera au sein de in coa-
lition. Des quatre parties qui participant au gouverne-
ment de la Hongrie, on 'peut dire que trois d'entrc eux
seulement competent; le parli national paysan ne peut
concurrencer ni ipar le nombre de ses adherents ni par
son influence ses trois partenaires.
Deux probl&mes principaux se oposent. Les socita-
listes peuvent-ils maintenir le nonibre de leurs repre-
sentants et ,.viter ainsi la fusion avec les commuiistes,
d6sir6e par ceux-ci, mais non pas par eux-mclmes ? Le
parti des petits proprietaires, ;prive de son aile droite,
peut-il maintenir sa position au sein de la coalition 7
Un conflict latent entire les ideologies opposes de so-
rialisme et de liberalisme, avec toutes les repercussions
que cela peut avoir sur la position internitionale de
la Hongrie, voilh ce qui domnie le deuxicem prolbldme.
11 est important pour la Hongrie aussi bien que poair
l1'laboration d'un rglement pacifique en Europe celn-
trale que les idees democraliques soieni defendues dans
leur esprit el dans Ieur application ipar un nombre
croissant de Hongrois, jus(lu'au moment oi la menace'
venant de la droite on de la gauche n'aura plus d'effet.
C'est une tAche difficile ct qui demandera probabloment
beaucoup de temps pour etre realisce.

c) LA CHISE GRECQUE (Doily Tele'Yraph, 29/8), cll.s,-
vateur :
< ...1 6tait convenu que le gouvernement britannique
retirerait ses troupes a la fin de 1'C0t. Remiplaccr les
troupes britanniques par des troupes amCricaines serait
une measure grave pour le gouvernement des E.als-Unis.
Sans doute serait-on souiag6, a Washington, si les Bri-
tanniques prolongeaient leur s6jour, malgrt les nou-
veaux embarras que cetfe decision causerait h West-
minster. Quelle que soit la decision. qui soit prise sur
ce point d6licat, il est 6videmmept desirable d'obtenir
avant toute chose que soil form si Athenes un gouver-
nement comprenant le plus possible d'616,ments raison-
nables. Le but poursuivi par les Anglo-Americains en
Gr6ce a tocIjours 6tC de permnttre au people grec tde
d6cider librement de sa propre destinCe. Mais lc people
gree ne pourra jamals y parvenir si sa destine esl pre-
cisement de se quarelier sans r.pit. >


I1. PRESS AMERICAINE



Revuc de la pirsse tunmricaine du 29 aoult 19-14
1. Questions allemandes
La press reprend en honne place Ic communique public
it 1h fin de la conference tripartit, de Londres. Les titres
soulignent que la production allemande sera dottlulee mialgrt


les objections fran.aises, mais que loutefois elle ne reoevra
pas la priority sur la production frangaise. Les corrcspon-
dants de Paris notent que la France aura l'ocasion de con-
tinucr sa lutte pour obtenir plus de coke allemiand dans
les conversations qui vunt suivre innmmdiateinent a Berlin.
Los corrcspondants politiques de VWa'hington, en particulier
Kuh. du Washington Post, en concluent que la politique
du g6enral Clay a ti confirnme puisque les niveaux de la
production allemandqa de l'accord Clay-lobertson scront
publ is dans le communique public h Berlin. Toute la press
met en valeur que la delegation franqaise a maintenu ses
r-serves quant i la future organisation de la bi-zone et ses
objections a l'egard fixec par les Anglo-Americains.
Les correspondents de Paris citent les declarations faites
par M. Alphand so rapportant prinvipalmcnent h 1'&chelle
mobile qui sera applicalle aux exportations alleiandes de
charhon ct de coke ai la France.
2. CoInftlrepce conomnque de d'Paris
A la veille de la prieiere conference centre experts euro-
ptens et amerieains. les correspondents de Paris soulignent
une fois de plus les diff;cults auxquell'cs se hcurte la con-
ftrcnee 6conomique; d'une part, ils reconnaissent que 1'Eu-
rope devra reduire ses dem:ndes .d'aide amiricaine, d'autre
part, que les represcntants americains devront fournir i
leurs coll gues curopieens des chil'fres sur ls possibilities
d'aide americaine. A cc sujet, Callender remarque dans le
New York Times que les fonetionnaires ambricains ne peu-
vent pas engager la responsabilitM du Congrds et qu'ils so
nontreront necessairement prudent dans leurs conversa-
tions.
Pour lui, les dangers immediats que court l',conomie des
Pays-Bas, de la Grande-Bretagne et de la France ne pour-
ront pas 6tre 6limines par le plan Marshall, qui n'est sus-
ceptible d'enlrer 'n vigaeur que d'ici six iuois. I1 en con-
cluit : L'Hurop noe peut fair grand' chose pour nourrir
sa population et alimenter ses industries au cours des pro-
chains six mois, i inoins tl'elle nr reqoive de nouveaux
credits. En cc qui conccrne ces besoins, que certain consi-
derient commoii graves, le plan Marshall est venui trop tard >.
Le propri6taire du Waslington Post, Meyer, actuellement
i Paris, 6crit a son journal que la situation en France
conine cie Grande-Bretagne est s Banque Internationale on le Fonds Monetaire, on la Banque
Import-Export, pourront venir immediatement ia 'aide de
cos puissances, avant l'entrec en vigucur du plan Marshall.
11 craint que 1'Cvolution de la situation ne pcrmette pl,
d'attendre la session riguli(re (du Congros.
3.. La situation inIdri.cure de la Grarde-Blrelagne
Cellc-ci continue i tenir la vedrlie et les plans de super-
austeritt du cabinet Attlec sont reu.s avec tine satisfaction
Initigee. La plupart des 6ditoriaux coristatent cn ieffe que
ces palliatifs ne sont que temporair's et noe r6solvent en
rien le problem financier fondamoental auquel fait fact
Ic cabinet de Londres.
Le journal Of Commerce, un des organs de Wall Street.
s'inqui6te de l'aniplitude des demands europdennes, on
particulier de cclles de 1'Angleterre. II prnconise une aide
amiricaine i ce dcrnicr pays seulement si Londres donne
des assurances convaincantes que la Grande-Bretagne est
prite a faire cause commune a\rec nous dans la defense du
systbme capitalist ,. 11 ajoute que le plan Marshall ne sera
acceptable que si < la Grande-Bretagne entire conine par-
tenaeir actif du front occidental conire le cminmunisine .
4. Relations anmdricalnes auec le Vatican
LA press reproduit le message adressl par le PrIsident
Truman au Pape dans lequel le President des Etats-Unis
assure Pie XII de sa cooperalion dans la recherche des
moyens de maintenir la paix et de garantir les liberties indi-
viduelles. Elle publie cgalement la :reponse du Pape assu-
rant M. Truman de sa collaboration .dans cette ceuvre de
paix.
5. Cortde
Ine depcehe A.P. de Seoul declare que les Russes. rcje-
tirent la proposition amnricaine pour le plebiscite corcen,
coninme ulant de la pure propaganda ,.






BULLETIN QUOTIDIEN DE PRESSE ETRANGERE 3


6. Grice
La press continue a :,uivre I'rvolution de la crise grecqule.
Elle indique que Maximos aurait rrfpsi die reformer son
cabinet et signal que Henderson. chef de la division ou
Moyen-Orient an Departemrnt d'Etat, est part L' Athines.
7. Congrbs de la Legion amdricaine
Les journaux de New-York donnent une tres large pu-
blicited la Convention Nationale de 1'American Legion et,
en particulier, aux messages, envoys it cotte occasion par
MM. Truman ct Dewey, qui soulignent tous les deux la
necessity d'un syst6me d'entrainement militairc obligatoire
aux Etats-Unis. A 'occasion dc l'ouverture 'de cette conven-
iron, lc Prisident de l'American Legion dit, notamment, au
milieu des applaudissements : A mon avis, il ne sert it
rien pour un legionnaire, a I1'heure actuelle, d'h6siter -i
fire face au fait que la menace principal a la paix r6siaef
dans les machinations de Moscou ,.

a) LA SITUATION DANS LE IMOYEN-OIIENT (New York He-
rald Tri'bune, 30/8), edition europeenne :
< Un movement de < tenaille >> pr6parl ipar l'Union
Sovi6tique est maintenance en course de r6alisation. n
s'exerce d'une part centre i'Iran et d'autre part centre
la Grece. El consequence, on'pense de plus en plus que
le government aminricain pourrait demander au Con-
gres, convoqu6 peut-etre en session special, d'envoyer
des troupes amnrieLaines en Gr6ce. Toutes les autorites
sensCes h Washington souhaitent qu'il ne soit Ipas ne-
cessaire .d'en arriver ii cette decision. Mais la force de
offensive sovietique est lelle qu'il ne restera peut-6tre
pas d'auLre solution aux diplomats am6ricains...
En attendant, une offensive important a 6l6 prepa-
ree dans le Nord de la Grece par le general comimuniste
Markos, qui a recemmerit annonc6 dans un discourse
radiodiffuse depuis la Yougoslavie la formation d'un
gouvernement grec libre. Ce qui donne une triste signS-
fication la declaration de Alarkos, ojest que les Busses
out rappel6 d'Ath)enes ieurs repr6seniants diplomatiques.
La Yougoslav; cinboite le pas avec ob6issarice... Ce
qu'on rraint, c'esl que ia Russie et ses trois
satellites siluCs an nord de la frontiere grecque recon-
naissent bient6t de ;facto !e regime Markos. Ils pour-
raient alors, sous covert de la l6galit6, accorder \ Mar-
kos un appui sans reserve et public. Si cet 6v6nement
se produit, il marquera l'apog6e d'une canrpagne soi.
gneusement pr6paree. On salt maintenant qu'au course
des dernirres semaines les trois dirigeants de ces Etals
satellites, Tito, Dimitrov et Hoxha, ne se sont pas seu-
lement concerts enlre eux, mais qu'ils se sont aussi
rendus a Moscou. Its ont pris leurs instructions au
Kremlin et les executent actue!lement.
Mais ces instructions ne sc inmitent pas aux irois sa
tellites lalkaniques. Des rapports parvenus de loule
L'Euroipe au gouvernement amnricain indiquent que lrs
communists sont en train de recruler.une brigade in-
lernationale pour letter en Gr6ce... Ces rapports pro-
viennent de bien des pays, mais surtout de la France,
de l'Allemagne et de la Suede. On peut en conclure
facileient que cette brigade doit soutenir la a GrLcev
libre > du g6n6ral Markos lorsque les stratlges du Krein-
lin jugeront le moment opportun.
Le movement de tenaille s'exerce d'un autre c6t6
contre le vieux et rus6 Ahmed Qavam, premier miinistre
d'Iran, qui fst soumis 4 une pression des plus redou-
tables. L'ambassadeur sovi6fique Sadjikov, qui est part
fCch6 il y a quelque temps, est maintenant de retour.
11 a d6clar6 a M: Qavam que le gbouvernement sovietique
le tiendrait pour personnellement responsible de l'ac.
ceptation ou du refus des exigences sovi6tiques en ce
qui concern la signature d'une convention sur les p6-
troles du Nord de l'Iran. En meme temps, le Parlement


iranien insisted fortement auprbs de .Qavam pour qu'iP
resiste A Sadjikov..I1 ne fait aucun doute que le Parle-
ment se declarera centre les conditions sovi6tiques...
sur des bases purement commercials, on le cqmprend
bien...
Mais personnel ne croit que les mobiles russes en ce
iii concern In convention sur les p6troles solent pure-
ment commnerciaux. L'an dernier, les Soviets ont cher-
che reso!ument I s'empater du pouvoir en Iran, mais
ils ont echoue. Cette fois-ci, ils Ldsirent s'assurer une
base que leur fourniraient lesdites concessions ,-
pour se lancer dans une nouvelle tentative.
Lorsque le Parlement iranien refusera d'accepter les
exigences sovi6tiques, il fa.udra s'attendre. a une r6ac-
lion violent de la part de la Russie. L'atmosphBre
s'echauffera. Mais elle est dbjA enfi6vree en Gr&ce. Le
discours iprononc6 devant le Conseil de Securit6 par
M. Herschel Johnson a prouv6 que les Etats-Unis s'en-
gageaient fermement A ne pas abandonner la Grece.
L'abandon de la Griee constituerait une d6faite stra-
t6gique de ,premiere importance pour les Etafs-Unis.
C'est pourquoi les diplomats se changeront probable-
ment pas d'avis et c'est pourquoi aussi it se ipourrait
bien qu'on demand h la proc.haine session du Congres
d'approuver l'envoi de troupes amnricaines en Gr6ce
pour remp'lacer les soldats britanniques I'hiver pro-
chain.
Joseph et Stewart ALSOP

b) LA SITUATION ECONOMIQUE DE LA IGRANDE-BII'ETAGNEP
(New York Heralid Tribune, 29/8) :
S...L'applicatioh des nouvelles restrictions a 616
decide bien entendu pour garanlir i la Grande-Bre-
tagne des changes cominerciaux qui lui permettront
I'achat de nmati6res premieres qui seront transformnes
puis reverndles a 1'6tranger ; c'est lia une necessit6 pri-
mordiale pour la Grande-Bre'agne si llie vent produire
pour P'exportation. 11 exisle cependant un autre facteur
essential pour cette production, el c'cst la volont6 du
people de travailler, aussi bien que la possibiliil qui
lui sera laiss6e 'de travailler efficacement. On a exprinm
des opinions contradictoires en ce qui concern la fa-
con don't cc facteur a jou6 depuis la fin des obligations
imposes par la guerre. Le gonvernement travailliste a
Lid surmonter des obstacles innonibrables pour observer
une parties de la production h l'cxpor:ation, sans touie-
fois ra.mener les avantagees conscntis Li la main-d'oeuvre
au-dessous d'un niveau ofi ces avanlages seraicnt abso-
iument inopfranls. Maintenanl, le gouvernement tra-
vailliste s'cfforce de substiluer aux avanlages que cons-
tituaient des altributions supplenientaires die vivres, de
vrleienlts, etc.... le stimulant moral dlu patrio'ismne et
de la r6alisation des buts socialisles. Les nonve'les res-
trictions ont impo.si de nouvelles exigences an people
britannique mais it est tres probable que le gouverne-
mient travailliste sera oblige 6galement, en cnlre-
partie, de presenter de nouveaux buts i atteindre et ie
lancer de nouveaux appeals encore plus palhetiques ii
courage et i l'imagination d'un pays fatigue. ,



III. PRESS SOVIETIQUE



Revue de la press sovidique du 29 aodt 1947
La press sovietique reproduit uniquement des informa-
tions don't la plupart sont des reproductions de nouvelles
d'agences on extraites de journaux strangers.,




4 BULLETIN QUOTIDIEN DE PRESSE ATRANGARE


1. Autour de la Conference de Londres
La Pravda reproduit des informations concernant la Ruhr
et des cxtraits de press parmi iesquels un de la Berliner
Zeiiung approuvant la protestation sovi6tique contre la poli-
tique anglo-americaine dans la Ruhi et un autre relatif b
la poss.bilit6 a'un emprunt pour la Ruhr, de la Banque In-
ternationale de la ReconstLuction.

2. Grande-Bretagne
Des tlegrammcs de Londres relatent I'aggravation de la
situation economique en Angleterre et des nouvelles res-
trictions. La press reproduit I'opinion de la press anglaise
sur les declarations ,de M. Snyder et sur 'adoucissement des
conditions de 1'emprunt accord h 1'Angleterre.

3. Hongrie
Des nouvelles sont consacrees a la campagne.tilectorale et
a la mise au point du gou-ernement hongross en reponse A
Ta note americaine sur les recent incidents de la champagne
4lectorale.
4. -- Chine
Tous les journaux publient le communique uuivant : I1 y
a quelques jours a 6t6 public Jans la press chinoise un
communique annongant que.le pouvoir executif chinois a
pris une decision sur la fermeture du port .de Ialny (Dai-
ren) par suite de laquelle les navires strangers ne peuvent
plus entrer dans ce port sans une autorisation .piciale des
autorites chinoises. En r6ponse A ce communique, Tass a
declard que le port de Dalny, coniormemcnt a i'article 4
de l'accord sovieto-chinois sur le port de Dalny jusqu'au
reglement de la paix avec le Japon, est scumis au regime
utabli pour la region de la base naval de Port-Arthur. En
consequence, le: navires sovietiques jouiront du droit incon-
testab.e d'entrer dans le port de Dalny, bien que ce port,
pour des raisons independantes de 1iUnion sovietique, ne
soit pas encore ouvert au commerce et a la navigation de
tous les pays, comme cela avait 6td fixed par I'accord sovieto-
chinois du 14 aoit 1945.

LA POLITIQUE BRITANNIQUE A L'EGARD DE L'INDE (TrOUid,
29/8) :

< Les mi:ieux officials britanniques ont donned une
grande publicity h 'acle 'du 15 aofit 1947 relalif a la
transmission des pouvoirs au people hindou. Ia press
britannique n'a pas laiss6 6chapper l'occasion de pro-
claimer la magnanimity du gouvernement de la m6tro-
po.e A 1'6gard de ses colonies. Mais ii suffit de prendre
connaissance 'du fameux plan Mountbatten qui fui h la
base de cette transmission de pouvoirs pour se rendre
compile que l'Ang:elerre est restee fiddle A sa vieille
devise qui est toujours << diviser pour r6gner >...
Par suite de la 'division du territoire 'de l'Inde en
diff6rentes regions ind6pendantes, les secteurs indus-
triels se sont irouv6s s6par6s des secteurs agricoles, et
les r6seaux routiers et ferroviaires ont 6t6 d6sorgani-
ses. En divisant l'Inde 'de cette maniere, les Anglais,
lout en d6clarant formellement qu'i.s n'intervien'draient
pas dans les affaires int6rieures du pays, out conserve
une influence pr6pond6rante sur ses destinies.
La question se pose de savoir pourquoi l'imp6rialisme
britannique s'est r6solu A cette transmission de pou-
voirs. Ce n'est certes pas pour des raisons 'd'ordre sen.
timental, comme le proclame la press anglaise. Le ,mi.
nistre, sir Stafford Cripps, a devoile avec une franchise
total au Parlement anglais les v6ritables raisons de cet
acte. II a d6clar6 que l'Angleterre 6tait obligee de choi-
sir entire un renforcemen6 de sa position dans 1'Inde par
un accroissement massif des forces stalionn6es dans ce
pays, et un aveu ide son incapacity A poursuivre une


telle venture. D'apres la declaration de M. Cripps, I'Al-
gleterre n'avait ni les forces n6cessaires ni les moyens
financiers pour conserver un cc-ntr6le total sur tous Jes
terri,oires de l'Inde. Et c'est vraiment en derniere extr6-
mite que surgit le fameux plan Mountbatten... qui con-
sistait surtout en une division judicieuse du pays. Les
hommes poliiiques anglais, et Churchill lui-imme. qui
avait criiqu6 violemiment la politique imp6riale du
gouvernement travai liste, ont exprim6 leur entire sa-
tisfaction A la lecture du plan Mounibatten.
Les masses populaires ide 'Inde ont cependant des
conceptions toutes diff6rentes des graves prob'6mes qui
se posent maintenant A leur pays... Des millions et des
millions d'hommes exigent la reconnaissance de leur
ind6pendance total et t'instauration d'un regime poli-
tique, 6co'nomique et social qui leur permetle de vivre
dans la prosp6rit6. Mais le plan Mountbalten ne veut
pas tenir compete de ces exigences du people indien...
C'est dans la r6alisation des r6formes d6mocratiques,
dans le enforcement de 1'unit& du people indien que
les repr6sentants des milieux progressistes de 1'Inde
voient l'i'it6rt v6ritablee d I'ind6pendance.
(STOLIAROV.)



IV. PRESS SUISSE



LA CONFERENCEE IMPERIALE DE CANBERRA.
1. La Trilbulne de Gendue (29/8) :
( ...Les gouverne.ments du Commonwealth ont d6cid6
de proc6der, entire eux, A un premier change de vues
concernant le fulur statut du Japon. Les nouveaux Do,
minions de l'Inde, 'du Pakistan el 'de la Birmanie front
A cette ,occasion leur entr6e officielle dans les conseifs
de l'Empire of, conform6ment aux decisions de la Con-
ference panasiatique tenue r6cemmnent A Delhi, ila
chercheront 6videmment A jouer un r6le de m6diateur
entire l'ennemi vaincu et les nations blanches.
D'autre part, on se mon:re assez d6cu, a Lon'dres, de
l'attitude autoritaire adoptee A Tokio par le g6n6ral Mac
Arthur, qui considrre le Japon comme sa chasse gard6c
et qui ne se soucie gurre des revendicalions ou des
objections l6ev6es par ses plus proches allies. Ce me6
contentment est partag6, dans une certain measure,
par les gouvernements australien et neo-z6landais qui
voient Avi'demiment Id'un bon ceil les dispositions prises
par les Elats-Unis pour contenir la pouss6e russe vers
le Pacifique et pour parer A un retour du a peril
jaune >, mais qui ne parlagent pas l'optimisme des diri-
geants am6ricains concernant la democratisation de
1'empire nippon et qui craignent surtout la reprise, sous
1'6gide de Washington, de la politique de ( dumping >
grAce A laquelle l'inidus:rie japonaise 6tait en train,
avant la guerre, de s'assurer la maitrise des marches en
Extreme-Orient.
En dehors de la signification exceptionnelle que lui
confbrent les 6v6nements d'Angleterre, la Conf6rence de
Canberra apportera de la sore des indications du plus
haut int6ret concernant orientation de la politique
ext6rieure de l'lnde, mainte'naAl qu'e.le st promue A
la dignity d'Etat souverain, puis 1'6volution de la colla-
boration qui s'est 6tablie, A la faveur de la guerre, entire
les Elats-Unis et I'Empire britannique, collaboration
qui a about, en fail, A l'instauration de l'h6g6monte
am6ricaine sur tout le bassin du Pacifique.
(PAUL DU BOCHET.)








BULLETIN QUOTIDIEN DE PRESS ETRANGERE
-a ..- i i ,. i ,. -. ,,, i ,,, .- i.. i - .~ .. .. - -- -- - - * *


2. Gazette de Lausamte (30/8) :
( La Conf6rence qui s'est ouverle a Canberra rev&t A
certain 6gards une grande portle historique. Tout d'a-
bord parce que c'est la premiere fois que les nouveaux
Dominions de 'In'de, du Pakistan et de Birmanie ont
a jouer un rble en politique international. II faut s'at-
tendre, senmble-t-il, que tous trois plaident ouvertement
la cause du Japon. Quoi qu'il en soit, on pourra apprecier
si la solidarity entire les peuples du grand continent,
tant pr6n6e lors de la conf6rencei interasiatique qui s'est
tenue en mai a La Nouvelle-lD)ehi, est ou non un vain
mot.
Mais ce qui est plus remarquable encore dans la r6u-
nion de Canberra c'est que, pour la premiere fois, la
Grande-Bretagne ne joue pas le premier r6le parpni les
nations du Commonwealth. Elles sont toutes places sur
un pied d'6galit6 et c'est I'Australie qui parait etre en
1'occuren.e le < primus inter pares >. !En effet. si le
Royaume-Uni a seulement d616gu hA Canberra le mi-
nistre charge des relations avec le Commonwealth, lord
Addison, le Dominion austral y est represents par son
premier ministry, M. Chifley, et par son ministry des
Affaires 6trangeres, M. Evatt, auquel est revenue la pr6-
sidence de l'Assembl6e.
En raison de la situation g6ographique de 1'Australie,
son gouvern.ement se considbre comnme appel6 A 'diriger
les debate visant a preparer la discussion ult6rieure du


trait de paix japonais, partant a s'6riger en porte-
parole du Commonwealth. Or, la ligne politique suivie
par l'Australie en ce qui concern les prob!imes d'Ex-
treme-Orient n'est pas toujours la manme que celle de
l'Angleterre. Si, grace a l'appui de cette derniere, l'Aus-
tralie a pu introduire un observateur, M. McMahon Ball,
au sein du iConseil de contrBle alli6 au Japon o&
seuls en principle les quatre Grands devaient 6tre repr-r
sentes celui-ci n'a pas toujours observe la mnme atti-
tude que ses colleagues britanniques.
On sait qu'A Londres I'administration et les m6thodes
du g6n6ral Mac Arthur au Japon .sont l'objet de vives
critiques. On lui reproche notamment de poursuivre une
politique trop personnelle et de tenir le Conseil de con-
trole inferalli6 pour quantity n6gligeable, froissant ainsi
la susceptibility de ses allies. Mais a Canberra on parait
beaucoup plus dispo;s6 a accepter certaines initiatives
du g6n6ral Mac Arthur et du D6parteqnent d'Etat ame-
ricain dans la nesure ofi elles ne compromettent pas
la s6curit& du Dominion austral. En effect, ce qui compete
pour ses dirigeants c'est de placer le Japon sous une
surveillance 6conomique et militaire rigoureuse. Cela
6tant, ils ne forme'nt pas d'objection aux tentatives am&-
ricaines de reliever ce pays et de le transformer en un
Etat 'd6mocratique, non plus qu'A l'occupation perma-
nente par les Etats-Unis de bases slrat6giques dans le
Pacifique. >


S. P. I. Imp., 27, rue Nicolo, Paris 31.3009


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Prix : 6 francs.




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