Group Title: Bulletin quotidien de presse étrangère
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Title: Bulletin quotidien de presse étrangère
Series Title: Bulletin quotidien de presse e´trange`re.
Physical Description: dl. 30 cm.
Language: French
Creator: Ministère des Affaires Étrangères
Publication Date: August 11, 1947
 Subjects
Spatial Coverage: France
United Kingdom
Russia
Poland
Germany
Belgium
 Notes
General Note: 1009: gebaseerd op afl. 5605 (1934).
 Record Information
Bibliographic ID: UF00077027
Volume ID: VID00162
Source Institution: University of Florida
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: oclc - 72892915
ccp - PA0245063

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SERVICES FRANIAIS
D'INFORMATION
(MINISTnRB DE LA JEUNESSE,
DES ARTS ET DES LETTRES)

Direction de la Documentation
14-16. rue Lord-Byron, Paris (8')


LA DOCUMENTATION FRAN-AISE


BULLETIN



DE PRESS


QUOT



ETR


MINISTER
DES AFFAIRES ETRANGERES
SERVICE D'INFORMATION
DE 83







Ni RE



INGIRE


11 aoit 1947.


Nouvelle S6rie N 740


SOMMAIRE


I. -- PRESS BRITANNIQUE.
a) Le debat au Parlement sur la situation econo-
mique de la Grande-Bretagne.
1. Times (9/8).
2. News Chronicle (9/8).
3. Daily Telegraph (9/8).
4. Daily Mail (9/8).
b) Le probl6me in'don6sien (Times, 9/8).
II. PRESS AMERICAINE.
a) Le plan Marshall et la Conf6rence de Rio ? (New
York Herald Tribune, 9/8, edition europ.).
b) M. Clayton preconise des measures d'urgence
pour aider la France et la Grande-Bretagne
(New York Herald Trilbue, 9/8, edition europ ).
c) La crise economique en Grande-Bretagne (New
York Herald Tribune, 8/8).
III. PRESS SOVIATIQUE.
La France participera-t-elle aux conversations an-
glo-ambricaines de Washington ? (Moskovsky
Bolchevik, 8/8).
IV. PRESS BELGE.
a) Le probl6me allemand (Darpeau rouge, 8/8).
b) Apr6s la ratification 'du trait de paix par l'As-
semblee Constituante italienne: (La Mitropole,
8/8).
V. PRESS SUISSE.
Les repercussions de la crise economique de la
Grande-Bretagne sur sa politique exterieure (Tr'-
bzve de GenAve, 8/8).


I. PRESS BRITANNIQUE

a) LE DABAT AU PARLEMENT SUR LA SITUATION ACONOMI-
QUE DE LA GRANDE-BRETAGNE.
1. Times (9/8) :
...A en juger par les divergences d'opinions que
l'on constate parmi les membres memes du Labour


Party, la majority qui a endoss6 le < cheque en blanco >
demand par le gouvernemen} n'avait pas une id6e
tres claire de ce qu'elle 6tait en train de faire ni Ues
raisons qui la poussaient A agir ainsi.
Personne ne soupconne M. Attlee ou le cabinet en
general de fomenter la naissance d'une revolution so-
ciale sous le couvert des measures de defense prises
pour r6agir centre la crise. Les pouvoirs que M. Attlee
a demands n'en sont pas moins totalitaires... En faisant
remarquer que la seule alternative au project de lot 6tait
le ch6mage sur une grande 6chelle, M. Crossman, pour
qui < ch6mage et c systmme capitalist D semblent
deux choses ins6parables au point d'etre presque syno-
nymes, a r6v616 qu'il existe une cole 'de pens6e social.
liste qui consider deja le Bill come un instrument
pour accomphr la revolution qu'elle pr6conise..
On ne contest pas que la situation dangereuse dans
laquelie se trouve le Commonwealth exige que le gou-
vernement soit invest d'une autorit6 des plus grandes
pour utiliser dans le seas vou.u toutes les resources
en main-d'oeuvre et en matiares premieres et renforcer
les moyens de defense contre la crise. Mais il doit 6tre
possible, en p6riode 'de crise, de s'assurer l'accepta-
tion d'une discipline sp6ciale sans recourir A ce qui
.equivaut A une dictature...
La bonne facon de mieux prendre en mains la direc-
tion de la nation, c'est de mettre le Parlement dans la
confiance du gouvernement, 'de faire discuter chaoune
des measures n6cessaires A la Chambre des Communes
et de chercher A s'assurer la cooperation de tous les
parties dans un effort commun par la persuasion et les
concessions. Telle est la doctrine essentielle de la foi
parlementaire. Elle n'est nullement exprimee ,dans le
Bill sur les pouvoirs exceptionnels. >
2. News CWhronicle (9/8), liberal.:
< ...Le danger, c'est qu'en s'abritant derriere les nou-
veaux .rkglements, White Hall essaie de compl6ter un
plan hAtif en multipliant les formulaires et les ordres,
ce qui 6touffera les'derniers restes de l'esprit d'initiative
et de bonne volont&, aussi bien dans le patronat que
parmi les travailleurs.
Rien ne serait plus, fatal pour Pavenir 6conomique
du pays. L'industrie ne pent pas etre dirig6e de White
Hal, comme ce fut le cas pendant la guerre, bien que
la situation soit aussi critique qu'aux journees sombres
de Dunkerque.
Aujourd'hui, il ne faut'plus s'en tenir a 1'Pconomie








2 BULLETIN QUOTIDIEN DE PRESS ETRANGREK


rigoureusement contr6l8e du temps de guerre, miais il
faut laisser libre course en se contentant d'indiquer
la 'direction A suivre au plus grand esprit d'initia-
tive et d'entreprise que puisse montrer la nation..
3. Daily TelegnaiJth (8/9), conservateur :
< ...Le gouvernement veut-il faire croire qu'il a
echou6 parce que ses pouvoirs n'etaient pas sulfisants,
ressemblant en cela A un mauvais travailleur qui se
plaindrait de ses outils ? Cela est possible, et M. Chur-
chill l'a clairement insinue lorsqu'il a avane qcue le
gouvernement, n'ayant aucun plan ou aucun project ef-
fectif, essayait de dissimuler cette carence par ses pre-
tentions au pouvoir absolu, Ii n'y a vraiment aucune
relation A itablir entire son programme pour sortir cte
la crise et le Bill que l'on suppose n6cessaire a l'appli-
cation de celui-ci. La Chambre aurait raison d'h6siter
A accorder des pouvoirs dictatoriaux complete en temps
de paix, meme A un gouvernement qui aurait gagn6 sa
confia-nce par sa competence et sa sagesse. Et le gou-
vernement actual ne peut pas pretendre a cela. >
4. Dadliy Mail (9/8), conservateur :
< ...II reste encore A voir si nous pouvons suffisam-
ment pro'duire et vendre A l'6tranger pour conibler le
deficit. Deux questions principaies se posent.
Tout d'abord, pouvons-nous obtenir le carbon indis-
pensable A la production des marehandises necessaires?
Si nous ne le pouvons pas, alors, quoi que nous fas-
sions, nous aurons perdu la bataille.
Ensuite, le reste du monde voudra-t-il de ces mar-
chandises si nous pouvons les pro'duire ? De nombreux
marches nous sont dUjh fermss, certain A cause de la
question *des dollars, et quelques autres, il faul le re-
connaitre, a cause des plaintes motives par la quality
inf6rieure de notre travail.
La r6ponse h ces questions est : < Oui, si nous lut-
tons pour am6liorer la quality aussi bien que pour
augmenter la quantity. > Non seulement il dolt y avoir
plus de marchandises, mais elles doivent 6tre neilleures
et mieux places.
Si nous voulons gagner cette bataille, il nous faut
prendre immediatenment 'd'autres mesures... Nous de-
vons absolument arreter 1'ex6cution d'un grand iombre
de projects qui, 'dans ce pays, d6tournent la nmain-d'oeu-
vre, le materiel et l'argent de la bataille urgent que
nous devons livrer. Cela signifie l'abandon dc plans
qui, autrement, seraie.nt souhaitables, tels que la cons-
truction de nouvelles maisons, 'de nouvelles ecoles, du
pont sur la Severn... Cela signifie 6galement qic, jus-
qu'i la fin de cette bataille, nous ne pouvons pius nous
pdrmetire d'ex6cuter de nombreux plans d6sirables qui
nous auraient permis d'ameliorer notre condition de
vie. Mais, .actuellement, le plus que nous puissions faire,
c'est de maintenir notre situation.
Au commencement de la guerre, nous avons accom-
pli de nombreuses operations tris coiiteuses telics que
celles de la Norvbge et de la Grbce, toutes pour 'e bon-
nes causes; mais, come le prouverent les ev6ncments,
ce fut un gaspillage de la puissance iqui aurait dli ktre
r6servee pour la victoire finale. VoilA cc qui ln devra
pas se reproduire dans la lutte actuelle. >

b) L''I' PRBLEMI INDONESIEN (Times, 9/8)
< ...Les pays asiatiques exercent une pression conti-
nuelle pour entrainer une intervention directede du Con-
seil de SCourit6 et, hier, 'Inde a renouveli la propo-
sition faite par l'U. R. S. S., proposition qui a deji etd
repoussee le 1" aofit, ct qui demandait de donner aux
deux parties l'ordre de se retire jusqu'aux positions


qu'elles occupaient avant les hostilities, de peur que les
Indonesiens ne se trouvent en plus mauvaise posture
au course .des prochaines negotiationss. On ne peut abso-
lument pas acceder a la demand de 1'Inde. .'accep-
tation de cette requite ne contribuerait qu'a entrainer
one extension 'du territoire dej-r terrorism par des ban-
des de hors-la-loi et exposerait des innocents A des re-
presailles sauvages
Du point .de vue de la strict legality, la position de
la Hollande est inattaquable. Mais il faut tenir compete
de considerations plus inmportantes. Les pays de 1'Asie
voient lA le diroulement d'une lutte entire le nlatona-
lisme asiatique et une puissance colonial europ6enne.
I1 ne reste par consequent qu'un seul moyen Ue trouver
oh sont les droits et les torts, et c'est le recours a 'en-
quete international. Il sera difficile aux Hollandais
de renoncer A leurs droits l6gaux et le dilemme dans
lequel its sont places leur attirera beaucoup de sym-
pathie en Grande-Bretagne mais il vaudraif-mieux
pour eux agir ainsi, car en fin de compete ce geste ser-
vira au mieux leurs interets aussi bien que les Tht&rsts
plus vastes encore qui peuvent naitre d'une bonne com-
prehension entire l'Orient et l'Occident...
L'enjeu n'est rien 'de moins que l'avenir de la paix
dans 1'Asie sud-orientale; et il ne tient qu'au gouverne-
inent nierlanndais de ne pas laisser une question toute
de 1lgalite, du point de vue technique, entraver I'action
salutaire des Nations Unies. ,



II..- PRESS AMERICAINE


Revue de la iresse cometrivaine di 8 aouil' 1947

1. La cr'se anylaise
La situation financieire de la Grande-Bretagne suscite en-
core de nombrcux articles et iditoriaux dans la press d'au-
jouildFhi. Ces derniers reflatent une opinion qui,, to-ut en
faisant preuve de sympathies pour le people anglais, lne
managee pas ses critiques A il'dgaed du government trai'ail-
liste qu'elle rend responsible ire ,bien des inaux don't souffre
ce people I l'heure actuelle. La plupart des journaux asne-
ricains Ctant de tendances conservatrite, leurs ldiitoriauk
s'attaquent avec vigueur an socialisme anglais autant qu'ti
I'imnpuisaance ou A l'ineptic du gouvernement Attlee. Leurs
conclusions, cependant, a I'exception des journaux isolation-
nistes, come le Chicago Tribune, les journaux des chains
Hearst et Patterson sont ,d'avis qu'il convient d'ctudier avec
les Britanniques les anesures antemnibdiaires qui permettront
a Lon lres, par une interpretation appropri de de 'accord
financier anglo-ainericain, d'attendre la nouvelle aide am6-
ricaine don't elle pourra bdneficier dans le cadre du plan
ld.'aide cconoamique it l'Euiope.
Les correspondents poilitiques de la capital constatent que
la situation financiere .difficile de la Grande-Bretagne a des
repercussions dans tons les domains et empehe de reLalliser
1'6troite collaboration anglo-americaine. G'est ainsi qu'sls
estinment que la Conftrence, 'dle Geneve est bloquee iar le
refus anglais de r6viser les tarifs id'iimiportations anglais
comme le voudrai.t la .dllegation ain ricaine et que 1'attitude
aimiricaine ia tl'igard du, probllme allemand est igalemcnt
a reviser, puisque la Grande-Bretagne ne pourra plus sup-
porter les frais prdvus pour sa zone d'occupation.
Le vote de confiance Idkinni par les Communes aI M. Attlee
est annonc eni priiremiere page es j'ournaux qui reproduisent
g~enralement dans la colonne voisine i'annonce faite par
M. Attlee qul'une taxes de 75 % sera, prdelev\e sur les revenis
des films ambricains en Girande-Bretagne. La reaction des
correspondents de Wihshington tllinote la surprise extreme et
le mdcontcntcment des milieux du cinema americain, certain
reppr.sentanits des grande coimipagnies de films envisagent de
ccsser t(ut cnvoi de film, en Angleterr'e.








BULLETIN QUOTIDIEN DE PRESS ETRANGEBE


'Critiquant rIattitudeo antiriedre du gouvernement Attlee, Je
New York Sun icrit notamment : Suirement, les -expp-
rienq"s hitives de socialisation et, comme M'. Attlee lui-mnme
1'a admis, le reii chement trap rapid des controles imsposs
anx travailleurs sont it 'origli e de Ia crises >>. Le New York
Times critt*ue la declaration del M. Dalton trouvant curieux
qu'il s' tonn-e'de 1'effet produit par la convertibilite de la
livre, alors qu'il y a queliqu&" temps < c'tait le chancellier
kle. 1Echiquier qui' dirigeait WK chceur britannique plein de
confiance qui d6clamait que Tout Rtait pr6 u et qu'aucune
aide anmricaine n'dtait n.cessaire >.
Le Philadelphia Inquirer dcrit de son c6td : Les socialists
anglais n'ont pas tenu parole et M. Churchill a raison quand
il declare que la crise est en grande parties fleur fate. Leur
plan idie nationalisation, leur enregimentement des travail-
leurs et des matires premieres ont paralys4 1'entreprise
pride. L'effet en a t6d la diminution et non l'augmentation
de la production ,.
Le Philadelplhia Evening Bulletin, tout en admettant que
les Britanniques do4vent lmaintenir un regime d'anstdrite,
critique des p'orte-iparoloe du gouvernemient travailliste qui,
dit-il, e font ,des sermons sur .'austiritd et en parent comme
si c'dtait qiel'que chose d'exdellent pour I'A&fe et d b vrai-
ment agrdable pour ceux qui ont le sens du devoir >, et con-
clut : a Si les nouvelles ,doses d'austdritd ne donnen.t pas
rapidement de bons rdsultats, la nation sera peut-6tre ainende
a fire appeal i d'autres doctefirs ,.
2. Les questiohs allemandes
Les dpihes adrssess6es an New York Times au New York
lHieal't Tilbunse, lain.si que les depiiahes A.P. rapportent
toutes, en des terms analogues, que la France desire s'entre-
tenir du problame de la production allemande avec les reprb-
sentants qifalifids anglais et aimiricains et qu'elle ne pense
pas que sourifettre un aiiemoran'dlum des ivucs frangaises it
Londres ot h Washin:gton soit 'one bonne minthode pour re-
soudre e probl6me alem1cind. Le correspondent dui New York
Times orit qu'un porte-paro.le franqais a declare qu'il n'y
avait jhamais eu de proposition 'officielle faite au gouverne-
mant franiais pour une unification des zones d'occipation.
Une id6pgclie de Berlin an New York Times declare que
dest dIl4guds amdricains et anglais au.iCaoseil a'llii ont re-
pouss6 une nlouvelle demanded russe de reparations en faisant
remarqguer quo les Russes se sont englasgAs A' rdafiser l'.unitO
coonomilque allemnande et que, tant qu'ils ne coopdraient pas
a cette rialisation, ils ae seraient pas autorisds h recevoir
d'antres rd6parations. Le ddeigue frangais aayant fait cause
commune avee le deligu. rusase, le correspondent amnericain
derit que les Frangais et les Russes ne pourront pas avoir
de satisfaction s'i'ls ne jogignetnt ,pas leur zone d'occupation
a la a bi-zonie a.
3. Relations entre fles U.S.A. et I'U.R.S.S.
L'dditorial du New York Times s'attaque A Ja politique
intirieure des pays satellites de I'U.IR.S.S., les accusant d'em-
ployer les mbthodes de Hitler e avec cette seule difference
que leurs troupes. d'assaut portent i'6toile sovi6tique au lieu
de ia swastika a. 1 consildroe quils .ont en train d'effectuer
une Tvolution graduelle sonus des forimes & quasi Idgales, dd-
guisant les mdtholdls ddimlocratiques et parlementaires ). 11
conclut en appuyant les protestations du Di6partement d'Etat
centre les agissemnents des igouvirnements de ces pays et en
iklenmandant que 'on cosse toute aide : b la Pologne et A la
Hongrie a, afin de 'leur montrer i quoi les m6nent leurs
n'ouiveaux Fuhrers.
Une didpdclhe A.,P. de Tokio d6dlare que le president do la
delegation amedricaine a'u Conseil allied a refuse de donner
des informiationst dltaillies sur le commerce et la production
japonaise que r elaimait le inembre sovidtique de ce Conseil.
Les depS6hes de Washiingiton signalent .a nouvolle protes-
tation amaricaine adressee an commandant des forces sovis -
tiques en Autriche.coontre la saisie des propridt.es d'une co'm-
pagnie am6ricaine Idle ipdtrole qui auralent Cti consid6rmes
comme des blens allemands par les Russes. La press note
que cette protestation' appiuie la demarche anglaise anterieure
sur le m6me sujet.
La press reproduit ,6galement l'interview du anar6chal
Tito iprosttant caontre ce qt'il appelle c Les efforts qui sent
fatts power n as' isoler et contr'e blebci s ioonomique de


notre pays >. Tito a'urait rapipead quo les U.S.A lui 'ont
refuse, un accord prtt-bail 6t qu'ils ne lui ont pas remis les
45 A 50 millions de dollars d'or yougoslave tlteonus aus
U.S.A. En outre, iiil auralit dclare, qu'ils lui ont refuse des
livraisosns de blh et de lui vendre 1es machines n&cessaircs
an rclCvement de aI Youggoslaivie.

4. Indondsie
La press public une note inidlondsienne adressie au gou-
vernement de Washington accerptant les bons offices am6ri-
cains et demandant I'envoi d'imne commission international
d'arhitrage, sans ddlai, en Indon6sic.

5. Banque Internationale
L'emprunt de 195 millIons 'de dollars pour la reconstruc-
tion des moyens de la production de la 'Hollande vient d'itre
accord par la Banque Internationale.
6. Acier amrricain
A partir du Icr octobre, Je igouvernement des U.S.A. Impo-
sera le sysfime de contr6le sur les exportations d'acier qui
existait pendant la guerre. Cette decision a lt6 prise pour
faciliter la reconstruction des pays europdens et, en parti-
culier, de Ia France k'iont les besoins en docks, rails, points,
wagons, etc., 'out &t6 soulignas. dans Ia conference de press
de M. Sweeney, .ohef du contr6le des deportations du Ddpar-
tement du Cohimercd.

7. Tunisie
.One ddpdche du Caire an New York Times rapport I'inter-
view Idie Bourguiba qul diclara avoir eu des contacts avec
le reprisentant de l'ambassade de France au Caire ddsireux
de connaitre les conditions que Bourguiba accepterait pour
rdgler le Idiffdrend entire le movementt nationalist dtt Des-
tour et I'administration franqaise die Tunisie. Il aurait de-
elar6 au reprssentant frangais que Pe cas de la Tunisie serait
soumis 'I'O'.N.U., it moins que la France ne remette l'auto-
rite gouversementale auxr Tunisiens en commengant par la
restauration le 'Moncef Bey. La Tunisie accepterait alors
d'ouvrir des ndgociations pour ]a protection des int6rmts
frangais qui ne sont pas incompatible avee la souverainete
tuni'sienne. Bourguiba aufait 'galement declared que 3( a Ligue
arabe I'avait Informe qu'elle ne pourrait pas soutenir le cas
tunisien A 1'O.NAJ. avant 1948. Daniel, l'auteur de cette dB
pdche, note que la conviction exprimde par Bourguiba qu'il
recevrait I'ap.ui ani6ricain l'O.N.U. n'est pas partag6,e par
les observateurs du Caire qui remarquent que < Wlashington
fait trs attention dle ne pas embarrasser les Franuais, en
Afrique duo'ord >> e qui rappellent que oI. Doolittle, ancient
consul americain it Tunis, a dtd ddeplao d'Alexandrie en
raison des relations personnelles qu'il cntretenait avee Bour-
guiba.

a) LE PLAN MARSHALL ET LA CONFERENCE DE RIO (NewU
York Henald Tribuine, 9/8), edition europ. :

< ...On peut raisonnablement s'attendre a ce quo la
Conference de Rio nous montre une evolution de la
politique 6trangtre am6ricaine, qui portera sur un
bien plus vaste space que l'Phmisphrre oci'dental...
MM. Marshall et Vandenberg auront pour la premiere
fois l'occasion de travailler ensemble pendant plusieurs
jouis consdcutifs, -de facon continue et 6troite. Une
tell occasion ne pent manquer d'amener les deux hom-
mes A s'entendre en fin de compete sur la question reol-
lement important, c'est-A-dire la fagon d'ouvrir les
yeux du pays sur les r6alit6s de la situation mondiale
et la fagon 'de presenter par la suite le plan Marshall
au Congres et au pays...
Jusqu'h present, le pays n'a entendu que les vagues
allusions g6ndrales du discours prononc6 par M. Mars-
hall A Harvard... Les allusions de Harvard n'6taient pas
assez claires et 6taient trop destinies A des oreilles eu-
rop6ennes pour 6tre compl6tement comprises aux Etats-
Unis par les masses don't le soutien est essential A
M. Marshall...


~







4 BULLETIN QUOTIDIEN DE PRESS ETRANGBRE


Le D6partement d'Etat salt aussi bien que M. Van-
denberg qu'il faut pr6eiser les vagues allusions de
M. Marshall... Ce que M. Marshall doit 'dire est d6ji
evident : tout d'abord, que les Etats-Unis ne peuvent
pas se permettre de supporter toute la charge de re-
lever un monde pr6t A mourir de faim; ensuile, qu'il
est 6galement impossible A ce pays de mainlenir sa
prosp6rit6 et d'assurer sa defense dans un monde qui
so trouve plong6 dans le pire'des d6sordres. Aussi de
serieuses raisons pratiques imposent-elles h l'Amrrique
d'aider i une reconstruction de l'Europe qui serait sen-
see, ordonn6e, qui ben6ficierait de la cooperation de
toutes les nations int6ress6es et conslitucrait surtout
une reconstruction d6flnitive. v
La Grande-Bretagne et les nations europ6enues doi-
vent s'entraider, l'aide americaine aidant h combler
leurs deficits. C'est la facon la plus facile de reussir,
c'est aussi la plus sense.
Si M. Marshall declare cela ouvertement au pays, -
et ajoute que le gouvernement a l'intention de soumettre
un tel programme au prochain Congres, tout ce .qui se
passe dans cc pays et A 1'6tranger sera comprehensible
pour tout le monde.
D'autre part, si M. Marshall dit cela, cc sera un
example de plus d'une vraie collaboration entire les R6-
publicains avis6s comme le s6nateur Vandenberg, et
des dirigeants gouvernementaux comme M. Marshall...
(JOSEPH ET STEWART ALSOP)

b) M. CLAYTON PRECONISE DES MEASURES D'URGENCE POUR
AAER LA FRANCE ET LA GRANDE-BRETAGNE (New York
Herald Tribnme, 9/8, ed. europ6enne).
Selon l'opinion du Secr6taire d'Etat Clayh n et des
principaux diplomats am6ricains en Europe, la crise
6conomique en Grande-Bretagne et en France est deve-
nue si grave que les deux pays ne peuvent m6nie pas se
permettre d'attendre l'aide am6ricaine jusqu';' ce que
le plan Marshall pour l'Europe soit formula officielle-
ment, en particulier en raison du fait que le Congres
am6ricain pourrait bien ne pas se r6unir avant le mois
d'avril de l'ann6e prochaine pour approuver le plan.
Aussi, est-il n6cessaire d'apporter une certain ( aide
d'attente 2 i ces deux pays au course des prochains
mois. Autrement, l'agitation politique et la .dsintigra-
tion economique qui surviendraient dans ces deux pays
pourraient bien ruiner la politique 6trangbre anmiricaine
en Europe occidentale...
SEn r6sum6, les homes d'Etat am6ricains influents
qui se trouvent en Europe craignent quelque pue que si
une sorte d'aide temporaire n'est pas accordie A ces
pays, la Grande-Bretagne sera force d'adopter une po-
litique plus conciliante envers la Russie (afin de pou-
voir obtenir en U. R. S. S. les vivres qu'elle ne peut pas
se permettre d'acheter aux Etats-Unis, du fait qu'elle ne
possede pas suffisamment de dollars), et qu'une p6riode
difficile en France entrainerait une victoire commu-
niste. >
(MARGUERITE HIGGINS.)

c) LA CRISE ECONOMIQUE EN GRANDE-BRETAGNE i(New
York Herald Tribune, 8/8).
< Du point de vue americain, on peut dire qu'il y a
just un an, ce pays accepla un peu tard peut-tre, d'in-
vesdr 3.750:000.000 de dollars pour reliever la Grande-
Bretagne en consid6rant cette measure comme n6ces-
saire a un redressement international. Or, ces londs se-
ront 6puis6s dans deux mois, et le but cherch& n'a pas
616 atteint.
Les raisons de cet 6chec sont multiples, et on ne peut


pas les mettre entidrement a charge d'une politique na-
tionale...
Si M. Attlee ne parvient pas a contre-balancer mainte-
nant le d6s6quilibre existant entire les entrees et les sor-
ties de dollars, 1'6puisement des credits americains r6-
soudra cette question dans quelques. semaines, et le r6-
sultat sera le meme. Londres, parlant de facon drama-
tique de a la famine mondiale du dollar a, ne Cache
pas que le programme Attlee pourra faire baisser les
prix am6ricains. Que ce programme les fasse baisser, ou
qu'ils restent stationaires, ]a politique am6ricaine sera
quand meme serieusement &branl6e. Nous ne pourrons
pas continue h avancer des products d'exportation a
des pays don't la situation economique ne parvient pas
a r6v6ler la moindre volont' ni la moindre capacity de
relevement sur un pied qui leur permette de subsister
par leurs propres moyens, Mais nous ne pouvons pas
non plus nous exclure d'un mPcch6 mondial qui est si
n6cessaire aux autres et A nous-mmmes. L'application du
programme Attlee aura une repercussion tres significa-
tive sur la politique 6conomique de I'Am rique comme
sur celle de la Grande-Bretagne. >



III. PRESS SOVIETIQUE


Revue de ad press saoitiNque du 8 andt 1947

1. La pol tique anglatse
Dans la Prauda, trois tclkgramimes de Londres donnent un
court aperqu des discussions diu 6 aoft h 1la Chambre des
Communes sur la politique &conomique de 1'Angleterre. Dan.s
Krasiny Flot, un article de Gau est intitule L'Angleterre
et 1'empprunt arm4nricain L'auteur estime que les difficulties
4conolmiques de la Grandle-Bretagne ne sont pas dues & la
guerre, mais a ce qu.e t le gouvernement anglais s'est accro-
ch.6 h l'illuslaire ca plan: Marshall >, dans 1'espoir qu'il per-
mettra A il'Angleterre d'avoir la prioritN dans la partition
des credits americains. Mais, vite, cet espoir a d6o deiu >.
2. La lutte mondiale pour la ddmocratie
a) La Grbee. On relve un r6sumn6 -des discussions au
Conseil de Sceuritu s ur la question Erecsquc i la stance du
6 aolt; nun commnun rau6 des opDrations des partisans, In
nouvelle de 1'eventuailit6 d'nne intervention militaire turque.
I'emprise con.omique des U.S.A. sur le pays.
b) Indondsie. Les Itdleraimmes annoncent la poursuite
d'oTdrations dieduisbes de la part des Hollandais. la com-
munication du LolveTnement fndonesien an Conscil de Sbeii-
ritd. la declaration du premier ministry rejetant tout arbi-
trage, sinon celui ,'une commission international de I'O.N.U.
c) Les panis de la << nownelle dnmoncrdtie >. -- II convient
ide reliever souss ce t e es nouvelles decisions du Parle-
ment Tounmain, -le prdocs de Nicolas Petkov. D'ans le Moskov-
skir Bofchevik, la chroninue international de Linestky est
consacree A un com'mentairie ~1ur a portfe de u I'alliance fra-
terpelle des deux pays balaniques 3.
d) Conflicts du travail. Trud fait 6tat du conflict entire
le trouvernement Ramadier et les svndlicats (citations de
l'Humanitd et du. Parisien Libere). Une court dipiche a
trait aux incidents de Tunisie.
e) Prores des organisdffeurs lde dWplts d'armes en Finlande.
De nombreuses dNplches sur cc isujet.
3. Au tour du plan Marshall
Une dp&dlie de Copenhague signale, d'apres le journal
Politiken, l'accord d'emprl nts 'par I'Amerique au Danemark
et a la Hollande. Une autre resume la conference de press
de M. Marshall (adoucissement des conditions de I'emprunt
anglo-americain, divergence entire les points de vec de
M. Marshall et de M, Royall 'sur attitude ha P1i'rdi de la







BULLETIN QUOTIDIEN DE PRESS ETRANGERE


France). Enfin, -ne troisieme dip6che donne des cxtraits
du New York Times sur I'envoi d'une nouvelle note des
U.S.A. A la France.)
La pretmire parties de la *chronique de Linetsky dlans
Moskooskg Bffcheuik est consacr6e aux prochains entretiens
sur la Ruhr qui auront lieu A Washington. (Voir V'article
plus loin.)

LA FRANCE PARTICIPERA-T-ELLE AUX CONVERSATIONS AN-
GLO-AM RI(CAINES DE WASHINGTON (M'oskovU~ky Bolche-
vik, 8/;8.
q Pour la France conmme pour les autres pays de 1'Eu-
rope occidentale, le plan Marshall est une perspective
tres floue envelopp6e par le brouillard de la phrasIolo-
gie diplomatique. La < contrainte du dollar > prend
cependant une forme de plus en plus reelle. Pour la
France cette contrainte a pris une force nouvelle A l'oc-
casion des prochaines conversations sur la Ruhr a Wa-
shington. La participation de la France A ces conversa-
tions est conditionnae par les importantes concessions
politiques qu'elle voudra faire et par le changement de-
cisif qu'elle voudra bien apporter dans sa politique
ext6rieure, notamment par une soumission sur la ques-
tion de l'avenir de la Ruhr et de l'ensemble de l'indus-
trie de 1'Allemagne occidentale. Autrement dit, en
change de la renonciation aux fondements de sa secu-
riti sur le Rhin, on propose a la France un nouveau
pacte et une nouvelle garantic sur le paper, cette fois
dans le cadre du bloc occidental.
(LINETSKY.)



IV. PRESS BELGE


a) LE PROBLME ALLEMAND (Le Drape ut Rouge, 8/8).
( La Belgique et ses allies qui voisinent avec l'Alle-
magne ont, deja aprns 'Pautre guerre, entendu parler de
relevement n6cessaire de 1'Bconomie allemande. Nous
avons mnme assist a ce relevement prodigieusement
rapide grAce A la direction de < technicians > alle-
mands avis6s qui avaient 1'experience des affaires pour
les avoir mcnees rondement sous le regne de Guillaume
et surent profiter de l'aide anglo-saxonne entire les deux
guerres.
Aujourd'hui, les AmBricains nous pensions surtout
aux trusts et a leurs porte-parole recommencent la
m6me politique en I'accentuant mime. Evidemment, ils
y voient un moyen de caser des capitaux -et de les faire
irapporter gros. Mais cela ne fait pas notre affaire a
nous, Belges, comme cela ne fait pas l'affaire de la
France ni de tous ceux qui ne tiennent pas A une
nouvelle invasion. Car si les U. S. A. veulent remettre
A flot 1'economie allemande, ils replacent A sa t*te les
hommes qui I'ont dirigee sous le IIIP Reich, ils r6tablis-
sent sans contr6le aucun, sauf celui des financiers ame-
ricains, une industries que les bombes n'ont pas atteinte
dans sa parties essentielle. Cela alors que nos pays pei-
nent pour reliever les ruines que les Stukas y out lais-
sees. Les Americains ne parent m&me plus de r6para-
tions... >

b) APrns LA RATIFICATION) DU TRAIT DE PAIX PAR L'AS-
SEMBI~E CONSTITUANTE ITALIENNE (Lat Mitropole, 8/8
catholique).
Une nouvelle situation est cr6Be. L'Italie a virtuelle-
ment ratifi6 le trait de paix, nais cette ratification
n'est valuable que si la Russie ratified aussi. Et tant quie


Moscou ne fera pas ce geste, les frontibres italo-yougo-
slaves resteront ce qu'elles talentt sous le regime d'ar-
mistice, c'est-h-dire qu'elles ne seront pas port6es jus-
qu'A la ligne, plus d6favorable a l'Italie, que stipule le
traite. C'est 'done la Yougoslavie qui patira de cet 6tat
de choses et si Moscou, comme il est possible, n'a pas
1'intention de ratifier un nouvel accord, un accord s6-
par6 devra etre -n6goci6 sur les frontibres orientales de
la p6ninsule. L'Italie pourra obtenir de la sorte on
l'espere du moins une revision des clauses les plus
dures et conservera wventuellement Trieste et Pola, le
succs n'est peut-6tre pas impossible.
Du c6t6 des grandes puissances d6mocratiques, la ra-
tification ouvre la voie a la r-alisation de promesses
des alliees. Elles consistent dans la revision ddu pro-
blWme colonial, dans l'annulation pratikue des r6para-
tions i(ce qui est dejA un fait concrete pour ce qui con-
cerne les Etats-Unis et la Grande-Bretagne), dans le sta-
tut de la flotte soit marchande (retour sous le pavil-
ion italien du reste de la flotte p6ninsulaire), soit mili-
taire (consentement A adopter pour la defense des c6tes
les unites qui out surv6cu a la guerre).
Avec la ratification du trait, M. de Gasperi a obtenu
I'un ,des plus belles victoires de sa carri6re politiquc.
Les offensives de la droite et de la gauche out 6choue
et la meilleure voie celle qui permet d'obtenir des
avantages, tant du c6t6 est que du cStC ouest parait
avoir e6t choisie. >
(Du correspondent special de La Mdlropole.)



V. PRESS SUISSE


LES I 1PEC'ECUSSIONS DE LA CHISE ECONOMIQUE DE LA
GRANDE-BRETAGNE SUR SA POLITIQUE EXTERIEURE (Lt
Tribune de Gen-ve, 8/8).
q La grave crise intlrieure que traverse le Royaume-
Uni aura des repercussions profondes en Europe et
dans le monde. Dans application de son programme de
redressement 6conomiiue et financier, le gouvernement
Attlee sera fatalement amen6, en effet, A reviser toute
sa politique exterieure, et cela dans le sens indiqu6 par
les ( rebelles > de son propre parti. Par la force des
choses, l'Angleterre est ainsi dn train d'abdiquer ce r6le
de ( troisieme grande puissance > qui lui 6tait d6volu
depuis la fin de la guerre et a laisser le champ libre aux
Etats-Unis et a t'U. R. S. S,, qui en pfofiteront pour
6largir encore leur ( space vital >.
Le programme d'6conomies soumis aux Communes
par le premier ministry comporte, notammnent, une im-
portante reduction des effectifs stationnes dans les pays
d'outre-mer. La < balance des forces > sur le continent
europeen on ne saurait parler d'(e quilibre >> car la
Russie s'est deja assurec une 6normc sup6riorit6 nume-
rique s'en trouvera encore modifiee a l'avantage du
< Bloc oriental >.
De plus en plus, c'est done sur les Etats-Unis que re-
tombera la responsabilit& du maintien du stata quo en
Allemagne, en Autriche, A Trieste et dans Balkans, et
leur position, dans les conseils allies, en sera encore
renforcee. D'autre part, le cabinet de Londres sera na-
turellement conduit a restreindre le champ de ses in-
terventions diplomatiques. D6jh il avait fail son deuil'des
positions avancees qu'il tenait encore derriere le rideau
de fer. En consequence, on peut s'attendre qu'il renonce
aussi a protester plus longtemps auprBs du gouverne-
ment sovitiquc el de scs satellites centre Ics violations








5 BULLETIN QUOTIDIAN DE PRESS ATRANGIRE


r6p6t6es de la declaration de Yalta touchant le respect
du droit de libre disposition des peuples. A l'exemple de
la France, il finira de la sorte par s'incliner devant le
fait accompli cr66 en Europe orientale par les victoires
russes et qui n'est en some que la r6p6tition, A re-
bours, de la situation issue naguere des accords de Mu-
nich.
Ce repli general de la politique britannique va done
crder un grand vide dans le monde entier et particuli&-
rement en Europe. Pourtant, le Royaume-Uni a encore
un r6le magnifique A jouer, et il jouira d'une autorit6
morale d'autant plus grande que ses d6tracteurs ne pour-
ront plus I'accuser d'arriere-pens6es imp6rialistes. Dans
le reglement des questions coloniales, il a dej& fail
preuve d'un lib6ralisme et d'une g6nerosit6 qui contras-


tent singulibrement avec les ambitions insatiables de tel
de ses grands partenaires. Si, maintenant, il parvient
encore A surmonter sans secousse grave la terrible crise
dans laquelle il se d6bat, il aura.6galement prouv6, A la
face des regimes totalitaires, que le souci du salut pu-
blic n'est nullement incompatible avec le maintien et
des institutions dnmocratiques et du respect des droits
populaires. Et, dans les temps que nous vivons, une telle
demonstration constituerait la meilleure des r6ponses A
ceux qui crient deja a la faillite de la civilisation occi-
dentale et qui r&vent d'6tendre A l'Europe entire les
m6thodes de < revolution dirig6e > en honneur derriere
le rideau de fer. >
(PAUL DU BOCHET.)


S. P. I. Imp., 27, rue Nicolo, Paris 31.3009 Prix : 6 fr.




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