Group Title: Bulletin quotidien de presse étrangère
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Title: Bulletin quotidien de presse étrangère
Series Title: Bulletin quotidien de presse e´trange`re.
Physical Description: dl. 30 cm.
Language: French
Creator: Ministère des Affaires Étrangères
Publication Date: August 30, 1947
 Subjects
Spatial Coverage: France
United Kingdom
Russia
Poland
Germany
Belgium
 Notes
General Note: 1009: gebaseerd op afl. 5605 (1934).
 Record Information
Bibliographic ID: UF00077027
Volume ID: VID00173
Source Institution: University of Florida
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: oclc - 72892915
ccp - PA0245063

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SERVICES FRANCAIS
D'INFORMATION
(MINISTPRE DE LA JEUNESSE,
DES ARTS ET DES LETTRES)

Direction de la Documentation
14-16, rue Lord-Byron, Paris (8").


LA DOCUMENTATION FRANCAISE


MINISTER
DES AFFAIRES ETRANGERES
SERVICE D'INFORMATION
ET DE PRESSED


BULLETIN


PRESS


QU0 TID IE



ETRANG fERI


Nouvelle


SOMMAIRE


I. PRESS BRITANNIQUE.
a) AprBs la Conf6rence tripartite de Londres.
1. Tincs, 29/8.
2. Daiby Teleiaplh, 29/8.
b) L'avenir du Conseil de contr6le allied de Berlin
(Doily Telengmph, 29/8).
c) Le probl6me des prisonniers de guerre allemands
en France (Manchester Guarditin, 28/8).

II. PRESS AMERICAINE.
a) La reconstruction de 1'Europe (New York Herald
Tribune, 28/8).
b) La question du veto et 1'avenir des Nations Unies
((New York Timles, 27/8).

III. PRESS SOVIETIQUE.
La politique du parti socialist franeais (Troud.
28/8).

IV. PRESS SUISSE.
La question grecque (Neue Ziircher Zeitun g, 28/8).



I. PRESS BITANNIQUE

Revue de la press britannique du 29 jott 1947
La plupart des journaux donnent la vedette ce martin au
communique publiM hier par le Conseil general du T.U.C.
approuvant la poli'ique gouvernementale de contro:e de la
main-d'oeuvre et au'torikant s-es representants a discuter avec
le gouvernement bur ses nfodalites d application.
Plusieurs journaux accord'ent 6galcment une place impor-
tante A la gr6ve qui vient d'6clater dans certaines mines du
Yorkshire du Sud, pour protester centre le liccnciement des
grdvites. D'apres le News Chronicle, la gr&eve qui affected
13 puits risquerait de s'dtendre considirablement,
La chronique ext.rieure porte principalement :
10 Sur le communique public a I'issue de la Conference
A Trois sur la Ruhr;
20 Sur la question grecque et l'intervenlion amiricaine:
3 Sur la situation en Hong.ie;
4 Sur les troubles de l'Inde.


1. Ruhr
De nombreux journaux donnent le texte du communique
public hier par le Foreign Office :,ur les conversations A
Irois relatives f la question de la Ruhr.
Le correspondent diplomatique du Times, commentant:
cc communique, remarque qu'aucun accord positif n'est
intervene sur la question crucial de la revision du niveau
de l'industrie allemande. Il prend note toutefois que Ta
France a accept de signer la declaration commune cc
qu'elle aurait pu refuser de faire -- et ii voit dans ce fait
un rapprochement des diff6rents points de vue. I1 estlme
aussi que la France a dfu s'assurer an moins que les Allies
n'entendaient pas accorder la priority A l'industrie alle-
mande par rapport a celle des pays democratiques.
Le correspondent parisien de ce m6me journal fait 4tat
de son c6td de la deception causee en France par 1'.chec des
conversations de Londres. D'apres lui, opinion frangarse
aurait l'impression que les prochaines conversations de
Berlin ne sont deslinee.s qu'L a fair avaler la piule ,. II
estime que le gouvernement frangais va se trouver dor,-
navant en butte aux attaques de ses adversaires qui I'accu-
sent de s',:re laisse entralner dans des discussions nur I'Alle-
magne sans la participation sovidtique.
Quant au correspondent diplomatique du Manchester
Guardian, il estime que les Frangais a ont eu tort probable-
ment d'insister sur ces conversations sachant qu'ell'es prd-
sentaient peu de chance d'accord sur les questions essen-
tielles >. D'autre part, les AmBricains et les Anglais auraient
trop tarde A comprendre le.s inquietudes de la France et
auralent Inanifest6 un certain manque de tact, notamment
en annongant, sans en avertir les Francais, leur accord sur
I'augmentation considerable du niveau industrial allemand.
L'echec de la Conference 6tait d'autant plus previsible, e'srife
ce commentateur, que les gouvernements ambricain et bri-
tannique n'ont jamais eu 1 intention de modifier leur dci-
sion apres- avoir entendu le point de vue franqais et iTe
Francais, d'a-tneurs, ne s'at'endaient pas a ce qu'ils le fissent.
Le correspondent du Daily Telegraph mentionne les ddcTa-
rations de M. Alphand et les craintes qu'il a exprimues ae
voir les Allemands contr6ler les mines et les industri-es de
Ia Ruhr.
'Le correspondent diplomatique du Daily Herald, W. N.
Ewer, remarque que la France a accepted une augmentation
de la production d'acier allemand, mais qu'ele a refuse
d'accep!er que la direction de l'ind.ustrie soit confine anx
Allemands, mume sur le plan technique et m6me sous con-
tr6le anglo-amriclain.
Robert Waithman, du News Chronicle, rappelled que les
Frangais sont arrives A la Conf6rence en craignant que les
Anglo-Shxons ne permetent une fois de plus aux Allemands
Ie transformer ieur industries en une machine de guerre
qui dcviendrait la plus forte de I'Europe. Maintenant, derit-
il, les Franqais savent que ce n'est pas lh le b>-t des All-r.


DE


30 aofit 1947


- ---








2 BULTII IN QUOTIDIEN DE PRESSE iTRANGQRE


mais qu'ils veulent seulement permettre A. industriese alle-
mande de collaborer la reconstruction europnenne.
,iD'apres le Daily Worker, les disaccords entire les vues
rrangaises et anglo-amdricaines auraient rtl totals sur la
question du niveau industrial allemand pour les products
chimiques et les machines-outils. L'opinion frangaise A'alar-
merait A la pensde que les Anglo-Saxons puissent accorder
unee paix trop douce a l'Allemagni,.

2. France
Le correspondent du Times tat etat d'une augmentation
des prix en France et celui du IDaily Telegraph announce
que la situation alimentaire risque' de devenir catastro-
phique au course des prochains mois. Plusieurs journaux
annoncent que la France a suspend l'importation des films
britanniques et a considdrabiement rdduit les importations
de produits americains.
Le Daily Herald passe en revue la situation dconomique
des diff6rents pays d'Europe et notamment celle de la
France. II signal que les prix des denr6es alimentaires en
France sont de 10 '. 20 fois supbrieurs a ce qu'ils 6taient
avant guerre
3. Grcew
Le correspondent du Times a Washington announce que
le efforts des Etats-Unis pour influence la polilique inte-
rieure de la Gr6ce unt eohou6. 11 prevoit que les Etats-Unis
seront contraints d envoyer des troupes en Grice et, en
attendant, d'amener le gouvernement britanniquc a main-
tenir celles qui y sont actuellement. D'apres cc correspon-
dant le gouvernement americain serait persuade que le Con-
gr6s lui accordera le droit d'envoyer des troupes dans la
pcninsule hellenique.
Selon le correspondent du Daily Telegraph i Washington,
le retrait pr6matur6 des troupes britanniques eitrainerait
n&cessairement les Etats-Unis A envoyer des troupes en
Gr6ce sous peine de voir la .situation de' ce pays s'aggraver
& un tel point que toute aide 6conomique am6ricaine devien-
arait inefficace. Il estime en outre qu'une de fi'e de la
diplomatic amBricaine en Gr&ce marquerait le debut d'dn
recul de l'influence amdricaine dans le monde et notamment
en Europe occidentale. Ii estime qu'6tant donn6 la pres-sion
a laquelle est soumis le' gouvernement britannique de ia
part des Cdiments de gauche et la situation 6conomique du
pays, les Etats-Unis scront ae plus en plus dans l'obliga-
tion d assume les engagements pris antdrieurement par la
Grande-Bretagne en Europe: Au ca,s oi les Britanniques
refuseraient de maintenir plus longtemps leurs troupes en
Grbce, il pourrait s'ensuivre, estime cc corresponaant, une
rise grave dans les relations anglo-americaincs.
4. Opinion publique britannique it I'gard de FU.R.S.S.
Le ,News Chronicle fait 6tat d'une enqulte de 1'institut
Gallup en Grande-Bretagne sur i'attitude de 1'opinion a
I'egard de Ia Russie; d'apris cette enquete, les deux tiers
environ de opinion britannique seraient tavorablcs h 1eta-
lEissemcnt de relations amicales entire les deux pays.

a) APRis LA CONFERENCE TRIPARTITE DE LONDRES.

1. Times, 29/8 :
< ...Les Franeais sont venus A Londres avec l'inten-
tion d'accepler un compromise, mais il suffit de lire
entire les lignes du communique pour s'apercevoir que
leurs bonnes dispositions 6taient loin d'6tre Ipartagdes
par les .autres d61iguds. Aussi la deception des Fran-
cais n'est-e:le plus un secrel...
11 semble que ce n'est pas tant I'augmentation de In
production d'acier allemande qui alarme les Franqais
que l'absence de tout d6sir chez les partenaires occi-
dentaux de consid6rer le probleme al:emand en terms
de s6curit6 europ6enne...
Les Frangais auraient pr6f6r6 ajourner les decisions
jusqu'en 'novembre, car la reunion du Conseil des minis-
tres des Affaires 6trangbres aurait ipu montrer si une
concession de dernibre-heure de la part des Russes
ne pouvait pas emp6cher une division definitive de


I'Allemagne. Aucun courant de I'opinion frangaise
n'ignore la menace que serait pour la paix de 1'Europe
ine division de l'Allemagne; et la situation n'en de-
vient que plus inqui6tante lorsqu'on propose, dans ie
cadre du plan Marshall, que I'industrie de I'Allemagne
occidentale devienne I'un des facteurs les plus impor-
tants du redressement economique de l'Europe... Et ce
qui n'est pas non plus de nature A apaiser les craintes
de la France, c'est que I'augmentation imminent du ni-
veau de I'industrie allemande pourrait s'accompagner
d'uri transfer aux Allemands de la responsabilit6 admi-
nistrative des industries de la Ruhr, sans parler de la
garantie donn6e que les plans anglo-am6ricains pour
:'administration et le contr6le de la Ruhr ne pr6jugent
aucunement du future stalut des mines.
11 est possible que ces craintes soient exagdres par
un gouvernement qui ne peut se permettre d'etre cri-
tiqu6 par les communists ou par les sympathisants du
g6n6ral de Gaulle qui, dans cette affaire, se disputeront
probablement' les lauriers du patriotism. Pourtant, la
demand de garanties de s6curit6 contre l'Al:emagne est
an point sur lequel la plupart des Frangais sont d'ac-
cord...
Ce n'est pas critique les mobiles de la politique ame-
ricaine et britannique que de dire qu'un r6glement de
la question al:emande ne recueillant pas l'assenliment
de la France ni celui de l'Union Sovi6tique ne ipeur
pas constituer une base de paix solide. Quels que soient
les inconv6nients que comporte un ajournement de ia
signature du trait de paix avec l'Allemagne, I'exp6-
rience prouvera peut-etre que ces inconv6nients seront
moindres que ceux qui naitraient d'un mauvais rg!ie-
ment... Le r6glement final dlela question allemande dolt
etre differ jusqu'a ce que l'on ait trouvo un modus vi-
venudi entire Washington et Moscou. En attendant, il
semblerait que la tAche principal du gouvernement
britannique soit de faire jouer son influence Ipour en-
trainer l'adoption d'u-ne solution susceptible de satis-
faire I'intelligence et l'imagination de son alli6 frangais,
tout en tenant compete de la n6cessit6 de r6duire les
charges financidres. Les Ambricains ne doivent pas s'y
opposer, 6tant donai que ]e plan Marshall repose beau-
coup plus sur une confiance mutuelle anglo-frangaise
que sur la contribution d'une Allemagne pouvant so
sufflre A elle-tmime.
Une r6ponse commune A l'offre g6n6reuse de M. Mars-
ha'l sera bientlt prAte, mais tous les efforts qu'elle re-
pr6sente peuvent 6:re r6duits A n6ant et n'avoir aucun
rdsultat si M. Bevin et M. Bidault ne Deuvent parvenir,
a propos de 1'Allemagne, au mdme degr6 de confiance
reciproque et d'ente.nte que celui auquels ils sont par-
venus dans I'attilude adoptCe a 1'6gard de I'aide am6-
ricaine, et qui 6tait si pleine de promesses. a
2. Daily Telegraph (29/8), conservateur :
< ...Pour le moment tout au moins, il est evident qu'il
n'existe aucune chance de persuader les Francais de se
rallier au point de vue anglo-am6ricain, bien que les
discussions aient 6t6 assez amicales pour permetire sur
ie-champ l'ouverture de conversations tri'partites A Ber-
lin sur la destination du carbon et du coke allemands...
11 est regrettable que l'on n'ait pas pu s'entendre avec
Tes Frangais, en particulier A cause des repercussions
que peut avoir sur la politique intirieure frangaise la
naissance de tout diff6rend avec les deux autres puis-
sances occidentales. Mais le probl6me allemand reclame
une solution de p'us en plus urgente, et la menace qu'il
comporie est loi.n de s'amenuiser tant qu'il demeure
sans solution; il est aussi essential dans ce cas que dans
ies autres probl6mes europ6ens de coop6rer activement,
si i'on veut formuler une rdponse adequate A l'offre de
Ml. Marshall. >






BULLETIN QUOTrDIEN DE PRESS ATRANG*RE


b) L'AVENIR DU CONSEIL DE CONTRALE ALLIT DE BERLIN
(Dafiy Telegraph, 29/8), conservateur :

t L'avenir du Conseil de contrble alli6 el -- ce qui
est bien plus important toute l'influence que celui-ci
peut avoir sur la vie allemande au course des iprochames
an-nbes, font 1'objet de nombreuses suppositions parmi
les reprisentants des quatre puissances occupants ai
Berlin...
La plupart des membres de cette Commission penseni
mainlenant que le Conseil des ministres des Affaires
ktrangires, qui doit se r6unir en novembre, d6cidera
s'il faut mettre fin a la farce actue'le d'un contr6le de
facade A Berlin ou s'il faut iproc6der aux r6formes n6-
cessaires.
En fin de compete, dit-on, in veritable ichec h Londres
obligerait les representants des puissances A Berlin A se
rendre compile du fait que la division de l'Allemagne
est pratiquement definitive et qu'il strait n6cessaire de
pr6voir une autre issue aux discussions st6ri'es qui ont
lieu dans le bAilment du Conseil de contrble ali6. situ6
au milieu des ruines du secteur am6ricain... Des ru-
meurs sur l'imminence d'un depart des Americains em-
plissent chaque jour la ville... Sans aucun doute, tou'e
cessation de l'inf:uence occidental A Berlin serait con-
sid ree par, la plupart des 3 millions d'Allemands qui y
vivent, ainsi que par la majority des habitants de l'Alle-
magne, comme une catastrophe d6finilive 'pour leur pays
et pour l'Europe.
Le course des 6v6nements... laisse supposed que Berlin
cessera d'etre le centre de I'Allemagne. On iparle de
plus en plus de Francfort comme du future quarter g6-
n6ral des puiesances occidentales...
Le faith que le Conseil 6conomique a'lemand qui fonc-
tionne a Francfort semb'e devoir laisser la place A un
Par'ement de I'Allemagn2 o-ciden'a'e est b:en p'us si-
gn'fica'if. La poll ique. et non pas les probl6mes econo-
miques, domine les d6libb6ations qui s'y d6roulent ac-
tuel'ement, ma'gr6 les espoirs et les instructions des
gn6rraux C'ay et Robertson...
Cependant, il ne fail aucun doute que les Anglais et
les AmPricains (il est significa'if que l'oninion des Fran-
cais soit" rarement prise en consideration dans cos af-
faires) r'accrocheront disesnrinment aux oosi'ions au'ils
ont diffi-ilement garnies A Berlin et que les Russes leur
ont accord6es a cont-e-cceur a 'a fin de la guerre.
Les avanages maitriels et les avan'aoes pratiques
retires des cpntac's avec les Allem-nds et les avantages
po'itiques que comnorte ]a possession d'un bastion
avince dans le territoire o oriental > que consti'ue Ber-
lin. sont un enjeu tron grand pour que les Anglais et
les Americains y renoncent.
S'ils I'absndonnent, ce serait ]a fin de lapir prestige
parmi les Allemands. I1 leur serait difficile alors de
persuader la Donulation de cooperer avec eux pour re-
construire 'a moifi6 occidentale du pays...
(EDWTN TrPTw -. correcnondant special du
DMaily Telegraph A Berlin.)

C) LE PROBLUME DES PRISONNIERS DE GUERRE ALLEMANDS
EN FRANCE (Manchester Guardian, 28/8, liberal) :
c En invitant les prisonniers de guerre allemands A
resler sur son terri.oire et a travailler pour l'economie
francaise en tant que travail:eurs libres, la France sem-
ble adop.er une attitude plus rationnelle a 1'6gard de la
main-d'oeuvre alemande. La main-d'oeuvre se trouve
trbs difficilement en Europe, aujourd'hui. et sa valeur
est si grande que les frais entrain6s par la transforma-
tion de prisonniers oen hommes libres, sont, economi-
quement parlant, ridicules. Ayant manqu6 de pre-
voyance dans sa fagon de trailer le problime des pri-


sonniers de guerre allemands au d6but de la p6riode
d'aiprbs-guerre, la France a laiss6 echapper une bonne
occasion d'augmenter sa main-d'oeuvre; il n'est pas dou-
teux que le gouvernement frangais regrette maintenance
cette attitude. Mais si la France pense accroitre d6fl-
nitivement sa main-d'oeuvre en faisant appel A des pri-
sonniers de guerre allemands, elle doit leur offrir un1
choix r6ellement libre; et cela signifierait essentielle-
ment pour un Allemand la liberty d'aller en Allemagne
et de revenir s'il le souhaite...


II. PRESS AMERICAINE



Revue de [at pre'sse camricdine du 28 aoat 1947
1. Crise grecque
Tous les journaux annoncent en pa-emiere page que M. Tsal-
daris a renowned former le'cabinet grec et s'est desist en
favour ,d'une perEonnaliit neutre qui serait le g6enral Papa-
gos on le general Plastiras. Birn que ne se livrant enco-e A
aucun commentaire, la press laisse apparaitre sa satisfac-
tion.
Le correspondent du New York Times faith ressortir que
cette solution, qui est due a la pre-sion exeicee par *M. Gr!s-
wold et M. Mac Veagh. donne satisfaction aux demands du
gouvernement fes Etats-Unis. I1 donne le texte d'une lettre
envoyoe A M. Tsaldaris par I'ambassadeur americain. Cette
lettre iniique que les Etats-Unis souha:teraient la formation
d'un gouvernement elargi, mais n'ava'ent pas intention
d'intervcni,. dans les affaires interieures greeques.
Dans sa conference de press. M. Lovett a relev6 quc les
autoritis americaines et britanniques d'scutaient du plan de
retrait total des troupes britanniques de Gr&ce dejh redu'tcs
de 10.0?0 h 3.000 homes. II n'a fou ni aueune indication
quant i lear replacement par des troupes amiricaines. I1 a
reconnu. d'autre part que son gouvernement avail fait con-
naitie aux chefs polit'ques g"ecs qu'il c pera't la formation
d'un gouve -nement acceptable ,. non seulement Ipour les
parties, ma;s pour le people grec. C'est sa reule demand en
contrepar:'e de 1'aide de 300 millions de dollars. M. Lovett
a a.jouti qu'un important material militaire, en particulier
de I'a-til'eri sc a't envoy en Turquie.
De nombreux journaux se demandent si I'envoi de troupes
am6rica'nes en GrAce ne va pas dlevenir neces-aire. Certains
font ressortir que la menace de retire leurs troupes d'Alle-
mngne come de Grece, est un moyen de pression utilis6
par les Britanniqucs pour obtenir de Washington des conces-
sions financitres imnortantes.
Uhl 6crit dans P.M. que la crise g'receue a reve16 au public
americain 1'entitement et les iniqu'.tes des partisans de
M. Tsaldaris et le caract6re enti6rement reactionnaire de son
gouvernement.
2. Plan Marshall
Les journaux rapportent que, dans sa conference de press
cu sujet de la GrAce. le sous-secrntaire d'Etat Lovett a d6-
clare oue le gouvernement des Etats-Unis 6tait prbt h sou-
tenir le programme d'aide i 1'Europe, mais que celui-ci
deva't tre une diminution d'ann6e en annee de I'aide nicessaire. L'im-
portance et la r6partition de l'aide seraient finalement fixees
par un group ,de fonctionnaires amnricains. Un system de
priority seat 'necessaire pour determiner, comme pendant
la guerre, la production essentielle et fixer ainsi les domaines
dans lesquels les U. S. A. seraient a m&me d'assurer lenr
aide.
Le New York Herald Tribune imprime que oes declarations
sont c un avertissement Ah 'Euro.pe de ne pas trop deman-
der ,.
Kuhn 6crit, cependant, dans le Washington Post que la
difficult ne tient pas a la faiblesse de la production mon-
diale actuelle. Le Comit6 de Paris doit etablir i un. pro-
gramme unified fond. sur une aide mutuelle et une augmen-
tation de la production de chacun. Les Etats-Unis sont







4 UULEI QUTIIE DEPES ]TAGR


obliges de tenir compete de ce don't ils out besion eux-m6mes
pour fixer ensuite cc qu'ils peuvent donner h i'Europe ,.
Kuhn ajoute que le Comitl Krug a termin6 son enquite sur
les resources que les Etats-Unis pourront mettre a la dispo-
sition de l'Europe.
Le partt pour Paris de M. Kennan et de son colldglue
du Ddpartement d'Etat est salute par la press avec faveur,
comme ctant le signe d'une liaison plus 6troite 6tablie entire
le travail de Paris et celui de Washington. a M. Kennan, &crit
le New York Timies, ne peut pas imposer un plafond aux
demands europpeennes sans qu'on lui demande de fixer le
pninimum au-dessous duquel ne descendra pas la contribution
americaine. Sa mission implique la reconnaissance de ce fait
que le probl6me que le plan Marshall semblail diviser en
deux de manicre si commode est un probleme common qui
engage aussi profondiment l'avenir des Etats-Unis que celni
de 1Europe. 2
Dans son dditorIal, le Wall Street Journal continue a affir-
mer que le seul moyen pour acco-rder A bon escient des em-
prunts aux puissances europnennes est de confier res rm-
prunts A initiative privee.
L'.ditorial du New York Times fait ressortir importance
du voyage en Europe des congressmen qui ont 6td frappis
par la misere du vieux continent au moment oil les 6tudes
faites A Paris ont rivl66 aux experts que cette misere est
plus grande encore qu'ils ne 1'imaginaient.

3. La siftutnaon en Grandt-Bretagn
,Une large place est accordee aux cepeches elatant les
nouvelles restrictions draconiennes. Le Baltimore Sun, dans
son titre. remarque : a La Grande-Bretagne retalilit les res-
trictions de guerre >. 'Un plan de supeir-austirit6 >. Les
journaux signalent que la princess Elisabeth renoncera a
son voyage de noces a I'6tranger.
4. Conference de Rio
La Maison Blanche announce que le Pr6sident Truman,
aecompagnA de sa femme et de sa fille, partira le 31 aoftt
en avion pour Rio et prolongera sa visit jusqu'au 7 sep-
tembre pour iparticiper a la celebration de l'in 16pendance
br6sil'enne. Les c'ipches de P6tropolis soulignvnt que la
proposition am6ricaine ayant 6tc accepted et l'amendement
argentin abandonn4. le "ait6 a qui permettra de jeter les
forces militaires et econom'rques de l'himisphare contre tout
agresseur d'un Etat amiricain a sera sign, le 2 septembre,
sous la presidence de M. Truman.
De nombreux 6ditoriaux font .ressortir l'importance de ce
document sans precedent, qui materialisera la conviction
chaque jour plus rldpandue de l'interdipendance des pays
amedricains.
5. -- Allemagne,
Les developpements des process des chefs du Farben
Industrie sont relates dans des d6epches qui soulignent les
declarations du procureur. M. Taylor. suivant lesquelles < ces
hommes ont det des batisseurs de la Wlehrmacht, ont rendu
la auerre possible et l'ont fait par inst'net de conquete ,.
Des depeches de Londres au New York Times indi'quent
que la conference sur la Ruhr s'est terminee sans accord sur
les points essentials et que la France aurait fait des r6ser-
ves exipresses.h propos de la gestion des mines de la Ruhr
et du niveau fixd dans la zone anglo-amiricaine pour cer-
taines in-dustr'es. notamment les industries chimiques et les
mach'nes-outils. Ces dcpdches d6clarent que les envoys fran-
.ais A Londres se seraient pononces en terms sC6vres sur
l'intransigeance de la delegation americaine et nu'ils seraient
particulierement de6us de n'avoir pu fire mo.dfietr le plan
anglo-americain qui quadrupleva!t le niveau fix6 A Potsdam
pour la production allemande des machines-outils.
Le New York Herald Tribune cite M. Alphand suivant le-
quel la conference aurait etd a une complete rebuffade pour
la France s spus le titre su'vant : < La France a bloqu le
communique de la conference sur l'Allemagne D.
6. France
Le Wall Street Journal ipublie une longue correspondence
de Paris faisant ressortir les consequences qu'aura po-ur la
France la suppression de la convertibility de la livre en


dollars. La France, a son tour, sera force de rdduire consi-
derablement ses importations des U. S. A. ct, come elle
n'a pas pu faire porter les reductions sur Ic bl& et le char-
bon, ce sont les importations ncdessaires a la rdalisation du
plan Monnet qui souffriro.nt.
Plusicurs correspondents almoncent ]a reduction de la ra-
tion de pain a 200 grammes.
Le vote par 1'Assembl6c du statut de 1'Alg6rie est com-
mente en terms favorable par le New York Times.
C'est en terms trbs favorables quest announce la d6ci-
sion prise par le ministry des Affaires etrang&res frangais
d'accueillir en France, aprbs leur ddharquement a Hambourg,
los refunii s juifs de l'Exodus, s'ils en expriment le desir.

a) LA RECONSTRUCTION DE L'EUROPE (New York Herald
Tribune, 28/8) :
< Le depart pour l'Europe de M. George F. Kennan,
directeur du Comit6 politique au D6partement d'Etat.
semble indiquer que le gouvernement de M. Truman
acquiert de plus en plhs le sens des r6aalit s... La mis-
sion de M. Trumlan constitute une reconnaissance du fait
suivant : le p.robl6me de la reconstruction de 1'Europe
que le plan Marshall semblait si commod6ment diviser
en deux parties, est en r6alit6 un probl6me unique qui
d6cidera du sort de 1'Am6rique aussi bien que de celui
de 1'Europe et la seule solution possible doit ,tre une
solution commune oii les Etats-Unis auront la mnme
responsabilit6 que les Europ6ens...
On rapporte qu'a la Conf6rence de Paris, on aurait
pense4 une aide am6ricaine .de 30 milliards de dollars
accord au course des cinq prochaines annees. La seu-
le pensde de ce que dirait le Congres A 1'enonc6 d'un
tel chiffre a suffi a motive l'envoi en toute hAte de
M. Kennan en Europe. Le D6partement d'Etat, en effect,
aurait envisage une aide qui serait d'environ 15 'mi'l-
liards de .dollars en tout on de 3 milliards de dollars
par an, sans trop esp6rer pourtant que le Congres avec
ses idles d',cono6hie -accorderait ces fonds. La nbcessite
d'une premiere liaison entire Washington et Paris s'est
impose aussit6t et M. Kennan a quittd I'Amdrique pour
l'assurer. M. Kennan ne pent dire aux Europ6ens ce que
le Congres .refusera' d'adopter sans s'engagey du mime
coup a avancer ce .qu'il pourrait faire, c'est-a-,dire en
gros, sans admettre qu'il s'agit l d'un problime unique
se pr6sentant sons deux aspects diff6rents. Supposer
que les Etats-Unis pourraient tranquillement rester a
I'6cart en attendant de voir si 1'Europe ferait ou ne
ferait pas appel a leur gen6rosilt 6conomique, pour agir
ensuite dans le sens appropriM, c'ftait la une illusion
aussi profonde que celles qui ont jamais pu .6garer
I'esprit des dictateurs m6galomanes. La mission de
M. Kennan, pour autant qu'elle indique que cette illu-
sion s'6vanouit maintenant, m6rite d'etre accueillie avec
enthousiasme >.

b) LA QUESTION DU VETO ET L'AVENIR DES NATIONS-
UNIES (New York Timee, 27/8) :
i ...Depuis la derniere reunion de 1'Assemblee, it est
devenu encore plus evident qu'auparavant que le Con-
sell .de Securiue ne pouvait s-acquitter de sa tAche dans
les circonstauces actuelies. L'exercice du droit de veto
est d-evenu soudain une -question brfilante a Lake Suc-
cess et parmi les 6tats membres. Mais la discussion de
ce sujet au Conseil de Securite ne Deut pas permeitre
de sortir de i'impasse crede par la Charte elle-meme.
Ainsi que le dilegue britannique, Sir Alexander Cado-
gan, i'a rappei6 A ses collegues, F'abolition du droit de
veto est ele-mdme soumise au veto.
11 est .douteux non seulement que les Nations Unies
puissent abandonner le droit de veto, mais encore que


4


BULLETIN QUOTIDIEN DF PRFSSE JTRANGPRE









11ULIZTIl QUOTIDIAN DR PRESS ThANGARE


les cinq Grands y compris les Etats-Unis -- consen-
tent a I'abolir. II est certain cependant que la pro-
chaine session de 1'Assemblee verra s'exercer de tres
forces pressions dans ce sens. Cette question 6clipse-
ra probab'ement toules les autres controversies au course
d'une session qui s'annonce comme decisive.
Ce que l-on dolt 6videmment faire pour rendre aux
Nations Unies toute leur autorite, c'Wst limiter 1'emploi
du droit de veto au but pour lequel il avait 6t6 prevu.
Dans l'esprit de ,ceux qui l'institubrent, le veto devait
6tre invoqu6 en dernier recours et en raison de cir-
constances qui ne s'6taient jamais produites jusque-la
et ne seraient presque susceptibles de ne jamais se
produire. Voilh qui avait -*t6 parfaitement entendu a
San Francisco. Ce fut l1 une regle .restrictive que leb
grandes puissan-ces s'imposerent A elles-memes, et en
vertu de laquelle e:les s'engageaient vis-A-vis des nations
plus petites.
En faith, la Russie n'a cess6 d'exercer son droit de
veto pour des futilites afin de servir ses propres int6-
rats nationaux, et de s'opposer a une action interna-
tionale, et cette attitude a depr6ciH la valeur .du veto
et 6t6 toute sa raison d'etre A un acte qui devrait etre
reserv6 pour des decisions de premiere importance.
L'Union Sovietique a tel!ement fait pour d6truire le
respect en'/iurant le veto que les autres grades puis-
sances seraient probablement heureuses de voir abolir
le veto. M. Clark Eichleberger rapporte que l'opinion
publique se montre de plus en nlus favorable aux Na-
tions Unies dans bien des pays. Voila qui est inevitable
6atnt donn.6 la faillite des politiques nationals, Mtant
donn6 aussi que les populations se tournent vers une
autoriti international A la fois pour trouver des ga-
ranties de s6c'u.rit contre une aggression 6trang6re, et
pour assurer la protection de leurs droits civiques. Ja-
mais dans l'hivtoire aucun citoyen n'a desire avec tqnt
d'insistance la superposition d'un pouvoir internatio-
nal aux pouvoirs nationaux. II n'a jlamais ete aussi ne-
cssaire de squver les Nations Unies et leur donner
plus d'autorit&. I est manifeste qe I'existence de
I'O.N.U. st un ieu ouand un exercise irrefichi du droit
de veto prive le Conseil de S6curiT[ de toute faculty
d'agir >.
(Anne O'Hare MACCORMICK).



III. PRESS SOVIETIQUE



Revue de la press sovidtique du 28 aolt. 1947
La press moscovite du 28 aoit ne consacre aucun com-
mentaire aux dvenements internationaux de ces dernicrs
jours. Les informations dtrangeres sont peu nombreures et
dominoes par deux telegrammes, de New-York donnani up
comn'e rendu des s6ances du Conseil de s~curitd du 26 aout.
sur les questions indonesienne ct igypticnne.
1. Confirence des Seize
Des tblegrammes reproduisent des extraits de la press
anglaise sur la Conference de Paris. D'aprBs l'Ob-errer, la
conference serait un echec. Le News Chronicle fe-ait res-
sortir la pression poiitique exercee par les Etats-Unis sur
les pays de l'Europe occidentale auxquels ils serakEr'. sus
-'cep'ibles de venir en aide.
2. Notaelles diverse
Un tledgramme reproduit le discours de M. Gottwald a la
reunion des communists de la region de Brno. On relive
an compete rendu des declarations di marechal Tito a Bi--
grade. Une dtpeche announce t'interclatioPn lar le Parlement


bulgare du group d'opposition de Nicolas Petkov; 'une
autre le d-ichainement de la reaction en Azerbaidjan iranicn
et la d6mission du gouvernement de T6ldran. On souligne
l'opposition des rdactionnaires grecs au lapatriement d'Ar-
msniens en Armenie sovictiiue.
3. Allemagne
Un article de la Pravda d'Izakov examine le problem de
la dqnazification en Allemagne. < Il n'y a que dans la zone
sovi6tique, declare l'auteur ae r'artici, que ia tacre Ua
dinazification est resolue dans l'esprit des decisions con-
certies des Allids et dans I'intiret d'une reconstruction
veritable de i'Aliemagne sur des bases d&mocratiques. o,
4. France
Un article de:Raisky, dans Trud, est consacr6 A la po"-
tique du parti socialist frangais et au Congres socialist'
de Lyon. (Voir cet article plus loin.)

LA POLITIQUE DU PART SOCIALIST FRAN(AIS (TOLLtd,
28/8) :
< ...Depuis un lan, la politique du parti socialisie
frangais suit les grandes lignes tracees par M. Leon
B.um, qui menent direcement a la scission de la c asset
ouvriere. Cette politique a about a la demission des
ministres communistes du cabinet Rama.der. Depuis
lors, les socialists sont devenus prisonniers de leurs
partenaires gouvernementaux : radicaux bourgeois, Ras-
semblement des Gauches Republicaines, M.R.P....
Au Congrs ,de Lyon, M. Guy Mollet lui-meme dut
confirmer le fait que ]a politique des socialists provo-
quait peu a peu la mefiance des masses laborieuses et
que, de ce fait, il perdait ses nombreux alouis.
On aurait pu croire que le parti socialiste cherche-
rait a renouveler la confiance des masses du people en
pregnant, avec le parti communist, la t6te du -mouve-
ment dirig6 centre la reaction. Mais en pratique, il se
produisil exactement I'invere. La politique de M. Leon
B um a triomphe a nouveau. au Congrbs de Lyon, et
Leon Blum lui-mime a adresse une lettre au Congres
oh il s'est declare fermement partisan du maintien du
cabinet Ramadier, et l'adversaire d'un nouveau gouves-
nement A participation communist.
La resolution de M. Guy Mollel adoptee par le Con-
gres est influence par les mcmes tendances. Ainsi la
direction actuelle du parti socia'iste qui a si souvent
par:6 de ses divergences de vues avec M. Ldoa Blum
et M. Ramadier, se solidarise enti6rement avec la po i-
tiaue dE separation d'avec la classes ouvriere, et de col-
Taboration 6iroite avec les parties de droite.
Ia decision du Congres de Lyon de se refuser A cette
unitA n'a done d'autre sens que celui ,d'une capitula-
tion des socialistes devant le droile. Ce n'est pas par ha-
sard que les discours prononces A Lyon par les repr6-
sentants de l'aile droite soqialiste rappelaient de Tacon
frappante les recentes declarations de de Gaul'e A Lille
et a Rennes. Cette coincidence n'cst pas fortuite. On
sailt, en effPe, que M. Burnm eL Iv gn6ra' de Gaul:e sont
des adeptes et des propagan.distes declares du p'an
Marshall et jouent le r6le de fondes de pouvoir de Wall
Street en France. On salt aussi que l'hostilit du ghnd-
ral de Gaul'e envers les syndica's est considered avec
sympathie par les militants du parti socialist proches
de M. Blum...
Certains socialists de droite collaborent directe-
ment avec les r6actionnaires en tentant de torpilcr la
C.G.T. qui constitute l'exemple vivant de 'unite des tra-
vailleurs en dehors ,de tou'e conviction politique on re-
ligieuse. La politique 6quivoque des socialists de droi!e
qui cachenl sous une phrasdologie p-ogressiste leur ac-
cord avec la reaction bourgeoise, &carte d'eux, peu a









6 BULLETIN QUOTIDIEN DE PRESS ETRANGtRE

peu, tous les honn8tes patriots qui veulent l'union des forces armies, A envoyer de son propre chief des trou-
forces d6mocratiques pour lutter pour 1'ind6pendance pes parlout oft il le juge a propos, il est cependant
et la grandeur de la France >. presque impossible d'appliquer une decisionn de *ce
(RAISKY). genre centre la voloat6 clairement exprimbe de l'opi-
nion publique.
Aussi comprendra-t-on aisement que Washington
suive avec une vive attention les efforts tendant A 6lar-
IV. PRESSE SUISSE gir la base du gouvernement grec, en 6liminant, s'il so
peut, le ministry de la D6fense national, M. Napo'lon
Zervas. Si ces efforts aboutissent, la scene sera prile
LA QUESTIQN GRECQUE (Neue Ziircher Zeiang, 28/8) : pour les actes suivants des actes qui ne compren-
dront pas ncessairement, tant s'en faut, ni mgme vrai-
c ...La maniure don'tt l'opinion publique amnricaine, semblablemeit A en juger par 1'&tat ac:uel ides closes,
au course de la discussion sur la << doctrine Truman l'envoi de' forces militaires. On continue A espbrer que
a raagi A 1'6gard du regime existant en Grace, est encore les t fronts > pourront ktre tenus avec d'autres
pr6sente A tous les esprits. Au cas oft les 6v6nements moyen. jusqu'A I'entr6e de l'hiver. En ce qui concern
qui se d6rou'ent A la frontifre mac6donienne amine- d'ailleurs i'avenir immgdiat, les Britanniques doivent
raient Washington A envisager l'envoi de troupes con- maintenir leurs troupes dans le pays jusqu'aux der-
form6ment A ''article 51 des status ,de 1'O. N. U., une nibres semaines de l'ann6e, en execution d'un accord
telle entreprise serait plus facile A ex,6cuter si AthBnes qui parait 6tre intervenu entire Washington et Lon-
poss6dait un gouvernement plus < d6mocratique >. En, dres. >
effet, bien que la Constitution habilite le Pr6sident des (Du corredspordant d Washington
Etats-Unis, en sa quality de commandant supreme des de Ml Neue Ziircher Zeitung.)


S. P. I. Imp., 27. rue Nicolo, Paris 31.3009


Prix : 6 francs.




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