Group Title: Bulletin quotidien de presse étrangère
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Title: Bulletin quotidien de presse étrangère
Series Title: Bulletin quotidien de presse e´trange`re.
Physical Description: dl. 30 cm.
Language: French
Creator: Ministère des Affaires Étrangères
Publication Date: July 26, 1947
 Subjects
Spatial Coverage: France
United Kingdom
Russia
Poland
Germany
Belgium
 Notes
General Note: 1009: gebaseerd op afl. 5605 (1934).
 Record Information
Bibliographic ID: UF00077027
Volume ID: VID00149
Source Institution: University of Florida
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: oclc - 72892915
ccp - PA0245063

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SERVICES FRANCAIS
D'INFORMATION
(MINISTARE DE LA JEUNESSE,
DES ARTS ET DBS LET~RBS)


SLA DOCUMENT


Direction de la Documentation
14-16, rue Lord-Byron, Paris (8")



BULLETIN



DE PRESS

26 juillet 1947.


MINISTER
ION FRANCAISE DES AFFAIRES ETRANGERES
SER TION


,/ '* ,



QUOTI IEN




EITRANGe.RE

Nouvelle Sdrie No 727


SOMMAIRE

I. PRESS BRIITANNIQUE.
La guerre en Indon6sie.
1. Doily HIlao4d (25/7).
2. News Cl~oanicle (25/7).
II. PRESS AMERICAINE.
La reconstruction de l'Europe (New York Heould
Tribaz e, 24/7).
III. PRESSE SOVIATIQUE.
a) La situation Boonomique de la France (Troud,
24/7).
b) Le but du plan Marshall (Izuestioi 24/7).
IV. PRESSE POLONAISE.
i) La France et le redressement industrial de 1'Al-
lemagne (Glos Ludu, 23/7).
(b) La guerre en Indonesie (Gllos uldu, 24/7).
V. PRESS SUISSE.
Les Allies et la Ruhr.
1. Jkurnal de Getnbee (25/7).
2. Bls1 lei, NWchrchtet (24/7).


I. PRESS BRITANNIQUE

1. Daily Her-dd (25/7), travailliste :
c II est .vident maintenant que le gouvernement 'hol-
landais n'a pas l'intention d'accepter 1'offre de mddia-
Stion de M. Bevin' en vue d'essayer de restaurer la paix
en Indon6sie. Le Dr Beel, premier ministry hollan'dais,
a d6clar6 que les questions qui opposent son gouverne-
ment au gouvernement indon6siem ne sauraient fair
I'objet d'une mediation et qu'il ne volt pas la incessit6
d'un arbitrage.
C'est une decision qui augmentera le regret profound
avee lequel le Gouvernement britannique comme l'a
dit M. Bevin a la Chambre des Communes a appris
le d6clenchement 'des operations militaires dans la nuit
de dimanche. Les raisons de ce brusque recours aux
armes .n'apparaissent pas encore clairement. Il y a eu,
en fait, des ,divergences sur 1'interpr6tation de 1'accord
de Linggadjati qui .ivait promise solennellement aux
Indon6siens un gouvernement autonome et reconnu le
gouVritmexnt r6publidain.


Mais, grace a la mediation et aux bons conseils des
Britanniques, ces divergences s'amenuisaient...
On se demand s'il n'est pas trop tard pour que le
Gouvernement hollandais change d'avis. A-t-il envisage
oh cette politique peut le conduire ? Est-ce que cette
reprise des hostilities ne rendra pas une veritable coo-
peration plus difficile que jamais ?
Les troupes hollandaises peuvent occuper les lies.
Mais comment les en retirera-t-on ? Une champagne cou-
ronnee de succes pourrait-elle avoir un autre r6sultat
que d'amener le r6tablissement de l'autorit6 colonial
hollandaise ,pour une perioode ind6terminee ?...
Une telle situation serait tragique pour les iles indo-
insiennes et constituerait une lourde perte pour le
,monde entier qui a besoin des products de I'Indon6sie. 3
2. News ChM oaiicle (25/7), liberal 1
< En depit des protestations de regret des Hollan-
dais, les operations qu'ils menent en Indon6sie ont
1'aspect d'une guerre colonial. Les Hollandais peuvent
r6ussir A justifier la n6cessit6 d'une action rapide pour
restaurer la loi, l'ordre et une vie 6conomique normal
dans le territoire r6publicain place sous leur contr6le,
mais ils ne peuvent prouver que la situation n6eessi-
lait un recours aux armes, ni que leurs objectifs 16gi-
times ipeuvent 6tre atteints par la guerre.
II .est exact que la gestion .des IndonBsiens n'est pas
sfire...
Ce que les Hollandais ont oubli6 ou ignore, o'est que
le gouvernement iindon6sien est encore un gouverne-
ment nouveau et inexperiment6.
Les Hollandais, en fait, out fait preuve d'impatience.
Dans leur hAte, is ont adopted une attitude don't le
seul r6sultat sera de retarder ind6finiment le regne de
l'ordre et de la paix...
Les consequences de cette guerre en Extr6me-Orient
isont incalculables. Elles se front sentir bien au delA
de 1'Indon6sie. Les Britanniques, aux Indes, en Bir-
manie et en Malaisie out .donn6 satisfaction aux aspi-
rations des nationalists. Pourquoi les Hollandais
'n'ont-ils pas agi de mnme dans les Indes n6erlandai-
ses ?

II. PRESS AMERICAINE

Revuei de la press amdricaine du 24 juillet 1947
1. La declaration Marshall
,La press reproduit en bonne place les c6clarations faites
par le g6ndral Marshall an ,sjet di pace de quaraate ans
devant garantir le d6armement de VAlleanagnv. .L. crres-


-----~ - 1- _- --- - --









BULLETIN QUOTIDIEN DE PRESS ATRANdIRE
-- ~~~~~ ~ I ---------


pondant du New York Herald Tribune ecrit que M. Marshall
a renouveld aujourd'hui la proposition americaine d'un traits
de quarante ans pour le idesarmement de Al'Aemagne. I1 a
non seTtlement invite 'Union Sovidtique A s'y joindre, malis
a dit que la participation russe sterait ndoessaire pour que
Lie tratle soit eiticace. 11 aj.oute que le s.eeaitaire d ELat n'a
pas voulu commenter iune information venue de Paris indi-
quant qu'aueun accord sur le niveau de la production alle-
mande e serait conclu sans que la France 'soit consulate.
Upn" ddpbche A.P. de Washington, reproduite dans le New
York Time, signal que lie secretaire d'Etat a dit que les
Frangais participeraient aux conversations anglo-amdricaines
Bsur les moyens d'accroitre la production houillbre de la Ruhr.
La question du rel6vement ide l'industrie allemande, esit
encore longuement d6battue dans les articles et les Bditorisaux
de la press, A la radio et dans les revues. Le correspondent
du New York Herald Tribune A Washington done en exclu-
isivit6 une information indiquant que le Departement d'Etat,
afin de ne pas envenimer les relations anglo-amdnricaines, a
d cidd de ne pas publier pour le moment le rapport prepared
par M. Moses A la suite de la visit qu'il a faite dana la bi-
zone. Le rapport contiendrait des passages c embarrassants
sur des, conditions 6.conomn.iques danis. oes zones et critiquerait
n, particulier la gestion anglaise d.e" minnie de la Ruhr.
Los correspondants de Paris rapportent tous qu'une note
a 6t6 adress6e par le gdndral MarshalA M. Bidault lui pro-
mettant qu'aucune decision ne sera prise sur le nivea.u de
l'imdustirie allemande sans que la France soit consulate.
Callender 6orit que oette note est un sucoc6s diplomatique
qui vient grandmeaent renforcer le gouveranement et il
ajoute qu'elle accorde exactement ce que les Frangais
d6sireat ,.
Le correspondent du New York Herald Tribune A Paris
dit de son c6td que ce que les FrangaFdis. idsirent savoir et ce
qu',' apprendront sans doute dans iles prochaines conversa-
tions a trois, c'est isi la reconstruction die industriese sid4rur-
gique frangaise dolt venir aprts cell de la Ruhr. II ajoute.
qu'il y a quelques jours, M. Bonnet a exprimb ses craintes
A M. Marshall a ce sujet. Par consequent, il announce qu'il
y aurait des conversations A trois qui devraient rassurer les
Frangais.

Paul Scoot Mowrer consacre son article de Paris h la pro-
duction de la Ruhr. II souligne les difficulties d'exploitation
et note le ddsir des Anglais de nationaliser son industries,
atais il ajoute que la France et les U. S. A. prbfdreraient
I'internationaliser. II conclut que a ies U. S. A. tiennent la
position cl a et qu'ils devraient user de leur influence sur
les Anglais et les Frangais pour arriver A l'accord sur la
Ruhr.

L'6ditorial du New York Journal American accueille les
reentes directives donndes au gEn6ral Clay avec enthou-
riasme, considdrant que r6tablir a I'Allemagne et le Japon
comme nations productives est une politique excellent
iqui est conform aux recommendations faites par M. Hoover.
1Ce desir ambricain de reconstruire les anciennes nations
enemies qui apparait dans la press Hearst est conform
& la politique de ces journaux, mais il est 6galement soulign6
dans la revue Newsweek.

Harsch, correspondent du Christian Science Monitor qui
visit actnellement I'Allemagne, ecrit de Francfort que le
communism s'appuie sur le sentiment anti-allemand qui
,existe encore en Europe et ajou'e que ceux qui croient que
le systeme des satellites russes iepose exclusivem<,nt sur
les baionnettes de l'arme sovietique risquent d'etre degus D.
Drew Parson, dans son article d'aujourd'huui, rapporte que
les repr6sentants du Congrbs qui ont entendu M. Marshall
A la reunion secrete de la Commission des Affaires 6tran-
g&res ont soulev6 de nombreus-s objections A la renaissance
industrielle du Reich. Sadowski, representant d6mocrate du
Milcigan, aurait declared notamment que les mineurs alle-
mands regoivent 4.000 calories par jour contra 3.500 aux
stineuors, polonais qui ont cependant un rendement sup6rieur
4ie 6i % 9 C tui des' Itagr lel'atllands. fn wi-ait' Auft qVie


la production du carbon aillemand est ralentie systbma-
tiquement par les mineurs et que le Dr. Dahr, ministry pr6-
siaent de la province du nord de la Rhdnanie, qui dirigeait
la production du carbon et de l'acier sons les nazis, avait
publiquement dco.ar6 que, pusisque la production d'acier
allemand etait limited, il n'y avait aucune raison d'accerer
la production de carbon allemandi.
L'iditorial diu Baltimore Sun aocueiille avoe sympathie la
d6imarche frangaise auprs die M. Marshalll I1 reprend les
didclarations de M. Ramadier indiquant qu'on ne doit pas
accorder la prioritd6 la production de la Ruhr sur la pro-
duction frangaise et il ajoute que les Frangais s'opp'osent
cnergiquement A la renaissance substantielle de I'industrie
aluiemande et ne isont pas facilement 4mus par l'argumnent
que id'importantes quantit6s de carbon et d'acier aliemands
soent essen'tieaes au relovemenit europden. D'.o il en conclI L
qu'ausssi important que puisse Stre la preparation dun plan
dievant permettre aux zones occidentaaes allemandes de se
subvenirh a elles-mbmes, ce serait .aix risques, t pdirils des
Etats-Unis d'ignorer le point de vue frangais... La note ras-
surante de M. Marshall as gouvernement frangais suggree
que Washington est parfaitement conscient maintenant de
cette source possible d'ennuis.
Uhl, dans P.M., note que les relations avec un certain
snombre de pays isont actullement difficiles en particulier,
dit-il, i:l en est' ainsi avec 1'U.R.S.S., la Grande-Bretagne,
l'AustraLie, la France. 11 indique les diff6rentis arguments de
la thlse francaise sur 1'Allemagne.

2. Poogane

La press reprend la declaration du Dbparteameat idiELat
indiquant que la Pologne no recevra pas d'aide amiricaine
pour son ravitaillement. Elle ne bbnaficiera plus de celtle d
I'U.N.R.R.A.. ni de la portion dels 18 millions die dolarns qui
.a 6te prdvue A i'origine pour la Hongrie et la Pologne, mail
que le CongrBs a refuse de voter. La dbearation dau Ddpar-
teiment d'Etat precise que Ilies rapports regus de Pologne
indiquent que celle-ci n'aura pas besoin ,de oette alide en
raison de la ro6olte, prochaine qui isiav6re bonne.

3. Roumanie

La press reprend Le communique du D,6partement d'Etat
annongant que M. Schoenfeld a t6 noimian ministry aamri-
cain en Roumanie lat p~dcisant que cola n'impliique pas que
le gouvernement des, I. S.A. a approuvA les measures prises
par le gouvenrnement roumain refusant an people roumain
'exereoice de libertis fondamentales au sujet desquelles 1at-
titude. amricaine a 6t6 pabScias6 en plltseinrs occasions.

4. Nations Unies

La presise announce en premiere page que le repr6sentant
aminricain A l'O.IN.iU. a didcaola que la Brulgarie, 1'Albaie,
la Yougoslavie constituent une menace la paix. Cette de-
.elaiation a 4tH faite au, Conseil de S6cur1it, au course des
dibats! suir la stuatio~ dans les Balkans.

,5. Conf rence conomique de Paris

Barnet Never, dans le Washington Posit, crit que les
fonctionnaires amdricains ont 6t6 encourages par la rapidity
des decisions prises par la conference oonomique, mais
qu'ils sent inquiets paroe que les rapports regus indiquent
que l'Europe ne fait pas les efforts nucessaires pour redres-
ser seon economic. Ii craint que le programme d'aide amiri-
oaine que prbsentera la confbreoe ne soit la some des
besoins individuals de chaque pays europ6en. Cela, 6crit-il,
ne correspondait pas aux conditions de base fixes par
M. Marshall pour i'aildie financidre oconomique amiricaine
a 1'Europe.
Le oorrespondant du New York Times de Geanve rapporte
que la delegation amiricaine a inform la delegation fran-
gailse e qu'll n'existait aauane base pour la n6gociation tari-
faite ewitre ra FraMse et Ies U.; S. A. ,. Coitfe dSWpfqi n6slile-







WULLUTIN QUOTeDIEN DE PRESS ATRANGJ*RE


rait dlt fait que les loffres fraanigaises die an6dtction des tarifs
dlouaniers out &te6 onsidir&ers isstuffisantes par (Les repirsenu
tants amiricatns. 'Ce correspondent di4clare m6me cue les nd-
gociateurs aniferi1hains iestiment que las Francais o'ont pals
tea;u letrs engagements pris dans les accords iBlum-Byrnes,
en 1945.
6. Japon

La press public IIB texte d'une note russe refusanit l'inivi,
station. amdricaine i 1i conf6tenee slur le trait& avec le Japion,
quil'devait se tonir h Washington lie 19 aoft. Les correspondents,
de Washington .dielarent qiie M. Marshall n'a puas reu, encore
cette note, m'as. quell 'on .s' tlatenidait am refus ruislse et is'
precisent que, ju'squ'alors, isieolles, la Hoillandl, la Grande-
Bretagne, I'Auatralie, la Noluvelle-Zelande ont fait connalfre
lear ae'oeptation.
L'Aitiorial di New York Times, intituil6 < Encore on nonr
rslsise s, estimiel que cetite attitude, de iMoiscon ne doit plas
paralysser Bls Allliis et les emnipcher dB procdder it ]'6tude
ld'un trait,6 aveo le .Japon.

7. Nouvelles de France

Silmms d,6olare aujionurd'hui dans son article aux journaux
SorilppsIHoward que, diea l'avis des' fonucitionn'airels frangais
haut placess, la Frande, ne fera pas ichouer le plan de re-
,dnesisemient enropIen A propose die ila Ruhr et ne retardera
pas indictment la m:ise en vigeur de ce plan.
Une ddp6che de Parisi au New York Times isignale la con--
idlusion' de l'accord oomnmeriial franco-argentin. Le discourse
proononc par M. Thonez devant l'Ass'ociati'on dle pressae anglo-
animIricaine est rapponti dansa la ,diEpche del Calliender an
New York Times at dlanlsi la.de&phche U. P. qut soluligne qure
le chef du part cormmuniste frangais a demand que l'aidie
animricaine prevue, par le plan 'Marshall soit plao6e sous
le iontr6ble d'u Conisaeil 6ioonolmirue de P'O.N.I. ct huiel les
irrnes de la France solient relevdes avant cells, d'e 'Alle-
mnagne'.

LA RECONSTRUCTION DE L'EUROPE (Nw Tr YOIr Hek d Tri-
hnlne, 24/7) :

< Il y a un pen plus d'une semaine, aprbs une con-
f6rence avec le president Truman, les membres du
Congr6s les plus e.n vue .declarurent, entire autres cho-
ses, qu'ils avaient convene avec le president qu'une
session sp6ciale ne serait pas n.cessaire pour mettre
en iceuvre le plan Marshall, bien que le Pr6sident se
soit r6serve le dro.it d'en convoquer une en cas d'ur-
gence...
Mais l'Europe occidentale, meurtrie, 6puisde, frisant
la catastrophe qui ne peut 6tre 6cartee que grace au
plan Marshall est peu fantiliarisue avec les lenteurs
de la politique amiricaine. Le ochoc que cette nouvelle
.a cause ah tous ceux qui, en Europe, avaient mis6 sur
le plan Marshall peut sembler pen on rapport avec sa
cause veritable. Mais on ne peut douter que ce cloc a
6et violent, et cela rappelle que dans cette triste p6-
riode .de 1'histoire du 'monde, le temps est plus impor-
tant que toute autre consideration et meme qun'un ac-
cord entire les diff6rents groups politiques, on que
toute commission d'enquute que le Congrbs pourrait
envoyer dans le monde...
Nous avons ddjA perdu beaucoup tIrop de temps; nous
ne pouvons plus h6siter davantage. 11 sc peut que le
gouvernement ait un programme qui rende inutile une
session cet automne, mais mnme dans ce cas, c'est de
la folie de laisser planer un doute... Ce n'est pas une
politique de demi-mesures, c'csl une ,politique de lout
ou de rien. >


III. PRESS SOVIETIQUE


Revue' de la press soviftique du 24 juillet 1947,
I. Eienements d'Indondsie
Tous les journaux reproduisent un 'ensemble des t61l6gram-
mes sur les operations militaires en Indondsie, sur l'appel
du President de la Rdpublique indon6sienie au people indo-
n6sien et sur oelui du Premier Ministre aux amis de l'Indo-
n6sie sur l'adresse de la Hollande ei de 1'Indondsie A
1'O.N.U. sur la protestation hollandaise centre la reprise
de la guerre et sur attitude de la press am6ricaine.

2. Le plan Marshall

Tous les journaux publient un long t1l6gramme de New-
York donnant des extraits d'une depeohe du correspondent
de l'United Press & Washington sur les difficult6s auxquel-
les se heurte le plan Marshall. Une court d6pdche de Lon-
'dres est consacree h la lettre adressee par M. Marshall A M.
Bidault pour la reunion d'une conference tripartite sur le
niveau industrial de l'Allemagne. D'autres t616grammes an-
noncent .en outre l'arrivde de M. Clayton i Rome et repro-
duisent des extraits du Berliner Zeitung sur la politique des
Allemands de 1'Allemagne occidentale.
Trud public un article de Raisky intitul6 ( La Classe
ouvri6re de France monte la garde de la souverainetd natio-
nale ,. (voir 'article plus loin).
Les Izvestia publient une lettre de Vienne d'Evseiv. Elle est
consacree au nouvel accord americano-autrichien d'aide A
1'Autriche et surtout la propaganda faite en Autriche A la
g6n.drositd am6ricaine. L'auteur estimi.e que les conditions de
l'accord introduisent un contr6le de l'Am6rique dans 1'eco-
nomie autrichienne. Il signal que l'accord amnricano-autri-
chion a B6t sign just au moment of l'on prdparait le traitZ
de rdtablissement d'une Autriche inddpendante et ddmocra-
tiquae.
Et Evseiv conclut : < Les diplomats am6ricains essaient
par un acte unilateral de supprimer les pr6c6dentes deci-
sions des allies sur 1'Autriche qu'ils ont eux-m&mes si-
gn6es. *
3. Noupelles diverse

Tons les journaux publient un communique de 1'Agen'ce
Tass a propos de la preparation du trait de paix avec le
Japon. La press public igalement un communique rendant
compete du d6jeuner offer par Staline A la d616gation alba-
naise et signal l'arriv6 A Moscou d'une delegation dui Co-
mitE central de l'Union des Femmies italiennes.

(a) LA SITUATION PCONOMIQUE DE IA FRANCE (T0ionlkd,
24/7):
<< Le plan Monnet, le fameux plan Monnet, qui .dans
la situation actuelle de la France n'est autre qu'u* n d-.
sir, reclame la modernisation de toutes les branches
fondamentales de l'industrie\ francaise. Pour atteindre
ces resultats, il faut d6penser pres d'un milliard de
francs par jour. La r6alisation du programme financier
propose par la C. G. T. permettrait de trouver ces
moyens hi 1'int6rieur du pays. Mais les milieux diri-
geants pr6ferent se transformer en exocuteurs obdis-
sants. de la volont 'des trusts anglo-ami ricains plutSt
que de toucher, ne serait-ce que de faoon infime, aux
interuts .des financiers et des magnats de l'industrie
franchise. C'est cette politique qui a place la France
dans ine total dependance de 1'Angleterre et des
U. S. A. qui utilisent pour leurs fins les difficulties de
l'6conomie francaise.
Le rCsultat de 1'accord sur le carbon Bevin-Bidault,
sign& ein avril dernier, est que la France A l'heure ac-
tuelle recoit moins de carbon que la Hollande, 'Ita-
lie, le Luxembourg ou le Danemark ,et est oblige de
duIpenser prbs du quart de ses credits en dollars pour
acheter du combustible aux U. S. A. Ainsi l'accord Be-
vin-Bidault, sans r6soudre la rise du combustible, a






I BULLETIN QUOTIDIEN DR PRESS ATRANGARE


accru encore davantage la d6pendance 6
politique de la France par rapport A l'Ang
U. S. A. C'est ainsi qu'a 6t6 accueilli ce
la press qui l'appelle le Munich du chain
Le drame du b16 : le Gouvernement
sommes importantes pour donner des sub
gnats des minoteries et les paysans sor
vendre au Gouvernement le bl A& des p.i
nairement bas, si bien qu'ils pr6f6rent ne
froment, mais des plants fourrag6res. C
non seulement le deficit de la France
fournitures alimentaires d'outre-Atlantiqu
impossible l'ex6cution du programme d'ii
1'6quipement indispensable A la modernis
dustrie frangaise. >


b) LE BUT DU PLAN MARSHALL (Izvastia, 24
< Le plan Marshall .peut Atre consid6ri
comme une nouvelle edition du plan D
peut que constater la resemblance frappa
entire ces deux plans. )us deux ont W6t
permettre de trouver une solution aux pr
plexes devant lesquels s'est trouv6e plac
am6ricaine apres la deuxi6me guerre mo
lieu d'appauvrir 1'Am6rique, I'a enrichi
sent congus de facon que leur mise en a
traine I'asservissement des pays europee
lisme am6ricain. Tous deux sont dirig6s
v'erainet6 et l'independance Bconomique e
ces pays. Enfin tous 'deux ,prvoient l'imm
lar dans 1'6conomie europ6enne par I'nte
ces m6mes pays europeens.
Dans le plan Dawes, en vertu du trait
le r6le d'interm6diaire 6tait .d6volu A 1'All
la nouvelle 6'dition de-ce plan, ce role
1'Angleterre et A la France. L'industrie lI
lemagne occidentale est appel6e A jouer u
tant dans Pex6cution de ce plan.
La tAche des intermediaires britanniqu
est vraiment peu enviable. Is sent charge
persuader les pays europ6ens de I'utilil
analogue & cellle qui a WtB aeobrd6e A la
Turquie. Les nouveaux interm6diaires ne
leurs efforts pour essayer de presenter le
comme une initiative pleine de; g6nero
truisme. Mais les Am6ricains ne se souc
leur faciliter la tiche. C'est ainsi que
.d6clar6 franchement aux gouverneurs des
plan avait t6 inspire par des mobiles pu
es et .non par le 'dsir d'aider les autres
La faiblessel du plan Marshall est la m
de la doctrine Truman qui lui sert de
gramme americain d'expansion est inco
les inthrets des peupl'es europeens. C
1'6cheo lamentable essuy6 par M. Bevin
dault qui pr6tendaient, sans en avoir le
organiser 1'Europe dans le, but de profit
bienfaisante de dollars qui, il faut le dire
dans leur imagination.
Des pays don't la population repr6sen
moitiA de celle .de l'Europe ont refuse de
aide americaine analogue A celle accord
et A la Turquie. Mais les autres peuples
sont pas non plus disposes A considered
national et leur avenir comme une mar
lon peut vendre. Et c'est lh justement qu
nisme americain rencontre les plus gross
C'est IA 6galement que se trouve la cause
son insucoes. -


conomique et
leterre et aux
t accord par
rbon.
d6pense des
sides aux ma-
,+ bli AnA


IV. PRESS POLONAISE


a) LA FRANCE ET LE RELAVEMENT INDUSTRIAL DE L'ALLE-
MAGNE (Glos Ludu, ouvrier, 27/7) :


Ur rai- a Le project americain va au coeur des int6rkts fran-
ix exraord ais, puisqu'il tend A faire de la France la vassale Boo-
pas semer de nomique de r'Allemagne. Les participants de la Conf6-
el' augd des rence de Paris, qui avaient partag6 la confiance de
A egard des M. Bevin dans les assurances de Marshall, ont W6t d6gus
importation de plus vite encore qu'on aurait pu s'y attendre. La plus
action de l'in- atteinte dans cette affaire aura Wt6 la France, pays au-
quel nous rattachent le plus d'aspirations et d'int6r6ts
(RAISKY.) communs. Son example prouve une fois de plus que
tceux-l avaient raison kqui n'ont pas suivi le conseil de
/7) : Bevin, lequel croyait Marshall sur parole.
6 a just titre b) LA GUERRE EN INDON'SIE (Ghos Ludu, ouvrier, 24/7) :
>awes. On ne
nte qui existe < L'offensive hollandaise n'est pas seulement l'offen-
concus pour sive des trusts. Le combat centre la r6publique indon6-
obl6mes cor- sienne est men6 aussi par deux parties socialists de
6e 1'~conomie droite : le parti travailliste hollandais et le gouverne-
ndiale qui, au ment du Labour Party soutenant la politique hollandaise
e. Tous deux en Indon6sie...
application en- Q'uand on consider les chances de Paction entreprise
ns au capita- par les Hollandais, on ne peut s'emp&cher de penser
contre la sou- aux combats que soutiennent les Frangais en Indochine.
t politique de Ces derniers sont bien places pour faire observer A
ixtioh .du dol- leurs colleagues hollandais qu'il est facile de conqubrir
ermBdiaire de des villes et de proteger des routes, mais qu'il est A
peu pres impossible de soumettre le pays que ces routes
de Versailles, traversent...
emagne. Dans Un seul r6sultat de offensive hollandaise est cer-
est d6volu A t-ain : le raidissement des movements pationaux en
ourde de I'Al- Asie et leur glissement vers la gauche. >
n role impor-

es et frangais V. PRESSE SUISSE
s, en effect, de
t6 'd'une aide
Grace, et la LES ALLIES ET LA RUHR.
m6nagent pas
plan Marshall 1. Jornadl de Gendue (25/7) :
sit6 et d'al-
ient guere de < .... En dernibre analyse, les theses opposes sont,
M. Marshall a d'une part, celle subjective, du besoin de s6curit6 de la
Etats que son France; d'autre part, celle objective du r6alisme 6co-
rement 6gois- nomique de 1'Amerique.
peuples. Une France qui maintiendrait avec intransigence sa
Ame que celle these, m6me sans aucune arriere-pensbe, de constituer
base. Le pro- sur son propre sol une << nouvelle Ruhr >, ne remplirait
npatible avec pas, aux yeux des Ambricains, son devoir de solidarity
;ela explique europ6enne tel que le plan Marshall > l'exige.
et par M. Bi- Mais, aux yeux de la France, les < monuments iaux
Iroit, pouvoir morts dans chaque village > rappellent les sanglantes
er 'de la pluie leCons du passe. Et rien ne prouve a la France que ses
e, n'existe que allies voudront tous maintenir une Allemagne 6ternelle-
ment d6militarisee.
te plus de la Le dilemme, on le voit, est tragique, le compromise dif-
recevoir une ficile A 6tablir. Et pourtant, une solution s'elquisse au-
Be A la Grace jourd'hui meme A Paris.
europ6eus ne La solution de 1'Union 6conomique europ6enne, dans
r leur dignity laquelle 1'Allemagne serait comprise. La production de
chandise que la Ruhr pourrait 6tre das ce jour enti6rement mise au
e l'expansion- service de 1'Europe, et les Europbens eux-memes se-
ses difficult6s. raient sur place pour 6touffer dans l'oeuf toute velleit6
inevitable de allemande de retour au nationalism. Si les fronti6res
de l'Allemagne se noient .dans celles de l'Europe, il
_LToNTrEV.) n'y aura plus jamais de militarisme allemand, et la Ruhr








iMLLBTIN QUOIIDIkN DE PRO5SE ATRANGA11E


ne travaillera que pour la paix et la prosp6rit6 com-
munes. -
2. Bcaser Nachricten (24/7, 6d. da soir) :
( Le point de vue' de l'Angleterre en presence des
theses opposes de 1'Amerique et de la France n'a pas
encore Wt6 tres nettement d6fini, et il ne possede pas
tellement d'importance. Pour le moment, on h I'impres-
sion peut-Atre fausse que d'aprbs Londresil de-
vrait resulter de l'occupation de l'Allemagne, non une
aggravation, mais un alegement des charges qui present
sur le contribuable britannique. Bien entendu, il est
impossible, dans ces conditions, de faire une politikIue
a longue port6e, quelque d6sir qu'on ait de demeurer
une puissance mondiale. En outre, 1'Angleterre parait
se demander, avec une inqui6tude que Paris entretient
visiblement, si la France ne risque pas de s'Avader du


cercle form autour du plan Marshall. Nous r6pon-
drons : Oui, si la France devient communist; non, si
elle veut rendre la sant6 A son 6conomie grAce au
dollar, car il ne faut songer A employer le rouble come
rembde.
Mais on peut croire, jusqu'A preuve du contraire, que
les puissances occidentales sortiront line fois de plus
an moyen de quelque compromise des difficult6S of les
a engages le probl6me allemand ; A ce moment-IA, elles
pourront mettre au point leurs propositions et les pre-
senter aux Americains; on sait que la date limited fix6e
pour ce d6p6t est celle du 1"er septembre. Puis le mois
de novembre apportera une autre grande 6preuve avec
la Conference des quatre ministres des Affaires Etran-
gbres, si du moins M. Molotov assisted A la reunion
pr6vue. On verra alors si les trois autres pays out
compt6, ou non, sans leur h6te. .









4'


T IMP,27. m Nisple.-5.SOO









































































Prix : francs.




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