Group Title: Bulletin quotidien de presse étrangère
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Title: Bulletin quotidien de presse étrangère
Series Title: Bulletin quotidien de presse e´trange`re.
Physical Description: dl. 30 cm.
Language: French
Creator: Ministère des Affaires Étrangères
Publication Date: August 14, 1947
 Subjects
Spatial Coverage: France
United Kingdom
Russia
Poland
Germany
Belgium
 Notes
General Note: 1009: gebaseerd op afl. 5605 (1934).
 Record Information
Bibliographic ID: UF00077027
Volume ID: VID00165
Source Institution: University of Florida
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: oclc - 72892915
ccp - PA0245063

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SarVICES FRANCAIS
D'INFORMATION
(MINISTARE DE LA JEUNESSE,
Doz ARTS ET DES LBTTRES)

Direction de la Documentation
14-16, rue Lord-Byron, Paris (8')


LA DOCUMENTATION FRANCAISE


MNISTERE
DES AFFAIRES ETRANGERES


BULLETIN


QUOTI


DE


14 aofit 1947.


PRESS


ETRANGERE


Nouvelle S6rie No 743


SOMMAIRE


. PRESSE BRITANNIQUE
a) Avant les vacances parlementaires en France:
1. Tanes (13/8).
2. Daily Telegraph (13/8).
ib) Les conversations tripartites sur I'Allemagne
(Manchester Guardian, 12/8).
c) Le probleme palestinien :
1. News Chronicle (13/8).
2. Daily Mail (13/8).
!d). La situation 6conomique de- la Grande-Bre-
tagne (2mntes, 13/8).
II. PRESS AMPRICAINIE
Les rdpercussionseaux Etats-Unis de la crise eco-
nomique britannique (New York Herald Tri-
bune, 12/8).
III. PRESS SOVIETIQUE
Le plan quiriquennal yougoslave (EtoiVe Rouge,
12/8).
IV. PRESS SUISSE
a) La situation &conomique de la Grande-Breta-
gne (Journal de Genave, 13/8).
b) Le problhme de la Ruhr (Neue Ziitcher Zei-
tang, 12/8).
c) Le problime indunesien (TribuIe de Genve,
12/8).


I. PRESS BRITANNIQUE


Revue die la press brilanaique da 13 aout 1947
La press de cc matin donne la premiere place an debat
qui a eu lieu hier A'la Clambre des Lords sur le project de'
loi gouvernemental. La plupart des journaux laisse pra-
voir que cc project sera bient6t voted par le Parlement et que
les amenderments proposes par 'opposition scront rejets,
mais que la Chambre des Lords tiendra a exercer au course
ties vacance, parlementaires un contrble sur 1'cmploi que


le gouvernement fera des pouvoirs qui lui auront iat
accords.
La chronique e:t6trieure est tout entire dominde par la
question grecque. La France, pour sa part, fournit matilre
A un editorial du Times, un article de fond da Daily Tele-
graph. Une correspondanee du Times expose egalement,
d'une manitre concise, la position frangaise t 1'gard de la
Ruhr. Enfin, incident de Fort Trinquet fait l'objet, ce matin
encore, de nombreux articles daas la plupart des journaux.
1. Gr&ce
Tous les journaux, aussi bien conservateurs que travail-
listes, donnent la vedette h l'attitude particulibrement ferme
adopted par le dledgu6 americain au Conseil de s6curit6 au
sujet de la question grecque. Ils mettent en relief le fait que
le gouvernement americain n'entend pas se laisser intimider
par le veto que I'U.R.S.S. opposerait dventuellement aux
measures que les U.S.A. pr6conisent pour mettre un terme
a la guerre civil gfecque : representations du Conseil de
s(curit6 aupres des gouverneme-nts yougoslave. bulgare et
albanais pour les inviter a ne plus venir en aide aux re-
belles grecs et la creation d'une commission charge de sur-
veiller les evknements.
Le Daily Telegraph, qui se rejcuit de l'attitude adoptee
par le gouvernement americain, cstime que celle-ci pcurra
avoir des consequences profondes au sein mn6me de I'O.N.U.
1 I1 est probable, 6crit ce journal, que la declaration de
M. Johnson a marque le ddbut d'une nouvelle phase pour
les nations libres et les puissances qui front mauvals
usage de leur droit de veto., En revanche, le Daily Worker
volt dans l'attitude amdricaine une menace pour la Gr&cc
Le journal communist estime qu'elle risque d'entralner une
extension de ]a guerre civil.
2. Incidents de Fort Trinquet
Toute la press announce que cet incident est rigld et que
les migrants ont repris la roue escorts par des camions
frangais. Le Times fait etat des declarations d'un porte-
parole du ministrre des Colonies h Paris d'aprds lequel les
emigrants se seraient engages sur la route impiriale n 1
sans l'autorisation ndcessaire des autoritds frangaises, auto-
risation accordee tr&s rarement en cette saison en raison des
dangers que courent les voyageurs.
Le Daily Telegraph public une carte sommaire de la Mau-
ritanie pr6cisant qu'aucun voyageur, meme frangais, n'est
autoris6d su'ivre cet itindraire en ete. Enfin, plusieurs jour-
naux reproduisent les declarations de M. Barthe.
3. France
L'article de fond du Daily Telegraph est consacre h la
situation frangaise. L'auteur de cet article ne volt comme
remade aux maux don't souffre actueliement la Friance, et
qui sclon lui existaient a Pletat latent avant l'ooclpation,


-I
--









BULLETIN QUOTIDIEN DE PRESS ETRANGERE


que La r6alisation de son unitA politique. En attendant- le
Franqais moyen vivrait dans l'inqui6tude constant, les com-
munistes exploiteraient h leur profit la crainte de 1'Alle-
magne. (Voir cet article plus loin.)
4. Ruhr
Le correspondent du Times a Washington analyse les
differentes th&ses en presence & ia lumiere dc la premiere
seance de la Conference de la Ruhr. 11 remarquc que l'opi-
nion am6ricaine suit cette question avec beaucoup d'intdr6t
et qu'elle la consider comme la pierre de touche de la col-
laboration entire les Etats-Unis 't i'Europe occidental.
Bien que tous les dd6gues soient d'accord pour pr6coniser
de meilleures conditions de vie pour les miners allemands
et pour voir dans l'apport de capitaux am6ricains le seul
moyen de reliever la production allemande, ce correspondent
estime que la pierre d'achoppement de ces negotiations
reside toujours dans la question de la nationalisation; il
fait Rtat de certaines opposition am6ricaines au project bri-
tannique de nationalisation.
Le correspondent du Times h Paris mentionne la position
prise par la France et note l'attitu.d r6servee adopt6e par
la press frangaise, attitude qui se retrouve dans les milieux
officials. Selon lui, la France n'entendrait jouer qu'un r6le
consultatif dans toutes les questions concernant la zone
anglo-amiricaine. Mais toute discussion touchant le niveau
de l'industrie allemande serait du resort du Conseil des
ministres des Affaires 6trangBres qui se tiendra i Londres
en novembre.
Le correspondent ajoute d'autre part que cette position ne
satisferait pas les communists frangais; il ajoute que si
la France avait pris part aux decisions de Washington, ils
auraient egalement accuse M. Bidault de rompre les accords
des Quatre Grands. Enfin, ii ajoute que la France ne se
refuse pas i 1'l6'vation du nivean industrial de l'Allemagne.
mais qu'elle entend 6viter le i(tour du dse6quilibre qui
existait avant la guerre centre ies industries lourdes alle-
mande ct frangaise.
5. Palesliu'
Le Daily Worker accord une grande importance aux dd-
clarations que M. Creech Jones a faites hier a la Chambre
des Communes au sujet de la question palestinienne. I1 tail
6galement une large part aux critiques qui li ont dt
adressees par le d6put6 travailliste l'accusant de laisser les
choses aller a La derive et demandant au gouvernement de
quitter la Palestine sans attendre la decision de I'O.N.U.

a) AVANT LES VACANCES PAHLEMENTAIRES EN FRANCE :
1. Times (13/8).
( La session parlementaire va se terminer ce mois-ci
et il semble que la position de M. Ramadier aura 6t6
non pas affaiblie, mais plut6t renforc6e par le course des
6v6nements. Depuis qu'il a pris le pouvoir a la suite
de M. Blum, au mois de janvier, il a traverse victo-
rieusement bien des moments difficiles. Aucune de ces
crises n'a autant menace son maintien a la lite du
gouvernement que le depart des ministres communists
en mai. Le faith qu'il ait pu 6viter de quitter le pouvoir
est une preuve de sa fermet6 et de sa tenacity, qualit6s
qui l'ont beaucoup aid6, ainsi que tous les parties de la
coalition actuelle, dans les moments les plus difficiles.
Mais le fait que dure encore une coalition gouverne-
mentale don't les membres s'opposent sur plusieurs
points, n'est pas seulement df ha 1'energie de M. Rama-
dier. Comme notre correspondent a Paris la signal,
.c'est surtout la consequence du d6sir commun a tous
les parties de la coalition actuelle de voir les commu-
nistes 6cart6s aussi longtemps qiup possible du gouver-
nement. C'est un triomphe de la doctrine ddu moindre
mal...
Au course des huit derniers mois, M. Ramnadier a regu
deux fois l'approbation d'une faible majority de son
parti qui maintenait qu'une coalition sans les commu-
nistes 6tait une chose possible.


11 reste A voir s'il triomaphera une troisieme fois h la
reunion de detain du Congrbs national du part socia.
listed. >

2. Daily Telegraph (13/8. conservalcur).
< ...D'une facon g6enrale, la situation politique inte-
rieure semble etre relativement calme... Cet'e p6riode de
calme durera probablement au moins jusqu'au debut de
I'automne. Evidemment, .cela ne veut pas dire qu'au-
cune crise ne se produira, imais plutOt que l'on ne peut
pas prevoir une crise susceptible d'entrainer des chan-
gements radicaux.
Le seul danger qui, scmble-t-il, puisse inlenacer la sta-
bilit politique no vient ni de l'exlr6mec-droite (que 1'on
consider a tort come repr6sent6e par le general de
Gaulle), ni de l'extrme-gauche, mais du part socialist
lui-m6me...
II est clair que les commu'nistes percent du terrain en
ce moment. Its out commis plusieurs erreurs de tacti-
Iques, tel que le refus de voter en faveur du gouverne-
ment alors que celui-ci comprenait encore des ministres
communists, et ensuile le refus d'admetlre qu'ils ne
formaient plus un parli gouvernemental.
Les attaques veh6mentes que le g6n6ral de Gaulle
a dernibrement lances contre les communists les a
atteints au point le plus sensible, leur pr6tention A se
voir consid6res comnue des patriotes francais. VoilA qui
a probablement faith autant de bien au general de Gaulle
que de mal aux c:)lnmunisles.
Cela signifie presque a coup stir iquc s'il fallait choisir
entire de Gaulle et les com.munistes, la faveur populaire
irait au general. Mais les affaires n'en sont pas encore
arrives A ce point. Le people prefere e\Vcore M. Rama-
dier A un repr6sentant d'une des tendances extrimes... >
i(E. B. WARNING).

b) LES CONVERSATIONS TRIPARTITES SUR L'ALLEMAGNE
(iM'nclhester Gnardian, 12/8, liberal).
< ...De toute facon il nous faut convaincre les Fran-
cais : si nous donnons Ai 'Allenagne la possibility& de
produire davantage d'acier, si nous nourrissons les mi-
neurs de la Ruhr de fagon plus satisfaisante, et si nous
cessons *de d6manleler les industries de l'Allemagne oc-
cidentale don't dependent les mines de la Ruhr pour
leur fournitures de materiel, it nous faut les convaincre
que ces measures ne sont pas dirig6es contre la France.
II faut bien dire une chose, c'cst que si l'on veut que
les discussions aboutissent i un resultat, il faudra les
considerr d6s le d6but comme quelque chose de plus
que des discussions simplement techniques. La raison
pour laquelle les Francais refusent de laisser les Alle-
mands disposer d'une industries de F'acier plus impor-
tante qu'il n'est indjiqu6 dans i'ancien plan sur le ni-
veau de l'industrie allemande est une raison de s6curit6.
L'insistance que mettent les Francais i vouloir placer
la Ruhr sous la domination d'un organism internatio-
nal special vient d'une part de leur souci de s6curitt et
d'autre part de leur d6sir de s'assurer un ravilaillement
permanent en carbon allemand. Ces questions ne peu-
vent 8tre tranch6es qu'i la suite d'un nouvel examen
pouss6 des intentions des trois puissances occidentales
sur l'Allemagne. >

C) LE PROBLEM PALESTINIEN :
1. News Chron~cle (13/8, liberal).
(( Le gouvernement a r6ussi L traverser sans doam-
mage un autre debat sur la Palestine, sans toutefois dd-
finir aucune politique. Pendant deux ann6es completes,







BULLETIN QUOTIDIEN DE PRESS ATRANGEBRE


le programme gouvernemental pour la Palestine n'a
gnure 616 qu'une politique de triste laisser-aller, pendant
que Ja situation dans ce pays devenait de plus en plus
mauvaise. Selon toute apparence, cet abandon va conti-
nuer...
L'administration britannique, dtouff6e dans ses me-
sures de s6curit6, et qui ne peut meme pas se baser sur
un programme clairement d6fini, court implement A sa
rulne. Le Secretaire aux Colonies est vraiment mal in-
formn quand 11 pretend le contraire. Le pouvoir passe
de plus en plus aux mains des autorit6s militaires...
Nous aurions df preconiser le partage de la Palestine.
Nous aurions df, apr6s consultation des Dominions,
penmettre aux Juifs l'acc6s d'une parties quelconque de
1'empire. Et nous aurions df ddelarer nettement A
I'O.N.U. qu'apris une certain date nous nous serions
retires de Palestine, A moins qu'un accord international
n'intervienne entire temps sur la politique A suivre, et
A moins de recevoir une aide efficace pour appliquer
cette politique.
II est trop tard maintenant pour soumettre une tell
politique au Parlement britannique, ear le gouverne-
ment a laiss6 clapper la derniere chance qui s'offrait
A lui avant la reunion de I'O. N. U., le mois prochain.
Tout ce que P'on peut espdrer maintenant, c'est que 1'on
donnera a nos d61dguds A cette assemble des directives
dans ce sens. Si on laisse 6galement 6chapper cette
chance, nous passerons pour de parfaits incapables aux
yeux du monde. Nous ne pouvons continue A assume
les charges qui nous incumbent. Le choix fxui s'offre A
qous maintenant est le suivant : < Nous ddcharger de
notre fardeau en faisant preuve de dignity et d'esprit
politique, ou de I'abandonner dans l'affoleiment, comme
un voleur la nuit. >
2. Daily MaNl (13/8, conservateur).
o ...Pour une fois le gouvernement a fait preuve de
courage et de dd6cision en assignant un terme precis a la
fin de nos engagements dans 1'Inde. En agissant ainsi, i.
a fix6 A des factions rivals la date inexorable A partir
de laquelle elles seraient responsables de I'application
de la loi et du maintien de l'ordre.
Jusqu'a present cette experience s'effectue de facon
satisfaisante. Pourquoi ne pas prendre 6galement une
decision du meme genre en ce qui concern la Pales-
tine ? 11 faut fixer pour les Juifs et les Arabes une date
assez rapprochde A partir de laquelle ils seront obliges
de 's'entendre sans pouvoir computer sur l'aide britan-
nfque...
On peut regretter que 1'Angleterre soit oblige de re-
noncer A son mandat en Palestine, apris les efforts
longs et p6nibles qu'elle a ddploy6s. Mais ces regrets
sont superflus quand on considered notre situation ac-
tuelle. La seule chose qui imported au course de cefte
crise, c'est que notre sdcuritd .doit passer avant tout.
C'est cette consideration qui dolt jouer pour la Pales-
tine. :

d) LA SITUATION] ACONOMIQUE DE LA GRANDE-BRETAGNE
(Times, 13/8).
( Le moins que le people puisse exiger aujourd'hui.
c'est une coalition des diff6rentes factions et personna-
lites travaillistes don't le ddsaccord et les ambitions ri-
vales menacent de devenir un danger pour toute la com-
munaut6. 11 pourrait devenir n6cessaire, pour plusieurs
raisons, que M. Attlee remanie et enforce son cabinet
qui n'est pas assez puissant. II pourrait devenir n6ces-
saire que Jui-manme et ses colleagues revisent leur mr-
thode de travails s'ils veulent appliquer une politique


pratique et efficace pour redresser 1'6conomie du pays.
II peut 6tre ndcessaire de preparer un nouveau pro-
gramme pour la prochaine session parlementaire. Mais
si ces decisions sont prises. il ne faudrait pas qu'elles
soient le rdsultat d'un marchandage au sein du parti. II
faudrait plutot que de telles decisions apparaissent
come les moyens de rdsoudre autrement les difficulties
iqui assaillent la nation. a



II. PRESS AMERICAINE


Revue de la press amdridccine du 12 aodt 1947
1. La Ruhr
L'ouverture des n6gociations anglo-amdricaines sur les
mines de carbon de la Ruhr done A la press l'occasion
de s'dtendre sur le probldme gdenral de la production dans'
cette region. Les correspondents .de Washington soulignent
tous que M. Marshall attache une importance capital a 1'ac-
odlration de la production de houille allemande, parce que,
sans elle, on ne saurait pas concevoir un plan de redresse-
mnent conomique du continent.
Ils prdconisent que cette n6gociation a laquelle la France
ne participera pas aura surtout un caractdre technique, bien
que l'ordre du jour d'e cette conference ne soit pas fix6
avec une rigiditA absolue, ce qui permettra aux dld6guds
d'aborder les sujets qu'ils jugeront lids A cette question de
production charbonnire. Ils notent tons que les Britanni-
ques ddsirent 'vivement socialiser les mines alleinandes, mais
que, sur cc point, la ddldgation amdricaine ne parait pas
devoir ceder, voulant que les' Allemands puissent decider
par -eux-mdmes, plus tard, lorsqu'ils pourront le faire en'
toute inddpendance, du sort de ces mines.
Belair, correspondent du New York Times a Washington,
declare qu'un accord intervint djej entire les reprisentants
amdricains et britanniques par lequel ils s'engageraient A
ne pas rdsoudre ce problem avant cinq ans, on avant que
la production houillbre de cetl.e rdg.ion ait atteint les chiffres
d'avant 'guerre. Ce journalist precise qu'aucun commentaire
officiel ne fut fait A propos de cet accord.
La plupart ddes correspondentss dissent que la France sera
tenue au courant des conversations et certain se rdf6rent
au texte des rdcentes notes de M. Marshall adressdes an
gouvernement frangais. Ils ajoutent que sir William Strang
laissa entendre qu'il aborderait peut-dtre les .probl6mes fi-
nanoiers que peuvent poser A 1'Angleterre les frais de rdha-
bilitation ct de modernisation des mines, ainsi que du sys-
tEme des transports de la Ruhr. D'autres, an contraire, ddcla-
rent de source anglaise que ces questions ne seront pas
debattues au course de ces negotiations.
Dans son editorial, le Washington Post s'oppose ce'*qne
les mines de la Rnuhr solent socialisees et propose qu'une
administration des charbhons de la Ruhr soit institute, a la-
quelle participeront les Allemands et A la t&te de laquelle
une personnalitd compdtente vrewait etre place.
L'-ditorial du Wall Street Journal regrette le retard ap-
port ah la solution du problmrne de 1'dconomie allemande,
qui, pour ce journal, est de premiere importance pour le
rel&vement europeen.
Dans leurs articles ide Paris, les correspondents ameri-
cains rapportent les declarations d'un porte-parole franqais,
qui reconnut que ces discussions anglo-amdricaines sont
principalement d'ordre technique et que les decisions aux-
quelles clles peuvent aboutir, si elles concernent les niveaux
de production industrielle allemande, devront faire l'objet
de pourparlers et d'une ratification par les qiuatre grande
puissances. Le New York Herald Tribune dit notamanent
< qu'une des questions frangaises A considdrer est evidem-
ment l'avenir des acidries de Lorraine et leur droit an coke
de la Ruhr > et conclut que la position frangaise, en ce qui
concern l'internationalisation de la Ruhr peut avoir change
dans une certain mesute, que les prochaines conversations
tripartites front apparaltre.






4 BULLETIN QUOTIDIEN DE PRESS ETRANGERE


2. L'O. N. U.
Le rapport annual du Secritaire general de 1'0. -.U. fait
l'objet de plusieurs articles, qui considerent que l'expo.s6
fait par M. Lie done un tableau assez optimist de la situa-
tion mondiale.
Une de pche A.P. de Lake Success signal qu'u1u appel fut
address. au Secritaire g9ndral d 1'O. N. U. pour faire cesser :
< 1'cxploitation tyrannique frangaise >, on Afrique du Nord,
par trois associations : association du Viet-Nam en Ame-
rique, le movement d'ind1pendance nord-africaine don't le
dlegud cst Bennouna, et Ie comity pour la liberty en Afri-
que du Nord, don't Ie secaitaire est Ab ed Bouhafa. Cet appel
dit que la situation en Afriquce du No-rd est si'milaire A celle
existent on Indonesie, et demand h l'O. N. U., en vertu de
Particle 99 de la Charte, do la soumettre au Conseil de
S6curitd. Cet appel accuse la France de fire un( guerre
ouverte on Indochine et de reudlire I'Afriq'ue du Nord en
esclavage.

3. Nouvelles francctises
Les d6pecs des correspondents de Paris sont (out en-
tibres consacrees au vote de confiance cque l'Assenmble Natio-
nale vient de donner au gouvernement Ramadier, mais lc
correspondent du, New York Tinmes e.rit : < Les ddclara-
tions faites par les chefs des parties, autres que Ic part
comimunlste, montrent que le premier iministre fut en r1alit6
mis en minority et que lesi radicaux et le M. R.P. ne vote-
rent pour le, government que pour 6viter 'une cruise de
cabinet. ,
Une .dp&c6he A.P. de Berlin declare que la proposition
frangaise visant a mettre h la disposition de la France de
nouvelles usines allemandes, au titre des rdparationsi, fut
ropouss.6e au scin du Conseil allied par les reprisentants am6-
ricains et britanniques qui repoussirent d6ji une propositionn
semblable faite ,par les Russes.

LES REPERCUSSIONS AUX ETATS-ITNIS DE LA CRUISE IxCONO-
MIQUE BRITANNIQUE (Necli Yolrk Herald Tribune,
12/8) :
< M. Eric Johnston, plaitlani pour l'induslric cine-
matographique ainmricaine, a certainement cxager6
lorsqu'il a laisse entendre que la lourde taxes i'inm-
portation qui frappe les films am6ricains, en ex,':cuti'on
du programme Attlee, << pourrait bien deciencher une
reaction en chain capable de d6truire F'espoir tie
toute reprise commercial dans le monde >. Les films,
apres tout, ne representent qu'un element parlicuuler
et relativement peu important du commerce i.iterna-
lional. Mais Ia crise qui s'abal soudainement sr I'in-.
dustrie du film n'en rest pas ioins un example hau-
lement instructor, a tine echelle reduite, des compli-
aeliqns exlrmencs entraintes par tout le problete ]bri-
tannique.
On rapporle que VWashington demand aux Anglais un
compete renid plus prr'is de l'utilisation qu'ils out faite
des cr6dils amnricains. WNashington, en cr6ancier pru-
denl, a toujours insist pour que l'Angleterre laisse tie
col6 ce q(ui n'elait pas essential, conserve ses dollars
it l'am6lioraion die ses moyens te 'production et con-
linue it produire. D) ce point tie vue, rien ne s(mblait
plus inutile que les imporlalions ie films americains;
les Americains s'6taienl c d6jit inqui6C du milonlilnt tes
rbtdils reserves i I'achal de films, el les mesurcs dra-
coniennes qui auront pour effel de rcluire les mpor-
atlions dlans ce domain sembleraient repon'tdre admi-
rablement a I'invilalion failed par les Amirieains it la
(rande-Bretagne << de mellre e l'ordre chez elle. .
Cependani, une fois que cos niesures ont 616 prises,
on s'npercoit loiil 0 coup que e]ur ipreliier effet menace
td'ere calastrophique pour 'induslrie (cinllnalO ographi-
quie amniricaine. Washingnton, en Ianl quie producleur
el vendcur, se prcnd alors it penser de lout nu re f'a-
con... L'in'duslric amlricaine a dedji cherch6 it rCsoudre


le problem britannique du dollar en offrant de rece-
voir on lives sterling ine part des profits tir6s des
venles a la Grande-Bretagne, ou par d'autres measures,
et Inaction de la Grande-Bretagne s'accompagne d'une
note doctrinaire qui permit de penser que le problnme
sera r6solu en fin de compete sans arriver A la 'd6sa-
gr6gation complete des industries cinmniatographiques
anglaise et am6ricaine...
La lecon A tirer de cette situation, c'est que la cruise
actuelle est tout autant une crise am6ricaine qu'une
rise britannique on curop6enne. Nous ne pourrons la
r6soudre comee nous avons essay de le faire aprbs
la premiere guerre mondiale) en consentant des prsts
jusqu'au moment of I'effondrement economique univer-
sel nous englobera. Mais nous ne pourrons pas davan-
tage rem6dier A la crise par une simple suppression
brutale de nos pr6ts en dollars, ce qui aurait pour
effet 'de ruiner nos exportations. L'id6e fondamentale
du plan Marshall qui demand la contribution de
tous pour r6soudre un probl6me oih tons sont int6res-
s6s propose une lutte aussi difficile pour les Etats-
Unis que pour toute autre puissance. Nous devons
trouver le moyen d'investir des fonds dans le rel6ve-
ment mondial 'de faqon intelligence, mais alors ce pla-
cement dolt Atre assez important pour qu'il puisse don-
ner de bons rtsultats. >



III. PRESS SOVIETIQUk


Revu e d la press soviedique.du 12 aoit 1947
La rubrique Rtrangerc, trbs r&dqtite, est domin6e par quel-
ques longs telegraimmes. On no relive que peu de commen-
taires.
1'- Politique des Etats-Unis
Trois t6l6grammes on groups de til6grammes sont au
premier plan : long t6legrammc de Nankin sur les buts et
les tiches de la mission Wedemeyer en Chine, d'apres des
d(lpcchis de l'agence Sin Oua, Associated Press et A.F.P.;
dipeche de Paris sur les pourparlers qui auraient lieu pour
ia conclusion d'un trait d'amitC, de commerce et de navi-
gation entre les U.S.A. et l'Italie Gai, s'il entrait en
vigueur, transformerait rapidement 1'Italic en un Dominion
of regneraient en maitres les monopolies amdricains; deux
dip6ches sur la politiquc americaine en Gr6cc : 1'une de
Paris sur les plans de la mission americaine en Gr6ce, l'au-
tre de New-York donnant des citations d'un article de P. M.
critiquant la politique de I'Amerique en Grece. Ces deux
tiligrammes sont accompagn6s d'une autre d6epche de New-
York citant des extraits de t6lCg:amme du correspondent
d'Associated Press a Bitolj, en Macidoine yougoslave, qui
ddiment I'existence de prdparatifs militaires dans cette rA-
gion court d6peche sur les livraisons d'armement h la
Turquie; un commentaire de Linetsky dans MoskooskU Bol-
cheovik est eonsacrI h on Gracc.
Une siric de tIl6grammes de La Haye, de New-York et de
Londres est consacree A la situation on Indohisie : pour-
suite des operations, tiligramme du gouvcrncment indond-
sien i 1'O.N.U., discourse de Sharifocdin h ]a radio: situation
difficile do l'Inde : movement centre los rifornres prpger
sites, menace de famine.
On relve, on outre., overturee a Cracovie d'un proebs
d'une organisation d'espionnage on Pologne, deux te16-
grammes de Paris sur les dibals de 1'Assembl6e Nationale :
elections imunicipales cfstatut tc I'Algdrie, vote de confiance,
attitude du part communists, declaration lde Jacqurs
Duclos.
,'Etoile Ronge public ul arlilee technique dF Molchalov
sir < Ie plan de cinq ans die d6vcloppenl'clii de 1]',eoonoic
national doe la Youngoslavie ,,. (Voil cct article plus loin.)
Dans lTrud, la clironique d'Alexandrova est intitulde : Qui
protege les meurtriers des ouvrieirs iraniens ? ;








IIILLETIN QUOTIDIEN DE PRESS E RANJGERE 5


2. La politiqu e 'd Angtelterre
Ti'ois tel6grammes sont consacr6s A ia politiquc ecofo-
mique de 1'Angleterre : discours de M. Attlee A la radlb,
reunion du group parlementaire travailliste, analyse du
communique, meeting communist h Hyde lfrk.
3. Nouvelles diverse
Un t16rgrainmc Tass de New-York souligne le refus de
1'Union Sud-Africaine d'exciuter la decision de 1'O.N.U. ai
propos de la tutelle sur I'Afriquc Occidentate du Sud.

LE PLAN QUINQUENNAL YOUGOSLAVE (Eloile Rouge, 12/8) :
< ...En Yougoslavie, le pays tout entier d6ploie un
immense effort constructif. Et pourtant, la reaction
mondiale a accueilli avec une animosity 6vidente le
plan quinquennal de d6veloppement de l'6conomie you-
goslave. Les ennemis de la nouvelle democratic yougo-
slave .comptaient voir l'emprise du capital stranger
s'exercer sur 1'6oononlie national 'de ce pays. Ils espe-
raient voir une Yougoslavie privce de toute souverai-
ncet politique ct economique, morcel6e et affaiblie.
Mais toules les tentatives faites pour discr6diter par le
mensonge et la calomnie Ic nouveau plan quinquennal
yougoslave ont ete vaines. Le people yougoslave, uni
fraternellement, s'est attaqu6 avec un enthousiasme
sans pareil A la tAche qui mnnera au retablissement du
pays et au d6veloppement de son 6conomie national.
Le plan quinquennal est le seul moyen qui puisse
assurer l'ind6pendance politiquc ct conomique du
pays. La politique yougoslave vise h rattraper le retard
economique et technique du pays, reliever sa capacity
de defense, consoli'der et d6veloppcr le secteur de 1'6co-
nomie nationalisee. aineliorer cl bien-6tre g6n6ral de la
population...
Le people yougoslave qui, lout dernierement encore,
6tait exploit par des capitalistes et des concessionnai-
,res rapaces, et qui ensuite s'est trouv6 sous la botte
hitl6rienne, a regu en heritage un pays ruin6 et d6-
vast6; apr6s avoir secou6 le joug imp6rialistc, le people
yougoslave, fraternellenient uni, procede mnaintenant
A edificationn d'une vie nouvelle et essentiellement dC-
mocratique.
Le plan quinquennal conduit le people yougoslave
vers un avenir ra'dieux. >
(MOTCHALOV.)


IV. PRESS SUISSE


a) LA SITUATION ECONOMIQUE DE LA GRANDE-BHETAGNE
(Journal de Geniue, 13/8)
< ...L'objectivit6 oblige a dire que les travaillistes ne
sauraient Wtre rendus responsables de tous les mal-
heurs presents de la Grande-Bretagne. Ils sont arrives
au pouvoir A un moment tragique de 1'bistoire anglaise.
Au reste, la situation est telle qu'il ne semble pas y
avoir une maniere a lib6rale > et une manibre < diri-
g6e > d'en sortir. Certes, on peut concevoir des nuan-
ces dans les proc'd6s. II n'en reste pas moins que, en
tout 6tat de cause, I'Angleterre ne peut esperer se tirer
d'affaire qu'en se pliant une fois encore A la grande loi
du sacrifice, de la penitence et de I'austerit6. Et c'est
bien dur aau sortir d'une guerre victorieuse.
En d6pit de la vivacity des attaques don't il est l'objet,
le Cabinet travailliste ne craint pas pour son existence.
II dispose au Parlement d'une majority comfortable et
les syndicats lui accordent leur appui. Il n'y a done
pas lieu, pour le moment, d'evoquer le pr6c6dent de
1931, of le Labour Party 6tait le plus fort, mais ne


p'ossedaft pas' la majoritW absolute. Quand les lib6raux
lui retirbrent leur appui, le Cabinet MacDonald s'effon-
dra, et le part qui le soutenait perdit un terrain con-
siderable lors des nouvelles elections. Actuellement,
l'enjeu de la lutte est plus grave. C'est Ic heurt de deux
conceptions sociales et politiques : le < lib6ralisme >
6conomique des conservateurs ct la tendance < diri-
giste > des travaillistes. Ceux-ci poss6dent les atouts
parlementai.res; on verra s'ils arrivent a gagner la nou-
velle bataille d'Angleterre. C'est 'dire l'importance que
rev6t pob(r tous les pays la parties engage ces jours
a Londres. >

b) LE PROBLEME DE LA RUHR (Neue Ziwrcher Zeituayg,
12/8) :
< ...Au milieu du chaos des int6r6ts opposes, com-
ment se comportent les homes politiques allemands ?
Malgr6 toutes leurs finesses, il n'est pas mal ais6, au
fond, de discerner quelle est leur attitude. Ils s'efforcent
d'obtenir des avantages de chaque puissance occupant
en change d'une contrepartie aussi mninimc que pos-
sible. Dans la situation actuelle, cette tartique apparait
en pleine lumi6re. Les Alleman'ds sont disposes a ap-
prouver des measures de nationalisation etendues si elles
paraissent garantir l'6conomie de leur pays de la main-
mise 6trang6re. II est significatif que la Diete de Rh6-
nanie du Nord-Westphaiie ait vote, il y a une semaine,
une resolution priant le gouvernement militaire britan-
nique de lever le s6questre impose a l'industrie du
carbon ct d'accepter que Ic gouvernement local en
confic la gerance uine administration qu'il cr6era.
Tous les parties, y compris les d6irocrates libres, qui
dans les autres domaines sont les d6fenseurs acharnes
de l'individualisme, se prononcent pour une < econo-
mic d'int6ret general parce qu'il faut emprcher que
des int6rits prives 6chappant a tout contr6le n'exer-
cent une influence funeste en inatiere d'exploitation de
carbon ,. On vise par lia non seulement les anciens
propri6taires, mais aussi, A n'en pas douter, les tenta-
tives Leventuelles du capitalism am6ricain pour prendre
p)iied dans l'industrie lourde rheno-westphalienne. Mais
on n'a pas etvie, bien au contraire, de se jeter dans
les bras des Anglais, qui penchent pour la socialisa-
lion. Si les Allemands redoutent de voir livrer aux Ban-
ques de New-York les mines de carbon et les aci6-
rie, ils accueilleraient g6n6ralement avec satisfaction
un accroissement de influence americaine, car, selon
eux, c'est des Am6ricains seuls que peut venir l'aide
necessaire au rel6vement 6conomique de 1'Allemagne.
A cet 6gard, l'Angleterre a beaucoup 'dC6u. Apres la
capitulation, son prestige 6tait plus grand que celui de
loute autre puissance occupante. On lui faisait con-
fiance. Mais les Britanniques n'ont pas su utiliser la
chance qui s'offrait A eux. Leur politique d'occupation
a Wet d6pourvue de toute esp6ce d'efficacit6. Ils ont
entrav6 lIactivit6 6conomique et les Allemands en sont
d'autant plus m6contents qu'ils croient que ces diffi-
cult6s ne r6sultent pas seulement de l'incapacit6 des
Anglais, mais aussi de leur volont6 'd'emppcher 1'6cono-
mie allemande de retrouver son niveau d'autrefois. >
(Du correspondent A Berlin de la Neue Ziitcher
Zeiitung.)

c) LE PROBLiME INDONISIEN (Lu TrilbluWe de Genbve,
12/8) :
< ...Du c6te n6erlandais, on s'en tient A la lettre de
I'accord de Linggadjati, qui fut librement n6gociM et
sign-. Le gouvernement indon6sien demandd, en re-
vanche, que le diff6rend soit port devant une commis-
sion international d'arbitrage d6sign6e par l'O. N. U.,








6 RUtlBlIN QtOTIDIEN DE PRESSE *TRANGBRE


ce qui supposerait, comme premiere condition, la re-
connaissance de la Rfpublique en tant qu'Etat souve-
rain et ind6pendant. Or cette facon de mettre la char-
rue devant les bIoufs 6quivaudralt a la r6pu'diation de
I'accord en question. D'autre part, le prec6dent risque-
rait de faire Bcole, et cette perspective n'est pas sans
inqui6ter les autres puissances coloniales. Aussi, la
press frangaise, par example, preconise-t-elle le re-


course a la mediation des Etats-Unis. Et bien qu'il se
soit prononci au debut pour le renvoi A I'O.N.U., il est
probable que le gouvernement de Washington, qui voue
une attention particuliere A tous les prob 6mes affectant
l'organisation de la paix en Extreme-Orient et dans le
bassin du Pacifique, se laisserait volontiers faire une
douce violence >
PAUL DU BOCHET.


S.P .ip,2,tieNclPrs- 13(9Pi r


S. P. 1. Imp., 27, mue Nicolo, Paris 81.30099


Prix : 6 fr.




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