Group Title: Bulletin quotidien de presse étrangère
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 Material Information
Title: Bulletin quotidien de presse étrangère
Series Title: Bulletin quotidien de presse e´trange`re.
Physical Description: dl. 30 cm.
Language: French
Creator: Ministère des Affaires Étrangères
Publication Date: July 29, 1947
 Subjects
Spatial Coverage: France
United Kingdom
Russia
Poland
Germany
Belgium
 Notes
General Note: 1009: gebaseerd op afl. 5605 (1934).
 Record Information
Bibliographic ID: UF00077027
Volume ID: VID00151
Source Institution: University of Florida
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: oclc - 72892915
ccp - PA0245063

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SERVICES FRANCAIS
D'INFORMATION
(MINISTARE DE LA JEUNESSE,
DES ARTS ET DES LETrRES)

Direction de la Documentation
14-16, rue Lord-Byron, Paris (8')


LA DOCUMENTATION FRANAISE


MINISTER
DES AFFAIRES ETRANGERES
SERVICE D'INFORMATION
HT DE PRESSED


BULLETIN


DE


29 juillet 1947.


PRESS


QUOTI



ETRA


SOMMAIRE

I. PRESSE BRITANNIQUE
a) Les Alli6s et la Ruhr (Observer, 27/7).
b) L'Cchec des .negociations commercials anglo-
sovietiques :
1. Daily Herald (28/7) ;
2. Times (28/7) ;
3. Paily Teelegraph (28/7) ;
4. News Chronicle (28/7).
1c) La guerre en Indon6sie (Daily Herald, 28/7).
II. PRESS AMERICAINE.
a) Les Alli6s et la Ruhr (New York Herald Tribune,
26/7).
b) La guerre en Indondsie:
1. New York Times (26/7) ;
2. Wlashington Star (26/7).
c) Le trait6 de paix avec le Japon (Washington Star,
26/7).
III. PRESS' SOVIJTIQUE.
Le but du plan Marshall (Pravda, 25/7).
IV. PRESS SUISSE.
La guerre en Indoan6sie (Basler Nachrichlen, 26-
27/7).


I. PRESS BRITANNIQUE

Revue de la Presse britatniIqut du 29 juillet 1947
Les problimes iatlrieurs sont a nouveau au premier plan
dans la iilus grande parties de 1a presise. Celle-ci announce que
le group parlementaire du parti travailliste se reunira mer-
credib pour entendre ine communication du Premier ministre
ct di~ Chancelier de 1'Echiquier sur la situation dconomique.
La plupart des jouirnaux font echo A 1'inquiitude croissiante
que provoquerait dans '"s milieux parleftentaires et syndi-
eanux ia menace id'une crise 6conomique. Tooutefois, 1)cdhec
des negotiations cominnerciales anglo-soa itiques fournit les
manchet.tes d-u Daily Herald et du Daily Workler.
1 Nygocialions anglo-sovidtiques
C'est bien de l'dchec de ces negociations sur lequehl s'ex-
pliquera iaux Communes, aujouird'haui ou diemaiin M. Harold
Wilson, le chef de la D616gation britannique. L'accord 6tait
sur le point de sel rdaliscr, 6crit en substance Ie correspon-


datL diplomatique du Times, lorsque es Russes exig6rent
a nouveau une revision do l'accord de 41 que ,la Grande-
Bnetagine ne pouivait accepter : < On ne considiere pas cet
6chec come dffinitif v, ajoute e correspondent.
Une impression analogue se digage d'une breve note di
correspondcant dipmatiqiue du Manchester Guardian.
Dans la plupart des diplcheos et commentairesi publiis par
los autres journaux, plusieurs organ-es r6sument l'dmission
au couns de laquelile la radio sovi6tique a rejete sur IR
Grande-Bretagnc la responsabilit6 do 1'chee des niegociations.
Le correspodiant diplonatique din Daily Worker icrit A ce
sujet : a L'attitude politique di Gouvernement angfials a
fait perdire a la Grande-Bretagne six millions et diemi de
tonnes de bl16 pr6lever sur les, quatie prochaines r6coltes
de 1'Union sovietique. >
2 Indondsie
Les journaux peproduisent A nouveau des ddpbehes con-
sacrnet au progr6s des troanpe hollandaises ct signalent que
les Indon6sicns, ont mis (e fen A certaines exploitation
p6tirolifires die Sumatra. Le Daily Telegraph met en evidence
le faith que la marine hollandaise va envoyer troiis bateaux
qui permettront d'expodier une cargaison inporeante de
caoiutchou0, de sucre et Id'autres denies aflimentaires.
D'apr6s certalnes dcpches le Gouvernement australien
s'efforcerait de reconcilier les Hoolandaisi et les Indondaiens.

30 Palestine
Deux nouveaux navires charg s d'nimigrants illegaux appro-
clent de fla Palestine. On ne sait pas exactement d'ot ils
viennent et la marine britannique transporter leurs pas-
sagers A Chypre, telle est la nouvelle que idonnent ce mating
la phlpart des journaux. Els annoncent d'a&utre part quo (es
4.500 passages du Prdsident Warfield arriveront ce mnatin
i Port-dle-BouC.
Un certain nomubre d'6migrants .seraient tombs maladiess
(pent-6tre la pesto bubonique, s'll faut ena roire le corres-
pondant spi6cial din Daily Telegraph).
Ce icorrespondant donne des pricisions sur les measures
prises par les Autorit6s frangaisesi pour aooueilir cenx qui
se decideroi t a ctbarquer. Un train sanitaire et un, actre
train seraient prlts a leis transporter mais les autorites
franqaises ne feraient rien pour les i6cider a quitter leur
navire.
Le correspondent du Manchester h PParis reproche, A nou-
veau, a la pressse frangaise de mejeter sur flia Grande-Bretagne
toute la responsibility de l'incident, sans expliquer a l'opinion.
lque le depart du President Warfield Ide la ecte franoaise
a det un scandal dui point do vue des garanties donnles
par ia France A une puissance aimie, du point die vue con-
trOle des passports et du point de vue des reglements
d'hygiane et de sdcurite du navime.
Ce correspondent conclut : a En tout cas, il est clair,
une fois de plus, qu'il y a iiabord en France (et pas seu-


Nouvelle Serie N 0 729








2 BULLETIN QUOTIDIEN DE PRESS ATRANGoRE


loniment a 'l'extrnime gauchee, Od.s gens qu.i se plaisent A fire
une propagan'de aniti-brittann iqlue, ensuite, que les, affairs
dlu o;nondle :isla-miq ue sonit Ilo'ujouirs une soiutree de conflicts
enitre ]a France elt la (Grande-llveitague et qu'il est urgent de.
Ics dis eter et de Ies r.gler. a>

4 La France

Deux journaux seulement rcnidlent compete du dicbat qui
s'est due6rou'le a l'As'selmbl6e nati'onmale sur Cia politiquc 'tlran-
gere du Gou.vernement. Le correspondent du Times, qui ana-
lysel d'une facon p.i',cise le disuouns die M. Bidaiult, estime
que ce dielxat n'a applorte aucun 616ment nouveau.
Le correspondent diu Manchester Gu.ardian, qui signal
i"absence de niombreux membres die l'Assem'bl&c ecrit clue la
rCsolu'ion votlre par ila majority << est abso:lulment typique
de la pens'e franiaise actuelle en mati.re d&e politique i tran-
g6re a.
I.e discourse prononce iA lenn'cs hier par le Giu.,ral! de
Gauille est nmentionani ou rvs'u-nim par presque toute la press
qui souligne particulierement la violence de's attaques dia
Gin6ral de Gaulle. contr e Ic part coomimuniste. < I.e G(eniral,
6orit le co'-respondian't d'u DaIilly Tel legraplih ,, exprimait ce
cue bien des giemns pensent, mais cc que bien lpeu ostnt dire
lorsqu'il a dcola.re que l'uni.t-. del.'a I'rance eat a nouveau mise
en danger quad les chefs font ip.asser ava.nit tout ler sou-
mission A u'n Etat 'tranger. >
Le a Dailiy Worker >, qui mentionne lie diascours du in indcral
d 2 Gaulle. donne plus de plaod a celui daans leiqueul M. lDu-
clos a proclaimb la nieissi.tu de ar6duire les di(dpnses militai-
res, fran(aise's.
Le Times. a Paris announce d'autre part quc dle niLgo-
tiations commercials se sonit ouvertes suamedi, A Paris entire
le France et la Pologne.

5 L'Allemnagne
Le corres;ponda.nt dthu < Times > a Berlin analyse lc drceila-
rations faites a Essen an couirs ,d'unci confirmn, e nc de press
par un 'expert britanniquu qui prendira part aux conversa-
tions de Washiington, sur ila Ruhr. Ces declarations, qui sont
6galenment irisum',ies par le .oonrcespondant idlu a .lanchester
Guardian >, auraient eni pIour but de reliever le nmo'a:l d;es
mnilnurs
Le c *Manchlestor Guardian > 'et lec < Daily Telegraplh 3
aialysent 'd'auitre part les nmesuires par le'lsqueliles lies auto-
ritcss anglo-aim.nricaines s'efforceint de corner les conditions
indispensable A l'auglmentation de la proidlucitio. chiarbon-
niere,
Enfin, le << T:imes >a el ;le 1, Manchester Guardian a signa-
lent ltes conflicts qui ise sont produiuts centre les parties polli-
tiques et le conseil dconomique diet la zone angllo-aamtri-
caine

6f Les Balkuns

La plhipart des journaux an'noncent I'arrivec a Blegrade
de la dil.iegati'on bulgare pr6sdidde par M. Dimitroff. Cot
home dl'Et'at aurait fiait allusion a la possibility& d'une
union entire la Buligarie ct la Yougoslavie, il s'agilrait pour
lo moment de conolure 'un trait d'amiti.. < Dans un ave-
nir plus 6lofgne, ieritt :loi connespondiant dii e Daily Herald ,
a Belgrade, -on 'pourrrait envisager la oration' d'une' union
don~aniere .pulis d'une Fed&ration danubie.nne sous let patro-
naige de Moscou. :P
D'aprs' ce 'm6mle correspondent, Belgrade serait sains doute
la capital de 'cette Fediration.
Le colrres'pond'ant idlu tionne des informations suivant lesquelles le gouvernement
albanalis a'urait reuissi A 6touffer dans irl'cruf un complot anili-
taire.
.71 Turquie

Le a Times et le Madl ,L li r Guardian annonccent
que 1'escadre britainniqutl quiu i;. l_ quittid Is'aitrlittl pour se
endure A. Sebastopol y. fera sia prncmn.iere V-isiite d!qpuils la
guerre.
Le correspondent dlu < Times D a Isrtambul 6tud'i' I'ori-


gine diu rapprocheinienit turoo-s-ovicltiquie a.pres la guenre mon-
diale et .6crit a ce sujet : < Cette amitie turrco-sovi6itique
avail alors pour 'base ll'hostiliN6 dies, deux pays ah l'fard de
la Gra'nidlf-Bretagne ; il n'y a aucune raison pour qu'cille ne
soit pas rani'miee pour I'instant siu'r la base d'une amitid6
commune A son 6gard. >

8" Espagne
Le eorrespoundant du q Daily Telegraph a a Madrid, aprls
avoir donn; Ise chiffres dcfinniitifst din referendum, fait pr6-
voir ;:a nomination du G6niral Franco come Yi6gent pour
cet automne.
Le Daily Worker > estimne que trois millions de pcrson-
nes eta'ient represont6es a la conferetice qui a demand.6 sa-
me.di au gouvernement britaninique de roimpre les relations
diip'lomatiquse et comimcrciales avec Franco.

9 Voyage de Mine Peron
Le c Daily Mais > public lune lettre d'un Anglais de Buenos
Aires qudi regretted les raisons pour lesqlucllles Mmce Peron
n'est pas veniue en Grande-Bretagne. Le << News Chronicle ,
consacre un long a.'ticle asu voyage de .Mme Peron 'en Eu-
rope sous ia mnanchette : < E le ne disait ni oui ni non ,.
Le correspondent du < Times >a h 'Paris consacre ue c d&-
.dichie optilniste a'ux perlspectivies die la Go.nflSrenoe. 11 &erit
notamnient : << le a ra;pidlit.6 est possible sans q''il y ailt
danger de confusion, parce que toultes iles dcilBgations ,par-
Slent le immme language, c'eist-a-dire qu'ellcs .soot habitue's
dans Il'ensemble au'x proiddds d'cxposiition et de discussion
'de l'Europe ocilentale. >

,a) LES ALLrIS ET LA RUHR (Observer, 27/7, conserva-
teur):

< ...La question de la Ruhr doit etre ri-gle entire les
minis:res des Affaires 6trangeres des Etats-Unis, de
Grande-Brelagne et de France, sinon a Paris, du noins
ailleurs. Le plan de reconstruction de l'Europe-ne peut
laire aucun progress si la question de la Ruhr n'est pas
regl6e entire ces trois puissances. II faut, en particulier,
palrvnii r A un accord avec la France ce qui n'in-
plique pas une reddition sans condition au point de vue
francais...
Heureusement, le refus des Francais de voir restau-
rer les industries de la Ruhr n'a jamais 6t6 absolu. Ce
/lue les Francais ont toujours reclaime, c'est la garantie
qu'une Ruhr remise sur pied n'impliquera pas, une fois
de plus, ine Allenmagne toute puissante. C'est une de-
,mande 16gitime qui doit etre satisfaile.
II y a diverse falcons de la satisfaire...
La seule s6curit6 logique, definitive et permianente. re-
side dans la creation d'une federation europeenne en-
gli.bant a la fois la France et l'Allemagne...
11 y a la vieille id6e franchise qui consiste a fair de
la Ruhr.un territoire libre... I y a l'idee qui consist i
accorder la propriety des industries de la Ruhr a une
society europ6enne ; enfin, on peut crier une Comjnis-
sion de contr6le europ6enne pour la Ruhr...
Toules ces .solutions fournissent, a des d-egr6s divers,
des garanties centre le mauvais emploi 4lue les Alle-
mands pourraient faire d'une Ruhr .reorganisee. La
France a droit a de tells garanties... >

b) 'IqHUEC DES NEGOTIATIONS COMMERCIALS ANGILO-
SOVIETIUES.' -

1. Daily Ierald (28/7, trayailliste) :

<~ a ri ,pture apparent ,des negotiations conmmer-
ciales angl:-'.' irL'llltls causera un profound regret en
Grande-Bretagn'. Il"'est evident qu.e M. Harold Wilson
et la d616gation britannique \nt fait tout leur possible
pour qu'un accord soil conclu.






BULLETIN QUOTIDJEN DE PRESS ATRANG*JI .


Des concessions Irbs iiliportanles onl i'd fails au
point de vue sovi6tique, en particulier en ce klui con-
cerne le credit accord par la Grande-Bretagne ai la
Russie ev. 1941.
Un accord aurait procure de brands advantages aux
deux'pays. La Grande-Bretagne aurait obtenu du bl et
diu bois sans avoir A les payer en dollars. L'Union So-
vi6tique aurait recu en change les machines don't elle
a tant besoin.
Un accord commercial aurait pu contribuer aussi a
diminuer la tension politique.
Cependant, la Grande-Bretagne ne peut se permettre,
'dans les circonslances acluelles, d'accepter des condi-
tions trop diwres. Nous ne pouvons, 6tant donn& nos pro-
pres difficulits, fire des concessions illimites meme
A nos allies... 'a

2. Times (28/7) :
< ...Ce qui est significatif, c'est que pendant les pour-
parlers anglo-sovi6tiques, un accord commercial a C6t
,conclu entire ]a Russie et la Tchecoslovaquie. En verlu
de cet accord, la Russie livrera a la Tch6coslovaquie
400.000 tonnes .de bl en 1948, ainsi, que des engrais chi-
miques et d'autres mati6res premieres. Mmne si la Rus-
sie utilise son surplus de bli pour servir de contrepoids
A la proposition de M. Marshall, il est evident que les
Tch6ques sont en measure de fournir A la Russie l'6qui-
pement industrial don't elle a besoin.
Aussi longtemps que le surplus de Mb1 russe est
export, il imported peu qu'il le soit ou non en Grande-
Bretagne. Cela n'a qu'une faible influence, ou m6me pas
du tout, sur le probl6me britannique des dollars, et, les
reserves russes, en faisant diminuer la penurie de bl6
dans le monde, devraient faire haisser les prix. En
attendant, les portes resent ouvertes.
II faut esp6rer que l'accord d6ja conclu sur le bois
restera en vigueur et que d'autres accords similaires se-
ront possibles, si un accord g6n6ral .demeure hors de
question en ce moment. -

3. Daill Telegraph (28/7, conservateur) :

On doit regretter que les conversations commercia-
les anglo-sovi6tiques se soient termin6es par qin 6chec,
pour des raisons politiques autant qu'6conomiques. On
a essay6 de prouver en Grande-Bretagne que le refuse
soviktique de parficiper A la Conf6rence kconomique de
Paris mn'tait pas un obstacle, l'intensification des
changes commerciaux anglo-russes, mais le ton des n&-
gociateurs sovietique's nous a souvent d6montr que
cela n'6tait pas le noint de vue du Kremlin.
Au printemus, T. nWilson, sous-secr6taire d'Etat au
Commerce extlrieur. s6journa pendant trois semaines A
Moscou avec la d616gation hrifannioue, et ce furent
trois semaines pleines d'espoir. M. Wilson est rentr6e
maintenant d'un second srjour A Moscou qui fut plus
lone que le premier, et don't I'atmosph6re fut beaucoup
moins cordiale. TI est difficile de ne pas faire un raD-
prochement entire ce chal gement .d'attiftude et I'effet
produit i Moscou par I'offre de M. Marshall.
Au debut des negociations, on pouvait caresser l'es-
poir de voir naitre un accord commercial important
entire nous et la Russie. Nous avons un besoin pressant
de bl6 et de bois de construction. La Russie, pour sa
part, a besoin de materiel que nous aurions pu lui
fournir...
Officiellement, les pourparlers ont 6chou6 parce que
les Russes ont .demand.6 des conditions financibres inac-
ceptables... Une chose est certain, c'est que notre pays,


6lantr donn6 sa situation financiere actuelle, ne pouvait
pas consentir des sacrifices plus importants... >

4. News Chronicle (28/7, liberal) :
< M. Harold Wilson a ramen de Moscou la promesse
de livraisons importa.ntes de bois de mines et d'autres
bois. Mais les espoirs qu'avaient faith naitre sa mission
out et- reduits A n6ant, elant donn6 que les n6gocia-
teurs ne s:ont pas parvenus se mettre d'accord sur
I'echange du bhl russe contre des products industries
britanniques.
Un tel accord nons aurait permits de remplir nos gre-
niers sans toucher a notre reserve en dollars, d6ej si
maigre. II aurait eu une grande importance aussi bien
du point .de vue politique que'du point de vue 6cono-
mique..
Cet accord aurait soulign6 l'interd6pendance de 'Est
et de l'Ouest, et aurait contribu6 A laisser les porfes
ouvertes.
Dans l'6lat actuel des choses, nous devons nous re-
jouir de ce que l'accord se soif aver6 impossible pour
des raisons 6conomiques, et non pour -des raisons poli-
fiques.
C'est uine faible consolation, mais du moins elle est
pr6f6rable A des querelles idbologiques. >>
c) LA GUERRE EN INDONSISIE (Daily Herald, 28/7, tra-
vailliste) :
< Le peuple.britannique s'6meut de plus en plus de
la guerre que les troupes hollandaises ont d.clench6e A
Java. La plupart des citoyens britanniques pensent que
c'est une guerre qu'on aurail dfti viter et qu'on .devrait
arriter rapidement...
La Grande-Bretagne s'intrcesse particuli'rement A
cetlle question pour deux raisons. D'abord, parce que
ce soot le's troupes britanniques qui ont recu h l'origine
la reddition des Japonais A Java, et parce que c'est
grice A la mediation britannique qu'un accord satisfai-
sant en apparence a BtC conclu entire les Hollandais et
les Indonesiens A la fin de l'ann6e derniere.
Ensuite, parce que la confusion qui a rPgn6 pendant
si longtemps, et les conflicts qui ont 6clat6 dans les lies
d'Idoncsie, ont cause un tort considerable A la renais-
sance economique du monde et aggravN les difficulfes
6conomiques de la Grande-Bretagne.
L'Indondsie .devrait fournir en abundance du sucre,
de l'huile, des mati6res grasses el du th6 qui serviraient
a soulager le monde. Au lieu de cela, toutes les routes
commercials sont bloqu6es h cause de querelles poli-
tiques. Le gouvernement britannique doit poursi ivre ses
efforts de la facon la plus judicieuse pour aider A tron-
ver une solution a ce conflict. >


II. PRESS AMERICAINE


Revne de la press amdricaine du 26 juillet 1947

1o Traitement de I'Allemagne
Les d6marches frangaises auprbs des au'torites am'ricaines
A propos de 1'Allemagne, rctiennent encore attention des
journalists, 6ditcrialistes et conrnentateurs de la radio.
Une dkDoche A.P. largement diffusee rapporte de Berlin
que les membres du gouvernement militaire amrricain ont
Ate surprise et trbsfroiss6s de la decision prise par le Depar-
tement d'Etat de suspendre la publication des plans amiri-
cains relatifs A la production indu'strielle allemande, deci-
sion qui leur aurait w6t communique sans .explication et it
la derni6re minute et qui -entrain" en outre une participa-








4 BULLETIN QUOTIDIEN DE PRESSE ATRANGBRE


tion franchise a une consultation a trois sur les problimes
allemands qui n'attendaient 6videmment pas ces militaires
pour qui le refus frangais d'integrer la zone francaise h la
hi-zone 6tait une raison de ne pas associer la France' aux
decisions anglo-am6ricaines.
De< informations U.P. et A.P. indiquent aujourd'hui quec
ce changement d'attitude de Washington i 1'6gard h la fois
de 1'Allemagne et de la France a et6 cause par le d6sir ame-
ricain ide ne pas faire le jeu des communists francais qui
auraient nu menacer la stability du gouvernement die Paris
si les U.S.A. avaient maintenu leurs positions sur la question
allemande.
Les iditoriaux du Baltimore Sun, du New York Herald Tri-
bune et du Christian Science MOnitor admettent la validity
de la these francaise sur I'Allemagne, mais les deux pre-
miers insistent, 'maintenant quc la participation de la France
a 4ti reconnue n6cessairc, pour que notre pays fasse preuve
del honne volontb et aide i retrouver une solution du pro-
blme allemand.
Une d6siche A.P. de Berlin decliire notamment qu'en pre-
nant en main la direction de la politique et de l'economie
,llemandes par-dessu's Ia t te du general Clay, le D1parte-
ment d'Etat a ren ers6 apparemment la nolitique du gou-
"arnement militaire americain afin de garner l'nppii fran-
Vais.
Une d6pcche A.P. de Washington dit d'autre part que la
situation intCricure en France oi lecs comniunistes tirent
parti de la controversy sur I'Allimagne aurait influence la
soudaine decision de su'spendre i'accord anglo-amniricain
d'clever Ic niveau de l'industrie allemande.
Une didpche U.P. de Washington dit igalement quo M.
Marshall a abandonn6 temnorairement un do ses objectifs
immediats en Allemagne afin de ne pas donner des muni-
lions i la propagande que Ils communists dirigent centre
Ie gouverncment francais aujourd'hui. Cette d6pbche precise
qu'aprcs son retour de Moscou, le Secr6taire td'tat avait
deux buts immddials en vue : celui de renforcer les positions
des gouvernemennts italiens et franeais ej de remettrt 1'Alle-
magne de 1'Onest sur pied. II aurnit 6t1 oblige d'abansdonner
ce dernier objectif pour le moment pour soutenir ]c goivir-
nement frannais.
Le correspondent de Washington du New York Herald Tri-
bune formula la mnme ide en ces terms : On indique
que le general Marshall a ldecidt que d'accroilre la produc-
tion industrielle de I'Allemagne ,n face des protestations re-
centes de la France, pourrait renforcer les efforts que font
lis communi tes frangais pour aenverser le gouvernement
et *miner le plan Marshall pour ie redressement economique
ouropden ,.
Le correspondent du New York Times A Washington pr6-
cise oue les conversations a trois se front proballement
entire les experts -et non entire les Ministres des Affaires
itrang6res bien qu'aucune date ni aucun lien n'aient encore
etc fix6s pour cette reunion. 11 estime que. la decision amtri-
caine n'a pas 6t6 prise seu'ecment h cause de la situation
immediate mais aussi h cause de 1'effet qu'aurait pu pro-
duire c l'exclusion de la France sur le course des deliberations
de Paris ,. II ajoute 6galement que cette exclusion aurait
pu affaiblir le gouvernement de Paris et relevant que P'anm-
hassadeur de Belgique s'est cntretenu hier avec M. Lovett,
Secr6taire d'Etat adjoint. II pense que la Belgique cherche
sans doute Ah tre resente i ces consultations an sijet de
l'A lemagne.
L'"ditorial dui Baltimore Sun reconnalt que pour les mem-
b. es du gouvernement militaire amiricain en Allemagne I'in-
clusion de la France dans ces discussions dolt foreement les
irriter. La France refuse continuellement d'inti-grer economi-
luement sa zone avee les zones a6rieicaine et britannique et
la France a toujours 6it pierre d'achoppement dans tous les
efforts tents pour que l'Allemagne se surbvienn i elle-meme
au point de vue industrial. < En se cramponnant t sa posi-
tion, la France, c'est le moins qu'on puisse en dire. q fail
preuve de constance tandis que la Grande-ilretagne et les
U.S.A. n'ont faith preuve d'aucune constance >. II passe en-
suite en revue les modifications apport6es h la politique an-
glaise et americaine, puis, en venant a la necessity de deve-
lopper la production de la Ruhr, il dit que le charbon est
dans la Ruhr et qu'une economic saine commanae qu'il soit
extrait pour les besoins du people et que la production d'ncier


se fassc lh oi se trouve leI clharlon. Puis il constate 1qu'il
est clair que les Frangais ont droit h 6tre consults, mais
ayant insist pour obtenir cela, ils doivent s'attendre A cc
qne I'on parle avec nettet6.
L'editorial du New York Herald Tribune constate tout
d'abord que la production de carbon de la Ruhr est a peine
la moilid de cc qu'clle 6tait avant-guerre (voir Particle plus
loin).
L'dditorial du Christian Science Monitor constate tout
d'abord qu'un des effects les plus significatifs du plan Mar-
shall a et le retour de la France t until position d'influence
vitale pour la reconstruction europ6enne. Une reconnaissance
de cc fait par la Grande-Bretagne et les U.S.A. apparalt dans
les informations indiquant que la France aura une part dans
les discussions concernant la r.constru',tion de 'industric
allcmnande. Et aprbs avoir not6 que les points de rue en pre-
sence :,ont diff6renis, il en conclut quc quelles que soient
les measures que l'on prendra pouri rebl.iir l'Allemagne, 'elles
front I'objet d'une ctude tris a!ipiofondie et c'est ce qui
est important pour benaucoup de nations et pour la France
elle-m'mce.

2 Congrbs
Les grandles nouvelles sont constitucecs aujou'rd'hui par les
diff6rentes Idtcisions p.rises par le Congrcs h Ia veille de son
ajourinement. On note en particulier 'u'il a vot la some
d'un milliard' 401)0 millions ide dollars que le Pr6s.dent avait
r6elam6s pour 1'aide amicricaine aux pays strangers. Cette
sominme comprend 400 millions die idlolla.rs pour la Grece et
la Turquie, 725 millions de dollars .pour $ie secours aux
civil dans les zones d'occupation ambricaine de l'Atllemagne
et du Japon, et 332 millions de idblliars pour aidee aux
pays qui ne bh'nificient pas d.e 1'U. N. 1. R. A.
L'ajolrnemnment 'du Congrbs qui correspond h une intensi-
fication de la champagne '.lectorale. entraine naturellement
uno scrie de controversies politiques nauxqueles n'&chappe pas
a poalitique exterieure amerieaine. Uhl, covresipondant PM.
estime que Cc Congres est violemment oppose a la Ruissie
et an comm'unismce, profond6iment midfiant diu socialliisme tde
l'Europe occidental et dZisireux d'ctendre ipartolut o.f i1 le
pent la conception de I'entre.prise pride chore h l'Astsocia-
tion national des fabricants. Cette dernicre association re-
.pr6scnte les 6:lemen'ts am6ricains lies plus conservateurs.
Mais IUhIll estime igadlemcnt que le Congr6s desire ne pas
fire les. frais diee politique que lui dictent ses sentiments.
et en conclut que celte < personinal+it6 double idu CongrBs se
reflete dans la I1gisllation relative h la politique ltrangere z
que le' Congrbs a votCe durant crtte session.

3 Cdnfirence de Paris
Le New Yoork Herald Tribune a, rapporte l'es declara-
tions de M. Bidiaiult a *l'Assemblce national in'diqu:ant qu'il
ilevrailt se constituer une union douainibre entire les nations
dce l'E'urope occidenta-le et 'revelant aue la France a proposed
une alliance reoemiment h la IPoo:logne e t a la Tchcosdlovaquie,
en conformi:te aver Il'aliance firanco-soviktiique, mais que
ces deux pays n'ont p'as dornn leur rspon.se.
Un editorial d'u a New York Times conancre a une pro-
pos'iltion: qui aurait i.t6 faite h Ia confl6renee lecon'omnique do
Genvre d'antoriser dies 'unions *douaniresa et tariffs pr&cfMren-
tiels a l'int6riieur de ces. unions, constatant que les U. S. A.
ont appuy6i cette proposition, estime que. le principle .de aa
ciaause die la nation la plus favorisCe qui itailt jusqu'aloars
la base de! la politique comimerciale am&iriciane, se troauve
abandonnie. 11 s'en i:jouit, dilsantsnotamment que lesi U.S.A.
sont en favour de cctte proposition parce qu'lls pensent que
toute measure qui brise acs barriers die l'6troit nationalism
europCen et qui fait esp,.rer une production plus intense et
un manrch6 plus prospbre auirait des advantages d'une telCe
importance g qu'elle, ferait plus que compenser les effects ad-
verses qui, dans l'interval:le, pourraient se fire sonlir dans
certainets 'industries.

4. Nouvelles de Franice
Les interventions, de MiM, Reynaud et Pierre Cot h a'As-
sembli6e nationally sont rapporties .par le aorrespondant du
<< New York Times > dans un article intituIui : Reynaud'







BULLETIN QUOTIDIEN DE PRESS tTRANGORE


est inquiet de la friction, entire les U. S. A. et Iles Soviets v.
Une diepeche du < Neew York Herald Tribune idle Paris,
si4gnale que trois navires blritannique'si transportant 4.500
emigreds juiffs sont attenduis, mais qu'on ne salt pais ce que
1'on fcra de aes emigrants.

o) LES ALLIES ET LA RUHR I(Neiv Yoeik HeN~,ld Triibrtte,-
26/7) :
( Le problime de la Ruhr n'est pas complex en
lui-m&me. II ne devient complex que lorsqu'on y in-
tro'duit des considerations ideologiques et des theories
nationales... -
Dans la measure on les Etats-Unis sont int6ress6s, le
p:an Marshall fait du probl6me de la production une
question essentielle pour eux. Si les Etats-Unis doivent
prendre la responsabilit6 de remettre l'Europe sur
pied, ils ont le droit d'esp6rer le maximum de coope-
ration .de la part 'de l'Europe. Les d6sirs de la Grande-
Bretagne et de la France sont certainement bien fon-
d6s, mais ils doivent entrer dans un plan d'ensemblle
et non passer avant lui.
En ce moment, il y a un plan dan~s l'air qui peut fort
bien servir de base aux discussions qui auront lieu
bientot a Washington. II pr6voit un contr6le alli6 com-
mun pour la Ruhr. Le but essential de ce contr6le
serait d'augmenter et 'de maintenir la production de
carbon 'de la Ruhr et ensuite de contr6ler la r6par-
tition des products de cette region entire les diff6rents
pays d'Europe, l'Allemagne y comprise. Grace a ce
plan, la Ruhr pourrait enfin 6tre dirig6e, ce qui n'est
malheureusement pas le cas a present.
Un tel plan permettrait d'accorder le maximum 'le
satisfactions aux trois puissances les plus directement
intriesskes. Les Etats-Unis obtiendraient la proaucFion
'qui est le complement du plan Marshall. La Grande-
Bretagne pourrait 6tre satisfaite de la formule adoptee
qui, tout en n'6tant pas ur e socialisation, rendrait celle-
ci possible ult6rieurement. Les Frangais p ourraient
etre satisfaits si le contr6le 6tait assez strict et s'ilb
participaient a l'exercice 'de ce contrile. >

t) LA GUERRE EN INDONESIE.
1. New York Tinles (2/7) :
< Pour la premiere lois depuis trois cents ans, les
Hollandais, par l'accord de Cheribon, avaient reconnu
l'autorit& des Indonesiens sur leur propre territoire,
mais les operations militaires actuelles laissent suppo-
.ser que cet .accord est denonce. D6s la fin des opera-
tions militaires, les n6gociations devraient rtre repri-
ses. Le ,prochain accord 'devrait .tre garanti par les
nations signataires, par d'autlrcs pays et par l'O.N.U. >

2. WXtslhingltoi Star (26/7)
< ...Bien que n'6tant pas les instigateurs de la poli-
tique hollandaise, les Etats-Unis out int6rkt i suivre
de pr6s ce qui se passe en Indon6sie...
Les Hollandais, tout come les Indonlsiens, sont
coupables, mais c'est aux Hollandais qu'incombe la
responsabilit6 d'avoir recouru les premiers a la force.
C'est done eux qui 'doivent donner le signal de la fin
de la lutte et preparer un r6glement ipacifique. >

C) LE TRAITS DE PAIX AVEC IE JAPON (WtjVsthinlgon Strir,
26/7) :
< II est pr6f6rable de faire quelque chose sans les
Russes que de ne rien faire avec eux...
Le Japon a son propre gouvernement; il n'est pas
divist en zones d'occupation. Ces facteurs, et d'autres
6galement favorables, rendent le probl6me de 1'6tablis-


segment d'un trait de paix bien plus facile A r6sou'dre
qu'en Europe. Les membres de la Commission d'Ex-
tr6me-Orient -- que les Russes le veuillent ou non -
devraient s'attaquer sans tarder h ce iprobl6me. >


III. PRESS SOVIETIQUE


LES BUTS DU PLAN MARSHALL (Pravda, 25/7) :
Q Qui.a crime le premier que domain I'A.mirique de-
lierait les cordons de sa bourse et donnerait des dol-
lars a qui courberait l'6ecine et tendrait les mains ?
On ne salt pas qui a cri6 le premier, mais bon nombre
de gens mediocrement inteiligents y out cru du pre-
mier coup... En France, en Angleterre, en Belgique, en
Italic et dans d'autres pays, les homes d'affaires et
les poires comptaieit djiA les .millions de 'dollars qui,
plus tard, devaient tomber en pluie d'or sur leurs lou-
ches speculations. Les hommes politiques speculaient
sur les privations des peuples ruins par la guerre. Ils
presentaient la politique amiricaine d'asservissement
de l'Europe commune un bienfait de Wall Street. La
press qui a ,un faible pour les sensations s'etait mise
a crier au miracle. Chacui s'6tait pr6cipit ah Paris,
suffocant d'emotion, courant h perdre haleine de
peur d'etre d6pass6.
La Conference partit A fond de train comme uii fa-
vory du Derby. Quand on parlait d'elle, on aurait dit
qu'on parlait d'un cheval 'de course.
Cet enthousiasme de la press 6tait d it ce que la
Conference 6tait presque enti6rement d6pourvue de
discussion. Les d6ldgu6s des petits pays, dans leur
hIAte, avaient ,perdu la tile et ne posaient meme pas
dte questions. Les paroles sensees 'de cerlains de61gu6s
scandinaves furentl touffees par les cris de menace
dtes organisateurs anglo-francais. Bevia et Bidault fai-
saient les gros yeux a tous ceux qui cherciaient A fire
acte d'in-dependance. On pouvait croire qu'il fallait que
la Contlrence se terminitt absoluinent le soir m6me
parce que la caisse am6ricaine serait close, et qu'on ne
pourrait plus toucher I'argent.
Celte atmosphere te panique a 6t crer6e pour qu'on
ne puisse pas 'poser de questions d6liicates ni examiner
les conditions de 1'emprunt don't le but est l'asservis-
senient des peuples de I'Europe au capital amiricain,
pour qu'on ne puisse pas se pr6occuper .de la dignity
national des Etats. Le chantage ipolitique visit a
crder a tout prix 1'unaninili6 A la Conf6rence.
Les representants de 1'Angleterre et de la France har-
celaient tons les aulres. On avait vraiment l'impression
qu'ils etaieit non pas des inlermndiaires volontaires
entire l'Amnrique et l'Europe occidentale, mais des fon-
'des de pouvoir qui agissaient en toute connaissance de
cause.
Ce sont prdcisement Bevin et Bidault qui ont cr66
en Europe occidental l'impression que tout 6tait dejh
pret, que les cheques 6taient dejh remplis et signs,
qu'il ne manquait que la creation du bloc occidental.
C'est pour cela que Bevin et Bidault ont terrorism la
Conference, qu'ils ont fermb la bouche a tout le moffde,
qu'ils ont hernmetiquement close 'portes et fen6tres. C'est
pour cela qu'ils out aiguillonin les d&1dgu6s comme
s'i's dtaient non pas les repr6sentants des peuples sou-
verains, mais un troupe'au de moutons exp&dies par
les livreurs anglo-francais aux abattoirs de Chicago.
Jamais encore 1'E.urope ocLidentale n'avait subi une
telle humiliation. Le besoin et la misire des peuples
ont servi de pr6texte a un jeu ipolitique malpropre et
indigne. On comprend que certain publicistes parent
avec un tel aplomb de la souverainet6 de leurs Etats,








.8 11 *tJLLkTIN QUOTIDIaN liE PRESSED ATBANGASE


de l'ind6pen'dance de leurs peuples. Quelle souverai-
net6 y a-t-il lorsqu'on a tant d'empressement a se met-
tre A plat venture devant le maitre du dollar avec une
precipitation extreme, la langue ipendante de zlee.
La Conference a done bdcl6 quelque chose sous
forme dte plan, de project, et les d6l6gu6s ont declare :
< Voici, nobles seigneurs d'Am6rique, tout est pr.t.
Faites la distribution du dollar. >>
Et ce fut la douche froide americaine : << Des dol-
lars ? quels dollars ? pour quoi faire ? >>
II est difficile 'de se repr6senter plus de m6pris pour
les quemandeurs que celui don't on fait preuve les dis-
cours de Marshall, de Vandenberg. Non, les cheques
n'6taient pas encore signs; le maitre am6ricain refl6-
chit encore.
Des homes ipolitiques niinents d'Anglelerrc et de
France se sont mis dans une situation ridicule. Sans
'doute, on les f6licitera pour leur z6le, on les recom-
pensera comme it se dolt pour le service politique
qu'ils ont rendu *aux riches amiricains. Mais en atten-
dant, on les envoie attendro la decision dans 1 vesti-
bule. I1 y a un proverbe qui se moque des gens qui
cherchent A amasser on capital et a conserve leur
innocence. Ici, ce n'est pas de la moquerie : combien
sont ridicules et pitoyables les politicians qui se sont
roul6s dans In boue et qui, au lieu de capital, ne re-
coivent rien du tout... >>
(ZASLAVSKY.)


IV. PRESS SUISSE


LA GUERnE EN INDON]ESI (BAstelr NalchL-ichillen, 26-27/7) :
< La Chine serait heurcuse d'interposer sa media-
lion. lais quand la situation est aussi delicate, la bonne
volonlt du m6diateur ne suffit pas; il faut egalement
qu'il soil fort. Or, la Chine d'aujourd'hui n'est forte ni
en face dte l'Amerique ni en face de la Russie.
Ii apparait bien, en effet, si l'on examine I'alfaire
indonesienne 'de plus pris, que ce sont ces .deux gran-
des puissances qui s'affrontent. Meme si les combats
actuels devaient rendre 1'Indon6sie < indepeudante >,
elte ne deviendra jamais une entitA libre sur le plan
de la politique mondiale; elle ne ,scra qu'un objet passif
que se 'disputeront I'Amerique et la Russie; abstraction
faite de toute autre consideration, ces iles soumises A
une ferme autorit6, poss&deront toujours une grande
importance due A leur fertility qui leur permet de con-
tribuer an ravitaillement de it population de l'ensem-
ble de I'Asie oriental, et a leurs gisements p6trolif6res
si int6ressants pour la Russie, qui a besoin du pr6cieux
earburant. A Moscou, on le sait parfaitement bien. Peut '
itre aussi a Washington, ofh 'on devrait juger urgent
que les Eta's-Unis mettent fin au conflict en imposant
leur mediation. Mais la tendance des Americains A se
lever tard cst universellement connue. >


S.P.I. Imp, 27, rue Nicolo, 'aris 31.3001


.6 -


tiLLtLtIN QUOTIDIEN DB PR SSE ATRANGARE


Prix : 6 tr.




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